Catégorie : Joue-la collectif

  • Garage solidaire : s’engager pour la mobilité

    Garage solidaire : s’engager pour la mobilité

    Ici on répare des voitures, mais pas seulement. Créé en 2013, le garage solidaire du Guichen, situé dans une zone rurale de Bretagne, est avant tout un projet social innovant au service de l’emploi et de la mobilité.

    Développé par l’association Yves Morvan Solidaire, soutenu par la Fondation Macif, c’est un chantier d’insertion, qui permet à des personnes éloignées de l’emploi de se former aux métiers de la mécanique, mais aussi de bénéficier d’un accompagnement social afin de retrouver une activité professionnelle durable. C’est également un outil qui favorise la mobilité des plus modestes en leur proposant des prestations à moindre coût, sans lesquelles il leur serait très difficile d’entretenir ou de faire réparer leur voiture.

    1 Une initiative qui profite à tous

    « Il ne s’agit pas pour nous de venir concurrencer les garages traditionnels, explique Guillaume Diulein, salarié de l’association. Notre démarche est davantage tournée vers le service humain que nous pouvons proposer. Et il est double ! Nous venons à la fois faciliter la mobilité des personnes à faibles ressources, et en même temps aider ceux qui en ont besoin à se reconstruire un avenir professionnel. »

    2 Réparer les parcours professionnels

    Pour réaliser ce pari, une quinzaine de personnes en insertion sont accompagnées pendant un an ou plus. Encadrées par deux chefs d’atelier, elles sont formées à la mécanique (diagnostic de panne, réparation, entretien…) mais aussi pour certaines, aux techniques de vente et à l’accueil administratif.

    En plus de cette formation à un vrai métier, une accompagnatrice socioprofessionnelle vient compléter le dispositif en apportant aux salariés une aide à la réalisation de leurs projets, en vue de regagner le marché du travail. Un accompagnement très fructueux puisqu’à leur sortie, 70 à 80% des salariés retrouvent un emploi, un logement, une formation, bref redémarrent d’un bon pied…

    1 jeune sur 2

    refuse une offre d’emploi faute de moyen pour s’y rendre.*

    3 Un garage dédié aux clients modestes

    Au quotidien, le garage solidaire fonctionne comme un autre, mis à part qu’une partie du temps est consacrée à l’accompagnement social, l’autre aux travaux de réparation. Pour les clients, peu de changements. Après avoir apporté un justificatif attestant de leur niveau de ressources (RSA, bourse étudiante, allocation personne handicapée, etc.), ils déposent le véhicule à faire réparer.

    Panne de moteur, changement de courroie, vidange, et même contrôle technique sont effectués avec le plus grand sérieux, à des tarifs prix plus avantageux que ceux pratiqués dans un garage traditionnel.

    15 %

    C’est la part du budget mensuel que les automobilistes consacrent en moyenne à l’entretien et à l’utilisation de leur voiture.**

    4 Un projet qui s’étoffe et qui essaime

    Le garage solidaire du Guichen propose des services de vente et de location de voiture pour offrir encore plus de solutions aux problèmes de mobilité.

    Ici, ne pas avoir de voiture c’est souvent ne pas avoir de travail, et vice versa, pouvoir se déplacer conditionne fortement l’employabilité.

    Guillaume Diulein

    C’est pourquoi le garage a investi dans un parc locatif d’une dizaine de voitures qui sont louées de une journée à deux mois maximum au tarif de 5,90 euros par jour. Des véhicules de reprise, entièrement révisés, sont aussi proposés à la vente. Si le garage du Guichen paraît exemplaire, il n’est pas le seul ! Ce projet social dispose de deux autres garages en Bretagne : l’un à Carhaix, l’autre à Saint-Étienne-en-Coglès.

    5 Une entreprise solidaire primée

    La démarche innovante et solidaire du garage de Guichen s’est vue récompensée en 2016 par l’opération MaFondation conduite par la Macif. Grâce aux votes de sociétaires, séduits par l’initiative, le garage s’est vu doté d’une prime de 5 285 euros.

    « Une vraie bonne surprise ainsi qu’un encouragement qui nous ont permis d’investir dans du matériel, mais aussi de gagner en visibilité », confie Guillaume Diulein.

    Cette année encore, l’opération MaFondation récompensera 13 projets novateurs en leur partageant une enveloppe de 50 000 euros. N’hésitez pas à découvrir les candidats en lice et à soutenir votre projet préféré : les votes sont ouverts du 29 mai au 13 juin inclus ! Plus d’infos ici.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Participez à MaFondation et votez pour votre projet préféré ici.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif a soutenu ce projet de garage solidaire en 2016 !

    Le garage solidaire de Guichen (Association Yves Morvan Solidaire)

    • 2013 : date de création
    • 15 personnes formées à l’année
    • 3 encadrants mobilisés
    • 80 % des projets d’insertion réalisés
    • 512 voitures réparées (2016)
    • 2 autres garages similaires en Bretagne

    En savoir plus :

    http://www.garagesolidaire.fr/
    Garage solidaire du Guichen
    ZA Les Grées Madame – 5, rue Denis-Papin
    35580 Guichen
    Tél. : 02 23 44 80 90

    L’Essentiel de l’article

    • Un garage solidaire qui œuvre pour l’insertion.
    • Des tarifs bas pour faciliter la mobilité des plus modestes.
    • Une offre multiple de réparation, de vente et de location.
    • Un suivi social et professionnel des salariés.
    • Un tremplin pour le retour à l’emploi.

    Sources :
    * Laboratoire de la Mobilité inclusive, 2017.

    ** Étude Ifop pour Drivepad.fr

  • Flex office, télétravail, free-lance : les Français et les nouvelles formes de travail

    Flex office, télétravail, free-lance : les Français et les nouvelles formes de travail

    1 Le CDI, in ou out ?

    Sur les 29 millions d’actifs que compte la France, 26 millions sont employés, dont près de 9 sur 10 sous statut salarié.

