Catégorie : Ma famille, ma tribu

  • Aider son ado à bien gérer son budget (et en finir avec les demandes de rallonges)

    Aider son ado à bien gérer son budget (et en finir avec les demandes de rallonges)

    1 Les comptes ? Plus fourmi que cigale

    « T’inquiète, je gère ! » Si votre ado vous sert souvent cette réplique au dessert, mais qu’il vous demande de l’argent pour aller au ciné après le café, sautez sur l’occasion ! Car si tenir un budget est à la portée de tous, le plus dur, c’est de s’y mettre ! L’idée est donc de vous montrer convaincant. Et voilà justement quelques arguments que vous pourriez utiliser :

    • il va pouvoir économiser pour s’offrir de beaux cadeaux ;
    • il va apprendre à faire des choix (parce qu’il ne pourra pas tout acheter tout le temps) ;
    • il va gagner en autonomie financière !

    En parallèle, proposez-lui des outils adaptés : c’est un(e) littéraire ? Rien de mieux qu’un petit cahier qu’il/elle aura plaisir à manipuler ou, encore plus simple, un joli tableau prérempli à imprimer (vous en trouverez facilement sur Internet). C’est un(e) geek ? Une application de gestion de budget lui conviendra parfaitement ! Dans les deux cas, il/elle y notera au fur et à mesure ses rentrées d’argent et ses dépenses, pour les suivre sans effort. Les plus aguerris pourront se lancer dans l’épargne pour, par exemple, s’offrir une nouvelle paire de baskets. Avoir des objectifs clairs, c’est motivant !

    33 €/mois

    C’est l’argent de poche que reçoivent en moyenne les 12-18 ans en France, 32 euros pour les 12-16 ans et 47 euros pour les 17-18 ans. (1)

    2 Le budget ? YOLO* mais pas trop

    Essayez autant que possible de lui donner une somme fixe chaque mois tenant compte de ses besoins. À lui ensuite d’apprendre à gérer cette somme pour ne pas se retrouver à sec dès le 10 du mois… D’où l’importance du cahier de comptes ou de l’appli, qui va l’aider à prendre conscience de l’état de ses finances en temps réel. Une bonne façon d’apprendre à faire des choix : « Qu’est-ce qui me ferait vraiment plaisir : une place de concert ou un blouson ? » Et il/elle apprend aussi à temporiser : le concert en octobre, le blouson en janvier. L’impulsivité est l’ennemie n° 1 d’un budget maîtrisé !

    *You Only Live Once, « On ne vit qu’une fois », utilisé pour exprimer l’envie de profiter au maximum sans se soucier du lendemain.

    Votre ado a entre 12 et 17 ans ?

    Donnez-lui de l’autonomie en optant pour la carte prépayée Macif !

    3 Les rallonges ? Les plus courtes sont les meilleures

    Conséquence du point précédent, évitez de lui accorder des gratifications budgétaires trop souvent, sinon votre ado n’apprendra jamais ! En revanche, vous pouvez exceptionnellement accepter de le/la dépanner sous forme d’avance : « OK pour te donner un peu plus ce mois-ci, mais tu auras moins le mois prochain. » L’important est aussi d’essayer de repérer avec lui/elle pourquoi le budget a été dépassé, et comment faire pour éviter que ça se reproduise. Toujours avec patience et bienveillance car c’est un apprentissage difficile pour certain(e)s, et la constance est la clé de la réussite !

    Bon à savoir

    À partir de 12 ans, votre enfant peut avoir un livret jeune pour y déposer ou retirer des sommes (avec votre accord et dans la limite des réserves de son compte). À partir de 16 ans, votre ado peut avoir son propre compte bancaire, associé à une carte bancaire et un chéquier. Vous en êtes légalement responsable jusqu’aux 18 ans de votre ado. (source : Service Public)

    4 La gestion ? Par imitation

    Comme toujours en matière d’éducation, rien de mieux que de donner l’exemple ! Montrez-lui vos propres outils de suivi budgétaires : cahiers, tickets de cartes de bancaire conservés, etc. Vous devez faire un arbitrage budgétaire dans le budget familial : devrait-on remplacer le lave-linge vieillissant ou mettre de l’argent de côté en plus pour les vacances ? En plus d’être pédagogique sur le volet gestion, c’est aussi une façon de l’impliquer dans la vie du foyer et de le responsabiliser.

    5 L’épargne ? Ça le gagne !

    Avoir des objectifs est une excellente raison de vouloir optimiser son budget. Il/elle a envie d’un nouveau téléphone ? Proposez-lui un plan d’économies pour le payer. Par exemple, avec l’argent reçu pour son anniversaire et en mettant un quart de son argent de poche de côté chaque mois, combien de temps lui faudra-t-il pour réunir la somme nécessaire ? Pour l’encourager (et s’il/elle n’en a pas déjà un), proposez de lui ouvrir un livret d’épargne : livret Jeune ou livret A, c’est l’occasion de se familiariser avec la banque et de mettre de l’argent de côté.

    75 %

    des parents estiment que recevoir de l’argent de poche a des vertus pédagogiques car cela incite leur(s) enfant(s) à gérer un budget et à prendre conscience de la valeur de l’argent. (1)

    6 Une carte prépayée ? Et vive la liberté !

    Pour accompagner votre ado sur la voie de l’autonomie, proposez-lui une carte prépayée. C’est une carte de retrait et de paiement qui ressemble à celle des adultes, mais qui n’a pas besoin d’être associée à un compte bancaire. Vous définissez et payez en amont la somme « contenue » sur la carte. Elle permet alors de retirer et de payer en ligne ou en magasin, sans risque de dépassement ni de découvert.

