Catégorie : Ma famille, ma tribu

  • Port du masque en CP : comment bien préparer votre enfant ?

    Port du masque en CP : comment bien préparer votre enfant ?

    1 Comment habituer son enfant au port du masque ?

    V.B – Progressivement, demandez à votre enfant de porter le masque 5 minutes à la maison, puis pour faire les courses, pour aller chez le coiffeur… Bien sûr, montrez-lui l’exemple en portant vous-même le masque dès que nécessaire. Veillez aussi à lui expliquer comment l’utiliser correctement : on l’attrape par les élastiques puis on recouvre bien la bouche et le nez. Ainsi, vous laissez du temps à votre enfant de s’y habituer avant de retourner à l’école et vous limitez son stress.

    À savoir

    À partir de l’école élémentaire, les élèves doivent porter un masque chirurgical ou grand public ayant une capacité de filtration de 90 % dans les lieux clos et extérieurs de l’école (1).

    2 Des suggestions pour rendre ce moment plus sympathique ?

    V.B – Vous pouvez faire porter le masque aux doudous, peluches, poupées de votre enfant. Vous pouvez aussi le faire participer au choix de son masque pour l’aider à se l’approprier. On en trouve de toutes les couleurs, avec différents motifs dessus (ballons de foot, fleurs, animaux…). Sinon vous pouvez lui proposer de le décorer en collant un ou deux stickers sur les côtés. Le masque peut devenir un accessoire de mode, être assorti à sa tenue ou représenter sa passion… L’idée est de rassurer votre enfant face à la crise sanitaire et de dédramatiser le port du masque en le rendant ludique.

    3 Que faire s’il appréhende de mal respirer ?

    V.B – Avec le masque, on a tendance à respirer par la bouche. Mais il faut rester naturel : expliquer à votre enfant qu’il faut continuer à inspirer par le nez et expirer par la bouche. Vous pouvez aussi lui parler des chirurgiens, dentistes ou encore urgentistes qui portent le masque toute la journée et qui ne s’évanouissent pas pour autant. Il faut rassurer votre enfant et démentir les fake news concernant un éventuel manque d’oxygène à cause du masque.

     

    Les élèves s’adaptent très bien au masque, souvent mieux que les adultes !

    Véronique Bricout, infirmière scolaire

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    L’Essentiel de l’article

    • Demandez progressivement à votre enfant de porter le masque lors de petites sorties.
    • Proposez-lui de décorer son masque pour davantage l’apprécier.
    • Expliquez-lui qu’il n’aura aucun mal à respirer.
    • Montrez l’exemple en portant vous-même le masque correctement.

    (1) Ministère de l’Éducation Nationale, Coronavirus COVID-19 (FAQ), 2021

  • Bégaiement : les clés pour le repérer et aider votre enfant

    Bégaiement : les clés pour le repérer et aider votre enfant

    1 Comment se manifeste le bégaiement ?

    Philomène Tanguy – Le bégaiement est un trouble du rythme de la parole qui apparaît en général vers 2 ans et demi quand l’enfant commence à combiner les mots. Il se manifeste par des répétitions de sons, de syllabes, de mots, des prolongations de sons et des blocages dans les phrases. Vous pouvez également remarquer un décalage entre ce que votre enfant veut et peut dire : il a du mal à se coordonner et le bégaiement en est le signe. Parfois, l’enfant fait des efforts plus conséquents pour parler et on voit apparaître des signes associés comme la fermeture involontaire des yeux, des crispations du visage ou des mouvements de la tête. À partir de 5 ans, il va parfois renoncer à parler et éviter des situations de prises de parole anxiogènes pour lui.

    Chiffre-clé

    5 % des enfants bégaient au cours de leur développement et les garçons sont majoritairement concernés (1 fille pour 3 garçons).*

    2 Comment différencier le bégaiement de l’hésitation normale ?

    P.T – On distingue le bégaiement d’une hésitation normale car les répétitions de mots sont plus compulsives, c’est-à-dire supérieures à trois fois dans une phrase. Les prolongations de sons sont aussi plus importantes et l’enfant fait des pauses inadaptées au milieu de mots avec parfois un effort respiratoire. Vers 5-6 ans, on voit parfois apparaître des attitudes réactionnelles, de lutte, d’évitement comme la fuite du regard lorsque l’enfant s’exprime car il ressent un malaise. Alors qu’une hésitation normale se caractérise par des répétitions de mots de deux syllabes ou plus, le plus souvent une seule fois (ex. : « Je vais jouer avec avec papa ») ou des répétitions de parties de phrases (ex. : « Je vais je vais jouer avec papa »).

    3 Que faire pour aider son enfant ?

    P.T – En cas de doute, n’hésitez pas à réaliser un bilan chez un orthophoniste, sur prescription médicale, ou consultez en ligne grâce à la téléconsultation. Chez le petit entre 3 et 5 ans, ce bilan permet aux parents de mieux comprendre le fonctionnement de leur enfant pour s’ajuster à ses besoins, car à cet âge, il ne peut pas encore exercer de contrôle moteur sur sa parole. Plus la rééducation est démarrée tôt (jusqu’à 5 ans), plus elle est efficace et permet de traiter le bégaiement.

    Pour aider votre enfant, vous pouvez commencer par vous mettre à son niveau physiquement quand vous lui parlez et lui toucher la main ou le bras pour le détendre. Pensez à bien garder le contact visuel et surtout ralentissez au maximum votre débit de parole. Ensuite, privilégiez les questions fermées ou avec des propositions : « tu veux du jus d’oranges ou du jus de pommes ? » pour limiter son stress. Enfin, tentez de dédramatiser la situation et de porter un regard neutre et tolérant sur le bégaiement de votre enfant pour ne pas lui transmettre votre inquiétude et exacerber ses réactions émotionnelles.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le bégaiement se manifeste par des interruptions, des répétitions et des prolongations de sons lorsque l’enfant prend la parole.
    • En cas de doute, consultez un orthophoniste pour faire un bilan.
    • Pour l’aider, parlez lentement et à la hauteur de votre enfant.

    *Association Parole Bégaiement, « Un jeune enfant bégaie ? Que faire ? »

  • Ado victime de body shaming, comment gérer la situation en tant que parent ?

    Ado victime de body shaming, comment gérer la situation en tant que parent ?

