Catégorie : Ma famille, ma tribu

  • Les aides pour adapter votre voiture au handicap de votre enfant

    Les aides pour adapter votre voiture au handicap de votre enfant

    1 La base : l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)

    L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) est l’aide de base versée aux parents ayant un enfant de moins de 20 ans en situation de handicap à charge. Si vous êtes dans ce cas, il est probable que vous la receviez déjà. Initialement destinée à couvrir les frais d’éducation et d’aides à domicile, elle peut éventuellement servir à couvrir d’autres dépenses à la marge comme l’aménagement de son véhicule pour pouvoir transporter son enfant en toutes circonstances. Son montant dépend du degré d’incapacité, des modalités de prise en charge (à domicile, en institut spécialisé, etc.) et du temps d’aide à domicile dont l’enfant a besoin. Elle peut ainsi aller d’un peu plus de 230 euros/mois, à près de 1 700 euros/mois selon les cas.

    Les parents concernés peuvent en faire la demande auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) de leur département.

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    234 436

    enfants bénéficiaient de l’AEEH en France en 2016.

    2 La prestation de compensation du handicap (PCH) : pour une prise en charge des frais réels

    Si vous percevez l’AEEH, sachez que vous avez également droit à la PCH (prestation de compensation du handicap). Celle-ci permet de couvrir, en fonction des revenus, tout ou partie des dépenses d’accompagnement, d’aménagement et d’équipement liées au handicap. Elle concerne donc les éventuelles adaptations de votre véhicule qui permettront à votre enfant de voyager dans des conditions de confort et de sécurité optimales : siège enfant adapté, sièges rotatifs, plans inclinés, etc. Cette aide n’est pas liée au taux d’incapacité de votre enfant, elle est personnalisée et modulable en fonction des besoins.

    Bon à savoir

    Les délais d’attente pour la PCH varient de six à 12 mois selon les départements (1)… Mieux vaut anticiper !

    Quels montants pour la PCH ?

    Le niveau de remboursement diffère selon que l’équipement figure ou non sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) par la Sécurité sociale.

    • Pour un aménagement du véhicule figurant sur la LPPR : prise en charge à 100 % ou à 80 % en fonction des revenus, dans la limite de 3 960 euros, renouvelable tous les trois ans.
       
    • Pour un aménagement du véhicule ne figurant pas sur la LPPR : prise en charge à 75 %, dans la limite de 3 960 euros, renouvelable tous les trois ans.

    Bon à savoir

    Le coût des équipements est extrêmement variable en fonction du type de produit, de sa technicité et du type de handicap : de quelques dizaines d’euros pour un coussin pivotant, 80 à 150 euros pour un plan incliné et plus de 1 000 euros pour certains sièges auto.

    Vers qui se tourner ?

    Bon à savoir

    La demande doit être effectuée avant de réaliser les achats ou travaux d’adaptation : un ou plusieurs devis sont demandés dans le dossier afin de fixer le montant de l’aide.

    3 Le Fonds départemental de compensation (FDC) : un coup de pouce en cas d’imprévu

    Besoin de changer de siège auto avant le délai de renouvellement de la PCH (trois ans) ? Le Fonds départemental de compensation peut vous aider à assumer une dépense imprévue. Il est financé par les conseils départementaux via les CPAM (Caisses primaires d’assurance maladie) et permet de verser une aide ponctuelle couvrant des frais liés au handicap qui ne seraient pas couverts par la PCH. C’est d’ailleurs une condition d’attribution : vous devez avoir touché la PCH pour avoir droit à une aide du FDC.

    La demande s’effectue auprès de la MDPH où une commission se réunit une fois par mois pour décider de l’attribution des aides. Pour évaluer le montant de l’aide (qui n’est pas directement liée au taux d’incapacité de l’enfant), il faut joindre au dossier des devis du montant des travaux. Ce sont eux qui serviront à étudier la recevabilité de la demande et le montant de l’aide accordée.

    Bon à savoir

    La carte mobilité inclusion (CMI)

    Si vous êtes parent d’un enfant dont le handicap nécessite un véhicule adapté, sachez que vous pouvez bénéficier de la carte CMI. Elle donne accès gratuitement et sans limite de durée** à toutes les places de stationnement ouvertes au public (pas seulement les places réservées aux personnes handicapées). Vous pouvez demander votre carte CMI auprès de la MDPH de votre département.
     

    4 Dernier conseil : frappez à toutes les portes !

    À garder en tête, certains organismes ou collectivités comme les communes, les mutuelles, les caisses d’allocation familiales peuvent également verser des aides au coup par coup, en fonction des situations et des fonds disponibles. N’hésitez pas à frapper à toutes les portes pour vous faire aider !

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    * Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    ** Sauf réglementation locale contraire.

    *** Les aménagements sont couverts dans les conditions et limites du contrat.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Les parents d’enfants en situation de handicap ont parfois besoin d’adapter leur véhicule.
    • Il existe des aides financières spécifiques pour couvrir tout ou partie des frais.
    • Ces aides sont généralement indexées sur le coût réel des aménagements.

    (1) Cafdata, 2016.
    (2) Fédération des malades et handicapés, « Financer l’aménagement de son véhicule », 2018.

  • Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    1 Quels sont les symptômes d’une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question. Chez les nourrissons et chez les enfants, l’allergie atteint souvent le tube digestif et provoque des vomissements, des diarrhées ou des douleurs abdominales, mais les symptômes peuvent être plus sévères : urticaire autour de la bouche, œdème des lèvres et de la langue, irritation de la gorge, diarrhée, vomissements, asthme… Dans des cas extrêmes, une allergie alimentaire peut provoquer un choc anaphylactique, qui se traduit souvent par une chute de la tension artérielle voire une perte de conscience, qui exceptionnellement peut être fatal.

    Entre 5 et 8 % des enfants

    seraient touchés par une allergie alimentaire, contre 3 % des adultes (3).

    2 Quels sont les aliments le plus souvent en cause ?

    Jocelyne Just : Le lait de vache, les œufs et l’arachide sont les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez l’enfant (1). En grandissant, s’ajoutent à ces trois aliments les fruits à coque (noisette, amandes, noix…), les légumineuses (comme l’arachide), les poissons de mer, les crustacés, le lait de chèvre et de brebis pour les allergies les plus fréquentes. Il faut noter que le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique, qu’il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    3 Comment peut-on s’assurer qu’il s’agit véritablement d’une allergie ?

    Jocelyne Just : Le diagnostic est parfois difficile. Il faut consulter un allergologue spécialisé en allergie alimentaire. Celui-ci peut vous demander la tenue d’un journal alimentaire où seront notés tous les aliments ingérés afin de l’aiguiller dans ses recherches. Il procédera ensuite à des tests cutanés puis des tests sanguins pour valider son diagnostic.

    Bon à savoir

    Le remboursement par la Sécurité sociale d’une consultation d’un allergologue est effectué au taux de 70 %, si la consultation est effectuée dans le respect du parcours de soins (patient adressé à l’allergologue par son médecin traitant). La prise en charge de l’assurance maladie est au taux de 100 % pour les patients bénéficiaires de la CMU-C et pour ceux qui consultent dans le cadre de leur affection de longue durée (ALD).

    4 Quels sont les facteurs qui expliquent une recrudescence des allergies alimentaires de l’enfant ?

    Jocelyne Just : Notre mode de vie actuel explique en partie cette recrudescence. En s’éloignant de la nature et des animaux, nos muqueuses sont devenues plus sensibles et les microbes non pathogènes qui les recouvrent sont devenus moins diversifiés. Par ailleurs, notre alimentation, riche en sucres, en graisses et en produits remaniés incluant de nouveaux allergènes, favorise une hypersensibilité alimentaire. Par exemple, de nombreux produits contiennent aujourd’hui des liants à base de pois, et les allergies à cet ingrédient augmentent.

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    5 Comment traite-t-on une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Le traitement d’une allergie alimentaire repose sur l’éviction absolue de l’aliment responsable. Pour certains aliments comme les œufs, le lait, le blé, cela peut être complexe car on en trouve dans de nombreux produits industriels. Il faut donc apprendre au patient et à sa famille à déchiffrer les étiquettes et à reconnaître les symptômes de l’allergie. L’enfant doit alors avoir avec lui une trousse d’urgence avec un antihistaminique, plus exceptionnellement des corticoïdes, voire de l’adrénaline auto-injectable. Dans certains cas d’allergies sévères ou qui ne guérissent pas seules (comme des allergies au lait, œuf, gluten ou encore à l’arachide), on peut procéder à un travail de désensibilisation dans un centre spécialisé.

    6 Certaines allergies disparaissent-elles d’elles-mêmes ?

    Jocelyne Just : Oui, presque toutes les allergies au lait et à l’œuf chez le nourrisson disparaissent seules entre 18 mois et deux ans. En revanche, seules 20 % des allergies à l’arachide disparaissent vers l’âge de 6-7 ans. Et certaines vont perdurer et constituer un handicap dans la vie courante.