    L’Essentiel de l’article

    • Apprenez-lui à tenir ses comptes et montrez l’exemple.
    • Attribuez-lui un budget global et évitez les rallonges.
    • Encouragez-le à épargner.
    • Proposez-lui une carte prépayée.

    (1) Poll&Roll 2020

  • Courbe de croissance de l’enfant : comment savoir s’il grandit bien ?

    Courbe de croissance de l’enfant : comment savoir s’il grandit bien ?

    Votre enfant vous semble plus petit ou plus grand que la moyenne ? Vous vous demandez si son poids est en adéquation avec sa taille ? Pour vous aider à vous faire un avis (et éviter d’angoisser), la solution se trouve dans son carnet de santé, aux pages des courbes de croissance. Son pédiatre ou son médecin les remplit généralement à chaque consultation, en indiquant à l’aide d’une croix le poids et la taille de votre enfant, son périmètre crânien ainsi que son indice de masse corporelle ou IMC (poids/T²). Ces courbes permettent d’évaluer le développement de votre enfant par rapport aux mesures moyennes constatées dans un vaste échantillon d’enfants du même âge et du même sexe. Elles sont indicatives. Pas de panique donc si votre enfant affiche un poids et une taille en dessous de la moyenne mais que son développement est régulier !

    1 De belles courbes pour une croissance harmonieuse

    Les courbes de croissance comportent plusieurs couloirs. Celui du milieu, le plus large, correspond aux mesures les plus fréquemment relevées chez les enfants à cet âge. « On doit observer un poids et une taille en corrélation. Si la taille est au-dessus de la moyenne, c’est mieux si le poids l’est aussi. Ce qu’il faut, c’est que l’enfant grandisse de manière harmonieuse et que la courbe soit régulière », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre.

    Le saviez-vous ?

    La croissance des filles et des garçons est quasi semblable jusqu’à la puberté. Leurs courbes varient ensuite de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte.

    2 La courbe de croissance, ça se surveille !

    En revanche, si la courbe de croissance de votre enfant stagne, qu’elle commence à ressembler à des montagnes russes ou qu’elle sort de son couloir et ce, depuis plusieurs mois d’affilée, cela peut constituer un signal d’alerte. Les visites régulières chez le médecin permettent de constater ces irrégularités mais en cas d’inquiétude, vous pouvez prendre rendez-vous directement chez le pédiatre. Le médecin examinera alors votre enfant et cherchera la cause de ces changements.

    « Une croissance irrégulière peut être due à une pathologie génétique, des troubles endocriniens (ou troubles hormonaux), des allergies alimentaires, une puberté précoce, des soucis personnels et du stress qui rejaillissent sur son appétit… », précise la pédiatre. Dans tous les cas, il est prudent de faire le point avec un médecin.

    Bon à savoir

    Pas d’inquiétude si votre enfant est dans la fourchette haute ou basse des courbes, il peut tout à fait être en bonne santé ! Les courbes ne représentent pas des valeurs absolues mais sont des repères pratiques pour suivre son développement.

    3 Votre enfant sera-t-il plus grand que vous ?

    Avouez que vous vous êtes déjà posé cette question ! La réponse se trouve en partie dans sa courbe de croissance. « Lorsque l’enfant atteint la puberté, vers 11-12 ans en moyenne (1), on peut suivre la ligne de sa courbe jusqu’à son extrémité et estimer à peu près sa taille quand il sera adulte », confie le Dr Rondeleux. Bien entendu, pas de certitude derrière cette courbe, mais c’est un bon indicateur malgré tout !

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les courbes de croissance (poids, taille, périmètre crânien) permettent de surveiller le développement de votre enfant.
    • Les courbes de croissance doivent être régulières et équilibrées.
    • En cas de stagnation ou de rupture durable de la courbe, consultez votre pédiatre.

    (1) Ameli, Comprendre les mécanismes de la puberté, 2020

  • Santé des ados : 4 conseils pour anticiper les dépenses

    Santé des ados : 4 conseils pour anticiper les dépenses

    1 Les soins d’optique

    Le port de verres correcteurs ou de lentilles concerne de plus en plus de jeunes, et le temps passé devant les écrans n’y est pas étranger ! Résultat : 75 % (1) des 16-24 ans déclarent avoir déjà ressenti des troubles visuels à cause du temps passé devant un écran et l’exposition à la lumière bleue.

    Côté budget, mieux vaut donc assurer. Depuis le 1er janvier 2020, tous les opticiens proposent une gamme « 100 % Santé » (2), composée d’une sélection de lunettes de vue de qualité (monture et verres) à un prix inférieur ou égal à 30 €, intégralement prises en charge par l’Assurance Maladie et la complémentaire santé (mutuelle). Si vous préférez d’autres verres ou un autre modèle de monture, vous pouvez évidemment choisir un équipement d’une autre gamme. Dans ce cas, la monture est remboursée à 60 % (2) sur la base d’un tarif s’élevant à 30,49 euros. Quant aux verres, ils sont remboursés à 60 % (2) sur la base de tarifs variables selon le degré de correction. Vous pouvez aussi opter pour des verres 100 % Santé et une monture d’une autre gamme, ou inversement. Parfait pour votre porte-monnaie !

    Les lentilles de contact, sur prescription médicale, sont également prises en charge à hauteur de 60 % sur la base d’un forfait annuel fixé à 39,48 €, par œil appareillé, quel que soit le type de lentilles. Votre complémentaire santé, si le contrat auquel vous avez souscrit le prévoit, peut couvrir les frais qui ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. Renseignez-vous auprès d’elle !
     