    Alors qu’ils n’ont souvent pas été confrontés aux problématiques liées à la puberté depuis leur propre adolescence, les parents peuvent se retrouver démunis lorsque leur enfant fait face à ce chamboulement. Par exemple, au moment des premières menstruations, 85 % des filles préfèreraient ne pas les avoir si elles avaient le choix. Une étape difficile à vivre qui est sous-estimée par les parents car seuls 18 % d’entre eux pensent que c’est un moment compliqué qui a un impact pour leur enfant2. Il y a donc un décalage entre ce que vivent les ados et ce qu’en perçoivent leurs parents.

    Maryline Hamon, directrice psychologue du Point Écoute de la Maison de l’Adolescent de Champigny-sur-Marne (94), rencontre de nombreux jeunes victimes de body shaming. Ils ont souvent tendance à minimiser ce phénomène en se persuadant que c’est « un rite de passage de l’adolescence et que ce n’est pas si grave ». Pourtant nombre d’entre eux vivent un réel mal être face aux moqueries, aux humiliations et au harcèlement. Selon elle, la prise de conscience des parents et le dialogue avec leur enfant s’avèrent essentiels pour lever les tabous, lutter contre les stigmatisations liées au corps et en limiter les conséquences.

    Body shaming : des signes et impacts différents en fonction des situations

    Comment savoir si mon ado subit des moqueries sur son poids ?

    Maryline Hamon : Avec l’expérience, on constate que les stigmatisations liées au poids, que ce soit à la maigreur / minceur ou au surpoids, sont majoritaires. Dans la société, la prise de poids est perçue comme le signe d’un laisser-aller, comme si la personne ne prend pas soin d’elle, qu’elle n’est pas capable de se maîtriser. Et c’est ça qui angoisse les autres. Pour la minceur / maigreur, c’est au contraire perçu comme un excès de maîtrise, une rigidité trop importante, voire comme un signe de maladie. Et ça fait peur aux gens. En bref, si on est pas dans la “norme”, c’est dénoncé et moqué. Si votre ado subit des moqueries sur son poids, il y a des risques que cela déclenche des troubles alimentaires et un changement de comportement. Cela peut se traduire par une volonté de maigrir ou de grossir à tout prix, de consommer un maximum de protéines ou de faire du sport intensif pour prendre du muscles, ou au contraire une diminution des apports alimentaires, un tri des aliments, un dégoût presque irrationnel de ce qui n’est pas considéré comme “sain”. Chez les jeunes filles, en cas d’anorexie, on peut constater un arrêt des règles. ll peut aussi y avoir une distorsion de l’image, l’ado se trouve alors toujours trop gros ou trop maigre, pas assez attirant, quoi qu’il mange ou fasse comme sport. En tant que parent il s’agit donc d’être attentif aux différents signaux, physiques et psychologiques.

     

    Comment savoir si ma fille subit des moqueries sur ses règles ?

    M. H. : Les règles restent un sujet tabou car encore trop perçu à tort comme “sale” et il est fort possible qu’une ado n’en parlera pas avec ses parents. Si elle subit des moqueries à l’école sur ce sujet, face aux changements de son corps ou suite à un incident de fuite par exemple, il est possible qu’elle change sa garde-robe pour ne porter plus que des vêtements amples, qu’elle se dise malade les jours où il y a cours de sport ou encore qu’elle ne participe plus en classe de peur d’aller au tableau devant les autres. Les professeurs pourraient alors signaler une baisse de niveau ou d’implication de l’élève. Cela peut être dû à du body shaming mais aussi à un malaise physique réel de l’ado au moment de ses menstruations. Il s’agit donc d’essayer d’être vigilant et ouvert à la communication sur le sujet pour savoir d’où provient le mal-être et agir en conséquence.

     

    54 % des filles et 73 % des garçons

    considèrent les règles comme un sujet tabou. Seuls 27 % des parents l’envisagent ainsi2.

    Comment savoir si mon ado subit des moqueries sur sa pilosité ?

     

    Maryline Hamon : Les poils, ça se voit, donc en tant que parent, il peut sembler plus facile d’évaluer si son ado est susceptible d’être concerné par cette problématique. Mais tout le monde n’a pas la même approche de la pilosité, une approche qui reste souvent assez binaire. Chez les filles, “les poils c’est sale”, et pour les garçons, ça va être perçu comme un signe de virilité. Et en même temps, la première moustache d’un garçon peut souvent être la proie de moqueries. La pousse des poils est donc un moment particulièrement difficile à gérer. Votre enfant peut présenter une volonté presque obsessionnelle de s’en débarrasser, en particulier chez les jeunes filles, accompagnée d’une peur de porter des vêtements qui laissent apparaître certaines zones (aisselles par exemple). Il peut y avoir un rabaissement de soi car l’ado se trouve moche avec tous ses poils, ou au contraire pas assez viril.

     

    Comment savoir si mon ado subit des moqueries sur son acné ?

     

    M. H. : Malheureusement, peu d’ados échappent à l’acné, et peu d’entre eux échappent aux moqueries. Votre enfant peut alors se replier sur lui-même, être moins souriant, refuser d’être pris en photo. Chez les filles, cela se traduit souvent par du maquillage excessif pour camoufler la peau ou un changement de coupe de cheveux pour cacher le front et le côté des joues. Votre ado peut aussi tenter des traitements agressifs pour la peau. Vous trouverez par exemple toute une panoplie de produits de parapharmacie dans la salle de bain. Il risque aussi de se dénigrer en se disant laid tout le temps. Ces modifications dans son comportement peuvent être des signaux d’alerte.

     

    Comment savoir si mon ado subit des moqueries sur sa transpiration ?

     

    M. H. : La transpiration est quasi toujours perçue comme quelque chose de sale. Déjà par l’odeur que les autres associent à un manque d’hygiène, mais aussi par les marques de sueur, qui provoquent du dégoût. Donc un ado qui transpire est vu comme quelqu’un qui ne prend pas soin de lui. Pourtant c’est un phénomène qui ne se contrôle pas, surtout à l’adolescence. Si votre ado subit des moqueries à ce sujet, il présentera certainement une crainte des activités sportives, une obsession pour une hygiène excessive ou un besoin d’être toujours parfumé, il peut aussi y avoir un isolement par rapport aux autres et parfois même une baisse d’implication en classe par peur de lever le bras en cours par exemple.

     

    « Le principal est de respecter son intimité tout en se montrant disponible. »

    Maryline Hamon, psychologue

    Mon ado est victime de body shaming, comment l’aider ?

    Vous pensez ou savez que votre ado est victime de body shaming ? Votre accompagnement peut s’avérer essentiel pour l’aider tant que cela est fait avec naturel et bienveillance.

    Comment parler du body shaming avec son ado ?

