Catégorie : Gérer mon patrimoine

  • Qu’est-ce que la crypto-monnaie ?

    Qu’est-ce que la crypto-monnaie ?

    Le marché de la crypto-monnaie est en forte croissance ces dernières années, mais il représente autant d’opportunités d’investissements que de risques. Il convient donc d’être vigilant. Voici ce qu’il faut savoir avant d’investir dans les monnaies numériques.

    1 Qu’est-ce que la crypto-monnaie ?

    « La crypto-monnaie est une monnaie virtuelle numérique, non émise par une entité gouvernementale ou financière (État ou banque). Il s’agit d’un système nommé pair-à-pair, qui n’utilise ni monnaies, ni billets de banque », explique Benjamin Sultan, trader professionnel. « Cette monnaie numérique repose sur un réseau de chaînes de blocs (ou blockchain). Il s’agit d’une base de données décentralisée et sécurisée, qui ne peut être ni falsifiée, ni modifiable ». Ainsi, la crypto-monnaie est accessible aux actionnaires (personnes ou entreprises) à tout moment et de n’importe où. « Vous êtes votre propre banque, personne ne peut vous empêcher de l’utiliser. Et personne ne contrôle les échanges entre utilisateurs », poursuit le spécialiste.

    Chiffre-clé

    En 2022, le marché total des crypto-monnaies est évalué à un peu plus de 1 500 milliards(1) dollars.

    2 Quels sont les différents types de crypto-monnaies ?

    « Il existe plusieurs sortes de crypto-monnaie, explique Benjamin Sultan. Chaque crypto-monnaie, qui est une devise, a sa propre spécificité au même titre que l’euro, le dollar, le yen par exemple… Le bitcoin est aujourd’hui la reine de la crypto-monnaie, créé par le Japonais Satoshi Nakamoto en 2009. Il s’agit du réseau le plus grand et le plus sécurisé. Le créateur a décidé qu’il y aura un nombre limité de bitcoins en circulation : soit 21 millions maximum. 19 millions sont émis aujourd’hui ». Parmi les crypto-monnaies aussi leader sur le marché : l’ethereum (ETH, Ether ou Ethereum) qui arrive en seconde place, et le ripple (XRP).

    Chiffre-clé

    8 %(2) des Français possèdent des crypto-monnaies, et 30 % envisagent d’en acheter.

    3 Comment obtient-on de la crypto-monnaie ?

    Pour obtenir de la crypto-monnaie, « il suffit de créer un compte sur une plateforme web dédiée et sécurisée, de s’identifier, et de déposer des euros (pas de montant minimum) pour acheter des crypto-monnaies », indique Benjamin Sultan, qui utilise la plateforme d’échange Binance. En 2022, si vous souhaitez acheter l’une des principales crypto-monnaies, vous devrez dépenser environ 29 615,56 dollars pour un bitcoin, 1 764,57 dollars pour un Ethereum, 1 dollar pour un Tether ou un USD Coin et 280,52 dollars pour un Binance coin (BNB). À noter que le prix de chaque crypto-monnaie peut monter et descendre en fonction de l’offre et de la demande. Par exemple, la variation journalière moyenne du bitcoin est de +0,3 %(3).

    4 Comment utilise-t-on la crypto-monnaie ?

    Les crypto-monnaies n’ont aucun lien avec l’économie réelle ni les monnaies d’État (euro, dollar, livre…). Elles ne subissent pas les taux de change ni les taux d’intérêt imposés par les banques par exemple.

    Depuis 2009, la crypto-monnaie relève essentiellement du domaine spéculatif. C’est-à-dire qu’on achète de la monnaie virtuelle dans le but d’en tirer profit lorsque son prix augmentera. C’est une source d’investissement. « Pour 95 % des utilisateurs, il s’agit de la revendre plus cher, plus tard pour faire de la plus-value, souligne Benjamin Sultan. Dans les pays occidentaux, la crypto-monnaie n’a pas vocation à être utilisée. Quelques bars à Paris l’acceptent, et prochainement un grand centre commercial. Ça se diffuse progressivement. Par contre, au Salvador (Amérique centrale), on peut utiliser le bitcoin comme monnaie légale. Aux États-Unis, des biens immobiliers sont achetés en crypto-monnaie », explique-t-il.

    5 Quels sont les risques ?

    Le marché des crypto-monnaies est beaucoup plus volatil que la finance traditionnelle. Il y a donc un risque de perdre votre capital. Pour preuve, depuis 2021, toutes les monnaies virtuelles ont fortement chuté. Ainsi, le bitcoin est passé de 69.000 dollars(4) fin 2021 à 29.000 dollars en juin 2022, soit une baisse de 58 %. Ce crypto-krach a fait chuter le capital de nombreux investisseurs. Soyez donc prudent si vous souhaitez vous lancer dans vos premiers investissements.

    « Ce marché peut aussi entraîner un risque d’addiction, car il pousse à miser de l’argent. On peut obtenir de gros gains, mais essuyer aussi de grosses pertes. D’où l’importance de bien se faire accompagner par des professionnels. Ils sont les mieux placés pour vous conseiller dans vos investissements », explique le spécialiste.

    VOUS VOULEZ ÉPARGNER L’ESPRIT TRANQUILLE ?

    La crypto-monnaie peut présenter des risques. Si vous préférez une épargne plus rassurante, optez pour le fonds euros du contrat d’’assurance-vie de la Macif*.

     

    *La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    L’Essentiel de l’article

    • Le bitcoin est aujourd’hui la reine de la crypto-monnaie.
    • La crypto-monnaie relève essentiellement du domaine spéculatif.
    • Le marché des crypto-monnaies a une forte volatilité, il y a donc un risque de perdre son capital.

    (1) CoinGecko, Cours des crypto-monnaies par capitalisation boursière

    (2) ADAN-KPGMG, La crypto en France, 2022

    (3) Cointribune, Bitcoin (BTC) : ce que révèlent les statistiques des variations, 2021

    (4) CoinGecko, Bitcoin (BTC)

  • Devenir propriétaire : 5 bons plans pour accéder à la propriété immobilière

    Devenir propriétaire : 5 bons plans pour accéder à la propriété immobilière

    1 Bénéficier d’aides pour accéder à la propriété à coût maîtrisé

    L’État propose plusieurs dispositifs pour vous aider à acheter votre premier bien immobilier. Parmi eux, le PTZ (Prêt à Taux Zéro) (1), qui vous permet, selon vos revenus, de financer une partie de l’achat ou de la construction de votre résidence principale. Le PTZ peut se cumuler au PAS (Prêt d’Accession Sociale) (2), accordé aux familles ayant des revenus modestes souhaitant acquérir ou faire construire leur résidence principale. D’autres critères tels que la localisation du futur logement et le nombre d’occupants entrent en compte.

    Sous certaines conditions, vous pouvez également bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 % (contre 20 % normalement) (3) si vous achetez un logement neuf en zone dite ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) ou en QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville).

    Vous souhaitez assurer votre logement ?

    Le contrat Macif Habitation vous permet d’assurer une résidence principale ou secondaire, un logement mis en location voire même une maison en construction. Choisissez la formule qui vous convient.

    2 Placer son argent pour se constituer un apport personnel

    Autre astuce : épargner grâce à différents supports d’investissement comme le Livret A ou le Livret d’Épargne Populaire (LEP) pour vous créer un apport personnel dans le but de vous constituer un patrimoine immobilier. S’il n’est pas obligatoire, l’apport personnel peut servir à payer les frais liés à l’emprunt (frais de notaires et/ou de garanties, caution, etc.). Sans compter qu’il permet également d’obtenir un taux plus intéressant auprès de votre banque et d’augmenter votre capacité d’emprunt !