    Bon à savoir : quand peut-on renouveler ses lunettes ?

    Les lunettes de vue (monture et verres) sont prises en charge tous les 6 mois jusqu’à 6 ans (2), une fois par an pour les enfants de 7 à 15 ans, et une fois tous les deux ans à partir de 16 ans (sauf évolution notable de la vue) par l’Assurance maladie sur prescription médicale.

    2 Les troubles de l’audition

    À cause de certaines mauvaises habitudes, comme l’écoute prolongée de musique au casque ou l’exposition à un trop haut niveau sonore, les oreilles des jeunes générations sont de plus en plus malmenées.

    Ainsi, 65 % (3) des adolescents de 15 à 17 ans ont déjà ressenti des acouphènes (sifflements, grésillements, bourdonnements). Ces troubles peuvent provoquer une perte momentanée, voire définitive de l’audition. C’est pourquoi votre enfant doit se faire diagnostiquer dès leur apparition par un ORL.

    Quelques précautions permettent de limiter les risques, comme une écoute modérée, l’utilisation d’un casque plutôt que des écouteurs, ou encore le port de bouchons d’oreilles lors des concerts.
     

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    3 Le suivi gynécologique

    À environ 17 ans, la moitié des adolescents a déjà eu un rapport sexuel. Les garçons restent plus précoces que les filles, mais de quelques mois seulement (4).

    Cette entrée dans la sexualité implique une bonne connaissance des risques concernant les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi que des moyens de contraception, pour les filles comme pour les garçons. Un suivi gynécologique est donc plus que recommandé aux adolescentes qui pourront ainsi s’informer sur les risques de grossesse et les méthodes contraceptives.

    En France, en 2018, 8 900 (5) bébés sont nés de mères de moins de 20 ans et 0,57 % (6) des femmes de 15 à 17 ans ont eu recours à l’IVG. Le Planning familial, déployé sur tout le territoire, est un centre d’aide et d’écoute où l’on peut parler sans tabou de sexualité, contraception, avortement, dépistage des IST, etc. Il met à disposition des brochures qui permettent d’aborder ces sujets de façon simple. Une structure que tout jeune peut consulter, gratuitement et de façon anonyme.
     

    4 L’accompagnement psychologique

    Aux grands bouleversements physiologiques de l’adolescence viennent parfois s’ajouter des difficultés d’ordre psychologique.

    En France, 14 % (7) des adolescents seraient concernés par la dépression. Le jeune adulte en pleine construction identitaire peut ainsi connaître des épisodes de mal-être (renfermement sur soi, troubles du comportement alimentaire, dépression), de conduite à risques, d’addiction aux substances comme les drogues et l’alcool, ou la dépendance aux jeux vidéo. Pour les aider à traverser ces périodes compliquées, une prise en charge par un psychologue ou un psychiatre peut se révéler essentielle.
     

    Le saviez-vous ?

    70 % (8) des adolescents de 15 ans déclarent avoir déjà consommé une boisson alcoolisée au cours de leur vie.

    33 % (8) déclarent avoir déjà fumé du tabac.

    16,5 % (8) déclarent avoir déjà consommé du cannabis.

    L’Essentiel de l’article

    • Assurez le budget lunettes.
    • Protégez leurs oreilles.
    • Accompagnez-les et trouvez les bons conseils pour une sexualité sans risques.
    • Sachez comment prendre en charge leur mal-être.

    (1) OpinionWay pour AsnaV – Baromètre de la santé visuelle – Avril 2019
    (2) Ameli, Lunettes et lentilles : quelle prise en charge ?, 2021
    (3) Ifop, Audition & Santé : de l’alerte à l’alarme, 2019
    (4) Santé Publique France, Mesurer l’évolution des comportements sexuels et contraceptifs, 2019
    (5) Insee, 759 000 nouveau-nés en France en 2018 : seulement 12 000 ont une mère de moins de 20 ans, 2019
    (6 )Drees, 224 300 interruptions volontaires de grossesse en 2018, 2019
    (7) Santé Publique France, La dépression en France chez les 18-75 ans : résultats du Baromètre santé 2017, 2018
    (8) OFDT, Les consommations d’alcool, tabac et cannabis chez les élèves de 11, 13 et 15 ans, 2020
  • Salariés et aidants familiaux : comment accompagner ces invisibles dans les entreprises ?

    Salariés et aidants familiaux : comment accompagner ces invisibles dans les entreprises ?

    Aujourd’hui en France, environ 5 millions (2) de salariés endosseraient le rôle d’aidant familial auprès d’un proche (enfant, conjoint, parent, etc.).

    1 Pourquoi les salariés aidants familiaux sont-ils invisibles en entreprise ?

    Beaucoup de salariés estiment que leur rôle d’aidant relève de la sphère personnelle. « La plupart ne veulent pas qu’on éprouve de la pitié à leur égard ou être stigmatisés », souligne Arnaud Trenta, sociologue du travail.

    Pourtant, les mêmes salariés reconnaissent que leur engagement impacte directement leur vie professionnelle. « Mais ils craignent d’être discriminés en se voyant confier moins de responsabilités, et que cela ait des retombées négatives sur leur carrière », précise le chercheur.

    Chiffre-clé

    39 % (3) des aidants considèrent que l’aide apportée à leur proche a un impact négatif sur leur vie professionnelle.

    2 Les aidants au travail, des droits méconnus

    Une étude Ipsos-Macif de 2020, montre que près de 50 % des salariés aidants (5) ignorent leur droit à des congés et aides spécifiques liés à leur situation.

