Catégorie : Être safe sur la route

  • Passager et pilote : comment bien circuler à moto à deux ?

    Passager et pilote : comment bien circuler à moto à deux ?

    Comment être le conducteur idéal pour son passager d’après Belles Machines.

    Le comportement de la moto change en duo

    Si en tant que motard, vous n’avez aucune expérience à rouler à deux, soyez prudent car les caractéristiques de votre moto sont altérées par le poids du passager qui s’applique sur la roue arrière. La géométrie de la partie-cycle change en duo et par conséquent la tenue de route est perturbée. Ainsi, les distances de freinage sont allongées et la moto a tendance à se cabrer à chaque accélération. Le poids du « sac de sable » bride les performances de la moto et ainsi les accélérations seront moindres.

    En tant que conducteur, n’hésitez pas à faire des roulages de courte durée avant une longue chevauchée en duo. Dans ce cas, pensez à surgonfler légèrement les pneus (+0,3 bar) et à durcir le ou les amortisseurs. Adoptez toujours une conduite coulée.

    Comment doit monter ou descendre le passager d’une moto

    Le risque de chute est important lors de cette phase, car il ne faut pas déséquilibrer conducteur et moto. En général, il n’en résultera que quelques bobos, mais une machine accidentée.

    Avant tout, le débutant doit avoir l’aval du conducteur lorsqu’il monte ou descend de la moto. Le motard lui signalera la ligne d’échappement afin qu’il ne se brûle pas à la cheville.

    • Il grimpe sur la moto toujours par la gauche, car c’est là que se trouve la béquille latérale
    • Prendre toujours appui sur le repose-pied gauche, main gauche sur l’épaule du conducteur
    • Si la moto est équipée d’un top-case, il met la main droite dessus
    • Il pousse alors sur sa jambe gauche et se met debout
    • La jambe droite passe alors au-dessus de la selle ou du top-case selon le gabarit
    • La main droite s’appuie sur l’épaule droite du conducteur
    • Toujours debout, il cherche le repose-pied droit puis il s’assied
    • Il cherche la poignée ou la sangle de maintien et s’agrippe au conducteur
    • C’est toujours le passager qui donne le signal du départ Pour descendre, vous devez faire l’exercice inverse qui deviendra rapidement machinal.

    La position du passager en route: Agir en équipe

    Cette dernière varie selon le type de moto. Sur une sportive ou un roadster, il ne faut pas le cacher, le trajet s’avérera inconfortable au bout d’une vingtaine de kilomètres. Sur un roadster, on pourra investir dans un top-case équipé d’un dosseret (dès 70 €) qui améliorera le confort du passager pour les ballades dominicales. Pour une pratique intensive du duo, on se tournera vers une moto routière plébiscitée par tous les motos-taxis. Traverser la France sur une GT dotée d’une large selle et d’un dosseret est une simple formalité !

    Lire aussi : Nos conseils pour un roadtrip moto sans accroc !

    Pour être en bonne position, le passager doit :

    • S’agripper d’une main à la courroie ou à la poignée de maintien. L’autre bras entoure le pilote ou tient la poignée ou la courroie
    • Garder les genoux serrés pour faire corps avec la machine et diminuer la prise au vent
    • Maintenir les pieds loin des échappements afin de ne pas faire fondre les semelles de ses bottes
    • Toujours regarder la route loin devant et au-dessus de l’épaule du conducteur afin d’éviter que les casques s’entrechoquent
    • Ne pas être avachi mais tonique afin de ne pas être éjecté lors des accélérations et d’écraser le pilote contre le réservoir lors des freinages
    • Suivre l’inclinaison de la moto donnée par le pilote en virage ou dans le rond-point sans l’amplifier ou la contrecarrer
    • Ne faire aucun mouvement brusque. Autrement, suivez la cadence !

    Communiquer avec son passager

    Afin de ne pas avoir à ralentir ou à relever sa visière de manière intempestive, il est indispensable d’établir un code simple entre le conducteur et le débutant comme « serrer les jambes » veut dire « ralentir » ou « une tape sur l’épaule » signifie « faisons une pause ». Si vous pensez pratiquer le duo de façon régulière, pensez à un système intercom (environ 250 €) qui décuplera à la fois le plaisir de rouler à deux et accroîtra la sécurité.

    Lire aussi : Comment conduire un deux-roues en toute sécurité

    Bien s’équiper à moto

    A minima, le passager doit être équipé d’un casque homologué (Norme NF ou  E22-05/E22-06) et de gants certifiés comme le pilote. Des chaussures montantes et renforcées, d’un pantalon et un blouson également homologués sont fortement conseillés dans le cadre d’une pratique assidue. Ces équipements sont d’ailleurs obligatoires lors du passage du permis moto.

    Lire aussi : Bien s’équiper à moto 

    Que nous dit la loi ?

    Le législateur n’est guère tatillon sur le sujet. Toute personne qui touche les repose-pieds peut être passager. Néanmoins, il est déconseillé de prendre en duo un enfant de moins de 12 ans. Les casques du marché ne sont guère adaptés à leur morphologie et le haut de leur rachis n’est pas encore suffisamment robuste.

    Lire aussi : Transporter un enfant à moto

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  • Moto : comment partager la route en ville ?

    Moto : comment partager la route en ville ?

    Comment faire face aux difficultés de la route en moto ?

    4h10 : Cela fait bientôt plus de 7 années que je roule (quasi) quotidiennement avec mon 2 roues dans Paris. Que ce soit en grosse cylindrée ou en PX, les difficultés se ressemblent.

    Quelles sont les difficultés rencontrées en ville à moto ?

    Quelle est la première difficulté lorsque vous enfourchez votre 2 roues en ville ? Le trafic bien sûr. Les grands axes sont bondés, les petites rues sont bloquées, les utilisateurs sont multiples. Bref autant de contraintes à devoir gérer.

    Je me souviens très récemment avoir vu sur la place de la Concorde, un véritable Tetris de voitures et 2 roues, bloquant totalement la circulation quelle que soit votre direction. Dans ces moments-là, il faut prendre son mal en patience, respecter (bien évidemment !) les feux de circulation afin d’aider à fluidifier le trafic et ne pas choisir des comportements dangereux tels que ; monter sur les trottoirs ou rouler en sens inverse pour grappiller quelques secondes.

    D’autre part, la route n’est plus réservée aujourd’hui qu’aux voitures et motos/scooters. Que ce soit les bus, les vélos ou encore avec l’apparition récente et en masse des trottinettes, il est plus que nécessaire de partager la route.

