Catégorie : Ma famille, ma tribu

  • Piscine, mer : 5 conseils pour baigner votre bébé en toute sécurité

    Piscine, mer : 5 conseils pour baigner votre bébé en toute sécurité

    L’été est là et vous vous réjouissez à l’idée de vous baigner avec votre bébé. Mais assurez-vous qu’il est apte à le faire. « Dans une piscine privée, il faut attendre les premiers vaccins de votre bébé, vers 2 mois, pour pouvoir le baigner. Mais dès qu’il s’agit de lieux publics, il faut attendre les premiers rappels et donc les 4 mois de l’enfant. Il faut aussi veiller à ce qu’il n’ait pas d’otites fréquentes. À défaut, emmenez votre enfant faire une visite de contrôle chez le pédiatre avant de partir en vacances », explique Arnault Pfersdorff, pédiatre.

    1 Une baignade à la bonne heure !

    S’il est tentant de profiter du grand soleil pour faire trempette, ce n’est pas recommandé, et encore moins avec un enfant. « On ne baigne pas son bébé aux heures les plus chaudes de la journée, ni dans l’heure qui suit son repas pour éviter un choc thermique », rappelle le pédiatre. Évitez donc la baignade ou les jeux en plein air entre 11 heures et 16 heures Par ailleurs, le spécialiste déconseille de faire faire la sieste à son bébé sur la plage. « La chaleur, même sous un parasol, peut l’empêcher de dormir, provoquant une irritabilité les jours suivants », confie le pédiatre.

    2 Équipé de la tête aux pieds pour aller se baigner

    La température de l’eau, à la piscine ou à la mer, est assez fraîche pour votre bébé (et bien inférieure à celle de son bain). Si vous voyez qu’il a froid dans l’eau (chair de poule, peau froide…), sortez-le immédiatement. Côté équipement pour la baignade, des brassards ou un maillot de bain flotteur sont utiles, mais rappelez-vous que vos bras et votre vigilance sont de nécessaires sécurités. Pour le protéger des coups de soleil, « on pense à lui mettre une combinaison anti-UV, une casquette, des lunettes de soleil et de la crème solaire », conseille le pédiatre.

    Piscine, mer : 5 conseils pour baigner votre bébé en toute sécurité

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    À savoir

    Depuis, le 1er janvier 2006, les piscines enterrées non closes privatives doivent avoir un système de sécurité pour prévenir les risques de noyade (1). Dès qu’il est près de l’eau, l’enfant doit être surveillé et porter un maillot flotteur ou des brassards. Pour réduire les tentations, on retire les jouets flottants du point d’eau lorsque personne n’y est.

    3 Et après la baignade, on fait quoi ?

    Après avoir barboté avec votre bébé, faites prendre une douche chaude à votre enfant, en insistant entre les plis de sa peau pour enlever le sable et le sel. « On l’essuie et on lui sèche bien les cheveux car c’est par la tête qu’on attrape froid », ajoute Arnault Pfersdorff. Enfin, pensez à lui donner une collation car après tous ces efforts, il aura sûrement une faim de loup !

    Bon à savoir

    En cas de besoin, les numéros d’urgence sont le 18 pour les pompiers, le 15 pour le Samu et le 112 partout dans l’Union européenne.

    Merci au Dr Pfersdorff, auteur de « Bébé premier mode d’emploi », chez Hachette.

    L’Essentiel de l’article

    • Attendez que votre bébé ait reçu ses premiers vaccins, vers 4 mois, pour le baigner dans un lieu public.
    • Les premières baignades doivent durer 10 minutes maximum.
    • Baignez-vous en dehors des heures les plus chaudes.
    • Restez toujours à ses côtés quand il est près d’un point d’eau.

    (1) Legifrance, loi du 3 janvier 2003 relative à la sécurité des piscines, 2003.

  • 7 activités pour passer un bel été en ville

    7 activités pour passer un bel été en ville

    Même si vous ne partez pas en vacances cette année, il n’empêche que les températures grimpent et les envies d’évasion se font sentir. La ville prend aussi ses quartiers d’été pour offrir à ses habitants des solutions pour s’évader sans se ruiner.

    1 Redécouvrir son quartier et sa région

    Si vous travaillez cet été, c’est l’occasion de délaisser les transports en commun pour prendre un autre itinéraire… à pied, si c’est possible. Marcher 15 minutes matin et soir, c’est suffisant pour vous dégourdir les jambes et découvrir les jolies ruelles de votre quartier et pourquoi pas, les œuvres de street art qu’elles recèlent. En vacances à la maison, faites cette grande promenade que vous n’avez jamais eu le temps de faire, ou partez à la découverte des sites historiques de votre région grâce aux parcours-découverte proposés par votre office de tourisme. Architecture, patrimoine, gastronomie, ou encore lieux insolites, il y en a pour tous les goûts. De quoi ravir toute la famille ! Pour une visite plus ludique, certaines villes proposent même de s’immerger dans l’histoire, à travers des visites en costumes d’époque, par exemple. D’autres proposent de suivre un marquage au sol ou un plan interactif sur son téléphone, pour parcourir les rues sans rien manquer.

    Le saviez-vous ?

    45 sites français (1) figurent sur la liste incontournable du patrimoine de l’Unesco, répartis sur tout le territoire. De quoi bien s’occuper pendant vos vacances !

    Chiffre-clé

    Pour un adulte, 150 minutes (2) d’activité physique par semaine sont recommandées pour être en bonne santé.

    2 Assister à un concert ou une séance de cinéma en plein air

    Redécouvrir les répliques de votre film culte à la belle étoile, esquisser quelques pas de danse sur un air entêtant, il ne suffit pas de grand-chose pour se laisser happer par la douce atmosphère des soirées d’été. De nombreux festivals sont maintenus cet été un peu partout en France. Certaines mairies mettent à disposition des sièges et des transats pour profiter de votre soirée dans des conditions optimales. Profitez-en, tout en respectant bien entendu les gestes barrières !