    Bon à savoir

    Pour bénéficier d’un placement plus rémunérateur que l’épargne bancaire, vous pouvez souscrire un contrat d’assurance vie ou opter pour l’épargne salariale (dispositif d’épargne collectif proposé par certaines entreprises).

    3 Se faire accompagner par un courtier pour obtenir le meilleur financement

    Spécialiste du crédit immobilier, le courtier contacte les banques et autres organismes financiers pour vous aider à obtenir le meilleur taux d’intérêt pour votre prêt et trouver la solution de financement optimale pour votre projet immobilier. Faire appel aux services d’un courtier n’est pas réservé aux plus aisés et peut permettre de faire des économies en réduisant considérablement votre dette.

    4 Acheter de particulier à particulier pour faire des économies

    En passant par une agence pour l’achat d’un bien immobilier, vous payez les honoraires de l’agent immobilier. Ces frais correspondent à une somme fixe ou à un pourcentage du prix de vente final. Acheter directement auprès d’un particulier vous permet donc de faire des économies non négligeables.

    Néanmoins, l’agent immobilier a un devoir de conseil et vous permet de gagner du temps. En effet, celui-ci vous propose une liste de biens répondants à vos souhaits, et vous évite de passer des heures à trier les petites annonces. Il vous garantit également d’acquérir votre bien au juste prix, sans avoir à étudier le marché immobilier. L’achat entre particuliers permet donc de faire des économies, mais certaines précautions sont à prendre afin de déjouer les pièges et d’acheter en toute sérénité.

    5 Choisir la location-accession pour devenir propriétaire progressivement

    Le prêt social location-accession (PSLA) vous permet d’acheter le logement que vous occupez après l’avoir loué pendant un certain temps. Vous signez d’abord un contrat de location-accession avec le propriétaire, qui s’engage à vous transférer la propriété du logement au terme d’une période donnée et moyennant un prix préalablement fixé. Pendant cette location, vous versez chaque mois une somme au propriétaire, intégrant le prix du loyer fixé et une avance sur le prix de vente. À l’issue de la période dite de jouissance, vous pouvez décider d’acquérir le logement en signant un contrat de vente.

    Le cas échéant, le montant que vous avez déjà réglé au titre de l’avance sera déduit du prix de vente. Ce dispositif réservé aux ménages aux revenus modestes, permet d’accéder à la propriété grâce à un prix de vente attractif, un prêt aux mensualités avantageuses et une exonération de taxe foncière pendant 15 ans (4).

    Comment trouver un bien immobilier à acheter ?

    La Macif vous guide dans votre projet.

    L’Essentiel de l’article

    • Profitez des financements aidés pour acquérir votre premier bien immobilier.
    • Dénichez le meilleur taux immobilier grâce à un courtier.
    • Envisagez l’achat de particulier à particulier ou optez pour la location-accession.

    1) service-public.fr, Prêt à taux zéro (PTZ), 2020

    2) service-public.fr, Prêt d’accession sociale (PAS), 2020

    3) ANRU, TVA à taux réduit pour l’accession à la propriété en « zones ANRU »

    4) bofip.impots.gouv, IF – Taxe foncière sur les propriétés bâties – Champ d’application et territorialité – Exonération temporaire de longue durée en faveur des constructions de logements faisant l’objet d’un contrat de location-accession, 2020

  • 1er achat immobilier en copropriété ? Vérifiez tout avant de signer !

    1er achat immobilier en copropriété ? Vérifiez tout avant de signer !

    Ça y est ? Vous avez enfin trouvé l’appartement idéal ? Avant de signer pour l’achat de votre futur logement, restez tout de même attentif à certains points. Se contenter des diagnostics immobiliers obligatoires ne suffit pas, il vous faut élargir les domaines de vérification pour avoir une vision globale de l’état du bien.

    1 Acheter au juste prix

    Informez-vous sur le prix pratiqué au mètre carré dans le secteur pour un bien équivalent à celui que vous projetez d’acquérir. Vous serez ainsi certain d’acheter au prix du marché. Demandez au vendeur, ou à l’agence immobilière, l’attestation de surface privative « loi Carrez » pour connaître le chiffrage précis de la surface habitable des parties privatives, notamment celles disposant d’une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 m.

    De plus, pensez à vérifier que les parties annexes au logement (cave, garage…) font bien partie du lot que vous achetez. Si votre appartement comprend une terrasse ou un jardin, il faudra se reporter au règlement de copropriété et à l’état descriptif de division pour en connaître les modalités d’usage.

    Pensez aussi à vérifier avec le notaire qu’il n’y a pas de servitude, de type droit de passage dans votre jardin.

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    2 Se renseigner sur la copropriété

    Avant d’investir, demandez au propriétaire de vous transmettre une copie des procès-verbaux des trois dernières assemblées générales de la copropriété. Ils vous donneront des informations partielles sur les projets et problèmes récemment rencontrés par la copropriété. Vous pourrez savoir quels ont été les derniers travaux réalisés et lesquels sont prévus. Les travaux votés avant la vente seront à la charge du vendeur – dans la limite du budget prévisionnel établi alors, même si les travaux sont effectués lorsqu’il n’est plus copropriétaire. Dans certains cas, un arrangement entre le propriétaire et l’acquéreur peut être aménagé et devra faire l’objet d’une clause devant notaire.

    Si vous avez l’intention d’effectuer d’importants travaux dans votre logement, vous aurez besoin de l’accord de l’assemblée générale. Il peut être utile de connaître ses habitudes dans cette situation.

    Lire aussi : Devenir propriétaire jeune fait-il toujours rêver ?

    6 sur 10

    58 % des ménages français sont propriétaires de leur résidence principale.**

    3 Ausculter l’environnement

    L’environnement immédiat du logement est l’un des critères qui conditionne la valeur de votre futur bien. Il est donc essentiel de vous assurer de la qualité de celui-ci en détaillant certains aspects : la proximité des transports en commun, des parcs, des écoles et des commerces sont des atouts. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des voisins ou des commerçants afin de vous faire une idée juste des avantages ou des défauts du quartier, des nuisances possibles, etc.

    4 Prendre en compte l’urbanisme

    Le quartier que vous appréciez aujourd’hui va-t-il demeurer ainsi ? Pour connaître les projets de construction et d’aménagements prévus à proximité, vous pouvez consulter librement et gratuitement à la mairie le POS (Plan d’occupation des sols) et le PLU (Plan local d’urbanisme).

    Pensez également à vérifier le règlement d’urbanisme si vous-même envisagez certains travaux (changer de volets, repeindre la façade…), car des réglementations spécifiques existent selon les quartiers. Une clause « harmonie de l’immeuble » décidée par la copropriété peut également fortement limiter la liberté du propriétaire dans ses choix.

    Lire aussi : Premier achat immobilier, entre rêve et réalité

    5 Faire le point sur les charges

    Outre le prix d’achat, ne mésestimez pas les charges afférentes tels que les impôts fonciers (taxe foncière et taxe d’habitation) ou les charges de copropriété. Elles pourraient se révéler, le cas échéant, plus coûteuses que prévu et alourdir votre budget. Le plus simple est de demander au vendeur des copies des relevés de charges sur les trois dernières années.

    N’oubliez pas non plus d’intégrer au coût réel de votre acquisition les frais d’acquisition inhérents (comme les frais de notaire, qui représentent généralement 7 % à 9 % du prix de vente d’un logement ancien).

    Besoin d’assurer un bien en copropriété ?

    Macif Habitation vous propose une assurance pour les propriétaires non occupant, y compris s’il s’agit d’un appartement ou d’une maison en copropriété.

