Catégorie : Gérer mon patrimoine

  • Devenir propriétaire : quelles nouvelles stratégies de financement ?

    Devenir propriétaire : quelles nouvelles stratégies de financement ?

    L’éclairage avec trois experts du logement :

    • Clara Wolf Cheffe des études économiques au sein du ministère du Logement
    • Pierre Madec économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), spécialiste du logement
    • Cécile Delache Cofondatrice de l’association Habitat participatif en Nord, qui réside dans un habitat participatif à Villeneuve-d’Ascq depuis 33 ans

    Accède-t-on aussi facilement à la propriété aujourd’hui qu’au début des années 2000 ?

    Clara Wolf : En apparence, le taux de propriété en France est stable depuis plus de 20 ans. En 2023, 57,2 % des ménages étaient propriétaires de leur résidence principale en France hors Mayotte, ce qui représente environ 6 ménages sur 101. Au début des années 2000, nous étions à 56 % de ménages propriétaires. Mais ce que ces chiffres ne traduisent pas, c’est l’inégalité croissante dans l’accès à la propriété pour les jeunes ménages modestes (22-44 ans). 32 % de ces jeunes ménages étaient propriétaires en 1973. En 2013, ils ne sont plus que 16 %.

    Comment expliquer le recul de l’accès à la propriété pour ces jeunes ménages modestes ?

    Pierre Madec : La crise du logement est multifactorielle. Il y a le vieillissement de la population d’abord, qui pèse sur la quantité de logements disponibles sur le marché. Il faut ajouter à cela d’autres facteurs conjoncturels, comme la hausse des prix de l’immobilier, et plus récemment la hausse du taux moyen des crédits ou encore la durée des prêts accordés. Mais l’une des explications principales est l’évolution des structures familiales, notamment l’explosion des familles monoparentales. Sur les 8 millions de familles avec enfants de moins de 18 ans, 1,9 million sont des familles monoparentales, soit 23 % en 2020. Cette part a fortement augmenté depuis 1990 où elle s’élevait à 12 %2. Et quand un couple avec un enfant divorce, il leur faut trouver deux fois le même logement dans la même ville. Une mission quasi impossible, notamment dans les grandes métropoles qui concentrent l’emploi, les services publics et les écoles.

    Les dons familiaux ont-ils un rôle important dans le creusement des inégalités. Pouvez-vous développer ?

    Dans un rapport rédigé par l’Institut national des études démographiques (Ined), sur les inégalités d’accès à la propriété au sein des jeunes en France3.

    Pierre Madec : Les couples et familles modestes sont le plus souvent eux-mêmes issus de classes sociales modestes, et sont donc moins aidés par leurs parents pour accéder à la propriété. Ces 20 dernières années, face à l’augmentation des prix de l’immobilier, l’héritage a eu de plus en plus de poids dans l’accession à la propriété. En 2017, un quart des nouveaux propriétaires bénéficient d’une aide financière de leur famille, à hauteur d’un sixième du total de l’apport4. Mais, logiquement, moins on possède, moins on peut donner à ses enfants.

    La difficulté à investir dans la pierre s’illustre-t-elle de la même manière partout dans l’Hexagone ?

    Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, seuls 50 % des ménages locataires pourraient acheter un logement5.

    Pierre Madec : Une forte tension s’observe dans les zones touristiques, notamment du fait de l’augmentation des résidences secondaires qui réduit l’offre de résidences principales, et la concurrence des plateformes de tourisme qui font flamber les prix. Il est également très difficile d’accéder à la propriété dans les grandes métropoles, notamment à Paris intra muros et sa petite couronne, pour une raison évidente du prix de l’immobilier. Dans la capitale, pour acheter un 40 m2, il faut pouvoir déclarer 90 000 euros de revenus annuels (soit 7 500 euros par mois)6. C’est une somme importante, le problème est là.

    83 % des achats de biens en 1984 et 89 % en 20136 se font par le biais de prêt immobilier.

    Si l’accès à la propriété continue majoritairement à se faire par le biais du prêt immobilier, il existe désormais d’autres stratégies de financement. Quelles sont-elles ?

