Catégorie : Habiter éco-friendly

  • Comment adapter sa maison aux changements climatiques ?

    Comment adapter sa maison aux changements climatiques ?

    Installer des panneaux photovoltaïques

    Faire des économies tout en étant éco-responsable, c’est la promesse des panneaux photovoltaïques, qui permettent de capter l’énergie du soleil pour produire sa propre électricité, et la stocker si l’on possède une batterie. En plus de réduire la facture énergétique, ces installations bénéficient d’incitations fiscales et d’aides qui les rendent particulièrement attractives. Avec un bon ensoleillement, une maison équipée de panneaux photovoltaïques peut couvrir l’intégralité de ses besoins énergétiques.

    Bien isoler sa maison

    Garder la chaleur en hiver et la fraicheur en été, cela passe avant tout par une bonne isolation. Si poser des panneaux à l’extérieur ou à l’intérieur de ses murs peut présenter des contraintes esthétiques ou de perte de place, il est revanche plus simple et judicieux d’isoler les combles de sa maison avec des matériaux biosourcés type laine de bois ou ouate de cellulose — 25 à 30 % des pertes thermiques se produisent par le toit. Des fenêtres avec un double ou triple vitrage sont également indispensables, derrière lesquelles on pourra installer des rideaux thermiques, à la fois efficaces contre le chaud et le froid.

    Améliorer son système de chauffage

    D’après l’Agence de la transition écologique, le chauffage représenterait environ 66 % de nos dépenses en énergie. Plusieurs solutions écologiques existent afin d’optimiser ce poste. Utiliser une pompe à chaleur, qui exploite les ressources naturelles disponibles comme l’air, l’eau ou le sol, des panneaux solaires thermiques, qui convertissent l’énergie solaire en chaleur utilisable, ou encore des radiateurs à basse température, qui contribuent à diffuser la chaleur de manière plus homogène et efficace dans les pièces de la maison. Il est également conseillé de bien aérer sa maison. Les activités quotidiennes créent de l’humidité, et l’air humide est plus difficile à chauffer que l’air sec.

    Miser sur la domotique

    Ensemble de technologies permettant de rendre sa maison « intelligente » et de la contrôler à distance, la domotique est souvent vue sous l’angle de la sécurité et du confort. Elle peut être aussi une alliée pour adapter sa maison aux défis climatiques. Par exemple avec une station météo connectée, intégrée au système domotique de votre logement, qui pourra, en fonction des conditions climatiques, ajuster la température, l’éclairage, la ventilation, l’ouverture des volets ou l’arrosage automatique de votre jardin.

    Récupérer l’eau de pluie

    Alors que les épisodes de sécheresse deviennent plus répandus, installer un système de récupération d’eau de pluie constitue une option pratique et écologique. Une eau qui pourra être utilisée pour l’irrigation du jardin, le lavage des sols, ou même pour alimenter les toilettes, réduisant ainsi le gaspillage d’eau potable. Les kits de récupération sont désormais accessibles et faciles à installer, et permettent de réduire la facture d’eau tout en contribuant à la gestion des ressources naturelles.

    Le prêt développement durable

    Macif Prêt Rénovation Énergétique vous permet de financer des travaux d’isolation ou encore la mise en place d’un système de chauffage à énergie renouvelable ou plus responsable.

  • Habitat léger : pourquoi l’ont-ils choisi ?

    Habitat léger : pourquoi l’ont-ils choisi ?

    Sarah, nordiste de 33 ans, mère de trois enfants, tenait à transmettre les valeurs du vivre-ensemble à ses enfants, avec cet adage en tête : « Il faut tout un village pour élever un enfant. » Elle a été séduite par le concept des coopératives d’habitats légers qui combinent lien social et habitat léger. Un quartier résidentiel composé de yourtes, tipi ou mobil-home, souvent enserrés d’espaces communs, d’un grand potager commun et d’un verger. Depuis l’installation dans un de ces hameaux d’un nouveau style, elle vit sa parentalité autrement. Les allers-retours à l’école : ce n’est plus systématiquement elle qui s’en charge, mais un voisin disponible inscrit sur un planning au préalable. Dans ce hameau, certains achats sont mutualisés, comme les robots pâtissiers ou les livres pour enfants. « Je leur montre concrètement que réduire ses possessions allège l’esprit, que nos objets peuvent être partagés, qu’on peut être heureux sans posséder une grande maison individuelle. » Souvent à l’extérieur, ses enfants apprennent à lire les particularités des saisons. « Je veux qu’ils sentent l’humidité de l’automne, les fleurs au printemps, la sécheresse de l’air en été. »

    Habiter autrement

    Pour Philippine et Alexis, couple de trentenaires normands, le déclic est venu en plein mois d’août, au retour d’un tour du monde de quatorze mois. C’est à ce moment qu’ils réalisent que leurs besoins essentiels tiennent dans leur sac à dos de douze litres. De retour en France après avoir arpenté les six continents, l’idée de s’installer à nouveau dans leur appartement à Granville leur semble à l’opposé de l’aventure minimaliste qu’ils viennent de vivre. « Continuer à sillonner les routes d’Europe nous tentait bien. Mais je suis assistante sociale et mon conjoint chargé d’études. Ce ne sont clairement pas des jobs de digital nomades ! », plaisante Philippine. Pas question cependant d’abandonner le projet d’habiter différemment. En quelques mois, ils dénichent un terrain constructible dans la campagne de Granville, au cœur de leur Normandie natale et le tour est joué : ils construisent la « tiny house », ou plutôt la micromaison comme on dit en français, de leurs rêves : « Moins de 20m2 au sol avec deux mezzanines, le strict nécessaire », résume Alexis, tout sourire.

    L’habitat est la principale cause de consommation d’espace.*

    Se débarrasser du futile

    Depuis leur emménagement dans ce logement d’une plus petite surface, les économies réalisées les confortent dans leur choix. Désormais, il leur suffit d’allumer un lampadaire halogène pour éclairer l’ensemble de leur intérieur. Résultat, les charges d’électricité ont été divisées par trois et leur épargne est uniquement consacrée aux imprévus, « et aux voyages ! », tient à préciser Philippine. Avant de s’installer dans leur nouveau chez eux, ils ont dû se débarrasser de la moitié de leurs possessions, un bon moyen de s’alléger l’esprit selon eux. « Plus la maison est grande, plus on entasse. Ce qu’on garde ici, c’est l’essentiel », assure Philippine, qui se souvient encore de la phase de tri fastidieuse. C’était pour la bonne cause assure-t-elle : adieu le stockage compulsif !