    L’Essentiel de l’article

    • Comparer les prix au mètre carré du quartier.
    • S’informer des nuisances auprès du voisinage.
    • Vérifier le règlement de copropriété et l’état descriptif de division.
    • Étudier les plans d’urbanisme en cours ou à venir.
    • Estimer les charges en lien avec votre futur logement.

    * Sous conditions et selon le profil de l’emprunteur.

    ** Source : Insee, 2020.

  • Livret Jeune, livret A, assurance-vie… Épargnez comme vous êtes !

    Livret Jeune, livret A, assurance-vie… Épargnez comme vous êtes !

    1 Moins de 25 ans : le B-A BA de l’épargne

    Étudiant ou jeune actif, votre petit budget ne vous empêche pas d’avoir des projets ! Frais de scolarité, loyer, scooter, week-ends… Avoir quelques centaines d’euros de côté permet de faire face aux imprévus et de profiter de la vie sans risquer la banqueroute.

    Les projets types

    • Payer une facture imprévue, s’offrir un nouveau smartphone, partir en week-end.
    • Acheter sa première voiture, commencer à épargner pour un projet immobilier.

    Le conseil de l’expert

    Il n’y a pas d’âge pour commencer à se constituer une épargne, mais le plus tôt est le mieux ! Opter pour l’épargne de précaution avec des versements à partir de 10 euros sur un livret bancaire, comme un Livret Jeune ou un livret A (1), est essentiel pour absorber les imprévus et pour se faire plaisir ! Pour les projets plus lointains, les placements en assurance-vie restent accessibles : ils permettent d’épargner des sommes plus conséquentes tout en offrant des rendements supérieurs au livret A.

    Épargner en aidant les autres, c’est possible !

    Avec le Livret Solidaire Macif, vous pouvez reverser tout ou partie des intérêts à des associations.*

    2 25-45 ans : épargner pour se construire un patrimoine

    Une fois que vous êtes installé(e), les projets se bousculent et s’inscrivent souvent dans le long terme. Les solutions d’épargne doivent offrir la souplesse nécessaire pour couvrir tous les besoins au fil du temps.

    Les projets types

    • Acheter un logement.
    • Financer les études des enfants.

    Le conseil de l’expert

    Il vous est possible d’ouvrir autant de contrats d’assurance-vie que vous le souhaitez en fonction de la nature de vos projets. L’épargne est une course de fond : plus on s’inscrit dans un temps long, moins l’effort est important et plus le bénéfice est grand. Par exemple, c’est une bonne idée d’ouvrir un contrat d’assurance-vie dès la naissance de votre enfant en instaurant des versements mensuels dès 50 euros par mois. De quoi anticiper le financement du permis de conduire ou des études.

    21,3 % du revenu disponible brut

    C’est le taux d’épargne moyen des ménages Français en 2020. Mais il faut noter que seulement 30 % des Français ont épargné 70 % des 111 milliards d’euros d’épargnes supplémentaires. La majorité des Français n’ont pas pu mettre d’argent de côté en 2020 à cause de la crise sanitaire.. (1)

    3 45-65 ans : objectif retraite avec l’assurance-vie

    Les enfants ont grandi et le remboursement du logement est en bonne voie. Vous êtes en deuxième partie de carrière professionnelle, la retraite se profile et le maître mot est l’anticipation.

    Les projets types

    • Se créer une épargne pour la retraite.
    • Soutenir les enfants dans leur entrée dans la vie d’adulte.

    Le conseil de l’expert

    On ne se rend pas toujours compte de la perte de revenus qu’occasionne le départ à la retraite. Pour maintenir votre niveau de vie, il vous faut une épargne importante et, là encore, commencer tôt est le secret ! Généralement dès 45 ans, mais rien n’empêche de démarrer encore plus jeune. L’assurance-vie est une solution souple et performante qui convient parfaitement à ce type d’épargne.

    4 65 ans et plus : l’épargne pour profiter et transmettre

    Les tracas de la vie professionnelle sont derrière vous ! C’est le moment de souffler et de profiter de cette nouvelle étape. Vous avez besoin d’une épargne à la fois pour compléter vos revenus et financer vos projets, mais aussi pour prévoir la transmission de votre patrimoine.

    Les projets types

    • Maintenir son niveau de vie après le départ à la retraite.
    • Déménager au soleil ou se rapprocher des enfants.
    • Anticiper une situation de dépendance.

    Le conseil de l’expert

    Comme pour le financement de projets, la transmission de patrimoine doit s’anticiper pour se faire dans les meilleures conditions. L’ouverture d’un nouveau contrat d’assurance-vie est très intéressante, puisqu’elle permet de transmettre jusqu’à 152 500 euros sans droits de succession à chacun de ses bénéficiaires. Seule condition : que les versements aient été faits avant 70 ans. Pensez aussi à vérifier régulièrement votre clause bénéficiaire pour la mettre à jour si votre situation a changé.

    * Les livrets d’épargne bancaire sont accordés selon la réglementation en vigueur et les modalités définies dans les Conditions générales Épargne et dans le Guide tarifaire disponibles sur macif.fr
    ** Le Livret Solidaire Macif est accordé dans les conditions et limites définies dans les Conditions générales Épargne et le Guide tarifaire en vigueur. Les intérêts perçus sont soumis à la fiscalité en vigueur, sauf ceux versés à l’une des trois associations proposées.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Les livrets d’épargne constituent une épargne pour financer les premiers projets ou les aléas du quotidien.
    • L’assurance-vie permet de se constituer un patrimoine en vue d’un projet de long terme ou de court terme.
    • L’assurance-vie est aussi un bon moyen de se constituer un complément de revenu pour la retraite.

    (1) Insee, 2021
  • Location solidaire : des avantages pour les propriétaires et les locataires

    Location solidaire : des avantages pour les propriétaires et les locataires

    Il n’est pas toujours facile pour un propriétaire de choisir son ou ses futurs locataires. Donner un coup de pouce à une famille aux ressources financières limitées ou choisir un profil a priori plus sûr ? Bonne nouvelle, une solution existe pour louer en toute sérénité. Le dispositif Solibail joue le rôle d’intermédiaire entre associations agréées et « candidats » à un logement, via un contrat sécurisé. Une bonne occasion d’être solidaire, mais aussi de voir son logement occupé et entretenu toute l’année.

    1 Sécurité et tranquillité pour les propriétaires

    L’avantage du dispositif Solibail ? Un loyer versé par l’association, qui gère aussi l’entretien du logement. Lorsqu’il décide de mettre à la location ses 13 appartements à Saint-Laurent-du-Var (06) il y a quelques années, Michel Herbert comprend très vite qu’il a tout à gagner en optant pour Solibail.

     

    Une rénovation des biens financée

     

    Le deal : une rénovation de ses biens payée à hauteur de 42 % par l’Agence Nationale de l’Habitat et la Métropole en échange de leur mise en location estampillée Soliha, structure qui favorise l’accès au logement « des personnes défavorisées, fragiles ou vulnérables ». « Je loue certes un peu moins cher, mais je bénéficie d’une déduction d’impôts à hauteur de 75 % sur mes revenus locatifs. Financièrement, je suis gagnant », explique le sexagénaire.

    Chiffre clé

    Selon la localisation de votre logement, vous pouvez bénéficier de déductions fiscales allant jusqu’à 85 % de vos revenus locatifs. (1)

    Une gestion des biens assurée

     

    Le dispositif Soliha assure également aux propriétaires une certaine sécurité et tranquillité d’esprit quant à la gestion de leur bien. « Grâce au contrat signé avec Soliha, j’ai la certitude que mes biens seront loués durant six ans. Normalement, il y a toujours un peu de travaux à faire entre deux locataires, et ce n’est pas toujours simple d’en retrouver de nouveaux. Là, je ne m’occupe de rien. L’association remet le logement en état, effectue des travaux de rénovation énergétique si besoin, puis le reloue directement. Ce dispositif m’a libéré des contraintes liées à la location de mes appartements, et me permet d’aider des familles ou des jeunes en difficultés à se loger. »

    Le saviez-vous ?