    3 Faire un tour en vélo, en trottinette, en rosalie…

    Depuis quelques années, l’espace public urbain se transforme pour laisser davantage de place aux mobilités douces. Vous vivez près des vignobles ? Partez à vélo sur la route des vins, à la découverte des châteaux, mais également de la gastronomie locale. Vous êtes plutôt fan de cinéma ? Arpentez la ville à la recherche de lieux où des films, plus ou moins connus, auraient pu être tournés. Pour une simple balade en famille, le tandem, la trottinette ou la rosalie – un carrosse à pédales – sont des alternatives qui peuvent enthousiasmer vos enfants. Tour du lac, flânerie le long des quais… Toutes les facettes de votre ville sont bonnes à explorer !

    Bon à savoir

    Prenez toujours bien soin de baliser votre parcours pour être sûr de rouler en toute sécurité sur des pistes cyclables lors de votre balade.

    4 Faire un tour en bateau

    Nombreuses sont les villes qui proposent désormais des balades en bateau. Lyon, Paris, Toulouse ou encore Bordeaux… prenez le large pendant quelques instants pour découvrir sous un autre angle les monuments emblématiques de votre ville. Une expérience inédite, qui ravira les petits comme les grands ! Et si vous en avez la possibilité, un tour en pédalo ou en barque vous donnera aussi l’occasion de vous évadez quelques heures !

    5 Passer une journée dans un parc d’attractions

    S’il y a un paradis pour les enfants, c’est bien celui des parcs de loisirs. En raison de la crise sanitaire du coronavirus, le respect les règles d’hygiène reste d’actualité : port du masque, désinfection au gel hydroalcoolique à plusieurs carrefours et points clés des parcs, marquages au sol et distanciation sociale dans les files d’attente. Une fois ces gestes barrières appliqués, il ne vous reste plus qu’à profiter des attractions. Les émotions (fortes) sont toujours au rendez-vous !

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    6 Pique-niquer dans un parc ou au bord d’un fleuve

    Pour casser la routine des repas pris à la maison alors que le soleil brille dehors, mettez tomates cerises et chips dans un panier, et partez à la recherche du meilleur spot pour pique-niquer. En famille ou entre amis (dans la limite de 10 personnes), pieds nus dans l’herbe, chapeau vissé sur la tête, les vacances comme si vous y étiez ! En compagnie d’enfants, prévoyez de la crème solaire pour les protéger des coups de soleil, sans oublier ballon, pistolets à eau, jeux de société… Et un bon livre pour profiter du calme si vous en trouvez ! Pensez aussi au pique-nique du soir : en été, les parcs ferment généralement plus tard.

    7 Participer à un tournoi de jeux de société ou organiser des olympiades

    Le combo gagnant d’un été urbain ? Un déjeuner en plein air dans un parc de la ville suivi d’olympiades en famille ! Peu de préparation et un minimum de matériel pour un maximum de plaisir. Course en sac, course dos à dos et autres jeux d’équilibre sont autant d’épreuves à faire seul ou en équipe ! Pour occuper les plus petits, un parcours d’obstacles avec des plots et des cerceaux par exemple, est une excellente alternative pour développer leur motricité. Pensez également à l’option chasse aux trésors pour varier les plaisirs d’une après-midi à l’autre. Il pleut ? Organisez un tournoi de jeux de société en intérieur !

    L’Essentiel de l’article

    • À pied ou à vélo, prenez le temps d’explorer votre ville et votre quartier.
    • Profitez des animations culturelles organisées près de chez vous.
    • Redécouvrez votre région et ses sites historiques.

    (1) OMS, Activité physique pour les adultes
    (2) Unesco, France
  • Congé parental : témoignages de pères qui ont choisi de garder leurs enfants

    Congé parental : témoignages de pères qui ont choisi de garder leurs enfants

    1 Un an d’ancienneté et le congé est possible

    Vous n’avez pas de place en crèche ni les moyens de prendre une nounou ? Vous souhaitez passer plus de temps (voire tout votre temps) avec votre enfant ? Le congé parental peut être la solution si vous avez plus d’un an d’ancienneté dans votre entreprise et que votre enfant a moins de 3 ans (1).

    Congé parental total ou partiel ?

    Ce congé, d’une durée initiale d’un an maximum, peut être total ou partiel. Votre employeur ne peut pas vous le refuser mais les horaires de travail (à temps partiel) sont à déterminer avec lui. Le (gros) bémol : ce congé est non rémunéré. Mais si vous remplissez les conditions, la Caf peut vous verser une prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE). Les écarts de salaires entre les femmes et les hommes étant encore importants (près de 462 euros d’écart sur la rémunération mensuelle entre un homme et une femme (2)), mais aussi les traditions socioculturelles expliquent que les femmes prennent davantage ce congé. En France, les femmes réalisent 71 % du travail domestique (ménage, cuisine, linge) et 65 % du travail familial. (3) Ainsi, seulement 4 % des congés parentaux sont pris par les pères, d’après l’OCDE (4).

    Chiffre-clé

    75 % des pères qui recourent à la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) le font à taux partiel. (5)

    2 Des journées bien remplies

    Anthony, conseiller commercial à Paris, en fait partie. Faute de place en crèche et après quelques déconvenues avec une assistante maternelle, il opte pour un congé parental à mi-temps pendant près de deux ans. De quoi pouvoir s’occuper de sa fille Kim et passer plus de temps aussi avec son aîné.

    « Mon employeur a été super-arrangeant. Il a accepté mes cycles de travail pour qu’on s’organise au mieux avec ma compagne qui était en formation et les grands-parents. Je travaillais une semaine sur deux le vendredi et samedi toute la journée et l’autre semaine le lundi et mardi. J’ai condensé volontairement mon temps de travail pour être plusieurs jours d’affilée complètement à la maison. Le matin, Kim allait à la halte-garderie. J’en profitais pour faire des courses, préparer le repas et le midi on mangeait ensemble. Après la sieste, on se promenait au parc, on faisait de la peinture… On allait récupérer son frère en maternelle et le mercredi, je pouvais aussi emmener mon fils au foot », se souvient Anthony.

    Des moments privilégiés qu’a aussi connus Francesco. Faute de moyens de garde et sa femme ayant de meilleurs revenus, lui aussi a pris un congé parental à la naissance de son second enfant, mais à temps plein pendant un an. Habitué à travailler en horaires décalés, il revenait souvent fatigué à la maison et ne profitait pas pleinement de ses enfants avant cette pause. Mais il lui a quand même fallu s’adapter à ce nouveau rythme… bien connu de n’importe quel parent au foyer.

