Catégorie : Être safe sur la route

  • 4 conseils pour faire du vélo en hiver en toute sécurité

    4 conseils pour faire du vélo en hiver en toute sécurité

    Se déplacer à vélo pour aller au travail ou pour effectuer les trajets du quotidien… c’est agréable ! Une alternative efficace aux transports en commun et aux difficultés pour stationner sa voiture. Mais pour circuler à vélo en toute sécurité en hiver, il convient d’adopter les bons gestes.

    1 Préparez votre vélo pour l’hiver

    Pensez à entretenir votre vélo en le nettoyant régulièrement. Cela permettra de prolonger sa durée de vie et de maintenir son bon fonctionnement. Mouillez-le avec un tuyau d’arrosage, le jet pression d’une station-service (avec la pression la plus faible) ou avec une bassine d’eau. Puis, vaporisez dessus un produit nettoyant et frottez avec une brosse spéciale vélo (vendue en magasin de sport) ou une éponge pour éliminer les saletés. Rincez votre vélo et séchez-le avec un chiffon.

    Une fois propre, veillez à lubrifier les différents composants de votre vélo avec un produit spécifique pour les conditions extrêmes et humides. La chaîne, les gaines de freins, la tige de la selle… Cela permettra de préserver ses performances, de le protéger de la rouille et du gel afin de vous assurer une meilleure sécurité. Vous utilisez votre vélo tous les jours ? Renouvelez la lubrification tous les quinze jours.

    Pensez également à équiper votre vélo d’un garde-boue, au-dessus des roues, pour le protéger de l’eau, de la pluie et de la neige. En cas de grand froid, gardez toujours à portée de main un liquide pour dégivrer la serrure de votre cadenas ou antivol.

    2 Installez un éclairage puissant

    Installer un bon éclairage sur votre vélo est primordial ! Plus encore en hiver où la luminosité est faible et où la nuit tombe vite. C’est d’ailleurs un équipement de sécurité obligatoire. Le Code de la Route impose aux cyclistes qui roulent la nuit d’être équipés d’un phare avant (blanc ou jaune) et d’un phare arrière rouge. Ils doivent également installer des catadioptres (un blanc à l’avant, un rouge à l’arrière), très utiles pour refléter les phares des véhicules, ainsi que des réflecteurs sous les pédales et sur les roues.

    Préférez des lumières puissantes comme les phares à LED blanches (3 W), plus efficaces. Pour être encore plus visible, équipez-vous également d’accessoires réfléchissants (gilet, brassard…)

    3 Contrôlez régulièrement la pression et l’usure de vos pneus

    Des pneus usés perdent en adhérence, peuvent crever et augmentent le risque de chute. Pensez donc à contrôler régulièrement la pression de vos pneus (elle correspond en général à 10 % du poids du cycliste), mais aussi le niveau d’usure de la bande de roulement, cette partie qui vient contre le sol, et le flanc du pneu. En hiver, optez pour des pneus adaptés aux intempéries, avec une gomme offrant plus d’accroche sous la pluie.

    4 Adaptez votre conduite aux routes glissantes

    Pour pédaler en hiver en toute sécurité, roulez plus lentement que le reste de l’année. Côté freinage, préférez mettre un pied à terre en cas de freinage brusque et privilégiez le freinage arrière, qui est plus sûr. Enfin, évitez les sorties longues de plus d’une heure par grand froid, et compensez par des sorties plus fréquentes.

    Le saviez-vous ?

    Vélo électrique et froid ne font pas bon ménage !

    La batterie d’un vélo électrique se décharge environ 20 à 30 % plus vite que d’habitude lorsqu’il fait moins de 0 °C. Pensez donc à la rentrer chez vous ou protégez-la d’une housse de protection.

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    L’Essentiel de l’article

    • Lubrifiez les différents composants de votre vélo pour le protéger du gel.
    • Équipez-vous de phares à LED blanches puissantes pour voir et être vu.
    • Surveillez l’état de vos pneus afin d’éviter la chute.
    • Modérez votre allure et privilégiez les sorties courtes pour vous préserver du froid.
  • Routes de montagne : 7 trucs pour un voyage sans stress

    Routes de montagne : 7 trucs pour un voyage sans stress

    1 Pour la tenue de route : pneus neige, chaînes ou chaussettes

    Même si les axes routiers menant en station sont de mieux en mieux dégagés, des pneus neige restent indispensables pour rouler sur les routes de montagne en hiver. Recommandés dès que la température est en dessous de 7 °C, ils améliorent l’adhérence et permettent de limiter les risques de sortie de route, en ville et en dehors, lors d’intempéries ou en cas de routes verglacées.

    Mais ça ne suffit pas toujours : en cas de chutes de neige, installer des chaînes ou s’équiper de chaussettes à neige peuvent se révéler nécessaires, notamment si vous traversez une zone (délimitée par les panneaux B26 et B44) où les véhicules doivent en être équipés pour circuler. Idem si vous entrez dans une commune dans laquelle ces équipements hivernaux sont obligatoires depuis le 1er novembre 2021. Pensez donc à en avoir un jeu (2 chaussettes ou 1 paire de chaînes) dans votre coffre.

     

    Routes de montagne : 7 trucs pour un voyage sans stress

    Routes de montagne : 7 trucs pour un voyage sans stress

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bon à savoir : PNEUS HIVER OBLIGATOIRES AU 1ER NOVEMBRE 2021

    La “Loi Montagne II”(2) impose désormais, dans 48 communes des massifs montagneux, d’être équipé de pneus hiver, de pneus quatre saisons, de chaînes ou de chaussettes à neige pour circuler du 1er novembre 2021 au 31 mars 2022. L’obligation concerne les véhicules légers et utilitaires, les camping-cars, les poids lourds et les autocars circulant dans les zones concernées. Les conducteurs ne respectant pas cette nouvelle loi s’exposent à une amende de 135 euros, ainsi qu’à une possible immobilisation de leur véhicule. Renseignez-vous avant de prendre la route des vacances !