     

    Maryline Hamon : C’est difficile d’interroger un ado, donc ça peut passer par des questions ouvertes, plus généralistes, sur son humeur du moment ou ses amis ou ce qu’il fait à l’école. Vous pouvez aussi décrire une situation entre ados à laquelle vous avez assisté par exemple et lui demander son avis. Il s’agit de prendre le pouls régulièrement pour que les interventions soient naturelles et non forcées sur un sujet spécifique. Si on s’intéresse d’un coup, l’ado le voit et risque de le prendre comme une intrusion. Vous pouvez aussi parler de vous, surtout pas pour comparer à ce qu’il vit mais plutôt pour ouvrir la conversation en parlant de vos propres galères d’ado par exemple. Et si vous êtes en difficulté pour aborder ce type de sujet à titre personnel ou si vous voyez que votre ado est bloqué face à vous, parce qu’il est pas l’aise ou n’a pas les réponses, rassurez- le simplement en lui disant que d’autres que vous peuvent l’écouter (autre membre de la famille, infirmière scolaire, psychologue, etc). Le principal est de respecter son intimité tout en se montrant disponible car c’est généralement lui qui gère le tempo sur ces sujets. Et si votre ado vient vous en parler de lui-même, faites votre maximum pour être disponible parce que pour lui c’est maintenant qu’il veut en parler, ce ne sera sans doute plus le cas le lendemain ni même une heure après, et face à un “je suis occupé, on en parle plus tard” de votre part, il risque de se braquer. Cela demande une grande disponibilité de la part des parents, mais le sujet est important et les fenêtres d’ouverture peuvent être très courtes.

     

    Comment conseiller et aider son ado ?

     

    M. H. : Dans un premier temps, le parent doit comprendre qu’il ne s’agit pas de lui mais bien de son ado. Se baser sur son expérience personnelle peut être utile pour essayer de se remettre dans la peau d’un ado, mais il ne faut surtout pas se comparer au moment de conseiller son enfant. Il faut essayer de comprendre ce que vit l’adolescent même si ça nous paraît minime, parce que pour lui ce n‘est pas minime. Votre enfant est dans une phase où il change, il essaye de maîtriser son corps, il se fait son image, il essaye de se construire. Il est à la fois très dépendant de vous et en même temps présente souvent une volonté farouche d’être indépendant. Vos conseils méritent donc d’être mesurés, sans injonction, ni projection. Lui dire par exemple “N’écoute pas les autres, assume-toi comme tu es” n’est pas nécessairement la bonne solution car ce n’est pas si simple d’ignorer le body shaming, surtout s’il est récurrent et violent. Votre ado risque même de culpabiliser de ne pas être capable d’ignorer ces commentaires méchants. Le mouvement de body positivisme par exemple libère la parole et l’image sur le fait d’être soi-même et de s’assumer tel que l’on est. Mais cela peut être perçu par l’ado comme une injonction à être content de son corps, alors même qu’il ne l’aime pas. C’est un paradoxe compliqué à gérer. Je conseille donc aux parents de passer par la promotion du « être » plutôt que du « paraître » et par la sensation de maîtrise du corps plutôt que la tentative de maîtrise de l’image de ce corps. Ainsi, faire du sport, du théâtre, ou d’autres activités où le sentiment de son identité et de sa valeur se construit et s’exprime à travers ce corps qui ne nous échappe plus, est une bonne proposition à faire à un adolescent qui se sent mal dans sa peau.

     

    L’Essentiel de l’article

    • Le body shaming peut avoir des impacts différents en fonction de la nature des moqueries
    • Être à l’écoute et ouvert au dialogue est primordial
    • Il ne faut pas forcer l’ado à en parler mais être disponible s’il en a besoin
    • Il n’existe pas de conseils génériques mais plutôt une variété de solutions pour aider votre ado

    1 Yougov 2019

    2 Essity 2020

  • Le body shaming chez les ados et ses impacts sur leur santé mentale

    Le body shaming chez les ados et ses impacts sur leur santé mentale

    Avec l’arrivée de la puberté, les jeunes se retrouvent confrontés aux changements de leurs corps qui amènent leurs lots de questions, de situations désagréables, de douleurs et surtout de tabous. Il est pourtant primordial que les jeunes s’approprient leur corps, sans honte ni culpabilisation ni jugement. Humiliations et cyberharcèlement peuvent créer une vraie détresse psychologique chez les ados (baisse d’estime de soi, dysmorphie, dépression, phobie scolaire, pensées suicidaires…) qui peut les impacter pendant des années.

    Body shaming chez les ados : des chiffres alarmants

    Un.e Français.e sur trois a déjà subi des remarques désobligeantes sur son apparence ou son poids1. Ce chiffre monte à 55 % chez les 18-24 ans1 et à environ 85 % chez les moins de 18 ans2. Et ce sont rarement des inconnus qui s’en prennent aux ados puisque 85 % des “attaques” proviennent de leur entourage, à savoir leurs camarades et/ou professeurs, leurs amis et même leur propre famille1.

    Ces moqueries, insultes et harcèlements ont lieu aussi bien en personne (à l’école, dans la rue, à la maison) qu’en ligne sur les réseaux sociaux ou par messagerie. Les filles sont les premières victimes du body shaming. 23,9 % d’entre elles sont victimes d’intimidation en ligne, contre 18,5 % pour les garçons3. Le cyberharcèlement impacte les plus jeunes : 1 fille sur 5, âgée de 12 à 15 ans, rapporte avoir été insultée en ligne sur son apparence physique (poids, taille ou toute autre particularité physique)3.

    Et lorsque l’on constate que 30 % des victimes de moqueries entre l’âge de 11 à 17 ans ont continué d’en subir les conséquences sur leur vie adulte1, une prise de conscience générale semble de mise.

     

     

    Body Shaming : les impacts sur la santé mentale des ados

    Maryline Hamon, directrice psychologue du Point Écoute de la Maison de l’Adolescent de Champigny-sur-Marne (94), est en contact quotidien avec des jeunes qui rencontrent des difficultés d’ordre émotionnelles. Et s’ils mettent rarement en avant le body shaming comme raison de leur mal être, il suffit de creuser un peu pour comprendre qu’il n’est souvent pas bien loin. « En général, ils ne viennent pas pour cela, explique-t-elle. On le comprend au fur et à mesure, en travaillant avec le jeune. La discrimination liée au physique est la première en terme de quantité. Le body shaming est un phénomène largement répandu, mais la victime ne s’en rend pas forcément compte. L’ado sait qu’il ne va pas bien mais ne fait pas le lien avec ses relations sociales et à l’éventuel harcèlement qu’il subit sur son apparence corporelle. »

    Pourquoi le body shaming est-il si répandu et si banalisé ?