    « C’était un peu la course pour emmener mon fils à l’école avec ma fille encore bébé, cuisiner, m’occuper des deux le mercredi, jouer avec eux dans un lieu d’accueil parents-enfant pour permettre à ma fille de se socialiser… J’avais souvent les deux à la maison car c’était la première année d’école de mon aîné et il tombait souvent malade. Mais je ne regrette pas ce choix car j’ai noué une relation complice avec eux », ajoute Francesco.

    Bon à savoir

    Il est possible de prendre un congé parental partiel en même temps pour le père et la mère. Mais le montant des allocations versées ne pourra pas dépasser celui d’un congé parental total. (6)

    3 Une question d’argent

    « À temps partiel, j’ai pu conserver des avantages comme la mutuelle, les congés payés… On avait un petit loyer et aucun crédit à payer, donc ça allait même si je ne touchais que la moitié de mon salaire et un complément de la Caf. Mais c’est compliqué si on a un métier avec de grosses responsabilités », reconnaît Anthony. À l’issue de son année, Francesco a, quant à lui, repris le chemin du travail, pas mécontent de sortir un peu de la maison. Ces deux papas s’accordent néanmoins à dire que cette parenthèse est une belle expérience si on a la possibilité économique de le faire.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le congé parental peut se prendre à temps partiel ou à temps complet.
    • L’employeur est obligé d’accepter ce congé mais les horaires de travail (à temps partiel) sont à convenir avec lui.
    • Cette belle expérience représente aussi un coût à bien prendre en compte.

    (1) Ministère du Travail, Le congé parental d’éducation, 2019
    (2) Insee, Écart de salaires entre les hommes et les femmes, 2019
    (3) OFCE, Réduire les inégalités professionnelles en réformant le congé paternité, 2017
    (4) OCDE, Parental leave : Where are the fathers ?, 2016
    (5) Caf, Congé parental : où (en) sont les hommes ?, 2019
    (6) Caf, La prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)
  • Nos conseils pour réussir la première colonie de votre enfant

    Nos conseils pour réussir la première colonie de votre enfant

    Les colonies de vacances pourront réouvrir leurs portes à partir du 22 juin prochain, et ce dans toute la France. Rapprochez-vous de l’organisme et/ou de l’établissement où vous souhaitez inscrire votre enfant afin de connaître toutes les modalités d’inscription ainsi que l’organisation, potentiellement revue, des différentes activités et emploi du temps des séjours.

    1 Comment bien choisir la première colonie de vacances de votre enfant ?

    Choisir le thème idéal

    Un large choix de thèmes est proposé aux enfants qui souhaitent partir en colonie de vacances : sport, ferme, cuisine, théâtre, informatique. En fonction de son âge et de ses passions, choisissez avec lui le thème qui correspond le plus à sa personnalité et à ses envies. Il sera ainsi plus enclin à partir en colo !

    Adapter la durée du séjour et la localisation

    Pour les plus jeunes, il est recommandé de choisir un séjour plutôt court, de quatre à six jours, et à proximité de la maison. À l’inverse, les adolescents préfèrent souvent partir pour des destinations plus éloignées de leur domicile, voire même à l’étranger, si cela est possible, pour avoir un sentiment de liberté.

    S’informer sur le taux d’encadrement et la sécurité

    Les colonies de vacances sont réglementées et doivent répondre à des normes. Par exemple, un animateur ne peut encadrer que huit enfants s’ils ont moins de 6 ans, et douze s’ils ont plus de 6 ans. Au moins la moitié de l’équipe d’animation doit aussi être titulaire d’un diplôme BAFA ou BAFD. Il est important de se renseigner sur les mesures de sécurité mises en place, autant durant les activités que durant les temps libres. Pensez à contacter l’organisateur du séjour pour qu’il vous explique en détail le déroulé de la colonie.

    S’intéresser à la réputation et à la qualité du centre

    Afin de laisser partir votre enfant l’esprit tranquille, rien ne vaut le bouche-à-oreille. N’hésitez pas à demander aux autres parents de votre entourage quelle(s) colonie(s) ils ont déjà testée(s) et comment s’est passé le séjour de leur(s) enfant(s). Ils pourront certainement vous donner de bons tuyaux !

    Chiffre-clé

    85 % des parents qui ont déjà envoyé leur enfant en colonie de vacances en ont une bonne opinion (1).

    2 Faites le plein d’images !

    Ça y est, votre oisillon quitte le nid ! Bon, certes, ce n’est que pour quelques jours, le temps de sa première colonie de vacances. Mais c’est quand même un grand moment d’émotion pour lui comme pour vous. Rassurez-vous et transmettez-lui de bonnes ondes ! Avant de partir, donnez-lui un maximum d’informations. Et pour qu’il se projette dans son futur camp de vacances, montrez-lui la brochure, les photos, les vidéos, le site Internet du centre où il séjournera. Sans oublier de lui présenter les activités qu’il pourra y pratiquer ! Plus il aura d’informations, plus il se familiarisera avec ce départ.

    3 Une bouffée d’air pur

    Une bouffée d’air pur La colonie de vacances, c’est souvent l’une des premières occasions pour l’enfant de prendre du bon temps loin du cocon familial. C’est une expérience différente des vacances chez papi-mamie. Expliquez à votre enfant qu’il va découvrir d’autres personnes, des paysages différents, se faire des amis, mais aussi tester de nouvelles activités. Il aura ainsi plein de choses à vous raconter à son retour. Il va aussi gagner en autonomie, s’émanciper : il pourra choisir tout seul sa tenue pour la journée, participer aux tâches qu’impliquent la vie en collectivité, etc.

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    4 Bouclez la valise

    Proposez à votre enfant de faire sa valise avec vous. Aidez-vous de la liste remise par le centre de vacances et privilégiez les vêtements faciles à enfiler et résistants. Pensez au doudou (ou son sosie étiqueté pour éviter un dramatique égarement !) s’il en a encore un et glissez une photo de la famille pour le réconforter le soir en cas de petit coup de blues. Préparez la valise quelques jours en amont. Vous éviterez ainsi le stress de la dernière minute qui risque fort d’accroître l’émotion de votre enfant. Tout comme les oublis !