    Pour louer solidaire, un propriétaire doit proposer un logement allant du studio au 5 pièces, non meublé, et satisfaisant aux normes sanitaires et sécuritaires. (1)

    2 Changement de vie pour les locataires

    Sécurité des loyers, maintien du logement en état, optimisation de son occupation, possibilité d’aides et de déduction fiscales : la location solidaire a de quoi susciter l’intérêt des propriétaires. Même son de cloche du côté des locataires, qui voient parfois des situations très périlleuses se débloquer. « Avec mes trois enfants, nous avons été plusieurs années sans logement », explique Vera Prokopyshina (Cannes, 06), qui a habité dans des hôtels, puis dans des foyers après une séparation difficile.

    Un locataire solidaire peut être n’importe qui : une mère isolée, un travailleur précaire, ou encore un couple en difficulté. Aucun critère n’est exigé pour accéder à un logement solidaire. Chacun peut y prétendre et déposer un dossier de candidature auprès de l’association Soliha de sa région, qui donnera suite aux situations les plus précaires. Les locataires sont logés pour une durée de 18 mois maximum et bénéficient d’un accompagnement social. Ils participent financièrement à hauteur de 25 % de leurs revenus et intègrent ensuite un logement définitif, ou se voient proposer une autre solution d’hébergement.

    Lorsqu’un propriétaire est frileux à l’idée de louer son logement, c’est que souvent, il a eu une mauvaise expérience : loyers impayés, dégradations, etc. Mais c’est aussi parfois parce qu’ils se fient à des préjugés sur les locataires à revenus modestes, comme celui selon lequel ils seraient de mauvais payeurs. C’est faux ! Ils ont parfois des difficultés à louer un logement en raison de leur situation personnelle, mais sont tout à fait aptes à habiter un logement autonome et à régler les charges.

    « J’ai ensuite été prise en charge par Soliha qui nous a trouvé un appartement magnifique, où mes enfants ont leur propre chambre, raconte Vera. Ce nouveau logement leur permet de grandir dans un environnement calme et sain. Pour nous, c’est une résurrection, et les mauvais souvenirs sont désormais bien loin. »

    La location solidaire c’est avant tout un beau geste de solidarité envers les plus démunis. Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

    Bon à savoir

    Pour pouvoir louer solidaire, votre logement doit être localisé dans l’une des 9 régions partenaires de Solibail : Basse-Normandie, IDF, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-la-Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes. Pour les autres régions, le dispositif est dénommé « Louez solidaire ». (1)

    Vous êtes propriétaire et souhaitez louer votre logement ?

    Macif vous accompagne et assure votre bien.

    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Louer solidaire assure aux propriétaires de recevoir un loyer.
    • Le propriétaire peut être aidé dans le cadre de ses travaux et profiter de réductions fiscales allant jusqu’à 85 % des revenus locatifs.
    • La location solidaire permet à des familles précaires d’accéder à des logements décents.

    (1) ecologie.gouv, Propriétaires, louez en toute tranquillité avec Solibail

  • Foncier solidaire : devenir propriétaire autrement

    Foncier solidaire : devenir propriétaire autrement

    « L’atout du foncier solidaire ? Le prix ! Je n’aurais pas pu acheter sur le marché classique. Et en tant que locataire, je galérais tous les mois, un tiers de mon salaire passait dans un appartement qui ne m’appartenait pas. » C’est décidé, Caroline, 24 ans, éducatrice de jeunes enfants, a signé pour un T2 à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), banlieue aisée de Rennes. La jeune femme résolue n’est pas une acheteuse comme les autres : elle sera propriétaire des murs de son appartement, mais pas du sol. « J’ai payé 83 000 euros pour 45 m2 et 9m2 de terrasse, alors que l’équivalent sur le marché traditionnel se négocie dans les 150 000 euros », précise-t-elle. Hors de portée : « les banques ne me prêtaient pas autant, je me suis vite heurtée au fait d’être célibataire, avec 1400 euros nets de revenus mensuels et un prêt étudiant encore en cours », regrette la bretonne.

    Séparer le terrain du bâti, pour baisser le prix du logement. L’idée peut sembler étonnante. Mais pourquoi ne pas sauter le pas, si cela permet de payer moins cher ? « Avec les prix qui explosent, en tant que jeune, on se dit qu’on n’arrivera jamais à acheter. Ce dispositif permet de ne pas se démoraliser, et de se lancer ! », relève Caroline. « Ça va être le jour et la nuit par rapport à mon logement actuel. Je serai à dix minutes de mon travail, car je serai à un arrêt de métro, et je pourrai tout faire à pied » se félicite-t-elle.

    Si le foncier solidaire est récent en France, il n’est pas inédit. Héritier des Community Land Trust expérimentés depuis plus de trente ans aux États-Unis, ainsi qu’en Belgique ou encore au Royaume-Uni, il séduit depuis peu les agglomérations françaises, de Lille à Saint-Malo, Rennes, Biarritz, Toulouse ou plus récemment encore Paris.

    La capitale compte ainsi mettre en place son premier programme d’ici la fin de l’année, avec pour ambition affichée de diviser par deux le prix d’achat : de 10 000 à 5000 € le m2. Broutilles !

    Organisme foncier solidaire : comment ça marche ?

    En pratique, les acquéreurs achètent les murs de leur logement (appartement ou maison) via un bail spécial (un bail réel solidaire, BRS). Le sol, lui, reste la propriété d’un organisme de foncier solidaire (un OFS), structure à but non lucratif agréé par l’Etat, qui peut exister sous forme d’association, de Société Coopérative d’Intérêt Collectif ou encore de Groupement d’Intérêt Public.

    « L’OFS achète le terrain sur lequel l’immeuble va être construit grâce à un prêt d’une durée de 60 ans, consenti par la Caisse des Dépôts et des Consignations. Dans certains cas, le terrain peut également être mis à disposition par des collectivités locales », précise Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier, organisme de foncier solidaire en région Occitanie. Le terrain reste donc propriété de l’OFS : l’habitant le lui loue à petit prix, via une redevance mensuelle de l’ordre de quelques dizaines d’euros aidant ainsi l’OFS à rembourser son prêt à la Caisse des Dépôts. Le montage peut sembler complexe, mais le résultat est là : un prix d’achat de 20 à 50 % inférieur au marché privé. Une manière de démocratiser la propriété, notamment dans les centres urbains où les prix immobiliers grimpent jusqu’à exclure classes moyennes et populaires.

    Ainsi, pour Marielle, lilloise de 55 ans, mère de deux filles et heureuse future propriétaire d’un T3 (l’aménagement est prévu pour 2020), la signature d’un Bail Réel Solidaire était l’unique ticket d’entrée pour acheter dans le centre-ville, où elle travaille. « Le remboursement de mon prêt et le paiement de la redevance sera l’équivalent de ce que je verse aujourd’hui comme locataire », confie cette responsable de magasin qui a longtemps vécu au Smic. C’est cette ambition sociale qui sous-tend le dispositif.

    Lire aussi : Les Français et les nouvelles formes d’habitat

    « L’idée est de pouvoir acheter là où on veut, et non pas là où on peut. »

    Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier

    « À Toulouse, la première résidence en BRS est au cœur du quartier huppé de Saint-Michel. Elle permet de devenir propriétaire au prix d’une location, tout en évitant de payer chaque mois à fonds perdu comme c’est le cas avec un loyer », abonde Pierre Marchal. Une manière de concilier les avantages de la propriété (sérénité, constitution d’un capital) et de la location (accessibilité).

