Catégorie : Ma famille, ma tribu

  • Grand âge et dépendance, à quelles portes frapper ?

    Grand âge et dépendance, à quelles portes frapper ?

    1 Autonomie et dépendance en un coup d’œil

    L’administration française a mis en place un site dédié (1) à l’autonomie des personnes âgées et à l’accompagnement de leurs proches. Il regroupe toutes les sources d’information et les adresses des organismes utiles pour gérer une situation de dépendance. C’est un portail incontournable pour toutes celles et ceux qui aident un proche dépendant ou sont eux-mêmes touchés par la perte d’autonomie. Il permet, en outre, d’effectuer de nombreuses démarches grâce à des formulaires à remplir directement en ligne ou à télécharger. Vous y trouverez aussi un annuaire complet des points d’information, établissements spécialisés et services d’aide ou de soins à domicile.

    Par ailleurs, des points d’information de proximité proposent un accompagnement global de la dépendance, notamment :

    • les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC) offrent de l’information, mais aussi de l’écoute, du conseil et du soutien aux personnes dépendantes et à leurs proches.
       
    • les Maisons de l’autonomie, qui existent dans certains départements. Elles informent sur les droits et dispositifs existants et permettent, entre autres, de déposer une demande d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou d’une aide sociale à l’hébergement (ASH), en cas d’accueil en établissement.
       
    • les Centres communaux d’action sociale (CCAS) ou les mairies pour les communes de moins de 1 500 habitants.

    Ces points d’information constituent une « porte d’entrée » pour les personnes touchées par la dépendance, seniors ou non, comme pour les aidants. Selon les situations, ils pourront aussi vous orienter vers un gestionnaire de cas, qui coordonnera et planifiera l’intervention des différents professionnels et services nécessaires à la prise en charge de la personne dépendante.

    Besoin d’aide face à la dépendance ?

    Le contrat Garantie Autonomie Macif accompagne les aidants et les aidés dans leurs démarches administratives.

    2 Évaluer la dépendance

    L’un de vos proches est en perte d’autonomie et a besoin d’une aide régulière ? Pour adapter sa prise en charge, la première étape consiste à évaluer son niveau de dépendance. Cet examen peut se faire chez le médecin traitant de la personne concernée ou auprès d’équipes médico-sociales APA du conseil départemental de son lieu de résidence. Elle est basée sur la grille AGGIR (Autonomie, Gérontologie, Groupes Iso-Ressources), qui établit six niveaux de dépendance (les « GIR », groupes interressources), de la dépendance totale à la pleine autonomie. Seuls les quatre premiers niveaux de cette grille ouvrent droit à l’APA.

    2,12 MILLIONS

    C’est le nombre de personnes âgées de 85 ans vivent en France. Elles devraient être 6,3 millions en 2060. (2)

    3 Les aides financières

    Les conseils départementaux

    Les conseils départementaux sont en charge de l’aide à l’autonomie des personnes âgées de leur territoire, et en particulier du versement de l’APA et de l’ASH. Ces deux aides financières sont les plus couramment perçues en cas de dépendance, et permettent de couvrir une part importante des dépenses courantes (aide à domicile, hébergement, etc.). C’est donc vers eux que vous devrez vous tourner pour solliciter ces allocations, en votre nom propre si vous êtes concerné par la dépendance ou au nom de la personne touchée.

    Les caisses de retraite

    Les caisses de retraite proposent elles aussi des aides financières pour aider les seniors à maintenir leur autonomie, par exemple :

    • financement d’aménagements et d’équipements comme des barres d’appui ou des marches antidérapantes, du matériel de téléassistance, des portes et volets automatiques, etc.
    • financement de l’intervention d’une aide à domicile pour la livraison de repas, le ménage, la toilette, etc.

    L’Assurance maladie

    L’Assurance maladie peut être sollicitée par les personnes dépendantes à faibles revenus pour bénéficier, sous conditions de la CMUC (couverture maladie universelle complémentaire) ou de l’aide à la complémentaire santé (ACS).

    Les complémentaires santé

    Les organismes de complémentaire santé peuvent aussi venir en aide aux personnes dépendantes ou à leurs proches aidants au travers de garanties ou grâce à des dispositifs internes de solidarité. Ainsi par exemple, la Macif a mis en place un fonds d’action sociale qui peut, sous conditions et après étude du dossier, allouer une aide exceptionnelle à un adhérent pour financer, par exemple, du matériel médical non pris en charge par ailleurs. Les contrats santé peuvent aussi inclure des garanties d’assistance permettant de bénéficier d’une aide à domicile ponctuelle, souvent en cas de retour au domicile après une hospitalisation.

    Le Trésor public

    Le Trésor public accorde un crédit d’impôt sur le revenu pour les dépenses supportées et liées à l’emploi direct d’une personne à domicile affectée au service de la personne ou employée via un prestataire agréé (associations, entreprises), quel que soit le mode de paiement (Chèque emploi service (CESU), chèque…). Le crédit couvre 50 % des dépenses engagées dans la limite de 12 000 euros, éventuellement majorée sous certaines conditions.

    Les aides financières pour aménager le logement

    Sous certaines conditions, il est aussi possible de bénéficier de crédits d’impôts pour les dépenses liées aux équipements pour le maintien à domicile des personnes âgées. Les travaux concernent, par exemple, l’installation de volets roulants électriques et de portes coulissantes, l’aménagement de la salle de bains, la pose de revêtements antidérapants, etc.

    L’ANAH (Agence nationale de l’habitat) peut allouer, selon vos conditions de ressources et étude de la demande, une   subvention pour des travaux d’aménagement du logement. Il existe deux types d’aides : une pour les propriétaires occupants anticipant le bien-vieillir à domicile, une pour adapter son logement en cas de handicap. Selon les cas, vous pourrez solliciter l’une ou l’autre.

    1 265 000

    personnes bénéficient de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). (3)

    4 Les aides juridiques et administratives

    L’assistance sociale

    L’assistance sociale accompagne les personnes qui éprouvent des difficultés diverses, qu’elles soient financières, sociales ou psychologiques. Pour les personnes dépendantes ou les aidants, elle peut ainsi aider à la réalisation des démarches administratives, informer sur les droits et les aides disponibles, etc.

    Le juge des tutelles

    Le juge des tutelles peut être saisi si l’état de dépendance de la personne altère ses facultés mentales et/ou ses facultés corporelles de nature à empêcher l’expression de sa volonté et rend nécessaire l’ouverture et la mise en place d’une mesure de protection juridique (tutelle, curatelle…) afin de protéger ses intérêts patrimoniaux et/ou sa personne. Le juge des tutelles peut désigner un membre de la famille ou toute autre personne pour exercer, selon la situation, la mission de tuteur ou de curateur. Celui-ci aura alors la charge de gérer les biens et besoins de la personne placée sous sa tutelle ou curatelle.

    Le mandataire judiciaire à la protection des majeurs

    Si le juge des tutelles ne peut pas désigner un membre de la famille pour exercer la mission de tuteur ou de curateur, il nomme un mandataire judiciaire à la protection des majeurs ». Ce professionnel est alors en charge de l’accompagnement social, administratif, juridique et financier de la personne, bénéficiaire d’une mesure de protection juridique.

    5 Les soins médicaux et paramédicaux

    De nombreux professionnels de santé peuvent être sollicités pour améliorer le quotidien de la personne dépendante ou perte d’autonomie : le médecin traitant et pour les soins courants, les infirmiers et infirmières libérales. De même, en fonction des besoins, peuvent intervenir : pédicures-podologues, masseurs-kinésithérapeutes, gérontologues, dentistes, ergothérapeutes, psychomotriciens …

    La consultation mémoire est un dispositif spécifiquement conçu pour évaluer les pertes de mémoire chez les personnes âgées et établir un diagnostic. Renseignez-vous si un proche (ou vous-même) présente ces symptômes.