    Quels documents apporter à la crèche ou en milieu scolaire en cas d’allergies ?

    Si votre enfant est allergique, vous devez fournir à la crèche ou à l’école un projet d’accueil individualisé (PAI). Il s’agit d’un document écrit par le médecin traitant de l’enfant. Il lui permet d’être accueilli en toute sécurité en bénéficiant de son traitement médicamenteux, de son régime alimentaire ou d’aménagements spécifiques à son cas.

    L’Essentiel de l’article

    • Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question.
    • Le lait de vache, les œufs et l’arachide figurent parmi les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez les enfants (1).
    • Le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique. Il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    (1) Association Asthme & Allergies, « L’enfant allergique », 2018
    (2) Traité d’allergologie, page 345
    (3) Ministère de la Santé

  • 5 choses à savoir sur le pédicure-podologue

    5 choses à savoir sur le pédicure-podologue

    1 Qu’est-ce qu’un pédicure-podologue ?

    L’être humain effectue en moyenne, de 5 000 à 6 000 pas par jour (2) et c’est le pied supporte tout son poids. Il est donc primordial d’en prendre grand soin. Or, comme pour tous les membres du corps humain, le pied a son spécialiste : il s’agit du pédicure-podologue !

    Le pédicure-podologue effectue tous les soins concernant la peau et les ongles (pédicurie). L’autre aspect du métier consiste à la correction et la protection en agissant sur la morphologie du pied (podologie).

    En France, ils sont environ 13 000 (3) à exercer ce métier et ont suivi une formation de trois ans reconnue par un diplôme d’état en pédicure-podologie délivré par le ministère de la Santé.

    71 %

    des personnes qui ont consulté pour des douleurs au pied et qui se sont vues prescrire des orthèses plantaires, ont été soulagées. (1)

    2 Pourquoi consulter un pédicure-podologue ?

    • Pour soigner des lésions bénignes des pieds (exemples : cors, ongles incarnés, verrues plantaires). Sachez que les femmes et les personnes âgées ont la peau plus fine et souffrent davantage d’un épaississement de la peau (appelé hyperkératose) alors que les hommes ont plus de problèmes d’ongles de pieds (2).
       
    • Pour soulager des douleurs. Vous ressentez peut-être des douleurs aux pieds, voire aux genoux ou au dos. Le pédicure-podologue peut vous prescrire des semelles orthopédiques qui amélioreront votre posture et vos points d’appui.

    Le pédicure-podologue consulte en cabinet, en milieu hospitalier, en centre de santé, en maisons pluridisciplinaires ou à domicile. Si vous passez par votre médecin traitant, il vous orientera en priorité vers un praticien conventionné dont le tarif par consultation se situe autour de 35 € en moyenne. (2)

    Pour les personnes souffrant de diabète, 4 à 6 séances par an (4) peuvent être prises en charge par la Sécurité sociale, selon la gravité des lésions.

    Il est conseillé de consulter un pédicure-podologue au moins une fois par an pour les personnes âgées (5) et pour les enfants une consultation est envisageable dès l’âge de 4 ans.

    Le saviez-vous ?

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    3 Comment se passe la première consultation ?

    Le pédicure-podologue réalise un bilan complet. À l’aide d’une échelle de 0 à 3, il classe la douleur. Le grade 0 représente une infection bénigne (la raison de consultation la plus fréquente (6)), alors que la sensibilité du pied est affectée (déformation) en classe 2. Quant à la classe 3, elle concerne l’ulcère au pied et/ou une amputation des membres inférieurs.

    Entre deux patients, le pédicure-podologue va bien sûr stériliser tous ses instruments : limes à ongles, pinces, bistouris.

    L’examen peut se faire en deux temps : vous êtes d’abord allongé sur une table pour déterminer les points douloureux. Puis le pédicure-podologue peut vous examiner debout car les maux dont vous souffrez peuvent être dus à une question de posture. Il va vous faire marcher, mesurer la hauteur de vos épaules ou observer la position de votre bassin. Il peut aussi vous faire monter sur une sorte de balance pour un examen podométrique qui décompose les points d’appui de votre pied au sol. À l’issue de ces examens cliniques qui peuvent prendre une heure, le pédicure-podologue déterminera si vous avez oui ou non besoin de porter des semelles correctrices.

    4 Comment soigner cors, callosités, ongles incarnés… ?

    Les cors

    Les cors sont un épaississement localisé de la peau. Ils sont généralement dus au frottement et à la pression des chaussures. Ils peuvent être durs et se situer au-dessus des orteils et sur le côté extérieur du petit orteil. Ils sont gênants voire douloureux. Les cors dits « mous » appelés aussi « œil-de-perdrix » sont situés entre deux orteils. Ils se font face-à-face et peuvent être enflammés.

    Dans un premier temps, vous pouvez tremper vingt minutes vos pieds dans l’eau chaude pour ramollir la peau. Puis appliquez une crème desquamante à base d’acide salicylique et enfin débarrassez-vous des peaux mortes à l’aide d’une pierre ponce. Si la douleur persiste, il ne faut pas hésiter à consulter un pédicure-podologue, surtout pour les personnes âgées qui ont des difficultés à se baisser. Il pourra retirer le cor à l’aide d’une lame à bistouri. La pointe du cor, elle, est éliminée manuellement. (7)

    Bon à savoir

    Pensez à apporter les deux paires de chaussures que vous portez le plus, elles pourront aider le pédicure-podologue à comprendre les zones de frottement.

    Les callosités et durillons

    Le frottement des chaussures et la pression sur l’avant et l’arrière du pied peuvent provoquer également des callosités. C’est-à-dire une zone de peau épaissie qui se situe généralement au niveau de la plante et du talon. Si vous ne prenez pas soin de vos pieds avec un gommage et l’application d’une crème très hydratante, cette callosité de couleur jaunâtre peut se fissurer et se transformer en crevasse très douloureuse.

    Même principe pour le durillon qui se localise juste derrière les orteils, là où les os entrent en contact avec le sol. L’apparition des callosités est fréquente chez les grands marcheurs et les sportifs qui sollicitent beaucoup leurs appuis.

    L’ongle incarné

    Quant à l’ongle incarné il s’agit d’un ongle dont les coins supérieurs s’enfoncent dans la chair. Il peut être inflammatoire et douloureux. Pour le soigner, trempez le pied deux à trois fois par jour dans de l’eau chaude, utilisez un antiseptique local et laissez ensuite le pied à l’air libre. Lors de la repousse, coupez votre ongle bien droit sans aller trop loin avec votre pince à ongles (pensez à la désinfecter après chaque utilisation). (4)

    Le hallux valgus

    Le chevauchement des orteils, appelé hallux valgus ou « oignon du pied » est une déformation de l’avant-pied. Très handicapant, il rend le chaussage douloureux et empêche de marcher. Parfois héréditaire, le hallux valgus peut aussi apparaître en cas de mauvaise posture et d’asymétrie, il sera alors présent sur un seul pied. Ce symptôme touche les femmes à 95 % (3).

    Pour soulager la douleur lorsque l’articulation se déforme, chaussez-vous avec une chaussure large. Vous pouvez également placer une protection d’orteil pour vous soulager ou mieux encore le podologue peut vous confectionner un écarteur, c’est-à-dire une prothèse en silicone sur mesure, avant de subir une opération chirurgicale (remboursée par la Sécurité sociale).

    5 Quel traitement pour les verrues et les mycoses ?

    Les mycoses

    Les mycoses du pied sont dues à un champignon. Elles se développent au contact de la chaleur, de l’humidité et d’une transpiration excessive. Les mycoses dites du pied d’athlète qui touchent les sportifs se situent entre les orteils et s’accompagnent de démangeaisons.

    Si la mycose est superficielle, il existe des traitements locaux antifongiques vendus en pharmacie. Cependant si la douleur persiste ou l’ongle est attaqué et jaunit, mieux vaut consulter un pédicure-podologue qui vous prescrira un traitement de fond. Car les mycoses sont très contaminantes et peuvent mettre de six mois à deux ans avant de complètement disparaître.

    La verrue plantaire

    La verrue plantaire est très fréquente surtout chez les enfants de 5 à 15 ans qui sont les plus touchés : 20 à 30 % d’entre eux auront une à plusieurs verrues plantaires (8). Elle est généralement unique et assez douloureuse lorsqu’on marche. Elle peut provenir d’une contamination virale lorsque le pied est au contact d’un sol de vestiaire, piscine…

    Si dans certains cas, elle peut disparaître seule, le pédicure-podologue peut la soigner à l’aide d’un traitement à froid en quelques séances.

    6 Comment prendre soin de ses pieds ?

    Les pédicures-podologues peuvent aussi vous fournir une mine de conseils pour bien vous chausser et prendre soin de votre pied.