    L’habitat léger est aussi une manière de se délester d’une charge mentale importante. « On ne se sent plus esclaves de l’entretien de la maison. On travaille toute la semaine, donc le ménage ne doit pas nous occuper plus d’une heure le week-end », expliquent-ils. Le couple note également un changement significatif dans leur relation. La proximité imposée par une petite surface renforce leur communication. « Dans une maison où chacun peut avoir sa pièce, on se réfugie vite dans notre petit confort individuel, parfois au détriment du couple », reconnaît Philippine.

    Convictions écologiques

    Principalement construit en matériaux naturels ou très peu polluants, l’habitat léger répond également à la volonté des familles d’être en accord avec ses convictions écologiques. En dehors de la sobriété, la valeur cardinale de l’habitat léger est la réduction de son empreinte environnementale. « Hors de question de bétonner, le terrassement de notre logement est en pierres », assure Alexis. Bémol de ce type de logement : l’isolation. Elle doit être une priorité lors de l’installation pour éviter toute gêne occasionnée par l’humidité, mais la capacité d’accueil en est significativement réduite. « Mais ce n’est pas moins convivial pour autant », rassure Sarah.

    * https://www.insee.fr/fr/statistiques/7721436

  • L’éco domotique pour une maison plus verte ?

    L’éco domotique pour une maison plus verte ?

    Gérer les différentes tâches de la maison depuis son smartphone, depuis quelques années, c’est possible. Notre habitat est devenu intelligent et connecté. Du chauffage à la lumière en passant par les systèmes de sécurité, l’électroménager ou les volets roulants, la domotique permet à tous de centraliser et automatiser la gestion de sa maison. « Il y a quatre piliers en domotique : le confort, la sécurité, le multimédia, mais aussi la maîtrise de la consommation énergétique », estime François-Xavier Jeuland, fondateur de l’Observatoire de l’immobilier connecté et responsable et vice-président de la Smart Buildings Alliance (SBA), une association réunissant 500 entreprises avec comme vocation d’être l’organisation de référence du smart building.

    Maîtriser sa consommation d’énergie

    Vivre dans une maison connectée ne se résume donc pas simplement à déclencher une lessive depuis son smartphone ou lancer une playlist en s’adressant à son assistant vocal. Nicolas, 50 ans, a par exemple opté pour un thermostat connecté pour sa maison en banlieue parisienne. Relié à sa chaudière à gaz, il lui permet de choisir quand et quelle pièce chauffer selon des plannings qu’il peur affiner à volonté. « La nuit je règle la température à 16 degrés, ensuite ça chauffe un peu le matin quand on se lève, puis le chauffage s’éteint la journée pour s’enclencher de nouveau en fin de journée quand on rentre du travail », explique-t-il. Un peu geek, il s’intéresse à la domotique depuis déjà plusieurs années, séduit par toutes les possibilités qu’elle peut offrir. Sa maison est aujourd’hui presque entièrement connectée. « J’ai installé entre autres des capteurs de mouvements. Quand je monte me coucher, une lampe s’allume pendant une minute et puis elle s’éteint. Mais aussi un détecteur de fuite d’eau. Si l’eau coule, ça sonne directement sur mon portable, il existe même des électrovannes qui peuvent couper l’arrivée d’eau en cas de fuite. Tout ça c’est du confort, mais ça permet également de ne pas gaspiller le gaz, l’électricité ou l’eau ! », ajoute-t-il.

    « Éviter le gaspillage, ça offre de belles économies sur sa facture d’électricité », sourit Malek, 35 ans, qui a lui décidé d’équiper son pavillon près de Grenoble il y a quelques mois, en pleine flambée du prix de l’énergie. Initialement novice en matière de domotique, c’est un ami qui lui a conseillé de sauter le pas : « J’ai donc installé un thermostat connecté. Ça permet vraiment d’optimiser ma consommation. Pour l’instant, je suis à peu près à 20 % de moins que l’hiver dernier. En gros, je ne chauffe plus pour rien ! »

    Économie d’eau et chauffage naturel

    La diminution de la consommation est telle après l’installation d’un thermostat connecté que le gouvernement a même récemment lancé un dispositif d’aide à ceux qui voudraient s’en équiper. Entrée en vigueur le 1er décembre dernier, il permet de faire poser chez soi par un professionnel des thermostats et des têtes thermostatiques connectés et de bénéficier de 260 € à 624 € d’aide à l’installation. La domotique contribue aussi à éviter le gaspillage d’une autre manière : en faisant prendre conscience de sa consommation, notamment celle de l’eau.

    Malek a donc opté pour un pommeau de douche connecté. « C’est assez simple. Quand on prend une douche, il s’allume. D’abord en vert entre 0 et 10 litres consommés, puis en bleu entre 10 et 20, etc. Jusqu’à 40 litres où, là, il se met carrément à clignoter », s’amuse le trentenaire. Connecté à une application, le pommeau peut mémoriser jusqu’à 200 douches et les transmettre pour permettre à l’utilisateur de suivre ses économies dans le temps. « Pour mon fils de 8 ans, c’est presque devenu un jeu. Il essaie d’utiliser le moins d’eau possible », raconte Malek. Bientôt, il voudrait encore aller un peu plus loin pour faire diminuer sa consommation d’énergie. « J’aimerais changer la motorisation des volets roulants de ma baie vitrée, de mes fenêtres et portes-fenêtres » prévoit l’Isérois. En hiver, grâce à un micromodule connecté à des capteurs météo et à son thermostat, il pourrait se servir de la lumière du soleil pour chauffer naturellement la maison. « Et l’été, les volets se baisseront tout seuls quand il fera trop chaud ou que le soleil tapera trop dans la maison, pour garder la fraîcheur », s’imagine déjà Malek.

    Vers une domotique moins énergivore

    La copie de la domotique n’est cependant pas encore parfaite. L’accumulation d’objets connectés se révèle forcément énergivore. « Notamment si on réfléchit en termes de bande passante ou au niveau des data centers », précise François-Xavier Jeuland. Mais les fabricants et les Gafam se sont accordés pour mettre en place le protocole Matter, un standard unifiant tous les objets connectés d’un logement pour leur fonctionnement. Une uniformisation qui devrait se généraliser et permettre d’alléger le coût en énergie de la domotique.  Selon lui, la domotique peut devenir aussi incontournable demain que l’isolation thermique aujourd’hui pour rendre la maison plus verte : « Il me semble que les objets connectés font partie de la solution. Ils sont très faciles à mettre en œuvre et ont un vrai impact. 20 à 30 % de consommation en moins grâce aux thermostats connectés, ce n’est pas négligeable. »

  • L’éco domotique pour une maison plus verte ?