    6 Les hébergements spécialisés

    Quand le maintien à domicile n’est pas possible ou pas souhaitable, il existe de nombreuses options de logement répondant à différents besoins : accueil familial, résidences services pour seniors autonomes, Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), USLD (unités de soins de longue durée), etc.

    Pour choisir un établissement adapté, connaître les conditions d’accès et les tarifs, consultez le site Pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

    7 Le soutien et l’entraide

    Les caisses de retraite proposent un soutien personnalisé aux personnes âgées fragilisées. Après évaluation globale des besoins à domicile de l’assuré, elles peuvent accorder de l’information et des conseils personnalisés ainsi que des aides à la vie quotidienne et au maintien du lien social.

    Là aussi, les organismes complémentaires santé, notamment les mutuelles, peuvent prévoir une aide à domicile ponctuelle pour soulager les aidants et leur permettre, par exemple, de partir en vacances. Renseignez-vous directement auprès de votre interlocuteur habituel.

    De nombreuses associations peuvent aussi vous venir en aide et vous informer, vous aider à trouver des professionnels et des services adaptés, défendre vos droits ou tout simplement recevoir un soutien moral. Citons par exemple :

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe un portail public entièrement dédié à la question de la dépendance des personnes âgées.
    • Les points d’information de proximité comme les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC) et les conseils départementaux sont des points d’entrée incontournables.
    • Pensez aussi aux associations.

    (1) Pourlespersonnesâgées.gouv
    (2) Vie-publique.fr, 2018
    (3) Vie-publique.fr, 2017
  • Votre enfant a de l’asthme : comment faire avec l’école ?

    Votre enfant a de l’asthme : comment faire avec l’école ?

    1 Établir un projet d’accueil individualisé (PAI)

    Qu’est-ce que le PAI ?

    Le Projet d’accueil individualisé (PAI) est un document établi conjointement par les parents de l’élève et le médecin scolaire de la Protection maternelle et infantile (PMI) ou le médecin et l’infirmière de collectivité d’accueil. Il permet d’accueillir dans les meilleures conditions possible les enfants souffrant d’allergies sévères ou de maladies chroniques comme l’asthme, le diabète, les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin), etc.

    Le PAI fixe les aménagements spécifiques nécessaires à votre enfant, en particulier(1) :

    • le régime alimentaire ;
    • les conditions des prises de repas ;
    • les aménagements d’horaires ;
    • les dispenses de certaines activités physiques ou pédagogiques incompatibles avec la santé de l’enfant ;
    • toute autre information utile au bien-être de l’enfant en lien avec sa maladie.

    Comment rédiger un PAI ?

    D’abord, munissez-vous de l’ordonnance du médecin traitant de votre enfant, détaillant les traitements en cours. Appelez ensuite l’établissement scolaire, qui fixera le rendez-vous avec l’équipe médicale. Une fois fixé, le PAI est signé par le directeur et les différents responsables (parents, médecins, nutritionniste) avant d’être diffusé auprès de l’ensemble de l’équipe pédagogique. En fonction du département, les démarches peuvent varier, n’hésitez pas à vous tourner vers l’école de votre enfant pour avoir toutes les informations spécifiques.

    Bon à savoir

    S’il est étendu aux activités périscolaires, le document de PAI est alors appelé PAIP (projet d’accueil individualisé périscolaire).

    2 Désigner qui garde et qui donne les médicaments en cas de crise d’asthme

    En cas de survenue d’une crise d’asthme à l’école, il est important de pouvoir donner le traitement le plus rapidement possible. À la maternelle et en primaire, les médicaments doivent être confiés à l’infirmerie de l’établissement qui se chargera de les administrer en cas de besoin, ou directement aux enseignants (avec une copie de l’ordonnance dans les deux cas). Même s’il est assez grand pour les prendre tout seul, il est important que l’enfant puisse être accueilli à l’infirmerie en cas de crise, le temps d’un retour complet à la normale.

    10 à 16 %

    des enfants sont touchés par l’asthme. (2)

    3 Fixer les modalités de pratique des activités physiques

    Les recommandations du médecin traitant de votre enfant seront appliquées par l’équipe pédagogique. Vous pourrez donc demander dans le PAI à limiter ou proscrire la pratique de certains sports si l’état de santé de votre enfant le nécessite.

    4 Animaux, cantine, pollens, acariens… faire la chasse aux allergènes

    L’asthme de votre enfant est d’origine allergique ? Il est important d’en informer l’équipe pédagogique et d’en faire état dans le PAI. S’il s’agit d’une allergie alimentaire, les repas servis à la cantine mais aussi les aliments distribués en classe (par exemple à l’occasion de goûter de fêtes) feront ainsi l’objet d’une attention particulière. Si c’est une allergie aux poils d’animaux, vous ne pourrez pas faire bannir le hamster mascotte de la salle de classe, mais vous pourrez exiger que votre enfant soit assis loin de la cage. L’enseignant veillera aussi à éviter tout contact avec l’animal. Parlez-en avec lui pour convenir de la meilleure marche à suivre en classe.

    Si votre enfant est allergique aux pollens, n’hésitez pas à le rappeler à l’enseignant en cas de sortie scolaire. Enfin, en cas d’allergie à la poussière, ou aux acariens, l’attention devra être portée sur l’entretien des tapis de sol et des literies (pour les petits qui font encore la sieste).

    Bon à savoir

    L’asthme sévère reconnu comme ALD

    Dans certains cas, l’asthme peut être reconnu comme une ALD (affection longue durée) ouvrant droit à une couverture à 100 % des soins en relation avec la maladie. Parlez-en avec votre médecin traitant qui pourra effectuer la demande de reconnaissance en ALD directement auprès de votre Caisse d’assurance maladie.

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    L’Essentiel de l’article

    • Établissez un Projet d’accueil individualisé (PAI) avec l’école pour décrire les besoins de votre enfant.
    • Précisez qui garde et qui administre les médicaments en cas de crise.
    • En cas d’allergie alimentaire ou aux animaux, n’hésitez pas à en discuter directement avec les enseignants.

    (1) Service public, « Qu’est-ce qu’un projet d’accueil individualisé ? », 2019.
    (2) Inserm.

  • Familles recomposées : quel statut pour les beaux-parents ?

    Familles recomposées : quel statut pour les beaux-parents ?

    1 Une absence de statut pour le beau-parent

    Si la question de la place des beaux-parents revient régulièrement dans le débat public, le législateur est clair. Quelle que soit sa participation à la vie quotidienne de l’enfant, le beau-parent n’a pas le moindre droit ni aucun devoir envers l’enfant de son conjoint, et ce qu’il s’agisse des couples de sexes opposés ou des couples de même sexe (2). Pas davantage en tout cas qu’en aurait un ami ou un proche. « Faute d’existence juridique, il ne peut donc compter que sur une reconnaissance de fait », précise Géraldine Lanoë.

    « Il existe néanmoins une proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale en 2014. Toujours en discussion au Sénat, celle-ci prévoit la création d’un mandat d’éducation quotidienne, relève la notaire. Ce mandat, mis en place avec l’accord des deux parents, permettrait au beau-parent vivant de manière stable avec l’un des parents, d’accomplir des actes usuels de la vie quotidienne de l’enfant comme signer officiellement un livret scolaire, participer à des réunions avec les professeurs ou emmener l’enfant chez le médecin, explique la notaire. Ce document certifierait les droits d’un tiers à s’occuper de l’enfant dans la vie courante. Le mandat pourrait être révoqué à tout moment par le parent et prendrait fin en cas de rupture de la vie commune ou de décès du parent. »

    Le saviez-vous ?