    Si le monde du travail évolue à un rythme très rapide depuis une dizaine d’années, le contrat à durée indéterminée reste la norme en France. 85,3% des salariés sont en effet en CDI, mais la tendance est à la baisse (-1,5 points en dix ans) surtout chez les jeunes : seuls 44% des 15-24 ans sont en CDI.

    Les CDD (contrats à durée déterminée) représentent un peu plus de 10% des emplois salariés, l’intérim 2,7% et l’apprentissage 1,6%(1).

    Le CDD est littéralement le contrat le plus utilisé pour les embauches. En 2015, les recrutements en contrat à durée déterminée représentaient 87% des intentions d’embauche, soit une hausse de 12 points depuis le début des années 2000(2).

    2 Demain, tous free-lances ?

    Le travail non salarié (free-lances, professions libérales, commerçants…) concerne 11% des travailleurs français. Presque deux fois plus présent chez les hommes que chez les femmes, il est aussi l’apanage de la maturité : 17% des plus de 50 ans sont non salariés, contre à peine 3% des moins de 25 ans.

    Mais là encore, c’est la tendance qui est importante : en dix ans, la part des non-salariés a progressé de 26% ! Les autoentrepreneurs sont en effet passés par là : en 2011, près de 500 000 étaient en activité, parfois en cumul avec un emploi salarié(1).

    15% des salariés français ont plusieurs activités réménurées.*

    3 Les jeunes en quête d’indépendance ?

    Si la « free-lancisation » de la société est souvent considérée comme un signe inquiétant de précarisation, les plus jeunes ne le voient pas forcément de cet œil.

    Près d’un 18-24 ans sur deux considère le phénomène plutôt comme une liberté bienvenue, mais aussi comme l’opportunité de mieux concilier vie privée et vie professionnelle pour un tiers d’entre eux.

    Pour leurs aînés, ces bons côtés semblent beaucoup moins évidents : à peine un quart des personnes interrogées partagent l’avis des plus jeunes sur l’équilibre vie privée/vie professionnelle.

    Au global, les Français restent à 70% attachés au statut de salarié(3).

    4 Le télétravail, mythe ou réalité ?

    Le travail en mode nomade semble bel et bien devenu une réalité pour une part non négligeable de Français. On estime aujourd’hui que 16,7% des Français travaillent au moins une fois par semaine en dehors du bureau, que ce soit chez eux, dans un « tiers-lieu », type espace de coworking, dans les transports, ou tout simplement au café ! Et la marge de progression est grande, puisque près de 7 d’entre eux sur 10 souhaiteraient en bénéficier.

    Là encore, les millennials et la génération Z, c’est-à-dire les « jeunes » de 19 à 35 ans, ont une longueur d’avance sur cette nouvelle forme de travail : 48% déclarent déjà pratiquer le télétravail(4) !

    10 à 20 %

    de la surface totale des bureaux d’Ile-de-France sera constituée d’espaces de coworking d’ici à cinq ans**.

    5 Open space, flex office ou coworking ?

    Pour ces mêmes 19-35 ans, le bureau idéal, celui qui inspire, se doit d’être ouvert. Ça tombe bien, puisque l’open space est de plus en plus répandu dans les entreprises : un salarié sur trois (33%) travaille en espace collectif ouvert, contre 65% en bureaux fermés (individuels ou collectifs) et 6% en flex office, c’est-à-dire sans poste attitré.

    Les plus claustrophobes, notamment les free-lances, préféreront sans doute opter pour les espaces de coworking, qui connaissent un véritable boom depuis les cinq dernières années. Rien qu’en Ile-de-France, leur nombre est passé de 10 à plus de 260, pour représenter aujourd’hui près de 3% de la surface totale des bureaux de la région parisienne, soit 100 000 m2. Une proportion qui pourrait passer à 10, voire 20% dans les cinq prochaines années(5)…

    Alors, prêt(e)s ?

    Le coworking façon Macif, c’est ouvert à tous et c’est gratuit !

    Certaines agences Macif disposent d’espaces de coworking.
    Renseignez-vous !

    Vous êtes travailleur non salarié ?

    Pensez à vous protéger en cas d’accident ou de maladie. Le contrat Prévoyance des indépendants vous aide à sécuriser vos revenus en cas d’arrêt de travail, de couvrir vos frais professionnels et de mieux protéger vos proches en cas de décès.

    L’Essentiel de l’article

    • Le CDI reste la norme pour 85% des salariés français, mais ne concerne que 44% des salariés entre 18 et 24 ans.
    • La part de non-salariés a progressé de 26% entre 2006 et 2016.
    • 1 salarié français sur 3 travaille en open space, et 1 sur 16 en flex office.
    • Le télétravail est plébiscité par 70% des Français.

    Sources :
     
    (1) Insee, Une photographie du marché du travail en 2016, 2017.
     
    (2) DARES, « Pourquoi les employeurs choisissent-ils d’embaucher en CDD plutôt qu’en CDI ? », 2017.
     
    (3) Pôle emploi, Les jeunes privilégient le travail indépendant, 2018.
    Credoc, Conditions de vie et aspirations des Français.

     
    (4) Deloitte, Nouveaux modes de travail : bienvenue dans l’ère du nomadisme, 2017.
    L’Observatoire Actineo, « Travail, espace et temps : Nouvelles équations. Nouveaux enjeux. », 2017.

     
    (5) L’Observatoire Actineo, « Travail, espace et temps : Nouvelles équations. Nouveaux enjeux. », 2017.
    Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise, 2017.

     
    * France Stratégie, L’avenir du travail : quelles redéfinitions de l’emploi, des statuts et des protections ?, 2016.
     
    ** Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise en Ile-de-France, Note semestrielle, juillet 2017.
     
  • La Cravate Solidaire, l’association stylée qui « rhabille » l’entretien d’embauche

    La Cravate Solidaire, l’association stylée qui « rhabille » l’entretien d’embauche

    1 Dress code* et choc des cultures

    La Cravate Solidaire a été créée en 2012 par trois étudiants de banlieue parisienne poursuivant leurs études à Paris La Défense, temple de l’entreprise moderne. Du décalage entre leur quartier d’origine et les cadres du quartier d’affaires est née l’idée de l’association :

    « En rentrant chez nous le soir, on se rendait bien compte que beaucoup de jeunes autour de nous ne maîtrisaient pas du tout les codes de l’entreprise, et notamment le dress code. Ils avaient donc du mal à franchir certaines étapes vers l’emploi, en particulier l’entretien d’embauche. Nous avons donc eu envie de créer une structure qui fournisse les outils pour réussir cette épreuve », se rappelle Yann Lotodé, cofondateur de La Cravate Solidaire.

    À commencer par les vêtements : s’habiller de façon adaptée au poste visé est un facteur important de réussite, et pourtant, ce n’est pas toujours évident pour des questions de moyens ou parce qu’on ne connaît pas les règles vestimentaires des différents métiers.

    « Les vêtements que nous donnons sont choisis de façon personnalisée. La tenue sera différente selon que le poste envisagé concerne le secteur bancaire, la boulangerie ou le bâtiment ! »

    * Code vestimentaire.

    2 Objectif zéro stress

    Un entretien d’embauche est une épreuve stressante pour tout le monde, et ça l’est encore plus quand on se sent fragilisé(e) ou inexpérimenté(e).

    Yann Lotodé

    Mais l’action de La Cravate Solidaire ne se limite pas au don de vêtements. L’association propose un accompagnement complet aux candidats pour préparer leur entretien. 450 bénévoles recruteurs, issus des entreprises, les conseillent sur les bonnes attitudes à adopter, les pièges à éviter, les questions à poser… L’idée est de former mais aussi de dédramatiser pour faire tomber le stress et (re)donner de la confiance en soi. Il faut éviter à tout prix de perdre ses moyens au moment où on en a le plus besoin !

    « 90% de nos candidats sont au RSA, 60% ont moins de 25 ans, et ils sont parfois très seuls dans leur recherche », explique Yann Lotodé. « Ils ont souvent eu un parcours chaotique et peuvent donc se sentir démunis face aux recruteurs, qui ne sont pas toujours tendres ! Leur donner les armes et les accompagner pour franchir cette ultime étape vers l’emploi est donc ultra-important, car ça peut tout changer. »

    Les séances sont individuelles et se déroulent en trois heures : une heure pour travailler l’image de soi à travers le choix de la tenue, une heure avec un bénévole recruteur pour apprendre les techniques d’entretien, et enfin une heure de revalorisation de soi à travers un atelier photographique. Les candidats repartent avec un portrait d’eux qui les met en valeur et qu’ils pourront utiliser sur leur CV et sur les réseaux sociaux professionnels.

    40 %

    Des candidats issus de l’immigration sont victimes de discrimination en Ile-de-France**.

    3 Agir aussi du côté des entreprises

    La volonté de La Cravate Solidaire est d’agir à tous les niveaux possibles pour faciliter l’accès à l’emploi par le biais de l’entretien d’embauche. Les bénévoles recruteurs sont donc les pivots des activités de l’association.

    « Ce sont des professionnels qui ont une véritable expérience du recrutement. Ils agissent auprès de nos candidats, mais aussi dans les entreprises où ils travaillent : en se positionnant, en “aidant”, ils améliorent leurs techniques de recrutement et contribuent à l’essaimage des bonnes pratiques, notamment en termes de non-discrimination à l’embauche », souligne Yann Lotodé.

    Ce réseau de bénévoles assure également une bonne visibilité de l’association, ce qui facilite grandement la collecte de vêtements.

    « Nous avons en moyenne 2 ou 3 collectes organisées chaque semaine dans des entreprises qui nous appellent parce que notre projet les intéresse. Nous collectons des vêtements propres et repassés, proches du neuf. Et pas seulement des costumes et des tailleurs, mais aussi des chemises, y compris à motifs ou à carreaux, des chinos, des jeans, des blazers… et bien sûr, des chaussures. »

    4 Le bus de la cravate

    Aujourd’hui, l’association est soutenue par la Macif, à travers sa fondation, dans la mise en œuvre de nouvelles initiatives.

    « À partir de juin, nous installerons nos bureaux dans un bus itinérant, qui nous permettra de toucher de nouveaux publics : les personnes les plus fragilisées, notamment dans les quartiers sensibles, ou qui ont des difficultés de mobilité pour des raisons financières ou de handicap. Pour accompagner notre développement à l’échelle nationale, nous cherchons d’ailleurs une entreprise partenaire dans le cadre d’un contrat à impact social, idéalement issue du secteur de la gestion financière, de la mode, de la fiscalité ou du juridique. Appelez-nous ! »

    Bon à savoir : Un « serious game* » pour s’entraîner aux entretiens d’embauche

    Pôle emploi propose aux personnes en recherche d’emploi « Mon entretien d’embauche », un serious game virtuel pour s’exercer à passer des entretiens. Après avoir renseigné son CV, le candidat se retrouve face à un recruteur virtuel qui lui posera les questions habituellement posées pour le type de poste visé. À la fin du jeu, les résultats sont commentés, et on peut recommencer autant de fois qu’on le souhaite.

    * Jeu sérieux.

    La Cravate Solidaire, partenaire de l’association Solidarités Nouvelles face au Chômage a été lauréat P’INS 2016 de la Fondation Macif pour accompagner son développement à d’autres territoires.