    Clara Wolf : L’achat immobilier sous le régime du bail réel solidaire (BRS) permet aux ménages modestes d’accéder à la propriété à des prix réduits. C’est un dispositif lancé par le gouvernement en 2016, qui permet l’acquisition des murs, mais pas du terrain. Autrement dit, vous achetez uniquement le logement, et vous louez à un faible coût le terrain à un organisme agréé par l’État. Encore modestes, les logements achetés via ce dispositif s’établissent à 600 en 2022, 850 depuis le lancement du dispositif. En complément, des prêts aidés comme le prêt à taux zéro (PTZ) viennent souvent alléger la charge financière des ménages, permettant de limiter l’apport initial et d’étaler les remboursements.

    Que pensez-vous des start-up qui proposent la coacquisition, dont le principe consiste à partager la propriété d’un logement avec un investisseur ou une société spécialisée ?

    Pierre Madec : Le problème de ces services, disponibles uniquement dans les grandes villes, est qu’ils augmentent la capacité d’achat dans des zones où les biens immobiliers prennent rapidement de la valeur et se revendent facilement. Cela contribue à faire grimper les prix encore davantage. Ces solutions privées, sur le long terme, n’aident pas vraiment les ménages modestes à accéder à la propriété. Ce qui pourrait davantage solvabiliser les ménages, c’est la régulation sur le prix des logements neufs ou sur les meublés touristiques !

    En 2019, environ 5 000 logements étaient proposés en leasing immobilier. En quoi cela consiste-t-il ? Est-ce intéressant ?

    Pierre Madec : Appelé location-vente ou location‑accession, ce système de location avec option d’achat permet à des ménages, souvent sans apport initial, de tester leur capacité à devenir propriétaires. Le locataire doit choisir entre deux modalités de paiement : soit payer un loyer plus élevé comprenant le prix d’achat du bien, soit payer un loyer normal pour ensuite payer le prix d’achat du bien dans son intégralité à la fin du contrat. Mais attention : les frais supplémentaires, comme ceux liés à la gestion du contrat de location-accession, peuvent alourdir la facture et prendre l’allure d’une course en avant pour les ménages modestes.

    Bien qu’encore marginal, le choix de l’habitat participatif connaît une évolution constante en France. D’où vient ce modèle ?

    En 2024, on recense plus de 1 172 projets d’habitats participatifs, une évolution de 15 % par an entre 2021 et 20248.

    Cécile Delache : Inspiré des modèles développés aux États-Unis à la fin des années 1960 puis importé en Europe, l’habitat participatif repose sur la propriété collective du foncier et permet à des groupes de personnes de partager le poids de la propriété dans un mode de vie écologique et communautaire. Ce modèle attire particulièrement les jeunes ménages et les jeunes retraités plutôt soucieux de leur impact écologique, car il s’inscrit dans une vision plus large de la société : limiter l’artificialisation des sols, mutualiser les espaces et les équipements et réduire sa consommation globale. Gare aux fantasmes cependant : l’apport pour un habitat participatif n’est pas nécessairement plus accessible que pour une propriété classique. Ce qui réduit les coûts, c’est son fonctionnement, notamment l’absence de syndic. Mais quelques freins moraux subsistent encore dans la société française, tant du côté des particuliers que des banques, encore frileuses pour accorder des prêts pour ce type de projet immobilier. Par ailleurs, l’habitat participatif demande surtout de trouver des partenaires de vie au-delà de son couple, ce qui n’est pas toujours chose aisée.

    • 1 Le parc de logements au 1er janvier 2024 | Insee, septembre 2024
    • 2 Ménage – Famille − Tableaux de l’économie française | Insee
    • 3 Inégalités d’accès à la propriété et de richesse immobilière au sein des jeunes en France, 1973-2013 | Carole Bonnet, Bertrand Garbinti, Sébastien Grobon | Ined
    • 4 L’accès à la propriété en recul depuis la crise de 2008 − Les conditions de logement en France | Insee
    • 5 Seule la moitié des ménages locataires pourraient acheter un logement adapté à leur composition familiale | Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d’Azur
    • 6 Un bon salaire ne suffit plus pour devenir propriétaire à Paris : il faut gagner presque 100 000 € brut annuel pour s’acheter un 40 m2. www.wearevirgil.com/presse-communiques/salaire-suffit-plus
    • 7 L’accès à la propriété en recul depuis la crise de 2008 − Les conditions de logement en France | Insee
    • 8 Bilan & Chiffres 2024 : une synthèse chiffrée sur les tendances et évolutions de l’habitat participatif entre 2021 et 2024 | Habitat Participatif France
  • Épargne | L’investisseur