    11 % des enfants vivent dans une famille recomposée. Cette proportion a doublé en l’espace de 20 ans. Sur ces 1,5 million d’enfants, 940 000 d’entre eux habitent avec un parent et un beau-parent, le plus souvent avec leur mère et un beau-père (1).

    2 La délégation volontaire d’autorité parentale

    En attendant qu’un véritable statut du beau-parent voie le jour, des procédures judiciaires permettent de participer au même titre que les parents biologiques, aux démarches de la vie quotidienne de l’enfant.

    Parmi elles, la délégation d’autorité parentale introduite par la loi du 4 mars 2002. Comme le prévoit l’article 377 du Code civil, les pères et mères, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l’exigent, saisir le juge aux affaires familiales en vue de voir déléguer tout ou partie de l’exercice de leur autorité parentale à un tiers appelé « délégataire ». Celui-ci peut être un membre de la famille, un proche digne de confiance, un établissement agréé pour le recueil des enfants ou un service départemental de l’aide sociale à l’enfance.

    « Contrairement à une adoption, il ne s’agit en aucun cas d’établir un lien de filiation, précise Géraldine Lanoë. C’est davantage une mesure de gestion des droits et intérêts de l’enfant et de préservation de ses bonnes qualités de vie. La délégation permet de suppléer un parent qui serait dans l’incapacité d’élever son enfant ou tout simplement absent. »

    3 L’adoption simple ou plénière

    Une autre possibilité est l’adoption. Celle-ci peut être simple ou plénière.

    Dans le premier cas, l’adoption simple ne remplace par le lien de filiation originel. Elle permet à l’enfant de maintenir des liens avec sa famille tout en créant un nouveau lien juridique avec le beau-parent. « Autrement dit, il aura deux familles », précise Géraldine Lanoë.

    L’adoption plénière, elle, est une procédure moins demandée, car beaucoup plus lourde et contraignante.

    « À la différence de l’adoption simple, elle est irrévocable et rompt définitivement les liens légaux de l’enfant avec le parent biologique qui n’élève pas l’enfant. Sauf exception, l’adoption plénière ne peut concerner que des enfants de moins de 15 ans. »

    Qu’elle soit plénière ou simple, dans les deux cas, le beau-parent doit déposer une requête auprès du greffe du tribunal de grande instance. Avec pour condition, sauf circonstance particulière et autorisation du tribunal, d’avoir une différence d’âge d’au moins 10 ans avec son beau-fils ou sa belle-fille.

    « Si l’enfant est mineur, il faut obtenir l’accord des deux parents. Et s’il a plus de 13 ans, il devra consentir à l’adoption », souligne Géraldine Lanoë.

    4 Le beau-parent a-t-il le droit d’entretenir des relations avec l’enfant en cas de séparation ?

    Le beau-parent a pu partager le quotidien du fils ou de la fille de son conjoint dès son plus jeune âge, pour autant aucun texte ne prévoit spécifiquement la possibilité pour lui de continuer à entretenir des relations s’il se sépare. L’article 371-4 du Code civil ouvre néanmoins une perspective. Il prévoit que l’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec un tiers, parent ou non.

    En attendant, le beau-parent peut faire valoir ses droits, et le juge aux affaires familiales peut l’autoriser à exercer un droit de correspondance et de visite, et plus exceptionnellement, un droit d’hébergement. La condition est qu’il ait résidé de manière stable avec l’enfant et l’un de ses parents, ait pourvu à son éducation, à son entretien ou à son installation, et ait noué avec lui des liens affectifs durables, stipule le Code Civil.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le beau-parent n’a aucun droit légal ni devoirs envers les enfants de son conjoint.
    • Le juge des affaires familiales peut prévoir un partage de l’autorité parentale entre le parent biologique et le beau-parent.
    • Il est possible d’adopter l’enfant de son conjoint. L’adoption peut être simple ou plénière.

    (1) Insee, « Un enfant sur dix vit dans une famille recomposée », 2013.
    (2) Sénat, « Le statut du beau-parent », 2009.

  • Mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

    Mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

    1 Si vous êtes très isolée : l’allocation de soutien familial (ASF)

    Cette allocation vous est réservée si vous vous apprêtez à vivre seule avec votre enfant, sans aide (ou très peu) de la part de l’autre parent. Cette aide est versée dans trois cas :

    • si l’autre parent ne verse aucune aide financière parce qu’il n’est pas solvable ou parce qu’aucune pension n’a été fixée par le juge des affaires familiales (JAF) ;
    • si l’autre parent ne verse pas entièrement ou pas régulièrement la pension prévue par le JAF ;
    • si l’autre parent verse une pension inférieure à 115,64 euros par mois.

    L’ASF est versé dès le premier mois de vie en solo et jusqu’aux 20 ans de l’enfant. Son montant est de 115,64 euros par mois. Si l’autre parent verse une pension inférieure à ce montant, l’ASF vient alors la compléter pour atteindre 115,64 eurps.

    Dès la naissance de votre enfant, la demande d’ASF est à adresser à la Caisse d’allocations familiale (CAF) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) selon votre caisse d’affiliation.

    Bon à savoir

    En cas de défaut de paiement de la pension alimentaire prévue par le JAF, l’ASF est versée à titre d’avance. La CAF ou la MSA entament alors une procédure en votre nom pour récupérer les pensions impayées auprès de l’autre parent. En cas de veuvage, l’enfant héritera de son parent en lieu et place de la pension alimentaire.

    2 Pour les petits : la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)

    La PAJE est en fait un groupement de plusieurs aides financières à destination des parents d’enfants de moins de 3 ans. Elles permettent de couvrir les dépenses liées à la naissance, comme l’achat de mobilier et d’équipement de puériculture, de participer au salaire des nounous, mais aussi, si vous choisissez de réduire votre activité professionnelle, de compenser les pertes de revenus. La plupart de ces prestations prennent en compte la situation de mère (ou père) isolé(e). Toutes ces aides sont à demander auprès de la CAF ou de la MSA.

    Pour s’équiper : la prime à la naissance ou à l’adoption

    L’arrivée de bébé, ce n’est pas rien ! L’achat des divers équipements comme le lit bébé, la poussette, les vêtements, ou le siège auto mettent votre budget à rude épreuve. Soumise à conditions de ressources, cette prime d’un montant de 944,51 euros vous est versée juste après la naissance de votre enfant. Une vraie bouffée d’oxygène pour le pouvoir d’achat !

    Pour l’entretien et l’éducation : l’allocation de naissance ou d’adoption

    Pour faire face plus sereinement aux premières années de votre bébé, cette allocation vient compléter les autres aides dès la naissance (ou l’arrivée de l’enfant adopté) et jusqu’à ses 3 ans. Également soumise à conditions de ressources, son montant varie de 92,31 euros à 184,62 euros en fonction de vos revenus.

    Si vous réduisez votre activité professionnelle : la Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)

    Vous souhaitez passer à mi-temps pour l’arrivée de bébé ? La PrePare est là pour compenser en partie la perte de revenus liée à une réduction ou un arrêt de l’activité professionnelle pour une durée déterminée (2). La PreParE n’est pas soumise à conditions de revenus, mais vous devez avoir travaillé pour y avoir droit : il faut en effet avoir validé au moins huit trimestres de cotisations vieillesse au cours d’une période de deux à cinq ans selon le nombre de vos enfants. Son montant va de 148,21 à 397,20 euros par mois en fonction de la réduction du temps de travail choisi. Une majoration est prévue jusqu’à 649,26 euros par mois si vous avez trois enfants à charge ou plus et que vous avez totalement arrêté de travailler.