    Bon à savoir

    Les comités d’entreprise (notamment via des chèques vacances), ou la Caf (2) (si vous remplissez les conditions d’attribution) peuvent vous aider à financer la colonie de vacances de votre enfant.

    5 Suivez ses aventures

    Rassurez-le, il sera bien entouré sur place et tout est organisé pour qu’il se sente bien. Indiquez-lui dans combien de jours vous vous retrouverez. Prévenez-le aussi que vous pourrez le suivre quotidiennement grâce au blog de la colonie s’il y en a un. Certaines colonies de vacances proposent, en effet, d’écrire sur une adresse mail commune et transmettent les messages aux enfants. Avec un peu de chance, vous pourrez même garder contact avec lui, soit par téléphone soit par mail. À la fin de son séjour, il y a fort à parier qu’il revienne tout heureux et que cette colo ait été trop courte à ses yeux !

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    L’Essentiel de l’article

    • Transport, encadrement, lieu d’accueil, activités, repas… On donne un maximum d’informations à son enfant.
    • On prépare sa valise avec lui.
    • On met en avant tous les avantages de ce séjour.

    (1) Ifop, Les Français et les colonies de vacances, 2016
    (2) CAF, Quelles aides pour financer les colonies et camps de vacances?
  • Déconfinement et angoisse de séparation chez l’enfant : comment l’aider ?

    Déconfinement et angoisse de séparation chez l’enfant : comment l’aider ?

    1 Angoisse de séparation chez l’enfant et émotions post-confinement

    L’école, c’est reparti pour certains ! Mais votre enfant n’a pas franchement sauté de joie à cette annonce. Devoir se lever plus tôt, quitter le nid douillet et surtout se séparer de vous après avoir vécu ensemble H24 pendant plusieurs semaines, il s’en passerait bien. Pour l’aider, demandez-lui comment il perçoit ce retour à l’école, ce qu’il ressent. « C’est important de verbaliser ses émotions pour savoir ce qui l’inquiète. On pourra ensuite lui répondre avec des mots adaptés à son âge. S’il a peur du virus, on lui fait part des informations dont on dispose et qui nous rassurent quant à sa sécurité, sans lui mentir », explique Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne à Paris.

    Profitez-en aussi pour lui dire ce que ce déconfinement va impliquer pour la famille : retour au travail pour vous, à l’école pour lui, moins de temps ensemble mais davantage de sorties et d’activités (en toute sécurité) en famille le week-end…

    2 Retour à l’école : Le verre à moitié plein

    Montrez donc le bon exemple et valorisez ce retour à l’école : même si ce ne sera pas tout à fait comme avant, il va retrouver ses camarades, son enseignant, sa classe, apprendre de nouvelles choses, reprendre une vie à l’extérieur… « Le retour à l’école sera plus facile si le lien avec le professeur a été conservé pendant le confinement, grâce aux appels téléphoniques et vidéo notamment », explique la professeure des écoles à Paris. Lors de la reprise, Jessica a d’ailleurs l’intention de s’appuyer sur les photos envoyées par les enfants pendant le confinement pour aborder avec eux ce qu’ils ont fait et appris avec leurs parents, les gestes barrières assimilés et leur ressenti durant cette période. Une manière de travailler « la mémoire, le vocabulaire, la syntaxe, de parler avec chacun de ce qu’il a vécu pour mettre des mots dessus », glisse-t-elle. Une façon de garder les parents dans un coin de la tête pour gérer la séparation en douceur.

    « Cette reprise peut s’envisager comme une rentrée, même si les conditions sanitaires changent les choses. Nous allons notamment privilégier l’utilisation de matériel individuel ou jetable, comme la pâte à sel, et lorsque ce n’est pas possible, veiller à assurer une désinfection régulière et adaptée des matériels manipulés », souligne-t-elle. Une information à partager notamment pour rassurer les enfants qui craignent d’être confrontés au virus en classe.

    Il convient aussi de rappeler à votre enfant que le retour à l’école a du bon. « Il va retrouver les visages familiers de son professeur et de ses camarades », conclut Jessica. Vous pouvez ainsi montrer à votre enfant sa photo de classe, par exemple, pour qu’il se rappelle les bons moments passés avec eux

    À savoir

    Les parents sont invités à prendre la température de leur enfant tous les matins. En cas de fièvre (37,8° ou plus) ou de symptômes, les élèves ne seront pas acceptés dans leur établissement scolaire (1).

    3 Un accompagnement… à distance !

    Votre enfant est encore petit ? Entourez sur un calendrier la date de fin du confinement ainsi que celle de la reprise de l’école, et indiquez-lui le nombre de jours restant avant cette “rentrée”. En attendant, vous pouvez toujours faire quelques sorties (autorisées bien sûr, et en respectant les mesures de distanciation sociale ainsi que les gestes barrières) pour l’habituer à quitter le cocon dans lequel il était depuis plusieurs semaines : proposez-lui une promenade à pieds à côté du domicile, par exemple. Johanna Rozenblum conseille aussi de reproduire certains rituels de rentrée des classes, comme faire le premier trajet vers l’école ensemble, préparer son cartable tout seul, réfléchir à sa tenue vestimentaire pour le jour J. De votre côté, vous pouvez mettre un petit mot tendre dans sa poche ou sa trousse,. Si possible, dites-lui que l’un de ses parents sera là à la sortie des classes, et que vous avez hâte qu’il vous raconte sa journée !

    Le port du masque

    • En maternelle, le port du masque par les élèves est proscrit.
    • En élémentaire, il n’est pas recommandé mais les élèves peuvent en porter un s’ils le souhaitent et savent l’utiliser.
    • Au collège, le port du masque est obligatoire dès que le respect des règles de distanciation social risque de ne pas être assuré. (1)

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    L’Essentiel de l’article

    • On parle de la reprise de l’école et des changements qu’elle va impliquer.
    • On écoute les émotions de son enfant et on le rassure.
    • On lui prépare quelques marques d’attentions pour ses premiers jours.