    Routes de montagne : 7 trucs pour un voyage sans stress

     

    2 Pour bien rouler : antigel, huile et liquide de refroidissement

    Avant de partir, vérifier les niveaux d’huile et de liquide de refroidissement pour rouler tranquille. Emmenez, dans le coffre, des bidons de rechange en cas de besoin, car la montagne en hiver sollicite beaucoup les moteurs, sans oublier le liquide de lave-glace adapté à la saison ou l’antigel à ajouter au lave-glace habituel.

    3 Pour la visibilité : grattoir, balais et lunettes

    ​Vérifiez également vos balais d’essuie-glaces, qui doivent être en bon état. Assurez-vous aussi que vous avez bien un grattoir dans la boîte à gants pour dégivrer votre pare-brise. Enfin, prévoyez une paire de lunettes de soleil, car les éblouissements dus à la neige sont courants, même en plein mois de février !

    Routes de montagne : 7 trucs pour un voyage sans stress

    4 Pour repartir : câbles de batteries et spray dégivrant

    Le froid décharge les batteries et gèle les serrures. Pour pouvoir repartir chaque matin et à la fin des vacances, munissez-vous en cas de besoin de câbles de batterie (vendus autour de 20 € en magasin d’équipement auto) et d’un spray dégivrant (5 à 10 €) qui pourra également servir pour le pare-brise.

    Si vous possédez une voiture moderne avec beaucoup d’électronique, la recharge de la batterie peut nécessiter une reprogrammation du moteur par un garagiste a posteriori.

    5 Pour la forme : café, eau et en-cas

    En fonction des aléas de la météo et du trafic, vous n’aurez pas forcément l’opportunité de vous arrêter dans une station-service bien équipée ou un petit routier sympa. Prévoyez donc de quoi vous restaurer simplement et surtout de quoi boire : de l’eau (1 litre minimum par personne) et un grand thermos de boisson chaude.

    6 Pour les coups durs : gants et couvertures de survie

    C’est la hantise de l’automobiliste le soir au fond des bois alpins : rester coincé sur la route dans une tempête de neige doublée d’un embouteillage monstre.

    C’est pénible, mais ça peut arriver, alors autant être prévoyant : des couvertures de survie (autour de 2 €, voire moins si vous achetez un lot) glissées dans le coffre ne prennent pas de place et peuvent vous sauver la mise en cas de pépin.

    375 €

    C’est le montant que peut atteindre l’amende(1) que vous risquez si vous roulez avec des pneus défectueux ou en mauvais état (ce qui est interdit) en cas de contrôle.

    7 Pour le zen : de quoi occuper les enfants

    Vous partez avec des enfants ? Vous savez à quel point il est capital pour le bien-être de tous de prévoir de quoi occuper les plus petits pendant le trajet en voiture. Jeux et jouets, musique, devinettes… Faites un stock, car la route est parfois très longue !

    Check-list pour un voyage serein à la montagne en hiver

    • 4 pneus hiver ou hybrides montés
       
    • 2 chaînes ou 2 chaussettes en cas de besoin (pour les roues motrices)
       
    • 1 grattoir
       
    • 1 bombe de spray dégivrant
       
    • 1 paire de gants chauds
       
    • 1 paire de lunettes de soleil
       
    • 1 couverture de survie par personne
       
    • 1 bidon de liquide de refroidissement, d’huile et d’antigel de rechange
       
    • De l’eau et des boissons chaudes

    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous sur les équipements obligatoires sur votre lieu de vacances (pneus hiver, chaînes…).
    • Vérifiez les niveaux avant de partir et munissez-vous d’un grattoir et d’antigel.
    • Emportez de quoi boire et manger.
    • Prévoyez de quoi vous tenir au chaud (couverture de survie, gants).

    (1) Service public, Accessoires obligatoires en voiture : gilet de sécurité, triangle…, 2021

    (2) Service-public.fr, Zones montagneuses : nouvelles obligations d’équipement des véhicules en période hivernale, 2021

  • Pneus d’hiver et chaînes à neige obligatoires : ce que dit la loi

    Pneus d’hiver et chaînes à neige obligatoires : ce que dit la loi

    Au-dessous de 7 °C, les pneus été durcissent et adhèrent moins au sol, ce qui augmente les risques d’aquaplaning et les distances de freinage. Opter pour des pneus hiver ou neige sur les 4 roues permet donc d’augmenter votre sécurité sur les routes de montagne.

    Bon à savoir : 2 ou 4 pneus hiver : combien faut-il en monter ?

    Il est absolument nécessaire d’équiper son véhicule de 4 pneus hiver pour rouler en sécurité ! Avec seulement 2 pneus hiver à l’avant, vous risquez la glissade dans les virages ou en situation de freinage car les roues arrière vont faire chasser le véhicule sur la neige ou le verglas.

    En France, il n’existe pas d’obligation légale de s’équiper de pneus hiver, sauf en cas de présence d’un panneau routier spécifique : le B26, qui oblige l’installation de chaînes à neige, mais qui peut être accompagné de l’indication « Pneus neige admis ».