    Pour faire garder bébé : le Complément de libre choix du mode de garde (CMG)

    Vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas mettre votre futur enfant à la crèche municipale ? Vous pouvez demander la CMG pour couvrir jusqu’à 85 % des frais de garde. Cette aide s’applique si vous avez recours à une assistante maternelle, une garde à domicile ou à une microcrèche. Le montant de l’aide varie en fonction de vos revenus et de l’âge de l’enfant, de 88,68 à 468,82 euros par mois (pour une assistante maternelle ou une garde à domicile) et de 310,39 euros à 857,27 euros par mois en microcrèche.

    3 Si vous êtes sans emploi : le revenu de solidarité active (RSA) parent isolé

    En tant que maman solo, vous avez droit au RSA si vous remplissez les conditions prévues, et son montant est même majoré par rapport au RSA « socle » (le RSA de base des personnes sans activité). Cette majoration au titre de parent isolé est valable pendant 12 mois suivant la naissance de l’enfant (ou de la séparation du conjoint), mais peut être prolongée jusqu’aux 3 ans de votre plus jeune enfant. Vous pouvez faire une simulation directement en ligne pour tester votre éligibilité et estimer son montant. À titre indicatif, les montants forfaitaires pour un parent solo (qui servent de base au calcul de votre RSA) s’échelonnent de 958,37 euros pour un enfant, 1 197,97 euros pour deux enfants, puis 239,59 euros par enfant supplémentaire.

    23 %

    En 2024, près d’une famille monoparentale avec un enfant sur quatre est touchée par la pauvreté (contre 8% pour les couples avec un enfant). (3)

    Et aussi… Trouver soutien et réconfort au quotidien

    L’argent ne fait pas tout… En tant que jeune maman solo, vous aurez parfois besoin de conseils, de soutien ou simplement d’écoute. Famille, amis, voisins et parents sont là, mais aussi de nombreuses associations de proximité et réseaux d’entraide. Renseignez-vous auprès de la mairie de votre domicile et n’hésitez pas à les contacter pour rencontrer d’autres mères dans votre situation, échanger vos questionnements et partager des bons plans ! Écoutez le témoignage de Margot, qui a vécu sa grossesse en solo :

     

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient l’association Parents Solos.

    Parents solos et compagnie, le bon réseau !

    Soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, l’association Parents solos et compagnie est un réseau national d’aide et de soutien aux mères et aux pères isolés. Ses missions : rompre l’isolement et apporter une aide quotidienne aux familles, mais aussi participer au financement de projets d’entraide organisés par et pour les parents solos. En proposant des études sur la monoparentalité, l’association contribue aussi à faire changer le regard de la société sur ces familles.

    L’Essentiel de l’article

    • L’allocation de soutien familial (ASF) est versée aux parents solos ne percevant pas ou très peu d’aide financière de l’autre parent.
    • Les aides de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) sont spécialement dédiées aux jeunes parents.
    • Le revenu de solidarité active (RSA) est majoré pour les mères (et les pères) solos.

    (1) Insee, 2024.
    (2) Jusqu’au 1er anniversaire de votre enfant (si vous n’en avez qu’un) ou jusqu’au 3e anniversaire du plus jeune de vos enfants.
    (3) Insee Références, édition 2018 – Fiches – Revenus.

  • Attendre des jumeaux, ça change quoi ?

    Attendre des jumeaux, ça change quoi ?

    1 Vous vous attendiez à avoir des jumeaux ?

    Bizarrement, non. Pourtant j’ai moi-même une sœur jumelle ! J’avais entendu dire que les grossesses gémellaires sautaient une génération. J’étais restée sur cette idée. Le jour de la première échographie, quand on m’a annoncé qu’il y en avait deux, ça a été un vrai choc !

    Chiffre-clé

    On compte en France 12 847 naissances de jumeaux sur 740 000 naissances, soit 1,7 % des accouchements (1).

    2 Comment avez-vous réagi quand on vous l’a annoncé ?

    À vrai dire je rêvais d’un garçon. Alors sur le coup, j’avoue avoir pleuré toutes les larmes de mon corps en apprenant que j’attendais deux filles. Le gynécologue a ri quand je lui ai fait part de mes croyances :

    « Ce sont des histoires de grand-mère ça ! »

    Même si deux bébés d’un coup, ça faisait beaucoup, j’étais heureuse d’être enceinte et me réjouissais à l’idée de l’arrivée de ces bébés dans ma vie. Le fait d’être moi-même jumelle me rassurait sur ma capacité à gérer ces enfants et à éviter certaines erreurs. Petite, j’avais souffert qu’on parle toujours de moi et de ma sœur au pluriel, comme si nous formions la même entité. Avec moi, elles n’entendraient pas : « Ça va les jumelles ? » à longueur de journée !

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    3 Et le papa, comment a-t-il vécu la nouvelle de cette grossesse gémellaire ?

    Mon mari rêvait d’avoir des triplés. Il était au summum du bonheur. Aussitôt sorti du cabinet de gynécologue, il appelait tous ses amis pour leur annoncer la bonne nouvelle !

    4 Quelle a été la réaction de votre entourage ?

    Globalement, tout le monde était heureux pour nous, même si cette annonce a suscité beaucoup de surprise. On avait 31 ans. C’étaient les premiers bébés de la bande. Avec des jumeaux, nos amis savaient que le changement de rythme serait radical. Seule ma mère a manifesté beaucoup d’inquiétude. Cette grossesse l’a replongée trente ans plus tôt. « Comment tu vas faire ? », me disait-elle. Il a fallu que je la rassure pas mal.

    5 En quoi cela a été une grossesse différente ?

    J’avais rendez-vous tous les mois à l’hôpital pour faire une échographie, prendre ma tension et faire des tests d’urine pour détecter de l’hypertension. Le suivi en cas de grossesse gémellaire est plus régulier que pour une grossesse classique. D’ailleurs, je souffrais un peu qu’on ne prenne pas davantage en compte cette particularité. Je me souviens être sortie en pleurant d’une réunion à la maternité où la sage-femme ne s’était adressée à nous qu’en disant « votre bébé ». Autre particularité : j’ai pris 28 kg au cours de cette grossesse, mais beaucoup à cause de la rétention d’eau. J’étais donc surveillée et je devais faire attention à mon alimentation pour limiter les risques d’apparition d’hypertension artérielle. Et j’ai été arrêtée 12 semaines avant la date prévue de l’accouchement. Les mamans qui attendent des jumeaux ont la possibilité d’un congé maternité plus long. Le congé maternité dure 34 semaines, dont 12 semaines avant et 22 semaines après la naissance.

    Le saviez-vous ?

    La prise de poids d’une maman qui attend des jumeaux est généralement 30 à 40 % plus importante que pour une grossesse nullipare. Dès le second semestre, la prise moyenne est de 2 à 3 kg par mois (2).

    Comment s’est déroulé l’accouchement ?

