Catégorie : La vie de mon logement

  • Au barbecue aussi, les clichés ont la peau dure

    Au barbecue aussi, les clichés ont la peau dure

    Quelques rayons de soleil suffisent pour que les Français et les Françaises redonnent un coup de jeunesse à leurs extérieurs et y installent le barbecue. Aujourd’hui, ils sont plus de 60 % à en posséder un (1)(au gaz, au charbon ou en plancha). Bien que cette activité ait le vent en poupe, de nombreux préjugés circulent encore. Exemples : « C’est pour celles et ceux qui ne savent pas cuisiner » (bien au contraire, la cuisine en extérieur est un art). Ou encore : « Ça empeste » (sauf si on l’utilise correctement). Mais ces idées reçues ne sont pas les plus répandues. En revanche, les trois qui font le plus de résistance, représentent parfaitement les inquiétudes de l’époque.

    1 La qualité de l’air au barbecue

    Beaucoup pointent du doigt le barbecue comme étant un polluant. Ce que confirme la Fédération ATMO Auvergne Rhône-Alpes, qui évalue la qualité de l’air : les barbecues au charbon de bois relâchent du dioxyde et du monoxyde de carbone ainsi que des particules fines. Pour donner une idée, l’usage d’un kilogramme de charbon de bois est responsable de l’émission de 3,7 kg de CO2 (2). Sans surprise, l’environnement n’est pas le seul touché : cette méthode de cuisson émet également des substances toxiques comme les Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), reconnus cancérigènes probables. Mais à tout problème, il y a une solution : il existe notamment un charbon de bois dit « écologique » fait par exemple à base de coques de noisettes et de noyaux d’olives. Le plus efficace reste visiblement le barbecue au gaz puisque ce dernier émet 500 fois moins de particules fines (PM10) et 100 000 fois moins de Benzo(a)pyrène, un hydrocarbure cancérigène. Bref, des chiffres qui donnent à réfléchir…

    2 Le barbecue : « une affaire d’hommes »

    Le stéréotype numéro deux apparaît on ne peut plus clair. On se souvient d’ailleurs tous des propos de la députée EELV Sandrine Rousseau qui avait, permettez l’expression, soufflé sur les braises en affirmant que le barbecue était un « symbole de virilité ». Si personne n’a envie de faire éternellement persévérer le cliché de l’homme rôtisseur, de l’as de la plancha, du balaise-braises, du champion des tisons ou du roi des grillades, force est de constater que la pratique du barbecue au féminin reste encore assez rare. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : informe que chez les jeunes, 23 % des hommes considèrent que « le barbecue est une affaire d’hommes » (3). Un taux qui monte à 32 % chez les 25-34 ans.

    Pour tenter de percer le mystérieux mais ancré « t’inquiètes, je gère le barbeuk », les sociologues s’y donnent à cœur joie : une fascination pour le feu – bien que les femmes en étaient les gardiennes –, un rapport viril à la viande, mais tous – ou presque – s’accordent à dire que le barbecue renvoie surtout à une répartition des rôles très genrée datant de la préhistoire

    « Les hommes chassent le mammouth pendant que les femmes partent à la cueillette, vulgarise la professeure d’histoire Valérie Piette à la RTBF. Au-delà de ce rapport viril au feu, poursuit-elle, si les hommes monopolisent le barbecue, c’est surtout parce qu’ils se sentent investis d’un rôle de chef de tribu. Le barbecue est un repas festif et exceptionnel qui se passe à l’extérieur, au vu et au su de tous. Alors que les femmes sont généralement en charge de la cuisine répétitive et contraignante du quotidien qui se déroule plutôt à l’intérieur. »

    Si l’on suit le raisonnement de Valérie Piette, le barbecue ne serait donc pas seulement un objet, mais aussi « un lieu de pouvoir ». Mais bonne nouvelle : les choses seraient déjà en train d’évoluer. C’est en tout cas ce qu’observe Jean-François Dupont, président de la Fédération française de Cuisine en Extérieur, qui organise tous les ans – depuis 2013 – le Championnat de France de Barbecue. Selon ce dernier, de plus en plus de femmes s’illustrent dans cette compétition adressée aux as de la cuisson. Parmi elles, l’unique team 100% féminine « Filles à Côtelettes ».

    32 % des 25-34 ans

    pensent « le barbecue est une affaire d’hommes »

    3 Le barbecue : de la viande, quoi d’autre ?

    Enfin, nombreux croient – à tort – que le barbecue se résume aux merguez, aux brochettes de poulet et autres ventrèches. Solène connaît la chanson. Végétarienne depuis maintenant trois ans, cette jeune étudiante a dû longtemps s’adapter. « Très souvent, le barbecue végé se finissait par un steak de soja à la poêle…, rit-elle un peu crispée. Récemment, j’ai fait un barbecue chez des amis. Ils avaient évidemment prévu de la viande, mais aussi des légumes super bien assaisonnés ! Je me souviens qu’ils m’aient dit : “C’est vrai qu’avant, on avait tendance à dire : ‘Juste des légumes, ce n’est pas un vrai barbecue !’” Voir des carnivores admettre que des alternatives existent et revenir sur leurs propres critiques, preuve que les choses évoluent. »

    Les végétariens et vegans ne manquent pas d’idées pour varier les plaisirs. Pour le barbecue, les accompagnements deviennent souvent les plats principaux mais il est aussi possible de se procurer du fromage ou encore de la « viande » végétarienne telle que le tofu, le seitan ou le tempeh. Ce à quoi quelques cyniques répondront : « Oui, mais ça manque de goût… » Voilà pourquoi, il est fortement recommandé de les faire bien mariner avant de les griller. Il en va de même pour les clichés.

    L’Essentiel de l’article

    • 62 % des Français possèdent un barbecue (au charbon, au gaz ou en plancha)
    • 32 % des 25-34 ans pensent « le barbecue est une affaire d’hommes »
    • De nombreuses options végétariennes existent pour profiter aussi du barbecue !

    (1) BVA 2022

    (2) Natura Sciences

    (3) Baromètre 2023 du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE)

  • Comment aménager l’intérieur de son logement ?

    Comment aménager l’intérieur de son logement ?

    Mi casa es su casa est une expression qui traduit, certes, votre sens de l’accueil vis-à-vis d’autrui, mais il n’empêche que le logement reste avant tout un prolongement de soi-même. En particulier depuis les récents confinements et l’essor du télétravail qui ont conduit bon nombre de personnes à repenser l’habitat différemment.

