Catégorie : Joue-la collectif

  • Le MuMo fait voyager l’art au cœur des régions

    Le MuMo fait voyager l’art au cœur des régions

    1 Le MuMo a déjà une longue histoire, pouvez-vous nous raconter comment est née l’idée ?

    Ingrid Brochard : L’aventure du MuMo a commencé en 2008 avec un premier camion créé à partir d’un container par Adam Kalkin, architecte et artiste américain. Nous exposions alors des œuvres créées spécialement par les artistes pour le MuMo. Le camion a circulé pendant six ans : c’était un projet un peu fou, utopique, qui nous a emmenés sur les routes de France, de Belgique, en Afrique… Très vite, nous avons été amenés à travailler avec l’Éducation nationale et le ministère de la Culture. Quand le président de la République François Hollande a lancé le dispositif La France s’engage, nous avons présenté un nouveau projet de musée mobile itinérant qui aurait pour vocation de faire circuler les œuvres des collections des musées nationaux. Je suis alors entrée en contact avec Matali Crasset, une designer qui travaille beaucoup sur l’accès à l’art et l’ouverture, et qui a une vraie écoute et compréhension des besoins des publics et des commanditaires de projet. Notamment, elle a su créer des espaces de vie et d’interaction pas seulement dans le camion, mais aussi autour, ce qui était capital dans l’approche que nous voulions proposer.

    20 000

    visiteurs profitent des expositions du MuMo chaque année.*

    2 À quels publics s’adresse ce nouveau MuMo ?

    Ingrid Brochard : J’avais remarqué avec le premier MuMo que de nombreux publics étaient coupés du monde de l’art, que ce soit pour des raisons économiques, géographiques ou culturelles. Or l’art est un formidable outil d’éveil au monde, et je souhaitais offrir cette chance de premier contact avec des œuvres contemporaines, un peu sur le modèle des bibliobus qui se déplacent pour apporter des livres dans les quartiers. Nous tournons dans les secteurs éloignés des musées, donc principalement dans les banlieues et en campagne. Et où que nous allions, nous sommes toujours très bien reçus ! Les jeunes comme les parents sont ravis qu’on vienne au-devant d’eux pour leur présenter ces œuvres. Les visites se font en famille ou entre amis, c’est vraiment très varié. Parce qu’au-delà de l’expérience artistique et esthétique du camion qui se déplie pour présenter les œuvres, il y a une vraie dimension sociale : tout le monde est invité à la visite, tous âges confondus.

    3 Comment sont organisées les tournées ?

    Ingrid Brochard : Les quartiers et villages sont choisis en concertation avec les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain) dont nous exposons les œuvres, les DRAC (Directions régionales des affaires culturelles), l’éducation nationale et les collectivités locales, lors d’un comité de pilotage où l’on étudie les besoins des territoires pour fixer l’itinéraire de chaque tournée. Chaque tournée dure environ deux mois ou deux mois et demi, avec 10 à 12 étapes où nous restons environ une semaine. Ce temps nous permet de nouer de vrais contacts au sein du quartier, d’instaurer une forme pérenne de vivre ensemble et d’attirer des publics différents au fil des jours : d’abord, les enfants et les ados via les visites organisées avec l’école et les ateliers pédagogiques. Le soir et les week-ends, nous faisons des portes ouvertes pour tout public, et le vendredi, c’est le jour où nous exposons les œuvres produites par les enfants pendant les ateliers. Cette création de lien social sur la durée est vraiment au cœur du projet, c’est pour cela que nous restons plusieurs jours sur chaque étape.

    4 Quels types d’œuvres présentez-vous ?

    Ingrid Brochard : Aujourd’hui, nous travaillons uniquement avec les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain), avec l’idée, aussi, de faire la promotion des musées régionaux et du patrimoine artistique local. Ce sont donc des expositions qui changent en fonction du territoire… Cela ne veut pas dire que ce sont des artistes issus du terroir, mais que nous présentons des œuvres « domiciliées » dans la région. Par exemple, du 9 février au 12 avril 2019, nous sommes en Auvergne où nous présenterons des œuvres ayant déjà fait l’objet d’expositions au FRAC à Clermont-Ferrand (63), comme celles d’Abdelkader Benchamma, un artiste français exposé dans le monde entier, ou du dessinateur suisse Marc Bauer.

    5 Comment est financé le projet ? Son avenir est-il assuré ?

    Ingrid Brochard : Grâce à notre approche basée sur la promotion de l’art comme vecteur de lien social, nous avons obtenu une subvention de l’État (notamment dans le cadre du dispositif La France s’engage) et d’autres partenaires dont la Fondation d’entreprise du groupe Macif pour construire ce nouveau camion et avoir les fonds nécessaires au fonctionnement quotidien. Comme nos tournées ont beaucoup de succès, nous sommes déjà « bookés » jusqu’en 2021, avec un rythme de passage triennal dans les différents quartiers. Évidemment, notre souhait serait d’avoir plus de camions pour pouvoir démultiplier notre action. C’est quelque chose sur quoi nous allons travailler dans les mois à venir…

    La culture pour tous !

    En soutenant le MuMo, la Fondation d’entreprise du groupe Macif permet aux habitants des zones péri-urbaines et rurales d’accéder facilement à l’art. Une action qui lutte contre la fracture territoriale !

    L’Essentiel de l’article

    • Le MuMo (musée mobile) est un camion qui présente une exposition itinérante d’art contemporain.
    • Il présente des œuvres des FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain) auprès des publics ayant peu accès aux musées.
    • Il a été développé en collaboration avec l’artiste et designer Matali Crasset.

    MuMo

  • Accident de montagne : secourir une victime en 5 étapes

    Accident de montagne : secourir une victime en 5 étapes

    Du ski à la randonnée en passant par la luge, le snowboard ou les balades en chiens de traîneau : à la montagne, il y en a pour tous les goûts ! Malgré ses atouts, il est important de rester vigilant. Preuves en sont les nombreuses interventions réalisées chaque année par les équipes de secours. En effet, en altitude comme ailleurs, un accident est vite arrivé. Mais savez-vous quels sont les gestes à adopter face à une telle situation ? Si oui, une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Si non, suivez le guide et découvrez comment secourir une victime en cinq étapes.

    1 Établir une zone de sécurité

    Lorsque l’on est témoin d’un accident en montagne (ou ailleurs), la première règle est de ne pas se laisser gagner par la panique. Il est en effet très important de réagir de façon rationnelle. Aussi, si vous vous retrouvez dans cette situation, n’hésitez pas, si nécessaire, à prendre quelques secondes de recul pour analyser la situation calmement et établir les priorités.