    Avec mon gynécologue, il avait été convenu de déclencher l’accouchement à huit mois. C’est souvent le cas dans le cadre d’une grossesse gémellaire pour éviter d’arriver au moment où le placenta ne fonctionne plus, car celui-ci vieillit plus vite quand on attend des jumeaux. J’ai finalement accouché à sept mois et un jour. Je me souviens avoir dîné avec des amies cinq jours avant. Je leur avais dit :

    « C’est sûrement ma dernière sortie avant l’arrivée des bébés. Je commence à fatiguer. »

    Je faisais de la rétention d’eau et avais du mal à enfiler des chaussures tellement mes pieds étaient gonflés. Cinq jours après, lors d’une visite de contrôle, on m’a diagnostiqué une prééclampsie, de l’hypertension artérielle associée à une présence excessive de protéines dans les urines. Cela faisait d’ailleurs une semaine que je n’urinais plus… Et cela ne m’avait pas inquiété car je m’en étais à peine rendu compte. L’accouchement a donc été déclenché en urgence et Chloé et Lou sont arrivées, avec deux mois d’avance. Après deux semaines de couveuse et 28 jours à l’hôpital avec moi, la petite famille a pu rentrer à la maison.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le Guide des mamans.

    7 Et matériellement, comment vous êtes-vous organisée ?

    Malgré l’arrivée de deux enfants d’un coup, il n’était pas question de changer de voiture ni d’appartement. On pouvait accueillir nos deux bébés sans problème. En revanche, il a fallu s’équiper : deux lits, une double poussette, deux transats, deux sièges auto ! Sans compter les quantités de couches et de lait achetés chaque semaine au supermarché. Toutes ces dépenses ont sacrément alourdi notre budget.

    L’Essentiel de l’article

    • Une future maman de jumeaux est suivie au minimum tous les mois à l’hôpital.
    • Le congé maternité dans le cas d’une grossesse gémellaire dure 34 semaines.
    • La durée du congé prénatal est de 12 semaines et celle du congé postnatal de 22 semaines.
    • Les femmes enceintes de jumeaux risquent davantage de faire de l’hypertension artérielle pendant leur grossesse.

    (1) Insee, 2016.
    (2) Pons J.-C., Charlemaine C., Papiernik E. Le Guide des jumeaux, Odile Jacob, Paris, 2005, 322 p.

  • L’ostéopathie, une solution pour les maux de bébé

    L’ostéopathie, une solution pour les maux de bébé

    1 Un jeune parent doit-il prévoir un rendez-vous chez l’ostéopathe ?

    « Pour moi, il serait certainement très intéressant pour la santé publique que les femmes et les bébés soient vus tout de suite après la naissance, répond Dominique Blanc. Comme pour la visite du pédiatre, les bébés devraient bénéficier de celle d’un ostéopathe parce qu’on va les libérer tout de suite d’un certain nombre de tensions consécutives à l’accouchement. »

    Bon à savoir

    L’ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle, qui vise à rétablir un confort de vie, l’équilibre du corps, la bonne circulation des fluides sanguins et des influx nerveux qui transmettent notamment les commandes motrices du cerveau aux nerfs moteurs.

    2 Prévenir le syndrome de la tête plate

    Pour ce professionnel, qui a « vu quelques milliers de bébés » depuis qu’il exerce, les motifs récurrents de consultation sont souvent les mêmes : une mise au sein difficile, des difficultés à téter dues à des tensions crâniennes, ou encore un mauvais port de tête.

    « Si votre bébé tourne la tête ou qu’il l’incline plus d’un côté que de l’autre, il risque petit à petit de déformer son crâne qui est très malléable et d’avoir une plagiocéphalie (le syndrome de la tête plate), explique le président de l’association Ostéopathes de France. Lors de la séance, on va libérer les tensions du cou, de la colonne, du crâne, et de ce fait le bébé va pouvoir tourner sa tête aisément à droite et à gauche. »

    Avec le contrat Garantie Santé de la Macif ce sont jusqu’à 3 séances d’ostéopathie pour votre bébé qui peuvent être prises en charge par an.*

    3 La manipulation crânienne

    Pendant ses premiers mois de vie, la tête de votre nourrisson n’est pas encore totalement ossifiée. Les fontanelles, zones souples au toucher, sont souvent impressionnantes. Mais soyez rassuré, comme l’explique Dominique Blanc, « la voûte crânienne a une plus grande élasticité chez le bébé que chez l’adulte. On parle davantage de tissus membraneux que de tissus osseux. Les os du crâne se rejoignent au niveau des sutures. C’est ce qui permet notamment au crâne de grossir. En ostéopathie, nous travaillons en douceur, par le biais de petites pressions et dans le respect des tissus pour permettre une meilleure mobilité et une meilleure circulation dans cette zone. On sent alors tout de suite le bébé se détendre. C’est un bonheur de voir des bébés arrivés tendus et qui à la fin de la séance, s’endorment les bras en l’air ».

    Chiffre-clé

    En 2016, 1 Français sur 2 avait consulté un ostéopathe au cours des trois dernières années, que ce soit pour lui ou un membre de sa famille. (1)

    4 Soulager les coliques

    Votre bout de chou est inconsolable ? Il se tortille de douleur en début de soirée ? Pas de panique, il est certainement aux prises avec des coliques. L’ostéopathie est alors indiquée pour le soulager.

    « Je conseille de faire une séance d’ostéopathie dès que les premiers signes de coliques apparaissent. Elle permettra un meilleur transit et sera complémentaire du traitement médical éventuel qui aura été donné. »

    Les problèmes de canaux lacrymaux (bébé qui a un œil qui coule) et les phénomènes ORL (rhinopharyngites à répétition, otites séromuqueuses…) peuvent également être corrigés. Une seule séance peut suffire à soulager l’enfant.

    Une technique adaptée au bébé

    « On travaille en douceur avec un bébé sur ce que l’on appelle les techniques fonctionnelles, c’est-à-dire dans le sens des tissus et on ne les brutalise jamais. Les bébés qui régurgitent beaucoup sont en hyperextension, ils ont alors tendance à se cambrer. Pour étirer leur colonne vertébrale, on les manipule parfois dans des positions repliées qui peuvent être un peu spectaculaires pour les parents, mais il n’y a aucun risque. »

    L’ostéopathie considère le corps dans sa globalité. « C’est pour cela que l’on va voir le crâne, les viscères, les membres, mais en plus de cette globalité on s’adapte au patient selon sa propre histoire qui influe sur son corps. Parfois, on traite les bébés en position assise, ou dans les bras du parent. Certains dorment toute la séance, d’autres pleurent tout le temps. On change les positions pour s’adapter au bébé. »

    La séance dure en général une heure durant laquelle le professionnel vous interrogera sur votre enfant (sommeil, alimentation…), répondra à vos questions et vous prodiguera des conseils.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le Guide des mamans.

    6 Quand voir son ostéopathe ?

    « Il m’est arrivé d’être appelé à la maternité par des patientes deux jours après leur accouchement », indique Dominique Blanc.

    Ainsi, on peut prévoir une séance d’ostéopathie à la maternité ou tout de suite après le retour à la maison. Selon les textes réglementaires, pour consulter un ostéopathe, il faut avoir un certificat de non-contre-indication pour les nourrissons de moins de six mois.

    * Voir conditions du contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Le bouche-à-oreille entre parents est l’une des meilleures méthodes pour se renseigner sur la réputation d’un ostéopathe.
    • Un bilan ostéopathique permet de diagnostiquer d’éventuelles tensions du nourrisson.
    • L’ostéopathe agit sur différents troubles chez bébé : sommeil, transit, déformation crânienne…

    (1) Source : Sondage IFOP pour l’association Ostéopathes de France, « La notoriété et l’image des ostéopathes », 2016.

  • Échanges linguistiques : trois destinations pour votre ado

    Échanges linguistiques : trois destinations pour votre ado

    1 Quel séjour pour votre ado ?

    Il existe de nombreux types de séjours linguistiques : à vous de trouver la formule qui conviendra à votre ado en fonction de ses objectifs et de ses préférences. Les séjours sont en effet variables, notamment en durée, en mode d’hébergement (en famille ou en internat) et dans les modalités (avec ou sans échange). Tout est possible ou presque, à tous les prix : quelques centaines d’euros dans le cadre d’un échange entre collèges à plusieurs milliers d’euros pour un séjour « sur mesure » proposé par un organisme privé.