    Lire aussi : Voitures, vélos, trottinettes… Bienvenue dans la jungle urbaine !

    N’oublions pas que chacun des autres usagers doit faire face aux propres difficultés de son véhicule et il est de notre devoir de les anticiper.

    4h10

    Qui sont les utilisateurs avec qui la route est partagée ?

    Les bus 

    Bien que des voies leurs soient réservées, les bus sont souvent amenés à s’en extraire pour poursuivre leurs parcours. Et il ne faut pas oublier que pour nous, la taille de ces véhicules et la multitude d’angles morts qui en résulte peuvent nous mettre en difficulté. La taille d’une moto étant infime en comparaison, ils ne peuvent nous voir à 100%. Le bon sens est d’éviter ses zones d’angle mort, de bien penser à allumer ses feux pour augmenter sa visibilité, de ne pas se mettre à l’intérieur d’un virage lorsque qu’un bus tourne et surtout de privilégier des espaces plus dégagés pour les dépassements.

    Les vélos

    Qu’il soit personnel ou en libre-service, le vélo est devenu de plus en plus prisé dans les grandes agglomérations. Les pistes cyclables se développant mais ne couvrant pas encore 100% des trajets possibles, il est de plus en plus récurrent de croiser des cyclistes sur la route.

    Voici quelques-unes de mes astuces pour que la cohabitation se déroule le mieux possible. Pour moi la règle d’or est de ne pas oublier que les vélos n’ont pas la même force de propulsion que nous. Que ce soit au démarrage notamment, ils ne peuvent partir aussi rapidement qu’un 2 roues motorisés à un feu rouge. Dans ce cas précis, il convient de leur laisser un maximum de place. Il faut faire également très attention à tous les changements de direction des vélos. Lorsqu’ils doivent traverser un carrefour ou changer de voie, il faut leur laisser la place et surtout anticiper au maximum pour leur laisser le temps.

    Il faut garder en tête que les vélos aussi doivent faire face aux comportements parfois anticiviques de certains utilisateurs (voitures garées en double fil, pistes cyclables obstruées par des taxis…).

    4h10

    Les trottinettes

    Depuis quelques mois, les trottinettes sont nombreuses dans nos villes. Nouvelle méthode de transport, elle implique de nouvelles difficultés à faire face. Par conséquent, comment se comporter ? Il est juste de rappeler qu’elles doivent circuler en priorité sur les pistes cyclables. Cependant, certains d’entre eux sont amenés à parfois utiliser la route. Pas de clignotant, pas de rétroviseur, et souvent pas d’équipement de sécurité. La plus grande vigilance est donc de mise ! Anticipation est mère de sûreté…

    Lire aussi : Free floating, quel avenir pour les mobilités en libre service ?

    Quel est le bon comportement à adopter en moto sur la route ?

    Être à l’écoute des conditions de circulation

    La circulation en ville est souvent source de frustration. Cela fait plus de 2h que vous êtes bloqués dans votre voiture en plein milieu des bouchons, d’autres usagers vous empêchent de passer ou alors ne vous ont pas laissés la priorité. Autant de sources pouvant créer l’énervement, la frustration et parfois même la colère. Comment réagir face à ces situations ? Nous sommes d’autant plus vulnérables étant en 2 roues, il est donc plus que judicieux d’essayer de garder son calme en toutes circonstances. Ce n’est pas toujours facile mais il faut s’y tenir. Combien de fois ai-je dû garder patience quand certains automobilistes me bloquaient délibérément le passage ? Il suffit d’attendre et une fois la circulation un peu plus fluide, j’ai pu me dégager et repasser devant. Je l’ai également vécu avec des vélos, ils étaient coincés dans la circulation et respiraient à pleins poumons les fumées d’échappement. Il m’a fallu avancer uniquement de quelques centimètres pour que le vélo derrière puisse se dégager, zigzager entre les voitures à l’arrêt et s’extraire du trafic. Et j’ai même été remercié, comme quoi il faut être à l’écoute du contexte.

    Lire aussi : Les aménagements urbains à l’épreuve des nouvelles mobilités

    Prévoir ses itinéraires

    Une autre astuce pour faciliter ses trajets en ville est de prévoir ses itinéraires. Quelques minutes avant le départ suffisent pour regarder quels axes sont bloqués, ceux où la circulation est plus fluide et ainsi éviter des potentiels risques et difficultés. De nombreuses applications existent et vous indiquent plusieurs itinéraires. Libre à vous ensuite de choisir celui qui correspondra le mieux à votre véhicule et vos capacités. Parfois l’itinéraire le plus rapide, n’est pas forcément le mieux. Quelques minutes supplémentaires permettent de découvrir de nouveaux endroits, nouvelles routes ou monuments et ainsi d’améliorer un trajet monotone.

    Le saviez-vous ?

    La circulation inter-files est de nouveau autorisée !

    Après avoir été interdite en janvier 2021, la circulation inter-files est de nouveau autorisée dans certains départements français depuis le 2 août 2021 ! Ceci rentre dans le cadre d’une nouvelle expérimentation qui durera 3 ans et concerne 21 départements, dont l’Île-de-France.

    Et pour cause ! Se retrouver lancer entre deux files de voitures, avec scooters et motos devant et derrière est dangereux, en plus d’être assez anxiogène.

    De mon côté, j’ai pu tester l’inter-files dans une de ces zones autorisées. La vigilance et l’anticipation doivent alors être redoublées car au moindre changement de file d’une voiture, un freinage s’impose. J’ai pu appréhender cette difficulté en y allant progressivement. Tout d’abord, en ne le faisant que sur des petites distances et en réduisant ma vitesse afin de se faire à cette situation originale. Puis avec l’expérience, j’ai rallongé les distances, j’ai su mieux comprendre les comportements des autres autour de moi.

    Je reste cependant assez réfractaire à cette situation et quand un trajet alternatif est possible, même si un peu plus long, je préfère le choisir. Circuler en ville est une somme de difficultés. Multitudes d’utilisateurs, trafic dense, nombreux modes de transports, autant de point rendant un trajet d’un simple point A à un point B parfois compliqué. Cependant, quelques attitudes permettent d’y remédier.

    Anticiper ses trajets et choisir l’itinéraire est un excellent outil. Mais surtout, l’attitude est ce qui vous permettra de faire face aux difficultés. Les sources de frustration sont grandes, mais respirez, restez zen et cordial et votre trajet restera positif ! 