    Se sentir d’abord chez soi

    Lorsqu’elle quitte le domicile familial pour aller étudier en fac d’Histoire à Tours, Marguerite emménage dans un petit studio proche de l’université. « Ce n’était pas grand, mais c’était chez moi », raconte elle. « Hormis mes vêtements et quelques objets personnelles, je n’ai rien déménagé car je voulais avoir l’impression d’écrire un nouveau chapitre à partir d’une page blanche ». Pour ce faire, la jeune femme se rend dans une célèbre enseigne d’ameublement suédoise, dans laquelle elle compose ce qui deviendra à la fois un refuge après les cours, un lieu de fête avec ses amis et un cocon pour les week-ends où elle ne rentre pas chez ses parents.

    « Mon logement était d’abord un espace personnel. Pour me démarquer, je l’ai donc personnalisé autant que possible en affichant des posters, en chinant des bibelots en brocante et élevant quelques plantes vertes. C’était à mon image, mais en grandissant, j’ai fini par me sentir à l’étroit avec toute cette déco et aujourd’hui, je suis davantage partisane de la sobriété. »

    Optimiser pour mieux gérer

    Avec les confinements à répétition, l’usage-même du logement a fini par changer, en particulier depuis que le télétravail est entré dans les mœurs. « Mon job de graphiste me permet de régulièrement travailler chez moi », pose Jacques, qui réside dans la banlieue lyonnaise. « Cependant, j’accorde beaucoup d’importance à séparer vie pro et vie perso. C’est pourquoi j’ai transformé mon dressing en bureau, de telle sorte que, quand je suis posé dans le salon, je n’ai pas la sensation d’avoir le travail qui m’appelle. »

    Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Ce précepte cher aux Allemands se matérialise à travers la méthode AIBI (pour Aménagement d’Intérieur Basé sur l’Introspection), conceptualisé par la décoratrice Nafi Rêve, et qui commence par identifier un besoin prioritaire (un espace de lecture ou de cuisine par exemple), avant de l’aménager en fonction de la surface disponible. Comme une sorte de feng-shui moderne, la dimension purement ésotérique en moins.

    Faire plus avec moins

    Le manque d’espace est en effet souvent le premier obstacle à surmonter, en particulier dans les grandes villes. « Lorsque j’ai fait des travaux dans mon petit appartement parisien, j’en ai profité pour casser les combles et au final, j’avais l’impression d’avoir gagné 8m² », témoigne Anne-Laure, propriétaire depuis 2014. Son locataire, Fred, la trentaine, n’a jamais entendu parler de la méthode AIBI, mais il a un truc pour se sentir à l’aise dans moins de 30m² : le tri. « Tous les ans, je me prends un week-end pour faire le point sur les objets et, surtout, les vêtements dont je n’ai plus besoin. J’en revends certains en ligne et je donne le reste à une association. Au quotidien, je me pose la question de savoir si j’ai vraiment besoin d’acheter tel ou tel truc. » Comme pour rappeler que la sobriété est souvent la clé du confort au sein du logement et que ces nouvelles habitudes riment souvent avec : « se recentrer sur l’essentiel ».

    Petit lexique de l’aménagement idéal

    • AIBI : L’Aménagement d’Intérieur Basé sur l’Introspection est une méthode élaborée par l’instagrammeuse Nafi Rêve qui consiste à aménager une pièce de la maison en fonction de ses besoins véritables et du ressenti que l’on souhaite en retirer. • Feng shui : Expression chinoise signifiant “le vent et l’eau” et désignant un concept d’organisation d’un lieu de vie ou de travail dans le but de renforcer l’énergie vitale de son occupant.

    • Home organizing : Ensemble de techniques de développement personnel popularisées par la consultante japonaise Marie Kondō. Le home organizing consiste en une méthode de rangement très précise qui vise à désencombrer la maison. On peut le pratiquer en faisant appel à un coach spécialisé.

    • Sur-mesure : Pour optimiser l’espace, mieux vaut éviter les meubles préfabriqués qui ne correspondront pas forcément à la disposition du logement. Les rangements coulissants représentent une solution optimale, de même que le remplissage des espaces vides (sous un escalier par exemple).

    • Swedish Death Cleaning : Pour vivre heureux, vivons légers ! Cette méthode d’inspiration scandinave consiste à ne garder que les objets que nous considérons essentiels et à faire une bonne action en donnant les autres.

    • Zen To Done : Méthode développée par l’auteur américain Leo Babauta selon laquelle une vie bien organisée commence par une to-do-list de tâches à exécuter au quotidien. A essayer pendant un mois.

    Locataire ou propriétaire, l’important est de se sentir bien chez soi

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    L’Essentiel de l’article

    • Faire le tri régulièrement permet de désencombrer et de donner une seconde vie aux objets
    • Plusieurs méthodes d’aménagement existent, trouvez celles qui vous correspond !
    • Lister vos besoins et vos activités du quotidien peut vous aider à choisir votre type d’aménagement
  • Comment réaliser soi-même ses produits d’entretien maison ?

    Comment réaliser soi-même ses produits d’entretien maison ?

    Plus qu’une tendance, mieux qu’une mode : depuis quelques années, les produits d’entretien faits maison ont le vent en poupe. En témoigne cette étude Ipsos publiée en 2019, selon laquelle 24 % des Français déclaraient en fabriquer eux-mêmes pendant que 46 % envisageaient de s’y mettre dans les cinq ans.

    Pourquoi fabriquer soi-même ses produits ?

    Les avantages de cette nouvelle habitude semblent, en effet, évidents. « On peut gérer la composition des produits, qui seront au nombre de deux ou trois et d’origine naturelle par rapport aux centaines de molécules potentiellement chimiques retrouvées dans les produits du commerce. Ensuite, on peut faire jusqu’à 85 % d’économie : on estime les dépenses d’un foyer dans les produits ménagers conventionnels à 240 euros par an alors qu’on peut descendre aux alentours de 35 euros en les confectionnant soi-même. Contrairement à ce que l’on croit, c’est très rapide et très simple, explique Laetitia Dartout, fondatrice de Naturel Factory (une start-up spécialisée dans ce domaine). Sans oublier les bénéfices sur l’environnement. Depuis deux décennies, des études démontrent que les produits maison sont moins néfastes. Le déversement des molécules de synthèse dans l’environnement, notamment aquatique, engendre de nombreux problèmes liés à l’effet cocktail de ces mélanges de produits. »

    Des arguments qui convainquent puisque d’après l’étude Ipsos, 56 % des personnes interrogées fabriqueraient leurs produits ménagers dans le but de consommer moins et 45 % pour des raisons de santé.