    Renseignez-vous dans un premier temps auprès de l’établissement de votre enfant : des programmes d’échanges linguistiques sont peut-être organisés. Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers le DAREIC (délégué académique aux relations européennes et internationales) de votre académie, en charge de la coordination des programmes linguistiques.

    Quelques recommandations avant de se lancer

    Laisser partir son enfant nécessite d’avoir discuté au préalable pour s’assurer que les choix de programmes sont les bons : la durée est-elle adaptée à l’âge de l’enfant et sa capacité à supporter l’éloignement ? Est-il assez mûr pour être immergé dans une famille inconnue ou l’internat est-il plus adapté ? En cas d’échange, est-il prêt à accueillir à son tour un autre enfant ? Bien se préparer, c’est mettre toutes les chances de réussite de son côté !

    2 Partir en Allemagne

    Le programme Brigitte-Sauzay

    Géré par l’OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse), le programme Brigitte-Sauzay s’adresse aux élèves de la 4e à la 1re. Le principe ? Un échange franco-allemand de deux fois trois mois : votre enfant passe trois mois en Allemagne dans la famille de l’élève allemand et est scolarisé dans son collège pendant au moins six semaines. C’est ensuite à vous d’accueillir le correspondant allemand chez vous ! Chaque famille accueille le correspondant durant son séjour comme un membre à part entière de la famille, en veillant à sa bonne intégration au sein de la famille.

    L’OFAJ encadre l’échange grâce à un document nommé « dossier d’échange », rempli et signé par les familles et l’établissement scolaire.

    Une subvention forfaitaire pour frais de voyage peut être accordée par l’OFAJ. La demande doit être effectuée en ligne, au plus tard un mois avant le départ.

    Vous êtes intéressé par les séjours linguistiques ?

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    Macif Avantages !

    Bon à savoir

    La recherche du correspondant est à la charge de l’élève qui initie l’échange. Il peut pour cela consulter les petites annonces du site de l’OFAJ.
     

    • Renseignements : auprès du professeur d’allemand du collège et de l’OFAJ.
    • Inscription : au moins 1 mois avant le départ.
    • Bourse : l’OFAJ peut dans certains cas accorder un soutien financier pour couvrir les frais de voyage. La demande peut être effectuée directement en ligne.

    Pensez à l’autonomie financière de votre ado !

    Pour que votre enfant puisse être autonome financièrement durant son séjour linguistique, pensez à souscrire une carte bancaire pour mineur ou une carte prépayée.

    Le programme Voltaire

    Destinés aux élèves de 3e et 2nde, le programme Voltaire, également géré par l’OFAJ, permet de passer six mois en Allemagne. L’échange a lieu de mars à août pour les élèves français et de septembre à février pour les élèves allemands.

    Les organisateurs du programme se chargent de trouver une famille partenaire au participant. Les élèves Voltaire sont scolarisés dans les établissements de leurs partenaires. Pendant tout l’échange, Français et Allemands sont encadrés, dans chaque établissement, par un professeur tuteur chargé de veiller au bon déroulement de leur scolarité et de leur séjour. Ils sont également parrainés par un ancien participant.

    • Renseignements : auprès du professeur d’allemand du collège et de l’OFAJ.
    • Inscription : fin octobre, début novembre pour un départ en mars de l’année suivante.
    • Bourse : 10 euros par semaine et un forfait pour frais de voyage. La demande peut être effectuée directement en ligne.

    Et aussi…

    L’OFAJ propose de nombreuses formules d’échanges franco-allemands, mais aussi des cours de langues binationaux ou des échanges dans des tiers lieux (votre ado ne sera pas hébergé dans une famille d’accueil, mais dans une autre structure d’accueil, comme une auberge de jeunesse par exemple). Le tout est à découvrir sur le site.

    Votre ado part en séjour linguistique ?

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    carte prépayée 12-17 ans Macif !

    3 Partir au Royaume-Uni

    Pour s’envoler pour le Royaume-Uni, il faut d’abord demander à l’école de votre ado et à votre mairie s’ils ont des programmes d’échanges ou des partenariats avec des écoles anglaises. Si ce n’est pas le cas, des plateformes web de mise en relation des familles pour des échanges linguistiques existent. Vous pouvez également passer par des associations spécialisées ou par des organismes spécialisés privés dans la recherche de familles d’accueil.

    Gardez votre ado au bout du fil !

    Si votre ado part pour l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne ou un autre pays de l’Espace Économique Européen(1), son forfait téléphonique français vous permettra de le joindre, sans que vos appels ou vos SMS ne soient surfacturés(2).

    4 Partir en Espagne… Ou ailleurs

    Erasmus+ scolaire

    Erasmus+ est un programme européen qui œuvre pour l’éducation, la formation et le sport, notamment via les échanges pour les élèves et les étudiants. Mis en place dans la plupart des universités mais aussi dans de nombreux collèges et lycées, les échanges Erasmus+ scolaires permettent à des classes ou des groupes d’élèves de travailler sur un projet commun et de séjourner dans le pays entre trois jours et deux mois. Toujours dans le cadre d’Erasmus+, les lycéens peuvent aussi partir à titre individuel dans le lycée d’un autre pays, pour une durée de deux à 12 mois.

    Pour accéder aux échanges Erasmus+, il faut que l’établissement de votre enfant ait noué un partenariat avec un collège ou un lycée du pays où il souhaite séjourner.

    Les partenariats Erasmus+ enseignement scolaire favorisent la mobilité des élèves dans le cadre de séjours scolaires. Il s’agit de mobilités courtes sous forme d’échanges de classes d’élèves pour une durée inférieure à deux mois ou de mobilités de longue durée (de 61 jours à 12 mois) pour les élèves de 14 ans et plus. Les coûts liés aux activités de mobilités (frais de voyage et d’hébergement, frais de préparation linguistiques) sont pris en charge par le programme Erasmus+ enseignement scolaire.

    Doit-on souscrire à une assurance particulière ?

    Outre la carte européenne d’assurance maladie, à demander à votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), les familles sont invitées à contacter leur compagnie d’assurance afin de connaître la couverture à l’étranger de leur enfant en cas de maladie ou d’accident, mais aussi pour s’assurer que son assurance responsabilité civile est bien valable à l’étranger.
     

    Carnet d’adresses pour vous y retrouver…

    • OFAJ ;
    • British Council ;
    • Euroguidance : réseau européen pour la mobilité en Europe, soutenu par l’Union européenne ;
    • L’agence Erasmus+ : tout savoir sur ce programme global d’échange européen pour les jeunes collégiens, lycéens et étudiants ;
    • Eduscol : liste des programmes et des bourses de mobilité européenne destinés aux élèves des collèges et lycées.

    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous d’abord auprès de l’établissement scolaire de votre enfant : il fait peut-être partie d’un programme d’échange.
    • Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers votre académie de rattachement.
    • Il existe des programmes Erasmus+ pour les collèges et lycées.

    (1) L’Espace Économique Européen (EEE) comprend les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Norvège, Islande et Liechtenstein.

    (2) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, « Téléphonique mobile : quels frais à l’étranger », 2019.

  • Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    1 Le congé de présence parentale

    Comment concilier vie professionnelle et vie privée lorsque vous êtes parent d’un enfant souffrant d’un handicap ? L’aménagement du temps de travail peut vous permettre de relever ce défi.