    Maryline Hamon : Beaucoup minimisent les moqueries et les insultes parce qu’à l’adolescence on dit que c’est normal, c’est un rite de passage que les camarades rient les uns des autres. Les ados sont tous en train de se regarder, de se comparer, de se critiquer pour essayer de se rassurer eux-mêmes par rapport à ce qu’ils voient chez les autres. On va angoisser l’autre pour se désangoisser soi, c’est un phénomène quasi instinctif. C’est d’ailleurs comme ça que l’on peut voir des victimes de body shaming devenir à leur tour auteur de harcèlement. Sans oublier l’effet de groupe, qui amplifie le sentiment de droit de se moquer. Et lorsqu’on est victime, on veut sauver la face, tout le monde rigole donc on ne va pas faire celui ou celle qui se rebelle devant la majorité. Et c’est aussi vrai avec le reste de la société et les adultes de son entourage. Un ado peut être confronté à des remarques sur son corps de la part de ses propres parents, frères et sœurs, ou autres membres de la famille. Il y a une espèce de déni collectif où on va dire “Mais tu sais bien que c’est pour rire” ou “Qui aime bien châtie bien” ou encore “C’est affectueux”. Du coup, la victime minimise elle-même la situation en se persuadant que ce n’est pas si grave.

     

    Parmi les 3 principales raisons avancées par les auteurs de body shaming pour expliquer leurs moqueries, celle qui arrive en tête est le fait qu’ils se sentent eux-mêmes mal dans leur peau1.

    Les réseaux sociaux ont-ils aggravé le phénomène ?

    M. H. : Je pense que le body shaming a toujours existé mais qu’effectivement les réseaux sociaux ont amplifié le fléau. Déjà parce que l’ado est confronté en continu à l’image des autres. Il y a une compétition en permanence, avec des photos travaillées et retouchées pour correspondre aux diktats, qui concernent les filles comme les garçons. Mais surtout, avant, lorsque l’ado quittait le collège ou le lycée, il pouvait se retrouver en sécurité chez lui, il avait un temps de répit. Aujourd’hui, les ados sont hyper connectés, donc même lorsqu’ils sont chez eux, ils ne sont pas à l’abri. Ils ne peuvent pas y échapper parce que le flux est permanent. Ça poursuit l’ado, dans le temps et devant le monde entier. Les choses sont rendues publiques, visibles et avec l’instantanéité des réseaux sociaux, des gens que vous ne connaissez même pas peuvent faire des commentaires. Il y a une perte de contrôle de sa propre image qui peut être très rapide et on entre alors dans une spirale où l’ado est complètement démuni.

    Quels impacts peut avoir le body shaming sur l’état psychologique de la victime ?

    M. H. : À l’adolescence, la question de corps est centrale dans la construction de l’identité. On essaye de le comprendre, de se l’approprier, de l’apprivoiser. C’est un exercice particulièrement difficile qui peut être rendu encore plus compliqué si l’adolescent estime que son corps ne répond pas aux critères que la société lui impose. Alors si en plus du regard particulièrement dur que l’ado peut avoir sur lui-même, il subit des moqueries, ça devient insupportable. Toutes les insultes qu’on se dit sans en avoir l’air ou un surnom désagréable basé sur le physique peuvent impacter l’image et l’estime de soi parce que l’ado a le sentiment d’être résumé à ça. La construction de soi se transforme alors en un véritable défi qui semble impossible à relever. En plus des impacts immédiats, comme la phobie scolaire, les troubles alimentaires, la dépression, il peut aussi y avoir des impacts sur le long terme. En effet, on pourrait apparenter ce harcèlement à une série de microtraumatismes, qui se répètent parfois tous les jours et cette répétition de microtraumatismes crée les mêmes dégâts qu’un gros traumatisme. On peut se construire un mental d’acier, mais des insécurités, des problèmes d’image de soi et de confiance dans les autres peuvent persister après l’adolescence. Il ne faut pas hésiter à consulter, même si ce n’est qu’une fois adulte, pour se défaire enfin de cette pression extérieure.

     

    L’Essentiel de l’article

    • 85 % des ados sont concernés par le body shaming
    • Les réseaux sociaux aggravent le phénomène
    • Il peut avoir des impacts sur le court, moyen et long terme
    • Être averti en tant que parent est essentiel

    1 Yougov 2019

    2 Yahoo 2017

    3 Rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes 2018

  • Baignade des enfants : les équipements indispensables pour leur sécurité

    Baignade des enfants : les équipements indispensables pour leur sécurité

    1 Abandonnez les bouées classiques, misez sur les maillots flotteurs

    Faites très attention aux bouées classiques dont la qualité est souvent aléatoire, le risque de crevaison élevé, et la taille pas toujours adaptée à votre enfant. Prenez plutôt des maillots flotteurs ou des bouées de type « puddle jumper ».

    Cet équipement en une pièce est composé de deux brassards reliés par une bouée ventrale. Il se ferme par une boucle en plastique dorsale que l’enfant ne peut pas atteindre. Pas de risque donc qu’il le retire tout seul. Composé de couches de mousse polyéthylène, il n’a pas besoin d’être gonflé.

    Le « puddle jumper » est particulièrement conseillé pour les enfants âgés entre 2 et 6 ans. Il existe dans différentes tailles selon l’âge et le poids de l’enfant.

    1

    La noyade est la 1re cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 15 ans.*

    2 Privilégiez les zones de baignade surveillées

    Il existe en France 3 catégories de baignade :

    • Les zones dangereuses où il est interdit de se baigner, en raison de la présence de rochers, de courants violents, de tourbillons ou pour toute autre cause.
       
    • Les zones où le public peut se baigner à ses risques et périls : rivière, lac, au-delà des 300 mètres sur le littoral, etc.
       
    • Les zones de baignade aménagées et surveillées : mer, piscines municipales, piscines privées, etc.
       
    • Des pancartes distinctes signalent aux touristes les différents emplacements.

    En dehors des zones avec une interdiction de baignade, le droit français accorde « un principe général de liberté de se baigner ». Mais c’est aux risques et périls des usagers ! Pour vous baigner en toute sécurité, préférez les zones surveillées.

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    1 200

    C’est le nombre de noyades recensées en en France entre le 1er juin et le 25 juillet 2021, dont 131 ont mené à un décès.**

    3 N’oubliez pas les lunettes de soleil

    Les yeux des enfants étant très fragiles, ils doivent porter des lunettes de soleil, et ce, dès le plus jeune âge. C’est indispensable.