    L’éco domotique pour une maison plus verte ?

    Gérer les différentes tâches de la maison depuis son smartphone, depuis quelques années, c’est possible. Notre habitat est devenu intelligent et connecté. Du chauffage à la lumière en passant par les systèmes de sécurité, l’électroménager ou les volets roulants, la domotique permet à tous de centraliser et automatiser la gestion de sa maison. « Il y a quatre piliers en domotique : le confort, la sécurité, le multimédia, mais aussi la maîtrise de la consommation énergétique », estime François-Xavier Jeuland, fondateur de l’Observatoire de l’immobilier connecté et responsable et vice-président de la Smart Buildings Alliance (SBA), une association réunissant 500 entreprises avec comme vocation d’être l’organisation de référence du smart building.

    Maîtriser sa consommation d’énergie

    Vivre dans une maison connectée ne se résume donc pas simplement à déclencher une lessive depuis son smartphone ou lancer une playlist en s’adressant à son assistant vocal. Nicolas, 50 ans, a par exemple opté pour un thermostat connecté pour sa maison en banlieue parisienne. Relié à sa chaudière à gaz, il lui permet de choisir quand et quelle pièce chauffer selon des plannings qu’il peur affiner à volonté. « La nuit je règle la température à 16 degrés, ensuite ça chauffe un peu le matin quand on se lève, puis le chauffage s’éteint la journée pour s’enclencher de nouveau en fin de journée quand on rentre du travail », explique-t-il. Un peu geek, il s’intéresse à la domotique depuis déjà plusieurs années, séduit par toutes les possibilités qu’elle peut offrir. Sa maison est aujourd’hui presque entièrement connectée. « J’ai installé entre autres des capteurs de mouvements. Quand je monte me coucher, une lampe s’allume pendant une minute et puis elle s’éteint. Mais aussi un détecteur de fuite d’eau. Si l’eau coule, ça sonne directement sur mon portable, il existe même des électrovannes qui peuvent couper l’arrivée d’eau en cas de fuite. Tout ça c’est du confort, mais ça permet également de ne pas gaspiller le gaz, l’électricité ou l’eau ! », ajoute-t-il.

    « Éviter le gaspillage, ça offre de belles économies sur sa facture d’électricité », sourit Malek, 35 ans, qui a lui décidé d’équiper son pavillon près de Grenoble il y a quelques mois, en pleine flambée du prix de l’énergie. Initialement novice en matière de domotique, c’est un ami qui lui a conseillé de sauter le pas : « J’ai donc installé un thermostat connecté. Ça permet vraiment d’optimiser ma consommation. Pour l’instant, je suis à peu près à 20 % de moins que l’hiver dernier. En gros, je ne chauffe plus pour rien ! »

    Économie d’eau et chauffage naturel

    La diminution de la consommation est telle après l’installation d’un thermostat connecté que le gouvernement a même récemment lancé un dispositif d’aide à ceux qui voudraient s’en équiper. Entrée en vigueur le 1er décembre dernier, il permet de faire poser chez soi par un professionnel des thermostats et des têtes thermostatiques connectés et de bénéficier de 260 € à 624 € d’aide à l’installation. La domotique contribue aussi à éviter le gaspillage d’une autre manière : en faisant prendre conscience de sa consommation, notamment celle de l’eau.

    Malek a donc opté pour un pommeau de douche connecté. « C’est assez simple. Quand on prend une douche, il s’allume. D’abord en vert entre 0 et 10 litres consommés, puis en bleu entre 10 et 20, etc. Jusqu’à 40 litres où, là, il se met carrément à clignoter », s’amuse le trentenaire. Connecté à une application, le pommeau peut mémoriser jusqu’à 200 douches et les transmettre pour permettre à l’utilisateur de suivre ses économies dans le temps. « Pour mon fils de 8 ans, c’est presque devenu un jeu. Il essaie d’utiliser le moins d’eau possible », raconte Malek. Bientôt, il voudrait encore aller un peu plus loin pour faire diminuer sa consommation d’énergie. « J’aimerais changer la motorisation des volets roulants de ma baie vitrée, de mes fenêtres et portes-fenêtres » prévoit l’Isérois. En hiver, grâce à un micromodule connecté à des capteurs météo et à son thermostat, il pourrait se servir de la lumière du soleil pour chauffer naturellement la maison. « Et l’été, les volets se baisseront tout seuls quand il fera trop chaud ou que le soleil tapera trop dans la maison, pour garder la fraîcheur », s’imagine déjà Malek.

    Vers une domotique moins énergivore

    La copie de la domotique n’est cependant pas encore parfaite. L’accumulation d’objets connectés se révèle forcément énergivore. « Notamment si on réfléchit en termes de bande passante ou au niveau des data centers », précise François-Xavier Jeuland. Mais les fabricants et les Gafam se sont accordés pour mettre en place le protocole Matter, un standard unifiant tous les objets connectés d’un logement pour leur fonctionnement. Une uniformisation qui devrait se généraliser et permettre d’alléger le coût en énergie de la domotique.  Selon lui, la domotique peut devenir aussi incontournable demain que l’isolation thermique aujourd’hui pour rendre la maison plus verte : « Il me semble que les objets connectés font partie de la solution. Ils sont très faciles à mettre en œuvre et ont un vrai impact. 20 à 30 % de consommation en moins grâce aux thermostats connectés, ce n’est pas négligeable. »

  • Vendre d’occasion, c’est simple et pratique !

    Vendre d’occasion, c’est simple et pratique !

    Bon à savoir

    Est-ce que je peux fabriquer ou acheter des objets pour les revendre ?

    Eh non ! Dans ce cas, vous êtes considéré comme professionnel. Vous devez alors choisir un statut (par exemple, auto-entrepreneur) et vous plier aux règles fiscales qui y sont rattachées. Impossible donc de revendre au pied levé des bijoux fantaisie faits main, ni d’acheter à petit prix pour revendre avec une plus-value. 

    Pourquoi vendre d’occasion ?

    Vous souhaitez vous débarrasser du vélo du petit dernier, vous séparer d’un micro-ondes que vous venez de remplacer, ou revendre une paire de baskets que votre ado n’a jamais portée ? Lancez-vous dans la vente d’occasion ! De plus en plus prisée par les acheteurs (7 personnes sur 10 achètent des vêtements d’occasion) (1), la seconde main a tout pour plaire : écologique, économique, elle permet aussi de dénicher des pépites neuves ou vintage. Meubles, vêtements, accessoires, électroménager, high-tech, livres, DVD, matériel de loisirs… presque tout se vend et s’achète d’occasion.

    Brocante, vide-grenier, en ligne… Comment vendre d’occasion ?