    Épargne | L’investisseur

    L’investisseur

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  • Épargne | La fourmi

    Épargne | La fourmi

    La fourmi

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  • Épargne | L’épicurien ou l’hédoniste

    Épargne | L’épicurien ou l’hédoniste

    L’épicurien ou l’hédoniste

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  • Épargne | Le planificateur

    Épargne | Le planificateur

    Le planificateur

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  • Reprise contre bon d’achat : une nouvelle habitude de consommation ?

    Reprise contre bon d’achat : une nouvelle habitude de consommation ?

    Récupérer du budget pour racheter

    Rapporter ses anciens produits en boutique en échange d’un bon d’achat en magasin : les enseignes à proposer ce type d’offres sont de plus en plus nombreuses. Et ce, dans toujours plus de secteurs. Le prêt-à-porter a saisi le créneau il y a plus d’une décennie et représente aujourd’hui une grande partie de ce marché. Mais on retrouve des démarches similaires dans les magasins de téléphones et ordinateurs portables, cartables, et même chez les concessionnaires automobiles. Concrètement, ces bons représentent généralement un pourcentage assez faible de la valeur d’achat initiale du produit, et peuvent varier selon l’état du bien, notamment dans le cas d’appareils électroniques. En général, ces produits sont soit réinjectés sur le marché après réparation et/ou reconditionnement, soit envoyés dans des centres de recyclage lorsqu’ils sont en mauvais état. « Proposer un bon d’achat en échange est un moyen pour les marques de fidéliser leur clientèle », observe Ilfynn Lagarde, spécialiste de l’économie circulaire et fondatrice de Youzd, une plateforme d’achat et de revente d’équipement de la maison de seconde main.

    Augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs

    Qu’en est-il du consommateur ? Le premier argument mis en avant par les enseignes en faveur de ce dispositif est qu’il permet d’augmenter le pouvoir d’achat de leurs clients. « Cette stratégie marketing a un impact direct sur les prix, permettant aux consommateurs d’acheter moins cher ou plus pour le même prix », observe Béatrice Siadou-Martin, chercheuse experte en consommation responsable au sein de la Chaire Maréson à l’université de Montpellier. « Aujourd’hui, le consommateur est dans une recherche de variété », ajoute la chercheuse. Dans cette optique, lui donner la possibilité de ramener régulièrement ses achats en magasin est un moyen de concilier cette volonté avec des enjeux environnementaux de réemploi des produits. « Cela permet de capter tout le stock, notamment de vêtements et d’appareils informatiques, qui dorment trop souvent dans nos tiroirs », confirme Ilfynn Lagarde. Chaque année, les Français jettent en moyenne 200 000 tonnes de vêtements et autres accessoires vestimentaires, selon les données de Refashion. Soit environ 40 % de la production annuelle. Proposer aux consommateurs de ramener leurs achats en magasin est donc, théoriquement, une manière de faire un pas de plus dans la réduction de l’empreinte environnementale de secteurs souvent très polluants.

    Une incitation à la consommation

    Mais, nuance Ilfynn Lagarde, « le principe de réinjection dans le marché de la seconde main ne fonctionne qu’avec des objets en très bon état ou dont le prix de revente sera suffisamment élevé pour que la réparation ou le reconditionnement, qui peuvent coûter très cher, soient rentables ». Autrement dit, en ce qui concerne la « fast-fashion », dont le prix de vente initial est déjà très bas, le coût de réparation est trop élevé pour espérer lui donner une seconde vie : « Dans ce cas, il n’y a pas d’économie circulaire. » Seuls certains produits sont donc susceptibles d’être réemployés. Certaines enseignes, comme Faume pour les vêtements et Back Market pour les téléphones et ordinateurs, en ont fait leur spécialité.

    « Sur des marques low cost, on est clairement sur du greenwashing », poursuit Ilfynn Lagarde. Un greenwashing qui encourage ces enseignes à continuer de produire en masse et à polluer. En fin de compte, ce système ne pousse pas à remettre en question le modèle de la fast-fashion, intrinsèquement ultra-polluant, même si ces vêtements sont effectivement recyclés, car recycler pollue toujours plus que produire moins.