    Veillez à prendre des verres résistants de catégorie 3 ou 4 (il s’agit de l’indice de protection qui est compris entre 0 et 4) et assurez-vous que la norme CE – gage de qualité et de sécurité – soit inscrite sur la paire. Quant à la monture, privilégiez le confort, et donc une monture en plastique.

    4 Privilégiez les vêtements clairs et aérés

    Outre l’ombre, les vêtements amples et clairs constituent la meilleure protection contre le soleil. Ils réfléchissent les UV alors que les vêtements sombres absorbent l’énergie et accroissent la température du corps.

    Vous pouvez également habiller votre enfant avec des vêtements anti-UV, qui filtrent les rayons agressifs, peuvent être mouillés comme des maillots de bain, et sèchent vite. Ils protègent votre enfant aussi bien sur le sable que dans l’eau.

    Il est également recommandé pour les plus petits de les mettre à l’abri du soleil dans des tentes de plage anti-UV.

    5 Badigeonnez vos enfants de crème solaire

    L’idéal est de ne pas exposer vos enfants dans les 2 heures précédant et suivant le point culminant du soleil, soit entre 12 h et 16 h. Plus facile à dire qu’à faire. La crème solaire est donc nécessaire, notamment pour protéger les parties non recouvertes par un vêtement technique. Il faut l’appliquer sur les enfants avant qu’ils ne se rendent au bord de l’eau et en remettre après chaque bain. Prenez des gammes destinées aux enfants.

    Le saviez-vous ?

    L’indice de protection des crèmes solaires correspond à un facteur de multiplication du temps qui sera nécessaire pour que survienne un coup de soleil sans protection. Avec un indice 50, il faudra 500 minutes pour attraper le coup de soleil que l’on aurait en 10 minutes sans protection.

    Le saviez-vous ?

    Entre 700 000 et 800 000 bracelets d’identification, fabriqués par la SNSM et cologotés SNSM – MACIF, sont distribués chaque été pour les enfants de moins de 5 ans.

    L’Essentiel de l’article

    • Abandonnez les bouées classiques pour les maillots flotteurs.
    • Protégez les yeux des enfants.
    • Couvrez-les de vêtements clairs.
    • Enduisez-les de crème solaire.
    • Sécurisez votre piscine.
    • Surveillez vos enfants en permanence.

    *INPES.
    **Santé publique France juillet 2021
  • Fact-checking : la noyade sèche existe-t-elle ?

    Fact-checking : la noyade sèche existe-t-elle ?

    1 La noyade sèche est forcément précédée de signes annonciateurs

    « La noyade sèche n’est pas un terme médical, insiste le Pr Pierre Michelet, spécialiste de la réanimation et de l’urgence. En 2005, les plus grands scientifiques mondiaux, se sont réunis, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé, pour définir la noyade. Ce qui est nommé “noyade sèche” ou “noyade secondaire”, est en réalité une défaillance respiratoire due à une submersion ou une immersion dans un milieu liquide. »

    Le syndrome de « noyade sèche » décrit dans les médias est forcément précédé de signes annonciateurs. Il peut intervenir suite à une noyade évitée à laquelle personne n’a fait attention par exemple et durant laquelle l’enfant aurait avalé une grande quantité d’eau.

    1244

    C’est le nombre de noyades qui ont eu lieu en France entre le 1er juin et le 30 septembre 2024(1), dont 350 suivies de décès.

    2 Gare à la détresse respiratoire

    « Il arrive, quand un enfant sort de l’eau après y être resté un peu trop longtemps, qu’il ait les lèvres, le nez, le bout des doigts ou les lobes des oreilles bleus. C’est ce qu’on appelle la cyanose. Ces signes peuvent indiquer que l’enfant a froid, comme le pensent régulièrement les parents, mais ils peuvent aussi révéler un manque d’oxygène, c’est-à-dire une hypoxémie. »

    Il faut donc être prudent quand un enfant a bu la tasse, quand il sort de l’eau en toussant énormément, ou que les extrémités de son corps sont bleues, car il peut s’agir d’une détresse respiratoire qui risque de s’aggraver.

    « Très souvent, c’est ce que l’on constate aux urgences. Les parents vous disent que l’enfant allait bien au début, qu’il ne faisait que tousser, explique le Pr Michelet. En fait, s’il toussait, c’est par ce qu’il avait de l’eau dans les poumons. »

    Pour le médecin clinicien, il est important de pondérer les choses.

    « En France, dans les piscines publiques et sur les plages, on a un maillage de secouristes professionnels qui connaissent parfaitement leur travail. Il ne faut pas hésiter à demander l’avis au professionnel sur place, qui donnera l’alerte si nécessaire. Si le doute persiste et que l’on est inquiet, il faut alors appeler le Samu pour être rassuré ou avoir recours à un médecin. »

    3 Prévenir le risque de baignade des enfants

    Une surveillance accrue

    Pour éviter les accidents de baignade, il importe de toujours surveiller son enfant ou de le laisser sous la surveillance d’un adulte, et de vérifier la présence d’un maître-nageur sauveteur sur le lieu de baignade.

    « Un enfant ne doit jamais être lâché des yeux, insiste le Pr Michelet. Les mesures de sécurité ne doivent jamais être abaissées. Les barrières d’une piscine privée doivent être tout le temps fermées, même quand on se trouve à deux mètres. Un enfant, surtout en bas âge, quand il chute dans l’eau, il ne se débat pas, on ne l’entend pas, il tombe à pic. »

    Évaluez la profondeur de l’eau

    Avant de laisser son enfant jouer dans l’eau, les parents doivent au préalable évaluer la profondeur pour s’assurer qu’il aura pied, « notamment dans les cours d’eau où il peut y avoir des trous. Parfois, le fond peut chuter brusquement, c’est très souvent le cas dans les lacs artificiels. »

    Veillez à ce que l’enfant ne se fatigue pas dans l’eau

    « Les enfants ne doivent pas rester trop longtemps dans l’eau, poursuit le Pr Michelet. Car ils vont se fatiguer, et risquent, à la longue, en s’amusant avec les frères et sœurs ou autres, par boire la tasse. »

    Un pépin pendant les vacances ?

    Le contrat Garantie Accident de la Macif vous préserve vous et votre famille des conséquences financières à la suite d’un accident* !

    L’Essentiel de l’article

    • La noyade dite sèche est en fait une complication d’une noyade classique.
    • Après un accident aquatique, même léger, il faut rester vigilant : une toux incessante ou des lèvres bleues sont des signes d’alerte.

    (1) Sante Publique France, Noyades en France. Bilan de surveillance de l’été 2024, 2025

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Étudiants : quelles aides pour financer vos études supérieures ?