     

    Pour faire de la place dans vos placards ou votre cave, vous avez plusieurs possibilités :

    • les brocantes ou vide-greniers : vous vendez vos trésors sur votre propre stand (sur une table pliante par exemple ou à même le sol en fonction du règlement de l’événement). Il faut s’inscrire en amont auprès des organisateurs, qui vous attribueront un emplacement. Comptez généralement autour de 10 à 15 euros pour les prix de départ, qui peuvent monter en fonction de la ville ou de la taille de votre stand ;
       
    • les sites de revente sur Internet : ce sont tout simplement des sites de petites annonces. Vous vous inscrivez (c’est généralement gratuit), rédigez votre annonce, prenez quelques photos pour l’accompagner, et hop, le tour est joué. Il n’y a plus qu’à attendre la proposition d’un acheteur. Vous pourrez alors remettre l’objet en main propre contre un paiement en liquide ou l’expédier après réception du paiement, lorsque les sites proposent un système de paiement en ligne sécurisé. Certains sites proposent également un système d’enchères qui peut être intéressant pour la revente d’objets de collection ;
       
    • les dépôts-ventes : vous déposez vos articles (souvent des vêtements, sacs ou chaussures de marque) dans la boutique, et le commerçant vous propose un prix. Selon les cas, soit vous récupérez votre argent directement, soit vous devez attendre que les objets soient vendus.

       

    • Lire aussi : Écologie : comment donner une seconde vie à vos vêtements ?

    9 9 milliards d’euros C’est le montant du marché de l’occasion en France (+21% rapport à 2020)(2)

    Bon à savoir

    Certaines plateformes de vente en ligne entre particuliers transmettent les décomptes de leurs utilisateurs au fisc au-delà d’un certain plafond.

    Est-ce je dois déclarer les revenus de mes ventes d’occasion ?

    Si vos ventes restent occasionnelles et qu’elles n’ont pour but que de vous séparer d’articles dont vous n’avez plus l’usage, alors vous n’avez rien à déclarer. Si toutefois vos ventes dépassent 5 000 € sur un an, alors ces sommes doivent être mentionnées dans votre déclaration de revenus de l’année. Le cas échéant, elles pourront être imposables. Ne sont pas concernées par ce plafond : les voitures, l’électroménager et les meubles. Pas d’inquiétude donc si vous vous séparez d’un véhicule.

    Bijoux, objets d’art, et métaux précieux : les exceptions

     

    Vous revendez des bijoux précieux, des tableaux, des montres de collection, des pièces d’or ou autres objets en métaux précieux ? Ces ventes doivent faire l’objet d’une déclaration car elles sont soumises à la taxe forfaitaire sur les objets précieux. Selon les cas, son montant est de 6 % à 11 % du prix de vente du bien, auxquels s’ajoute 0,5 % pour la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale). Vous pouvez faire cette déclaration directement en ligne.

    VOUS SOUHAITEZ ÊTRE PROTÉGÉ LORS DE VOS VENTES EN LIGNE ?

    Avec l’assurance Protection Juridique de la Macif*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques aux achats en ligne.

    *Garantie optionnelle du contrat Habitation Résidence principale Formule Protectrice. (voir conditions du contrat)

    L’Essentiel de l’article

    • Vous pouvez vendre d’occasion toutes sortes d’objets.
    • Vous pouvez vendre via des vide-greniers, brocantes, dépôts-ventes ou sites de vente d’occasion.
    • Si vous revendez de façon occasionnelle et dans la limite de 5 000 €/an, vous n’avez rien à déclarer au fisc.
  • Fast fashion : quels impacts sur l’environnement ?

    Fast fashion : quels impacts sur l’environnement ?

    La fast fashion, qu’est-ce que c’est ?

    La fast fashion est un terme désignant un mode de consommation dans lequel les consommateurs achètent en grande quantité des vêtements à petit prix, souvent fabriqués à l’autre bout du monde. Elle est caractérisée par une production rapide de nouveaux vêtements et une forte rotation des collections. La fast fashion est née dans les années 1990 avec l’arrivée sur le marché de grandes chaînes de vêtements à bas prix.

    Elle s’est popularisée dans les années 2000 avec l’essor des achats en ligne et la multiplication des marques proposant des collections inspirées des dernières tendances de la mode. Si, d’un point de vue économique, elle a contribué à démocratiser la mode en rendant les vêtements plus accessibles, la fast fashion a malheureusement de nombreux impacts négatifs sur l’environnement.

    Le saviez-vous ?

    Fabriqués majoritairement en Asie, 87 % des vêtements vendus en France doivent être acheminés en avion et en camion. Un jean peut parcourir jusqu’à 65 000 km avant d’arriver jusqu’à vous (5) !

    Le poids de la fast fashion sur l’environnement et le climat

    La production de vêtements nécessite beaucoup de matières premières, d’eau et d’énergie, ce qui entraîne des émissions de gaz à effet de serre, un épuisement des ressources et la pollution des sols et des eaux (1). Chaque année, l’industrie de la mode émettrait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre (GES), soit environ 2 % des émissions globales (1). À titre de comparaison, c’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis. D’ici 2050 et en poursuivant ces tendances de consommation, le secteur textile émettrait même 26 % des émissions globales de gaz à effet de serre (1).

    De plus, les vêtements produits dans le cadre de la fast fashion sont souvent de qualité moindre et avec  une durée de vie courte, ce qui encourage les consommateurs à les jeter après seulement quelques mois. Ce ne sont pas moins de 4 millions de tonnes de textiles dont on se débarrasse en Europe chaque année (1), dont 80 % sont jetés dans la poubelle pour ordures ménagères (1) et finissent par être enfouis ou incinérés, polluant toujours un peu plus.

    Le polyester, fléau des mers

    La matière première la plus utilisée pour fabriquer les vêtements est sans conteste le polyester. La consommation mondiale est estimée à environ 40 millions de tonnes par an. Ce sont près de 1 270 kg chaque seconde (2).

    Le polyester est un tissu en plastique fabriqué à partir de produits pétroliers, une ressource fossile limitée. Il est utilisé dans de nombreux vêtements bon marché car il est facile et peu coûteux à produire.

    Cette matière synthétique représente un problème pour l’environnement puisqu’à chaque lavage, elle se décompose et libère des microplastiques qui se retrouvent dans les océans et contaminent la chaîne alimentaire marine. Chaque année, 500 000 tonnes de microparticules de plastique sont ainsi relâchées dans les océans dans le monde, soit l’équivalent de 50 milliards (1) de bouteilles plastiques jetées en mer. 