  • Casque audio et oreillettes interdits en voiture, à vélo, en deux-roues… Et en trottinette !

    Casque audio et oreillettes interdits en voiture, à vélo, en deux-roues… Et en trottinette !

    Un projet de décret modifiant le code de la route devrait bientôt préciser les règles de circulation avec un engin motorisé (trottinette…) pour les rapprocher de celles encadrant l’usage du vélo électrique.

    1 Écouteurs ou casque audio en voiture : c’est un grand non !

    Mélomanes impénitents et accros au smartphone, cette information vous concerne ! Depuis le 1er juillet 2015, la loi est sans appel : le conducteur d’un véhicule en circulation a interdiction de porter à l’oreille tout dispositif susceptible d’émettre un son (1). Autrement dit, lorsque vous conduisez, vous ne devez porter aucun casque audio, écouteurs internes ou externes ou kit main-libre. En cas d’infraction, il vous en coûtera 135 euros, et trois points de permis : ça fait réfléchir ! Seule exception logique : les appareils de correction auditive portés par les personnes malentendantes.

    Pour écouter de la musique, on s’en remet donc à ce bon vieil autoradio et ses enceintes intégrées. Pour téléphoner, le mieux est encore de stationner, moteur éteint, le temps de l’appel !

    1 accident de la route sur 10

    est lié à l’utilisation du téléphone portable au volant. (2)

    2 Deux-roues, vélo, trottinette… C’est non aussi !

    Vous pensiez écouter vos podcasts préférés en pédalant jusqu’au boulot ? Raté ! Car l’interdiction de porter des écouteurs s’étend à tout véhicule empruntant la chaussée ou les pistes cyclables : vélos, deux-roues motorisés mais aussi trottinettes électriques et autres NVEI tels que les gyropodes et les hoverboards pour ne citer qu’eux. Les écouteurs ont, en effet, tendance à couper le conducteur de son environnement et des autres usagers (on n’entend pas arriver les voitures, même si elles klaxonnent !), le rendant plus vulnérable… et plus dangereux pour les autres.

    Seuls les dispositifs intégrés dans un casque de moto sont tolérés. À défaut, écouteurs avec ou sans fils, casques audio et autres oreillettes Bluetooth devront voyager dans votre sac ou votre poche. À défaut, vous risquez jusqu’à 135 euros d’amende en cas de contrôle, mais pas une perte de points sur votre permis de conduire (sauf pour les deux-roues motorisés dont la conduite nécessite d’être titulaire d’un permis).

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    x3

    C’est l’augmentation du risque d’accident lorsqu’un conducteur téléphone en conduisant (avec ou sans oreillette). (2)

    L’Essentiel de l’article

    • Tout dispositif sonore porté à l’oreille est interdit pour les conducteurs de voiture, vélo et deux-roues motorisés.
    • Les écouteurs, casques audio, oreillettes avec ou sans fil et kits Bluetooth sont interdits.
    • Trottinettes électriques et NVEI (Nouveaux Véhicules Électriques Individuels) sont concernés depuis septembre 2019.

    (1) Sécurité Routière, « Téléphone au volant : la réglementation »

    (2) Sécurité Routière, « Au volant, le téléphone peut tuer »

  • Alcool au volant : attention danger !

    Alcool au volant : attention danger !

    Envie d’explorer ce sujet en profondeur ? Écoutez ce podcast !

    1 Les effets de l’alcool au volant et ses dangers

    L’alcool a un effet euphorisant et désinhibant, il agit directement sur le cerveau. Le conducteur qui prend son véhicule en état d’ivresse se sent grisé et adopte alors des comportements dangereux pour lui et les autres usagers de la route. Le conducteur en état d’ébriété sous-évalue les risques. Ses réflexes sont diminués : visibilité rétrécie, temps de freinage plus long et sensibilité à l’éblouissement.

    En moyenne, quand on boit un verre, l’alcoolémie atteint son maximum une heure après (30 minutes à jeun). Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool (2). Les individus ne sont pas tous égaux pour éliminer l’alcool : tout dépend de la morphologie, du poids, de la taille et de l’état de santé de chacun. Plus de 9 conducteurs alcoolisés sur 10 impliqués dans les accidents mortels avec un taux d’alcool dans le sang supérieur au taux légal sont des hommes (3).

    Attention aux idées reçues ! Il n’existe aucune solution miracle pour faire redescendre votre alcoolémie : café salé, cuillère d’huile, etc. Sachez également qu’un demi de bière (25 cl) ou un verre de whisky (3 cl) contiennent en réalité la même quantité d’alcool pur (environ 10 grammes) (4).

    Alcool au volant : attention danger !

     

    17 %

    En 2018, 17 % des Français déclaraient conduire en dépassant la limite d’alcool autorisée.*

    Que dit la loi ?

    La limite autorisée de taux d’alcool pour un conducteur est de 0,5 g d’alcool par litre de sang soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré, c’est-à-dire maximum deux verres d’alcool correctement dosés (voir l’infographie ci-dessus). Entre 0,5 et 0,8 g, vous encourez un retrait de 6 points de permis et une amende allant de 135 à 750 €. Au-delà de 0,8 g, les sanctions maximales encourues sont un retrait de 6 points de permis, 4 500 € d’amende, 2 ans de prison et jusqu’à trois ans de suspension de permis. Le cas échéant, vous devrez passer par deux jours de stage de sensibilisation à la sécurité routière pour récupérer 4 points. Les sanctions sont donc majorées en fonction du taux d’alcool.

    2 Les solutions pour rentrer en toute sécurité

    La prévention

    En soirée, plusieurs solutions existent comme de désigner un conducteur qui ne boit pas (Sam ou Sans Accident Mortel), de rentrer en transport en commun ou de faire appel à un chauffeur professionnel ou encore de rester dormir sur place. Ayez en tête le slogan simple émis par la Sécurité routière : « Quand on tient à quelqu’un on le retient ! » En 2018, 50 animateurs de télévision et de radio ont participé à la campagne de prévention Sécurité routière : tous responsables (5) !

    Les éthylotests

    En soufflant dans l’éthylotest, un liquide jaune vire au vert en présence d’alcool. Cela peut aussi être un bon argument pour empêcher l’un de vos proches de reprendre le volant ! La possession d’un éthylotest est obligatoire depuis 2015 dans tous les véhicules. Il est vendu en pharmacie ou dans les stations-service.