    Généralement, le premier geste vise à éviter le suraccident en délimitant une zone de sécurité autour du blessé. À l’instar du triangle de signalisation qui permet, sur la route, de prévenir les autres automobilistes, cette précaution protégera le blessé, mais aussi les secouristes d’une éventuelle collision. Le plus simple pour inviter les autres usagers des pistes à la vigilance consiste à placer ses skis, ses bâtons ou ses raquettes en croix dans la neige, à une distance de cinq à dix mètres environ de la victime.

    En revanche, il vous faudra effectuer un dégagement d’urgence en cas de risque imminent (par exemple). Dans ce cas exceptionnel, vous devrez alors déplacer le blessé vers un endroit sécurisé. Tâchez alors de l’installer dans une position stable et confortable.

    Vous êtes fan de ski ?

    En montagne, le contrat Garantie Accident Macif vous protège en cas d’accident sur les pistes !*

    2 Évaluer l’état de la victime

    Une fois le blessé protégé des autres skieurs, il faut rapidement contrôler son état physique et de conscience. La victime est-elle consciente ? Répond-elle clairement aux questions et sollicitations ? Réagit-elle uniquement à la douleur ? Ou, au contraire, est-elle inconsciente ? Vérifiez ensuite ses fonctions vitales en vous assurant qu’elle respire normalement par le nez ou par la bouche, et qu’elle n’a pas de blessure grave.

    Si la victime est consciente mais que ses voies respiratoires sont encombrées, elles doivent être dégagées afin de faciliter la respiration. Si l’air circule partiellement, encouragez la victime à tousser. Si par contre les voies respiratoires sont complètement obstruées, la personne est victime d’un étouffement. Dans ce cas, alternez grandes claques dans le dos de la victime et compressions abdominales jusqu’à l’expulsion du corps étranger.

    Si une hémorragie est détectée, l’arrêter est une priorité. Pour cela, il faut d’abord allonger la victime puis alerter les secours, avant de comprimer la plaie. Appuyez si possible un linge propre ou sac plastique sur l’endroit qui saigne avec la paume de la main ou vos doigts jusqu’à l’arrivée des secours.

    Si la victime est inconsciente et qu’elle ne respire plus, un massage cardiaque devra être pratiqué. A contrario, si la victime est inconsciente et qu’elle respire, placez-la en position latérale de sécurité (PLS).

    5 500

    C’est le nombre d’interventions effectuées par les sapeurs-pompiers montagnards en 2017.**

    3 Protéger la victime en attendant les secours

    Après avoir réalisé cette évaluation, portez une attention particulière aux éventuelles lésions de la tête, de la colonne vertébrale et des jambes, mais évitez tout mouvement qui pourrait aggraver les blessures. Ne cherchez pas non plus à lui enlever son casque et/ou ses chaussures. Cette évaluation peut parfois être rendue compliquée par les couches de vêtements. Si elle est consciente, demandez à la victime de vous parler de son état et de ses douleurs régulièrement.

    9 000

    C’est le nombre d’interventions effectuées chaque année par le GMSP (Groupe Montagne Sapeurs-Pompiers), le PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne) et les CRS de montagne.***

    4 Alerter les secours

    Le 15 (Samu), le 18 (pompiers) ou le 112 (numéro d’urgence européen) vous permettront de joindre les secours. Si vous êtes sourd ou malentendant, composez le 114. En cas d’absence de réseau téléphonique, désignez une ou plusieurs personnes qui seront chargées d’aller chercher de l’aide, mais ne laissez pas la victime seule. Dans l’éventualité où vous seriez seul avec la victime, restez proche d’elle et tentez de joindre les secours régulièrement.

    Sachez toutefois que lorsque votre téléphone indique que vous n’avez pas de réseau, cela signifie simplement qu’il ne capte pas votre opérateur de téléphonie. Le 112 étant considéré comme un numéro d’urgence, votre téléphone se mettre en relation avec l’opérateur disponible.

    Dès lors que le contact avec les équipes de secours est établi, communiquez-leur les informations nécessaires dans le calme. Indiquez notamment l’âge, le sexe et l’état de la victime. Si possible, communiquez également l’activité pratiquée et les circonstances de l’accident. Par ailleurs, en plus de l’adresse et/ou des coordonnées GPS, donnez des informations sur la zone d’intervention (dégagée ou boisée, possibilité d’y faire atterrir un hélicoptère ou non, etc.) et sur votre tenue vestimentaire (et celle de la victime) afin d’être repérés plus facilement.

    5 Veiller sur la victime

    Le délai entre l’accident et l’arrivée des secours présente un risque élevé d’hypothermie pour la victime. Pendant ce laps de temps, il est donc indispensable de s’assurer qu’elle ne souffre pas du froid et que sa température corporelle reste stable. Pour ce faire, placez un manteau ou n’importe quel autre vêtement sous son corps afin qu’elle ne soit pas directement en contact avec la neige (restez bien couvert également, vous pourriez vous-même être victime d’hypothermie si vous restez plusieurs heures dans le froid). De même, couvrez-la pour la protéger du froid, de la neige ou de la pluie. Enfin, si la victime est consciente, tenez-la éveillée en lui parlant sans cesse, et, surtout, rassurez-la.

    Vous êtes victime d’un accident ?

    Bénéficiez d’une assistance 24h/24 et 7j/7. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Protégez la victime en formant une zone de sécurité.
    • Vérifiez l’état de santé de la victime.
    • Protégez la victime.
    • Prévenez les secours.
    • Pour éviter une hypothermie, couvrez la victime.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
    ** Sapeurs-pompiers de France, « Les sapeurs-pompiers dans le secours en montagne », 2018
    *** PGHM de Chamonix.

  • L’auto-école sociale et solidaire La Batoude à Chinon

    L’auto-école sociale et solidaire La Batoude à Chinon

    1 Quel est le lien entre mobilité et insertion ?

    Gaëtan Thareau. En tant qu’élu à la commission Formation Emploi-insertion de la communauté de commune de Chinon, Vienne et Loire (Indre-et-Loire), je m’étais rendu compte que le taux de chômage sur les petits villages excentrés était plus élevé qu’en cœur d’agglomération, à plus forte raison chez les personnes ayant des difficultés de mobilité et d’apprentissage. Ces personnes se retrouvent isolées et ne font plus de démarches vers l’emploi car elles sont exclues de fait. J’ai donc eu le sentiment qu’il fallait agir sur le levier de la mobilité et de l’aide à l’apprentissage de la conduite pour les accompagner sur le chemin de la réinsertion.

    2 Comment avez-vous créé La Batoude, et qui sont vos utilisateurs ?

    G. T. Retraité d’EDF, je n’avais pas de lien particulier avec l’univers de l’auto-école. Par hasard, j’ai rencontré une ex-monitrice qui, elle-même, était en train de monter un projet d’auto-école solidaire. Nous avons donc joint nos forces et nos idées, et c’est ainsi que La Batoude est née.