    Nous faisons deux cent trente lessives conventionnelles par seconde en France !

    Laetitia Dartout, fondatrice de Naturel Factory

    Le fait maison, bon pour la santé ?

    Les raisons de santé, justement, se justifient-elles vraiment ? « Bicarbonate de soude, vinaigre blanc, savons noir et de Marseille, huiles essentielles… Si je préfère parler de produits ménagers anciens ou “de grand-mère” plutôt que “faits à la maison”, ils sont effectivement très souvent dénués d’effets délétères et moins nocifs que les produits industriels, répond le Dr Jean Lefèvre, médecin et membre de l’Association Santé Environnement France. Il est aussi possible de préparer chez soi des crèmes à récurer utiles pour nettoyer lavabos, vitres ou autres bacs de douche : elles ne sont jamais toxiques, tant qu’on n’utilise ni soude caustique ni eau de javel. Les cristaux de soude sont, eux, à éviter compte tenu de leur agressivité pour la peau et les yeux. Comme les huiles essentielles, certaines d’entre elles ayant des effets secondaires et pouvant agir comme des perturbateurs endocriniens (comme l’huile essentielle de lavande, ou de l’arbre à thé). »

    Et le professionnel de santé de préciser : « Lorsque les produits que l’on fabrique soi-même ne comportent que des composants simples comme ceux cités, les seuls problèmes de santé que l’on risque de rencontrer sont dus au vinaigre blanc (surtout supérieur à 8 %) entraînant parfois des vapeurs inhalées ou des brûlures oculaires. Le bicarbonate de soude n’a quant à lui pas d’effets notables sur la santé, tandis que les savons noirs en tant que produits ménagers sont très bien tolérés. De même que le savon de Marseille, utilisé pour le ménage ou la lessive. Par contre, l’un comme l’autre sont à éviter pour l’hygiène : les premiers, très concentrés, peuvent être irritants et les seconds desséchants à la longue. »

    Enfin, la Terre s’en porterait également mieux : les produits maison émettraient moins de composés organiques volatils et pollueraient « bien moins que leurs équivalents industriels », d’après l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe).

    Comment bien réaliser ses produits ?

    Reste à ne pas se tromper de recette, au risque de se retrouver avec des résultats pour le moins décevants. Ce qu’a vécu Sarah, maman de 33 ans qui attend sa deuxième fille et qui a longtemps conçu ses propres produits… avant de revenir à des produits bios, du moins en partie. « Pendant une période, j’étais vraiment à fond dedans. Et puis, j’ai remarqué des problèmes d’efficacité. Notamment pour le linge, ça encrassait ma machine et ça ne lavait pas très bien les vêtements d’enfant. Ne parlons même pas des fringues de sport, une catastrophe niveau odeur, témoigne-t-elle, les mains posées sur son ventre gonflé. Pourtant, j’ai testé trois ou quatre formules… Finalement, je suis reparti sur une bonne lessive en poudre. En revanche, j’ai conservé des choses. Comme le vinaigre ou le bicarbonate, par exemple, pour les WC et la douche. »

    Dans le parcours du fait maison, des pièges plus embêtants peuvent néanmoins apparaître : « Il y a des erreurs classiques. La première règle, c’est qu’il faut utiliser deux ou trois, voire quatre produits au maximum. Jamais au-delà. Bien souvent, l’eau simplement combinée à du vinaigre est extrêmement efficace ! D’autre part, certaines recettes ne sont pas bonnes. Ainsi, mélanger du bicarbonate avec des cristaux de soude est l’équivalent cuisine de l’ajout de sel fin puis de gros sel dans un même plat. Aussi, le vinaigre peut annuler les actions du bicarbonate » indique Laetitia Dartout.

    Selon son expérience, « La clé est de comprendre les matières premières, les ingrédients à utiliser. Jouer avec le pH, savoir que le vinaigre d’alcool ou ménager et le citron sont des acides faibles, se rappeler que le bicarbonate et son grand frère les cristaux de soude font parties des basiques, choisir du bon savon de Marseille et du bon savon noir, utiliser le percarbonate pour l’action blanchissante, jongler avec quelques argiles pour le nettoyage à sec, s’aider de quelques huiles essentielles avec modération… »

    À vous de composer !

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Vinaigre blanc, bicarbonate de soude et savon de Marseille sont les essentiels
    • Attention aux quantités utilisées
    • Les produits ménagers faits maison polluent moins
  • Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Beaucoup de chaudières ont des performances énergétiques très moyennes. Renouveler votre installation peut permettre de faire des économies conséquentes. De plus, certains équipements utilisant des sources d’énergies renouvelables donnent droit à des aides ou à des crédits d’impôt, parfois cumulables à certaines aides régionales.

     

    Chaudière à basse température

    Elle permet entre 12 et 15 % d’économies d’énergie en fonctionnant à une température plus basse que les chaudières classiques. Son installation nécessite cependant un tubage des conduits de cheminée.

     

    Chaudière à condensation

    Elle est encore rare en France, mais représente jusqu’à 80 % des matériels posés aux Pays-Bas. La condensation générée par les gaz brûlés permet de récupérer de l’énergie. Elle est donc plus performante de 15 à 20 % suivant le modèle.

     

    Chaudière à bois

    Trois principes de combustion sont possibles, lesquels dépendent du système de ventilation qui optimise plus ou moins la combustion du bois. Évitez les bois de récupération : ils génèrent de fortes doses de polluants. En revanche, les bûches, les granules et les copeaux de chauffage sont destinés à cet usage. Choisissez une installation portant le label Quali’Bois.

     

    Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

    Ce matériel est aujourd’hui fiable et a une bonne durée de vie. Des capteurs solaires transmettent de l’énergie à votre installation afin d’avoir une eau chaude en permanence. Un système d’appoint vient pallier les irrégularités d’ensoleillement. Vous pouvez réaliser jusqu’à 70 % d’économies sur le chauffage de l’eau. Enfin, choisissez une installation portant le label Quali’Sol.

    Quelle chaudière choisir pour bénéficier d’un crédit d’impôt* ?

    • Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

      Les + :
      une énergie propre et renouvelable et une longue durée de vie.
      Les – :
      nécessite un chauffage d’appoint.

    • Chaudière à condensation (sous réserve de caractéristiques techniques et de critères de performances minimales)

      Les + :
      performante, peut être reliée à des panneaux solaires.
      Les – :
      son coût élevé et sa taille imposante.