    La question de la durabilité est essentielle, même en ce qui concerne le pouvoir d’achat des consommateurs. Si ce dernier augmente effectivement sur le court terme, la reprise contre bon d’achat est néanmoins « une incitation à la consommation et à l’achat frénétique », rappelle Béatrice Siadou-Martin : « Acheter un jean pour 140 euros, mais qui durera dix ans est probablement plus rentable que d’en racheter un chaque année. Même chose pour les cartables, qui sont maintenant changés chaque année. » Difficile de savoir si, sur le temps long, le consommateur est alors effectivement gagnant.

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  • Comment la nouvelle génération gère ses économies ?

    Comment la nouvelle génération gère ses économies ?

    Depuis son enfance, Mona, 22 ans aujourd’hui, reçoit de l’argent de poche de ses parents. Quand elle avait 10 ans, la jeune Lyonnaise glissait tous les mois une pièce de deux euros dans une tirelire en forme de coffre à trésor. « Ma mère me conseillait de garder cet argent pour acheter quelque chose qui me plairait vraiment. J’ai économisé pour m’offrir un petit sac pailleté, qui devait coûter dix ou quinze euros. » Désormais, ses parents lui transfèrent 300 euros par mois sur son compte bancaire, « pour les courses, le téléphone et la carte de transport ». Mona, plus fourmi que cigale, met 20 euros de côté, parfois 30, dès qu’elle le peut, sur son livret A. L’étudiante en psychologie a déjà épargné près de 1 000 euros. « Je sais que s’il m’arrive une galère, je peux piocher dedans, explique-t-elle. Mais un jour, j’aimerais surtout acheter un appartement. »

    Des comportements éthiques et prévoyants

    Contrairement aux idées reçues, l’argent ne brûle pas les doigts des jeunes issus de la génération Z. 37 % des 18-24 ans épargneraient même déjà pour leur retraite(1). Si les jeunes adoptent désormais des comportements financiers précoces, c’est entre autres parce que la crise du Covid-19 a bouleversé leur vision de l’avenir. Selon l’enquête Gen Z : décoder les comportements financiers réalisée par le cabinet de conseil Oliver Wyman en 2023, 35 % des 18-26 ans affirment que « l’argent est une source de stress » contre 20 % chez les générations précédentes. La génération Z serait aussi « deux fois plus susceptible d’investir que les Millenials au même âge ». Quand certains, comme Mona, restent dans le circuit des produits d’épargne classiques, d’autres préfèrent se tourner vers des plateformes d’investissement éthiques : 75 % des 18-35 ans considéreraient que « tous les investissements devraient être socialement responsables aujourd’hui », d’après une étude OpinionWay pour Moka, l’une des nombreuses solutions d’investissement en ligne qui ont poussé comme des champignons ces dernières années.

    L’essor de la FinTok

    Le secteur bancaire l’a bien compris : les jeunes veulent qu’on leur parle de finance, et de préférence via le digital – 72 % d’entre eux utilisent des canaux numériques pour interagir avec leur banque, d’après le cabinet Oliver Wyman. À tel point que TikTok est devenue l’une de leurs premières sources pour s’éduquer financièrement, réunissant depuis quelques années des « finfluenceurs », soient des créateurs de contenu spécialisés dans les conseils en investissement, dont certains promettent les clés pour « devenir riche » en peu de temps. Les stars de l’investissement sur Tik Tok s’appellent Rachel Finance (près de 125 000 followers) ou Nicolas Finance (environ 485 000 abonnés), et des hashtags comme #FinTok, #moneytips ou #investing figurent parmi les plus populaires. Reste à s’assurer de la fiabilité de leurs recommandations : l’Autorité de Régulation professionnelle de la Publicité et l’Autorité des marchés financiers (AMF) ont donc créé en 2022 un « certificat d’influence responsable, option publicité financière » pour encadrer ce type d’activité. « La protection des épargnants est notre priorité », affirme Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l’AMF, sur le site de l’organisation.