    Fast fashion : quels impacts sur l’environnement ?

     

    Le coton, gros consommateur de pesticides

    Le coton est une autre fibre majoritairement utilisée dans la fabrication des vêtements issus de la fast fashion : plus de 17 millions de tonnes par an (1). Malheureusement, le coton est une matière dont le procédé de fabrication est très gourmand en eau. La culture coton est également la principale consommatrice de pesticides dans le monde et représente 4% des engrais à base d’azote et de phosphore à l’échelle globale (1). Or, ces pesticides finissent par s’infiltrer dans les nappes phréatiques et les cours d’eau, favorisant la prolifération d’algues au détriment des autres formes de vies aquatiques. 

    Une industrie gourmande en produits chimiques

    De nombreux vêtements bon marché sont traités avec des produits chimiques pour les teindre ou les rendre plus résistants. Non seulement ces produits sont toxiques pour ceux qui les fabriquent et pour les consommateurs (3), mais ils le sont aussi pour l’écosystème aquatique qui les reçoit lorsque les habits sont lavés. À titre d’exemple, 20 % de la pollution des eaux dans le monde serait due aux teintures du secteur textile (1). Des produits chimiques qui fragilisent encore un peu plus les écosystèmes aquatiques. 

    Surconsommation et gaspillage vestimentaire 

    Un récent sondage international sur les habitudes d’achat a révélé que les consommateurs achètent beaucoup plus de vêtements qu’ils n’en ont besoin (4), et même qu’ils n’en utilisent. Certains vêtements ne sont portés qu’une dizaine de fois avant de s’en débarrasser, ce qui représente un montant de 460 milliards de dollars par an (1).

    En Europe, on se débarrasse chaque année de 4 millions de tonnes de textiles mais seulement 10 à 12 % sont revendus en seconde main (1). À l’échelle nationale, chaque Français achète en moyenne 9,2 kilos de textiles et chaussures par an, et n’en trie que 3,2 kilos (1). Des chiffres qui montrent l’ampleur de ce gaspillage et l’importance de changer les habitudes de consommation de chacun, pour acheter moins et favoriser le recyclage.

    70 douches en équivalent d’eau sont nécessaires pour produire 1 tee-shirt en coton (1)

    BON À SAVOIR

    Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives dans l’économie circulaire !

    Fast fashion : des conseils pour agir à votre échelle

    Vous souhaitez agir pour une mode plus durable ? Plusieurs actions pour réduire l’impact de la fast fashion sur l’environnement sont à votre portée. Il existe par exemple des filières de recyclage pour les textiles, qui peuvent être transformés et réutilisés (sous forme de fibres pour la confection de nouveaux vêtements, de papier, de matériaux isolants, etc.).

    Changez vos habitudes de consommation

    Le monde en général utilise beaucoup plus de vêtements qu’il y a vingt ans. Et si la première chose à faire était d’acheter moins mais mieux ? C’est d’abord se poser systématiquement la question « en ai-je vraiment besoin ? » avant un achat. Vous verrez qu’en réalité, beaucoup d’achats peuvent être évités, ou au moins reportés !  Il y a aussi de bonnes habitudes à prendre pour choisir des vêtements qui dureront plus longtemps :
    –    Si vous avez le choix, préférez des matières naturelles (laine, coton bio, lin, etc.)
    –    Pourquoi ne pas miser sur les « basiques » qui se démodent moins vite ? Cela permet de ralentir le rythme d’achat pour suivre les tendances
    –    Misez sur les produits durables : deux tee-shirts à 9 euros que vous ne portez que pendant une saison coûtent au final plus cher qu’un tee-shirt à 20 euros qui tient au moins deux ans.

    Fast fashion : quels impacts sur l’environnement ?

     

    Devenez adepte de la seconde main 

    Plus que jamais l’achat de seconde main séduit, et c’est une bonne nouvelle pour l’environnement et pour votre porte-monnaie (car c’est bien moins cher que du neuf) !

    Il existe aujourd’hui de nombreuses friperies et boutiques de dépôt-vente où chiner les bonnes affaires, mais aussi des e-shops de seconde main. Des sites qui encouragent le tri, vous permettant d’acheter mais aussi de donner une seconde vie à vos vêtements. 

    Réparez plutôt que jeter 

    Un trou dans un pull, une fermeture éclair cassée, et vous voilà à deux doigts de jeter ces vêtements que vous considérez comme importables. Et pourtant, avec un bon tuto et quelques bases de couture, rien ou presque n’est irréparable. Bon à savoir : la broderie redevient très tendance ! Elle permet de réparer vos vêtements tout en les personnalisant avec des motifs géométriques, des fleurs colorées, etc.

    Pensez aussi à des solutions toutes simples : transformer un jean déchiré en short pour l’été, camoufler un trou sous un patch thermocollant, décolorer façon « tie-dye » un tee-shirt qui a déteint, etc.

    Optez pour le recyclage

    Il existe plusieurs moyens pour recycler vos vêtements : 

    • s’ils sont en bon état : vous pouvez leur donner une deuxième vie par la revente en ligne, en dépôt-vente, en vide-grenier ou en brocante. Vous pouvez aussi les donner à des associations qui les redistribueront à des personnes dans le besoin ou les revendront pour récolter des fonds ;
    • s’ils sont usés, troués, tachés : déposez-les dans un point de collecte de tri (container) proche de chez vous. Les vêtements collectés pourront ainsi servir de matières premières pour fabriquer de nouveaux vêtements, papiers ou accessoires. 

    En consommant moins mais mieux, il est possible de réduire l’empreinte écologique de la fast fashion
     

    Consommer moins mais mieux a un nom : la slow fashion, à l’opposé de la fast fashion

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    Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

    L’Essentiel de l’article

    • Chaque année, l’industrie textile émettrait 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre.
    • Des études récentes ont montré que 90 % des microplastiques trouvés sur les rivages de Suède étaient constitués de fibres textiles synthétiques.
    • Pour produire un t-shirt, il faut l’équivalent en eau de 70 douches ! 

    (1) ADEME
    (2) Global Industry Analysts
    (3) Ministère de l’économie et du budget
    (4) Fondation Ellen MacArthur, A new design for the future of fashion industry (page 36)
    (5) Oxfam, L’impact de la mode : drame sanitaire, social et environnemental

  • Comment construire sa maison éco-responsable ?

    Comment construire sa maison éco-responsable ?

    Réduire son empreinte carbone en construisant un logement durable, c’est possible ! Il convient pour cela de s’organiser et bien se renseigner.