    Bémol : pour l’heure, les logements proposés, encore à l’état de plan ou de chantier pour la plupart, se comptent en centaines. Loin, très loin des besoins exprimés. « On en est encore au stade de l’expérimentation, mais on sent une vraie prise de conscience de l’intérêt de ce dispositif », observe-t-on chez Occitalys Foncier.

    Dispositif public, créé par la loi Alur de 2014 (pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové)1 le foncier solidaire est bien sûr encadré. Au quotidien, cela ressemble à une propriété classique : on partage les charges de copropriété avec ses voisins ; on a un prêt immobilier à la banque, on refait sa cuisine si on en a envie. Mais n’accède pas au BRS qui veut. Il faut être en-dessous d’un plafond de ressources, qui varie en fonction des villes, et qui correspond à celui d’un prêt social location-accession (PSLA). En zone tendue, comptez environ à 32 000 euros de revenu fiscal annuel pour une personne seule (et 58 000 pour 4 personnes). Ailleurs, ces plafonds sont respectivement abaissés à 24 000 euros (et 41 000)2. Autre condition : le logement doit être votre résidence principale.

    Lire aussi : Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    « En pratique, ce sont souvent des adultes encore jeunes avec enfants qui se positionnent sur ce type de logement. »

    Pierre Marchal, d’Occitalys Foncier

    La revente est également encadrée : au niveau du prix, déjà, mais aussi des acheteurs : en bref, vous ne pouvez pas revendre à des acheteurs qui dépassent les plafonds de ressources, ou qui souhaiteraient investir pour générer des revenus locatifs. L’objectif est bien sûr de pérenniser le caractère social du dispositif. Sans ces garde-fous, les vendeurs pourraient réaliser de fortes plus-values, encourageant la spéculation, et dispersant en quelques années l’investissement public dans des bénéfices privés. « Cela fait partie des points négatifs : si un jour je pars, je ne pourrais pas louer, il me faudra vendre, et pas à n’importe qui ni à n’importe quel prix », explique Caroline.

    Autre inconvénient : les démarches peuvent être longues. Ainsi, la jeune femme ne prévoit d’entrer dans les lieux qu’en 2021, le temps que la construction s’achève. « Il faut être assez posé dans ses projets pour se lancer ! ». Par ailleurs, un peu comme dans l’attribution d’un HLM, le choix de l’appartement est réduit. Les acheteurs se positionnent sur un bâtiment, formulent des souhaits (par exemple le nombre de pièces, rez-de-chaussée à bannir…) sans pouvoir précisément choisir leur futur bien. Mais pour la jeune active, les contreparties positives font clairement pencher la balance en faveur de cette forme innovante de propriété. D’autant que quand on vit en appartement, la question de la propriété du sol reste très théorique au quotidien !

    Au-delà du prix, plus bas que celui du marché, et de la possibilité de souscrire un Prêt à Taux Zéro, le foncier solidaire offre aussi des garanties de revente. Par ailleurs, si l’appartement attribué n’est pas toujours idéal, les acheteurs ont la possibilité d’intervenir, durant l’avancement des travaux, sur le choix des peintures, des revêtements, du sol etc. « On est acteur de son projet », conclut Caroline. Le rêve propriétaire pour tous ?

    (1) https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2014/3/24/ETLX1313501L/jo/article_164

    (2) https://www.hlm.coop/contenu/le-bail-reel-solidaire-brs

  • Comment investir en bourse : 5 idées reçues à combattre avant de se lancer !

    Comment investir en bourse : 5 idées reçues à combattre avant de se lancer !

    1 Investir en Bourse, c’est comme jouer au casino : pour gagner, il faut avoir de la chance !

    C’est faux, car investir en Bourse n’est pas un jeu mais un investissement réfléchi qui fait du détenteur de l’action le copropriétaire d’une entreprise et donc amène à suivre son développement. Devenir actionnaire, c’est soutenir le capital ainsi que les emplois d’une entreprise. C’est aussi prendre des risques de perte en capital, qui s’avèrent payants dès lors que la société se porte bien puisque la valeur de ses actions grimpe ! Pour bien investir en Bourse lorsque l’on débute, mieux vaut donc demander un rendez-vous à votre conseiller financier plutôt que de miser sur un trèfle à quatre feuilles.

    Petite histoire

    C’est à Lyon en 1540 que fut créée la première Bourse en France. En 1563, « la place commune des marchands » fait son apparition à Paris. Mais ce n’est qu’en 1724 qu’un édit royal entérine définitivement la création de la Bourse de Paris.

    2 Les placements boursiers, ça demande beaucoup d’argent !

    Faux. Une centaine d’euros suffit pour ouvrir un PEA, un compte-titres ou une assurance-vie, par exemple. Le plan d’épargne entreprise (PEE) permet également de vous faire une place sur les marchés.

    3 La Bourse, c’est pour les traders et les experts financiers. Pas pour moi !

    Faux. Pas besoin d’être un ponte de la finance, il suffit d’appliquer certaines règles de « bon sens ». La première : diversifiez votre portefeuille d’actions, c’est-à-dire investissez dans des entreprises qui ne sont pas dans le même secteur d’activité ou qui ne sont pas toutes situées dans la même zone géographique. La seconde : préférez les petits investissements réguliers aux gros versements ponctuels. Et bien sûr, la règle la plus essentielle : n’investissez pas dans une solution que vous ne comprenez pas. Votre conseiller financier est là pour vous accompagner dans le choix de la solution qui vous permettra d’aborder les marchés financiers simplement, en fonction de la performance espérée, de votre capital et de votre goût du risque, mais aussi durant l’ensemble des étapes d’investissement.

    76 %

    C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)

    76 %

    C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)

    4 Fiscalement parlant, les placements, ce n’est pas intéressant !

    Faux… à condition de choisir les bonnes solutions ! À l’instar de la plus-value sur la vente d’un compte-titres taxé à 30 % avant 8 ans, le PEA ou plan d’épargne en actions reste fiscalement très avantageux : les gains (plus-values et dividendes) acquis sont exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux de 17,2 %), pour peu que vous conserviez votre plan au moins cinq ans.

    Quant à l’assurance-vie, vous bénéficiez d’un abattement fiscal de 4 600 euros par personne au-delà de 8 ans.

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    Tout savoir sur la flat tax

    La flat tax, est un prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % sur les rachats de contrats d’assurance vie avant 8 ans auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 % ce qui fait au global un taux d’imposition à 30 %. Il s’applique  sur les revenus de capitaux mobiliers (produits des placements à revenu fixe ou dividendes) perçus à compter du 1er janvier 2018.

    5 Les investissements en Bourse, c’est plus risqué que les investissements immobiliers

    Faux. S’il est vrai qu’un bon investissement dans la pierre reste l’un des placements les plus sûrs (2), un mauvais choix en la matière peut vous plomber (bien de mauvaise qualité, mal situé, charges démesurées, fiscalité excessive, etc.). Pas si simple ! La Bourse comme l’immobilier demande prudence et réflexion. Mais si vous êtes bien informé(e) et bien conseillé(e), la prise de risque est maîtrisée et ils peuvent l’un comme l’autre s’avérer rentables.

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    L’Essentiel de l’article

    • Un placement en Bourse est un acte mûrement réfléchi, il ne faut pas compter sur la chance.
    • La fiscalité des placements financiers a évolué favorablement ces dernières années.
    • Des conseillers spécialisés peuvent vous aider à investir en Bourse.