    En revanche, depuis le 1er novembre 2021, vous êtes dans l’obligation d’équiper votre véhicule de pneus hiver, de pneus quatre saisons, de chaînes ou de chaussettes à neige pour circuler dans certaines communes des massifs montagneux (Alpes, Corse, Massif central, massif jurassien, Pyrénées, massif vosgien). 34 départements sont soumis à l’obligation. Cette réglementation s’applique aux véhicules légers et utilitaires, les camping-cars, les poids lourds et les autocars. Pour savoir si vous êtes concernés, référez-vous aux panneaux de signalisation qui indiquent les zones où l’obligation de ces équipements hivernaux s’applique.

    Pneus d'hiver et chaînes à neige obligatoires : ce que dit la loi

     

    Les automobilistes circulant sans ces équipements obligatoires s’exposent à une amende de 135 euros, ainsi qu’à une possible immobilisation de leur véhicule. Comptez autour de 200 € (50 € par pneu en moyenne, même si les prix sont très variables) pour vous équiper, plus 15 à 20 € environ par pneu pour la pose.

    Le saviez-vous ?

    Certains pays voisins, comme l’Allemagne et l’Autriche notamment, rendent obligatoire l’utilisation de pneus hiver lorsqu’il neige ou qu’il y a du verglas. Renseignez-vous sur la réglementation en vigueur si vous devez voyager dans ces pays lors de la période hivernale.

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    Source : étude GFK, 2014, citée par Michelin.

  • Voiture : équipez-vous de chaussettes à neige !

    Voiture : équipez-vous de chaussettes à neige !

    1 Nouvelles obligations d’équipements au 1er novembre 2021

    La “Loi Montagne II” (1) impose désormais d’équiper son véhicule de pneus hiver, de pneus quatre saisons, de chaînes ou de chaussettes à neige pour circuler dans 48 communes de la zone montagneuse. Cette obligation prend effet du 1er novembre 2021 au 31 mars 2022 et concerne les véhicules légers et utilitaires, les camping-cars, les poids lourds et les autocars. Une tolérance sera admise cet hiver pour les automobilistes circulant sans ces équipements obligatoires, mais dès novembre 2022, les contrevenants pourront être sanctionnés d’une amende de 135 euros, voire par l’immobilisation de leur véhicule.

    2 Attention aux dimensions des pneus

    Avant d’acheter vos chaussettes à neige, pensez à bien relever les dimensions des pneus de votre véhicule. Celles-ci sont inscrites sur la tranche des pneumatiques. Vous aurez ainsi les informations utiles pour acheter et enfiler la paire de chaussettes à neige à la bonne taille.

    3 La sécurité avant tout

    Soyez prévoyant ! En cas de légère chute de neige, arrêtez-vous sur une aire de chaînage ou sur un parking pour installer les chaussettes. Évitez de vous retrouver au milieu d’une route en côte pour faire cette manœuvre, car même sur le bas-côté vous risquez de vous mettre en danger, voire de causer un accident.

    4 La mise en pratique

    Les chaussettes à neige s’installent sur les roues motrices du véhicule. Il faut d’abord enfiler la chaussette sur la partie haute de la roue, puis déplacer la voiture de façon à faire un demi-tour de roue et habiller le reste de la roue avec la chaussette.

    Pour vérifier que tout est en place, roulez une cinquantaine de mètres, puis assurez-vous que les chaussettes sont toujours bien centrées et ne bougent pas.

    Bon à savoir :

    Les chaussettes à neige sont efficaces uniquement en cas d’enneigement léger. Avec des chaussettes à neige, ne dépassez pas 50 km/h et roulez sur terrain plat. Vous pouvez parcourir environ 20 km. Rincez les chaussettes à neige après chaque utilisation pour supprimer le sel qui attaque le tissu et conserver leur efficacité.

    L’Essentiel de l’article

    • Avant achat : vérifiez la taille de vos pneus.
    • Lors de l’installation : arrêtez-vous dans une zone sécurisée.
    • Roulez une cinquantaine de mètres pour vous assurer qu’elles sont bien fixées sur vos pneus.
  • Piétons et nouvelles mobilités : quels sont leurs droits ?

    Piétons et nouvelles mobilités : quels sont leurs droits ?

    1 Les droits et devoirs du piéton

    Qu’est-ce qu’un piéton ? Selon l’article R.412-34 du Code de la route, le piéton est un usager qui circule à pied. Cette définition peut s’étendre aux personnes qui conduisent une poussette, ou se déplacent « dans une chaise roulante mue par eux-mêmes ou circulant à l’allure du pas », ainsi que « tout autre véhicule de petite dimension sans moteur » (trottinette, roller, skateboard) et aux personnes qui se déplacent avec un cycle ou un cyclomoteur tenu à la main (3).

    Sont aussi considérés comme piétons, les enfants de moins de 8 ans à vélo qui peuvent rouler sur le trottoir à condition de ne pas gêner.

    Sur un passage piéton, régulé ou non par des feux tricolores, le piéton est prioritaire par rapport à un conducteur de véhicule. À partir du moment où il s’engage à traverser ou traverse sur la chaussée, les automobiles ont l’obligation de lui céder le passage. Toutefois, ne vous jetez pas tête baissée pour traverser. Même si vous êtes prioritaire, prenez le temps de vérifier à gauche et à droite qu’une voiture n’arrive pas à vive allure et qu’elle vous a vu avant de vous engager.

    Aux intersections à proximité desquelles il n’existe pas de passage piéton, le piéton doit emprunter la partie de la chaussée en prolongement du trottoir. La traversée irrégulière du piéton représente plus de la moitié des causes d’accidents impliquant un piéton (51 %) (4). C’est pourquoi il est conseillé de ne jamais traverser en diagonale, mais toujours à la verticale de la chaussée.