    Quant à l’EAD ou l’éthylotest antidémarrage, il a été expérimenté dans trois départements : la Drôme (26), le Nord (59) et la Marne (51). Depuis le 1er janvier 2019, le préfet peut ainsi délivrer un permis de conduire d’une durée de validité limitée comportant une restriction d’usage prévoyant une obligation de conduire un véhicule équipé d’un EAD. Cela concerne les conducteurs sanctionnés par une suspension ou une annulation de leur permis de conduire pour alcoolémie positive. L’installation de l’EAD est à la charge du conducteur (96 euros/mois la première année en location) et est assortie d’un suivi médico-psychologique.

    Un premier souffle est demandé au conducteur pour faire démarrer le véhicule. Un second souffle intervient de façon aléatoire entre cinq et trente minutes après le démarrage du véhicule, moteur coupé. Si le conducteur est sobre le véhicule redémarre, sinon impossible de reprendre la route.

    Alcool au volant : attention danger !

     

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    Alcool et mortalité sur les routes**

    • Conduire sous l’emprise de l’alcool multiplie par 8,5 le risque d’être responsable d’un accident mortel. La consommation d’alcool couplée à celle du cannabis multiplie le risque de décès sur les routes par 15.
    • 28 % des personnes tuées le sont dans un accident dans lequel au moins un conducteur/piéton avait un taux d’alcool supérieur ou égal à 0,5 g.

    3 Les jeunes et l’alcool au volant

    Les jeunes de 18-25 ans constituent la classe d’âge la plus gravement touchée : ils représentent 25 % des personnes tuées ou handicapées dans un accident impliquant l’alcool (1).

    Amateurs de boissons alcoolisées et sucrées ou de cocktails, ils peuvent vite se faire piéger par ces mélanges d’alcool et d’un soft sucré ou fruité qui cache le goût de l’alcool.

    Alors comment faire évoluer ces comportements ? Selon le docteur en psychologie Jean-Pascal Assailly (7), les campagnes de prévention de la sécurité routière face aux 18-24 ans ne sont pas toujours impactantes :

    « Les jeunes nous disent souvent “si je me comporte mal et que ça se termine mal pour moi, à la limite ça me regarde”. Agiter la peur de la mort, c’est extrêmement inefficace. Seule la crainte du handicap pour autrui, serait une des raisons pour laquelle un jeune conducteur serait capable de moduler sa prise de risque, s’il crée un tort grave à autrui, par exemple, si son meilleur ami termine sa vie dans un fauteuil roulant. »

    C’est pourquoi, en matière de prévention, Jean-Pascal Assailly recommande « de les responsabiliser sur la gestion de leur consommation ». C’est alors que les stratégies de communication comme Sam et la campagne “Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas !” fonctionnent auprès de cette population.

    Que risquent les permis probatoires ?

    Le taux d’alcool autorisé est 0,2 g/l pour tous les permis probatoires, autant dire zéro verre d’alcool. Si vous avez un permis probatoire, et que vous dépassez le seuil d’alcool autorisé au volant, vous encourez la perte de 6 points ou la suspension du permis de conduire, une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’à 750 euros et une immobilisation du véhicule.

    Cette mesure est aussi appliquée dans 21 pays de l’Union européenne. Elle a d’ailleurs fait chuter la mortalité au volant de 17 % chez les 18-21 ans (1).

    Le saviez-vous ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Pour les permis probatoires, c’est zéro alcool au volant !
    • Les 18-25 ans représentent 25 % des personnes tuées ou handicapées dans un accident impliquant l’alcool (1).
    • Il faut en moyenne deux heures à un adulte de 70 kg pour éliminer deux verres d’alcool (2).

    (1) Sécurité routière, « Alcool », 2019.
    (2) LegiPermis, « Combien de temps pour éliminer un verre d’alcool », 2016
    (3) Sécurité routière, « Les chiffres de l’alcool », 2018.
    (4) Alcool Info Service, « Idées reçues ».
    (5) Sécurité routière, « Plus de 50 animateurs de TV radio se mobilisent contre l’alcool au volant pendant les fêtes », 2018
    (6) Étude Attitude prévention, « Sur la route, assurons-nous de transmettre les bons gestes », 2017.
    (7) Jean-Pascal Assailly, docteur en psychologie et auteur de Homo automobilis.

    * Ipsos pour la Fondation Vinci Autoroutes, « Baromètre de conduite responsable 2018 », 2018.
    ** INPES

  • Rouler et transporter son enfant à vélo

    Rouler et transporter son enfant à vélo

    1 Pour transporter un bébé ou un enfant à vélo, la prudence est de mise !

    Vous songez à transporter votre bébé à vélo, mais vous avez peur que le trajet devienne une véritable épopée ? N’ayez crainte : avec des équipements adaptés, sa sécurité sera assurée.

    Mélanie, mère de trois enfants a hésité à rouler à vélo avec son premier enfant alors qu’il avait quelques mois :

    « Je ne voulais pas parce que les tout-petits sont vraiment fragiles. Mais dès qu’il s’est assis correctement, il tenait bien dans son siège et c’était parti ! »

    Habituellement, c’est à partir du neuvième ou dixième mois que l’enfant se tient correctement au niveau du dos et de la tête.

    Ne lésinez pas sur la sécurité de votre enfant. Alexandra Thérizol, experte de la conduite à vélo au sein de la Direction de la sécurité routière du ministère de l’Intérieur, rappelle les bases pour transporter son enfant à vélo :

    « Hors de question de faire l’impasse sur le casque pour les enfants de moins de 12 ans. Certes, la loi l’impose, mais c’est surtout faire preuve de bon sens ! Si vous souhaitez transporter un enfant de moins de 5 ans, choisissez un siège homologué avec trois points de sécurité. Au-delà de cet âge, vous devrez investir dans un siège disposant d’une courroie d’attache ou d’une poignée. Il faudra également que l’enfant puisse poser ses pieds sur un repose-pieds. Si vous faites le choix d’une remorque, vous devrez l’équiper, au minimum, de dispositifs réfléchissants. Mais l’éclairage n’est jamais de trop ! Vous pouvez donc équiper la remorque d’un phare arrière. »

    Pour Alexandra Thérizol, il est également très important de sensibiliser les enfants aux gestes de sécurité et à l’attitude à tenir sur un vélo :

    « La Sécurité routière a imaginé une façon amusante d’intéresser les plus jeunes aux fondamentaux de la sécurité à vélo, avec Elliot. Ce personnage donne des conseils de sécurité aux enfants de manière ludique. »

    Rendez-vous sur le site de la Sécurité routière pour plus de renseignements.