    (1) Rapport « Stimuler l’investissement de long terme en actions », publications Risques & tendances de l’AMF – juillet 2017

    (2) Étude comparative de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière), publiée en 2018, sur des durées de 10, 20, 30 voire 40 ans, en s’appuyant sur le taux de rentabilité interne (TRI), indice intégrant les prix d’entrée et de sortie.

  • Acheter pour louer : est-ce un bon plan ?

    Acheter pour louer : est-ce un bon plan ?

    1 Un loyer qui rembourse vos mensualités ? Parfait !

    De nombreux particuliers ont flairé la bonne affaire : le loyer perçu peut se révéler plus élevé que le crédit. Un moyen de laisser se constituer un patrimoine tout en laissant fructifier son épargne tranquillement pour l’investir dans d’autres projets.

    2 Et pourquoi pas un petit bonus mensuel ?

    Cerise sur le gâteau, vous pouvez arrondir vos fins de mois si le loyer est supérieur aux traites du prêt. Anticipez tout de même que vos frais ne se limitent pas au remboursement du crédit : il peut y avoir des coûts annexes, notamment les charges de copropriété, les éventuels travaux (ravalement, chaudière…) ou les impôts locaux. Pour vous faire une idée précise de la rentabilité locative de votre bien, il existe des simulateurs en ligne.

    Un locataire qui ne paie pas en temps et en heure ?

    Pour éviter le risque d’impayé, demandez des garanties à votre locataire (caution simple ou solidaire ou une garantie Visale). Sachez néanmoins qu’il existe des délais de carence, et la caution peut parfois s’avérer difficile à mettre en jeu.

    3 Le banquier : votre nécessaire partenaire

    Peu importe si vous ne pouvez prétendre qu’à un studio dans une ville moyenne ! Ce premier achat vous met le pied à l’étrier de la propriété foncière, et la prochaine fois que vous solliciterez un prêt pour un second achat, si votre situation financière est saine, il y a de fortes chances que votre banquier vous ouvrira grand sa porte. Et ça, ça n’a pas de prix ! Et comme les taux d’intérêt sur le crédit immobilier sont historiquement bas, c’est le bon moment pour se lancer : emprunter ne coûte presque rien.

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    4 Et à la fin, vous gagnez encore !

    L’immobilier reste l’un des moyens les plus accessibles de se constituer un patrimoine. Songez à ceux qui ont acheté un deux-pièces à Paris en 2009 à
    6 500 €/m2 et le revendent aujourd’hui à 10 000 €/m2(1) Bien souvent la plus-value d’une vie, en quelques années ! Vous avez laissé passer votre chance sur la capitale ? Tout n’est pas perdu, loin de là : de nombreuses villes, grandes et petites, en région comme en banlieue parisienne, voient leurs prix progresser régulièrement. Épluchez la presse spécialisée ou les sites immobiliers pour faire le bon choix, et rendez-vous dans 10 ans la différence (si ça fonctionne bien entendu) !

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    * Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.
    ** Sous conditions et selon le profil de l’emprunteur.

    L’Essentiel de l’article

    • Le loyer couvre tout ou partie du crédit et vous pouvez profiter de votre épargne pour vous faire plaisir.
    • Vous vous constituez un patrimoine « sans douleur ».
    • Les risques d’impayés sont limités.

    (1) Les Echos, Immobilier Paris : jusqu’où iront les prix ?, 2019

  • Famille recomposée : comment préparer la succession ?

    Famille recomposée : comment préparer la succession ?

    1 Le mariage : la meilleure des protections pour le conjoint

    Vous aviez dit « plus jamais » ? Réfléchissez-y à deux fois, car le mariage reste la meilleure des stratégies pour protéger son compagnon en cas de décès.

    « La loi accorde à l’époux un statut d’héritier privilégié, contrairement au partenaire de PACS ou au concubin qui n’ont aucune vocation héréditaire, mentionne Géraldine Lanoë. Il n’a droit à rien, et ce, même si c’est le père ou la mère de votre enfant. »

    À moins de faire un testament en sa faveur. Mais attention si le partenaire pacsé comme le conjoint est exonéré de droits de succession, ce n’est pas le cas du concubin, qui reverse au fisc 60 % de la part qui lui revient.

    Le régime matrimonial de la séparation de biens est théoriquement plus protecteur des droits de chacun.

    « Il permet d’identifier au mieux les biens de chacun, contrairement au régime de la communauté qui a tendance à tout absorber dans un gros pot commun. Quand il y a des enfants communs, ce n’est pas un problème, car ce qui n’a pas été hérité au décès du premier parent le sera au second. La complexité réside lorsqu’il y a des héritiers issus d’un premier mariage avec un risque de dissolution du patrimoine propre. »

    En l’absence de dispositions prévues en cas de décès, voilà le fonctionnement qui s’applique : dans le cas d’une famille recomposée, dès lors qu’il y a des enfants d’une précédente union, la part d’héritage revenant au conjoint survivant reste toutefois réduite : il n’a droit qu’à un quart de la succession en pleine propriété, le reste allant aux héritiers en ligne directe, les enfants. Rien à voir avec le sort du conjoint dans une famille dite « traditionnelle ».

    2007

    Depuis cette date, le conjoint survivant est entièrement exonéré de droits de succession, que l’héritage porte sur l’usufruit de toute la succession, ou sur la pleine propriété d’une partie seulement. Quant aux enfants, lors de l’extinction de l’usufruit, au décès du second parent, ils n’auront rien à régler au fisc.

    2 Augmenter la part successorale du conjoint avec un testament

    Afin d’augmenter les droits de votre conjoint sur votre succession, il est possible de lui léguer par testament ou donation (au dernier vivant) :

    • soit la totalité de vos biens immobiliers en usufruit (il aura ainsi la possibilité d’habiter ou de louer ces biens) et la nue-propriété (la propriété sans l’usage) reviendra aux enfants ;
    • soit un quart en pleine propriété et le reste en usufruit ;
    • soit encore la quotité, c’est-à-dire le montant disponible de vos biens en pleine propriété.

    « La loi autorise de transmettre jusqu’à 50 % de son patrimoine en pleine propriété si l’on a un enfant, un tiers si l’on a en a deux, un quart s’il y en a trois et plus. Autrement dit, la quotité disponible ordinaire. Le reste étant la part réservée aux héritiers directs, c’est-à-dire aux enfants », mentionne Géraldine Lanoë. 

    Léguer l’usufruit de vos biens à votre conjoint garantira à vos enfants nés d’une première union de recouvrer la pleine propriété au décès de leur beau-parent. Et ce, sans droits de succession à régler sur cet usufruit. Seule limite pratique pour cela : qu’il n’y ait pas une trop grande différence d’âge entre les conjoints.

    « A titre d’exemple, si l’aîné a peu ou prou le même âge que la nouvelle femme de leur père, il y a de fortes chances qu’il n’ait jamais la pleine propriété, met en garde Géraldine Lanoë. Il ne s’agit pas d’une condition au sens légal, mais d’une limite de fait. »

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    Pensez au contrat Garantie Décès de la Macif. 

    3 La donation-partage : pour rétablir l’équilibre entre les enfants

    Vous avez constitué avec votre nouveau conjoint un patrimoine commun
    important ? Vos enfants nés d’une précédente union risquent d’être moins bien lotis que ceux que vous avez eus ensemble. Seuls les enfants communs hériteront de vous deux. Pour rétablir l’équité dans la succession et atténuer ces disparités entre les enfants communs et ceux d’une précédente union, vous pouvez recourir à une donation-partage dite « conjonctive » réunissant tous vos enfants. Il est possible dans ce cadre de transmettre à vos aînés des biens communs ou une part plus importante de votre patrimoine sans pour autant priver vos cadets du minimum exigé par la loi.