    Les raisons qui peuvent provoquer toutes ces lésions sont nombreuses : le port de chaussures trop serrées ou trop rigides comme les chaussures de sécurité, des talons trop hauts, des frictions dues aux coutures, à la grossesse, au surpoids, au diabète, à beaucoup de marche, au port de bas de contention, etc.

    L’été, les tongs ou les chaussures ultraplates peuvent solliciter une contraction trop importante des pieds et des orteils qui pour retenir la chaussure se contractent. Ce phénomène appelé le grasping peut à la longue provoquer des traumatismes au niveau du dos, de la posture mais aussi accentuer un Hallux Valgus.

    Pour limiter l’apparition de durillons, cors, ongles incarnés, etc., changez de chaussures tous les jours pour éviter les frottements. Selon l’Union française pour la santé du pied (UFSP), il est conseillé de ne porter des baskets que deux fois par semaine. La journée, quittez le plus possible vos chaussures pour éviter les compressions.

    Amis sportifs, portez des chaussettes en coton pour diminuer l’excès de transpiration. Ne marchez pas pieds nus dans les endroits publics humides : piscine, vestiaire, salle de sport, douches, etc., sous peine de risquer d’attraper mycoses ou verrues plantaires.

    Comment anticiper les bobos ? Il faut prendre soin de vos pieds grâce à des gestes simples. Lavez-les quotidiennement à l’eau tiède avec un savon doux. Veillez à bien les sécher en insistant entre les orteils. Si vos talons sont secs voire fendillés, appliquez une crème spéciale hydratation en les massant doucement. Coupez vos ongles au carré sans aller trop profondément sur les côtés. Si vous avez une couche de peau excessive sous le talon, vous pouvez la gommer délicatement à l’aide d’une pierre ponce après avoir ramolli l’épiderme dans un bain de pieds de 20 minutes.

    Pour les enfants, il est primordial de bien les chausser. Ne cédez pas à la mode, préférez les chaussures en cuir sans voûte plantaire avec une tige montante rembourrée jusqu’à ses 5 ans. Le reste du temps, pour l’apprentissage de la marche, notamment lorsqu’il est à la maison, le mieux est de le laisser marcher pieds nus pour que sa voûte plantaire se forme.

    Bon à savoir

    Chaque année au mois de juin, se tient la journée nationale de la santé du pied. L’occasion de consulter gratuitement un podologue. Rendez-vous sur le site de l’Union française pour la santé du pied (UFSP) pour connaître le point de rencontre dans votre région.

    Lors de la journée de dépistage nationale de 2017, organisée par l’Union française pour la santé du pied, sur 1407 personnes (1) :

    • 29,5 % souffraient de cors ;
    • 43,8 % souffraient de durillons ;
    • 9,7 % étaient porteurs de mycoses au niveau des ongles de pieds.
    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit..

     

    L’Essentiel de l’article

    • Au quotidien, lavez vos pieds à l’eau tiède et au savon, puis séchez-les bien.
    • Évitez de porter des talons trop hauts, des chaussures trop serrées et des baskets plus de deux fois par semaine.
    • Dès l’apparition de douleurs aux pieds, consultez un pédicure-podologue.
    • Le pédicure-podologue peut améliorer vos problèmes d’appui et de posture en vous confectionnant des semelles orthopédiques sur mesure.

    (1) Union française pour la santé du pied (UFSP), « Enquête nationale 2017 sur la santé des pieds en France »
    (72 % des sondés étaient des femmes et 28 % des hommes avec une moyenne d’âge de 57 ans)
    (2) FNP Online
    (3) ONISEP, « Pédicure-podologue »
    (4) Ameli.fr, « Bons réflexes en cas d’ongle incarné », 2018
    (5) Ameli.fr, « Comment prendre soin de ses pieds ? », 2018
    (6) Ameli.fr, « Le podologue, un appui pour bien prendre soin de ses pieds », 2017
    (7) Ameli.fr, « Cors, callosités et durillons aux pieds : que faire et quand consulter ? », 2018
    (8) Ameli.fr, « Définition et causes des verrues cutanées », 2018

  • Principes et bienfaits de l’étiopathie

    Principes et bienfaits de l’étiopathie

    1 Qu’est-ce que l’étiopathie ?

    Le terme étiopathie provient du grec etios qui signifie cause et pathos qui veut dire souffrance. C’est une thérapie manuelle manipulatrice créée en 1960 par le Français Christian Trédaniel. L’échange avec le patient permet de connaître ses antécédents et de trouver l’origine de la douleur. Le corps est perçu comme un ensemble de systèmes en interaction entre eux et avec le milieu qui les entoure. C’est ce qu’on appelle l’approche systémique du corps humain. Sans prise de médicaments, elle permet souvent l’amélioration des souffrances du malade. Selon l’Institut français d’étiopathie (IFE) :

    « L’étiopathie ne se substitue pas à la médecine traditionnelle, mais se présente comme une solution souvent rapide et efficace. » (1)

    531

    étiopathes français sont inscrits au Registre national des étiopathes (RNE). (2)

    2 Comment se déroule une séance d’étiopathie ?

    Une séance d’étiopathie se déroule en quatre étapes :

    • le praticien recueille les faits auprès du patient : douleur ressentie, périodicité… ;
    • il pratique un examen clinique rigoureux et un échange avec le patient qui permettent d’appréhender la cause ;
    • il évalue le degré d’évolutivité et, s’il y a lieu, l’étiopathe réoriente le patient vers le praticien compétent en cas d’affections microbiennes, maladies dégénératives, actes chirurgicaux. Selon l’Institut français d’étiopathie : « La recherche systématique de la cause des pathologies va permettre la juste orientation de son patient dans le parcours médical. » ;
    • le praticien intervient avec des pratiques manuelles (massages et palpations) pour supprimer la cause du mal et s’occupe généralement des entorses, des luxations, de l’arthrose ou encore des rhumatismes.

    Anne-Claire s’est rendue chez un étiopathe pour son fils qui souffrait d’otites à répétition. Elle témoigne sur cette première expérience :

    « Mon fils venait de s’endormir juste avant la consultation, donc cela a été une première séance très calme. L’étiopathe a pris son pouls, et l’a trouvé très affaibli. Il a posé très peu de questions et effectué très peu de manipulations. Il faut savoir se livrer, mais les réponses qu’il a apportées sont pertinentes. L’étiopathe ressent un peu l’historique de notre corps, il ressent nos angoisses d’après nos réactions. La séance dure entre trois quarts d’heure et une heure et parfois une seule séance suffit. »

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif prend en charge * vos séances d’étiopathie.

    3 Pour quels maux consulter un étiopathe ?

    L’étiopathie soigne à tout âge et à tous les stades de la vie : bébé, enfant, femme enceinte, sportifs, personnes âgées… Le praticien adapte la manipulation en fonction de chaque patient. L’étiopathie prend en charge les maux du quotidien : diarrhées, vomissements, problèmes ORL et respiratoires, douleurs musculaires et articulaires.

    Après avoir constaté l’efficacité de l’étiopathe pour soigner les otites de son fils, Anne-Claire a eu recours à cette médecine à plusieurs reprises, pour elle, mais également pour sa fille qui souffrait de maux de ventre.

    Sébastien, lui, souffrait de douleurs abdominales épisodiques et répétées depuis des années. Malgré les différents scanners effectués sans trouver ni les causes, ni les solutions à ces souffrances, il s’est dirigé vers un étiopathe.

    « Je pensais que ma douleur provenait de l’estomac. Mais, suite à diverses manipulations, le praticien m’a dit que je concentrais toutes mes énergies négatives au niveau de la rate. »

    L’étiopathe a ensuite redirigé Sébastien vers son médecin, car comme le rappelle Jean-Paul Moureau, le président de l’Institut français d’étiopathie, « en aucun cas l’étiopathie ne se substitue au médecin dans le diagnostic. » (2)

    4 Quels sont les bienfaits de l’étiopathie ?

    L’étiopathie ne peut soigner les maladies infectieuses graves. Elle ne remplace pas non plus un acte chirurgical. Cependant elle peut venir en complément de la médecine traditionnelle. À l’aide de manipulations, en modifiant le tissu conjonctif (localisé entre les différents organes) ou en relançant la circulation, elle peut permettre au patient de ressentir un bienfait immédiat. Comme le rappelle l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur l’étiopathie, la pratique comprend « diverses manœuvres s’adressant à la peau (pli cassé, traction décollement), aux tendons (étirements latéraux secs, frottements-pression répétés) et aux muscles ». (2)

    Anne-Claire et Sébastien, bien que dubitatifs sur cette médecine alternative, ont été satisfaits des résultats.