    2 Les solutions pour transporter un ou plusieurs enfants à vélo

    Devant votre vélo, vous vous demandez bien comment vous allez caser, un ou plusieurs enfants. Fini l’habitacle de la voiture, vous devez réfléchir à de nouvelles solutions. Pour Mélanie, la naissance de son troisième enfant l’a, au contraire, convaincue d’abandonner définitivement sa voiture :

    « À l’arrivée de mon troisième enfant, j’ai continué de renoncer à la voiture. Ça allait de soi. Le plus grand savait faire du vélo : il a laissé sa place sur l’un des deux sièges et faisait le chemin à mes côtés. »

    À vous de choisir le type de siège, voire le type de vélo, dans lequel faire asseoir votre enfant. Il en existe plusieurs sortes. Pour Alexandra Thérizol :

    « Quel que soit le siège que vous choisissez selon votre besoin, prenez soin de bien vérifier qu’il est aux normes européennes. Vous pouvez le savoir simplement en repérant l’inscription CE EN 14344 sur le siège. »
     

    Les différents sièges pour installer votre enfant sur un vélo

    Pour garder un œil en toutes circonstances sur votre enfant, faites le choix du siège avant.

    Ce siège s’installe entre votre selle et le guidon. Votre enfant est donc proche de vous : pratique pour lui parler et le rassurer. En ville, pour tous les jours ou pour une balade dominicale, votre enfant est sous vos yeux et quasiment dans vos bras.

    Le support cosy ou maxicosy à l’arrière du vélo

    C’est un siège bébé avec une coque pour un maximum de confort et qui s’adapte aux tout-petits. Vous l’installez au niveau du porte-bagages, à l’arrière, avec un système de serrage antidérapant et de sangles. Le tout pour résister à tous les soubresauts du voyage.

    Si vous faites le choix d’un support cosy, vous devrez dans un premier temps installer un porte-bagages au-dessus de la roue arrière de votre vélo.

    Quand le siège bébé permet de transporter un enfant de 15 kg maximum, sachez qu’un porte-bébé, qui est au niveau du porte-bagages supportera jusqu’à 22 kg. Attention au poids ! Si vous prenez la route avec vos deux enfants, veillez à ce que le vélo puisse soutenir toute la charge. Généralement, un vélo peut supporter jusqu’à 120 kg, mais n’hésitez pas à demander conseil à votre marchand de cycles.
     

    Pour plus de confort, installez votre enfant dans une remorque ou sur un vélo suiveur

    La remorque avec siège

    Pratique, la remorque permet à votre enfant d’être confortablement installé. Vous devrez néanmoins choisir un siège adapté, pour que votre enfant soit bien assis. Au choix : le siège nacelle, le siège hamac ou le siège de maintien. Demandez conseil à votre marchand de cycles pour savoir quel siège installer dans votre remorque.

    Le vélo suiveur

    Ce vélo est aussi appelé semi-vélo du fait de sa forme. Sur un vélo classique sont ajoutés une roue arrière, un siège, ainsi qu’un guidon pour que l’enfant se tienne (ce guidon ne sert pas à se diriger). Plutôt destiné aux enfants à partir de 4 ans et jusqu’à 9 ans selon les cas, le vélo suiveur est un moyen sécurisé pour les enfants de s’initier à la pratique du vélo.
     

    Optez pour un vrai vélo adapté au transport d’enfants

    Le vélo rallongé

    Comme son nom l’indique, ce vélo augmente votre capacité de transport. Il vous permet de transporter deux enfants à l’arrière, mais aussi d’ajouter des bagages ou vos courses. Le vélo rallongé dispose d’un siège de 40 cm environ et de barres d’appui : vos enfants pourront donc à la fois s’asseoir confortablement et s’accouder ou tenir fermement à ces barres durant le voyage. Si vous avez un jeune enfant, le vélo rallongé permet l’installation facile de sièges porte-bébé.

    La solution idéale : le vélo cargo

    À deux roues (biporteur) ou trois (triporteur), le vélo cargo permet d’avoir une caisse à l’avant de son vélo. La valeur ajoutée c’est que la limite de poids se calcule selon votre capacité à manœuvrer votre vélo. Certains modèles peuvent supporter jusqu’à 180 kg ! Et parce que vos enfants sont confortablement installés et ainsi situés à l’avant, vous pouvez conduire tout en ayant un œil sur eux : de quoi vous rassurer !

    Vous trouverez dans le commerce des vélos cargo disposant de sièges intégrés avec des sangles de sécurité à passer autour des jambes et des épaules de vos enfants. Grâce au vélo cargo, vous pourrez transporter jusqu’à 4 enfants.

    Attention, même s’ils sont installés sur un vélo cargo ou une remorque, votre enfant devra toujours porter un casque de sécurité !

    Si vous avez plusieurs enfants, vous pouvez évidemment mixer les solutions. Même si le vélo cargo semble séduisant, Mélanie, elle, a fait le choix d’un siège avant et d’un porte-bébé à l’arrière.

    Vous roulez à vélo ?

    Le contrat Garantie Accident de la Macif vous préserve vous et votre famille en cas de blessure.*

    J’ai décidé de m’équiper de deux sièges sur un vélo, pour un budget d’environ 300 euros. Mais j’ai longtemps hésité avec des solutions plus onéreuses, comme la remorque ou le triporteur. Ce qui compte avant tout, c’est la sécurité de mes enfants !

    3 Rouler en ville ou à la campagne, chacun son style

    Vélo des villes et vélo des champs. À chaque usage ses spécificités, ses plaisirs et ses accessoires ! Pour Mélanie, le vélo est synonyme de liberté :

    « J’en avais assez de passer du temps dans les bouchons avec les enfants, de devoir trouver un endroit où me garer ou de descendre dans un parking. En vélo, tout est plus rapide et surtout pratique : je stationne mon vélo à proximité de l’endroit où je veux aller. Il me suffit de trouver un arceau de stationnement et d’y fixer mon vélo avec un antivol. C’est idéal ! »

    Au-delà des éléments indispensables de sécurité (écarteur de danger, rétroviseur, gilet jaune, casque), des accessoires sont à votre disposition pour convenir au mieux à votre usage citadin ou vos itinéraires à travers la campagne. Les fabricants développent de plus en plus d’accessoires pour accompagner les enfants dans leurs trajets à vélo. Vous trouverez notamment des ponchos pour vous protéger de la pluie, des chancelières pour se parer du froid, des pare-brise pour s’abriter du vent, des pare-soleil pour éviter les coups de soleil et les insolations, des cale-nuques, cale-pieds, pare-jupes, drapeaux de balisage, etc.
     