    Hors agglomération ou en cas de travaux, le piéton a le droit de marcher à gauche de la chaussée (à contresens des véhicules pour être visible).

    Le piéton a aussi des obligations. Selon le Code de la route, il se doit de marcher sur les trottoirs ou accotements. Pour traverser, il doit emprunter un passage piéton (si celui-ci se trouve à moins de 50 mètres). Il doit respecter les feux tricolores et ne doit s’engager que si le feu piéton est vert. En cas de non-respect, il peut être sanctionné par une contravention de 4 euros (5). Toutefois le piéton se doit d’être prudent, il doit s’engager dans la traversée en tenant compte de « la visibilité ainsi que de la distance et de la vitesse des véhicules » (3). Lorsqu’il traverse, la Sécurité routière recommande de réduire le son de son téléphone pour entendre les bruits avoisinants (6).

    Envie d’en savoir plus sur les nouvelles mobilités alternatives ?

    Cliquez ici.

    Bon à savoir

    Lorsque votre enfant se déplace à pied, en trottinette ou à vélo, équipez-le d’un gilet à bande réfléchissante ou équipez-en son cartable. Un dispositif simple qui le rend 5 fois plus visible (7) !

    2 De nouveaux aménagements pour la sécurité des piétons

    La rue est un espace qui n’est pas réservé aux seules voitures. Elle appartient également aux autres usagers : piétons, cyclistes, etc. C’est pourquoi la Sécurité routière recommande aux adultes de tenir la main d’un enfant de moins de 7 ans pour traverser et de le tenir toujours éloigné de la route (8).
    En 2024, en France, 451 piétons ont perdu la vie (9). 50% des piétons tués ont 65 ans et plus (9). Pour sécuriser les passages piétons, le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) a annoncé le 9 janvier 2018 (1), de tester à Strasbourg des zones tampons symbolisées par une ligne pointillée au sol qui a pour objectif d’inciter les conducteurs à ralentir à l’approche d’un passage piéton. Les tests s’étant avérés concluants, les maires ont désormais la possibilité de mettre en place le dispositif dans leur commune.

    D’autres villes comme Nantes Métropole expérimentent également d’autres solutions comme le passage piéton 3D. Après Sautron et Rezé, c’est Nantes qui a mis en place ce dispositif en avril 2019. Une entreprise de travaux publics a également inauguré le 1er mars 2019 le premier passage piéton lumineux dans la commune de Mandelieu-la-Napoule près de Cannes (06) (10).

    24 %

    des piétons blessés dans des accidents de la route sont des enfants de 0 à 14 ans en 2024. Dès l’âge de 3 ans, observez la route avec votre enfant. Montre-lui l’exemple et respectez les règles de la circulation : panneaux, feux, engagement sur un passage piéton, etc. (17)

    Que dit la loi ?

    Depuis le mois de décembre 2018, si un conducteur refuse la priorité à un piéton qui s’est engagé sur le passage piéton ou qui est sur le point de traverser, le conducteur s’expose à une amende de 135 euros, assortie d’un retrait de 6 points sur son permis de conduire ainsi que d’une suspension de celui-ci pour une durée de trois ans maximum (1). La loi du 5 juillet 1985 (loi Badinter) prévoit l’indemnisation automatique du dommage corporel subi par un piéton accidenté, indépendamment de sa responsabilité sauf s’il a commis une faute inexcusable, cause exclusive de l’accident (ex. : le suicide ou l’ivresse) (12). La faute inexcusable ne peut s’appliquer si la victime est âgée de moins de 16 ans ou de plus de 70 ans.

    3 Les nouvelles mobilités : piétons ou pas piétons ?

    Trottinettes, gyropodes, gyroroues et hoverboards ont conquis les villes. Ces engins de locomotion à roues peuvent être soit tractés manuellement, soit motorisés. Nom de code : EDPM, pour engins de déplacement personnel motorisés. Parmi ces engins, la trottinette électrique s’affiche comme moyen de déplacement préféré des français avec plus de 2,5 millions d’utilisateurs  en 2023 ! (ADEME 2023)

    L’explosion de ces nouvelles mobilités a conduit fin 2019 à l’adaptation du Code de la route. Désormais, en ville, les EDPM doivent obligatoirement circuler sur les pistes cyclables, ou à défaut, sur la chaussée. Hors agglomération, c’est voies cyclables ou voies vertes sinon rien. Les municipalités peuvent cependant appliquer des tolérances sur certaines routes (14). Mais sur les trottoirs, le piéton est maintenant roi : les EDPM ne peuvent plus y circuler (sauf tenus à la main).

    Pour conduire ces EDPM, seul le port d’un gilet ou d’un équipement rétro-réfléchissant est obligatoire de nuit ou lorsque la visibilité est réduite. Mais le port du casque, de gants, de protections aux genoux, coudes et poignets est fortement recommandé. 

    Quelle assurance pour les EDPM ?

    Dès lors qu’ils dépassent les 6 km/h, les engins de déplacement personnel motorisés sont soumis à la même obligation d’assurance de responsabilité civile que les véhicules motorisés tels que les scooters, les motos ou les voitures. En cas de défaut d’assurance, la peine encourue est en principe de 3 750 euros d’amende. (16)

    L’Essentiel de l’article

    • 391 piétons ont perdu la vie en 2020 (1).
    • Les personnes âgées et les enfants sont les piétons les plus vulnérables.
    • 2 million de Français utilisent les trottinettes électriques (2).