    (1) Ministère de l’Éducation nationale, Coronavirus Covid-19 – Protocole sanitaire pour la réouverture des écoles, collèges et lycées, 2020

  • Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Combien coûte un mariage ?

    En France, si le nombre de mariages est en chute libre depuis les années soixante-dix avec 240 000 mariages célébrés en 2019(1), contre 297 900 en 2000 et 393 700 en 1970 (2). La note de cet événement peut, quant à elle, vite grimper ! En effet, bien qu’il existe des mariages à tous les prix, allant de quelques milliers d’euros pour les plus modestes à plus d’une centaine de milliers d’euros pour les plus extravagants, le budget mariage moyen en France s’élève à 8 284 euros (3). Une somme qui dépasse bien souvent les estimations des futurs mariés qui prévoient une enveloppe budgétaire de 7 043 euros (3) en moyenne. Soit 1 241 euros (3) à débourser de plus que ce qu’ils avaient prévu !

    Un surcoût le plus souvent dû au banquet qui représente 40 % (3) du budget total alloué au plus beau jour de leur vie et souvent sous-estimé par les amoureux. Dans la liste des postes qui pèsent lourd dans la note globale : le lieu de réception (15 %) (3) et l’organisation incluant les photos, les animations et la décoration (10 %) (3).

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    Mariés à tout prix (ou pas !)

    Pour financer le plus beau jour de leur vie, 51 % (3) des couples prévoient de casser leur tirelire personnelle. Beaucoup attendent d’avoir économisé suffisamment d’argent pour s’offrir leur mariage, ce qui explique en partie pourquoi, en France, l’âge des jeunes mariés recule. En 2017, les hommes se mariaient à l’âge de 38 ans en moyenne et les femmes 35 ans (contre 33 ans en moyenne pour les hommes et 30 ans pour les femmes en 1997 (3)). Beaucoup comptent aussi sur leur famille pour les aider financièrement (43 %), quand d’autres souscrivent un crédit (6 %) (3).

    Finalement, en France, on n’est pas les plus dépensiers quand il s’agit de se passer la bague au doigt puisqu’à titre comparatif, les Américains consacrent, par exemple, 31 428 dollars (4) en moyenne (environ 26 748 euros) pour leur mariage, soit un budget moyen trois fois supérieur à celui des Français.

    Le saviez-vous ?

    22 % des couples français hésitent à se marier en raison de l’investissement financier important que cela représente. (3)

    Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Sources :

    (1) Mariages et Pacs, données annuelles, Insee, 2025

    (2) Statistiques sur les mariages, le Pacs et les divorces, Insee, 2018

    (3) Tendances, budget, motivations… Comment les Français organisent leur mariage ?, Ipsos, 2017

    (4) The Wedding Report, 2024

    L’Essentiel de l’article

    • En France, on dépense en moyenne 1 241 € de plus que prévu pour son mariage.
    • Le banquet représente le plus gros poste de dépense.
  • Jumeaux, triplés, quadruplés… Comment gérer des naissances multiples ?

    Jumeaux, triplés, quadruplés… Comment gérer des naissances multiples ?

    1 Des médecins aux petits soins

    Toute grossesse s’accompagne de son lot d’examens. En cas de grossesse multiple, la future maman sera bichonnée et suivie de près par son gynécologue ou sa maternité. Choisissez la maternité en fonction de sa proximité et de l’expérience de l’équipe dans le suivi des grossesses multiples. Pour une prise en charge optimale, vous serez parfois orientée d’office vers une maternité de niveau 3 dotée d’un service de réanimation néonatale. Les risques, notamment de prématurité, sont, en effet, plus élevés.(1)

    2 Un congé allongé

    Si vous attendez des jumeaux, vous avez droit à 34 semaines de congé maternité (12 avant et 22 après l’accouchement). En cas de triplés ou plus, vous bénéficiez de 46 semaines (24 avant et 22 après leur naissance).(2)

    Le congé paternité pour une naissance multiple, lui, est de 32 jours consécutifs (contre 25 jours pour une naissance unique) qui s’ajoutent aux 3 jours prévus par le Code du travail. Ils sont à prendre juste après ce congé légal ou plus tard dans un délai de 6 mois.(3)

    Vous pouvez prolonger avec un congé parental, total ou à temps partiel, pour cesser ou réduire votre activité professionnelle. Pour des jumeaux, sa durée initiale est d’un an maximum. Il peut être renouvelé deux fois jusqu’à la date d’entrée à l’école maternelle de vos enfants. Pour des triplés et plus, sa durée initiale est d’un an maximum et il peut être renouvelé cinq fois jusqu’au jour du 6e anniversaire de vos enfants (moins la durée du congé maternité postnatal, de paternité ou d’adoption, selon les cas) (4).

    3 Équipement double, triple… ou plus !

    En attendant l’arrivée de vos bébés, prévoyez les équipements nécessaires : lits, poussette, ou encore sièges auto si vous vous déplacez en voiture. Pour faire des économies, misez sur les articles de puériculture d’occasion. N’oubliez pas tout le nécessaire au quotidien comme les biberons de lait infantile ou les couches. Vous pouvez aussi opter pour des solutions plus économiques (et écologiques) en choisissant des couches réutilisables.

    Naissance multiple : voici le budget prévisionnel quand on est parent de jumeaux ou de triplés (5) :

     

    Jumeaux, triplés, quadruplés… Comment gérer des naissances multiples ?

    4 Des aides sur mesure

    Accueillir des bébés chez soi, ça représente aussi un budget. Rassurez-vous, des aides existent. En plus des allocations familiales, vous pouvez prétendre à la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), sous condition de remplir les divers critères.(6) Elle peut comprendre, selon les cas : la prime à la naissance, soit 1084,43 € par bébé (7), l’allocation de base versée jusqu’à leurs 3 ans (196,60 € par mois à taux plein ou 98,30 € par mois à taux partiel) (8), la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) si vous diminuez ou arrêtez votre activité professionnelle (de 170,07 € à 456,05 € par mois selon les cas) (9), et le complément de libre choix du mode de garde (Cmg) si vous faites garder vos enfants. (10)

    Et parce que vous apprécierez sûrement d’avoir une personne pour vous soulager des tâches ménagères et autres, la Caf peut vous financer des heures d’aide à domicile. (11)

    Par ailleurs, le complément familial (12) peut être versé, sous condition de ressources, en relais de la PreParE, si vous avez 3 enfants ou plus âgés de plus de 3 ans et de moins de 21 ans.