    Retrouvez La Cravate Solidaire à Paris, Lille, Caen, Lyon, Rouen, Le Mans, Pau, Dijon, Clermont-Ferrand.
     
    ** Source : INSEE, Discrimination à l’embauche selon l’origine et le genre, 2014.

    L’Essentiel de l’article

    • L’association donne des vêtements aux personnes qui en ont besoin pour un entretien.
    • Les candidats sont conseillés et accompagnés par des bénévoles recruteurs.
    • L’association est présente dans 9 grandes villes en France*.
  • Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    Les coopératives d’habitants, une nouvelle façon d’habiter

    1 Le grand retour du collectif

    L’habitat coopératif, aussi appelé participatif, est avant tout un projet collectif. Il naît généralement de la volonté de revisiter l’immeuble classique pour y réintroduire de la solidarité et du partage.

    L’habitat participatif se caractérise par l’implication collégiale des futurs habitants dans la conception du bâtiment, des logements et des parties communes, comme les espaces verts, les terrasses, les parkings…

    Ces espaces communs sont un point clé de l’habitat participatif. Ils reflètent la volonté des habitants de partager certaines ressources et certains moments : ce sont souvent des espaces verts, des toits-terrasses, mais il s’agit aussi régulièrement d’une buanderie, d’une salle commune avec ou sans cuisine, d’une chambre d’ami partagée…

    Besoin d’une assurance habitation ?

    Avec la Macif, vous pouvez personnaliser votre contrat grâce à 15 options* modulables pour l’adapter à votre mode de vie.

    2 Ensemble contre la spéculation immobilière

    Sur le papier, l’habitat participatif peut prendre des formes bien différentes : on peut y être locataire, devenir propriétaire ou encore opter pour des formes plus originales comme la coopérative d’habitation. C’est le choix fait par Thomas Berthet, fondateur d’Abricoop. Cette coopérative d’habitants à Toulouse est accompagnée par Habicoop, la Fédération française des coopératives d’habitants, elle-même soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif.

    « Le principe de la coopérative, c’est qu’aucun d’entre nous n’est propriétaire ni locataire. L’immeuble appartient à la coopérative, qui elle-même est la propriété de ses membres : chacun y possède des parts sociales à hauteur de ses moyens et de ses envies. C’est une organisation non lucrative : elle permet d’éviter certains travers de la propriété classique qui peut générer de la ségrégation. Nous veillons à avoir des logements abordables pour tous, c’est-à-dire de 1000 à 100 000 € d’apport, et pour tous les revenus, de 500 à 4 000 € par mois », précise Thomas Berthet.

    Un souci d’accessibilité qui permet d’assurer une mixité optimale des habitants.

    « Nous tenons à avoir un équilibre entre les profils sociaux de nos 17 logements, entre les âges, les catégories socioprofessionnelles, la taille des foyers. Il y a un vrai mélange de logements sociaux et non sociaux dans notre immeuble, et certains appartements sont réservés de facto aux retraités. »

    3 L’architecte, c’est nous ! (ou presque)

    Tout cela nécessite une gestion administrative et juridique qui peut se révéler complexe. C’est la raison pour laquelle le recours à des organismes d’accompagnement est crucial pour la réussite du projet.

    « Après avoir créé la coopérative en 2008, nous nous sommes lancés dans la recherche d’un terrain à Toulouse. Ensuite, au moment de la rédaction du programme architectural, nous avons été conseillés et accompagnés par Habicoop, la Fédération française des coopératives d’habitants. C’est une étape fondamentale, durant laquelle la coopérative décide des caractéristiques détaillées du futur immeuble. Pour nous, les contraintes principales concernaient la taille des logements, les espaces extérieurs et l’aspect environnemental : une partie des matériaux de l’immeuble sont biosourcés et il est neutre énergétiquement, explique Thomas Berthet. Ensuite, c’est un organisme HLM qui a assuré la maîtrise d’ouvrage pendant les travaux. »

    Les Français ne connaissent pas l’habitat coopératif, alors que ça peut être une alternative intéressante à la propriété classique.

    Thomas Berthet

    4 Les bons comptes font les bons cohabitants

    Une fois les étapes de conception et de construction achevées, la cohabitation peut commencer. Il est alors important de bien cadrer les règles de cohabitation, le niveau d’implication attendu et, bien sûr, l’aspect financier. C’est particulièrement le cas dans le schéma coopératif, car pour être juste, il doit prendre en compte la situation de chacun des coopérateurs et son évolution : chômage, retraite ou, au contraire, hausse des revenus.

    « Pour que tout cela fonctionne, il faut avoir la volonté de s’impliquer dans la coopérative et de donner de son temps, souligne Thomas Berthet. Contrairement à une copropriété classique, nous gardons un droit de regard sur les nouveaux entrants. Malheureusement, cela n’empêche pas toujours les frictions sur la sélection des candidats et aussi sur la répartition des mensualités dans le temps. Mais ça reste somme toute plutôt rare ! Si le modèle coopératif fonctionne bien, c’est aussi parce que les mensualités versées viennent en partie s’ajouter aux parts détenues dans la coopérative et seront récupérables au moment de la sortie. Ce n’est donc pas comme un loyer, que l’on paye à perte. »

    40 %

    du parc immobilier d’Oslo, en Norvège, est construit en habitat participatif.**

    5 Lost in réglementation***

    Si l’habitat participatif est encore balbutiant en France, il est déjà bien en place dans d’autres pays d’Europe et d’Amérique du Nord : 5 % des nouveaux logements en Suisse sont construits en mode participatif, 15 % en Norvège, 5 % au Québec… Pour Thomas Berthet, il existe donc une demande, mais les Français ne connaissent pas bien, voire pas du tout l’habitat participatif.