    Bon à savoir

    Le rôle du notaire

    Pour organiser sa succession le plus sereinement possible, il est recommandé de faire appel à un notaire. Celui-ci pourra vous conseiller et vous orienter quant aux différentes options qui s’offrent à vous. Une donation-partage, par exemple, est obligatoirement rédigée par un notaire. Le testament, lui, peut être rédigé seul (testament olographe) ou établi par acte notarié (testament authentique) si, par exemple, le testateur ne sait pas écrire, ou s’il n’est plus en état physique de le faire (personnes âgées, malades ou handicapées). Dans les deux cas, le notaire procède à la conservation du document et l’enregistre au fichier central des dispositions des dernières volontés.

    4 Les beaux-enfants dans la succession

    Vos beaux-enfants n’ont pas vocation à hériter de votre patrimoine en cas de décès. La seule solution est de rédiger un testament ou de procéder à une donation de votre vivant dans le respect des parts réservataires de vos enfants biologiques.

    « Par exemple, une mère qui aurait un enfant commun et un beau-fils ne pourra pas donner 30 % au premier et 70 % au second. Sachant que l’enfant commun doit hériter de la moitié de son patrimoine, le legs au profit du beau-fils sera forcément réduit. »

    Autre problème, alerte Géraldine Lanoë, procéder à une donation au moment du décès lorsque l’on n’a aucun lien de parenté est lourdement taxé par l’administration fiscale. Le donataire ou l’héritier désigné devra régler 60 % de frais de succession. D’où un intérêt limité en présence d’héritier réservataire (les enfants ou à défaut le conjoint). Si vous voulez donner à vos beaux-enfants, vous pouvez aussi opter pour l’assurance-vie.

    Bon à savoir

    La clause bénéficiaire est un élément clé d’un contrat d’assurance-vie. Elle permet de transmettre l’épargne aux personnes bénéficiaires du contrat, dans le cadre fiscal avantageux de l’assurance-vie. Soignez par conséquent sa rédaction en demandant conseil à votre notaire ou à votre assureur-vie.

    5 L’assurance-vie : un outil de choix

    La répartition d’un capital investi en assurance-vie étant très souple, il est possible d’attribuer des sommes d’argent différentes à chaque enfant. Mais soyez vigilant : selon la loi, les enfants doivent recevoir une partie du patrimoine de chacun de leurs parents. Une personne qui souhaiterait privilégier un seul de ses enfants en le désignant unique bénéficiaire de son contrat d’assurance-vie prend le risque d’être attaquée par ses autres ayants droit en disant que les primes versées étaient manifestement excessives. Si cette action aboutissait, celles-ci pourraient être rapportées à la succession et réduites pour atteinte à la réserve.

    « Ceci est exact si les biens de la succession ne permettent pas de servir les autres ayants droit de leur part dans la succession de la personne
    décédée »
    , précise la notaire.

    Autre intérêt de l’assurance-vie : le capital n’est pas intégré dans la succession. Elle est, par conséquent, soumise à une fiscalité différente en cas de décès et surtout plus attractive. L’assurance-vie bénéficie d’un abattement qui dépend de l’âge du souscripteur au jour du versement des primes et de la date à laquelle le contrat d’épargne a été souscrit, Par exemple, les contrats souscrits après le 20 novembre 1991 par une personne de plus de 70 ans bénéficient d’un abattement de 30 500 euros tous contrats d’assurance-vie confondus.

    Pour en savoir plus…

    Petit lexique pour mieux comprendre le jargon du notariat

    Vocation successorale
    Pour pouvoir hériter, il faut avoir vocation à recueillir la succession. Or tout le monde n’est pas désigné par la loi comme ayant vocation successorale. Il n’y a pas de vocation successorale entre pacsés ou concubins.

    Droits de succession
    Tous les héritiers doivent payer au fisc des droits de succession sur la part nette de l’héritage qui leur revient. Ils sont calculés sur la valeur des biens transmis, selon un barème progressif et après déduction d’un abattement.

    Séparation de biens
    Avec ce type de régime matrimonial, chacun est responsable et propriétaire des biens, meubles comme immeubles, qu’il a acquis, que ce soit avant ou après le mariage. Le conjoint a ainsi tous les droits sur ses propres biens, par exemple, celui de les vendre sans demander l’avis de l’autre.

    Communauté universelle
    Avec ce régime matrimonial, contrairement à la séparation de biens, la totalité des biens du couple est commune aux deux époux et partagée par moitié lors de la dissolution de l’union.

    Patrimoine propre
    Dans le cas d’adoption par les époux d’un régime de communauté, le patrimoine propre désigne l’ensemble des biens appartenant exclusivement à l’un des époux, soit que ce bien ait déjà fait partie de son patrimoine avant le mariage, soit qu’il l’ait reçu pendant le mariage (succession, donation, legs).

    Pleine propriété
    En droit, ce terme désigne la propriété complète, par opposition à la nue-propriété ou à l’usufruit. « La propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements » mentionne l’article 544 du Code civil.

    Usufruit
    L’usufruit est le droit d’utiliser un bien (par exemple, habiter un appartement) ou d’en percevoir les fruits (par exemple, encaisser des loyers). L’usufruitier ne peut aliéner le bien (le vendre ou le donner).

    Nue-propriété
    La nue-propriété est le droit de disposer d’un bien à sa guise (par exemple, vendre son appartement en ayant l’accord de l’usufruitier), et éventuellement le modifier ou le détruire, sans toutefois permettre d’en jouir ou d’en user, ces deux prérogatives appartenant à l’usufruitier. 

    Quotité disponible
    Fraction du patrimoine qu’une personne peut transmettre librement (par donation ou testament) sans mettre en cause les droits des héritiers réservataires (descendants, conjoint survivant, voire ascendants si ni conjoint ni enfants ou ascendants). Elle dépend de la composition de la famille du donateur ou du testateur. Elle est de la moitié si le défunt laisse un enfant, d’un tiers s’il y a deux enfants, d’un quart s’il y a trois enfants ou plus. Sans enfants, si le défunt laisse des ascendants, la quotité disponible est de trois quarts.

    Donation partage
    La donation-partage permet, de son vivant, de partager entre ses héritiers présomptifs, tout ou partie de ses biens. Il est possible d’effectuer une donation-partage au profit de ses enfants, et/ou de ses petits-enfants (appelée donation-partage transgénérationnelle). L’héritier présomptif est, quant à lui, la personne désignée d’avance par la parenté ou par l’ordre de naissance pour succéder à quelqu’un pour en hériter.

    Part réservataire
    En France, il est interdit de déshériter ses enfants. La loi (article 912 du Code Civil) leur assure a minima une part des biens successoraux. Cette part est dite « réserve héréditaire ».

    Legs
    Disposition testamentaire selon laquelle la personne défunte lègue certains biens à un légataire. Le legs se distingue de la donation qui prend effet du vivant du donateur. 

    Extinction de l’usufruit
    On entend par extinction, la fin de l’usufruit. Cette extinction de l’usufruit peut intervenir suite à différents événements. Parmi les principales causes figure le décès de la personne.

    Clause bénéficiaire
    Dans un contrat d’assurance-vie, la clause bénéficiaire désigne les personnes qui ont été choisies par le souscripteur assuré pour recevoir des capitaux à son décès.

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    Le contrat d’assurance-vie Multi Vie de la Macif vous permet de préparer un transfert de patrimoine en toute simplicité.