    Vous êtes salarié du secteur privé, de la fonction publique (après une année d’ancienneté) ou chômeur rémunéré ? Saviez-vous que vous pouvez demander à votre employeur (qui ne peut pas refuser) de prendre un congé de présence parentale pour s’occuper de votre enfant à charge de moins de 20 ans atteint d’une maladie grave, d’un handicap ou victime d’un accident.

    Vous devez faire votre demande de congé de présence parentale directement auprès de votre employeur, au minimum 15 jours avant la date de début du congé. Cette demande doit s’effectuer par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge (signée à la date de la remise). Vous devez également justifier votre demande de congé par un certificat médical qui atteste de l’état de santé de votre enfant et de la nécessité de votre présence à ses côtés.

    Vous disposez alors d’une réserve de 310 jours ouvrés de congés (par enfant et par maladie, accident ou handicap), que vous utilisez en fonction de vos besoins dans la limite de trois ans maximum. Sachez toutefois que les jours ne peuvent pas être fractionnés en demi-journées.

    Concrètement, pendant la durée de votre congé, vous ne percevez pas votre salaire : votre contrat de travail est suspendu. Afin de compenser cette perte de revenus et de subvenir à vos besoins, vous pouvez bénéficier de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) à demander auprès de votre CAF.

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    La Macif s’engage auprès des aidants. Renseignez-vous sur le site aveclesaidants.fr !

    Loi du 8 mars 2019 : ce qui change

    La loi du 8 mars 2019 renforce la prise en charge des cancers pédiatriques par la recherche, le soutien aux aidants familiaux, la formation professionnelle et le droit à l’oubli :

    • la durée du congé de présence parentale est désormais prise en compte en totalité (et non pour moitié) pour le calcul de droit à l’ancienneté dans l’entreprise. C’est-à-dire que si vous prenez 22 jours de congés dans le mois, ils seront comptabilisés dans le calcul de votre ancienneté ;
    • le certificat médical détaillé qui doit préciser la durée prévisible du traitement peut aller jusqu’à 1 an (au lieu de six mois auparavant) ;
    • au-delà de trois ans, le droit à l’AJPP peut être ouvert en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de l’enfant nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants ;
    • la Caisse d’allocations familiales (CAF) est tenue d’informer le bénéficiaire de l’AJPP des modalités de demande de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    2 L’allocation journalière de présence parentale (AJPP)

    Si vous arrêtez ponctuellement votre activité professionnelle (salarié du secteur privé ou agent du secteur public) ou votre recherche d’emploi (chômeur indemnisé) pour vous occuper de votre enfant gravement malade, accidenté ou en situation de handicap, vous pouvez percevoir l’allocation journalière de présence parentale (AJPP).

    Elle est versée par la CAF dans la limite de 22 jours par mois. Le montant de l’allocation journalière de présence parentale est de 43,71 euros/jour si vous êtes en couple et 51,92 euros/jour pour une personne seule. Si les deux parents s’arrêtent, ils peuvent chacun percevoir 43,71 euros/jour. Attention, vous devez faire une nouvelle demande accompagnée d’un nouveau certificat médical tous les six mois. (1)

    Cette aide peut être cumulée avec l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Une aide complémentaire pour frais de garde d’un montant de 111,78 euros peut également vous être versée sous conditions de ressources (26 499 euros pour une personne seule, 35 020 euros pour un couple).

    Bon à savoir

    Ces prestations sociales prévues par la loi ne sont pas considérées comme des rémunérations et sont non imposables. (2)

    Don de jours de repos à un parent d’enfant gravement malade

    Vous avez envie d’être solidaire avec un de vos collègues arrêté pour s’occuper de son enfant gravement malade ou en situation de handicap ? Vous pouvez renoncer en accord avec votre employeur à tout ou partie de vos jours de repos (RTT, congés payés ou jour de récupération non pris) au bénéfice d’un autre salarié pour qu’il passe un peu plus de temps avec son enfant. (3)
     

    Envie d’en savoir plus sur les solutions qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Pendant la durée du congé de présence parentale, le contrat de travail est suspendu.
    • Sans contrat, le salarié ne perçoit pas de rémunération. En revanche, il peut bénéficier de l’AJPP : l’allocation journalière de présence parentale.

    (1) CAF, « L’allocation journalière de présence parentale (Ajpp) »
    (2) URSSAF, « Les congés »
    (3) Ministère du Travail, « Les congés et absences pour enfant malade », 2018

  • Tout savoir sur le taux d’incapacité de son enfant

    Tout savoir sur le taux d’incapacité de son enfant

    1 À quoi sert le taux d’incapacité ?

    Pourquoi ce taux d’incapacité est primordial ? Il vous permettra non seulement de percevoir une aide financière à hauteur des difficultés que votre enfant rencontre au quotidien pour s’habiller, se laver ou se rendre à l’école, par exemple. Ce taux permet de débloquer des allocations pour mettre en œuvre les aides humaines et/ou matérielles qui aideront au mieux-être de la vie de votre enfant en situation de handicap.

    Il offre également la possibilité de mettre en place avec les écoles, un projet personnalisé de scolarisation (PPS) qui suivra l’enfant jusqu’à l’enseignement supérieur. Il déterminera quels moyens pédagogiques lui seront consacrés ou si un accompagnement par un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) doit être envisagé. Ce référent l’aidera pendant les temps de classe, mais aussi lors du déjeuner ou pour se déplacer.

    Le PPS est révisé à chaque changement de cycle ou si l’équipe pédagogique (enseignants, directeurs…) de l’établissement où est scolarisé votre enfant a noté des évolutions. La scolarisation peut avoir lieu dans une autre école de son secteur de rattachement pour pouvoir bénéficier des unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS). Votre enfant est scolarisé quelques heures dans une classe ordinaire, puis il rejoint d’autres élèves qui ont les mêmes difficultés pour suivre un enseignement adapté.

    Votre enfant souffre d’un handicap ?

    Les offres* Garantie Autonomie et Dépendance et Garantie Santé de la Macif prévoient un dispositif pour les aidants.

    Pour une école plus inclusive

    Plus de 320 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés à l’école, en France, en 2017. (1)

    2 Comment se calcule le taux d’incapacité ?

    Le taux d’incapacité (TI), exprimé en pourcentage, permet d’exprimer le degré de dépendance d’une personne handicapée et l’aide dont elle doit bénéficier dans la vie quotidienne.

    C’est la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre département (2) qui détermine le taux de handicap de votre enfant. Une équipe pluridisciplinaire (médecins, infirmiers, ergothérapeutes et travailleurs sociaux) évalue ainsi les besoins au quotidien de votre enfant pour se déplacer, s’habiller, manger, et transmet ses résultats à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

    • Si le taux d’incapacité est inférieur à 50 %, cela correspond à des troubles légers qui n’entravent pas la vie au quotidien. Le handicap est reconnu par la MPDH, mais n’ouvre pas droit aux allocations. Une dyslexie sera par exemple classée dans cette catégorie.
       
    • Si le taux d’incapacité se situe entre 50 et 79 %, cela signifie que l’autonomie de l’enfant est conservée dans les actes élémentaires quotidiens, mais que des troubles importants entravent la vie sociale de l’enfant. Pour exemple, vous êtes concerné si votre enfant rencontre de vraies difficultés comme une déficience importante du langage et de la parole, pour suivre les cours en primaire (3).
       
    • Si le taux d’incapacité est supérieur à 80 % : alors l’enfant souffre de graves troubles allant jusqu’à entraver la majeure partie de sa vie quotidienne. L’enfant, en perte d’autonomie, devra être aidé partiellement ou totalement au quotidien. Ce taux est par exemple appliqué pour un enfant de 12 ans qui a besoin d’une aide constante pour se laver ou s’habiller (3).