    La famille s’agrandit ?

    Retrouvez les solutions Macif pour vous aider à préparer l’arrivée de bébé.

    Bon à savoir

    Les associations Jumeaux et Plus (1) permettent de rencontrer d’autres familles de multiples pour échanger et s’informer. C’est aussi une manière de bénéficier de tarifs avantageux, notamment sur les couches ou les vacances.

    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez une maternité adaptée à votre situation.
    • Pensez aux articles de puériculture d’occasion.
    • Faites vos comptes si vous envisagez un congé parental.
    • Sollicitez les organismes pour des aides financières et humaines.

    (1) Jumeaux-et-plus.fr, suivi de la grossesse gémellaire et allaitement
    (2) Ameli.fr, La durée du congé maternité, 2025
    (3) Ameli.fr, Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, 2025
    (4) Service Public, Congé parental d’éducation à temps plein dans le secteur privé, 2023
    (5) Jumeaux-et-plus.fr, la simultanéité des charges
    (6) Caf.fr, La prestation d’accueil du jeune enfant (Paje)
    (7) Caf.fr, La prime à la naissance et la prime à d’adoption
    (8) Caf.fr,L’allocation de base
    (9) Caf.fr, La prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)
    (10) Caf.fr, Le complément de libre choix du mode de garde
    (11) Caf.fr, Une aide au domicile des familles
    (12) Service Public, Famille de 3 enfants et plus : complément familial, 2025
  • Alimentation des enfants : comment les aider à faire le plein de calcium ?

    Alimentation des enfants : comment les aider à faire le plein de calcium ?

    1 Le calcium, bon pour les os et les dents

    « Le calcium a un rôle fondamental dans la formation et la solidité des os et des dents. L’enfance et l’adolescence sont des périodes décisives au cours desquelles les apports en calcium doivent être suffisants pour permettre l’acquisition de la masse osseuse, explique Nathalie Hutter-Lardeau, nutritionniste à la tête de l’agence Atlantic Santé. Celle-ci s’acquiert au cours de la croissance pour atteindre un maximum qui est le pic de masse osseuse. Au-delà̀ de vingt ans, la masse osseuse se stabilise puis décroît au long du vieillissement. »

    2 Les aliments riches en calcium

    Pour assurer à l’enfant un apport suffisant en calcium, il est important de varier les sources.

    « Le calcium est apporté en grande partie par le lait et les produits laitiers, mais également par certains légumes verts (choux et légumes à feuilles), les fruits secs, les céréales et les eaux, rappelle Nathalie Hutter-Lardeau. Noisettes, amandes, noix, roquette, par exemple, sont également des aliments non laitiers à privilégier car ils sont aussi sources de calcium ! » 

    Alimentation des enfants : comment les aider à faire le plein de calcium ?

    3 Des enfants en manque de calcium

    Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, menée grâce à son système d’enquête sur les Comportements et consommations alimentaires en France (CCAF), près d’un enfant sur deux entre 6 et 10 ans ne comblerait pas ses besoins en calcium… (1)

    Ainsi, entre 2010 et 2016, la part des enfants âgés de 3 à 5 ans qui ne couvrent pas leurs besoins en calcium est passée de 4 % à 20 %. Chez les enfants de 6 à 10 ans, elle est passée de 33 % à 45 %. En cause ? Une moindre consommation de produits laitiers des enfants, notamment du lait au petit-déjeuner, mais également de yaourts et de fromage en fin de repas.

    4 Mais pourquoi les enfants n’ont-ils pas leur dose ?

    Cette diminution s’explique notamment par le changement des habitudes alimentaires des enfants : consommation plus élevée des produits transformés et plus faible de produits bruts comme les fruits et légumes. L’étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie révèle aussi que dès l’âge de 3 ans, les petits sont de plus en plus nombreux à manger à la table des grands. Ils acquièrent ainsi les bonnes (ou mauvaises) habitudes alimentaires de leurs parents, tout en affirmant leurs préférences.

    ● Entre 3 et 5 ans et entre 6 et 10 ans, la qualité du régime alimentaire se détériore en partie à cause d’une consommation accrue de certains produits : sandwichs, œufs, pizzas, pommes de terre (dont les frites), viennoiseries, sauces (dont le ketchup), pain, céréales pour le petit-déjeuner, etc., ainsi qu’une baisse de la consommation de compotes, ultra-frais laitiers (yaourts, fromages blancs, petits-suisses, desserts lactés), de riz ou de fruits.

    ● Entre 6 et 10 ans, les enfants se tournent davantage vers des produits transformés et plus riches en graisses saturées. À l’inverse, ils se détournent des produits fruitiers (compotes et fruits frais) et des produits laitiers (ultra-frais laitiers et lait chocolaté). En dix ans, le régime alimentaire des enfants a ainsi nettement évolué vers une moindre diversification et une consommation accrue de plats élaborés. Il faut donc veiller à (ré)introduire des aliments bruts et/ou peu transformés dans leur alimentation quotidienne. C’est l’occasion pour eux de tester de nouvelles choses et de découvrir des goûts qu’ils apprécieront sûrement !

    5 Et si l’enfant est allergique au lactose ?

    « L’intolérance au lactose, à ne pas confondre avec l’allergie au lait de vache, est un problème de digestion du lactose qui est le sucre du lait, précise Nathalie Hutter-Lardeau. Selon la tolérance des individus, et sous réserve de suivi avec le médecin ou une diététicienne-nutritionniste, il est possible de continuer à consommer du fromage et des yaourts. En cas d’allergie avérée aux protéines de lait de vache, il est nécessaire de consulter un pédiatre, un allergologue ou une diététicienne-nutritionniste, avant de faire des choix d’exclusion ou de substitution pour votre enfant », conclut Nathalie Hutter-Lardeau.