    « Cette méconnaissance s’explique en partie par le fait que les entreprises n’ont pas encore pris la pleine mesure de la réalité du rôle d’aidant dans notre société, et n’ont donc pas mis en place de dispositif permettant de sensibiliser et d’accompagner les salariés concernés au travail », explique le sociologue.

    Pourtant, plusieurs types de congés existent :

    • le congé du proche aidant (depuis le 1er octobre 2020) qui dure trois mois et permet de s’occuper d’une personne handicapée ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité (maladie d’Alzheimer, de Parkinson, paralysie, cancer…). Ce congé indemnisé peut être pris en une seule fois ou fractionné ;
    • le congé de présence parentale qui permet de cesser son activité professionnelle pour donner des soins à son enfant à charge handicapé, accidenté ou malade ;
    • le congé de solidarité familiale qui permet de vous absenter pour assister un proche en fin de vie.

    Besoin d’aide ?

    Le site aveclesaidants.fr de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    Chiffre-clé

    Lorsque la charge devient trop lourde, 67 % (2) des salariés utilisent leurs congés payés ou leur RTT afin d’assumer leurs responsabilités d’aidant.

    3 Quels sont les enjeux pour l’entreprise d’accompagner les salariés aidants ?

    Seuls 31 % (4) des dirigeants d’entreprise se disent en mesure d’estimer le nombre de leurs salariés qui aident un proche, quand 50 % déclarent qu’il n’y en a aucun au sein de leur société. Pourtant, pour le seul secteur privé, les aidants représenteraient 18 % (3) des salariés.

    Le travail contribue à maintenir un équilibre de vie : il leur permet d’échapper à leur rôle d’aidant et de tenir en existant pour eux-mêmes.

    Arnaud Trenta, sociologue du travail.

    Un impact réel sur le quotidien professionnel des aidants

     

    Les nombreuses tâches quotidiennes incombant au rôle d’aidant peuvent impacter le travail du salarié et notamment « de ceux disposant de moins de ressources, qui vont souvent s’investir davantage auprès du proche en effectuant de nombreuses tâches par eux-mêmes », déclare le sociologue.

    Ainsi, les salariés aidants déclarent qu’aider un proche engendre absentéisme au travail (59 %) (2), démotivation (48 %), difficultés à se concentrer (45 %), réduction du nombre d’heures travaillées (29 %), davantage de télétravail (14 %) ou encore des arrivées tardives le matin ou des départs plus tôt l’après-midi (33 %).

    « 10 % (5) des aidants familiaux salariés se mettent même en arrêt maladie pour pouvoir aider leur proche, observe Arnaud Trenta. Les soutenir contribue à lutter contre l’absentéisme et à les motiver davantage dans leurs missions, mais permet aussi de les maintenir dans l’emploi », affirme le sociologue.

     

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    La Macif s’engage auprès des aidants. Renseignez-vous sur macif.fr !

    Le saviez-vous ?

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    4 Comment les entreprises peuvent-elles agir pour soutenir les salariés aidants ?

    « Les entreprises devraient adopter une politique active en faveur des aidants et se montrer plus solidaires. Elles ont un rôle à jouer autour de la diffusion de l’information et de la mise en place d’aménagements du temps de travail (autorisations d’absence, télétravail, flexibilité des horaires, dons de RTT et congés entre salariés, etc.). Le nouveau congé de proche aidant peut être une porte d’entrée pour libérer la parole et ouvrir le dialogue sur la question », conclut le sociologue. Une question qui devrait prendre de l’ampleur dans les dix prochaines années avec le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies chroniques. On estime qu’un actif sur quatre (6) sera un aidant en 2030.

    À savoir

    83 % (6) des Français pensent d’ailleurs que les entreprises devraient davantage soutenir et accompagner les salariés aidants.

    Besoin de relais en cas d’urgence ? D’aide au répit ? D’accompagnement psychologique ?

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les salariés aidants sont peu identifiés en entreprise.
    • Être aidant a un impact sur la vie professionnelle du salarié.
    • Avoir une politique active en faveur des aidants est bénéfique pour les entreprises.
    • Le nouveau congé de proche aidant est une porte d’entrée pour libérer la parole.

    Sources :
    (1) Anesm, Le soutien des aidants non professionnels, 2014
    (2) Handicap.fr, 20 % de salariés aidants : manager l’aidance, urgence !, 2020
    (3) Le comptoir de la nouvelle entreprise, Comment agir pour les salariés aidant un proche dépendant ?, 2017
    (4) La Maison des Aidants, Les salariés aidants : plus de solidarité de la part des entreprises, 2019
    (5) Ipsos-Macif, Enquête nationale aidants – 2020
    (6) Prix entreprise & salariés aidants, Enjeux et chiffres clés, 2017
  • Naissance d’un enfant : combien ça coûte ?

    Naissance d’un enfant : combien ça coûte ?

    1 Avant la naissance, bonheur et budget en hausse

    Si l’arrivée d’un nouvel enfant n’a pas de prix, il a tout de même un coût. Pour l’Insee, la venue d’un enfant occasionne une hausse moyenne de 20 % du budget du ménage (1). Ce qui est sûr, c’est que les dépenses débutent bien avant le jour J.

    Parmis les parents interrogés, 64 % (2) ont pris des mesures particulières pour l’arrivée de leur enfant, comme débloquer une partie de leurs économies ou emprunter. Ils sont même 20 % (2) à avoir demandé une aide financière à leurs proches ou à une institution financière pour préparer cet heureux évènement.