    Une batoude, c’est un tremplin utilisé par les acrobates pour prendre de l’élan. C’est un clin d’œil vers les personnes en difficulté d’apprentissage à qui s’adresse l’auto-école. Nos utilisateurs nous sont envoyés uniquement par les services d’aide sociale, les missions locales et Pôle emploi. Les profils sont donc très variés : des jeunes qui entrent dans la vie active, des mères isolées, des personnes qui ont eu un retrait de permis, des personnes en recherche d’emploi depuis longtemps, des saisonniers agricoles qui ont besoin de passer le permis pour trouver ou conserver leur emploi, etc.

    3 Qu’est-ce qui différencie La Batoude d’une auto-école ordinaire ?

    G. T. L’idée repose sur deux piliers : d’une part, avoir des cours de code et de conduite adaptés aux difficultés de chaque élève. D’autre part, pratiquer des tarifs sociaux et mobiliser des aides financières permettant un reste à charge le plus faible possible pour eux.

    Les apprenants passent un test écrit qui a pour but de cerner les difficultés de chacun et de permettre l’adaptation des programmes. Notre monitrice a une certification de lutte contre l’illettrisme des adultes, ce qui est évidemment un atout capital. Par exemple, certaines personnes peuvent suivre les cours de code sur ordinateur, mais d’autres auront besoin d’une projection vidéo sonorisée. Quand c’est pertinent, nous privilégions aussi la pédagogie participative, basée sur l’échange en groupe, pour entamer un processus de resocialisation.

    Avec ce système, nous avons un taux de réussite de 70 % ce qui est un bon score ! En à peine plus d’un an d’existence, nous avons 13 codes et 13 permis passés et obtenus à notre actif, dont un sans-faute au code. Nous sommes très fiers !

    57 % de réussite

    C’est le taux médian de réussite au permis de conduire en France en 2017. (2)

    4 Et comment arrivez-vous à pratiquer des tarifs aussi bas ?

    G. T. Chaque élève s’acquitte d’une cotisation de 50 euros/mois comprenant 10 heures de code par semaine, à laquelle s’ajoute le prix des cours de conduite : 45 euros/heure minorés de 10 euros/heure grâce aux dons des fondations dont la Fondation Macif.

    Mais le fait de passer par des prescripteurs sociaux permet de solliciter des aides de l’État, qui sont directement activées par ces prescripteurs pour le bénéficiaire. Comme nous sommes reconnus en tant qu’organisme de formation, ça permet aussi à nos élèves de financer tout ou partie de leur permis sur leur compte personnel de formation. Cumulé à d’autres aides, comme celles venant de la Fondation Macif, ce surplus permet de couvrir le coût des leçons pour qu’au final le reste à charge pour l’élève soit le plus faible possible. Par exemple, une personne qui a des revenus très faibles, qui touche le maximum d’aides et décroche son permis avec seulement 20 heures de conduite, ne paiera au final que 5 euros.

    5 Vous avez donc besoin de ces aides et subventions pour mener à bien votre mission ?

    G. T. En effet, les aides des fondations sont vitales dans notre modèle économique, car elles sont un complément indispensable au subventionnement du coût global du permis de conduire. Nous sommes depuis peu reconnus d’utilité publique, ce qui veut dire que nous sommes aussi éligibles aux dons.

    Au lancement de La Batoude, la Fondation Macif nous avait déjà aidés avec une subvention de 3 000 euros afin d’acheter du matériel et de financer la location longue durée de la voiture utilisée pour les cours de conduite. En bonus, nous proposons aussi à nos bénéficiaires des ateliers formation aux premiers secours ou à la petite mécanique. Grâce à la Macif, nous leur proposons également des ateliers pour apprendre à remplir un constat à l’amiable. Un vrai avantage pour eux !

    L’Essentiel de l’article

    • L’auto-école La Batoude propose des formations adaptées aux publics en difficulté et ayant des difficultés d’apprentissage.
    • Les formations sont financées par des aides publiques, des donations de fondations et le compte personnel de formation.
    • Le reste à charge pour les élèves est très inférieur au coût d’une auto-école classique.

    (1) Insee, Comparateur de territoire, Intercommunalité-Métropole de CC Chinon, Vienne et Loire, 2018
    (2) Sécurité routière, « Examens du permis de conduire : bilan 2017 »
  • Bénévolat associatif : les jeunes répondent à l’appel

    Bénévolat associatif : les jeunes répondent à l’appel

    1 Des jeunes de plus en plus engagés

    L’engagement bénévole des Français est une constante. Selon la dernière enquête Ifop-France Bénévolat (1), près de deux Français sur trois participent, ou ont participé par le passé à des actions bénévoles. 25 % d’entre eux le font aujourd’hui dans le cadre associatif. Ce chiffre est en hausse ces dernières années, particulièrement grâce à un engagement de plus en plus fort des moins de 35 ans. En 2016, ils étaient un tiers de plus à faire du bénévolat qu’en 2010.

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    2 Un engagement associatif bénévole régulier

    Le baromètre Djepva sur la jeunesse (2) permet de mieux connaître l’engagement des jeunes. Chez les 18-30 ans l’engagement est naturel. Un jeune sur deux a déjà donné de son temps bénévolement, et plus d’un sur trois l’a fait dans l’année écoulée. Mieux encore, 14 % des jeunes participent à des actions bénévoles chaque semaine ! Ces actions de bénévolat ont généralement pour cadre le milieu associatif : 76 % des adhérents d’une association donnent de leur temps gratuitement.

    Hari, 24 ans, qui fait partie de L’AFEV, Association de la fondation étudiante pour la ville, qui lutte contre les inégalités, éducatives en particulier, donne l’exemple :

    « J’habite un quartier populaire et je donne de mon temps de manière hebdomadaire pour faire des projets au sein de ce quartier. Ça me permet de me dire que je contribue à faire de ce monde ce que j’ai envie qu’il soit. »

    Un discours qui fait écho à celui d’Olivia, 21 ans, de l’association Génération Cobayes, qui sensibilise sur les liens entre pollution environnementale et santé :

    « Je suis responsable de la sensibilisation sur les festivals. On aborde des sujets de manière fun et décalée, on a un discours positif. Je me sens utile et je contribue à ma manière, et ça c’est gratifiant. »

    Quand on leur demande les deux principales causes pour lesquelles ils seraient prêts à donner du temps, les réponses les plus citées sont le sport (22 %), la santé, la recherche et l’aide aux malades (20 %), l’environnement (20 %), l’éducation (19 %), et les actions sociales et solidaires (15 %).

    3 Le manque de temps, frein à l’engagement bénévole

    Si un jeune sur deux s’est déjà engagé, cela ne veut pas dire que les autres ne sont pas prêts à le faire. 31 % des 18-30 ans envisageraient de donner de leur temps bénévolement. En somme, l’idée du bénévolat intéresse huit jeunes sur dix. La raison la plus invoquée pour justifier l’absence d’engagement est le manque de temps, cité par 40 % des jeunes interrogés (2).