    Étudiants : quelles aides pour financer vos études supérieures ?

    1 L’alternance ou l’apprentissage pour goûter au monde du travail

    L’alternance et l’apprentissage dans le supérieur présentent plus d’un atout ! En plus de vous permettre de vous familiariser avec le monde du travail, ces deux formules permettent de gagner en liberté financière. Vos frais de scolarité sont pris en charge par votre entreprise et vous percevez même un salaire (entre 18 et 20 ans, c’est environ 43 % du SMIC, soit 774,77 euros (1)). Un coup de pouce non négligeable en tant qu’étudiant ! Rendez-vous sur les pages recrutement des sites des entreprises et sur les moteurs de recherche d’offres d’emploi pour postuler.

    Chiffre-clé

    56 % (2) des jeunes indiquent n’avoir pas pu suivre une formation à cause de son coût.

    2 Des aides pour les étudiants modestes

    Financée par l’État, la bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux est accordée aux étudiants qui ont des difficultés à financer leurs études. Le montant de la bourse varie en fonction de votre situation financière, familiale et la distance entre votre lieu de résidence et votre établissement d’enseignement. En tant qu’étudiant, vous pouvez aussi prétendre à l’allocation spécifique annuelle (ou ponctuelle selon vos besoins) délivrée par le Crous. Vous préparez un diplôme d’infirmier, d’éducateur spécialisé ou d’opticien-lunetier ? Sachez que votre région peut également vous attribuer une aide spécifique si vous êtes inscrit dans une formation sanitaire, sociale ou paramédicale.

    Vous souhaitez étudier à l’étranger ?

    La Macif vous accompagne pour partir sereinement.

    3 Des bourses au mérite pour les élèves à la mention

    Vous avez décroché une mention “très bien” au baccalauréat ? Félicitations ! Sachez que cette mention peut vous permettre d’obtenir l’aide au mérite. Pour en bénéficier, rendez-vous sur le site messervices.etudiant.gouv.fr pour y déposer un dossier social étudiant. Certaines écoles privées, par le biais de leur fondation, proposent également des aides financières ou des réductions de frais d’inscription aux meilleurs élèves boursiers au concours d’entrée. Renseignez-vous !

    4 Des aides à la mobilité pour voyager

    Si vous êtes boursier au lycée et que vous commencez vos études supérieures dans une autre région française, alors vous êtes éligible à l’aide à la mobilité Parcoursup dont le montant est de 500 €. Pour les étudiants en 1ère année de Master, l’aide s’élève à 1.000 euros.

    Vous avez envie de réaliser vos études ou votre stage à l’étranger ? Alors vous pouvez peut-être obtenir l’aide à la mobilité internationale accordée par les régions. Renseignez-vous auprès de votre collectivité pour connaître les modalités d’attribution et la somme dont vous pouvez bénéficier. Et si votre séjour à l’étranger se déroule dans le cadre du programme Erasmus+, vous pouvez prétendre à la bourse Erasmus+. Cette aide est attribuée aux étudiants qui effectuent une partie de leurs études dans un pays étranger européen, dans le cadre d’un échange inter-établissement.

    5 Un coup de pouce grâce au crowdfunding

    À défaut d’obtenir une bourse ou une aide, pourquoi ne pas opter pour le crowdfunding, ou financement participatif en français ? Le principe est simple : vous lancez une cagnotte en ligne pour réunir les fonds nécessaires à votre scolarité, notamment les frais d’inscription. Il existe d’ailleurs des plateformes spécialement destinées aux étudiants. Tentez-votre chance !
     

    Étudiants : quelles aides pour financer vos études supérieures ?

     

     

    La Macif se mobilise contre la précarité étudiante

    Pour répondre dans l’urgence aux difficultés rencontrées par les étudiants, la Macif consacre un fond d’urgence de 100 000 euros pour accompagner les étudiants les plus fragilisés. Cette aide financière sera versée aux associations partenaires de la Macif (Agorae, Secours populaire, Linkee, Jardins de Cocagne…).

    De plus, la Macif a décidé de mobiliser son dispositif Macif Solidarité Coups Durs pour permettre aux étudiants d’avoir un espace de soutien et d’écoute active, afin d’évaluer leur niveau de détresse et les orienter, en fonction, vers les aides ou structures de proximité existantes.

    L’Essentiel de l’article

    • En alternance ou en apprentissage, votre formation est financée par l’entreprise et vous percevez un salaire.
    • L’État et les Régions proposent des bourses aux étudiants pour financer leurs études.
    • Le prêt étudiant garanti par l’État permet d’emprunter jusqu’à 15 000 € sans preuve de revenus.

    (1) service-public, Contrat d’apprentissage, 2025

    (2) Diplomeo, Les jeunes et l’argent, 2019

    Studyrama, Combien coûte une inscription dans l’enseignement supérieur ?, 2021

    Diplomeo, Le guide des écoles Hôtelières en France et dans le Monde !

  • Activités extra-scolaires : quelles aides disponibles pour alléger votre budget ?

    Activités extra-scolaires : quelles aides disponibles pour alléger votre budget ?

    1 Droit au but avec votre entreprise !

    Votre enfant arrive la bouche en cœur : « s’il te plaît, inscris-moi au judo, cette année ! ». Pour lui faire plaisir sans que votre portefeuille ne fasse grise mine, pensez aux coupons sport de l’Agence nationale pour les chèques vacances (ANCV). Ces coupures nominatives de 10 à 20 € aident à financer les adhésions, licences, stages sportifs… Leurs conditions d’attribution sont propres à chaque entreprise et parfois, une participation financière peut vous être demandée. Pour savoir si vous êtes éligible au coupon sport, renseignez-vous directement auprès du Comité social et économique (CSE) de votre entreprise ou l’amicale du personnel. Un bon plan pour optimiser votre budget familial !

    À savoir

    Désormais, inutile de fournir un certificat médical pour inscrire votre enfant à un club de sport, il suffit de remplir un simple questionnaire de santé (1).

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires favorisant la pratique sportive comme les associations Mobil’Sport et la Recyclerie Sportive.

    2 Les collectivités locales, un soutien pour les familles modestes

    Votre enfant vous a parlé d’un atelier cirque organisé par le Centre socioculturel (CSC) de votre commune ? Sachez que ces centres proposent des activités à des prix intéressants et adaptés à votre quotient familial. Pour garder votre famille en forme et l’aider à se cultiver, vous pouvez aussi profiter de réductions et de coupons sport et culture distribués par votre collectivité locale. Certaines associations sportives et culturelles locales prennent également en charge les frais d’inscription et les coûts de matériel pour votre enfant.