    2 Se chauffer autrement : diversifiez les énergies

    La pompe à chaleur (PAC)

    Elle utilise la chaleur qui se trouve à l’état naturel dans le sol, l’air ou l’eau souterraine, pour augmenter sa propre température et la restituer dans le logement. La PAC peut être de trois types :

    • géothermique
    • aérothermique
    • ou sur eau de nappe.

    Son installation nécessite donc un jardin et se révèle certes un peu coûteuse (de 70 à 200 euros le m²), mais permet ensuite d’économiser jusqu’à 75 % sur la facture de chauffage grâce à une énergie propre et renouvelable.

     

    Le puits canadien ou puits provençal

    Le principe est proche de celui de la pompe à chaleur, à la différence qu’il fonctionne sans assistance électrique. Le puits agit grâce à un système de tuyauterie qui permet de ventiler la maison avec un air plus chaud en hiver, plus froid en été.

    Son coût initial est plutôt faible (300 euros environ) et permet d’économiser 10 à 20 % sur le chauffage en hiver. Il est donc un bon régulateur thermique qui sert à diminuer les besoins énergétiques, mais ne peut remplacer totalement un système de chauffage.

     

    Le solaire thermique

    À privilégier dans les régions à fort ensoleillement, l’installation de panneaux solaires, posés généralement sur le toit, transmet la chaleur au circuit classique de chauffage de l’habitation.

    Cette énergie « gratuite » à long terme (compter tout de même 8 300 euros d’investissement pour une maison de 100 m²) permet de réaliser jusqu’à 70 % d’économie sur le chauffage. Sa combinaison est possible avec les chaudières et permet ce que l’on appelle le « système solaire combiné ».

     

    Le chauffage au bois

    Vous pouvez optimiser votre cheminée ouverte en y installant un insert au rendement énergétique beaucoup plus performant. Les inserts fonctionnent avec des bûches ou des granulés de bois, qui restent les combustibles les moins chers du marché !

    En raison des normes d’installation très strictes, faites appel à un professionnel et privilégiez le label Quali’Bois. Vous pouvez également opter pour des poêles en acier ou en fonte. Ces derniers sont plus chers, mais plus performants : ils peuvent restituer jusqu’à 85 % de la chaleur produite.

     

    Les 3/4 des logements en France

    affichent une mauvaise qualité thermique se traduisant par des consommations de plus de 150 kWh par m2 et par an.

    Observatoire national de la précarité énergétique, 2016.
     

    3 Adoptez les bons réflexes

    • C’est une évidence : vérifiez et renforcez votre isolation !
       
    • Installez un programmateur dans votre logement pour choisir précisément la température désirée.
       
    • Évitez la surchauffe ! Adaptez la température aux pièces et aux heures d’occupation. Dans les pièces de vie : 19 °C la journée quand vous êtes là et 16 °C la journée en votre absence et durant la nuit.
      Pour les chambres, ne dépassez pas 19 °C.
      À partir de 19 °C, chaque degré en plus, c’est 7 % de consommation supplémentaire !
       
    • Utilisez un thermostat à régulation automatique : vous bénéficiez d’un crédit d’impôt pour l’achat de ce type de régulateur. Ce système peut faire diminuer de 25 % la consommation de la chaudière.
       
    • Faites entretenir une fois par an votre chaudière ou votre chauffe-eau : vous pourrez économiser de 8 à 12 % d’énergie.
       
    • Faites régler la température du ballon d’eau chaude à 50 °C, c’est largement suffisant. Et adaptez la taille du ballon : une personne utilise en moyenne 50 litres par jour.
       
    • Les gestes malins en hiver : pour la nuit, fermez les volets et tirez des rideaux épais. N’installez rien devant les radiateurs (rideau, meubles…) et n’oubliez pas de les purger régulièrement.
    * D’autres équipements peuvent bénéficier de crédit d’impôt. Consultez le guide Ademe – Aides financières 2019

    L’Essentiel de l’article

    • Investir dans une chaudière de nouvelle génération, plus performante.
    • Diversifier les sources d’énergie.
    • Installer un programmateur ou un thermostat régulateur pour optimiser sa consommation.

    Ademe (2015) et CNL (2017)
  • Les aides financières au déménagement et à la mobilité

    Les aides financières au déménagement et à la mobilité

    En France, un habitant sur dix change d’adresse chaque année (1). Toutefois, il existe des disparités face à la mobilité professionnelle et la mobilité résidentielle. Selon une étude du Conseil d’orientation pour l’emploi (2) : « 56 % des salariés et 55 % des personnes en recherche d’emploi ne seraient pas prêts à déménager pour trouver un emploi. » Parmi ces freins la deuxième raison la plus souvent évoquée serait « le coût d’un déménagement et d’un nouveau logement. »

    Pourtant, il existe des aides et des prêts qui peuvent financer une partie des frais engagés par votre déménagement.

    1 La prime de déménagement de la CAF

    La famille s’agrandit et vous êtes allocataire de la CAF ? Vous pouvez bénéficier d’une prime de déménagement (1119,46 € max pour trois enfants à charge) à condition d’en faire la demande dans les six mois qui suivent votre déménagement et sous réserve de satisfaire à ces trois conditions (3) :

    • avoir trois enfants à charge (nés ou à naître) ;
    • déménager entre votre 3e mois de grossesse et avant les 2 ans de votre dernier enfant ;
    • être bénéficiaire de l’Aide personnalisée au logement (APL) ou de l’Allocation de logement à caractère familial (ALF) dans votre nouveau logement.

    Bon à savoir

    Pensez à conserver vos justificatifs et factures pour les frais engagés : location de camionnette, prestation de déménageurs, etc. Ils vous seront demandés par la CAF.

    2 Le Fonds de solidarité logement pour les plus démunis (FSL)

    Si vous êtes en difficulté financière et sous certaines conditions de ressources, le département de votre région peut vous octroyer un soutien financier (sous forme de subvention ou de prêt sans intérêt) pour avancer le premier loyer ou effectuer un dépôt de garantie pour un nouveau logement. Vous devez en faire la demande auprès de votre CAF ou du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de votre ville.

    3 L’aide MOBILI-JEUNE

    L’aide MOBILI-JEUNE est disponible pour les alternants de moins de 30 ans sous certaines conditions : salaire mensuel brut supérieur à 120% du SMIC, résider à plus de 70km de son ancienne adresse… Vérifiez si vous êtes éligible ICI.