    Pas une jeunesse, mais des jeunesses

    De son côté, Boris, 20 ans, pourtant « accro à TikTok et Instagram », « team “j’économise” » et « intéressé par une formation sur l’argent », s’est tenu à distance de la mode du FinTok. « Le peu de vidéos que je vois passer sont trop racoleuses », soutient l’étudiant, prudent. Il faut dire qu’à première vue, le jeune Parisien fait mentir les sondages sur la relation entre Gen Z et finance : « L’argent n’est pas spécialement une source de stress pour moi, je ne pense pas beaucoup à l’avenir, c’est trop flou, explique celui qui reçoit 750 euros par mois de ses parents pour toutes ses dépenses, et n’a jamais touché aux “grosses sommes” reçues à Noël et aux anniversaires, qu’il a placées sur son livret A. Le jour où je commencerai vraiment à travailler, je m’y intéresserai plus. Je me vois bien choisir un placement à long terme, stable, qui favorise l’innovation ou la transition écologique. » Mona, elle, ne se voit pas changer de banque pour le moment, contrairement à 30 % de ses pairs sondés par le cabinet Oliver Wyman. « Les banques en ligne, ça me fait un peu peur. C’est rassurant de pouvoir rencontrer un conseiller », se justifie la jeune femme, qui a gardé, dans un coin de sa chambre, la tirelire de son enfance en forme de coffre à trésor.

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    (1) Sondage de BPCE l’Observatoire 2024

  • Premier achat immobilier : entre rêve et réalité

    Premier achat immobilier : entre rêve et réalité

    « Je me suis toujours rêvée propriétaire, mon conjoint non. » Sonya et Maxime ont acheté leur premier bien alors qu’ils avaient 33 et 35 ans. C’est une maison de ville d’une centaine de mètres carrés, située dans la petite couronne. Ils y vivent depuis quatre ans avec leurs deux enfants. « On a cherché dans la précipitation car je suis tombée enceinte de notre cadette, et on vivait à l’époque dans un 55m2 avec deux minuscules chambres », se remémore Sonya. Les critères du couple étaient alors bien définis : trois chambres, proche des grands-parents et de l’école où était déjà scolarisé leur aîné. « On ne s’attendait pas à trouver une maison dans notre budget, avoue Maxime. Elle est loin d’être parfaite : je n’aime pas son salon sombre, vieillot, qui donne sur cour. Mais on a eu un coup de cœur pour l’étage et les grandes chambres. »

    Faire des compromis

    Quelles concessions est-on prêt à faire quand on achète pour la première fois ? Si dans le cas de Maxime, c’est un salon dans son jus qu’il a fallu accepter, Claire, responsable de chaîne d’approvisionnement de 31 ans, a transigé sur l’esthétisme. « Je me rêvais dans de l’ancien, j’ai fini par acheter du neuf. » La trentenaire vit dans un appartement en rez-de-chaussée d’environ 50 m2 en Isère. « C’était un achat de raison, pas un achat coup de cœur. J’avais visité beaucoup de biens avant, et il y avait toujours quelque chose qui clochait. » Selon la salariée, la clé d’un achat réussi est de prendre son temps pour la recherche. Et, si possible, de se faire accompagner de personnes qui s’y connaissent afin d’éviter les déconvenues.

    Claire a par exemple eu la mauvaise surprise de découvrir, a posteriori, que les canalisations de son nouveau logement étaient vétustes. Après deux ans passés dans l’appartement, elle cherche aujourd’hui à déménager. « Le premier bien que tu achètes, c’est ta version test : il faut y vivre, y évoluer, pour te rendre compte réellement de tes besoins et de ce qu’il te manque. Tu cherches un salon ouvert sur la cuisine parce que tu trouves ça joli dans l’idée, puis tu te rends compte que tu ne peux pas bouquiner sans baigner dans les odeurs de cuisson. Donc tu penses à nouveau tes critères. Tu apprends à te découvrir toi-même, tu affines tes envies. »