    « Si l’on veut que le système se développe, il est indispensable de lever certains freins. Pour nous, ça a été le parcours du combattant, et l’on ne peut pas espérer que le modèle se diffuse si l’on ne simplifie pas certaines règles administratives, juridiques et financières. On a donc besoin d’un coup d’accélérateur des pouvoirs publics pour promouvoir l’habitat participatif, explique-t-il. Heureusement, du côté des professionnels, architectes, bailleurs sociaux, collectivités locales, etc., des réseaux de personnes qui maîtrisent le sujet commencent à se former. Nous avons notamment sélectionné l’architecte de notre projet sur ce critère, car nous voulions quelqu’un de réceptif, qui connaisse les spécificités de l’habitat participatif. Et nous n’avons pas été déçus : les échanges ont été riches et tout s’est très bien passé jusqu’au bout ! »

    Un bilan positif qui donne un éclairage sur l’habitat participatif en France.

    L’Essentiel de l’article

    • L’habitat participatif permet d’être propriétaire, locataire ou en coopérative, selon la formule choisie.
    • Les habitants participent à la conception des logements et gèrent ensuite les espaces communs collectivement.
    • Si l’habitat participatif démarre en France, il est très développé en Suisse et en Norvège.

    * Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.

    ** Source : ministère de la Cohésion des territoires, juin 2015.

    *** « Perdu dans la réglementation »

  • Contre les logements mal chauffés : l’énergie solidaire !

    Contre les logements mal chauffés : l’énergie solidaire !

    1 La précarité énergétique n’est pas une fatalité

    La précarité énergétique concerne près d’un foyer français sur cinq, soit près de 12 millions de personnes, selon l’Observatoire national de la précarité énergétique. Il s’agit de cas où, par manque de ressources, à cause d’un logement « passoire » ou d’équipements anciens, les ménages concernés ne peuvent assurer leurs besoins excessifs en électricité. Au-delà de l’inconfort subi (logement humide et mal chauffé), et des difficultés financières qu’il peut engendrer, l’état de précarité énergétique pèse aussi sur l’environnement.

    150 euros

    C’est le montant moyen du chèque énergie attribué aux ménages les plus modestes pour régler leur facture d’énergie.* Cette aide de l’État, en vigueur depuis 2018, remplace les anciens tarifs sociaux de l’énergie et devrait concerner près de 4 millions de foyers.*

    2 Une bonne énergie pour tous

    C’est pour tenter de remédier à ce problème que Les Amis d’Enercoop, une association soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, s’engage depuis 2008 dans la transition énergétique et a lancé le programme Énergie Solidaire.

    « Notre ambition est de rendre la transition énergétique accessible à tous. Il n’est pas normal que les plus fragiles soient tenus à l’écart de ce passage d’une énergie chère et polluante vers une énergie maîtrisée et respectueuse de la planète », explique Kevin Chaplais, directeur de l’association.

    3 Le micro-don pour favoriser l’action

    Grâce au micro-don sur la consommation des ménages, une initiative singulière mise en place par Enercoop, de nouveaux liens de solidarité se créent entre consommateurs d’énergie. Elle permet notamment aux clients d’Enercoop, fournisseur à 100 % en énergie renouvelable, coopérative et locale, de donner 1 centime d’euro par kilowatt-heure consommé au bénéfice du fonds de dotation Énergie Solidaire.

    Pour donner un exemple, un ménage consommant 3 000 kWh par an fera don de 30 euros. Ce projet de collecte citoyenne propose également le don d’énergie ou la possibilité pour les producteurs autonomes, professionnels et particuliers, de reverser une partie de l’énergie produite au profit d’Énergie Solidaire.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient Enercoop pour une énergie citoyenne et renouvelable !

    2 Agir sur le terrain

    Grâce au fonds de dotation Énergie Solidaire, Les Amis d’Enercoop soutiennent les initiatives locales et préventives les mieux à même d’agir efficacement contre la précarité énergétique. En fonction des situations, cette aide visera entre autres à apporter un accompagnement social et technique aux personnes concernées en vue de la rénovation thermique de leur logement, à leur fournir un électroménager plus performant ou à les former aux principes d’une consommation énergétique plus raisonnée. Un vrai défi !

    En savoir plus : Fondation Macif

    L’Essentiel de l’article

    • La précarité énergétique ne cesse de croître.
    • Les logements « passoires » : un mal à combattre.
    • Créer des liens solidaires entre consommateurs d’énergie.
    • Le micro-don sur facture : une collecte citoyenne et solidaire.
    • Rendre la transition énergétique accessible à tous.

    Observatoire national de la précarité énergétique, 2016.
     
    Le Chèque énergie, Ministère de la Transition écologique et solidaire.
  • Le jouet solidaire : un cadeau pour les petits, une chance pour les grands !

    Le jouet solidaire : un cadeau pour les petits, une chance pour les grands !

    Livres d’image, petites peluches, figurines en tout genre ou jeux de société… chaque année, des milliers de jouets sont sauvés de l’oubli et remis en état pour entamer une seconde vie et réjouir de nouveaux enfants.

    Comment ? Grâce à l’association Rejoué, soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif. Une initiative lancée en 2012 par Claire Tournefier, elle-même jeune maman et lassée de constater que les joujoux de son enfant n’avaient au fond qu’une durée de vie très limitée et que les structures telles que la Croix Rouge, où elle était bénévole, avaient du mal à traiter l’ensemble du flux des jouets collectés.

    Sensible aux problématiques sociales, elle décide alors de faire du réemploi de jouet un moteur d’activité, à la fois écoresponsable, social et solidaire.

    Avec Rejoué, c’est trois sourires assurés : celui du donateur, celui du salarié qui retrouve un travail et celui de l’enfant qui reçoit un jouet.

    Claire Tournefier, fondatrice de Rejoué.