    Calcium et jus végétaux

    « Les pédiatres alertent sur la substitution du lait par des jus végétaux. Or, ils ne représentent pas une alternative au lait de vache, du fait de leurs faibles apports en calcium et de la moindre absorption de ce dernier lorsqu’il est ajouté à ces boissons », souligne la nutritionniste.

    Une information confirmée par le CERIN. « Si les principales boissons végétales ressemblent visuellement à du lait de vache, elles sont loin d’avoir les mêmes qualités nutritionnelles car leurs principaux composants sont mélangés à de l’eau et à d’autres ingrédients et additifs(2)  Ainsi, « une boisson végétale contient souvent moins de 10 % du fruit qui est dilué dans l’eau d’où la teneur en calcium plus faible dans la boisson végétale finale », explique Nathalie Hutter-Lardeau.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le calcium est important pour la croissance des enfants.
    • Le calcium est présent dans de nombreux aliments.
    • Pourtant, beaucoup d’enfants n’ont pas les apports nécessaires en calcium.

    ANSES, Ciqual, Table de composition nutritionnelle des aliments.
    ANSES, Le calcium, 2020.
    (1) CREDOC, Calcium : entre 6 et 10 ans, près d’un enfant sur deux est en dessous des recommandations, 2019 
    (2) CERIN, Lait de vache versus boissons végétales : des différences nutritionnelles, 2021
  • Le tabac chez les jeunes : la fin d’une tendance ?

    Le tabac chez les jeunes : la fin d’une tendance ?

    Des chiffres qui donnent envie de crier victoire : en 2022, seuls 6,2 % des lycéens déclaraient fumer quotidiennement contre 17,5 % en 2018, d’après une étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) parue en janvier. Un taux de consommation presque divisé par trois, résultat d’un ensemble de mesures prises depuis plusieurs années : interdiction de la publicité pour le tabac, mise en place du paquet neutre depuis 2017, mais aussi, hausse régulière des taxes sur les produits tabagiques, « l’une des mesures les plus efficaces pour réduire le tabagisme, notamment chez les jeunes », selon Amélie Eschenbrenner du Comité national contre le tabagisme (CNCT). « Tout cela a contribué à dénormaliser le tabagisme dans la société », ajoute la responsable communication de cette association fondée en 1868. Cette tendance à la baisse se retrouve également dans le reste du monde, notamment en Nouvelle-Zélande, un pays « avant-gardiste dans la lutte contre le tabac » où moins de 5 % des adolescents seraient fumeurs, d’après Amélie Eschenbrenner. « En plus d’avoir mis en place des mesures rapidement, on y trouve un meilleur respect des législations en place. En France, on constate que les buralistes sont encore très nombreux à vendre du tabac aux mineurs, alors que c’est interdit depuis plus de quinze ans », déplore-t-elle.

    Limiter la première expérience de la cigarette

    Reste qu’il faut également limiter l’initiation au tabac ou à la nicotine. Autrement dit, empêcher les jeunes de se laisser tenter par une première cigarette, qui pourrait les plonger ensuite dans l’addiction. En 2018, une équipe de chercheurs britanniques avait estimé que 69 % des personnes essayant de fumer une fois deviendraient ensuite des fumeurs réguliers. Là encore, la bataille se gagne progressivement : d’après l’étude de l’OFDT, le niveau d’expérimentation du tabac chez les collégiens a été divisé par deux, chutant de 21,2 % à 11,4 % entre 2018 et 2022, et selon Amélie Eschenbrenner, l’âge moyen de la première cigarette est passé de 12-13 ans (classe de cinquième) à 14 ans. Maxence, 18 ans, a déjà fumé en soirée, pour « accompagner des copains ». « Jamais une clope complète, juste quelques “taffes”. Mais je n’ai jamais ressenti de pression sociale, rien ne m’a poussé à le faire. C’était pour tester la sensation, pas pour m’y mettre », assure le jeune homme, qui a vu deux de ses grands-parents succomber à des années de consommation et estime qu’il n’a de toute façon « pas d’argent à investir là-dedans ». D’après lui, « ceux qui restent fumeurs avaient déjà une grosse consommation dès le début du lycée ».

    18,5 %

    des jeunes de 18 à 24 ans pensent que la vapoteuse est plus nocive que la cigarette. 33 % pensent l’inverse. (4)

    Une épidémie de vapotage

    Face à cette ringardisation de la cigarette, l’industrie du tabac a dû parier sur de nouveaux produits pour attirer les jeunes consommateurs : cigarettes électroniques ou puffs ont le vent en poupe. D’après une étude d’Alliance contre le tabac, publiée en novembre, 15 % des 13-16 ans consommeraient ces cigarettes électroniques jetables. Maxence a justement été témoin du succès des outils de vapotage parmi ses pairs et s’y est essayé aussi. « Tu peux tester plein de goûts différents, ça fait de la grosse fumée, tu peux faire des formes, c’est rigolo », justifie-t-il. De son côté, Amélie Eschenbrenner estime que l’on fait face à une véritable « épidémie de vapotage ». À tel point que le CNCT a demandé l’interdiction de ces produits, une doléance actuellement à l’étude auprès de la Commission européenne. En attendant, les diverses vapes se trouvent aisément dans les kiosques à journaux, certains magasins de décoration ou des restaurants, à des prix beaucoup moins élevés que des cigarettes classiques. Idem pour les Snus ou les sachets de nicotine pure, qui contiennent « des taux alarmants de nicotine et induisent une dépendance très rapide » selon la Responsable communication du CNCT, et dont les échantillons peuvent se procurer gratuitement sur internet, sans aucun contrôle sur l’âge des souscripteurs. « Le développement de tous ces produits est tellement anarchique qu’il a fallu agir avant qu’ils ne deviennent omniprésents, explique Amélie Eschenbrenner. On assiste à une baisse du tabagisme, mais à une hausse du vapotage chez les adolescents, alors que pour eux, ce n’est pas un outil de sevrage. » Toujours d’après Alliance contre le tabac, 47 % des 13-16 ans ont commencé leur initiation à la nicotine avec les puffs et 23 % d’entre eux se sont ensuite mis à consommer d’autres produits tabacologiques.