    2 Des dépenses à prévoir avant le jour J

    Préparer l’arrivée de bébé commence avant même sa naissance et certaines dépenses doivent être anticipées. Une étude révèle que 27 % (3) des futurs parents dépensent en moyenne entre 1 000 et 1 500 euros pour des équipements (mobilier, kit poussette, accessoires de puériculture, vêtements) avant l’arrivée du bébé, et 24 % (3) entre 500 et 1 000 euros. Seuls 11 % (3) des parents dépensent plus de 2 000 euros.

    Le premier enfant coûte en général plus cher que les suivants car vous pouvez réutiliser certains équipements, vêtements, jouets, etc. achetés pour votre aîné.

    Chiffre-clé

    62 % (3) des parents estiment que la naissance de leur premier enfant a eu des conséquences importantes sur leur situation financière.

    3 La famille s’agrandit, le budget logement aussi !

    Quand la famille s’agrandit, l’espace rétrécit ! C’est pourquoi la venue d’un enfant rend parfois nécessaire de déménager dans un logement plus grand (45 % (3) des jeunes parents décident de changer de logement) ou de changer de véhicules (44 %) (3). Autant de frais indirects à prendre compte.

    4 Le coût des couches, on en parle ?

    Une récente enquête Ipsos évalue le coût mensuel du premier bébé à 490 euros (4), soit 5 880 euros par an. Cette coquette somme inclut l’alimentation, les couches et autres produits d’hygiène, les vêtements et surtout les frais de garde, premier poste de dépenses (4). Pour équilibrer leur budget, près de 3 familles sur 4 renoncent à certains loisirs et sorties, et 1/3 piochent dans leurs économies (4).

    Bon à savoir : la seconde-main pour vous équiper malin !

    Pour réduire vos dépenses à l’arrivée d’un enfant, vous pouvez opter pour des objets d’occasion : mobilier, jouets, vêtements, équipements bébé etc. La puériculture de seconde-main fonctionne très bien car, en règle générale, les objets sont très peu utilisés. Et en plus, c’est plus écologique !

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    5 Crèche ou nounou ?

    Les frais de garde constituent près de 60% du budget bébé et peuvent aller de 600 euros par mois pour un accueil en crèche à 700, voire 1 000 euros par mois pour l’emploi d’une nounou à domicile : en 2020, le tarif moyen de garde d’enfants auprès des assistantes maternelles s’élève à 3,59 € net par heure et par enfant en France (2). En moyenne, le coût constaté en 2018 se situait néanmoins plutôt autour de 3,18 € (2).

    Heureusement, la CAF prend en charge une partie de ces frais, mais il est conseillé d’envisager avant le septième mois de grossesse de contacter les crèches et les assistantes maternelles, souvent surbookées !

    L’Essentiel de l’article

    • Des dépenses qui commencent avant la naissance.
    • Frais de garde : le poids lourd du budget.
    • Bien choisir et anticiper son mode d’accueil.
    • Voiture, logement : un besoin de voir plus grand.

    (1) DREES, Mesurer le coût de l’enfant : deux approches à partir des enquêtes Budget de famille, 2015
    (2) Étude Yoopies, Tarifs assistantes maternelles 2020, 2020
    (3) Étude Franfinance et CSA, Les Français et la Puériculture, 2018
    (4) Enquête Ipsos pour l’Observatoire des Nouvelles Consommations, 2019
  • Boissons énergisantes : un danger pour la santé des jeunes ?

    Boissons énergisantes : un danger pour la santé des jeunes ?

    Les boissons énergisantes sont très populaires auprès des jeunes. Ainsi 68 % (1) des 10-18 ans déclarent en être consommateurs. Une consommation grâce à laquelle ils espèrent obtenir un regain d’énergie pour faire la fête ou une amélioration de leurs performances pour faire du sport ou réviser. Mais ces boissons énergisantes sont-elles sans risque pour leur santé ?

    « Les boissons énergisantes contiennent des psychostimulants comme la caféine, parfois de la taurine, du glucuronolactone… qui permettraient de lutter contre la fatigue et boostent certaines capacités cérébrales comme la mémoire. Elles contiennent également du sucre et sont très caloriques. À ne pas confondre avec les boissons énergétiques pour sportifs qui aident à récupérer après l’effort en apportant des sels minéraux », prévient le Dr François Paillard, cardiologue et premier vice-président de la Fédération Française de Cardiologie.

    1 Des associations dangereuses chez les jeunes

    Si les boissons énergisantes peuvent apporter un coup de boost, elles sont aussi suspectées d’engendrer des effets indésirables sur l’organisme. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) (2) a ainsi recensé chez les adeptes de ces boissons des symptômes cardiovasculaires (douleurs dans le thorax, tachycardie, hypertension…), psychocomportementaux ou neurologiques (irritabilité, nervosité, hallucination, épilepsie, etc.).

    « Il y a à peu près la même teneur en caféine dans une canette de boisson énergisante que dans une tasse de café. Si on en boit quatre ou cinq dans la journée ou qu’on les associe à d’autres stimulants comme de la drogue (cocaïne, amphétamine, etc.) ou de l’alcool, c’est un cocktail dangereux », argumente le cardiologue.

    Et c’est là le principal danger. Les jeunes consomment de l’alcool avec des boissons énergisantes car elles masquent les signes de fatigue (manque d’énergie ou de motivation, impression de lourdeur, difficulté de concentration, etc.) mais aussi d’ébriété (sensation de bouche sèche, somnolence, mauvaise coordination des mouvements, agitation, maux de tête, etc.). Elles leur procurent une sensation d’énergie pour tenir jusqu’au petit matin. Mais l’Anses précise que ce type de mélange peut altérer les perceptions. Résultat : ils risquent de se surestimer et de se mettre en danger. Prudence donc !