    Vous souhaitez déménager ?

    Bénéficiez de réductions chez Demeco ou Les Gentlemen du Déménagement grâce à Macif Avantages*.

    4 L’aide à l’installation des personnels de l’État (AIP)

    Vous venez d’intégrer la fonction publique ? Pour la location d’un bien vide ou meublé, des frais d’agence ou des frais de déménagement, une aide peut être accordée pour faciliter votre installation en tant que membre du personnel de l’État (fonctionnaire, magistrat, agent recruté, ouvrier d’État) (5). Son montant est de 1500 euros maximum pour les agents résidant dans une zone ALUR, c’est-à-dire une zone où le logement est tendu, 700 euros dans tous les autres cas. Seule condition pour en bénéficier, vous devez percevoir un revenu annuel égal ou inférieur à 28 047 euros pour une personne seule ou 41 083 euros pour un couple.

    Vous avez la bougeotte ? Pensez au Bail Mobilité !

    Créé dans le cadre de la loi ELAN, le bail mobilité (6) est un contrat de location de courte durée entre 1 et 10 mois, sans dépôt de garantie, d’un logement meublé. Le bail mobilité facilite l’accès au logement, aux personnes en mobilité professionnelle puisque le délai de préavis pour donner congé est réduit à 1 mois.

    * Offres soumises à conditions et non rétroactives réservées aux sociétaires Macif hors personnes morales.

    L’Essentiel de l’article

    • Famille nombreuse, demandeur d’emploi, salarié du privé ou du public, vous avez peut-être droit à une aide au déménagement.
    • Pensez à conserver toutes les factures et justificatifs des frais engagés.
    • Respectez les délais. Certaines demandes doivent être effectuées dans les 6 mois suivant le déménagement.

    (1) Observatoire des territoires, « Les mobilités résidentielles en France », 2019
    (2) Anil, « Conditions de logement et mobilités des ménages d’actifs », 2022
    (3) CAF, « La prime de déménagement » 2022
    (4) Action logement, « Financement de la mobilité professionnelle »
    (5) Ministère de l’Action et des Comptes publics, « Aide à l’installation des personnels de l’État (AIP) » 2022
    (6) Anil, « Bail mobilité »

  • Électroménager : les Français s’équipent de plus en plus souvent

    Électroménager : les Français s’équipent de plus en plus souvent

    Robot culinaire, machine à café, appareils à jus, lave-linge, congélateur… Être bien équipé chez soi est une tendance qui se déploie depuis la crise sanitaire, et notamment avec le développement du télétravail. 

    Le secteur de l’électroménager en plein boom !

    Avec une croissance de 11,3 % (1) par rapport à fin mars 2019, le marché de l’électroménager français continue de performer. Une prouesse due à l’allongement du temps passé chez soi avec la tendance du télétravail, mais aussi aux préoccupations autour de l’hygiène et les nouvelles tendances de consommation renforcées par le « fait maison ». Le fait de faire à manger soi-même permettant aussi de limiter les dépenses et de moins gaspiller, en congelant par exemple en ces temps d’inflation. 

    « Le petit électroménager est en hausse continue depuis dix ans et plusieurs changements d’usage durent et boostent certains marchés », d’après le  Gifam (Groupement des marques d’appareils pour la maison). Parmi eux, les appareils d’entretien des sols en hausse de 12 % (1) à fin mars 2022 par rapport à fin mars 2019 et les machines à café dotées d’un broyeur dont les ventes ont été multipliées par cinq (1), en cinq ans. Les aspirateurs robots sont, eux aussi, plébiscités pour leur praticité et leur exigence de propreté ! Le marché a doublé à 38 millions d’euros depuis 2019.  Autres ventes en croissance : celles des batteurs électriques (+4 % par rapport à 2019) (1) et des friteuses (+ de 50 % par rapport à la même période) (1)

    Petits et gros électroménagers séduisent toujours les Français !

    Pour équiper leur intérieur, les Français sont autant séduits par le petit électroménager (PEM) que le gros électroménager (GEM). Comparées à 2019,  les hausses les plus fortes enregistrées en 2022 concernent l’entretien des sols (+12 %) (1), le confort domestique (+25 %) (1), les robots multifonctions (+12 %) (1), les machines à cafés-broyeurs (+174 %) (1) ! Les ménages français se sont aussi dotés de machines dédiées à la beauté et au bien-être (+8,5 %) (1). 

    En 2021, les performances de vente concernaient : les lave-vaisselle (+13,2 %) (2), les caves à vin (+13,9 %) (2), les tables de cuisson (+15,7 %) (2) et les congélateurs (+19,4 %) (2).  

    95% des Français disent que l’électroménager favorise leur confort chez eux.

    Le marché de l’occasion peu plébiscité

    Peur de la panne, mauvais entretien, hygiène douteuse sont autant de freins à l’achat d’électroménager d’occasion. Ce qui explique que seuls 5 % (3) des petits appareils électroménagers et 11 % (3) des gros appareils vers le neuf.
     

    Un engouement pour les appareils durables et performants

    Face à la hausse du coût de la vie et des prix de l’énergie, les Français sont de plus en plus attentifs aux étiquettes énergétiques des produits en rayon pour bien choisir leurs appareils électroménagers. Ainsi, 60 % (4) d’entre eux souhaitent acquérir des appareils plus performants, qui consomment moins et qui sont plus durables. Une démarche qui s’inscrit également dans une volonté de réduction de son impact écologique.
     

    (1) GfK-Gifam dans LSA, juin 2022. 

    (2) GIFAM, Communiqué de presse – Une nouvelle performance exceptionnelle pour le marché de l’électroménager français en 2021 avec une croissance de +7,6 %*, 14 février 2022

    (3) Étude Kantar menée pour le Gifam, 2020

    (4) GIFAM, Conférence de presse Gifam Bilan 2021 du marché de l’électroménager, 2022

    L’Essentiel de l’article

    • Les Français s’équipent de plus en plus en électroménager.
    • L’équipement d’occasion est peu plébiscité.
    • La performance et la durabilité sont scrutées de près par les consommateurs.
  • Vacances : ces choses à savoir avant d’échanger votre maison cet été

    Vacances : ces choses à savoir avant d’échanger votre maison cet été

    À la mer, à la montagne, à l’étranger, aux quatre coins de l’Hexagone… Partir en vacances a un coût et le logement pèse lourd sur la note (30 %(1) du budget total). Le concept de l’échange de maison peut permettre de faire des économies.