    8,1 %

    des 18-34 ans sont gênés de sortir leur paquet de cigarettes à cause de la couleur du paquet neutre et de la photo de prévention. (4)

    Un combat marketing

    Le CNCT œuvre depuis plus de 150 ans pour informer sur les risques du tabac et plaider auprès des instances de législation afin de « faire avancer certaines lois, les renforcer et les faire appliquer », détaille sa responsable communication. Un combat similaire à celui de David contre Goliath, tant l’industrie du tabac déploie tout un arsenal marketing pour séduire les ados, allant même jusqu’à investir les réseaux sociaux et faire appel à des influenceurs pour promouvoir leurs produits. En réponse, le CNCT a dû également se mettre à la page et a noué un partenariat avec Ketty Deléris (@kettydls.addicto, ndr), une influenceuse tabacologue sur TikTok. Surtout, l’association a trouvé un nouvel angle de communication, autre que les dangers sur la santé. « On a compris que la jeunesse d’aujourd’hui est beaucoup plus sensible aux droits humains et à l’environnement, alors on explique que l’industrie du tabac est l’une des plus polluantes ou que ce sont souvent des enfants qui travaillent dans les champs de production. Et ça fonctionne, se réjouit Amélie Eschenbrenner. Les données montrent qu’on peut parvenir dans les prochaines années à une génération sans tabac, ce qui était impensable il y a cinq ans. Donc on est plutôt optimistes pour l’avenir. »

    L’Essentiel de l’article

    • Le nombre de fumeurs quotidiens diminue chez les jeunes, surtout les garçons. (1)
    • Les 18-24 ans restent plus nombreux à fumer que le reste des Français. (1)
    • La cigarette électronique et la chicha peuvent être une porte d’entrée vers le tabagisme.

    (1) Santé publique France, La consommation de tabac en France : premiers résultats du baromètre santé 2017, 2018.
    (2) New England Journal of Medecin, Trends in Adolescent Vaping 2017–2019, 2019.
    (3) National Academies of Sciences, Engineering, Medecine, Public Health Consequences of E-Cigarettes, 2018.
    (4) Santé publique France, Baromètre de santé publique 2017, 2019.

  • Crèches vertes : l’écologie à l’âge tendre

    Crèches vertes : l’écologie à l’âge tendre

    Les crèches vertes, vous connaissez ? Écologiques dans l’âme, elles cherchent à limiter leur impact environnemental pour proposer le meilleur accueil possible aux petits. Certaines portent le label Écolo Crèche, un repère créé en 2013 par une association de parents et professionnels de la petite enfance. Claire et Marine sont deux mamans qui ont chacune fait le choix de ces crèches plus responsables.

    1 Compote bio et liniment « maison »

    « Dans notre crèche, les couches sont françaises et 60 à 70 % des aliments sont bio, notamment le lait et les fruits et légumes, détaille Claire, qui a eu la chance d’obtenir une place en crèche verte pour ses enfants. Le ménage est fait avec du vinaigre d’alcool, et ils font même leur propre liniment ! »

    À la clé, une empreinte écologique restreinte grâce à la réduction des déchets et des emballages en plastique, au recours à des aliments mobilisant moins de pesticides et engrais chimiques, et à l’utilisation de produits d’entretien moins polluants.

    Et pour cette maman sensible à l’écologie, les bénéfices ne sont pas seulement environnementaux : la santé et le bien-être des petits sont aussi améliorés. Un constat partagé par Marine, naturopathe, dont le fils a passé un an en crèche verte :

    « La qualité de l’air est mesurée au moins une fois par an. Tout est fait pour limiter la pollution intérieure : produits d’entretien et d’hygiène faits maison, jouets en bois sans solvant, sol en linoléum naturel… Les enfants ont globalement moins d’infections respiratoires et j’ai constaté une réduction de l’eczéma de mon fils. »

    2 Le label Écolo Crèche, la garantie verte pour les petits !

    Mais une bonne crèche verte ne se contente pas de servir des repas bio et d’utiliser des couches lavables : elle porte aussi une attention renforcée à la durabilité du mode de gestion, à la transparence dans la communication avec les parents et à la cohérence du projet pédagogique.

    « On cherche à responsabiliser les petits : ils participent par exemple à la préparation des légumes en mettant les épluchures au compost. Et bien sûr, on leur parle d’écologie, en leur expliquant les bons gestes. On n’est jamais trop jeune pour commencer ! », se réjouit Marine.

    Cette approche globale est au cœur de la démarche Écolo Crèche, une association de parents et de professionnels de la petite enfance qui œuvre depuis 2013 pour la promotion de pratiques durables en crèches. Les établissements labellisés attestent ainsi de leur conformité au référentiel Écolo Crèches, qui évalue 8 critères environnementaux (alimentation, bâtiment, activités et jeux, entretien des locaux, déchets, hygiène, énergie, eau) et 7 critères sociaux/pédagogiques (communication, accueil, gouvernance, formation, santé, projet éducatif, respect des diversités). Le label Écolo Crèche récompense ainsi la mise en place de bonnes pratiques qui vont au-delà de ce que l’on peut trouver dans les autres crèches.

    Cerise sur la tétine, les crèches écologiques ne sont pas forcément plus chères que les autres. Tout dépend de leur statut :

    « Notre crèche parentale était conventionnée CAF avec des tarifs identiques aux autres crèches municipales. Une partie des surcoûts dus aux exigences bio est couverte par des subventions, mais il y a aussi des choses qui coûtent moins cher. Par exemple, les couches lavables sont plus économiques que les couches jetables, même en comptant l’eau et la lessive. Idem pour l’alimentation : en réduisant la viande, on peut se permettre de tout acheter en bio. Et les jouets sont en partie donnés car nous avons des partenariats avec des ressourceries, donc on s’y retrouve vite financièrement ! »

    Le saviez-vous ?

    +300 crèches en France, sur plus de 14 200, sont engagées dans la démarche Écolo Crèche ou sont déjà labellisées.**

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    L’Essentiel de l’article

    • Les crèches vertes ont des bonnes pratiques environnementales.
    • Certaines sont labellisées Écolo Crèche.
    • Elles ne sont pas forcément plus chères que les crèches municipales.

    Écolo Crèche, 2019
    DREES, L’offre d’accueil collectif des enfants de moins de 3 ans en 2015, 2018