    L’Essentiel de l’article

    • Le mariage reste la protection la plus efficace en France pour protéger son conjoint après son décès.
    • Il existe une « réserve héréditaire » prévue par la loi au profit des enfants.
    • Pour augmenter les droits du conjoint, il est possible de rédiger un testament ou de faire une donation.
  • Placements et investissements : comprendre l’essentiel

    Placements et investissements : comprendre l’essentiel

    1 Pourquoi placer et investir sur les marchés financiers ?

    Investir sur les marchés financiers, c’est participer de fait au financement de l’économie. Pour les entreprises, c’est une façon de réunir les capitaux nécessaires à leur développement. Pour l’investisseur, c’est une façon d’épargner en espérant faire fructifier l’épargne placée.

    Vous souhaitez donner du sens à vos placements ? Vous pouvez choisir d’investir dans des placements à vocations solidaire ou responsable qui intègrent les enjeux du développement durable.

    2 Qu’y a-t-il dans les produits financiers ?

    Il existe quatre grands types de placements où investir votre épargne pour la faire fructifier. Ces placements sont accessibles via les produits financiers proposés par les organismes financiers comme les banques, les assurances, les mutuelles… Parmi les plus courants, on trouve l’assurance-vie, les livrets bancaires (livret A, LDD, etc.), le PEA (Plan d’épargne en action) ou le PERP (Plan d’épargne retraite populaire).

    Pour faire fructifier votre épargne, l’argent peut être déposé/investi sur différents types d’actifs.

    Les actifs monétaires

    On en retrouve par exemple sur le livret A. Ce sont des placements détenus généralement à court terme. Peu risqués, voire sans risque, les actifs monétaires génèrent des rendements faibles. C’est un actif disponible, c’est-à-dire que l’argent de l’épargnant n’est pas bloqué.

    Les placements obligataires (ou « obligations »)

    L’épargne placée sur le support en euros d’une assurance-vie est majoritairement investie par l’assureur en obligations. Ce sont des créances (emprunts) d’entreprises à un taux d’intérêt connu et sur une durée fixée d’avance. À l’échéance, le prêteur récupère les sommes investies augmentées des intérêts. Sauf en cas extrême comme la faillite de l’entreprise, l’obligation assure un rendement régulier modéré avec une prise de risque relativement faible.

    Les placements en actions

    Lorsque vous détenez un PEA ou une assurance-vie multisupport, vous pouvez investir sur ces types de placement. Il s’agit de « parts » d’une ou plusieurs entreprises, c’est-à-dire une participation au capital de ces entreprises. Si les perspectives de résultats sont bonnes, les actions rapportent. Mais si la rentabilité des entreprises chute, le cours de l’action baisse, entraînant une moins-value sur votre épargne. Inutile cependant de s’affoler car tant que votre épargne n’est pas désinvestie, vous ne réalisez aucune perte. Il n’y a pas d’échéance ni de rendement connu d’avance : les actions sont des placements soumis aux aléas des marchés boursiers (CAC 40, Euronext, etc.), comportant donc une part de risque plus élevée que les actifs monétaires et les obligations. En contrepartie, elles offrent des rendements potentiellement plus forts sur le long terme.

    Les actifs immobiliers

    Il s’agit d’investissements dans l’immobilier d’habitation ou d’entreprise, en vue de percevoir des loyers et/ou une plus-value à la revente. Ces investissements peuvent être faits sous forme réelle (investir directement dans un bien), mais ils existent aussi sous forme immatérielle (la « pierre-papier ») où l’on investit dans le portefeuille d’une SCPI (Société civile de placement immobilier) ou d’un OPCI (Organisme de placement collectif en immobilier). Ce placement immobilier a l’avantage de générer des revenus qui peuvent être réguliers, correspondant aux loyers, avec l’inconvénient de bloquer le capital : pour le récupérer, il faut revendre le bien ou les parts de SCPI/OPCI. La pierre-papier présente l’avantage d’offrir une diversification en termes de localisation géographique et en termes de risque locatif.

    Bon à savoir

    Il est tout à fait possible pour un investisseur français d’investir à l’étranger. C’est un moyen de diversification intéressant, à condition de garder en tête que les intérêts seront versés dans la monnaie locale. Si vous êtes hors zone euro (Suisse, États-Unis, Japon, etc.), vos gains seront donc également soumis à la fluctuation des taux de change, ce qui peut jouer à votre avantage ou au contraire vous desservir.

    3 Les 3 piliers d’un placement réfléchi

    La disponibilité et la sécurité des fonds placés sont une question fondamentale dans le choix d’un placement. Il est également important de diversifier ses actifs pour atténuer les risques.

    Le rapport temps/risque

    En général, plus un capital peut être bloqué sur un temps long, plus la prise de risque de perte en capital pour l’épargnant peut être élevée.

    Ainsi, le temps peut aussi jouer en la faveur de l’investisseur : en laissant son épargne placée, l’investisseur peut laisser passer une crise et récupérer son capital au moment où les marchés sont redevenus favorables. Les rendements sur des actifs dits « risqués » sont généralement plus rentables. Ce facteur est évidemment à mettre en regard de votre projet (court, long, ou moyen terme) et de votre besoin de liquidités.

    La diversification

    Le secret d’une épargne bien gérée, c’est une épargne diversifiée. Investir dans des produits différents permet de tirer parti des avantages de chacun d’entre eux, tout en répartissant les risques. Une façon de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » !

    La connaissance des marchés et le conseil

    Connaître le fonctionnement des marchés financiers et des différents produits d’investissement est un point clé pour un investisseur averti. Pour s’acculturer à la finance, l’Institut pour l’éducation financière du public (IEFP) propose un site pédagogique : La finance pour tous. Cette association d’intérêt général indépendante, soutenue notamment par la Banque de France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Fédération bancaire française, vous explique clairement tout ce qu’il y a à savoir lorsqu’on souhaite investir, s’assurer, préparer sa retraite, etc. Le site propose aussi des calculateurs en ligne pour vous aider à prévoir et gérer votre budget. Et bien sûr, n’oubliez pas de solliciter votre conseiller : tous les organismes proposant des produits financiers (banques, assureurs, mutuelles, etc.) ont un devoir de conseil. Vous pourrez alors exposer votre projet et vos contraintes pour trouver le ou les placements qui vous conviennent.

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    Petit lexique de la finance

    AMF (Autorité des marchés financiers) : institution financière et autorité administrative indépendante française qui veille à la protection de l’épargne investie, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers.

    CAC 40 : principal indice boursier français. Il est défini à partir des cours de 40 actions cotées parmi les 100 sociétés françaises dont les échanges sont les plus importants. Les autres indices boursiers les plus connus sont le Dow Jones (États-Unis), le Nikkei (Japon), Eurostoxx 50 (zone euro), le FTSE (Royaume-Uni) ou encore le NASDAQ (États-Unis, principalement pour la nouvelle économie).

    OPC (Organismes de placement collectif) : fonds d’investissement gérés par des professionnels dans lesquels les investisseurs placent leur épargne pour investir. Ils peuvent proposer des placements diversifiés ou spécialisés sur un type d’actif : actions, obligations, monétaire…

    DICI (Document d’information clé des investisseurs) : c’est un document réglementaire standardisé remis à tout investisseur qui souhaite placer son épargne dans un OPC. Le document regroupe les informations clés concernant l’OPC lui-même (objectifs, fonctionnement, etc.) et le placement envisagé, notamment son niveau de risque et la durée minimum recommandée de placement.

    EURIBOR (Euro interbank offered rate/taux interbancaire offert en euro) : taux d’intérêt de la monnaie Euro qui fait référence sur les marchés monétaires de la zone euro.

    L’Essentiel de l’article

    • Placer son argent, c’est investir dans l’économie.
    • Il existe quatre principaux types d’actifs : les actifs monétaires, les obligations, les actions et les actifs immobiliers.
    • Le rendement d’un placement est en lien avec sa durée et son importance d’exposition aux marchés.