    Chiffre-clé

    55,4 % (3) des jeunes ayant consommé des boissons énergisantes ont ressenti des désagréments physiques.

    2 À consommer avec modération

    Pour prévenir les effets indésirables des boissons énergisantes, la modération est de rigueur. « L’idéal est d’en consommer le moins possible, indique le cardiologue, notamment parce qu’elles contiennent une très grande quantité de sucre (50 g (4) par canette en moyenne, soit l’équivalent de 12 morceaux de sucre). Et surtout, à forte dose, les ingrédients qui les composent peuvent être toxiques pour l’organisme », explique-t-il.

    Le saviez-vous ?

    Les boissons énergisantes ont un effet plutôt négatif sur la pratique sportive puisqu’elles tendent à déshydrater l’organisme, selon la Fédération Française de Cardiologie (4).

    L’Essentiel de l’article

    • Les boissons énergisantes sont riches en caféine.
    • La consommation excessive de boissons énergisantes peut engendrer des effets secondaires néfastes pour la santé des jeunes.
    • L’association des boissons énergisantes et de l’alcool et des drogues altère la perception du danger.

    (1) EFSA, Rapport sur les boissons « énergisantes », 2013

    (2) ANSES, Boissons énergisantes, 2017

    (3) Université de Waterloo (Canada), Energy drinks can negatively impact health of youth, 2018

    (4) Fédération Française de Cardiologie,« Boissons énergisantes, un risque pour la santé ? », 2020

  • Prendre du paracétamol après un repas arrosé permet-il de soulager la gueule de bois ?

    Prendre du paracétamol après un repas arrosé permet-il de soulager la gueule de bois ?

    Si le paracétamol soigne les maux de tête, en cas de gueule de bois, il s’avérerait inefficace. Pire, il pourrait même provoquer des effets indésirables. En effet, le foie filtre et élimine de votre corps les substances nocives (1) telles que celles contenues dans les médicaments et l’alcool. Or, votre foie déjà fragilisé par la consommation d’alcool, pourrait se retrouver complètement surmené par l’absorption supplémentaire de paracétamol. Vous risqueriez alors de l’endommager davantage !

    Bon à savoir : que faire pour soulager la gueule de bois ?

    Veillez à bien vous hydrater avec de l’eau, car l’alcool déshydrate (2), d’où le mal de tête et la sensation de bouche sèche. Pensez également à vous nourrir, car l’alcool diminue votre taux de sucre, d’où les nausées et la sensation de fatigue. Privilégiez une alimentation riche en vitamines C, B6, B12 (fruits frais, baies, légumes…) et évitez les aliments gras ou acides.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le foie filtre et élimine les substances nocives (alcool, médicaments) de l’organisme.
    • L’association de l’alcool et du paracétamol risque de surmener votre foie, et donc de l’endommager davantage.
    • Pour soulager les effets d’une prise excessive d’alcool, il faut bien vous hydrater et vous nourrir.

    (1) AFEF, Les fonctions de mon foie

    (2) Ameli, Les effets immédiats d’une consommation d’alcool, 2020

  • 5 idées reçues sur la conservation des aliments

    5 idées reçues sur la conservation des aliments

    Bien conserver vos aliments permet de garantir leur qualité, augmenter leur durée de vie et surtout d’éviter une contamination par des bactéries. Peut-on mettre un plat chaud au réfrigérateur ? Tous les produits peuvent-ils être congelés ? Démêlons le vrai du faux.

    ● Lire aussi : Comment faire pour conserver ses aliments dans son réfrigérateur ?

    1 Il ne faut jamais garder les tomates au frigo

    VRAI – Les tomates supportent mal le froid. Si vous les placez dans le bac à fruits et légumes de votre réfrigérateur, elles risquent de perdre leur arôme (1) et donc d’être moins savoureuses, en plus de se ramollir. Le bon réflexe ? Les stocker dans un panier (ou un saladier) à l’air libre dans la cuisine et à l’abri de la lumière. Vos tomates se conserveront ainsi jusqu’à sept jours selon leur état de maturation et leur variété.

    2 Il faut attendre avant de mettre un plat chaud au réfrigérateur

    VRAI – Lorsque vous placez des aliments chauds au réfrigérateur, ils font augmenter la température de ce dernier et dérèglent la chaîne du froid. Ce qui favorise le développement des bactéries sur tous les aliments stockés (que vous devrez donc jeter). De plus, cela vous fait consommer énormément d’énergie car votre frigo doit carburer pour retrouver sa température idéale. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire et éviter toute contamination, laissez votre plat refroidir environ deux heures à température ambiante avant de le mettre au frais.

    Bon à savoir

    Ne laissez jamais un plat (même cuit) hors du frigo plus de deux heures (2) car il y a un risque de voir se multiplier les bactéries et donc de souffrir d’une intoxication alimentaire si vous le consommez. Les aliments ayant séjourné trop longtemps à température ambiante sont donc bons à jeter.

    3 Tous les aliments peuvent être congelés

    FAUX – Deux types d’aliments ne se congèlent jamais :

    – Les aliments déjà décongelés : en les congelant de nouveau, le froid va ralentir la croissance des bactéries, puis elles se multiplieront encore plus vite lors de la décongélation (3). Ces bactéries sont dangereuses pour la santé et peuvent vous provoquer une intoxication alimentaire.

    – Les œufs avec leur coquille : l’œuf contient de l’eau. Congelée, cette eau va se dilater et fissurer la coquille qui laissera passer les bactéries à l’intérieur.