    Le jouet solidaire : un cadeau pour les petits, une chance pour les grands !

     

    1 Des jouets comme neufs !

    « Nous récupérons les jouets des particuliers dans nos points de collectes, mais aussi au sein des entreprises, explique Nathalie Oury, directrice d’établissement de l’association. Et cette année, près de 42 tonnes de jouets ont pu être récupérés ! »

    Toute cette manne ludique est ensuite bichonnée pour être revalorisée.

    Après un premier tri sélectif sur leur état, un contrôle de la norme CE, une remise en état en règle et un nettoyage à base de produits écologiques, les jouets sont à nouveau soumis à un dernier test pour s’assurer de leur parfaite sécurité.

    Fringants comme jamais et prêts à être rejoués, les joujoux des enfants sont ensuite revendus en boutiques à des prix de 50 à 70 % moins chers que leurs homologues sortis d’usine, ou sont offerts à des associations caritatives par le biais d’achats d’entreprises.

    2 Rejoué, c’est aussi retravailler !

    « Proposer des jouets de qualité qui soient accessibles à tous est au cœur de notre démarche, confie Nathalie Oury. Mais cela va bien au-delà ! Le réemploi de jouets est aussi un geste écoresponsable, puisqu’il évite de produire à nouveau, mais c’est aussi favoriser la réinsertion professionnelle de personnes en difficulté. »

    Pour remettre en état ces milliers de jeux et de peluches, l’association propose en effet à des personnes éloignées de l’emploi, principalement des femmes en charge de famille, des contrats de réinsertion professionnelle avec horaires aménagés, temps de formations et accompagnement social personnalisé.

    Un vrai modèle vertueux, que Rejoué compte bien développer un peu partout en France ! L’association a en effet été lauréate en 2016 du programme P’INS, co-porté par la Fondation Macif et l’Avise, afin d’essaimer son concept sur d’autres territoires.

    Le jouet solidaire : un cadeau pour les petits, une chance pour les grands !

     

    Bon à savoir

    L’association Rejoué, soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, fait partie des lauréats du concours « La France s’engage » en 2017. Elle va ainsi bénéficier d’un don important de la Fondation La France s’engage et d’un accompagnement qui lui permettra de se développer davantage.

    Rejoué, mode d’emploi

    • Je donne un jouet (à l’atelier, lors de collectes éphémères ou au sein d’entreprises).
    • Le jouet est remis en état, nettoyé et contrôlé à l’atelier.
    • Des personnes retrouvent un avenir professionnel grâce à cette activité de réemploi.
    • Le jouet est revendu à moindre coût ou offert à des enfants en difficulté.

    Rejoué en chiffres

    • 42 tonnes de jouets collectés en 2017
    • 2/3 des jouets remis en circulation
    • 42 000 jouets offerts à des enfants en difficulté
    • 61 142 jouets vendus
    • 88 personnes accompagnées vers l’emploi
    • 1 465 heures de formation dispensées

    Pour en savoir plus :

    Atelier Rejoué : 20 avenue de l’Abbé Roger Derry, 94400 Vitry-sur-Seine
    rejoue.asso.fr
    [email protected]

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient les actions emblématiques de Rejoué, mais aussi d’autres initiatives solidaires partout en France !

    L’Essentiel de l’article

    • Des jouets d’occasion de qualité.
    • Des prix 50 à 70 % moins chers.
    • Une démarche d’achat écoresponsable.
    • Un tremplin pour le retour à l’emploi.
  • « Pour mon service civique, j’ai initié des seniors à la culture Geek »

    « Pour mon service civique, j’ai initié des seniors à la culture Geek »

    À tout juste 18 ans, Timon ne pensait pas un jour partager sa passion des jeux vidéo avec une mamie… de 96 ans !

    « Les personnes âgées ? En fait, comme tous les jeunes de mon âge, je n’en côtoyais pas, sauf dans le cadre familial avec mes grands-parents. Partout ailleurs, les générations ne se mélangent pas trop », explique le jeune homme.

    1 Un service civique aux côtés des seniors

    Alors, comment Timon a-t-il eu l’occasion de faire cette rencontre inattendue avec des gamers d’un autre âge ? En rejoignant le service civique de l’association Unis-Cité, soutenue par la Fondation Macif, il a pu intégrer le programme Silver Geek, déployé en Nouvelle-Aquitaine. 

    Celui-ci depuis 2014 favorise le bien-vieillir des seniors et leur permet de rompre l’isolement en leur proposant de participer à des ateliers numériques encadrés par des jeunes.

    « Je connaissais l’opération car j’avais déjà vu à la Gamers Assembly [un grand championnat annuel de jeux vidéo organisé à Poitiers] des personnes âgées participer à des tournois de Wii-bowling dans une ambiance de folie… Alors, pour mon service civique, quand j’ai vu la mission pour animer des ateliers Silver Geek, j’ai tout de suite accepté ! »

    Tenté par le service civique ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient Unis-Cité, pionnière dans l’engagement citoyen des jeunes. Rejoignez le mouvement !

    2 « Nous sommes devenus comme une bande d’amis »

    Durant plusieurs mois, à raison de trois ateliers par semaine, Timon et d’autres jeunes volontaires comme lui ont donc initié une quinzaine de seniors âgés de 65 à 96 ans au maniement de la tablette (envoi de mail, discussion par Skype) et de la Wii-bowling, un jeu interactif.