    Décrocher le bien de ses rêves

    En France, 61 % des Français souhaitent un jour devenir propriétaires(2). Dans trois cas sur quatre, ils se rêvent dans une maison individuelle plutôt qu’en appartement, et cherchent de l’ancien (46 %). Mais pour concrétiser son projet, il faut d’abord pouvoir le financer, rappelle Cécile, praticienne en médecine chinoise de 41 ans. « Cela fait trois ans qu’on cherche. On a fait plusieurs tentatives d’achat en habitat partagé, qui n’ont jamais abouti. Vu la conjoncture et l’augmentation délirante des taux, plus personne n’a accès au crédit. » La quadragénaire et son conjoint ont pourtant fini par trouver, abandonnant l’idée du logement collectif. « On achète une ancienne ferme traditionnelle avec une grange et un terrain à 20 minutes de Grenoble. La maison était en vente à 280 000 euros, il y avait des travaux à faire et on n’avait pas le budget. On a fait une offre à 251 000 euros, qui a été acceptée. On n’a pas encore bouclé le financement, mais on passe par un courtier qui nous a trouvé un emprunt de 186 000 euros avec un taux à 4,25 %. » Si c’était à refaire, Cécile aurait plutôt commencé par là. « C’est mieux d’aller à la banque en amont, de savoir précisément ce qu’on peut emprunter et ce à quoi on a droit. Les recherches prennent du temps, mais quand on trouve, il vaut mieux être opérationnel pour éviter que le bien ne nous passe sous le nez. »

    D’autant plus qu’obtenir un prêt peut se révéler un véritable parcours du combattant. Sonya et Maxime en ont fait l’expérience : « Notre souci, c’est que malgré nos salaires corrects, on était tous les deux travailleurs indépendants. Heureusement, la banque a fini par nous accorder un emprunt sur 25 ans. » Puis, une fois le financement sécurisé, reste l’étape cruciale de voir son offre acceptée. Tous les moyens sont alors bons pour se démarquer. « On a écrit une lettre de trois pages aux propriétaires pour leur dire où on en était dans nos vies, les projets qu’on avait pour cette maison, raconte Cécile. Ça les a touchés, ce qui a fait pencher la balance en notre faveur. » Contrairement aux statistiques nationales, la jeune quadragénaire n’avait pourtant jamais aspiré à devenir propriétaire. « Depuis toute petite je trouvais ça absurde, c’était pour moi un non-sens total de s’endetter sur autant d’années, je voyais ça comme un engagement horrible. Mais ce sont les projets de bricolage qu’on a imaginés pour cette maison et ma liberté de pouvoir façonner quelque chose à notre image qui m’ont séduite. »

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    (1) https://www.pretto.fr/acheteur-immobilier/profil/age-median-devenir-proprietaire-2023/

    (2) https://harris-interactive.fr/opinion_polls/barometre-habitat-edition-2023/

     

  • La méthode des enveloppes pour gérer son budget : quel intérêt ?

    La méthode des enveloppes pour gérer son budget : quel intérêt ?

    Barbara a commencé à utiliser la technique des enveloppes budget il y a trois ans, alors qu’elle était enceinte de son troisième enfant, que cette fois-ci, elle attendait seule. La nécessité de faire des économies durant sa période de congé parental s’imposait : « J’allais faire face à une perte de revenus conséquente », anticipe à l’époque cette tractoriste aux revenus modestes, qui vit dans la campagne girondine. Habituée des chèques reportés, elle souhaite surtout rompre avec ce cercle vicieux. Alors un jour, elle se décide : elle se met à la méthode des enveloppes budget, plébiscitée par des dizaines de milliers d’internautes qui partagent leur expérience sur les réseaux sociaux.

    L’objectif est simple, mais plutôt fastidieux : faire une analyse sur six mois des dépenses du foyer et les regrouper par catégorie.

    Alimentaire, vêtements des enfants, loisirs, imprévus… Désormais, tout est passé au crible, pour mieux respirer quand arrive la fin du mois. Pour cela, le principe est de retirer à la banque en début de mois des espèces pour visualiser son budget et les répartir dans des enveloppes réservées à chaque catégorie de dépense pour éviter les écarts. La promesse ? Quand on a de l’argent en espèces, on contrôle plus. Et les petites économies réalisées chaque mois ont beaucoup plus de vertus qu’elle ne croyait. « Pour Noël, d’habitude j’ai 20 à 30 euros par enfant. Mais depuis les enveloppes budget, j’ai pu offrir une console de jeux vidéo portable à mes enfants ! », assure-t-elle, le sourire aux lèvres. Barbara est ainsi parvenue à mettre 300 euros de côté grâce aux enveloppes et son découvert de 600 euros a été résorbé.