    Échangez avec des professionnels de l’éco-construction

    Avant de vous lancer, pioche à la main, dans votre projet d’éco-construction, pensez-le ! Renseignez-vous en amont auprès de professionnels (les conseillers de l’ADEME ou un cabinet d’architectes) qui seront à même de vous présenter une démarche globale de l’habitat durable. Tournez-vous vers les fédérations professionnelles du secteur du bâtiment (par exemple la Fédération Française du Bâtiment ou les Compagnons du Tour de France) : elles organisent des visites de chantiers et des journées portes ouvertes consacrées à l’éco-construction. Certains proposent aux intéressés de mettre la main à la pâte lors de chantiers participatifs. Un bon moyen d’acquérir des techniques de construction et de former sur le tas ! Prenez aussi conseils auprès de particuliers ayant eux-mêmes bâti une maison respectueuse de l’environnement. 

    Informez-vous sur le cadre législatif

    Règles à respecter, normes en vigueur, dispositifs d’aide à la construction éco-responsable… Renseignez-vous en amont sur le contexte législatif. Des espaces d’information dédiés existent, notamment l’ADEME et l’ADIL. Vous pourrez ainsi entrer en contact avec des experts qui vous guideront en matière de réglementation. Cela vous évitera les arnaques et les faux-pas, et vous permettra de bénéficier de dispositifs financiers. 

    Optez pour un terrain qui présente des avantages écologiques

    Avant d’imaginer la couleur des volets, choisissez le terrain adéquat. Le principe de l’éco-construction est d’intégrer et d’adapter l’habitation à son environnement, et non l’inverse. Il est alors essentiel d’opter pour  un terrain qui présente des atouts écologiques. Cela induit d’étudier la nature du terrain, la végétation avoisinante, l’écoulement des eaux, l’exposition au soleil et au vent pour bénéficier de ressources naturelles. Objectifs : optimiser votre confort et limiter la consommation énergétique. 

    Bon à savoir

    Depuis le 1er janvier 2022, la nouvelle réglementation environnementale (RE 2020) impose une limite d’émissions de GES (gaz à effet de serre) de 4 kgCO2eq/m²/an pour les maisons individuelles. Une performance qui passe notamment par l’interdiction du chauffage au gaz dans les constructions neuves.

    Faites faire, faites avec, ou faites vous-même !

    Pour voir votre rêve d’habiter dans votre maison éco-responsable se réaliser, vous pouvez confier l’intégralité de votre projet à un professionnel, ou lui déléguer certaines étapes et vous charger du reste. Là encore, l’essentiel est d’être bien informé (et formé aux bases) afin d’avoir des échanges fructueux avec la maître d’œuvre et les artisans. Enfin, si vous vous sentez de taille, vous pouvez aussi faire tout vous-même et partir à l’aventure de l’auto-construction (sous réserve d’obtention d’un permis de construire et du respect des règles en vigueur).

    Choisissez les bons matériaux

    Le terrain choisi, place aux matériaux. Bois, chanvre, sable, paille, terre crue… il convient de choisir des éco-matériaux qui répondent aux exigences de la construction durable, de prendre un temps de réflexion pour trouver les meilleures solutions à votre maison pour optimiser la performance énergétique. Pour répondre aux principes du développement durable, un éco-matériau se doit notamment de présenter des qualités techniques et des performances durables dans le temps. Il doit être sain et aussi sûr qu’un matériau classique. Il peut, par exemple, être issu de la biomasse végétale (céréales, oléagineux, plantes à fibres) ou animale à l’instar de la laine de mouton. 

    5% de diminution des émissions de GES des logements entre 1990 et 2017*

    ENVIE D’AMÉLIORER LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DE VOTRE LOGEMENT ?

    Macif Service travaux vous propose un simulateur de travaux de rénovation énergétique et la mise en relation avec des professionnels pour vous accompagner dans la réalisation de vos travaux et pour vos demandes de subventions.

    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous et formez-vous avant de vous lancer
    • Prenez connaissance du cadre législatif
    • Choisissez soigneusement le terrain et les matériaux de construction
    • N’hésitez pas à déléguer les travaux les plus exigeants.

    * Notre-environnement.gouv.fr

  • Quelles aides pour la rénovation énergétique de votre logement ?

    Quelles aides pour la rénovation énergétique de votre logement ?

    Les travaux de rénovation énergétique ouvrent droit à un éventail d’aides (subventions, primes). Souvent (mais pas toujours) soumis à des conditions de ressources, ouverts uniquement aux propriétaires ou également aux locataires, dispositifs cumulables entre eux ou pas, avouons-le : il est difficile de s’y retrouver et de savoir à quoi on a droit.

    France Rénov’

    Vous peinez à vous y retrouver dans toutes ces aides ? Vous ne savez pas comment améliorer la performance énergétique de votre logement ? France Rénov’ est un dispositif d’accompagnement mis en place par le ministère de la Transition écologique et solidaire, l’Ademe, l’Anah et France Nation Verte. Le site présente des outils d’aide à la décision pour déterminer les travaux dont vous avez besoin, mais vous permet surtout deprendre rendez-vous avec un conseiller qui vous proposera un accompagnement global : choix des travaux, étude d’éligibilité aux différentes aides disponibles, etc.

    1 MaPrimeRénov’

    Cette aide financière versée par l’Anah (Agence nationale de l’habitat) est accessible aux propriétaires occupants ou bailleurs sous certaines conditions. Le montant de la prime est calculé selon les revenus et la nature du projet de travaux. Les travaux doivent être réalisés par un artisan reconnu garant de l’environnement (mention RGE).

    Dans le cadre d’une rénovation d’ampleur de votre logement, associant plusieurs types de travaux complémentaires, vous pourrez solliciter l’aide MaPrimeRénov’ Parcours accompagné. Vérifiez donc à quel profil de contribuable vous correspondez avant de vous lancer. Pour tout savoir, c’est ici.

    2 Le dispositif Denormandie

    Ce dispositif est destiné aux particuliers souhaitant acheter un appartement pour le louer. Il permet à ces propriétaires-bailleurs d’acquérir un logement à rénover dans certains quartiers et de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu. Parmi les conditions : les travaux doivent représenter au moins 25 % du prix du logement acheté et celui-ci doit être situé dans l’une des villes bénéficiaires du programme Action cœur de ville.

    3 L’éco-PTZ

    L’éco-PTZ est un prêt à taux zéro (c’est-à-dire sans intérêts) destiné à financer des travaux de rénovation énergétique. Il est plafonné entre 7 000 euros et 50 000 euros en fonction des travaux effectués. Le logement en question doit être déclaré comme résidence principale et avoir été achevé depuis plus de 2 ans à la date de début des travaux. La demande s’effectue auprès d’un établissement de crédit, une société de financement ou de tiers-financement – qui a signé une convention avec l’État -, après avoir fait remplir le formulaire « Devis » de l’administration fiscale par l’entreprise RGE qui va effectuer les travaux. Il vous faudra également joindre un certain nombre de justificatifs (attestation de résidence principale notamment) pour compléter votre demande. La durée maximale de remboursement est de 15 ans, voire de 20 ans dans certains cas.