    « J’ai pu constater qu’en deux séances, mon fils allait beaucoup mieux, remarque Anne-Claire. Pour ma part, je suis ressortie vidée et légère. Il y a une grande part de psychologie lors de ces consultations. L’étiopathe m’a dit que si les parents vont bien, les enfants aussi souffriront moins de maux divers. Je suis désormais convaincue des bénéfices de cette médecine douce. »

    Selon l’étude de l’Inserm (2), « un soignant est peut-être plus efficace quand il est persuadé de la justesse de sa stratégie thérapeutique et qu’il en persuade son patient. » Alors effet placebo ou amélioration spontanée ? L’étiopathie se pratiquant en cabinet libéral et non dans le cadre hospitalier : « Il n’y a pas de données statistiques suffisantes permettant d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de l’étiopathie. » Un manque que les professionnels de l’étiopathie se sont engagés à pallier.

    Bon à savoir

    Selon l’Inserm, « les étiopathes ne sont pas au nombre des professionnels de santé régis par le code de la santé publique. Il n’existe aucun décret réglementant l’activité des étiopathes en France, ni la pratique de l’étiopathe en France. » (2) Trouver un étiopathe passe souvent par le bouche-à-oreille. Sinon, vous pouvez retrouver les praticiens qui exercent près de chez vous sur ici.

    L’Essentiel de l’article

    • L’étiopathe s’attelle à identifier l’origine des symptômes. Il identifie la cause avant de travailler sur les effets.
    • L’étiopathe considère le corps comme un ensemble de systèmes reliés entre eux (approche systémique du corps humain).
    • L’intervention d’un étiopathe ne remplace jamais l’expertise d’un médecin traitant.

    (1) Institut français d’étiopathie.
    (2) Inserm, « Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de l’étiopathie », 2018.

  • La Maison de répit accueille aidants et aidés

    La Maison de répit accueille aidants et aidés

    1 Accompagner les familles aidantes sur le long terme

    Avec 9 à 11 millions d’aidants familiaux en France (1) dont un bon nombre menacé de burn-out, le besoin de solutions de soutien est une véritable responsabilité nationale.

    « Bien qu’il existe déjà des solutions institutionnelles, associatives ou privées, il y a de réelles difficultés d’accès et de lisibilité de l’offre en fonction de la situation de chacun. Les familles ont du mal à trouver la bonne information et à être orientées vers les réponses adaptées à leur cas », explique Henri de Rohan-Chabot, fondateur et délégué général de France Répit.

    En janvier 2018, France Répit a d’abord mis en place une équipe mobile de répit et d’accompagnement des aidants composée de deux médecins, deux psychologues, une infirmière et une assistante sociale. L’équipe intervient gratuitement au domicile des familles qui en font la demande, lorsque le besoin de trouver un relais ou une aide pour les soins se fait sentir. Elle évalue alors la situation et les difficultés à résoudre pour orienter l’aidant vers les solutions adaptées comme la Maison de répit (entre autres), une structure d’accueil gérée par France Répit.

    « Quand les familles sont accueillies à la Maison de répit, nous évaluons avec elles l’impact de la situation d’aide sur leur santé, sur les enfants, sur la vie de couple, la vie sociale ou professionnelle. L’équipe mobile développe une approche systémique, globale et continue de la situation des familles, qu’elle accompagne ensuite dans la durée : des contacts sont organisés régulièrement pour réévaluer la situation et adapter les réponses. Nous accompagnons ainsi une soixantaine de familles qui peuvent à tout moment la solliciter pour demander de l’aide ou anticiper les prochaines vacances, etc. », poursuit Henri de Rohan-Chabot.

    61,4

    milliards d’euros de fonds publics ont été consacrés à la compensation de la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées en 2015.*

    2 Une maison de répit pour souffler et faire le point

    Ouverte en octobre 2018 dans la banlieue lyonnaise, la Maison de répit dispose de 21 chambres et studios familiaux pour accueillir les patients malades ou en situation de handicap (âgé de 0 à 60 ans et vivant dans la Métropole de Lyon) et leurs aidants, jusqu’à 30 jours par an.

    « C’est une première en France, pour laquelle on s’est beaucoup inspiré des maisons existant au Québec, ou en Europe du Nord. Nous accueillons à la fois des adultes et des enfants (2), ce qui est assez rare dans le milieu médico-social. Les patients peuvent être atteints de maladies ou en situation de handicap. Cela aussi est original car ces personnes sont généralement orientées dans des structures différentes. Chaque situation est évaluée par l’équipe mobile qui oriente si nécessaire les familles vers des solutions qui pourraient être mieux adaptées. »

    Les médecins, infirmières, infirmiers et soignants présents dans la Maison 24 h/24 et 7 j/7 sont donc polyvalents afin de pouvoir répondre aux besoins de tous ces profils de patients et assurer surveillance médicale et continuité des soins.

    La Macif s’engage auprès de ceux qui aident un de leurs proches au quotidien !

    Renseignez-vous sur le site aveclesaidants.fr.

    3 Des solutions sur place et « à emporter »

    L’autre particularité de la Maison de répit, c’est qu’elle accueille des patients et des aidants. Les familles qui le souhaitent ont en effet la possibilité de séjourner avec leur proche dans la Maison. C’est alors l’occasion de faire le point avec chacun sur les difficultés rencontrées au quotidien.

    « On sait que c’est compliqué pour les aidants, mais on oublie parfois que ça peut l’être aussi pour la personne aidée, qui se rend compte du souci qu’elle crée, qui peut aussi se sentir parfois étouffée par la bienveillance excessive des proches et avoir besoin d’un peu de liberté », analyse Henri de Rohan-Chabot.

    Cette relation aidant-aidé a donc besoin d’être questionnée régulièrement avec des professionnels pour comprendre ce qui peut être amélioré des deux côtés afin que la vie à domicile, au moment du retour, soit plus soutenable. L’idée de ce travail de fond est là aussi d’apporter un bénéfice sur le long terme, et pas seulement un moment de répit ponctuel.

    La Maison de répit, une alternative pour prendre du recul

     

    Bien sûr, les aidants peuvent aussi confier leur proche comme dans un centre d’accueil temporaire classique. Ils peuvent ainsi profiter de 30 jours de répit par an, répartis à leur convenance sur des séjours d’une journée à plusieurs semaines. Toute famille aidante résidant dans la métropole lyonnaise peut faire librement appel à la Maison de répit, qui évaluera avec elle les besoins et les possibilités d’accueil.

    Grâce au financement de l’ARS (agence régionale de santé), le reste à charge pour les familles est pour le moment de 20 euros par jour (gratuit pour les enfants jusqu’à 18 ans et les personnes relevant de la couverture médicale universelle ou CMU), le même tarif qu’un séjour à l’hôpital, et des discussions sont en cours avec les groupes de protection sociale et les mutuelles pour l’abaisser à zéro. Un coût avantageux susceptible de créer une forte demande de la part des quelques 160 000 aidants de la métropole lyonnaise.

    494 000

    places sont disponibles en établissements et services pour les personnes handicapées, dont 157 000 places pour les enfants et 337 000 places pour les adultes (2016).*

    4 Le répit pour lutter contre les coûts cachés de la dépendance

    À terme, France Répit espère pouvoir ouvrir une maison par région. Ce qui suppose bien sûr de rassembler les fonds nécessaires :

    « Le modèle économique de la première maison repose sur le mécénat d’entreprises et de groupes de protection sociale, qui a permis de mobiliser les 6 millions d’euros nécessaires à la construction de la Maison de répit de Lyon. Le budget de fonctionnement est assuré par l’ARS Auvergne Rhône-Alpes. Notre vision est que les budgets investis dans ces solutions d’aide aux aidants seront toujours moins importants que les coûts cachés liés à l’épuisement, aux arrêts de travail, maladies ou dépressions causées par la charge physique et mentale. Ce qui aboutit souvent à la réhospitalisation de la personne aidée simplement parce que les familles ne peuvent plus suivre. »

    C’est la raison pour laquelle France Répit développe aussi des activités scientifiques comme la création d’un Diplôme Universitaire de répit et l’organisation d’un grand congrès francophone tous les deux ans. Mais surtout, la Fondation est à l’origine d’un programme très ambitieux de recherche clinique et médico-économique sur la question des aidants. Une douzaine de chercheurs du centre Léon Bérard, de l’École des Mines et du CNRS travaillent ainsi pendant quatre ans à produire des données scientifiques sur l’impact des nouvelles solutions de répit sur la qualité de vie des personnes, le parcours de soins et les comptes sociaux.

    « Nous faisons l’hypothèse qu’en investissant 1 euro sur le répit, notre système de santé économisera 5, 7 ou 10 euros correspondant aux « coûts cachés » de l’épuisement (arrêts de travail, consultations, consommation de médicaments, réhospitalisation du patient pour cause d’épuisement de l’aidant). Ce que tout le monde subodore mais sans jamais avoir disposé de données scientifiques pour le prouver ».