    Une influence grandissante sur les réseaux sociaux

    Deux ans plus tard, elle décide de partager son travail sur Instagram. « Je l’ai fait avant tout pour booster ma rigueur », assure-t-elle. En quelques mois seulement, elle passe de 3 500 à 17 000 abonnés. Très vite, elle reçoit des centaines de messages de remerciements. « Des femmes, en grande majorité, me disent : “Merci, votre contenu m’inspire, me motive à sortir de la galère financière.” Quand on baisse les bras, ces petites vidéos sont un coup de pouce ». Divorce, maladie, chômage, les comptes dédiés à cette méthode de gestion budgétaire sont aussi l’occasion pour de nombreuses personnes de partager les tourments de la vie quotidienne par message privé. Mais qui dit abonnés, dit influence. Parmi les comptes qui promeuvent la méthode des enveloppes budgétaires, certains sont devenus viraux et comptent des centaines de milliers d’abonnés. Un succès qui permet de vendre des trieurs, classeurs et enveloppes budget selon sa propre méthode, ou même d’accompagner des familles dans la gestion de leur budget.

    Un métier à part entière ?

    C’est d’ailleurs devenu le métier d’Anna, 42 ans, qui vit à Vitrolles. Sur son compte, elle cumule 100 000 abonnés et a même publié un livre chez Larousse, Mieux gérer mon argent pour vivre mieux. Elle s’est lancée dans l’arène des enveloppes budgétaires en 2019 pour partager ses problèmes financiers. « J’avais des crédits à la consommation et une négligence vis-à-vis de la gestion de mon argent. Tant que j’avais de l’argent, je dépensais », se souvient Anna. De 17 000 euros de dettes, elle a réussi à revenir à zéro. Forcément, ce défi l’a rendue populaire. Elle vend désormais des formations, des livres, mais aussi ses cahiers budgétaires. Elle en écoule 3 000 chaque année.

    Les économies que provoquerait la méthode des enveloppes budgétaires ne mettent pas tout le monde d’accord. « On propose une méthode pour sortir les gens de la galère, alors ça me dérange que certains gagnent de l’argent sur le dos de personnes qui n’en ont pas », dénonce Barbara, qui déclare ne tirer aucun revenu de ses contenus sur les réseaux sociaux, mis à part des primes de parrainages avec quelques marques vendues en grande distribution.

    Se prémunir de l’obsession

    D’origine polonaise, Anna fut d’abord étonnée du tabou qu’ont les Français avec l’argent. « En France, on ne parle pas de nos galères avec nos proches, on ne demande pas à nos copines : montre-moi comment tu gères ton budget. Je suis très contente qu’il y ait de plus en plus de comptes qui font changer ça. » Dans le lot des followers, évidemment, il y a aussi parfois un peu de curiosité malsaine. « Les gens se comparent, regardent combien on paye nos abonnements téléphoniques, ce qu’on fait de notre temps libre… », reconnaît Anna. Barbara reconnaît aussi que cette méthode peut parfois virer à l’obsession : « Je vérifie mes comptes au moins une fois par jour. Le compte Instagram me sert de catalyseur. » Pourtant, conclut Anna, cette méthode permet « de travailler sa relation avec l’argent ».

    En étant très concrète, elle permet que l’argent soit moins virtuel, ainsi chaque dépense est immédiatement perceptible et chaque économie aussi.

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  • 10 astuces pour faire des économies chaque mois

    10 astuces pour faire des économies chaque mois

    1 Listez

    Vous ne pourrez économiser efficacement que si vous avez une idée claire et précise de vos revenus et dépenses mensuels. Prêt immobilier ou loyer, courses alimentaires, inscriptions scolaires et cantine, abonnements téléphoniques… Reportez tout sur tableur ou sur papier afin de mieux visualiser les postes de dépenses habituels et organiser votre budget.

    2 Priorisez

    Le secret des économies étant de limiter vos dépenses, définissez les postes sur lesquels vous ne pouvez pas opérer de coupes (santé, école, etc.) et ceux qui, au contraire, supporteraient d’être un peu allégés (restaurant, loisir, shopping, etc.).