    4 La TVA réduite à 5,5 % pour certains travaux de rénovation

    Généralement, les travaux effectués dans une maison ou un appartement sont soumis à une TVA de 10 %. Mais quand les travaux visent à améliorer la performance énergétique du logement, ils bénéficient d’une TVA réduite de 5,5 %. De quoi faire sensiblement baisser la facture ! Quand vous faites établir des devis par des artisans, n’oubliez donc pas de vérifier qu’ils ont bien appliqué cette TVA réduite. La liste des travaux concernés est consultable en ligne sur le site du ministère des Finances.

    5 Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE dite « prime énergie »)

    Cet important dispositif d’État permet une prise en charge jusqu’à 100 % du montant (dans certains cas et sous conditions) de vos travaux d’amélioration énergétique. Les aides sont versées sous forme de primes ou d’avantages offerts par les entreprises de fourniture d’énergie. MaPrimeRénov’ peut se cumuler sous conditions avec les certificats d’économie d’énergie et les aides locales. La procédure générale pour accéder à une aide dans le cadre du CEE est la suivante :

    • Assurez-vous que les travaux envisagés entrent dans le cadre prévu.
    • Faites établir les devis de vos travaux chez un artisan RGE (reconnu garant de l’environnement).
    • Trouvez un fournisseur d’énergie habilité à reverser les aides prévues par le CEE. Ce fournisseur peut être le vôtre ou un autre énergéticien, auquel cas il vous faudra changer d’abonnement.

    Qu’est-ce que le label RGE ?

    Le label RGE (reconnu garant de l’environnement) certifie qu’un artisan ou une entreprise est habilité à mener des travaux de rénovation énergétiques éligibles à certaines aides. Le label RGE atteste donc de la compétence de l’entreprise dans le domaine énergétique et de sa validation par les pouvoirs publics. Quel que soit le type de travaux énergétiques que vous envisagez, il est donc conseillé de faire appel à un artisan labellisé.

    6 Le chèque énergie

    Initialement créé pour aider aux paiements des factures d’énergie du logement pour les foyers modestes, le chèque énergie, attribué sous certaines conditions, peut aussi être utilisé pour financer certains travaux de rénovation énergétique (isolation des murs et toitures, pose de volets isolants, installation d’un programmateur et régulateur sur le système de chauffage, etc.)

    7 L’exonération de taxe foncière

    Certaines municipalités exonèrent de taxe foncière pendant 5 ans les propriétaires qui entreprennent des travaux de rénovation énergétique. Pour bénéficier de cette aide, il faut que le logement et les travaux répondent à certains critères (date de construction, nature et montants des travaux, etc.). Renseignez-vous auprès de la mairie de votre domicile pour savoir si la municipalité pratique cette exonération.

    8 Les aides d’Action Logement

    L’association Action logement peut accorder des subventions aux propriétaires (occupants ou bailleurs) qui souhaitent rénover leur logement sur le plan énergétique. Ces aides peuvent être complétées d’un prêt à 1,5 % pour financer les travaux.

    Deux conditions :

    • les revenus du propriétaire doivent être inférieurs aux plafonds de ressources des ménages à revenus modestes
    • l’appartement ou la maison à rénover doit être situé dans une des communes du programme Action Cœur de ville ou en zone B2 ou C. Le montant maximum des primes est de 10 000 euros.

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  • Biodiversité : 6 gestes faciles pour la préserver chez soi

    Biodiversité : 6 gestes faciles pour la préserver chez soi

    Envie d’une maison plus verte ? Il existe pléthore d’actions pour sauvegarder la diversité animale et végétale depuis chez vous. Si de nombreuses actions se développent pour encourager l’humain à agir en faveur de la biodiversité, chacun peut être acteur à son échelle.

    1 Installez des nichoirs à oiseaux

    Parce qu’il est de plus en plus compliqué pour les oiseaux de trouver des lieux de nidification (arbres creux, trous, fissures dans les murs, haies naturelles, vieilles granges…), il leur est donc difficile de se reproduire. Pour assurer la pérennité de ces animaux à plumes, vous pouvez fabriquer un nichoir à oiseaux à l’aide de bois de récupération. Vous pouvez le fixer directement sur un arbre à l’aide de vis ou le suspendre à une branche. Préférez un endroit exposé sud-est (pour profiter au maximum de la douceur des températures en journée), calme, à l’abri des prédateurs et sans obstacle pour y rentrer. Si au bout de 2 ans, votre nichoir n’a pas été occupé, c’est probablement que l’emplacement n’est pas bon. Mais s’il venait à l’être, préservez l’intimité de vos petits occupants : ne touchez jamais aux œufs et aux petits au risque de les perturber. Et pensez à nettoyer votre nichoir deux fois par an !

    2 Privilégiez les clôtures végétales

    Les haies végétales autour des maisons et des jardins sont une alternative efficace pour égayer un espace et lui apporter une touche de verdure. Écologiques par essence, elles présentent l’avantage de favoriser la biodiversité végétale mais aussi animale, tant elles sont un hôtel de choix pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux. Idem pour votre gazon ! Préférez laisser quelques mètres carrés non tondus pour permettre aux coccinelles, papillons et autres insectes d’envahir votre jardin. Pensez aussi à laisser pousser les plantes sauvages qui sont très utiles dans le jardin. C’est la garantie de nourrir les insectes pollinisateurs, mais aussi de leur fournir un lieu pour se développer.

    Vous n’avez pas de jardin ? Pas de souci, aménager votre balcon ou utiliser les rebords de vos fenêtres permet aussi de sauvegarder la biodiversité. Vous pouvez installer des plantes, des jardinières aromatiques ou des plants de tomates par exemple… Préférez toujours des espèces locales, adaptées au climat de votre région et qui nécessitent moins d’entretien qu’une plante exotique.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires pour préserver l’environnement. Renseignez-vous !

    3 Réduisez l’éclairage extérieur la nuit

    Outre le gaspillage énergétique considérable qu’il induit, l’éclairage artificiel nocturne est une source de perturbations pour la biodiversité : modification du système proie-prédateur (les proies sont plus visibles par les prédateurs nocturnes en zones éclairées), perturbation des cycles de reproduction, des migrations… Pensez alors à réduire l’éclairage de vos extérieurs et à favoriser l’éclairage solaire.