    Pour Marie-Hanna de l’AFEV, la motivation permet de dépasser les contraintes de temps :

    « Ce sont des choses que je fais avec plaisir, sur mon temps libre, donc on pourrait le comparer à un loisir ! Donc ça ne me pose vraiment pas de problème de temps ou de fatigue. »

    Bon à savoir

    Les associations Afev et Générations Cobayes sont soutenues par la Fondation Macif.

    4 Le service civique, un engagement citoyen reconnu

    Le Service Civique permet de s’engager pour six à douze mois dans une mission d’intérêt général, souvent dans le cadre associatif. C’est aujourd’hui une forme d’engagement reconnue : 74 % des 18-30 ans déclarent connaître ce dispositif et 48 % des 18-25 ans aimeraient se lancer dans cette aventure. Leur motivation première ? Être utile à la société (28 % des réponses) (2). Il peut permettre d’aller plus loin dans l’engagement citoyen. C’est ce qui a poussé Olivia de Génération Cobayes à franchir le pas.

    J’ai choisi de faire six mois de service civique et de me consacrer à plein temps à l’association.

    (1) Sondage Ifop France Bénévolat – 2016
    (2) Injep-Crédoc, Baromètre Djepva sur la jeunesse – 2016
  • Secours d’urgence : ayez les bons réflexes !

    Secours d’urgence : ayez les bons réflexes !

    1 Pourquoi avez-vous décidé de participer à cette formation aux premiers secours ?

    Claude Allanic : Je pense que nous sommes tous concernés par les secours d’urgence, qu’il s’agisse d’accidents de la vie quotidienne ou de situations exceptionnelles. En matière de sécurité, la pratique est souvent très éloignée de la théorie, d’où l’importance de participer à cet exercice dispensé par des pompiers.

    2 Quels gestes de premiers secours y avez-vous appris ?

    C. A. : Oui, j’ai vraiment fait des découvertes sur les six gestes de base essentiels pour porter secours :

    • l’alerte ;
    • la protection du lieu de l’accident ;
    • les positions d’attente ;
    • le traitement des hémorragies ;
    • les massages cardiaques ;
    • l’utilisation du défibrillateur.

    Vous souhaitez vous former aux gestes qui sauvent ?

    Découvrez les prochains ateliers proposés près de chez vous !

    13 minutes

    C’est le temps d’intervention moyen des secours en France. (1)

    3 Hormis ces gestes qui sauvent, que retiendrez-vous de la formation ?

    C. A. : Que chaque situation est unique. Il faut savoir apprécier l’état de la victime, vérifier si elle est consciente ou non, s’assurer qu’elle respire normalement ou pas. C’est ce premier « diagnostic » qui va définir la position dans laquelle la mettre, ce qui est déterminant. L’hésitation ou le doute peuvent être fatals. Ce sont des réflexes à acquérir, des gestes simples qui peuvent aider à éviter le pire.

    4 conseils de pompier

    Merci au Lieutenant Thierry Gautreau, vice-président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique.

    Connaître les cinq numéros d’urgence : pompiers (18), Samu (15), police et gendarmerie (17), le numéro européen d’urgence (112) et celui pour les personnes sourdes et malentendantes (114).

    Alerter les secours le plus vite possible en donnant une adresse précise : une minute gagnée équivaut à 10 % de chances de survie.

    Maîtriser les gestes qui sauvent les plus élémentaires : position latérale de sécurité, massage cardiaque, utilisation d’un défibrillateur, pose d’un garrot…

    Se protéger face aux risques majeurs (attentat, nuage toxique…) : s’échapper en restant le long des murs, se cacher ou se confiner dans un local et en s’allongeant au sol loin des ouvertures.

    L’Essentiel de l’article

    • La Macif propose des ateliers de formation aux premiers secours gratuits.
    • Pour s’inscrire, rendez-vous sur diffuz.com ou dans votre agence Macif locale.
    • L’atelier permet de se former aux six gestes élémentaires de premiers secours.

    (1) Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, 2017
  • Solidays : 20 ans d’engagement et de solidarité contre le sida

    Solidays : 20 ans d’engagement et de solidarité contre le sida

    1 20 ans après, ne rien lâcher

    En vingt ans, le festival Solidays n’a rien perdu de la fougue et de la force d’engagement de ses débuts, comme aime à le souligner son fondateur, Luc Barruet :

    « Depuis 20 ans, l’ADN du festival est toujours le même : construit sur des valeurs de partage et d’entraide, Solidays donne toujours du sens à la fête et des couleurs à la solidarité. »

    Artistes, célébrités, public, associations et bénévoles se mobilisent ainsi, année après année, pour attirer l’attention sur la maladie et poursuivre la lutte. Car le sida demeure tristement d’actualité : en France, 16 personnes découvrent leur séropositivité chaque jour, et le préservatif reste le premier outil pour se protéger contre ce virus et les autres maladies sexuellement transmissibles.

    Et dans le monde, les chiffres du sida sont alarmants. En 2016 (1) :

    • 36,7 millions de personnes vivaient avec le virus du VIH ;
    • 1,8 million de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH ;
    • 1 million de personnes sont mortes de maladies liées au sida.

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    2 Mobiliser les jeunes d’abord

    « Les jeunes se sentent moins concernés car ils sont nés au moment où le VIH existait déjà », explique Karl-Ludwig Francisco, bénévole Prévention à Solidarité Sida. « C’est déjà dans leur quotidien et c’est quelque chose de banal, donc ce qui est dur, c’est de leur faire comprendre que ça les concerne directement. Ils savent qu’il faut mettre des capotes, mais la question est à quel moment ils vont intégrer l’info et réellement la mettre. C’est là qu’il faut faire un peu plus de travail qu’avant. »

    Plus de 1 500 bénévoles de Solidarité Sida sont présents sur le festival Solidays. Ils participent activement à l’organisation, à la récolte de fonds, à la sensibilisation auprès du public…

    Des stands d’information, des échanges avec des associations mais aussi une exposition ludique sur la découverte de la sexualité ont permis au public de s’informer sur les dangers du sida.

    Avec les fonds récoltés, Solidarité Sida peut mettre en place de nombreuses actions :

    • accompagnement des malades dans leur quotidien ;
    • apport d’une aide en zone de crise ;
    • actions de prévention ;
    • lobbying auprès des pouvoirs publics ;
    • rendre les médicaments accessibles à tous ;
    • mise en place d’événements mobilisateurs (Solidays, Love Life Parade, le Zapping, « Sex in the City »…).