    3 Soulager le budget des familles grâce aux aides de la CAF

    Vos revenus sont trop modestes pour inscrire votre enfant à ce cours d’art plastique ? La CAF propose des tickets loisirs jeunes et des Pass’ Loisirs. Des aides financières (attribuées sous conditions et variables selon les départements) pour chacun de vos enfants pour payer une activité extra-scolaire. Si vous pouvez y prétendre, vous recevrez automatiquement une notification de droits. Ouvrez l’œil pour gagner quelques précieux euros !

     

    Activités extra-scolaires : quelles aides disponibles pour alléger votre budget ?

     

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Bénéficiez de réductions sur de nombreuses activités à faire en famille grâce à Macif Avantages !

    L’Essentiel de l’article

    • La CAF, l’ANCV et certains CSE proposent des aides pour les activités extra-scolaires.
    • Votre collectivité locale et certaines associations peuvent vous proposer des activités à des prix intéressants.

    (1) Légifrance.gouv, Décret n°2021-564 du 7 mai 2021

  • Des conseils pour aider votre enfant à s’endormir

    Des conseils pour aider votre enfant à s’endormir

    1 Privilégiez une atmosphère calme

    Les petits, comme les grands, ont besoin de calme pour dormir. Avant de coucher votre enfant, réduisez les bruits dans la maison, évitez l’agitation et les tensions. Il est nécessaire de limiter le temps passé devant les écrans (tablette, télévision, ordinateur, smartphone, jeux vidéo…) pour le calmer et d’éteindre tout appareil électronique au moins une heure avant le coucher. La chambre doit être aussi silencieuse que possible et la température agréable (idéalement entre 18 et 20 °C) (1). Vérifiez que votre enfant porte un pyjama confortable et adapté à la saison. Réduisez les sources de lumière (vous pouvez laisser une veilleuse si cela le rassure). Enfin, instaurez un rituel pour aider votre enfant à trouver ses marques et à mieux appréhender le moment du coucher. Au cours de cette routine, instaurez une activité calme avant d’aller au lit : prendre un bain ou une douche, lire une histoire, écouter de la musique, écrire son journal…

    4 signes d’un sommeil de bonne qualité

    • Vote enfant dort seul.
    • Votre enfant dort à des heures régulières.
    • Le temps de sommeil est compris entre 10 et 13 heures pour les enfants de 3 à 5 ans et entre 9 et 12 heures pour les enfants de 6 à 12 ans.
    • Votre enfant se réveille de bonne humeur et en forme.

    2 Un enfant a besoin d’être rassuré

    Pour de nombreuses familles, le rituel du soir comprend un moment de partage et de tendresse avec l’enfant. Pour le rassurer, vous pouvez lui raconter une histoire, parler de la journée, lui chanter une berceuse, lui faire un câlin. Vous pouvez également lui trouver un doudou, le compagnon qui sera là pour le rassurer chaque soir. Cependant, évitez de rester jusqu’à ce qu’il s’endorme. Un enfant doit apprendre à dormir seul. Soyez ferme mais calme. En cas de pleurs, adoptez la méthode dite d’attente progressive. Attendez quelques minutes avant de revenir le rassurer et ne restez pas trop longtemps. S’il continue de vous réclamer un long moment, revenez. Il comprendra que vous êtes toujours présent et attentif même si vous êtes dans une pièce à côté. Enfin, s’il ne parvient pas à se calmer, restez dans sa chambre, interrogez-le sur ce qui l’empêche de dormir, les pensées qui le tourmentent… Montrez votre intérêt concernant ses inquiétudes, prenez-les au sérieux. Rassurez-le, puis quittez à nouveau la chambre.

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    de la Macif !

    Le saviez-vous ?

    La peur du noir peut apparaître chez l’enfant vers l’âge de 3 ans. Cela s’explique par les nombreux changements qui ont lieu à cette période (entrée à l’école, développement du langage…). Ainsi, c’est un âge où leur imagination se développe, ce qui peut créer de nouvelles angoisses. S’il vous parle de monstres cachés derrière les rideaux, montrez-lui qu’il n’en est rien et si sa crainte persiste, installez une petite veilleuse dans sa chambre.

    3 Trouvez l’heure idéale de coucher

    Chaque enfant a un besoin de sommeil qui lui est propre. Il peut y avoir un écart de 3 heures entre un petit et un grand dormeur du même âge. Pour déterminer le temps de sommeil dont votre enfant a besoin, observez son état. Si, après une nuit que vous estimez courte, il reste calme et attentif toute la journée, c’est que ce temps de sommeil est suffisant. Au contraire s’il devient irritable et agité, et ne supporte pas la frustration c’est probablement qu’il n’a pas assez dormi. Enfin, s’il montre des signes de fatigue (il bâille, se frotte les yeux…), il est temps de le coucher ! Une fois que vous aurez évalué ses besoins en sommeil, essayez d’être le plus régulier possible sur son heure de coucher et de lever.

    Des conseils pour aider votre enfant à s’endormir

     

    Votre enfant a du mal à trouver le sommeil ?

    Si vous êtes adhérents du contrat Garantie Santé, participez au programme TheraSomnia de Santéclair et aidez-le à retrouver le sommeil naturellement !

    L’Essentiel de l’article

    • Votre enfant a besoin d’une atmosphère calme pour s’endormir.
    • Votre enfant a besoin d’être rassuré avant de se coucher.
    • Il est important de trouver l’heure idéale de coucher de votre enfant.

    National Sleep Foundation
    (1) Centre du sommeil Cenas, « Sommeil et environnement »

  • Mon ado fume du cannabis : que faire ?

    Mon ado fume du cannabis : que faire ?

    Avec un tiers des 16-30 ans qui a déjà expérimenté(1) et plus d’un million d’usagers réguliers(2), la France est l’un des pays au monde où l’on consomme le plus de cannabis. Et les jeunes, sans surprise, sont les premiers concernés (10% d’entre eux reconnaissent fumer au moins une fois par mois). Si vous êtes parents d’un ou d’une ado, il est donc possible que vous retrouviez, un jour ou l’autre, du cannabis oublié dans un pantalon au linge sale… Comment réagir ? Décryptage et conseils avec Francis Curtet, psychiatre spécialiste des addictions.

    Cannabis : que dit la loi ?

    Tout d’abord, la chose primordiale à rappeler à vos enfants, c’est qu’en France, fumer du cannabis est illégal. En vertu de la loi sur les stupéfiants du 31 décembre 1970, le cannabis et ses dérivés sont considérés comme des produits illicites. Fumer un joint, c’est se mettre hors-la-loi.