    Si votre enfant a un taux d’incapacité reconnu dépassant les 50 %, vous pourrez percevoir l’Allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH), ainsi que son complément (montant dû en fonction du taux d’incapacité), ou la prestation de compensation du handicap (PCH).

    Votre enfant souffre d’un handicap ?

    Le site aveclesaidants de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    3 Contester la décision de la MDPH

    Que faire en cas de désaccord avec une décision de la Maison départementales des personnes handicapées sur le taux d’incapacité (4) ?

    Depuis le 1er janvier 2019, les Tribunaux du contentieux de l’incapacité (TCI) ont disparu. Si vous souhaitez contester la décision donnée par la MDPH, vous devez faire un recours administratif préalable obligatoire (RAPO). Il est à envoyer en recommandé (avec une lettre de saisine, une copie de la décision que vous contestez et toutes les pièces justificatives de votre recours) auprès de la Commission des droits à l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Sans réponse de leur part au bout de deux mois, cela signifie que votre demande est rejetée. Vous pouvez alors faire un recours contentieux auprès du Tribunal de grande instance (TGI) dont vous dépendez. Vous serez convoqué sous 15 jours. Si votre demande est rejetée, il n’y aura pas d’autre recours possible.

    Tout savoir sur le taux d’incapacité de son enfant

     

    Vous avez besoin de renseignements supplémentaires ?

    Contactez la cellule Aide au handicap école 0800 730 123 (gratuit) ou par e-mail à [email protected]

    * Dans les conditions et limites des contrats.

    L’Essentiel de l’article

    • C’est la Maison des personnes handicapées de votre département qui évalue le taux d’incapacité de votre enfant.
    • Selon le taux obtenu, vous pouvez bénéficier d’aides financières et obtenir de l’aide pour sa scolarisation.

    (1) Ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse, « La scolarisation des élèves en situation de handicap ».
    (2) Service public.
    (3) CNSA, « L’AEEH ».
    (4) Handicap international, 2019.

  • Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

    1 L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)

    Pour vous aider, vous et votre enfant, dans votre vie quotidienne, vous pouvez demander l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Cette prestation familiale est destinée à compenser les frais d’éducation et de soins apportés à un enfant handicapé ou gravement malade. Elle tient compte par exemple de la capacité de votre enfant à se laver seul ou du besoin d’un accompagnement pour réaliser tous les gestes de la vie quotidienne.

    Vous devez en faire la demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDHP), qui la transmet à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Pensez à joindre un certificat médical justifiant de l’état de santé de votre enfant établi par un médecin, une photocopie de la carte d’identité ou du titre de séjour de l’enfant (ainsi que des parents), une lettre décrivant les problèmes ou les dépenses engendrées par le handicap de votre enfant. Par exemple, si votre enfant âgé de 8 ans a besoin de porter des couches, vous pouvez ajouter une facture à votre dossier. Ces frais seront pris en compte dans votre demande.

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    Les offres* Garantie Autonomie et Dépendance de la Macif prévoient un dispositif pour les aidants.

    Bon à savoir

    Si dans les quatre mois, à compter de la date de dépôt de votre dossier, vous n’avez pas obtenu de réponse de la CDAPH, cela signifie que votre demande est rejetée ou que votre enfant est reconnu comme en situation de handicap, mais avec un taux d’incapacité inférieur à 50 %, ce qui n’ouvre pas droit aux allocations.

    Si votre demande est accordée, l’AEEH vous sera versée par la CAF (Caisse d’allocations familiales). Cette aide est attribuée sans conditions de ressources de la famille et n’est pas imposable. Elle peut être versée pour une durée de deux à cinq ans. Son montant varie en fonction du taux d’incapacité de votre enfant. Le montant de base, au 1er avril 2019, est de 131,81 euros par mois (1).

    Elle concerne les enfants âgés de moins de 20 ans, résidant en France, qui ont un taux d’incapacité d’au moins 80 %. Si le taux d’incapacité se situe entre 50 % et 79 %, l’enfant a obligation de fréquenter un établissement d’enseignement adapté. La Maison départementale des personnes handicapées vous fournira une liste des établissements sanitaires et sociaux. Vous pouvez également consulter la base de données du ministère de la Santé (2).

    L’AEEH peut ensuite être complétée par deux aides : le complément de l’AEEH ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Si vous hésitez entre les deux compléments, la CDAPH peut accompagner les parents à réaliser une comparaison chiffrée des différentes aides proposées par les deux dispositifs pour faire le choix le plus approprié à la situation de l’enfant.

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

    2 Le complément de l’AEEH

    Si vous percevez l’AEEH, la CDAPH peut vous proposer de compléter cette aide avec le complément de l’AEEH qui prend en compte vos frais supplémentaires en raison du handicap de votre enfant.

    Vous avez dû arrêter ou diminuer votre activité professionnelle ou vous vous êtes vu obligé d’embaucher une tierce personne pour vous occuper de votre enfant ? Le complément de l’AEEH, gradué en six catégories, prendra en compte les dépenses mensuelles liées au coût du handicap de votre enfant.

    Le montant du complément de l’AEEH dépend de la catégorie dans laquelle le handicap de votre enfant a été classé par la CDAPH. Il s’élève à 231 euros en catégorie 1 et jusqu’à 1 254 euros en catégorie 6 (3).

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

    3 La prestation de compensation du handicap (PCH)

    Si votre enfant a moins de 20 ans, est en situation de handicap ou gravement malade, s’il est en difficulté absolue de se déplacer seul, de réaliser les gestes du quotidien sans assistance comme s’habiller, se laver ou manger, voire encore de communiquer avec son entourage, vous pouvez bénéficier de la prestation de compensation du handicap (PCH). Vous devez en faire la demande auprès de la MDPH de votre département (4).

    La PCH comprend six formes d’aides :

    • humaine : recours à une tierce personne jusqu’à 13,78 euros l’heure ;
    • technique : achat ou location d’un matériel limitant le handicap jusqu’à 3 960 euros pour une période de trois ans ;
    • aménagement du logement : travaux ou déménagement ;
    • de transport : jusqu’à 1 500 euros de frais d’aménagement d’un véhicule et surcoûts liés aux trajets ;
    • aide spécifique ou exceptionnelle : réparation d’un lit médicalisé ou d’un fauteuil roulant ;
    • animalière : frais d’éducation d’un chien participant à l’autonomie de la personne handicapée par exemple.

    Un de vos proches consacre du temps à votre enfant en tant qu’aidant familial ? Sachez que la PCH est aussi un moyen de le dédommager en percevant jusqu’à 5,81 euros de l’heure.

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

    Votre enfant souffre d’un handicap ?

    Le site aveclesaidants de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    Majoration pour parent isolé

    En tant que parent isolé vous pouvez bénéficier d’une aide complémentaire de 50 à 200 euros (selon le degré de handicap de votre enfant), si vous assumez seul la charge de votre enfant(2).

    Envie d’en savoir plus sur les solutions qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    * Dans les conditions et limites des contrats.
     

    L’Essentiel de l’article

    • L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) compense les frais d’éducation et de soins.
    • Cette aide peut être complétée soit par le complément AEEH, soit par la prestation de compensation du handicap (PCH).

    (1) Secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées, « Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) », 2019.
    (2) Ministère de la Santé, « Fichier national des établissements sanitaires et sociaux ».
    (3) Service public, « Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) », 2019.
    (4) Service public, « Prestation de compensation du handicap (PCH) », 2019.