    16 personnes découvrent leur séropositivité en France chaque jour.*

    3 L’humour et la fête au service de la solidarité

    « Pour bien communiquer avec les jeunes, il faut arriver à les intéresser au sujet, donc c’est vraiment important d’utiliser des outils ludiques comme l’exposition « Sex in the City », détaille Pauline Duverger, chargée de Prévention à Solidarité Sida. On passe beaucoup par des messages qui communiquent sur le plaisir, parce que la sexualité doit être avant tout quelque chose de vraiment positif, de joyeux. Après seulement, on aborde la question des risques. Si un jeune se sent à l’aise avec sa sexualité, il ou elle sera amené(e) à prendre moins de risques pour lui-même et ses partenaires. »

    Pour Antoine de Caunes, président d’honneur de Solidarité Sida, mêler plaisir et responsabilité, ambiance festive et engagement sans faille, c’est tout le paradoxe de Solidays :

    « Lutter d’année en année pour contribuer à éradiquer ce fléau, quand nous n’aimerions rien tant que d’en rester à ce qui nous réunit tous, artistes, bénévoles, contributeurs publics et privés : le bonheur de ces moments où la solidarité devient, l’espace de trois jours, le mot le plus important du monde. »

    20 ans de Solidays, c’est…

    • 25 millions d’euros de fonds récoltés en faveur de la lutte contre le sida grâce à Solidays ;
    • 8 500 bénévoles engagés avec enthousiasme et conviction ;
    • 1 100 artistes engagés pour la cause ;
    • 2 800 km de préservatifs distribués ;
    • 2 200 programmes contre le sida soutenus dans 42 pays.

    L’Essentiel de l’article

    • Solidays est un festival solidaire qui mobilise l’opinion et les associations dans la lutte contre le sida.
    • En 2018, il a fêté ses 20 ans d’existence.
    • Il se déroule tous les ans au mois de juin, à Paris, et rassemble 200 000 festivaliers et 2 500 volontaires.

    (1) ONUSIDA, fiche d’information, dernières statistiques sur l’état de l’épidémie du sida

    *Solidarité Sida

     

  • Déserts médicaux : le MarSOINS, un camion médical qui rapproche les soins de ceux qui en ont besoin

    Déserts médicaux : le MarSOINS, un camion médical qui rapproche les soins de ceux qui en ont besoin

    1 Contrer la désertification médicale

    Le faible nombre de professionnels de santé disponibles sur certains territoires est un important facteur d’inégalité dans l’accès aux soins. Ce manque de praticiens crée ce qu’on appelle des déserts médicaux, qui s’observent davantage dans la moitié nord de la France, en zone rurale et dans les périphéries urbaines lointaines. Le ministère de la Santé estime que 8 % de la population française réside dans des communes avec une accessibilité restreinte aux consultations d’un médecin généraliste (1).

    Cette « désertification », qui tend à s’aggraver, s’explique par la faible attractivité de ces secteurs pour les professionnels de santé, en raison de conditions de travail difficiles (temps de trajet, nécessité de gardes pour assurer la permanence des soins). Elle concerne autant les médecins généralistes que les professions paramédicales comme les infirmières et les masseurs-kinésithérapeutes. Pour les médecins spécialistes, comme les gynécologues, les pédiatres et les ophtalmologues, la situation est particulièrement critique. À l’échelle de la France, leur densité est deux fois moindre que celles des généralistes : 147 spécialistes contre 298 généralistes pour 10 000 habitants (2). Le problème est exacerbé dans les déserts médicaux, où les délais de rendez-vous très importants chez le praticien peuvent entraîner un renoncement aux soins.

    2 POUR 1 000

    Certains départements comme celui de l’Eure comptent moins de deux médecins pour 1 000 habitants. À Paris, il y a environ huit médecins pour 1 000 habitants.

    2 À vos soins, un projet solidaire

    Le projet de l’association À Vos Soins est de compenser ce manque chronique de praticiens dans la région de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, où elle a vu le jour en janvier 2016. Son idée ? Un camion médicalisé qui parcourt les campagnes à la rencontre des habitants qui ont besoin d’échanger avec un professionnel de santé et d’un accès territorial aux soins.

    Baptisé le MarSOINS, le camion circule avec, à son bord, une équipe d’infirmières et de médecins. C’est à la fois un cabinet médical, un lieu d’échanges et d’information, et aussi une douche (4 200 personnes vivent sans confort en Loire-Atlantique : ni baignoire, ni douche, ni W.-C.) (3). Les consultations sont ouvertes à tous : diagnostic audio ou optique, examen dentaire, dépistage VIH… Si l’état d’un patient le nécessite, les praticiens peuvent alors l’orienter vers un spécialiste adapté. Et bien sûr, le MarSOINS contribue aussi à tisser du lien social dans des zones où la précarité et l’isolement sont fréquents.

    Preuve qu’il répond à un réel besoin, le MarSOINS a déjà plus de 700 dépistages au compteur, sept mois à peine après son lancement. Soutenu par 40 bénévoles et professionnels de santé, ainsi que par des entreprises mécènes, et notamment la fondation Macif, il conduit des actions de prévention sur le terrain une à deux fois par semaine.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient le MarSOINS et de nombreuses autres initiatives pour favoriser l’accès aux soins.

    3 S’engager pour un meilleur accès aux soins

    Pour lutter contre les inégalités d’accès aux soins, s’engager dans une association est une bonne solution ! Si vous souhaitez aider le MarSOINS, rendez-vous sur le site www.avossoins.fr. Si vous n’habitez pas Saint-Nazaire, d’autres initiatives de ce type existent en France, comme le Bus social dentaire en petite couronne parisienne, Préven’Bus en Aquitaine, le Bus Santé dans la Drôme, etc. Renseignez-vous auprès de votre CPAM.

    L’Essentiel de l’article

    • Un camion de soins itinérant qui va à la rencontre des habitants de déserts médicaux.
    • Il propose des dépistages (audio, optique, dentaires…), des actions de prévention et un accès à l’hygiène.
    • Les professionnels de santé du MarSOINS peuvent orienter les patients vers un praticien si nécessaire.

    (1) DREES, 2017.
    (2) DREES, 2015.
    (3) Lemarsoins.org

  • Service civique : et si vous le faisiez dans une mutuelle ?

    Service civique : et si vous le faisiez dans une mutuelle ?

    1 Un service solidaire et républicain

    Le service civique est un dispositif d’État qui permet aux jeunes qui le souhaitent de consacrer une période de leur vie à l’intérêt général (solidarité, protection de l’environnement, culture, etc.). Le service civique est ouvert à tous, sans aucune condition de diplôme. Son rôle social est double : en premier lieu, répondre aux défis sociaux ou environnementaux auquel notre pays est confronté en soutenant l’action des associations et organismes qui œuvrent pour le bien commun, en fournissant des activités ou des services gratuitement. Mais c’est aussi un apprentissage citoyen et républicain, comme le souligne Étienne Maïer, codirecteur d’Unis-Cité.