    « J’ai été très surpris par leur envie d’apprendre et leur grande curiosité, mais aussi et surtout par leur besoin d’échanges. Nous avons choisi de ne pas suivre de programme précis, chaque jour c’était une nouvelle aventure. Le but premier était de passer un bon moment ensemble. Au fil des semaines, on était devenus comme une bande d’amis qui se retrouvaient pour le plaisir, c’était assez inattendu ! On discutait de tout, on plaisantait… sans oublier bien sûr de préparer le futur tournoi de Wii-bowling pour la Gamers Assembly, mais sans stress et toujours dans la bonne humeur ! »

    Silver Geek en chiffres (depuis 2014)

    • Plus de 30 structures participantes (EHPAD, résidences)
    • Plus de 1 000 seniors participants
    • Plus de 150 jeunes accompagnants
    • 82 ans : âge moyen des seniors participants
    • 20 ans : âge moyen des jeunes animateurs
    • 92 % de taux de satisfaction chez les seniors
       

    Pour en savoir plus rendez-vous sur fondation-macif.org

    3 « Si c’était à refaire, je le referai sans hésiter ! »

    Vécue comme point d’orgue de l’expérimentation Silver Geek, la participation des seniors aux tournois de Wii-bowling est en effet essentielle. Avec près de 2 000 participants, cette manifestation très médiatique et désormais intergénérationnelle grâce au Trophée des seniors permet de donner un objectif commun au partenariat jeunes-seniors, mais aussi pour les seniors de renouer avec l’adrénaline de la compétition. Lionel, 70 ans et gamer néophyte, s’en souvient encore :

    « C’est la première fois qu’on se retrouvait devant une telle assemblée, avec des centaines de paires d’yeux braqués sur nous et des jeunes qui nous encourageaient ! »

    Si Timon n’a pas vu cette année-là ses dignes élèves emporter le titre de champion, ce n’est que partie remise. L’opération Silver Geek est riche de bien d’autres choses. Pour les seniors, elle a eu des effets positifs sur leur santé, physique et morale. Ces résultats ont d’ailleurs permis à la Fondation Macif de couvrir d’autres départements. Et Timon de conclure :

    « Si c’était à refaire, je le referai sans hésiter. Ça a été une très belle expérience. Aujourd’hui, j’ai un tout autre regard sur les personnes âgées et elles m’ont même appris à jouer à la belote ! »

    Pour en savoir plus sur Silver Geek
    Rendez-vous sur Fondation-macif.org

    En savoir plus sur Unis-Cité
    Rendez-vous sur Uniscite.fr

    Envie de vous engager ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et lancez ou rejoignez un défi solidaire près de chez vous, ou même a distance, de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Silver Geek, une opération au service du bien-vieillir
    • Une aventure intergénérationnelle
    • Une expérience enrichissante pour les jeunes volontaires
    • Créer du lien grâce aux jeux vidéo et aux nouvelles technologies
  • Les services à la personne, c’est 18 métiers différents !

    Les services à la personne, c’est 18 métiers différents !

    Auxiliaire de vie, aide médico-psychologique, livraison de repas à domicile, emploi de ménage, garde d’enfants… : les services à la personne sont un marché en plein essor qui répond à des besoins spécifiques.

    En 2014, près de 2 millions de Français y ont eu recours, pour un total de 880 millions d’heures. Renseignez-vous, il existe des aides sur mesure !

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    Le contrat Garantie Autonomie Macif soutient aussi les aidants. Renseignez-vous !

    Source : Direction générale des entreprises, 2016.
  • S’engager quand on a peu de temps : les pistes à explorer

    S’engager quand on a peu de temps : les pistes à explorer

    1 Vraiment pas de temps ?

    Pas de panique ! En quelques secondes, il est toujours possible d’agir : faites, par exemple, un don ou un microdon.

    Certains magasins proposent même, lors de règlements par carte bancaire, d’arrondir le montant de l’addition et de reverser l’arrondi à une association : renseignez-vous sur microdon.org.

    Vous pouvez également choisir le microdon sur salaire et ainsi soutenir l’association de votre choix. Votre employeur a la possibilité, en co-solidarité, de doubler le montant !

    Autre possibilité d’engagement en quelques secondes : signer une pétition en ligne ou encore relayer les infos des associations qui vous tiennent à cœur. Une bonne façon de se rendre utile en un clic.

    Envie de vous engager ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et découvrez les défis solidaires près de chez vous !

    2 Vous disposez d’une heure par mois ?

    Consultez la plateforme Diffuz : il y a des défis solidaires à relever pour tout le monde, à faire près de chez soi ou depuis son ordinateur.

    Les défis ne prennent souvent que quelques minutes à quelques heures, comme donner des fournitures ou des vêtements au Samu social de Paris, ramasser les débris sur les berges ou encore participer à une course solidaire.

    Ces “petites actions pour grands défis” permettent à chacun d’être utile, à son échelle. Faciles à trouver, les défis sont classés par niveau d’engagement : flash, intermédiaire, exigeant, etc.

    3 Vous disposez d’une heure par semaine ?

    Commencez près de chez vous ! Pour ne pas perdre de temps dans les transports et développer au plus proche votre envie d’engagement, il existe sûrement des associations de proximité qui ont besoin de vous.

    Vous pourriez ainsi participer au nettoyage de votre quartier, assurer du soutien scolaire ou encore vous impliquer dans les relations de bon voisinage avec Voisin Malin.

    Quel domaine d’action vous convient ?

    • Environnement

      Amoureux de la nature, vous souhaitez défendre la qualité de l’environnement et protéger la biodiversité. Vous avez à cœur le bien-être des générations futures et c’est pour elles que vous vous engagez.

    • Caritatif

      La lutte contre la pauvreté et l’exclusion est votre grand combat. Vous intervenez pour aider les plus démunis et adoucir leur quotidien. Vous rêvez d’un monde plus juste et plus solidaire.

    • Culture et loisirs

      Au cœur des associations sportives ou culturelles, vous militez pour un monde d’échange et de partage. Vous donnez vie à de belles valeurs et êtes au cœur des événements fédérateurs et festifs.