    (1) Ministère de l’Intérieur, « Passage piétons : aménagement d’une zone tampon de sécurité », 2019.
    (2) Siècle Digital, « État des lieux de la nouvelle mobilité urbaine », 2019.
    (3) Légifrance, « Circulation des piétons ».
    (4) Légi Permis, « Non respect du cédez-le-passage à un piéton sur un passage clouté », 2019.
    (5) Antai Gouv.
    (6) Sécurité routière, « Enlever ses écouteurs », 2017.
    (7) Sécurité routière.
    (8) Sécurité routière, « Les enfants », 2017.
    (9) ONISR, 2024
    (10) Le Moniteur, « Colas teste en grandeur réelle la solution Flowell à Mandelieu-la-Napoule », 2019.
    (12) Ministère de l’Intérieur, « Aide aux victimes d’accidents de la route », 2012.
    (14) Service Public, « Circulation en trottinette électrique, rollers ou skateboard », 2018.
    (16) Légifrance, Code de la route, Article L. 324-2.

    (17) Securité Routiere 2024

  • Canicule et fortes chaleurs : conseils pour éviter la surchauffe de votre voiture

    Canicule et fortes chaleurs : conseils pour éviter la surchauffe de votre voiture

    Qui dit beaux jours, dit l’heure des grands départs sur la route ! Pour arriver à destination sans embûches, il convient de sécuriser sa voiture et sa conduite… On fait le point.

    1 Pour éviter de tomber en panne sur la route

    Tomber en panne sur la route, quel stress ! Pour éviter cela, levez le capot pour vérifier les points clés de votre voiture avant le départ, mais attendez que le moteur soit froid (pour éviter de vous brûler). Pensez à contrôler régulièrement les différents niveaux de fluides, notamment du liquide de refroidissement, car s’il est insuffisant, vous risquez une surchauffe du moteur. Contrôlez également l’état de la courroie de distribution, qui sous l’effet de la chaleur, risque de se dilater ou à l’inverse de se contracter. À terme, cela peut provoquer des fissures, voire la casse de la courroie… et du moteur. Si vous remarquez des traces d’usure sur la bande en caoutchouc qui la compose, le mieux est de contacter un garagiste afin de la faire remplacer. Autre vérification indispensable : soyez attentifs aux voyants lumineux sur votre tableau de bord pendant la conduite, afin de s’assurer que le moteur ne monte pas en température.

    Bon à savoir

    Autant que possible, décalez votre voyage en dehors des heures les plus chaudes (notamment entre 12h et 16h) (1). Pensez aussi à consulter le trafic sur le site de la Sécurité Routière pour éviter de rester des heures dans les bouchons, en plein soleil.

    2 Pour prévenir la crevaison

    Pour rouler en toute sécurité par temps chaud, pensez à vérifier régulièrement l’état de vos pneumatiques (fissures, bosses, usure…) et leur gonflage, car l’augmentation de la température atmosphérique peut leur faire perdre de la pression et provoquer un éclatement. Rouler avec des pneus sous-gonflés altère également la tenue de route, la stabilité au freinage et dans les virages.

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    3 Pour éviter la surchauffe de votre voiture

    Lors de fortes chaleurs ou de jours de canicule, veillez à ne pas lancer la climatisation tout de suite après avoir mis le contact, surtout si votre voiture était stationnée en plein soleil. Le moteur venant tout juste de démarrer, la climatisation aura alors des difficultés à rafraîchir l’intérieur chaud de la voiture. À pleine puissance, cela risque même de provoquer des fissures sur votre pare-brise, voire de le briser. Roulez d’abord quelques kilomètres les fenêtres grandes ouvertes pour chasser l’air chaud, puis lancez la climatisation, une fois l’habitacle un peu rafraîchi.

    Pensez aussi à réviser régulièrement votre système de climatisation pour une utilisation optimale ! Autre conseil : veillez à ne pas surcharger votre véhicule pour permettre à l’air de circuler et de se renouveler le plus facilement possible dans l’habitacle.

    Bon à savoir : automobilistes, conseils pour éviter le coup de chaud ou de froid en conduisant !

    La veille d’un grand départ, reposez-vous, car la chaleur fatigue davantage l’organisme. Pensez aussi à emporter des bouteilles d’eau pour vous rafraîchir et faites des pauses toutes les 2 heures pour vous dégourdir les jambes ou faire une sieste dans un endroit frais. En cas de température élevée (supérieure à 30 °C dehors), réglez votre climatisation de sorte à avoir un écart de 5 à 7 °C maximum (2) entre la température extérieure et celle dans votre voiture.

    Vous êtes sociétaires Macif ?

    Le contrat Macif Pann’Auto prend en charge les frais de réparation liés à la remise en état de votre véhicule en cas de panne mécanique ou encore électronique.

    L’Essentiel de l’article

    • Ouvrez grand les fenêtres pour chasser l’air chaud avant de lancer la climatisation.
    • Vérifiez régulièrement les différents niveaux de fluides et la pression de vos pneus.
    • Roulez plutôt en début de matinée et/ou en fin de journée, lorsque les rayons de soleil se font moins pesants.

    (1) Sécurité Routière, Conduire par fortes chaleurs

    (2) Ademe, Canicule : comment garder son logement frais ?, 2020

  • Skateboard et enfant : prévenir les risques pour qu’il pratique en toute sécurité

    Skateboard et enfant : prévenir les risques pour qu’il pratique en toute sécurité

    1 Précaution N°1 : Choisir du matériel de skateboard adapté à votre enfant pour que tout roule !

    Pour choisir le bon skate, il faut tenir compte de l’âge, la taille, la pointure et du niveau de votre enfant. Certaines planches offrent une position plus stable et sécurisée que d’autres. Demandez conseil au vendeur et n’hésitez pas à faire essayer à votre enfant les différents skateboards en magasin. Pensez aussi aux équipements de protection : casque, coudières, genouillères, protège-poignets et pas de ballerines ou de tongs… mais des chaussures de sport assurant une bonne adhérence (il en existe des spécifiques pour le skate) !