    5 Lyon, métropole aidante

    Mais les projets de la fondation France Répit ne s’arrêtent pas là. Le projet « Métropole aidante » à Lyon part du constat qu’il existe une multitude de propositions pour les aidants, et que de nouvelles offres se créent en permanence. C’est le cas notamment des solutions de « baluchonnage » (ou relayage) : une personne vient à domicile pendant un ou plusieurs jours pour remplacer l’aidant dans son rôle de surveillance, d’accueil et de coordination des différents intervenants de santé, sans prodiguer de soins elle-même. Il existe également des formations dédiées, des « cafés des aidants », des groupes de parole, des soutiens psychologiques et sociaux, des accueils temporaires, des séjours de vacances adaptés…

    « En l’absence de politique nationale, chaque association, collectivité locale, centre de soins développe ses solutions, ce qui est positif mais crée des difficultés de compréhension et d’accès aux propositions adaptées à chaque situation. Le projet ”Métropole aidante” est donc de créer courant 2019 un véritable ”guichet unique” regroupant toutes les initiatives des acteurs de la Métropole sous forme d’un site Internet mais aussi d’un lieu physique au centre de Lyon. Notre souhait est que tous les aidants de la métropole, quels que soient l’âge et la situation de la personne dont ils s’occupent, puissent pousser la porte et être écoutés, informés et orientés vers les dispositifs adaptés. Ils bénéficieront ainsi d’une offre territoriale structurée, labellisée et accessible, ce qui est à ce jour unique en France ! »

    Besoin de relais en cas d’urgence ? D’aide au répit ? D’accompagnement psychologique ?

    Le contrat Garantie Autonomie et Dépendance Macif vous apporte des solutions.**

    L’Essentiel de l’article

    • France Répit propose des solutions de répit aux aidants.
    • Elle gère la Maison de répit, une structure de soutien aux familles et d’accueil temporaire pour personnes dépendantes.
    • Elle prend part à des activités de recherche sur l’impact économique et social des solutions de répit.

    (1) Dominique Gillot, « Préserver nos aidants : une responsabilité nationale », ministère de la Solidarité et de la Santé, juin 2018
    (2) La Maison n’a pour le moment pas d’agrément pour les personnes âgées. Elle n’assure pas non plus l’accueil de personnes souffrant de troubles du comportement sévères.

    * CNSA (Centre national pour la solidarité et l’autonomie), 2017
    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • 5 choses à savoir sur la chiropraxie

    5 choses à savoir sur la chiropraxie

    1 Qu’est-ce que la chiropraxie ?

    Caroline Lambert : Le chiropracteur détecte, traite et soulage tous les problèmes de dos et les problèmes articulaires. Le chiropracteur fait de la prévention sur tous les dysfonctionnements du squelette.

    Aujourd’hui, la chiropraxie est encore méconnue. Seul un Français sur cinq connaît précisément ce qu’elle traite (1). Longtemps, la chiropraxie était définie comme médecine douce ou médecine alternative, mais il s’agit davantage d’une médecine intégrative, c’est-à-dire qu’elle intègre différentes disciplines pour le bien-être du patient. C’est une approche pluridisciplinaire.

    La chiropraxie se fait en trois périodes. La période 1 pour le traitement de l’urgence. La période 2 pour la correction (en quelques séances sur plusieurs semaines ou plusieurs mois). La période 3 pour la stabilisation : le chiropracteur voit son patient une à deux fois par an.

    2 Que soigne un chiropracteur ?

    Caroline Lambert : Le chiropracteur traite tout ce qui va être cervicalgie, sciatique du bras, maux de tête, vertiges, problèmes de mâchoire, de trapèzes et de dos. Une mauvaise posture due à une position assise ou au relâchement des abdominaux qui va avoir des incidences au niveau des lombaires, qui peut provoquer un lumbago, un pincement de disque, une sciatique, un problème de genou ou de hanche… Le chiropracteur soigne toutes les articulations en général et toutes les tensions liées au stress. Le patient peut très bien souffrir d’un dos douloureux qui n’est pas forcément un problème lié à une articulation, mais bien souvent dû à des tensions. Le corps est fatigué et ces tensions génèrent un épuisement de son système nerveux. Elles vont avoir des incidences sur la vue, sur l’agilité, sur l’appareil digestif, le sommeil ou encore le cycle menstruel qui va être perturbé.

    Le fait de relâcher, de réinitialiser la posture permet automatiquement au patient de vivre mieux. Quand vous êtes plié sur vous-même, vous ne pouvez pas respirer, vous êtes obligé d’ouvrir les épaules et les omoplates de manière à pouvoir laisser passer l’air. Les corps physique et émotionnel sont reliés et quelquefois en traitant la posture, l’état émotionnel va changer.

    1 000

    C’est le nombre de chiropracteurs en France. Pour trouver un professionnel proche de chez vous, renseignez-vous auprès de l’AFC.

    3 Pourquoi consulter un chiropracteur ?

    Caroline Lambert : Il y a des patients qui viennent voir un chiropracteur pour deux ou trois séances, et puis il y a ceux qui ont des problématiques qui durent depuis plus longtemps. Il faut alors essayer de comprendre ce qui se passe pour corriger et prévenir pour que sa douleur ne revienne pas. La même sciatique sur deux personnes va provenir d’une histoire différente. L’une peut durer depuis cinq à six ans alors que l’autre peut être due à une chute tout simplement. Il faut bien comprendre la problématique et adapter en fonction du cas de la personne. C’est pourquoi pour poser un diagnostic avec certitude, nous allons toujours consulter un patient avec une radio, un scanner ou un IRM.

    Les centres antidouleur des hôpitaux envoient de nombreux patients. Certains ont été opérés trois fois, ont des implants discaux avec des lourdes pathologies et sont en arrêt de travail depuis deux ans. Commence alors un travail de collaboration entre la pharmacopée provenant du centre antidouleur, un kinésithérapeute et le chiropracteur. Chacun va apporter un complément pour arriver à reprogrammer les postures et faire en sorte que les patients retrouvent leur capacité.

    Le saviez-vous ?

    Le contrat Santé de la Macif prend en charge* vos séances de chiropraxie.

    4 Quelle est la différence entre un chiropracteur et un ostéopathe ?

    Caroline Lambert : La chiropraxie requiert cinq années d’études dispensées par une seule école, l’Institut franco-européen de chiropraxie et inclut quinze mois de stage clinique. C’est une formation standardisée au niveau mondial. C’est-à-dire que les chiropracteurs, qu’ils soient français, américains, australiens, suisses ou belges auront reçu exactement la même formation.

    À travers le monde, c’est la première profession manuelle en nombre de thérapeutes de niveau doctorat. La chiropraxie est reconnue par l’OMS comme expert de la colonne vertébrale.

    Le législateur, c’est-à-dire le gouvernement français, a également décrété que le chiropracteur est le seul thérapeute non médecin à avoir le droit de manipuler les cervicales sans certificat de non-contradiction de la part d’un médecin.

    Le chiropracteur est le seul habilité à traiter le pathologique et le fonctionnel. C’est-à-dire que si un patient vient voir un chiropracteur en disant : « j’ai mal au dos, j’ai du mal à bouger », c’est fonctionnel. S’il dit : « C’est parce que j’ai une hernie discale », c’est pathologique. Et quand le diagnostic pathologique a été validé, l’ostéopathe n’a plus le droit de traiter.

    5 Comment se sent-on après une séance de chiropraxie ?

    Caroline Lambert : Très souvent, les patients appréhendent de souffrir pendant la séance, et la petite phrase à la fin est : « C’est tout ? » Ensuite, ils reviennent en confiance. La première consultation de chiropraxie est toujours plus longue en raison de l’entrevue préliminaire. Pour les séances suivantes, il faut compter entre quinze et trente minutes selon les soins préconisés. Après la première séance, la personne éprouve une grosse fatigue due à un phénomène de décompression. Après avoir ressenti tellement de tensions, de douleurs qui pompent toute son énergie, d’un seul coup, il a la sensation d’être délié, d’être réaligné, plus libre dans le mouvement.

    Avec sa technique, le chiropracteur n’a pas besoin de force, mais de rapidité et de dextérité.

    Bon à savoir

    5 ou 6 séances sont nécessaires en moyenne, mais cela varie bien évidemment selon les cas et la réaction au traitement proposé par votre praticien.

    L’Essentiel de l’article

    • La chiropraxie a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette, comme les troubles musculo-squelettiques (TMS).
    • Manipulations vertébrales, mobilisation des articulations, conseils posturaux et d’hygiène de vie font partie des techniques de la chiropraxie.

    (1) Association française de chiropraxie.

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Nouvelles technologies et contrôle parental : jusqu’où faut-il (ne pas) aller ?

    Nouvelles technologies et contrôle parental : jusqu’où faut-il (ne pas) aller ?