    Préparer son itinéraire pour assurer un maximum de sécurité

    Favorisez un itinéraire adapté au déplacement à vélo, qui peut être différent de celui que vous emprunteriez en voiture. Les pistes cyclables, les zones partagées en ville seront plus sécuritaires et évitez autant que possible les zones sensibles qui concentrent des situations à risque comme les carrefours chargés aux heures de pointe (les ronds-points par exemple). Il est conseillé de parcourir ce trajet seul à vélo dans un premier temps pour tester votre itinéraire. Et n’oubliez pas de respecter le Code de la route qui constitue le code de communication entre tous les usagers et évite de surprendre. Soyez également vigilants aux réactions des piétons et aux nouvelles mobilités de type gyropodes et trottinettes qui se développent actuellement dans les villes.

    Merci à Mélanie pour son témoignage et à Alexandra Thérizol pour ses conseils d’experte.

    Assurez votre vélo !

    Le contrat Habitation Macif propose une option pour assurer vos vélos hors de votre habitation, y compris en cas de vol ou de dommage accidentel.*

    Roulez jeunesse !

    Avez-vous déjà tenté l’itinérance à vélo avec vos enfants ? Sur le site de France vélo tourisme, trouvez des parcours adaptés sur un ou plusieurs jours, partout en France ! Des itinérances sur voies vertes et canaux sont proposées.

    * Garanties dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La sécurité avant tout ! Achetez des équipements homologués.
    • Siège amovible ou vélo spécifiquement adapté aux enfants : faites votre choix.
    • De nombreux accessoires rendront les trajets forts agréables à vos enfants.
  • Des conseils pour circuler à moto avec son enfant

    Des conseils pour circuler à moto avec son enfant

    1 Les règles de sécurité à respecter

    Vous souhaitez emmener votre enfant sur votre moto ? Pour le conduire à l’école ou au sport, voire pour de plus grands trajets. La loi en matière de transport d’enfant à moto est assez souple.

    Jusqu’à 5 ans, le siège enfant est obligatoire

    L’une des rares précisions de la loi est l’obligation d’installer les enfants de moins de 5 ans dans un siège adapté. Au-delà de 5 ans, la loi est la même pour tous les passagers, quel que soit leur âge : la moto doit disposer de deux sièges ou d’une selle double, et le siège du passager doit posséder une courroie d’attache ou des repose-pieds.
     

    Moto et enfants : les recommandations de la Sécurité routière

    Si le cadre législatif est peu contraignant, la question se pose de savoir à partir de quel âge un enfant peut raisonnablement être transporté. Il est toutefois déconseillé de transporter un enfant de moins de 8 ans à moto ou en scooter (1). Avant leurs 8 ans, les enfants ont moins le sens de l’équilibre et du danger et leur corps est beaucoup plus fragile et sensible aux accélérations et aux freinages. Avant cet âge, le manque de concentration, la perception du danger et le sens de l’équilibre posent problème. De plus, les casques ne sont pas adaptés aux jeunes enfants : le poids peut constituer un danger pour les cervicales d’un enfant.

    La responsabilité vous incombe, et le bon sens doit primer.

    2 L’équipement moto de votre enfant

    Le corps de l’enfant doit être protégé de la tête aux pieds.

    Comme tout motard, votre enfant devra obligatoirement porter des gants et un casque. Ils doivent être adaptés à sa taille et homologués. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un spécialiste qui vous orientera vers les bons modèles. En plus, il est primordial d’avoir un équipement complet : combinaison ou pantalon doté de coques de protection, blouson et bottes montantes. Cela génère forcément des coûts, d’autant plus élevés que votre enfant va grandir très vite, mais il est indispensable de le protéger au mieux.

    Assurance moto

    En cas d’accident ou de vol de votre deux-roues assuré à la Macif, votre casque, vos gants et votre gilet airbag endommagés ou dérobés sont garantis.*

    3 Adaptez votre conduite

    Être accompagné d’un enfant exige d’adapter sa conduite : n’accélérez pas et ne freinez pas brutalement, prenez les virages à vitesse réduite, etc. Dans la mesure du possible, optez pour des itinéraires « confortables », en évitant les routes en mauvais état, et abstenez-vous de circuler par temps de pluie.

    Pendant le trajet, n’oubliez pas de communiquer avec votre enfant régulièrement afin de le maintenir éveillé et vigilant (notamment sur les longs trajets), et de le rassurer. Des pauses doivent être faites plus souvent. Il faut également avoir fait, au préalable, tout un travail de pédagogie sur la moto, la vitesse, les bons réflexes à adopter, etc. Dans tous les cas, ces trajets à moto ne doivent pas être imposés à un enfant : ils doivent être en accord avec son désir de vous accompagner à moto.

    * Lorsque la moto est garantie en cas d’accident ou de vol, votre casque, vos gants homologués CE et votre gilet airbag agréé SRA de moins de dix ans sont également indemnisés. En cas de vol, les équipements doivent être remisés dans le top-case, le coffre ou les sacoches rigides verrouillées. L’indemnisation intervient une fois par année d’assurance, dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La loi ne fixe pas d’âge minimum pour être passager d’une moto.
    • Les enfants de moins de 5 ans doivent être dans un siège spécial.
    • La Sécurité routière déconseille les déplacements à moto avant 8 ans. (1)
    • L’enfant doit être équipé de la tête aux pieds. Le conducteur doit adapter sa conduite à la présence de l’enfant sur la moto.

    (1) Sécurité routière, « Transporter un passager »
    Légifrance, Code de la route, Article R421-11
  • Liberty Rider, une appli pour sauver les motards

    Liberty Rider, une appli pour sauver les motards

    1 Motards : des accidents plus graves, dans des lieux plus isolés

    Les deux-roues représentent seulement 2 % du trafic, et pèsent pourtant lourd dans le bilan de la sécurité routière : 21 % des accidents mortels et 42 % des accidents graves. Les deux tiers (66 %) de ces accidents ont lieu en dehors des agglomérations et n’impliquent dans plus d’un tiers des cas aucun autre véhicule. Une part importante des accidents graves de moto survient donc dans des lieux isolés, sans personne pour prévenir les secours (1).

    Ados et deux-roues : la sécurité avant tout !

    La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite.
    Renseignez-vous !

    J’utilise Liberty Rider car j’emprunte beaucoup de petites routes et en cas d’accident, je peux être seul coincé quelque part. Rassuré de voir que cela fonctionne très bien et qu’en plus, il y a un réel suivi.