    1 Préférez une plateforme reconnue

    Pour ne pas tomber dans le piège d’une arnaque, faites appel à une plateforme reconnue avec un système de notation des participants. Plusieurs sites spécialisés comme HomeExchange, Lovehomeswap ou encore Echangersamaison, mettent en relation les candidats à l’échange de maison. Ils collectent et publient les offres des membres dans le monde entier contre une adhésion annuelle de 120 €(2) en moyenne.

    Simples intermédiaires, ils encadrent tout de même l’échange en proposant notamment des contrats type en plusieurs langues et la possibilité de noter les membres. N’hésitez pas à regarder plus en détail les conditions de chaque plateforme pour choisir celle qui vous rassure le plus.

    2 Faites connaissance avec vos futurs hôtes

    Prenez le temps de vérifier l’identité de vos hôtes, de lire leur fiche de présentation sur la plateforme d’échange, et d’échanger avec eux par mail ou idéalement par téléphone ou en visio pour faire plus ample connaissance. Ces échanges permettront de vérifier que vous êtes bien sur la même longueur d’onde. Ils seront aussi l’occasion d’aborder la question de la propreté, des plantes à arroser, des animaux à garder ou encore le fonctionnement de l’électroménager. Une fois les choses mises au clair, pensez à signer un contrat d’échange, à télécharger sur le site de la plateforme. Ce document indiquera les dates de séjour, de la remise des clés, etc.

    3 Prévenez votre voisinage et vos proches

    Confier les clés de sa maison à des inconnus n’est pas une démarche naturelle, surtout quand c’est la première fois que l’on se lance dans l’aventure. Si possible, pensez à avertir vos voisins ou des proches de votre projet d’échange. Ils pourront être attentifs à ces « invités » pour vous rassurer, ou encore leur venir en aide en cas de besoin.

    4 Protéger vos biens

    Avant de partir, pensez à mettre à l’abri vos objets fragiles, de valeur, et même sentimentaux pour éviter tout dommage. Rien n’empêche de condamner une pièce contenant vos biens personnels ! Si l’échange de maison ne suppose pas de démarches administratives particulières, toutefois pour s’épargner les désagréments, il est vivement conseillé de le contractualiser. Il est alors préférable d’informer votre assureur que des hôtes séjournent chez vous. Renseignez-vous auprès de lui pour, si besoin, étendre vos garanties aux personnes avec lesquelles vous effectuez l’échange de maison.

     

    Vacances : ces choses à savoir avant d’échanger votre maison cet été

     

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    L’Essentiel de l’article

    • Passez par une plateforme d’échanges reconnue.
    • Faites connaissance en amont avec vos hôtes.
    • Contractualisez l’échange et prévenez votre assurance pour vous épargner toute mauvaise surprise.

    (1) OpinionWay, Les Français et leur budget pour les vacances d’été, 2020

    (2) Moyenne des tarifs constatés en 2022 pour les plateformes HomeExchange, Love home swap et Echangersamaison

  • La colocation, toujours aussi prisée par les jeunes !

    La colocation, toujours aussi prisée par les jeunes !

    Vivre en coloc’, c’est partager un lieu de vie et le loyer, mais pas que ! Par souci d’économie ou pour rompre la solitude, les étudiants restent attirés par la vie en communauté.

    1 Quel est le profil type du colocataire ?

    En France, les candidats à la colocation sont étudiants pour 58 %(1) d’entre eux (55 % en 2020(2)), et 36 %(1) travaillent (41 % en 2020(2)). Le profil type des jeunes qui optent pour la vie en communauté : âgé de 27 ans(1) en moyenne, avec un revenu moyen mensuel de 1 805 € (lui ou ses garants) contre 1 729 € en 2020(2).

    Chiffre-clé

    76 %(1) des colocataires ont moins de 30 ans et 6 % plus de 50 ans.

    2 Quelles sont les villes les plus propices à la colocation ?

    L’Île-de-France représente 38 %(1) des recherches de colocation, contre 62 %(1) pour les autres régions, qui gagnent d’ailleurs 4 points par rapport à 2020(2), confirmant ainsi la perte de vitesse du marché parisien depuis la crise sanitaire.

    La Rochelle, avec 7,9 demandes pour une chambre libre, remplace Paris (8,2 demandes en 2020(2)) et devient la première ville où il fait bon partager la cuisine, la salle d’eau et la pièce principale ! En manque de logements et de terrains disponibles, la ville étudiante paye le prix de son attractivité. Dans ce top 5 où le marché de la colocation est le plus tendu, viennent ensuite, Lyon (4,8 demandes) et Lille (4,7 demandes par chambre). Paris (4,6 demandes) et Angers (3,4 demandes) complètent ce classement.

    Si vous souhaitez trouver plus facilement une colocation, Saint-Étienne reste idéal avec presque 4 chambres libres pour 1 demande (contre 2 chambres pour 1 demande en 2020(2)). Autres grandes villes, où il est plus aisé de trouver une colocation : Nice, Limoges, Amiens et Nîmes.

    3 À combien s’élève le loyer moyen d’une colocation ?

    Pour vivre dans une chambre en colocation, il faut débourser en moyenne 392 €/mois (charges incluses) en province (+ 1,82 %(2) par rapport à 2020), 715 €/mois à Paris (+ 0,7 %(2) par rapport à 2020), et 442 € au niveau national (+ 2,46 %(2) par rapport à 2020). Contre 562 € (515 €(2) en 2020) pour un studio en location individuelle (soit 27 % plus cher). La colocation est donc une option économique pour les étudiants au budget serré !

    4 Qu’est-ce qui motive les jeunes à vivre à plusieurs ?

    L’aspect social est la principale motivation des jeunes colocataires. Comme en 2020, 73 %(1) d’entre eux disent opter pour la colocation pour rencontrer de nouvelles personnes, voire parfois, découvrir d’autres cultures. L’aspect économique est aussi important. 49 %(1) des jeunes disent vouloir réduire leur budget logement (contre 53 %(2) en 2020) Autre attrait de la colocation : le fait de pouvoir profiter d’un logement plus grand, qui n’était pas une priorité pour les jeunes auparavant. Une autre conséquence du confinement.

    Chiffre-clé

    Avec le français, l’anglais (70 %), l’espagnol (23 %) et l’allemand (9 %) sont les langues les plus parlées dans les colocations.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le profil type du colocataire : 27 ans en moyenne, avec un revenu moyen de 1 805 €/mois.
    • La Rochelle est la ville la plus recherchée par les colocataires.
    • Le loyer moyen en colocation s’élève à 442 €/mois, charges incluses.
    • La colocation est une option idéale pour réduire ses dépenses.