    « Le service civique a été pensé pour apporter aux jeunes des temps de sensibilisation et d’éveil citoyen, et permet ainsi pour certains jeunes un « raccrochage » républicain : comment fonctionnent les instances de notre pays, qu’est-ce qu’une démocratie, etc. Ce ne sont pas des cours d’éducation civique, mais plutôt une sensibilisation citoyenne participative qui permet aux jeunes de mieux comprendre comment fonctionne notre République et comment ils peuvent s’en saisir pour devenir acteurs de leur société au lieu de la subir. »

    300 000

    jeunes mobilisés depuis 2010 et 150 000 nouveaux en 2018.
    En 2017, la France est devenue le pays mobilisant le plus grand nombre de jeunes en service civique.*

    2 S’ouvrir et reprendre confiance

    Ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans (30 ans pour les jeunes en situation de handicap), le service civique attire des profils très variés : des lycéens et des étudiants en fin de cycle scolaire ou universitaire, qui souhaitent se faire une première expérience et un début de réseau avant de commencer leur vie professionnelle. Ce sont aussi des jeunes qui ont commencé à travailler, mais qui, faute d’intérêt, réfléchissent à une réorientation. Les partenaires de l’Agence du Service Civique pourront notamment les accompagner dans leurs recherches de travail. Enfin, il y a aussi de nombreux jeunes sans qualification, au parcours moins « solide ».

    « Parfois en galère, ces jeunes utilisent le service civique comme une bouée de sauvetage, après plusieurs mois ou années d’inactivité, voire d’errance, explique Étienne Maïer. C’est une étape capitale pour eux, car ça leur permet de reprendre un rythme, d’apprendre de nouvelles choses au contact des autres, et de trouver une nouvelle dynamique pour l’avenir. Ils reprennent confiance en eux et en la société en général, ce qui est fondamental pour cette jeunesse parfois désabusée et malmenée. »

    Bon à savoir

    Les jeunes ayant fait preuve d’un engagement particulièrement fort pendant leur service civique peuvent être accompagnés par l’Institut de l’Engagement en vue de construire un projet d’avenir. Grâce à ses partenariats avec des écoles et des entreprises, l’institut aide les candidats sélectionnés à reprendre une formation, trouver un emploi ou monter un projet de création d’activité associative ou une entreprise.

    3 Service civique et organisme mutualiste, un lien évident

    Historiquement engagées dans les démarches solidaires, les mutuelles constituent un excellent cadre pour effectuer son service civique. C’est pourquoi la Macif a lancé un programme de service civique inédit aux côtés de l’association Unis-Cité. Depuis janvier 2018, 100 jeunes ont été accueillis partout en France et se sont vu confier des missions mettant en avant les valeurs mutualistes. Ils ont ainsi pu prendre part à des actions de terrain autour de quatre grandes thématiques :

    • la santé ;
    • l’habitat et vie quotidienne ;
    • la mobilité ;
    • la gestion budgétaire.

        
    Pour ces jeunes, ce programme de service civique mutualiste est l’occasion non seulement d’acquérir de l’expérience, mais aussi de découvrir les engagements mutualistes et les spécificités de l’économie sociale et solidaire.

    « Le groupe Macif soutient depuis plus de vingt ans l’association Unis-Cité via sa Fondation. La Macif collabore avec Unis-Cité, notamment dans le cadre du projet Silver Geek. Unis-Cité est également l’un des partenaires fondateurs de Diffuz, le nouveau réseau social solidaire ouvert à tous, initié par la Macif », rappelle Alain Montarant, président du groupe Macif.

    Fort de son succès, le programme est reconduit par la Macif et concernera 100 nouvelles places à partir de septembre 2018.

    Bon à savoir

    Unis-Cité est une association qui invente et organise des missions de service civique dans des domaines principalement reliés à la solidarité. Les missions sont confiées à des collectifs de quatre ou huit jeunes, ce qui leur permet de vaincre leur timidité, de se soutenir et de dépasser les éventuelles phases de démotivation. Un fonctionnement qui aide à casser les préjugés et suscite même des vocations. Les jeunes reçoivent une formation en début de service civique et disposent d’outils et d’un suivi tout au long de la mission afin d’avoir le bagage nécessaire pour mener à bien leur mission.

    4 Motivé(e) ? Cliquez, postulez !

    Toutes les missions de service civique en France et même à l’étranger sont répertoriées sur un site national : service-civique.gouv.fr. On peut aussi postuler directement en ligne et, contrairement à un emploi, le plus important n’est pas le CV. Certaines missions étant plus demandées que d’autres, une « sélection » doit parfois être opérée. Toutefois, le niveau d’étude et les expériences professionnelles ne sont pas les critères sur lesquels se base cette sélection. Ce sont surtout les savoir-être et la motivation qui font la différence. Il s’agit de montrer son intérêt pour la mission en question.

    « On va avant tout regarder les motivations et les envies, ce n’est pas un entretien d’embauche ! Il est important de rassurer les jeunes là-dessus car ils peuvent manquer de confiance et se mettre eux-mêmes des barrières, rappelle Étienne Maïer. Si ça ne marche pas du premier coup, il faut retenter sa chance, on finit toujours par trouver ! Mais nous insistons aussi sur le fait que ce n’est pas du bénévolat : c’est du volontariat encadré, avec des obligations, et qui nécessite un vrai engagement pour réussir. »

    Il y a neuf grandes thématiques de missions : santé, sport, éducation pour tous, intervention en cas de crise intérieure, mémoire et citoyenneté, culture et loisirs, développement international, solidarité, environnement. Le service dure en moyenne huit mois et est indemnisé autour de 570 € par mois, nets et non imposables. Il est possible de poursuivre des études ou d’avoir un emploi à temps partiel, en parallèle de son service civique. Cependant, l’engagement de service civique étant d’au moins 24 heures par semaine, il est fortement recommandé que cela reste l’activité principale durant cette période.

    Attention toutefois : on ne peut faire qu’un seul service civique dans sa vie, il faut donc savoir choisir le meilleur moment pour soi. Et plus on est au courant tôt de l’existence du service civique, plus on peut tirer profit de cette expérience pour son avenir.

    Un nouveau programme de citoyenneté initié et financé par la Macif

    Depuis le mois de janvier 2018, 100 jeunes « Diffuseurs de Solidarité » sont mobilisés grâce à la Macif dans cinq villes pilotes (Tours, Lyon, Mulhouse, Alforville, Niort). S’appuyant sur la plateforme Diffuz.com pour développer la solidarité locale en repérant et rapprochant les besoins des associations et les désirs d’engagement des citoyens.

    5 Testé et approuvé

    Unis-Cité est présent sur une soixantaine de sites partout en France et organise régulièrement des séances d’information, animées entre autres par des jeunes en service civique qui viennent témoigner de leur expérience.