    1 Des enfants hyperconnectés

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 34 % des élèves de CM2 possèdent leur propre smartphone, passant à 65 % après l’entrée en 6e (1). Un engouement qui questionne de nombreux parents, inquiets des risques potentiels liés à l’utilisation des nouvelles technologies : cyberharcèlement, pornographie, mais aussi retards de développement du langage et des apprentissages socioaffectifs (2), fatigue et irritabilité (2), surpoids et obésité (3), troubles psychiques comme la dépression ou les difficultés de concentration (4), etc.

    Résultat : les applications de contrôle parental foisonnent. Non seulement elles permettent de restreindre l’accès à des sites ou applications et de réduire les temps d’utilisation, mais elles permettent également de consulter ses messages, l’historique de son navigateur… De quoi rassurer les familles, mais cela peut susciter des comportements excessifs de la part des parents et des frustrations chez les enfants. Après tout, eux aussi ont leur droit à leur part d’intimité… C’est même une recommandation de la CNIL (5) !

    2 Expliquer les dangers pour mieux les éviter

    Pour les parents, il reste néanmoins primordial de sensibiliser les enfants et les ados à un usage raisonné des écrans, autant en quantité que dans la nature des contenus et des services consommés. Pour Alexis de Maud’huy, coach émotionnel et auteur spécialiste des questions d’addiction aux écrans, il ne faut pas devenir technophobe, au contraire, mais apprendre aux adultes, aux enfants et aux ados à maîtriser cet outil :

    « Il est aujourd’hui tout à fait possible de paramétrer les appareils pour limiter les risques, notamment via les outils de contrôle parental ou tout simplement l’extinction du Wi-Fi la nuit. Bien sûr, ça ne remplace pas un accompagnement et une pédagogie adaptés à l’âge de l’enfant : un petit de moins de 5 ans ne devrait pas regarder un écran seul, mais toujours accompagné d’un adulte ! L’idée est d’avoir une discussion sur ce qui a été vu afin d’éviter une consommation passive “hypnotique”. Le temps passé devant l’écran est lui aussi important, et il doit être limité, mais la manière de consommer l’écran est clé, notamment chez les plus jeunes. »

    3 Des règles claires pour cultiver leur autonomie

    Pour autant, les appareils connectés ne sont pas des ennemis, bien au contraire… Bien utilisés, ce sont de précieux outils pédagogiques tout autant que des jouets aux multiples possibilités. Tout est question d’équilibre ! La bonne idée : un savant dosage de surveillance et d’autonomisation basée sur des règles claires et justes. Alexis de Maud’huy conseille d’agir dès le plus jeune âge pour mettre en place des routines qui responsabilisent les enfants sur l’utilisation des écrans et d’Internet. Elles pourront évidemment évoluer avec le temps, les besoins et les sensibilités de chacun : applications autorisées/interdites, plages horaires d’extinction du Wi-Fi, temps passé sur les écrans. Objectif : arriver à ce que l’enfant s’autorégule en posant un cadre clair et juste, au sein duquel il sera autonome.

    Pour maximiser les chances de succès, le choix des mots et la façon de présenter ces restrictions sont fondamentaux :

    « Il est essentiel d’introduire ces règles non pas comme des sanctions, mais comme une protection. C’est quelque chose qui doit être positif et présenté comme tel : ça permet d’éviter les mauvaises rencontres en ligne, de poster des choses qu’on regretterait ensuite, mais c’est aussi avoir plus de temps pour sortir et voir les copains, dessiner, faire de la musique… »

    Parmi les bonnes pratiques incontournables : le bannissement des appareils électroniques de la chambre à coucher pendant la nuit. En effet, la simple présence d’appareils, même éteints, suffit à perturber le sommeil des enfants et des ados. Ici, la volonté n’est pas en cause : s’ils se réveillent pendant la nuit, ils sont tentés de les utiliser et même s’ils ne le font pas, l’idée parasite l’esprit et empêche de se rendormir sereinement. Et parfois, la tentation est tout simplement trop forte…

    Les écrans, ça s’apprend !

    Le Conseil supérieur de l’audiovisuel propose un dépliant sur les bonnes pratiques d’usage des écrans pour les enfants : Les écrans, ça s’apprend. Consultable et téléchargeable sur le site du CSA, le livret propose des conseils pratiques pour l’éducation des enfants aux écrans (télévision, Internet) en fonction de leur âge : contrôle parental, types de contenus conseillés/déconseillés, etc.

    4 Quelques conseils pour une surveillance efficace et raisonnable

    Sécurisez l’utilisation

    • Expliquez les risques à vos enfants (par exemple, la pornographie ou le cyberharcèlement), et apprenez-leur à reconnaître et éviter les situations à risque. Ne les victimisez pas : expliquez-leur qu’ils doivent avoir un comportement responsable pour se protéger, mais aussi pour protéger les autres.
    • Utilisez le contrôle parental de façon raisonnée, pour limiter l’accès à certains sites et applis, mais pas pour lire les messages de vos enfants. Le respect de leur intimité est important ! Si vous suspectez une utilisation problématique ou du harcèlement, parlez-en avec lui et demandez-lui s’il serait d’accord pour vous montrer ses messages. S’il refuse, n’hésitez pas à en parler à un pédopsychiatre.

    Aidez-les à s’autoréguler dans leur utilisation

    • Bannissez les appareils électroniques des chambres pendant la nuit.
    • En dehors des périodes d’utilisation autorisées, rangez les appareils dans un tiroir.

    Pour les plus petits

    • Pour les 3-5 ans : ne les laissez pas utiliser un écran seul, et discutez ensemble de ce qu’il se passe sur l’écran.
    • Avant 3 ans, il est déconseillé de laisser les enfants utiliser des écrans quels qu’ils soient (6).

    Merci à Alexis de Maud’huy, coach émotionnel et auteur du livre Se protéger des addictions aux écrans, c’est parti !, paru aux éditions Jouvence.

    L’Essentiel de l’article

    • L’utilisation des appareils connectés doit faire l’objet de règles claires respectées par les enfants.
    • Une surveillance trop rapprochée peut déresponsabiliser l’enfant.
    • Le dialogue est essentiel pour sensibiliser les enfants aux risques liés aux nouvelles technologies.

    (1) LSA Commerce & Consommation, « À quel âge les enfants sont-ils équipés d’un smartphone », 2018.
    (2) Institut national de santé publique du Québec, « Le temps d’écran, une autre habitude de vie associée à la santé », 2016.
    (3) University of Alberta, 2012.
    (4) Université Toulouse III Paul Sabatier, « Impact des écrans sur le sommeil des enfants de 6 à 12 ans », 2018.
    (5) CNIL, « Montres connectées pour enfants : quels enjeux pour leur vie privée ? », 2018.
    (6) Conseil supérieur de l’audiovisuel, « Les enfants et les écrans : les conseils du CSA », 2018.

  • Tout savoir sur le droit à la déconnexion

    Tout savoir sur le droit à la déconnexion

    Ce n’est un secret pour personne : si le développement et la multiplication des outils numériques ont permis aux utilisateurs de rester plus facilement en contact, ils ont également radicalement transformé le monde du travail. Dans l’entreprise, e-mails, messageries instantanées, réseaux sociaux professionnels mais aussi smartphones et ordinateurs portables permettent un accès généralement plus rapide à l’information, et tous ces outils ont pour vocation de fluidifier les interactions entre les collaborateurs. Parallèlement, les salariés sont désormais joignables en permanence et peuvent se connecter à leurs outils professionnels à toute heure du jour ou de la nuit. Résultat, la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée s’amenuise ; un phénomène qui n’est pas sans conséquence, d’autant que pour la majorité des salariés (92 %), l’équilibre des temps de vie constitue une véritable préoccupation(1).

    1 Un droit à la déconnexion, pour quoi faire ?

    Dans un rapport(2) remis à l’ex-ministre du Travail, Myriam El Khomri en 2015, Bruno Mettling s’était fait l’écho de cette dérive. « Si ces outils sont porteurs d’une amélioration sensible de l’efficacité du travail, ils peuvent aussi parfois conduire à une surcharge informationnelle et communicationnelle qui peut être contre-productive », prévenait-il. Et d’insister : « L’intensification du travail et les excès de connexions professionnelles sont susceptibles de porter atteinte à l’équilibre de vie, voire à la santé des collaborateurs de l’entreprise. »

    C’est justement pour éviter ces dérives que la loi El Khomri (ou loi Travail) adoptée le 1er janvier 2017 prévoit un droit à la déconnexion. Ainsi, depuis deux ans, « les entreprises pourvues d’un délégué syndical ont l’obligation d’autoriser le droit à la déconnexion des outils numériques utilisés par les salariés ». Ce principe a un double objectif : permettre une meilleure conciliation entre les sphères professionnelle et privée, mais aussi prévenir le burnout (ou syndrome d’épuisement professionnel) qui concerne de plus en plus de cadres et de salariés(3).