    4 Débranchez

    Imprimante, console, télévision, ordinateur… Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la puissance totale des veilles cachées pour un foyer (15 à 50 équipements par foyer !) dépasse souvent 50 W, soit plus de 80 € d’économies par an si vous supprimiez toutes ces dépenses fantômes.

    44 %

    des Français déclarent avoir mis de l’argent de côté au cours des six derniers mois.* 

    6 Entretenez

    Un robinet qui goutte = 42 000 litres d’eau gaspillés par an (1). Une chasse d’eau qui fuit = 219 000 litres perdus. Une mauvaise isolation = 30 % de chaleur qui s’envole par le toit. Faites vérifier régulièrement vos canalisations et autres installations pour vous assurer de ne pas laisser ces énergies (et vos sous !) partir en fumée.

    7 Informez-vous

    Musées gratuits le premier dimanche du mois, portes ouvertes, événements libres d’accès… Pour être informé des milliers de bons plans existants pour se faire plaisir sans dépenser un sou, n’hésitez pas à vous inscrire aux newsletters, échanger sur des forums et vous abonner aux pages des communautés qui vous intéressent (étudiants, jeunes parents, seniors…).

    À SAVOIR

    Votre véhicule vous est indispensable ? Pour trouver la station essence la moins chère proche de chez vous, rendez-vous sur le site officiel du ministère de l’Économie et des Finances.

    8 Dépensez… vous !

    Besoin d’une nouvelle voiture, vraiment ? Et si vous optiez plutôt pour le vélo pour les petits trajets du quotidien ? Entre le carburant, l’assurance et les frais d’entretien, une voiture coûte en moyenne 4 800 € (2) chaque année à son propriétaire. Vous économiseriez même en salle de sport et en médecin ! Sinon, il reste les transports en commun.

    9 Achetez moins

    Cela ne signifie pas d’arrêter de consommer mais d’apprendre à ne pas/plus céder aux achats impulsifs et à se poser les bonnes questions avant toute acquisition, quel que soit le montant du produit : en ai-je vraiment besoin ? Combien de fois vais-je m’en servir ? Est-il plutôt possible de réparer l’ancien ? Bref, réfléchissez et soupesez systématiquement.

    10 Achetez mieux

    Plutôt que de tout acheter neuf donc plus cher, privilégiez les produits de seconde main. Une famille nombreuse à nourrir ? Beaucoup de grandes surfaces peuvent proposer des produits proches de la date de péremption avec des promotions intéressantes. Pour les objets et appareils qui ne servent qu’occasionnellement, sollicitez votre cercle d’amis, un réseau de voisins ou des plateformes de location entre particuliers.

    L’Essentiel de l’article

    • Listez vos revenus et charges mensuels pour visualiser votre budget.
    • Sélectionnez vos priorités et réduisez vos dépenses.
    • Pensez économie collaborative et modes de consommation alternative.
    • Comparez chaque année vos contrats avec l’offre de la concurrence.

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    *Ipsos 2022
    Sauvez votre argent ! (édition Robert Laffont) de Marc Fiorentino, spécialiste des marchés financiers.
    Chiffres sur la consommation des ménages français sur le site de l’Ademe
    Enquête Ipsos « Les Français, l’épargne et l’assurance-vie » pour la Fédération française de l’assurance – 30 mars 2017.
    (1) Ademe.
    (2) Automobile Club Association.

    * Les produits et services décrits sont accordés selon la réglementation en vigueur et les modalités définies dans la Note d’information ou les Conditions générales, Conditions particulières et Guide tarifaire en vigueur.
    Les contrats d’épargne assurance-vie distribués par la Macif sont assurés par Mutavie SE, société européenne à directoire et conseil de surveillance. Entreprise régie par le Code des assurances au capital de 46 200 000 €. RCS Niort B 315 652 263. Siège social : 9, rue des Iris, CS 50000 – Bessines – 79088 Niort Cedex 9. Le contrat d’épargne retraite Multi PERP est un produit souscrit par l’Ageper – Association pour la gestion de l’épargne retraite (association loi 1901). Siège social : 9, rue des Iris – CS 50000 – 79000 Bessines.
    Socram Banque, société anonyme au capital de 70 000 000 €. RCS Niort 682 014 865. Siège social : 2, rue du 24-février CS 90000 – 79092 Niort Cedex 9. Mandataire d’assurance n° Orias 08044968 (www.orias.fr).