    Avant toute session de skate, pensez à bien vérifier le skate : trucks, roulements, planche et vis !

    Bon à savoir : comment choisir la bonne taille de skate pour votre enfant ?

    Plus votre enfant est grand et sa pointure est grande, plus sa planche de skate doit être large. La largeur d’une planche est écrite en inch (1 inch = 2,54 cm). Pour débuter, optez pour un skate de 6 à 7,75″ de large, qui offre un bon compromis entre légèreté et maniabilité pour les enfants.

    2 Précaution N°2 : Faire suivre des cours de skate à votre enfant pour qu’il maîtrise !

    À moins que vous ne soyez vous-même parfaitement à l’aise sur un skate, mieux vaut déléguer l’apprentissage à un pro. Inscrivez votre enfant à des cours de skate dans un club ou une association. Les tutos sur Internet, c’est chouette, mais rien ne vaut les conseils et l’encadrement pratiques d’un pro pour commencer un sport en douceur, apprendre les bases et plus tard, de nouvelles figures.
     

    Sortez couvert !

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    3 Précaution N°3 : Pratiquer dans un lieu adéquat pour qu’il roule en terrain non glissant !

    Rien de mieux qu’une surface relativement lisse pour la pratique du skate ! Oubliez donc votre jardin engazonné ou votre allée de gravillons. Direction un lieu adapté comme le skatepark, par exemple. On évite aussi de faire de la planche à roulettes dans la pénombre (pas très pratique pour voir les obstacles) ou par temps humide (terrain trop glissant). Pour que votre enfant s’entraîne, privilégiez les lieux clos (sans circulation), avant de le laisser monter sur son skateboard pour prendre le chemin de l’école.
     

    4 Précaution N°4 : Des règles de sécurité routière à respecter pour partager la chaussée !

    En skateboard, on est considéré comme un piéton : on circule uniquement sur le trottoir, pas sur la route ni sur les pistes cyclables (3). La pratique du skate est aussi soumise au Code de la route : feux tricolores et passages protégés sont donc à respecter, tandis que la vitesse est à modérer (moins de 6 km/h) ! Si votre enfant provoque un accident avec un tiers (piéton, voiture…), c’est votre responsabilité civile qui est engagée. Rappelez-lui donc les principales règles de la sécurité routière pour que l’activité se déroule… comme sur des roulettes !

    À savoir

    Circuler en skateboard en dehors des trottoirs, des passages protégés ou ne pas respecter un feu tricolore peut entraîner une contravention de 4 € (3).

    Votre enfant est un adepte du skateboard ?

    Avec le contrat Assurance Responsabilité civile, la Macif le couvre en cas de dommages.

    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez un skateboard et un équipement de protection adaptés à votre enfant.
    • Pensez à l’inscrire dans une école de skateboard pour acquérir les bases de l’art de la glisse.
    • Rappelez-lui les règles du Code de la route pour rouler en toute sécurité.

    (1) Fédération Française de roller et skateboard, Skateboard

    (2) warehouseskateboards.com, How to Choose the Right Skateboard Deck ?

    (3) Service-public, site officiel de l’administration française, « Circulation en trottinette électrique, rollers ou skateboard », 2020

  • 4 conseils pour reprendre la moto après la pause hivernale

    4 conseils pour reprendre la moto après la pause hivernale

    1 Faire une révision de la moto

    Un contrôle effectué par un professionnel est nécessaire pour vérifier le bon fonctionnement des batteries, des phares et de la transmission (tension de chaîne), ajuster la pression des pneus, etc.

    « À moto, le moindre aléa technique peut avoir de graves conséquences, explique Philippe Vassard. Il est donc primordial de faire toutes ces vérifications techniques avant de reprendre la route après une interruption de plusieurs mois. »

    2 Opter pour une reprise en douceur

    Après l’hiver, le corps et l’esprit, moins exercés à la conduite d’un deux-roues, perdent leurs réflexes. Il faut réapprendre à manier le véhicule, sous peine de chute et de blessure.

    « La bonne pratique : reprenez progressivement, comme on reprendrait un entraînement sportif ! », conseille Philipe Vassard.

    Une petite sortie sous le soleil le premier jour, une balade un peu plus longue le lendemain et ainsi de suite jusqu’à vous sentir parfaitement à l’aise avec votre moto. Les premiers jours, choisissez des itinéraires que vous maîtrisez bien, pas trop encombrés (évitez le centre-ville aux heures de pointe). Si vous faire du moto-cross, commencez sur un terrain facile, peu accidenté.

    Vous possédez un deux-roues ?

    N’hésitez pas à réaliser une simulation d’assurance moto/scooter avec la Macif.

    3 Suivre un stage de pilotage

    C’est l’idéal pour réapprendre les bons gestes, et en acquérir de nouveaux. Ces stages de reprise et de perfectionnement vous apprennent par exemple les différentes techniques de freinage en fonction des situations et des équipements.

    « Car savoir freiner efficacement fait gagner jusqu’à 10 mètres de distance d’arrêt, ce qui fait toute la différence dans une situation dangereuse », rappelle Philippe Vassard.

    La plupart des moto-écoles proposent ce type de stages de perfectionnement. Renseignez-vous près des chez vous !