    Près d’un cadre sur deux

    déclare travailler 45 heures ou plus par semaine, dont 21 % plus de 48 heures hebdomadaires. Une situation due à la charge de travail mais aussi à l’intrusion des outils numériques professionnels dans la sphère privée.*

    2 Le droit à la déconnexion, qu’est-ce que c’est ?

    Alors que 37 % des actifs disent se connecter à leurs outils professionnels en dehors de leur temps de travail et que 62 % sont favorables à une régulation des outils numériques professionnels(4), le droit à la déconnexion est le principe selon lequel un salarié peut ne pas être contacté en permanence pour exécuter des tâches professionnelles. En dehors de ses heures de travail, c’est-à-dire les soirées et week-ends ainsi que pendant ses vacances (RTT ou congés payés), ce principe l’autorise à se déconnecter de l’ensemble de ses outils numériques, pour une durée déterminée.

    À savoir

    En France, le nombre de cas d’affection psychique reconnue au titre de maladie professionnelle (ou burnout) par l’Assurance maladie a été multiplié par sept en cinq ans, passant de 108 en 2010 à 596 en 2016(3).

    3 À chaque entreprise son accord

    À noter toutefois qu’en raison de la diversité des secteurs d’activité, des entreprises et des obligations inhérentes à chacune, les modalités d’application du droit à la déconnexion ne sont pas inscrites dans le Code du travail. En revanche, elles doivent être établies à travers un accord collectif entre l’employeur et ses salariés. Comme le détaille le ministère du Travail(5), « c’est prioritairement par la négociation collective que l’entreprise définira le droit à la déconnexion afin d’établir des règles de bonne conduite correspondant aux besoins des salariés, au plus près du terrain ». En fonction de ses métiers, de sa culture, de ses enjeux mais aussi du profil de ses collaborateurs, c’est donc à chaque entreprise de mettre en place des garde-fous pour encadrer l’utilisation de ses outils numériques, et préserver le bien-être de ses collaborateurs.

    L’Essentiel de l’article

    • Le droit à la déconnexion a fait son entrée dans le Code du travail le 1er janvier 2017.
    • Il concerne tous les actifs français.
    • Il autorise les salariés et cadres à se déconnecter de leurs outils numériques professionnels pendant leurs congés mais aussi les soirs et les week-ends.

    (1) Observatoire de l’Équilibre des Temps et de la Parentalité en Entreprise, Baromètre de la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, 2018.
    (2) Rapport établi par M. Bruno Mettling, « Transformation numérique et vie au travail », 2015.
    (3) L’Assurance maladie, « Santé travail : enjeux & actions », 2018.
    (4) Enquête Éléas, « Les pratiques numériques des actifs en France 2016 ».
    (5) Ministère du Travail, « Le droit à la déconnexion fait son entrée dans le code du travail », 2017.
    * Baromètre Sécafi / UGICT-CGT sur les Opinions et attentes des cadres, Viavoice, 2018.

  • Les pesticides en France : du constat à l’action

    Les pesticides en France : du constat à l’action

    1 Les pesticides, qu’est-ce que c’est ?

    Un pesticide est un produit issu de l’industrie chimique, utilisé en agriculture pour éliminer les organismes considérés comme nuisibles et ainsi améliorer le rendement des cultures. Cela comprend les herbicides contre les « mauvaises herbes », les insecticides, les fongicides (contre les champignons), les parasiticides, mais aussi des substances contre les limaces et escargots (molluscicides), les rongeurs (rodenticides), les taupes (taupicides), etc. Les pesticides regroupent également les produits phytosanitaires comme les défoliants, les répulsifs, les fumigants et les agents antifouling (utilisés pour éviter la prolifération végétale sur les surfaces immergées comme les coques de bateaux). Ils se présentent généralement en poudre ou en granulés à disperser, ou sous forme liquide à pulvériser à la main, par tracteur et même par avion.

    En France, les pesticides les plus utilisés sont les herbicides (41 % des ventes, dont le fameux et très controversé glyphosate), les fongicides (36 % des ventes) et les insecticides (11 %)(1).

    2 A-t-on vraiment besoin des pesticides ?

    Les pesticides ont un rôle certain à jouer dans le rendement des cultures. Par exemple, sans glyphosate, qui est un herbicide parmi les plus efficaces existants, les récoltes de blé et d’orge seraient trop chargées en mauvaises herbes pour être réduites directement en farine. D’une manière générale, les monocultures, qui constituent une part importante du paysage agricole français (7 cultures occupent 90 % des terres : blé tendre et dur, orge, maïs, colza, tournesol et prairies temporaires(2)), fragilisent les plantes(3). Celles-ci ne bénéficient pas des effets naturellement protecteurs d’un écosystème riche et varié. Dans ces conditions, difficile de se passer des pesticides si l’on veut viabiliser les exploitations.

    L’enjeu n’est donc pas forcément d’interdire purement et simplement les pesticides, mais plutôt de trouver comment les utiliser de façon raisonnée, ou mieux encore, de trouver des alternatives écologiques. Le développement de l’agroforesterie/écologie et de la permaculture est ainsi une piste de plus en plus mise en avant, tout comme l’utilisation de produits d’origine naturelle en lieu et place des produits issus de l’industrie chimique.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient plusieurs initiatives agricoles biologiques, comme le Champ des possibles.

    3 La consommation de pesticides en France

    Des ventes de pesticides en constante augmentation

    En 2016, le volume de produits phytopharmaceutiques vendus en France s’élevait à 73 000 tonnes(4). Le rapport de 2018 de la mission d’information commune sur les produits phytosanitaires montre en effet une hausse de la vente des pesticides de 12 % entre 2014 et 2016. Entre 2015 et 2016, si les ventes d’herbicides ont baissé de 10 %, celles de fongicides ont augmenté de 17 %(1) ! Parmi les causes avancées, la résistance aux végétaux et de certains animaux dits « nuisibles » aux pesticides, qui oblige à recourir à des doses de plus en plus fortes, mais aussi le réchauffement climatique qui augmente le risque de maladies(8). Dans son plan Écophyto 2+ pour la sortie des pesticides, le gouvernement fixe pourtant une baisse de l’utilisation des pesticides de 25 % à horizon 2020.

    Les régions les plus concernées

    Seulement 11 départements totalisent un tiers des ventes de pesticides, la Gironde arrivant en tête avec 3 000 tonnes, suivie de la Marne et la Somme(4). Les exploitations viticoles étant grandes consommatrices de pesticides, c’est sans surprise que les grandes régions productrices comme la Champagne, le Val de Loire ou le Bordelais comptent parmi les plus touchées. Les zones de maraîchage intensif comme la Loire-Atlantique ou les plaines céréalières et betteravières des Hauts-de-France sont également très concernées.

    Vignes et vins, champions des pesticides ?

    Une étude menée en 2008 par Actions Network Europe et la MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) avait pointé le recours massif aux pesticides dans la viticulture qui concentrait à elle seule 20 % de l’utilisation de pesticides en France, alors qu’elle ne représentait que 3 % de la surface agricole. Avec, pour conséquence, 100 % des vins issus de la viticulture conventionnelle (non bio) contaminés par des résidus jusqu’à 5 800 fois plus élevés que dans l’eau potable. Dix ans plus tard, rien ou presque n’a changé. Si la surface viticole a légèrement augmenté (3,7 % des terres agricoles françaises), elle draine toujours un cinquième des pesticides. Une bonne nouvelle, pourtant : la viticulture bio est en forte progression, passant de 22 000 hectares certifiés en 2007 à plus de 70 000 en 2016.

    9%

    du vignoble européen est cultivé en bio.*

    4 Produits phytosanitaires et santé, quels risques ?

    L’utilisation massive de pesticides, longtemps passée sous silence, est aujourd’hui au cœur de problématiques de santé publiques bien réelles. Largement présents dans l’air au moment de leur pulvérisation, ils sont respirés directement par les riverains des sites d’épandages, mais pas seulement. Une étude Airparif de 2016 a ainsi montré que pas moins de 36 pesticides étaient détectables dans l’air de la zone urbaine parisienne, contre 38 dans les zones agricoles d’Île-de-France(5). Les produits phytosanitaires infiltrent ensuite les eaux de surface et souterraines par ruissellement, contaminant l’eau potable où ils sont présents à l’état de traces. Entre 2007 et 2015, 573 captages d’eau potable ont été interdits à cause de taux de nitrates et/ou de pesticides présentant un risque pour la santé, dont près d’un tiers (31 %) lié au seul dépassement des seuils de pesticides(4).