    (1) Observatoire 2021 de la colocation par LocService

    (2) Observatoire 2020 de la colocation par LocService

  • La checklist pour louer un appartement

    La checklist pour louer un appartement

    1 Le dossier de location

    Les pièces à fournir par le locataire et son cautionnaire

    • Une pièce justificative d’identité (carte nationale d’identité, passeport…).
       
    • Un seul justificatif de domicile : 3 dernières quittances de loyer, le dernier avis de la taxe foncière, ou encore pour le cautionnaire : une facture d’eau, de gaz ou d’électricité de moins de trois mois.
       
    • Un ou plusieurs justificatifs de situation professionnelle : le contrat de travail, la carte professionnelle pour les professions libérales, l’extrait K ou Kbis pour les entreprises commerciales.
       
    • Un ou plusieurs justificatifs de ressources : 3 derniers bulletins de salaire, le dernier avis d’imposition ou de non-imposition, les deux derniers bilans pour les professions non salariées.

       

    Les pièces complémentaires, souvent demandées

    • L’attestation de l’employeur : à demander à votre boss pour justifier d’un CDI et attestant que vous n’êtes plus en période d’essai.
       
    • Une attestation du précédent bailleur : elle atteste de votre capacité à payer un loyer.

    2 Les pièces à recevoir du propriétaire (ou de l’agence immobilière)

    • Le bail : il est signé par le locataire et le propriétaire ou l’agence mandataire. Il doit comporter la date d’entrée dans les lieux, le montant du loyer mensuel et celui des charges, les conditions de location (vide ou meublée, durée du bail, conditions d’habitation, etc.).
       
    • Un dossier de diagnostic complet : il comprend un diagnostic de performance énergétique, un constat de risque d’exposition au plomb, un état des risques naturels, miniers et technologiques, un état de l’installation intérieure de l’électricité (si l’installation a plus de 15 ans), un état de l’installation intérieure du gaz (si l’installation ou le dernier certificat de conformité ont plus de 15 ans).
       
    • L’état des lieux : il est fait à l’entrée, lors de la remise des clés, ainsi qu’à la sortie du locataire (à la fin de son bail). C’est un document qui détaille pièce par pièce l’état de l’appartement et servira de justificatif si le propriétaire retient tout ou partie de la caution au départ du locataire.
       
    • La quittance de loyer (ou un décompte de situation) : elle peut être remise chaque mois, gratuitement, pour attester du paiement du loyer. Elle précise le détail des sommes versées (loyer, charges).

    Vous déménagez ?

    La Macif vous accompagne dans cette étape de votre vie. Renseignez-vous !

    DPE : attention aux G et aux F

    Depuis le 1er janvier 2023, un logement (hors meublé de tourisme), situé en France métropolitaine, peut être mis en location uniquement si sa consommation d’énergie ne dépasse pas le seuil de 449 kilowattheures d’énergie finale par mètre carré de surface habitable. À partir du 1er janvier 2025, l’ensemble de la classe G sera concerné par cette mesure, puis en 2028 tous les logements classés F.

    3 Les frais à prévoir

    • Le dépôt de garantie : il est remis par le locataire ou un organisme tiers (Action Logement, par exemple) sous forme de chèque, par virement ou par carte bancaire. Le dépôt de garantie sert à couvrir les éventuelles dégradations dues au locataire. Il ne peut être supérieur à 1 mois de loyer hors charges pour un logement vide ou à 2 mois de loyer hors charge pour un logement meublé. Il est encaissé à l’entrée dans les lieux et restitué (si aucune dégradation n’est constatée) dans un délai d’un mois après la remise des clés par le locataire ou de deux mois si l’état des lieux de sortie révèle des différences avec l’état des lieux d’entrée.
       
    • L’avance du premier mois de loyer : c’est bon à savoir, un loyer se règle généralement d’avance (1 à 2 mois maximum) et non en fin de mois. Le locataire devra évidemment payer le loyer et les charges à la date convenue dans le bail pendant toute la durée de la location.
       
    • Les frais d’agence : ils sont désormais encadrés par la loi ALUR, qui fixe les montants maximums des loyers en fonction de la zone d’habitation (dans les zones tendues ou en dehors). Pour les frais de dossier, de visites et de rédaction du bail, le montant payé par le locataire ne peut dépasser à la fois :
       
      • le montant facturé au bailleur ;
      • et un plafond réglementaire de prix TTC par mètre carré de surface habitable.

    Le plafonnement du montant imputable au locataire varie en fonction de la zone géographique où se situe le logement.

    4 Les démarches à effectuer dès l’entrée dans le logement

    • L’assurance habitation : avant même la signature du bail et la remise des clés, contactez votre assureur pour souscrire un contrat d’assurance habitation. Non seulement c’est obligatoire, mais l’assurance se révélera fort utile en cas de pépin, un dégât des eaux par exemple (c’est malheureusement très courant !).
       
    • L’ouverture des compteurs et de la ligne téléphonique : prévenez les prestataires choisis le plus rapidement possible pour ne pas rester dans le noir ou, pire, sans wifi pendant une semaine.
       
    • Déclarer son changement d’adresse : aux assureurs, aux banques et aux organismes de prêt, aux impôts, à l’Assurance maladie et à la mutuelle, à la CAF, à votre employeur, à la caisse de retraite, à l’URSSAF ou tout autre organisme de rattachement…

    Besoin d’une assurance habitation ?

    Avec la Macif, vous pouvez personnaliser votre contrat grâce à des options* modulables pour l’adapter à votre mode de vie. Une bonne façon d’ajuster également le prix de votre assurance habitation à votre budget. 

    5 Je n’ai pas de caution solidaire, comment faire ?

    Si vous n’avez pas de cautionnaire « physique » (un parent, un ami), il est possible de solliciter un organisme tiers via votre employeur ou Action Logement qui pourra se porter caution pour vous sous certaines conditions.

    De manière générale, ce n’est pas une obligation légale d’avoir une caution physique ou morale. Un contrat de location peut être signé sans qu’un garant ne soit désigné, même si dans les faits, la plupart des bailleurs exigent la désignation d’un ou plusieurs garants et ce pour limiter les risques de non-paiement de loyers.

    Le montant du salaire exigé est souvent de 3 fois le montant du loyer, bien que ce ne soit pas une règle officielle. 