    Que risque-t-on, légalement, en consommant du cannabis ?

    Depuis 2020, l’usage des stupéfiants est sanctionné par une amende forfaitaire de 200 euros. En cas de non-paiement, le contrevenant risque jusqu’à un an de prison et 3750 euros d’amende. Mais attention, l’amende forfaitaire pour infraction à la législation sur les stupéfiants est également inscrite au casier judiciaire. Autrement dit, une seule arrestation en possession d’un produit illicite et c’est l’interdiction, à vie, d’exercer toute une série de métiers qui exigent un casier judiciaire vierge (gendarme, policier, pompier et nombre d’emplois dans la fonction publique, entre autres).

    Votre ado fume du cannabis ? Les erreurs à éviter

    « Quand on a découvert que notre fils fumait des joints, on a paniqué. On était très inquiet pour sa santé, surtout mentale. Sa mère était persuadée qu’il allait devenir schizophrène… » confie Philippe, dont le fils cadet, Jérémy, a commencé à consommer du cannabis à l’âge de 14 ans. Partisan de la « manière forte », ce sexagénaire du Val d’Oise a tout tenté pour l’obliger à arrêter – punitions, chantage, menaces – en vain. « On l’a aussi fait changer de collège, en espérant naïvement qu’il aurait de meilleures fréquentations dans le privé. Mais c’était pire. Les gamins avaient plus de moyens, donc il y avait encore plus de drogue qui circulait. Jérémy n’a pas arrêté, au contraire. Et à la maison, le sujet est devenu tabou. Dès qu’on essayait d’en parler, il se braquait. On s’est pris la tête pendant des années à cause de ça… ». Aujourd’hui âgé de 22 ans, Jérémy ne fume plus de cannabis. Et ce n’est pas la pression de ses parents qui l’a poussé à arrêter, mais un déclic suite à la perte de son permis de conduire – essentiel pour son travail – à cause d’un test positif au cannabis. Philippe estime, avec le recul, que leur approche s’est avérée stérile, voire contre-productive. « Quand Jérémy s’est fait retirer son permis, il est allé voir plusieurs addictologues. On l’a accompagné à certains rendez-vous. Ça nous a aidé aussi, d’une certaine manière. On a compris qu’interdire pour interdire, ça ne servait à rien ».

    Cannabis : les jeunes fumeurs sont dans le déni

    1 fumeur régulier sur 2(1) estime que consommer du cannabis ne comporte pas de risque pour la santé.

    Pourquoi les ados fument ?

    Ce n’est pas le docteur Francis Curtet qui le contredirait. Pour ce médecin psychiatre, l’interdiction sans justification est la « pire des choses » à faire pour des parents dans la situation de Philippe. « La première chose à demander à son enfant, ce n’est pas combien de joints il fume par jour, ou avec qui il les fume, mais pourquoi il les fume », explique celui qui a publié plusieurs ouvrages de référence sur les addictions4. « D’après mon expérience, il y a deux sortes de consommateurs chez les adolescents : ceux qui fument pour faire comme tout le monde, pour appartenir au groupe, et les autres, qui le font parce que ça leur fait « du bien », du moins, c’est ce qu’ils s’imaginent. Et pour chaque profil, l’approche est différente. D’où l’importance du  » pourquoi ? « », répète le psychiatre, à qui les chiffres donnent d’ailleurs raison. On constate effectivement que 42% des jeunes fumeurs interrogés affirment consommer du cannabis pour « déstresser », tandis qu’une autre portion, plus réduite (24%), le fait par effet de groupe ou pour ne pas s’isoler des autres.

    « Une fois qu’on connaît les raisons qui le poussent à consommer, Il faut tout faire pour instaurer un dialogue serein. Surtout, pas de leçon de morale, encore moins d’engueulade ! Pas de jugement, non plus. Au contraire. Aborder le sujet de la drogue avec ses enfants, c’est une occasion unique de leur montrer qu’on les aime », poursuit Francis Curtet, avant d’insister sur la nécessité pour les parents de de s’informer sur la réalité des effets du cannabis (démotivation, dangers sur la route, risque de décrochage scolaire…), loin des clichés véhiculés par certains médias. « Dire que “la drogue, c’est de la merde”5, ça ne sert à rien. Il faut leur expliquer que la drogue ne résout rien ».

    Le cannabis, un frein au développement du cerveau des ados ?

    En 2016, des chercheurs de l’université de Dallas (États-Unis) ont mené une étude sur 42 consommateurs réguliers de cannabis en les répartissant en fonction de l’âge auquel ils avaient commencé à fumer. Il est apparu que ceux qui avaient débuté avant 16 ans n’avaient pas connu le même développement cérébral que les autres. Dans cette période adolescente où le cerveau est encore en maturation, le THC pourrait donc altérer l’essor de certaines fonctions cognitives, comme l’apprentissage et la mémoire.

    Cannabis et adolescents : manière forte contre méthode douce

    Oly, lycéenne de 18 ans, est bien placée pour savoir ce qui marche et ne marche pas. Elle a été confrontée chez elle aux deux méthodes : la forte et la douce. « Mon père ne veut rien entendre, rien savoir. Pour lui, je me bousille la santé, point final » confie-t-elle. Sa mère a eu une réaction aux antipodes. « Lorsqu’elle a découvert que je fumais, on a eu une discussion très calme sur le sujet, elle m’a posé des questions et surtout, elle ne m’a pas fait la morale. Même si elle ne cautionnait pas, elle m’a traitée en adulte et ça, ça a tout changé. »

    Ne pas hésiter à consulter un addictologue

    Pédagogie, écoute, confiance, voilà donc les clés selon Francis Curtet. Mais la formule n’a rien de magique. Tous les parents du monde savent que « dialogue serein » et « adolescents » ne font pas toujours bon ménage. « Si ça ne marche pas, ils doivent l’emmener voir un psychothérapeute ou un addictologue, même si leur enfant n’est pas d’accord. Ensuite, c’est à nous, professionnels, de faire notre travail. Les parents ne peuvent pas toujours tout faire. »

    L’Essentiel de l’article

    • Éviter le conflit
    • Chercher à comprendre la raison de sa consommation
    • Ouvrir le dialogue
    • Se tourner vers un spécialiste si besoin

    (1) Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » 5ème édition – Mai 2025
    (2) Drogue Info Service
    (3) « Idées fausses sur la défonce », éditions Flammarion. « La drogue », éditions Milan.
    (4) Célèbre slogan d’une campagne de prévention des années 80.

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