    « 92 % des jeunes ayant fait un service civique le recommandent autour d’eux. Entre 75 et 80 % des jeunes trouvent un travail, entrent en formation ou reprennent les études à l’issue de leur mission, c’est donc un excellent tremplin ! 82 % des jeunes déclarent également s’engager bénévolement après la fin de leur service, précise Etienne Maier. Celui-ci est donc aussi un excellent moyen de nourrir le tissu associatif qui en a bien besoin ! » 

    Avec 150 000 missions proposées en 2018 (dont 8 000 chez Unis-Cité), la France est le premier pays en nombre de volontaires ; soit un beau potentiel de futurs bénévoles.

    Étienne Maïer

    Vous envisagez de faire un Service Civique ou vous êtes actuellement en service ?

    Vous pouvez bénéficier de certains avantages, notamment sur la complémentaire santé : la Macif vous offre deux mois de cotisation sur votre Garantie Santé.

    L’Essentiel de l’article

    • Le service civique est ouvert à tous les jeunes sans condition de diplôme.
    • Il faut être âgé de 16 ans minimum et jusqu’à 25 ans maximum (30 ans si vous êtes en situation de handicap).
    • 150 000 missions sont disponibles en 2018, dont 100 au sein de la Macif.
    • Une mission dure en moyenne 6 à 8 mois.
    • La rémunération est de 570 €/mois.

    *Agence du Service Civique.
  • CowFunding, le financement participatif au service de l’économie sociale et solidaire

    CowFunding, le financement participatif au service de l’économie sociale et solidaire

    1 Le crowdfunding, une solution de financement pour les projets

    L’idée de CowFunding part d’une observation :

    « On a constaté qu’il y avait un souci de financement sur les sommes inférieures à 10 000 euros et qu’il était très difficile d’aller chercher du financement pour des microprojets, particulièrement dans l’économie sociale et solidaire, rappelle Christophe Masson. Certaines plateformes de crowdfunding existaient déjà, mais elles se concentraient plutôt sur des projets artistiques et créatifs. »

    Nous sommes alors fin 2012, et le financement participatif est encore balbutiant en France. CowFunding se lance quelques mois plus tard, en septembre 2013, avec pour objectif prioritaire de faciliter le financement de projets solidaires, souvent autour du développement durable et du handicap.

    160 000

    C’est le nombre de microcrédits financés à ce jour par l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), dont la Macif est partenaire. Elle aide les personnes n’ayant pas accès au crédit bancaire à créer leur entreprise. Pour trouver l’une des 120 antennes en France, cliquez ici.

    2 Des financements diversifiés pour les projets solides

    Si vous vous lancez dans une aventure entrepreneuriale, vous aurez besoin de financement. L’idéal est d’utiliser des sources variées. Cela sera plus rassurant pour vous, et pour vos investisseurs ! Les principales solutions de financement sont :  

    • votre épargne personnelle (livrets, placements…) ;
       
    • l’aide de vos proches (amis, famille…) sous forme de prêt (avec ou sans intérêt), de donation ou de participation au capital de votre entreprise. Cette aide est souvent appelée la « love money » ;
       
    • les aides et prêts à taux zéro réservés à la création et à la reprise d’entreprise : prêts d’honneur accordés par des plateformes ou réseaux tels que le Réseau Entreprendre ou Initiative France, prêt du dispositif Nacre (de 1 000 à 10 000 euros), aide à la reprise ou à la création d’entreprise de Pôle Emploi (ARCE) si vous êtes demandeur d’emploi indemnisé, les solutions de microcrédit de l’Adie, etc. ;
       
    • les aides régionales à retrouver par exemple sur le site de votre CCI (chambre de commerce et d’industrie) ;
       
    • le prêt bancaire classique ;
       
    • la levée de fonds (ouverture du capital à des investisseurs), auprès par exemple de business-angels (investisseurs privés).

    Le crowdfunding est une forme particulière de levée de fonds. Il s’adresse aux particuliers et leur propose d’investir en échange d’une récompense qui peut être, selon les cas, concrète ou symbolique. Le financement participatif n’a pas vocation à remplacer d’autres sources de financement, mais à donner un coup de pouce aux moments clés.

    Vous souhaitez vous lancer ?

    Assurance auto, complémentaire santé, assurance activité, matériel informatique… Découvrez les offres Macif dédiées aux auto-entrepreneurs.

    Le financement participatif doit rester un complément à d’autres formes de financement, comme le prêt bancaire.

    3 Bien se préparer et bien s’entourer

    Les plateformes de financements participatifs peuvent aider au financement d’un projet. Mais Christophe Masson peut aussi donner quelques conseils tirés de sa propre expérience lors de la création de CowFunding.

    Son premier conseil : bien s’entourer.

    « Choisissez vos associés en fonction de vos complémentarités. Il nous a par exemple cruellement manqué un développeur à nos côtés quand nous avons dû externaliser notre développement web. »

    Bien s’entourer, c’est aussi bien choisir ses partenariats. Dans le cas de CowFunding, les premiers pas sont accompagnés par la BGE, le Réseau national d’appui aux entrepreneurs, puis un partenariat avec la chambre du commerce des Hauts-de-France, quatre mois après leur lancement. Les partenariats suivants se concentrent sur des acteurs au cœur de l’économie sociale et solidaire.

    « Dès le début, notre stratégie a été de travailler avec des prescripteurs de projet comme la fondation Macif, le département de l’Économie sociale et solidaire du Pas-de-Calais ou le Conseil général du Pas-de-Calais ».

    Autre point clé : bien connaître l’environnement législatif et réglementaire.

    « Lorsque nous nous sommes lancés, le cadre législatif évoluait énormément : tous les 6 mois, on avait de nouvelles réglementations ! », se souvient Christophe Masson.

    De fait, l’évolution législative peut être une source de risques et d’opportunités. Pour rester informé, vous pouvez vous appuyer sur certains professionnels au service de votre entreprise, comme les experts-comptables sur les questions fiscales. Par ailleurs, les Chambres de commerce et d’industrie proposent généralement des conseils sur l’évolution législative. Enfin, vous pouvez, à titre informatif, suivre des veilles législatives et réglementaires sur Internet.

    À SAVOIR

    Sur CowFunding.fr, les campagnes tournent autour de 5 000 euros et les contributions sont en moyenne de 60 euros.