    Fabien, motard, 32 ans

    2 La rapidité d’intervention des secours est décisive

    Lorsque l’accident survient, chaque minute compte. Une prise en charge médicalisée dans les 60 minutes qui suivent l’accident réduit la mortalité de 80 % (2) ! Pour les automobiles, les pouvoirs publics ont bien compris la nécessité d’intervention rapide. Depuis le 31 mars 2018, les voitures neuves vendues au sein de l’Union européenne sont obligatoirement équipées d’un dispositif eCall capable de détecter les accidents et de prévenir automatiquement les secours. Malheureusement, aucune disposition similaire n’est prévue pour les motos ou scooters, bien qu’ils soient plus exposés que les automobilistes ! Il existe une solution : l’application pour mobile Liberty Rider.

    3 Une appli qui détecte les accidents en deux-roues et appelle les secours

    Le cœur de l’application Liberty Rider est un algorithme capable de détecter les accidents. Il prend en compte plusieurs paramètres et analyse les événements suivants :  

    • une perte de vitesse ;
    • un choc ;
    • une période d’inactivité.

    La succession de ces trois événements indique un accident, et enclenche une procédure qui permet de prévenir les secours en moins de 5 minutes.

    Une fois l’accident détecté, l’application Liberty Rider lance une procédure qui peut être interrompue à tout moment. Pendant les 2 minutes qui suivent l’accident, l’application émet une alarme, et un écran sur le mobile permet soit de confirmer le besoin de secours, soit d’annuler la procédure si tout va bien. L’algorithme continue d’analyser la situation. Aussi, si la moto reprend son trajet normalement, la procédure s’interrompt également.

    Sans action au bout de 2 minutes, un opérateur Liberty Rider essaie de joindre le motard accidenté. Sans réponse de sa part, les secours sont immédiatement prévenus et reçoivent une localisation précise de l’accident. Ils peuvent ainsi intervenir au plus vite.

    « Lorsque j’ai repris conscience juste après le choc, j’ai attrapé mon portable dans ma poche pour prévenir mes proches de mon accident. À ce moment-là j’ai vu que l’application était en alarme. Dans mon souvenir, j’ai appuyé sur la touche rouge d’appel au 112. Je ne peux pas dire comment ça a été géré ensuite, mais quoi qu’il en soit, les pompiers sont arrivés très rapidement et j’ai été pris en charge. »
    Loïc, motard

    7/10

    C’est la part de motards qui a chuté au moins une fois et près de la moitié a été blessée. (3)

    4 Un bilan très positif

    Deux ans après son lancement en février 2016, l’appli Liberty Rider est utilisée par 200 000 motards en France. Son service d’appel d’urgence fonctionne dans toute la France, outre-mer inclue, et vient d’être étendu à 8 pays européens : le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

    Elle a enregistré 400 accidents à ce jour, permettant 100 interventions des secours. Ce sont 21 vies qui ont déjà été sauvées grâce à elle !

    Vous êtes motard ?

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    Offre soumise à conditions, réservée aux sociétaires titulaires d’un contratdeux-roues à la Macif (hors moins de 50 cm3 et voiturettes).

    L’Essentiel de l’article

    • Les motards représentent près d’un quart des accidents mortels sur la route.
    • Plus les secours interviennent rapidement, plus l’accidenté a de chances de survie.
    • Liberty Rider détecte et géolocalise les accidents et appelle les secours automatiquement.
    • Depuis le lancement en février 2016, 21 vies ont été sauvées grâce à l’application.

    (1) Sécurité routière
    (2) Plus d’information sur le concept de golden hour dans l’intervention des secours : http://enasis.univ-lyon1.fr/clarolinepdfplayerbundle/pdf/57373
    (3) Sécurité routière, « Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés »
  • Covoiturage : qui est responsable de quoi ?

    Covoiturage : qui est responsable de quoi ?

    1 La responsabilité des conducteurs

    En France, pour avoir le droit de circuler, un véhicule doit être assuré. Les formules d’assurances les plus basiques comportent a minima une garantie responsabilité civile (2) qui couvre les dommages occasionnés aux tiers – dont les passagers – en cas d’accident (3).

    Si vous souhaitez partager le volant pendant le trajet, il est impératif de vérifier que le contrat ne comporte pas une clause de conduite exclusive. Cette clause ne vous empêche pas de laisser conduire quelqu’un d’autre, mais vous serez moins bien couvert, et vous risquez d’avoir à payer une franchise, en cas d’accident.

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    3,5

    C’est le nombre de personnes en moyenne par véhicule en covoiturage (conducteur compris).*

    2 Les précautions à prendre par le passager

    Avant de prendre place dans le véhicule en tant que passager d’un covoiturage, deux réflexes sont à adopter :

    • assurez-vous que le conducteur possède bien son permis de conduire ;
    • contrôlez la validité du certificat d’assurance sur le pare-brise de la voiture.

    Les applications de covoiturage ne sont pas responsables des incidents et des accidents ayant lieu lors d’un trajet. Elles proposent parfois une assurance complémentaire, qui couvrira par exemple la prise en charge du véhicule en cas d’immobilisation et l’acheminement et/ou l’hébergement des passagers.

    Plus d’infos sur l’assurance du covoiturage sur le site de la Fédération française de l’assurance.

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    Chiffres clés du covoiturage

    (1) Le covoiturage est l’utilisation en commun et non professionnelle d’un véhicule par plusieurs personnes. Définition stricte du code des transports
    (2) Loi Badinter du 5 juillet 1985
    (3) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, Ce qu’il faut savoir sur le covoiturage, 2019

    * Ademe, 2016

  • 3 conseils pour conduire un deux-roues en toute sécurité

    3 conseils pour conduire un deux-roues en toute sécurité

    1 Ayez une tenue adaptée à la moto

    Avant de prendre la route sur votre moto, habillez-vous en conséquence. Bannissez les tongs, les t-shirts et les shorts, l’équipement du motard limite la gravité des blessures en cas de chute. Portez des chaussures fermées, un pantalon, si possible renforcé et un gilet de protection moto ou un blouson adapté. Celui-ci doit, de préférence, être certifié Équipement de Protection Individuelle (EPI), renforcé aux coudes et aux épaules et idéalement muni d’une protection dorsale. Pour vous rendre visible des autres usagers, préférez les couleurs vives et les dispositifs rétro-réfléchissants, efficaces de jour comme de nuit.