    La Garantie Visale est une caution accordée au locataire par Action Logement (ex. 1% logement) pour prendre en charge le paiement du loyer et des charges de sa résidence principale, en cas d’impayés. Les sommes sont avancées au bailleur par Action Logement, puis remboursées par le locataire. Pour en savoir plus sur les conditions d’éligibilité, consultez www.service-public.fr

    6 Les aides de la CAF

    Les aides au logement sont bien évidemment soumises à certaines conditions de revenus, au type de logement que vous occupez et à votre situation familiale et personnelle. Pour faire le point sur les aides auxquelles vous pouvez prétendre, faites une simulation en ligne sur le site de la Caisse d’allocations familiales avant de remplir votre dossier de demande de location : le fait d’être éligible à une aide peut jouer en votre faveur.

    Bon à savoir

    La loi ALUR permet à certaines mairies d’obliger les propriétaires à obtenir un « permis de louer » attestant de la qualité du logement qu’ils proposent. C’est notamment le cas dans les zones particulièrement concernées par l’habitat insalubre, comme certaines communes de région parisienne (Pierrefitte-sur-Seine, Gennevilliers, etc.). Si vous cherchez à louer dans ces zones (renseignez-vous auprès de la mairie de la commune visée), vous pouvez exiger du propriétaire qu’il justifie de ce permis de louer.

    L’Essentiel de l’article

    • Constituez votre dossier à l’avance pour gagner du temps.
    • Fournissez des photocopies et non l’original des documents.
    • Présentez uniquement les pièces demandées, sauf si d’autres justificatifs peuvent jouer en votre faveur (feuille d’impôts, etc.).
    • Notez-le : les frais d’agence sont désormais encadrés par la loi ALUR.
    • Sachez que certains organismes peuvent se porter caution pour vous et régler le montant du dépôt de garantie.

    * Options accessibles en formule Protectrice et accordées dans les conditions et limites fixées au contrat.

    ** Source : Eurostat.

    Source : Service public, Paiement des charges locatives par le locataire

  • Travaux d’emménagement : attention à respecter les règles de bon voisinage

    Travaux d’emménagement : attention à respecter les règles de bon voisinage

    Poncer, percer, abattre, découper, décaper… Avant de choisir votre artisan et de vous lancer dans des travaux importants, il convient de vous pencher sur le règlement de votre copropriété et d’adopter quelques mesures de savoir-vivre.

    1 Pour éviter la remarque « Vous auriez pu prévenir !  »

    Faites de la communication votre meilleure alliée ! Avant d’entamer votre chantier, pensez à frapper à la porte de chaque voisin pour vous présenter, leur annoncer l’ampleur et le calendrier de vos travaux. Autres possibilités : glissez un petit mot dans l’ascenseur ou l’entrée de l’immeuble. Une petite attention qui permettra d’éloigner les soucis et autres remontrances verbales.

    2 Pour éviter la remarque « Vous salissez/encombrez l’immeuble ! »

    Les parties communes sont réservées à un usage commun, comme leur nom l’indique. Y entreposer des objets encombrants y est interdit par le règlement de copropriété et par la loi. Leur utilisation abusive est souvent à l’origine de conflits. Pour apaiser vos voisins durant vos travaux, il est donc préférable de respecter ces espaces partagés.

    Pensez à passer un coup de balai ou de serpillière régulièrement, si vos travaux ou les allées et venues de vos artisans laissent des traces… Pas le choix que d’utiliser le palier pour entreposer du matériel nécessaire à vos travaux ? Informez au préalable votre syndic ou vos voisins pour trouver un terrain d’entente. Pour bricoler en toute sécurité et éviter d’envahir le voisinage, pensez, par ailleurs, à vous rendre régulièrement à la déchetterie ou à faire appel à une entreprise d’évacuation des gravats pour vous débarrasser des déchets constitués par vos travaux.

    3 Pour éviter la remarque « Vous réveillez nos enfants le matin ! »

    Les travaux de grande envergure peuvent parfois occasionner des nuisances sonores et constituer un trouble anormal du voisinage lorsqu’elles deviennent excessives. Ces troubles sont passibles de sanction par un tribunal lorsqu’ils sont avérés.

    Pour ne pas nuire à la tranquillité du voisinage, respectez les plages horaires de travaux, établies par le Conseil national du bruit, au risque de vous exposer à une amende. L’organisme classe les travaux sources de nuisances sonores en copropriété en deux catégories : les travaux lourds qui entraînent du bruit (rénovation énergétique, ravalement…) et les travaux de bricolage légers (peinture, papier peint…). Les premiers sont autorisés entre 7h et 20h, du lundi au samedi. En dehors de ces créneaux, cela relève du trouble de voisinage. Les bricoleurs pourront effectuer des travaux légers du lundi au vendredi, entre 8h et 12h et entre 14h et 19h30, le samedi de 9h à 12h et de 15h à 19h et le dimanche et les jours fériés de 10h à 12h(1).

    4 Pour éviter la remarque « Vous êtes chez moi ! »

    Vous souhaitez faire des travaux qui nécessitent de vous rendre temporairement sur la propriété de votre voisin ? C’est possible ! C’est ce que l’on appelle la servitude de tour d’échelle : un droit de passage temporaire accordé à un propriétaire, sur le terrain voisin, pour l’entretien nécessaire de son bien. Ce droit ne repose sur aucun texte de loi, il est donc conseillé de demander l’autorisation à votre voisin afin d’éviter tout conflit. Vous pouvez obtenir son accord oralement, mais il est recommandé de le formaliser par un document écrit, qui précisera notamment la nature des travaux, les horaires de passage sur le terrain de votre voisin, les précautions à prendre, etc.

    Si votre voisin refuse de vous donner accès à son terrain, vous pouvez contacter un conciliateur de justice, ou faire constater le refus par voie d’huissier avant l’intervention judiciaire, voire faire un recours auprès du tribunal.

    Bon à savoir

    Dans certaines communes, il est interdit de faire des travaux l’été, afin de préserver la tranquillité des touristes et des habitants. C’est le cas, par exemple, à La Baule, Douarnenez et Dinard. Renseignez-vous donc auprès de votre mairie avant d’entreprendre un chantier chez vous !

    VOUS ENVISAGEZ DES TRAVAUX ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Informez vos voisins en amont de vos travaux.
    • Maintenez les lieux communs propres.
    • Respectez les plages horaires de travaux autorisés.

    (1) Conseil national du bruit, 2021