    + 28 %

    C’est l’augmentation du nombre de motocyclistes (pilotant une moto de plus de 50 cm3) tués sur la route entre janvier 2020 (21 décès) et janvier 2021 (29 décès).*

    4 Le « plus » précaution : porter un airbag-blouson ou gilet

    Un équipement adapté vous permettra de vous sentir en sécurité et donc de reprendre le guidon avec davantage de sérénité.

    « Nous conseillons vivement le port des airbags conçus pour la pratique de la moto (et de l’équitation), insiste Philippe Vassard. Ils se déclenchent automatiquement en cas de chute pour protéger des blessures les plus graves au niveau de la colonne vertébrale, de l’abdomen et du thorax. »

    Ces airbags s’achètent en magasin spécialisé ou sur Internet. Avant de choisir, vérifiez bien que le blouson envisagé est estampillé NF et/ou CE. Évidemment, porter ce type d’airbag ne dispense pas des autres équipements de sécurité indispensables et/ou obligatoires : casque, pantalon, bottes et gants renforcés.

    Airbag : opter pour un gilet ou un blouson ?

    • Le gilet : utilisable en toute saison, il s’enfile par-dessus ou en dessous de la veste ou du blouson de moto habituel.
    • Le blouson avec airbag intégré : il se suffit à lui-même et ne nécessite pas d’autre veste. Il existe donc en version été ou hiver, afin d’être protégé toute l’année.
    * Source : Sécurité routière, février 2021

    L’Essentiel de l’article

    • Avant de reprendre la moto, effectuez une révision mécanique.
    • Reprenez progressivement la conduite pour retrouver peu à peu les bons réflexes.
    • Investissez dans un gilet airbag.
    • Faites un stage de perfectionnement.

    * Sécurité routière, février 2021

  • Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

    Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

    En France, la consommation d’alcool est autorisée à partir de la majorité. Pourtant, c’est dès le collège que la plupart des français expérimentent leur première ivresse. Selon l’OFDT, en 2022, quatre collégiens sur dix ont déjà bu au moins une fois une boisson alcoolisée au cours de leur vie(2). À 17 ans, près de 6 adolescents sur 10 en ont déjà consommé(2), et près d’1 sur 10 en consomme même régulièrement (au moins 10 fois dans le mois), une tendance en nette baisse par rapport à 2017 (7,2% en 2021 au lieu de 8,4% en 2017)(2).

     

    Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

     

    1 Alcool : des différences générationnelles et genrées

    Si les jeunes boivent de moins en moins, leur façon de s’enivrer est différente. D’abord, ils éclusent leur soif moins souvent : les 18-24 ans sont 2,3 % à boire tous les jours et 2,8 % pour les 25-34 ans. Cette part de buveurs quotidiens augmente au fil de l’âge pour atteindre un gros quart (16,6%) chez les 65-75 ans (3)

    Des chiffres qui cachent pourtant de grandes différences entre garçons et filles, ces dernières étant nettement plus modérées : en 2023, 10,4% des hommes mais seulement 3,8% des femmes ont consommé de l’alcool de manière quotidienne(3).

    Autre fait : le verre de vin ne fait pas partie des rituels de la génération Y ! Les alcools les plus consommés par les jeunes sont la bière, le whisky, les alcools prémixés et le champagne(4).

    Chiffre-clé

    La France est le 6e (1) pays le plus consommateur d’alcool parmi les 34 pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

    2 Le binge drinking*, un fléau si banal

    Inversement, plus on est jeune, plus on boit en grande quantité à  chaque occasion : en moyenne 3,2 verres chez les 18-24 ans contre 2,2 pour les 45-54 ans et 1,6 pour les 65-75 ans(5). Un phénomène qui, poussé à fond, mène au binge drinking : une consommation excessive et accélérée d’alcool dont le seul but est de chercher le black-out**. Environ la moitié des 18-34 ans ont ainsi connu un épisode de binge drinking au cours de l’année 2021(6). Importé des pays anglo-saxons, le binge drinking a presque doublé au cours de ces 25 dernières années : en 1992, 10% des hommes et 3% des femmes étaient concernés, contre 19% et 7% en 2017(6). Et chez les jeunes, l’ivresse n’est pas seulement plus intense, elle est aussi plus fréquente : 13,4% des 18-24 ans sont soûls plus de 10 fois par an contre à peine 1% des plus de 55 ans.(6)

    *beuverie
    **Trou noir, perte de mémoire

     

    Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours !

    Alcool Info Service

    3 Alcool, le péril jeune

    En France, l’alcool reste profondément ancré dans les habitudes, au point de (presque) faire tout oublier, et notamment les 41 000 décès annuels dont il est directement responsable (30 000 chez les hommes et 11 000 chez les femmes) (1). L’alcool apparaît ainsi comme la deuxième cause de mortalité évitable, après le tabac.

    Partout dans le monde, les jeunes paient un tribut particulièrement lourd : chez les 20-39 ans, la proportion de décès attribuables à l’alcool est la plus forte (13%)(7). Accidents de voiture, comas éthyliques, chutes mortelles, suicides… Les risques d’accidents sont démultipliés et les jeunes alcoolisés sont particulièrement vulnérables sur la route. Les conséquences sur la santé à plus long terme sont aussi importantes. Selon l’OMS, plus de 200 maladies physiques ou mentales et traumatismes sont provoqués ou aggravés par l’alcool (7). Sans oublier les conséquences économiques et sociales, comme le chômage et la précarité. Au total, le coût social de l’alcool en France est estimé à 102 milliards d’euros (8).

    Jeune ou moins jeune, avant de voir des éléphants roses ou de faire une cirrhose, faites le point sur votre consommation d’alcool.
     