    L’Essentiel de l’article

    • Diversifiez les sources de financement, notamment grâce au crowdfunding.
    • Choisissez des associés et des partenaires complémentaires.
    • Faites attention à l’évolution du cadre législatif, qui impacte votre activité.
  • Wimoov vous donne des solutions pour retrouver un emploi

    Wimoov vous donne des solutions pour retrouver un emploi

    1 La mobilité oui, mais inclusive

    À l’origine spécialisée dans l’organisation de covoiturages, l’association Wimoov s’est très vite rendu compte de l’intérêt d’intégrer l’offre de transports publics et individuels disponibles localement pour proposer des solutions de mobilité adaptables à chaque cas. Avec un credo fort : la mobilité doit être inclusive et ne laisser personne au bord du chemin. Aujourd’hui, les services de Wimoov sont proposés à celles et ceux qui en ont le plus besoin, les personnes âgées, les PMR, les jeunes en fragilité financière et les publics en insertion sociale et professionnelle.

    Les jeunes de 18-25 ans et les personnes aux revenus les plus faibles sont les plus touchés par les difficultés de mobilité.

    « Nous avons mené une étude qui a montré qu’aujourd’hui sept millions de personnes parmi la population active, soit 20 %, ont des difficultés de mobilité. C’est un enjeu énorme ! explique Florence Gilbert, directrice générale de Wimoov. Ce sont des personnes qui, à tout moment, peuvent perdre leur travail à cause d’une vieille voiture trop chère à entretenir, ou qui doivent renoncer à un emploi parce qu’elles n’ont pas les moyens de se déplacer. »

    2 Un diagnostic et des solutions personnalisées

    Chaque conseiller en mobilité Wimoov est en mesure de proposer une approche individualisée aux personnes ayant des difficultés à se déplacer, que ce soit pour des raisons physiques, financières ou psychologiques. Un diagnostic précis de leurs besoins et contraintes est établi pour proposer une solution personnalisée : ont-elles le permis de conduire ? Sont-elles en mesure de se déplacer à vélo ou en deux-roues motorisé ? De marcher ? Savent-elles utiliser les transports en commun ? Peuvent-elles payer le taxi ? De quel niveau de fiabilité par rapport aux horaires ont-elles besoin ?

    « Toutes ces questions aident à construire la réponse la plus efficace, d’autant que nos conseillers ont, bien sûr, une parfaite connaissance de l’offre disponible sur leur territoire, précise Florence Gilbert. Dans le cas des personnes âgées, si elles ne peuvent pas se déplacer jusqu’à nous, nos conseillers peuvent intervenir à domicile ou par téléphone. »

    La vraie force de Wimoov, c’est de centraliser toute l’information liée à la mobilité : voiture, vélo et VAE (vélo à assistance électrique), marche, trottinette, transports en commun, scooter, véhicules en libre-service, etc.

    « Nous avons aussi nos propres flottes de voitures, vélos et scooters ainsi que des transports à la demande avec chauffeur pour compléter l’offre publique ou privée existante. Mais ce sont des solutions temporaires, le but étant toujours d’accompagner la personne vers l’autonomie et l’utilisation des ressources disponibles sur le territoire. »

    C’est la raison pour laquelle Wimoov pratique la location et non pas le prêt, même si c’est à un coût faible.

    « Il est important de garder l’habitude de prévoir un budget transport dans ses dépenses. Nous intégrons d’ailleurs des formations de gestion budgétaire à nos services car, là aussi, il y a de vrais besoins », ajoute Florence Gilbert.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Participez au café mutualiste « Bougez pour l’emploi » en partenariat avec Wimoov. Contactez votre conseiller Macif pour trouver les dates près de chez vous.

    Chiffres-clés sur la mobilité et l’emploi*

    • 20 %

      20 % de la population active française à des problématiques de mobilité qui mettent en jeu la capacité à trouver ou garder un emploi.

    • 1/4

      Près d’1 Français sur 4 a déjà dû refuser un travail ou une formation, faute de pouvoir s’y rendre.

    • 1/5

      Près d’1 Français sur 5 a déjà renoncé à se rendre à un entretien d’embauche ou dans une structure d’aide à la recherche d’emploi.

    3 Objectif autonomie

    Les conseillers Wimoov assurent donc aussi des formations : au vélo, à la prise des transports en commun, etc. Être capable de se déplacer de façon autonome sans voiture est en effet primordial lorsqu’on est en recherche d’emploi.

    De nombreux employeurs exigent des candidats qu’ils aient le permis de conduire, alors qu’il y a d’autres façons de se rendre sur son lieu de travail, y compris dans des zones mal desservies par les transports. La mobilité est donc un argument pour “se vendre” en entretien d’embauche.

    Enfin, Wimoov propose un service d’accompagnement : les conseillers se déplacent avec les personnes qui en ont besoin, le temps qu’elles s’approprient leur parcours.

    « Nous accompagnons, par exemple, des personnes malvoyantes qui changent d’emploi ou des personnes âgées qui ont des appréhensions dans les transports en commun. Nous le faisons autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu’elles redeviennent autonomes. »

    Bon à savoir

    Il existe désormais un diplôme inter-universitaire (DIU) de « Conseiller mobilité et insertion », créé par le Laboratoire de la mobilité inclusive avec Wimoov et en partenariat avec l’École d’urbanisme de Paris. C’est une formation diplômante de dix mois, accessible en formation continue pour les personnes justifiant de deux ans d’études universitaires (tout secteur) et ayant déjà deux ans d’expérience dans le secteur de la mobilité.

    4 La mobilité : un enjeu multifacette au cœur de la société

    « Nos publics nous sont adressés principalement par les services sociaux, les missions locales ou Pôle Emploi. Nous sommes présents dans neuf régions et 43 bassins d’emploi, ce qui malheureusement ne couvre pas tout le territoire, poursuit Florence Gilbert. Nous accompagnons actuellement 11 000 personnes avec un taux de retour à l’emploi de 46 %. Pour les personnes âgées, 80 % d’entre elles ont retrouvé leur autonomie dans leurs déplacements. C’est la preuve que le concept fonctionne ! »

    Pour avoir les moyens de se déployer sur l’ensemble du territoire, l’association en appelle aux pouvoirs publics. L’idée ? Légiférer sur la création d’un véritable service public de la mobilité inclusive, dans lequel Wimoov pourrait être partie prenante. Car, pour Florence Gilbert, la mobilité est un enjeu d’avenir, aux implications économiques et sociétales très larges.

    « Notre souhait à terme serait d’ouvrir nos services à tous les publics car la mobilité est en enjeu à la fois social, environnemental, d’aménagement du territoire, d’urbanisme… Ça concerne tout le monde. L’idéal serait aussi que la mobilité soit enseignée dès le collège ! »

    L’Essentiel de l’article

    • Wimoov s’adresse aux PMR ou précaires ayant des problèmes de mobilité.
    • Les conseillers mobilité proposent des solutions individualisées pour utiliser les bons transports au bon moment.
    • Les conseillers peuvent former et accompagner les personnes dans l’utilisation des transports.
    • Des vélos et voitures sont disponibles à la location en complément de l’offre locale.

    sondage 2016 Elabe – Laboratoire de la mobilité inclusive.