    Le saviez-vous ?

    Si les LED restent la solution d’éclairage la plus économique et écologique, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale (l’ANSES)(1) alerte sur le fait qu’elles demeurent nocives pour l’environnement, notamment à cause de la couleur bleue émise dans le flux lumineux.

    4 Bannissez autant que possible les pesticides

    L’impact des pesticides sur la biodiversité est loin d’être négligeable. Ils tuent les abeilles et les pollinisateurs, menaçant ainsi l’ensemble de la biodiversité. Ils mettent aussi à mal les milieux naturels : l’eau, l’air et les sols, ce qui peut perturber les organismes qui y vivent. Vous ne pouvez vous en passer ? Préférez les pesticides naturels, à acheter tout prêt ou à fabriquer soi-même.

    5 Installez un composteur dans votre jardin ou sur votre balcon

    Le composteur permet de jeter tous vos déchets végétaux mais aussi organiques comme les épluchures des fruits et légumes, les coquilles d’œuf, les sachets de thé, d’infusion, de tisane, le marc de café, etc. Une excellente idée pour constituer de l’engrais naturel pour vos plantes et votre potager. Il existe différents modèles de composteurs, qui s’installent facilement dans tous les espaces, dans le jardin comme sur le balcon.

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    L’Essentiel de l’article

    • Favorisez la biodiversité avec des clôtures végétales ou des jardinières.
    • Bannissez les pesticides et installez des nichoirs à oiseaux.
    • Préservez les ressources en eau et investissez dans un composteur.

    (1) ANSES, Effets sur la santé humaine et sur l’environnement (faune et flore) des diodes électroluminescentes (LED), 2019

  • 5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    123 millions : c’est en tonnes la quantité de CO2 émise chaque année par le secteur du bâtiment en France (1). En plein débat sur le réchauffement climatique, il constitue l’un des domaines à transformer en profondeur pour réussir la transition énergétique. Objectif : rendre le bâtiment plus économe en énergie mais aussi plus respectueux de l’environnement et de la santé de tout un chacun.

    Or, certains matériaux judicieusement produits sont d’ores et déjà capables de réduire l’impact écologique des habitations tout en préservant la santé de leurs occupants. Ne contenant aucun composant susceptible de dégager des matières toxiques comme le formaldéhyde ou les composés organiques volatils (COV), ces matériaux écologiques couvrent aujourd’hui une large gamme de produits. Ils peuvent ainsi être utilisés à diverses étapes de la construction ou de la rénovation d’un logement, du gros œuvre aux finitions. Une bonne nouvelle pour les Français qui placent la performance environnement parmi leurs critères prioritaires lors de la construction de leur maison. Des valeurs écologiques qu’ils sont 71 % à partager (2).

    1 Le bois

    Le bois est très prisé pour la construction dans le nord de l’Europe. Et pour cause, il multiplie les bons points. Selon une infographie du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, opter pour le bois plutôt que le béton, c’est réduire de 55 % les émissions de dioxyde de carbone liées à la construction de maisons individuelles et de 60 % pour les logements collectifs (3). Ce matériau naturel, s’il est certifié PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) ou FSC (Forest Stewardship Council), permet ainsi d’allier écologie et habitat sain.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    Le saviez-vous ?

    En plus d’être un matériau écologique, le bois, à poids égal, est 30 % plus résistant que l’acier et six fois plus résistant que le béton armé. (3)

    2 Les laines de lin, de coton ou de chanvre

    Essentiellement composées de lin ou de coton industriels recyclés, ces laines permettent de réaliser l’isolation thermique et phonique des bâtiments. Quant à la laine de chanvre, elle est issue de fibres naturelles conditionnées. À l’instar des laines de lin et de coton, ce sont ses qualités en matière d’isolation phonique et thermique qui sont particulièrement appréciées. Toutes s’utilisent en substitution de la laine de verre et sont, à la différence de cette dernière, naturelles, saines, sans danger pour la santé et renouvelables.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    3 Le bambou

    Après avoir fait ses preuves sur le continent asiatique, le bambou séduit de plus en plus le secteur du bâtiment en Europe (4). Et pour cause, sa rapidité de pousse en fait une matière renouvelable par excellence. 5 ans suffisent au renouvellement d’une forêt de bambous, contre 50 pour une forêt de chênes (5). Présentant une empreinte carbone * neutre, il est par ailleurs très léger, ce qui facilite son transport. Dans le secteur du bâtiment, le bambou sert notamment à la réalisation de parquets. Et pour être dans une démarche écologique aboutie, si vous faites le choix du bambou, vérifiez qu’il soit produit en France.

     

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    * L’empreinte carbone est la quantité de CO2 émise par un objet, une entreprise ou un être humain tout au long de son cycle de vie.

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    4 L’écorce de liège

    Imputrescible, résistant aussi bien aux insectes qu’aux rongeurs, à l’humidité qu’au feu, le liège est depuis longtemps utilisé pour l’isolation acoustique mais aussi pour la décoration des murs et des sols. Après avoir été réduite en grains, l’écorce de liège est agglomérée pour former des panneaux. Attention toutefois, pour s’assurer du caractère écologique de ce matériau, il doit être conforme aux labels environnementaux PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes) ou FSC (Forest Stewardship Council) (6).

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

     

    5 Les peintures écologiques

    Biodégradables, sans solvant, sans dérivé pétrolier ni métaux lourds, peu polluantes et moins nocives pour la santé, les peintures écologiques (biologiques ou naturelles) ont le vent en poupe. Généralement labellisées Ecolabel Européen ou NF Environnement, elles sont fabriquées à base d’eau ou d’huiles végétales, auxquelles s’ajoutent des composants d’origine végétale ou minérale (chaux, blé, argile…). Les teintes sont également obtenues par l’ajout de pigments naturels.

    5 éco-matériaux pour une maison saine et respectueuse de l’environnement

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez le bois au béton pour réduire les émissions de CO2.
    • Pour isoler votre logement, optez pour des laines de fibres végétales.
    • Pour un parquet écolo, choisissez le bambou.
    • Le liège : un matériau résistant !
    • Pour vos murs, adoptez les peintures écologiques.

    (1) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Énergie dans les bâtiments », 2016
    (2) Batinfo.com, « Les Français et la construction de leur maison », 2017
    (3) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, « La construction bois », 2015
    (4) Batiweb, « Le bambou entre désormais dans les constructions », 2013
    (5) ConsoGlobe, « Revêtements de sol naturels », 2012
    (6) ConsoGlobe, « Revêtements de sol naturels », 2012