    4 Vous disposez de deux à trois heures par semaine ?

    Choisissez une activité qui vous tient à cœur : enfance, environnement, lutte contre la pauvreté, éducation citoyenne… La qualité de votre engagement en dépend !

    Pour faire le bon choix et trouver la cause qui vous convient, le mieux est encore de vous rendre sur les sites spécialisés comme celui de France Bénévolat ou de l’association Benenova. Ainsi, vous pourrez vous engager pour une mission sur mesure à Nantes, à Paris ou encore à Lille.

    5 Vous disposez d’une journée par mois ?

    Si vous travaillez dans une start-up ou une entreprise avec un fort engagement RSE (responsabilité sociétale des entreprises), sachez que certaines d’entre elles encouragent leurs salariés à effectuer du bénévolat et leur dégagent quelques jours par an pour se consacrer à une association. Renseignez-vous !

    Vous trouverez aussi sur Diffuz des défis solidaires ponctuels à réaliser.

    6 Vous disposez de quelques semaines par an ?

    Si vous avez des dons de bricolage, pourquoi ne pas participer à un chantier collaboratif ? Il existe partout en France et à l’étranger, des sites qui nécessitent l’aide de bénévoles pour consolider des édifices, restaurer d’anciens monuments du patrimoine ou tout simplement aider des particuliers à éco-rénover leur habitat.

    En échange de votre aide, le gîte et le couvert sont souvent proposés. De quoi donner lieu à de précieux moments d’échange et de solidarité.

    Pour plus de renseignements :

    L’Essentiel de l’article

    • Il n’y a pas de petites actions.
    • Choisir un domaine d’action qui vous tient à cœur.
    • On peut être bénévole quelques heures par mois sans engagement.
    • Le bénévolat, c’est l’assurance de se rendre utile et de créer des liens solidaires.

    (1) Source : enquête CNRS-CES, “Le paysage associatif français, 2011-2012.
  • Diffuz : une plateforme digitale qui relie les causes solidaires aux envies d’agir

    Diffuz : une plateforme digitale qui relie les causes solidaires aux envies d’agir

    Signer une pétition pour l’environnement, donner son sang à plusieurs ou encore participer à une maraude pour les plus démunis en bas de chez soi : tels sont quelques exemples parmi les centaines d’actions proposées par la plateforme solidaire Diffuz.

    À la fois pleine de possibilités et pratique, cette plateforme numérique lancée en 2017 permet de simplifier l’engagement des citoyens de bonne volonté en les mettant en relation avec le secteur associatif. Pour François Quintreau, responsable du projet Diffuz, « l’idée est de diffuser de la solidarité, de relever des défis qui nous rendent tous plus solidaires, plus responsables, plus citoyens ».

    1 M’engager, où je veux, quand je peux

    Chacun peut créer un compte et trouver l’engagement qui lui correspond : en fonction de son temps disponible (de 1 heure à 1 journée ou plus), de sa situation géographique et de ses préoccupations (environnement, humanitaire, caritatif, etc.). Pour répondre au besoin d’une association ou d’un particulier, il existe deux types de défis : physiques (comme participer une heure à la distribution de flyers) ou numériques, à faire depuis son ordi.

    La recherche sur le site est simplissime ! On peut choisir une action parmi 6 thèmes différents : aide aux personnes en difficulté, bien-être et santé, coup de main solidaire, culture sport et loisirs pour tous, éducation citoyenne, nature et environnement, ou bien opérer une sélection par lieu et par date (à faire dans un mois, une semaine…).

    Diffuz : mode d’emploi

    • En tant que citoyen bénévole

      – Inscrivez-vous gratuitement sur diffuz.com.
      – Choisissez une action par thème, lieu ou durée.
      – Relevez le défi !

    • En tant qu’association ou lanceur de défi

      – Créez un groupe pour rejoindre les « Diffuzeurs » qui partagent les mêmes centres d’intérêt.
      – Proposez un défi à relever, en précisant le lieu, le type d’action, la date…
      – Partagez votre défi sur les réseaux sociaux.

    2 Des points qui amplifient ma solidarité

    « Me donner plus de pouvoir d’agir solidaire » : c’est ce vers quoi tend la plateforme Diffuz. Bientôt chaque Diffuzeur (personne ayant créé son compte sur Diffuz) verra son engagement amplifié grâce à un système de points solidaires. Explications avec François Quintreau : « À chaque fois que vous réaliserez une action sur Diffuz, vous gagnerez des points solidaires. Ces points vous permettront de voter pour les défis solidaires lancés par des associations. Celles qui seront le plus récompensées recevront un coup de pouce financier pour accélérer leur engagement. Ainsi, plus j’agis, plus j’amplifie ma capacité à agir. C’est l’effet de levier solidaire ! »

    Notre volonté ? Simplifier et amplifier le pouvoir d’agir.

    François Quintreau

    3 Un partenariat gagnant-gagnant

    À ce jour, Diffuz compte plus de 40 associations partenaires qui soutiennent ce projet initié par la Macif , dont les partenaires fondateurs : les Restos du cœur, Le Samu social de Paris, Unicef France, Unis-Cité, Le Secours populaire français, France Nature Environnement.
    Avec ce premier pas facilité vers le bénévolat : tout le monde est gagnant. C’est un bon moyen pour les associations de promouvoir leurs actions et pour les particuliers de trouver un engagement sur mesure et de le valoriser dans la société. Depuis son lancement, plus de 3500 défis ont été postés et plus de 12 000 « Diffuzeurs » se sont inscrits.

    L’Essentiel de l’article

    • Diffuz est une plateforme d’engagement solidaire gratuite, ouverte à tous.
    • Des défis ponctuels faciles à relever, classés par thèmes, près de chez soi.
    • De nombreuses causes à défendre : environnement, lutte contre la pauvreté, handicap, citoyenneté…