    4 Certains aliments ne se gardent que 48 heures au réfrigérateur

    VRAI – Tous les potages, purées et aliments cuits à l’eau comme les pâtes ou le riz ne se conservent que 48 heures (4) au réfrigérateur. Vous êtes jeunes parents ? Soyez aussi vigilant aux repas et aux biberons de lait de votre bébé. Leur conservation est de 48 heures maximum au frigo (4). Par ailleurs, les préparations à base d’œuf sans cuisson doivent être consommées dans les 24 heures. Cela concerne les crèmes, les mousses (au chocolat) ou les pâtisseries.

    5 Il faut transvaser les restes d’une boîte de conserve dans des récipients hermétiques en plastique

    VRAI – Les boîtes de conserve ouvertes n’ont pas leur place dans votre frigo car le fer pourrait se dissoudre, avec l’oxygène de l’air, et donner un goût métallique au produit qu’elles contiennent. L’idéal est de conserver vos restes dans des boîtes hermétiques, en verre ou en plastique, pour éviter toute contamination par des bactéries, mais aussi les échanges d’odeurs entre les aliments.

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    L’Essentiel de l’article

    • Les biberons de lait et petits plats pour bébé se conservent seulement 48 heures au réfrigérateur.
    • Le nettoyage du frigo : c’est une fois par mois minimum.
    • Il faut attendre qu’un plat refroidisse avant de le mettre au frigo.
    • Ne recongelez jamais un aliment décongelé.

    (1) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, Comment bien conserver ses légumes ?, 2020

    (2) ANSES, Réfrigérateur et hygiène des aliments

    (3) Ministère de l’Agriculture, Pourquoi ne faut-il pas recongeler un produit décongelé ?, 2019

    (4) ANSES, Hygiène domestique, 2013

  • Bronchiolite chez l’enfant : comment prévenir et soulager les symptômes ?

    Bronchiolite chez l’enfant : comment prévenir et soulager les symptômes ?

    La bronchiolite est une maladie que les jeunes parents découvrent (malheureusement) assez rapidement, à l’instar de la grippe et de l’asthme infantile. Très fréquente, elle touche près de 480 000 enfants (1) chaque hiver, soit 30 % des enfants de moins de 2 ans. Mais savez-vous ce que c’est exactement ?

    « Les enfants de moins de 2-3 ans n’ont pas de bronchite comme les adultes, mais une inflammation au niveau des petites bronches (les bronchioles). Cette maladie pulmonaire se caractérise par une gêne respiratoire avec une toux plutôt sèche. Elle peut être accompagnée de sifflements mais pas forcément », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre. La plupart du temps, cette maladie dure une dizaine de jours mais reste bénigne. Dans tous les cas, consultez votre médecin pour évaluer la situation.

    1 L’hygiène pour prévenir les virus !

    La bronchiolite survient principalement l’hiver. Bonnet, gants, combinaison chaude… : couvrez bien votre bébé car cette infection commence souvent par un simple rhume. Comme pour les autres maladies contagieuses, l’hygiène est importante. « Un rhume chez un adulte peut très bien entraîner une bronchiolite chez un enfant car il est plus fragile », prévient la pédiatre. Lavez-vous donc systématiquement les mains quand vous devez habiller votre bébé ou le nourrir. Votre enfant a certainement une bouille à croquer, mais si vous êtes enrhumé, il va falloir repousser vos envies de lui faire des bisous afin de ne pas le contaminer ! Pensez aussi à nettoyer ses jouets, peluches, biberons… Et aérez votre logement au moins 10 minutes par jour pour évacuer les polluants et bactéries de l’air intérieur.

    Chiffre-clé

    2 à 3 % des enfants de moins de 1 an sont hospitalisés chaque année pour cause de bronchiolite (1).

    2 Quelques bons gestes pour le soulager

    Si votre bébé commence à avoir le nez qui coule ou à tousser, « nettoyez bien son nez avec du sérum physiologique jusqu’à ses 9 mois. Au-delà, vous pouvez utiliser un spray nasal à l’eau de mer », conseille le Dr Rondeleux. Continuez à l’alimenter normalement en fractionnant ses repas. Fatigué, il n’aura peut-être pas la force de bien manger. Hydratez-le tout au long de la journée pour apaiser l’irritation due à la toux.

    Pour aider votre bébé à mieux respirer pendant son sommeil, surélevez sa tête de lit (il existe des matelas inclinés). S’il a un peu de fièvre, retirez-lui sa couverture et optez pour des vêtements légers en coton afin de faire baisser la température. Veillez aussi à ce que la température de la pièce soit d’environ 19 °C et à ce que personne ne fume à côté de votre bébé car cela pourrait aggraver la maladie. Des astuces simples à mettre en place pour aider votre enfant à mieux dormir et à se rétablir.

    Restez vigilant surtout dans les deux ou trois premiers jours après l’apparition des premiers symptômes, et consultez un médecin si son état se dégrade.

    À savoir

    Ne donnez pas d’antitussif ou de fluidifiant bronchique (1) à votre enfant pour calmer sa toux. Ils sont déconseillés chez le tout-petit et la toux est nécessaire pour évacuer naturellement les sécrétions qui gênent sa respiration.

    Votre enfant présente des symptômes de bronchiolite ?

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    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • La bronchiolite est une maladie contagieuse mais bénigne.
    • Elle se manifeste par une gêne respiratoire accompagnée de toux, parfois sifflante.
    • Lavez vos mains, aérez votre logement, désinfectez les objets touchés par votre bébé, lavez régulièrement son nez.

    Merci au Docteur Emmanuelle Rondeleux, pédiatre, pour ses conseils.