    L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ.
    À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

    Bon à savoir

    Si vous avez des questions sur la consommation d’alcool de votre ado, vous pouvez contacter le 0 980 980 930 ou consulter la rubrique « L’alcool et vos proches » du site Internet alcool-info-service.fr. Articles, vidéos pédagogiques, réponses pratiques… Le site répond à toutes vos questions. Vous y trouverez également un annuaire qui recense toutes les structures d’aide spécialisée en France.

    Volant et alcool ne font pas bon ménage !

    Pour éviter l’accident, la Macif propose à ses sociétaires des ateliers « Améliorez votre sécurité sur la route ».
    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • L’âge moyen de la première ivresse est de 15 ans(2).
    • 13,4 % de 18-24 ans ont été ivres plus de 10 fois au cours de l’année. (6)
    • Le binge drinking a doublé en 25 ans. (6)

    (1) Santé Publique France, Alcool : où en sont les Français ?, 2020

    (2) OFDT, Alcool – Synthèse des connaissances, 2023

    (3) OFDT, La consommation d’alcool et ses conséquences en France en 2023, 2024

    (4) CRIPS île-de-France, Les jeunes et l’alcool, 2021

    (5) Santé Publique France, La consommation d’alcool des adultes en France en 2021, 2023

    (6) Santé Publique France, Consommation d’alcool, comportements et conséquences pour la santé, 2019

    (7) OMS, Consommation d’alcool, principaux faits, 2018

    (8) OFDT, Le coût social des drogues en France : Estimation en France en 2019, 2023

  • Transport d’un animal domestique en voiture : comment voyager en sécurité ?

    Transport d’un animal domestique en voiture : comment voyager en sécurité ?

    1 Transport d’un animal domestique : faire preuve de bon sens

    Chiens et chats font partie du quotidien. Croquettes, litière et caresses sont des attentions habituelles. Mais quand viennent les vacances, apparaît alors un nouveau défi : l’emmener en voiture, tout en s’assurant qu’il ou elle passe un voyage idéal et sans crainte. Car quoi qu’on dise, l’animal ne comprend pas vraiment ce qui lui arrive ni quel est cet engin à quatre roues qui avance si vite ! Plusieurs précautions s’imposent alors.

    En cas de fortes chaleurs, s’assurer que l’animal a accès à un espace ventilé. S’il s’agit d’un chien, réaliser également des arrêts fréquents afin qu’il puisse faire ses besoins et boire. Et si vous souhaitez promener votre chat en laisse, c’est le moment ! Même s’ils vous retardent, ces petits arrêts seront toujours plus judicieux qu’une gamelle qui finira irrémédiablement renversée ou qu’un animal totalement paniqué. Pour s’assurer du bon respect de ces évidences, l’article R. 215-7 du Code rural et de la pêche maritime stipule que toutes les dispositions doivent être prises pour assurer le bien-être de l’animal au cours du transport, sous peine de contravention de 4e classe, allant de 90 à 750 euros.

    Prenez soin de votre fidèle compagnon !

    Avec Macif Assurance Chien Chat, optez pour un contrat qui répond aux besoins de votre animal de compagnie et qui s’adapte à votre budget.

    35 %

    C’est le pourcentage de chiens et de chats, sur les 75 millions d’animaux domestiques recensés en France. Ils sont respectivement 9,9 et 16,6 millions en 2024. (1)

    2 Un animal, ça s’attache durant le transport

    Le chien qui vagabonde en liberté dans la voiture est une image connue, certes, mais en réalité passible de sanction. Si rien n’est explicitement dit dans le Code de la route, les articles R412-6 et R412-1 précisent que les passagers ne doivent pas gêner les mouvements et/ou champ de vision du conducteur et que ceux-ci doivent porter une ceinture de sécurité. Cette précaution est importante pour l’animal comme pour vous. En cas d’accident, il restera attaché à son siège et ne risquera pas d’entrer en collision avec le pare-brise ou avec vous.

    Plusieurs solutions existent afin de transporter son animal convenablement. Pour les chats, c’est simple : les boîtes de transport font l’affaire. Malgré son stress apparent, il s’agit de l’un des animaux domestiques les plus faciles à transporter. Pour les chiens, ça se complique. Pour les chihuahuas, bichons et autres toutous de petite taille, il est conseillé d’acquérir une cage assez petite, certes, mais tout de même assez spacieuse afin qu’il bénéficie de ventilation et d’un peu de place. Celle-ci devra être disposée sur une surface plate et stable. Les chiens plus gros, eux, peuvent être équipés d’un harnais de sécurité faisant office de ceinture. Pour plus de sécurité, attachez-les à l’arrière de la voiture et non sur le siège avant passager. Sinon, optez pour un filet à installer dans le coffre et qui assurera leur confort. Avec de telles dispositions, votre animal de compagnie voyagera en première classe !

    Bon à savoir

    Attention ! Laisser un animal en liberté dans l’habitacle de votre véhicule, c’est vous exposer à une amende de 2e classe (de 35 à 150 euros) voire de 4e classe (entre 133 et 750 euros) si les forces de l’ordre considèrent votre animal comme un passager non attaché.

    L’Essentiel de l’article

    • L’article R. 215-7 du Code rural et de la pêche maritime stipule que toutes les dispositions doivent être prises pour assurer le bien-être de l’animal au cours du transport, sous peine d’amende.
    • Laisser un animal en liberté dans l’habitacle de votre véhicule, c’est vous exposer à une amende.

    (1) Source : I-CAD, Plus de la moitié des Français possède un chien ou un chat, 2024