    Il est maintenant obligatoire de porter des gants pour le conducteur et son passager. À défaut, vous encourez une amende de 68 €. Prévoyez une paire pour l’été et une autre pour le mauvais temps ou les périodes de grand froid. Optez toujours pour des gants certifiés CE, en matériau composite ou en cuir. Il existe deux niveaux de protection :

    • niveau 1 : usage urbain ;
    • niveau 2 : usage routier intensif.

    Pour plus de sécurité, vous avez également intérêt à investir dans un airbag moto. Relié par un câble ou fonctionnant grâce à des capteurs, l’airbag présent dans le blouson du motard se déclenche en cas d’éjection de son deux-roues. De quoi être protégé, particulièrement au niveau des cervicales et du buste lors de l’impact sur le sol, de la glissade et du choc contre un éventuel obstacle rencontré dans la chute

    2 %

    Les deux-roues représentent seulement 2 % du trafic, mais sont impliqués dans 23 % des accidents de la route.*

    2 Le code de la route comme règle d’or

    Respectez scrupuleusement le code de la route. Soyez particulièrement attentif aux limitations de vitesse et aux panneaux signalant un danger (caractérisés par un triangle). À moto, faites notamment attention aux panneaux indiquant une chaussée glissante ou la présence de graviers.

    Ne changez pas les caractéristiques de votre moto. La modification du pot d’échappement, celle du système de frein, ou encore le débridage de votre moteur, souvent destinés à améliorer la vitesse, sont souvent destinés à améliorer l’accélération. Elles rendront votre engin plus difficile à contrôler, et augmenteront le danger pour vous comme pour les autres.

     

    3 conseils pour conduire un deux-roues en toute sécurité

     

    Ados et deux-roues : la sécurité avant tout !

    La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite.
    Renseignez-vous !

    3 Le casque c’est la vie

    Le port du casque est obligatoire. Celui-ci doit être homologué NF ou ECE. Le casque doit également comporter quatre stickers réfléchissants. Si vous les trouvez peu esthétiques, sachez qu’il existe des stickers noirs, visibles uniquement lorsqu’ils sont éclairés directement. Ils sont donc presque imperceptibles en plein jour. Enfin, le casque doit être attaché et ajusté. En cas d’accident, le casque, s’il n’est pas attaché, est dangereux pour le conducteur.

    Pour une meilleure protection, choisissez un casque intégral. Enfin en cas de chute, il est impératif de remplacer votre casque.

    1/5

    C’est la part de motards tués qui présentaient une alcoolémie positive en 2016.**

    4 Ni alcool, ni stupéfiants

    La consommation d’alcool et de drogue diminue les réflexes et augmente considérablement les risques d’accidents graves. 21 % des motards impliqués dans un accident mortel présentent une alcoolémie positive (2). De manière générale, le cannabis multiplie par deux les risques d’accidents mortels (3), et par 15 si sa consommation est couplée avec celle d’alcool (4). Pour conduire un deux-roues, restez sobre !

    Soyez également attentif aux médicaments. Si vous êtes sous traitement, vérifiez bien la notice des produits prescrits pour vous assurer que leur prise est compatible avec la conduite.

    Conducteurs d’un deux-roues, pour mieux vous protéger sur la route, choisissez un gilet airbag.

    Macif Avantages*** propose à tous les sociétaires des réductions pour mieux vous équiper.

    L’Essentiel de l’article

    • Portez une tenue adaptée en cas de chute.
    • Respectez le code de la route.
    • Ne changez pas les caractéristiques de votre deux-roues.
    • Portez un casque homologué.
    • Ne consommez ni drogues, ni alcool.

    (1) Sécurité Routière, « Bilan définitif de l’accidentologie routière 2017 »

    (2) Aide mémoire de l’accidentologie en France

    (3) Association Prévention Routière, « Les motards victimes de la route »

    (4) Sécurité routière, « Bilan définitif de l’accidentologie routière 2016 »

    Sécurité routière, « À moto, les gants c’est désormais obligatoire »

    Sécurité routière, « Un casque neuf, homologué et bien attaché ! »

    Sécurité routière, « Un blouson et un pantalon adapté »

    Sécurité routière, « L’airbag moto »

    * Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 2017

    ** Association Prévention Routière, « Les motards victimes de la route »

    *** Offre soumise à conditions, réservée aux sociétaires Macif et aux adhérents des mutuelles du groupe Macif, hors personnes morales.

  • Les jeunes conducteurs sont les plus vulnérables sur la route

    Les jeunes conducteurs sont les plus vulnérables sur la route

    L’usage du portable au volant multiplie par 3 le risque d’accident.*

    1 Les jeunes surreprésentés dans les statistiques

    Les statistiques d’accidents de la route, en voiture ou en deux-roues, témoignent que les jeunes sont particulièrement touchés par la mortalité routière. En 2016, les 18-24 ans comptent pour 17 % de la mortalité routière alors qu’ils ne représentent que 8 % de la population(1).

    Les deux-roues motorisés représentent 44 % des accidents graves.**

    2 Des comportements à risques

    L’alcool, la vitesse, le cannabis, le téléphone, et la fatigue sont les principales causes d’accidents de la route pour les jeunes.

    Malgré les messages de prévention, l’alcool reste le principal fléau(2). Une personne qui a bu de l’alcool a 8,5 fois plus de risques d’être responsable d’un accident aux conséquences dramatiques. De fait, 25 % des conducteurs âgés de 18 à 35 ans impliqués dans un accident mortel avaient trop bu(2).

    Sur la même tranche d’âge, l’usage de drogue est constaté dans 22 % des accidents mortels. La consommation de cannabis combinée à celle de l’alcool multiplie par 15 les risques sur la route(3).

    Bien que la plupart des jeunes conducteurs déclarent être conscients des risques pris, 95 % d’entre eux reconnaissent avoir déjà eu des comportements inappropriés sur la route(4).
     

    La Macif a lancé My Safie :

    une communauté dédiée aux 18-25 ans pour un retour de soirée en sécurité ! Rejoignez-nous !

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    (1) Bilan définitif de l’accidentologie routière, 2016, presse.

    (2) Chiffres clés, Sécurité routière.

    (3) Chiffres clés, Sécurité routière

    (4) Étude Attitude Prévention réalisée par OpinionWay en ligne du 14 au 25 septembre 2017, auprès d’un échantillon représentatif de 502 jeunes de 18 à 24 ans titulaires d’un permis B.

    Chiffres clés, Sécurité routière.

    ** Chiffres clés, Sécurité routière, deux roues.