    (1) HAS, Bronchiolite aiguë du nourrisson : une prise en charge qui repose sur le lavage de nez et la surveillance active par les parents, 2019

  • Protections hygiéniques : tout savoir sur le syndrome du choc toxique

    Protections hygiéniques : tout savoir sur le syndrome du choc toxique

    Maladie infectieuse rare, le syndrome du choc toxique (SCT) survient pendant les règles. Souvent associé aux tampons, il peut également avoir lieu suite au port d’une coupe menstruelle. Le Dr Paganelli, gynécologue, démêle le vrai du faux sur cette infection pour la prévenir au mieux.

    Le syndrome du choc toxique est une maladie liée aux règles qui peut avoir des conséquences graves sur votre santé. Heureusement, certaines précautions et une meilleure utilisation des protections hygiéniques permettent de limiter les risques. Tour d’horizon des idées reçues les plus répandues sur le syndrome du choc toxique.

    1 Le syndrome du choc toxique survient pendant les règles

    VRAI – Le choc toxique (à ne pas confondre avec une infection sexuellement transmissible) est lié à l’afflux de sang dans le vagin pendant les règles. En effet, si cette bactérie est naturellement présente dans notre environnement et sans danger lorsqu’elle reste à la surface de la peau, elle devient dangereuse lorsqu’elle s’introduit dans la circulation sanguine puisqu’elle peut proliférer et produire la toxine responsable de l’infection. « Les symptômes se manifestent généralement dans un délai de 3 à 5 jours après le début des règles », constate le Dr Paganelli, gynécologue.

    2 Seul le port du tampon peut déclencher un syndrome du choc toxique

    FAUX – Le tampon n’est pas le seul responsable du syndrome du choc toxique (SCT). La coupe menstruelle, si elle est mal utilisée, est aussi pointée du doigt, ainsi que certains moyens de contraception comme l’éponge menstruelle ou le diaphragme par exemple (1).

    « Toutes les protections hygiéniques internes (tampon, coupe menstruelle) exposent à un risque de choc toxique car elles entraînent une stagnation de sang dans le vagin, qui est un environnement favorable au développement des bactéries. C’est ce qui provoque le choc toxique », explique la gynécologue. Heureusement, quelques règles d’hygiène permettent de l’éviter.

    Bon à savoir : les bons gestes pour éviter le choc toxique

     
    • Lavez-vous les mains avant et après chaque changement de protection.
    • Changez de tampon ou videz votre coupe menstruelle toutes les 4 à 6 heures selon votre flux.
    • Choisissez un tampon adapté à votre flux (pas trop absorbant car le besoin d’en changer peut se faire ressentir trop tardivement).
    • Privilégiez les serviettes hygiéniques la nuit.

    3 Toutes les femmes peuvent être victimes du SCT

    FAUX – 20 à 30 % (1) des femmes sont porteuses naturellement du staphylocoque doré, mais « seulement 1 à 5 % (2) sont porteuses de la bactérie S. aureus, c’est-à-dire la souche du staphylocoque doré responsable du syndrome du choc toxique », explique la gynécologue.

    « Si l’écoulement des règles est bloqué dans le vagin, la bactérie S. aureus va utiliser les règles comme milieu de culture pour se développer. Il libérera alors une toxine (TSST-1) responsable du choc toxique, explique le Dr Paganelli. Néanmoins, toutes les femmes porteuses du Staphylocoque aureus ne développeront pas forcément un choc toxique. »

    4 Les tampons et coupe menstruelle bio permettent d’éviter le SCT

    FAUX – Les tampons bio ne protègent pas plus du choc toxique que les tampons classiques. « C’est une mauvaise utilisation du tampon ou de la coupe menstruelle qui favorise le risque de contracter l’infection, et non leur composition », explique la gynécologue.

    5 Le choc toxique peut se guérir

    VRAI – Le choc toxique doit être traité immédiatement après avoir été dépisté, avant que l’infection ne puisse nuire aux organes vitaux, en créant notamment des lésions au cœur, aux poumons, aux reins ou au foie, par exemple. Plus grave, le choc toxique peut également entraîner une perte de conscience, un coma, voire un décès dans les cas les plus graves.

    Néanmoins, traité à temps, le choc toxique ne laisse aucune séquelle. « À l’apparition des premiers symptômes (fièvre, malaise, nausées, vomissements) vous devez enlever le tampon ou la coupe menstruelle et vous rendre immédiatement chez votre médecin ou consulter en ligne grâce à la téléconsultation » explique la gynécologue. Une fois le diagnostic posé, la personne est prise en charge à l’hôpital, en soins intensifs, afin de recevoir un traitement comprenant une antibiothérapie et l’injection d’immunoglobulines par voie intraveineuse.

    6 On peut être atteinte du SCT plusieurs fois dans sa vie

    VRAI – Vous pouvez faire plusieurs chocs toxiques dès lors que vous êtes porteuse de la bactérie responsable du syndrome. C’est pourquoi, « il est fortement conseillé aux femmes ayant déjà fait un syndrome de choc toxique menstruel de ne plus utiliser de protection intime interne (ni tampon ni coupe menstruelle) », indique le Dr Paganelli.

    Protections hygiéniques : tout savoir sur le syndrome du choc toxique

     

    Le saviez-vous ?

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    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • 1 à 5 % (2) des femmes sont porteuses de la bactérie S. aureus responsable du syndrome du choc toxique.
    • Le syndrome du choc toxique a lieu au moment des règles.
    • L’utilisation prolongée d’un tampon ou d’une coupe menstruelle augmente significativement le risque.

    (1) Hospices Civils de Lyon, Syndrome du choc toxique lié aux règles, 2020

    (2) Eclinial Medicine, « Association of characteristics of tampon use with menstrual toxic shock syndrome in France », 2020