    Autre sujet d’inquiétude, les pesticides se retrouvent jusque dans l’alimentation, notamment les fruits et légumes et les vins, et dans une moindre mesure les produits animaux. En France, 6,4 % des aliments testés en 2016 dépassaient les seuils autorisés(6). Plus grave, « l’effet cocktail » obtenu en consommant des aliments affichant chacun un taux de résidus conforme peut suffire à atteindre des seuils présentant un danger pour la santé. De plus en plus d’études sont menées pour étudier l’impact de ces substances omniprésentes sur l’apparition de maladies graves, notamment les cancers et les troubles neurodégénératifs comme la maladie de Parkinson. Avec des résultats très largement convergents pointant une corrélation positive entre la présence de pesticides dans l’air, l’eau ou les aliments consommés, et la fréquence de ces maladies dans les populations.

    Le rapport parlementaire de 2018 met ainsi en avant les risques les plus fréquemment identifiés :

    • Un facteur de risque accru pour le cancer de la prostate (notamment liés au chlordécone aux Antilles) et des cancers du sang et du système lymphatique (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples) en cas d’exposition professionnelle à des pesticides. Une étude menée de 2005 à 2007 a également montré une occurrence augmentée du mélanome (cancer de la peau) chez les agriculteurs(7).
       
    • Un facteur de risque pour le développement des enfants exposés en période prénatale, périnatale ou au cours de la petite enfance.
       
    • Une étude de Santé publique France pointe une augmentation sensible de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs, en particuliers les viticulteurs (+10 % par rapport à la population générale)(8). Elle a également révélé qu’environ 1 800 nouveaux cas par an se sont déclarés chez les exploitants agricoles âgés de 55 ans et plus, ce qui correspond à une incidence de 13 % plus élevée que chez les personnes affiliées aux autres régimes d’assurance maladie.

    Le professeur Robert Barouki, médecin, biochimiste et toxicologue de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) confirme dans ce même rapport qu’il y a « 80 % de certitude qu’il existe un lien de causalité entre certains cancers et l’exposition aux produits phytopharmaceutiques pour les professionnels ».

    5 L’impact des pesticides sur l’environnement

    Mais les effets néfastes des pesticides ne se limitent malheureusement pas à la santé. Ils impactent l’ensemble des écosystèmes dans lesquels ils sont dispersés : animaux, végétation, vie souterraine, qualité des sols… Une étude allemande publiée en 2017 montre un déclin de 76 à 82 % des insectes volants en Europe(9) sur les 27 dernières années, une catastrophe pour la survie de toutes les espèces reliées dans la chaîne alimentaire, en particulier les oiseaux, batraciens, poissons et petits mammifères (chauves-souris, mulots…). Le rapport parlementaire de 2018 sur l’utilisation des pesticides pointe ainsi que « 37 % des populations d’abeilles, sauvages et domestiques et 31 % des papillons sont déjà en déclin, et 9 % menacées de disparaître ». Un impact qui se fait bien sûr aussi sentir sur la pollinisation des végétaux dont 80 % des cultures en dépendent(10), mettant en danger l’alimentation humaine.

    Les oiseaux, eux, sont triplement impactés : par la disparition des stocks d’insectes et la contamination des espèces survivantes, mais aussi par la raréfaction des graines issues des plantes sauvages systématiquement éliminées par les modes de production de l’agriculture intensive. Un étau qui a conduit à une réduction de 30 % des populations d’oiseaux des champs en 15 ans, l’hécatombe s’élevant à 75 % chez quinze oiseaux nicheurs métropolitains inscrits sur la liste rouge des espèces menacées(11). Un désherbage massif qui accélère également l’érosion des sols(12).

    Enfin, parmi les impacts certes moins spectaculaires mais dont les effets pourraient se révéler tout aussi problématiques, le rapport parlementaire met en avant que « l’impact sur la faune du sol, comme les vers de terre et les collemboles […] peut à son tour avoir des conséquences pour la santé des sols et des systèmes aquatiques, la structure des sols, leur perméabilité et le cycle des éléments nutritifs plus généralement (10) ».

    6 Les pistes de sortie des pesticides

    Les interdictions et régulations

    Des pesticides très connus comme le DDT (antimoustiques) et le Gaucho (insecticide) ont été interdits en France respectivement en 1973 ou 2009 du fait de leur toxicité dans le cas d’une exposition trop importante de la population à ces pesticides. Une bonne chose qui n’efface malheureusement pas des années d’utilisation intensive, le DDT pouvant rester dans les sols pendant plus de 20 ans(12). Les néonicotinoïdes, dont les effets néfastes sur les populations d’abeilles ont été démontrés(13), sont eux interdits depuis le 1er septembre 2018, tout comme le métam-sodium, également interdit après avoir intoxiqué 70 personnes dans l’ouest de la France à l’automne 2018. En revanche, le glyphosate, largement décrié, a vu son autorisation d’utilisation au sein de l’Union européenne prolongée jusqu’au 15 décembre 2022.

    Utilisation raisonnée des pesticides

    Les projections des Nations unies estiment que la population mondiale devrait croître jusqu’à 9,7 milliards d’ici 2050, soit une hausse de 30 % par rapport à 2017, principalement dans les pays en développement. Pour assurer les ressources alimentaires nécessaires, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) prévoit que les rendements agricoles devront s’accroître de 80 % et la surface cultivée de 20 %. Dans cette logique, les pesticides peuvent continuer à jouer un rôle, à condition d’en encadrer l’utilisation pour limiter leurs effets délétères. La FAO a publié à ce titre un guide de bonnes pratiques pour la gestion et l’utilisation des pesticides à l’usage de toutes les parties prenantes de la filière. Et rappelle à bon escient qu’il est également possible, quand les conditions le permettent, de produire sans y avoir recours.

    Croissance du bio et de l’agroécologie

    Si la réglementation reste un outil de choix pour sortir du « tout-pesticide », un changement radical des pratiques agricoles et des modes de consommation semblent également indispensables. Le succès grandissant du bio est à ce titre une réelle avancée en France et un peu partout en Europe, où 12 millions d’hectares étaient cultivés en bio ou en conversion en 2016, soit 6,7 % des surfaces agricoles (+20 % en quatre ans)(14).

    D’autres pratiques, comme l’agroécologie ou l’agroforesterie sont aussi en pleine croissance. Ces systèmes de culture s’appuient sur les interactions bénéfiques entre les espèces animale et végétale, et sur le maintien d’un équilibre optimal des écosystèmes pour obtenir des cultures plus résistantes aux maladies et aux parasites. Par exemple, replanter les haies pour protéger les cultures des intempéries mais aussi attirer les insectes pollinisateurs, planter des arbres pour stabiliser les sols, entretenir les pâtures en y remettant des ruminants, etc. À la clé, une agriculture plus variée, dont les différentes composantes s’autorégulent pour limiter, voire éliminer totalement la nécessité des traitements chimiques.

    Recommandations et actions publiques

    Après l’échec du plan Écophyto lancé en 2009, les pouvoirs publics ont lancé en 2018 un second plan, Écophyto 2+, visant à réduire drastiquement l’utilisation des pesticides en France tout en maintenant une agriculture performante. Écophyto 2+ repose sur 5 leviers d’action :

    • allouer une majorité des 71 millions d’euros de crédits annuels au soutien de projets de recherche appliquée, de transfert de l’innovation et au déploiement de collectifs d’agriculteurs ;
    • mobiliser les outils du Grand plan d’investissement pour accompagner le changement ;
    • prioriser un programme de recherche de 30 millions d’euros ;
    • encourager la substitution du glyphosate ;
    • réduire au minimum le nombre de dérogations aux interdictions d’utilisation des néonicotinoïdes.

    L’Essentiel de l’article

    • L’utilisation des pesticides peine à diminuer en France.
    • Leurs effets néfastes sur la santé et l’environnement sont montrés par de nombreuses études.
    • Un plan d’action gouvernemental est en place pour réduire de 25 % l’utilisation des pesticides d’ici 2020.

    (1) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, « Le gouvernement donne une nouvelle impulsion au plan Écophyto », 2018.
    (2) Chambre d’agriculture, L’évolution des surfaces allouées aux grandes cultures en France, 2014.
    (3) FAO, L’agro-écologie, une raison d’espérer.
    (4) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Environnement & agriculture – Les chiffres-clés – Édition 2018 », 2018.
    (5) Airparif, « Pesticides des villes et pesticides des champs : une double problématique en Île-de-France », 2016.
    (6) Agence européenne de la sécurité des aliments, « Résidus de pesticides dans les aliments », 2016.
    (7) Université de Caen / MSA / Inserm, « Enquête Agrican », 2014.
    (8) Santé publique France, « Maladie de Parkinson : 2 fois plus de cas en 25 ans », 2018.
    (9) Plos One, « More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas », 2017.
    (10) Assemblée nationale, « Rapport d’information sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques », 2018.
    (11) CNRS, Le Journal, « Où sont passés les oiseaux des champs ? », 2018.
    (12) La Recherche, « Le glyphosate ressuscite le DDT », 2016.
    (13) Agence européenne de la sécurité des aliments, « Néonicotinoïdes : confirmation du risque pour les abeilles », 2018.
    (14) Toute l’Europe, « L’agriculture biologique en Europe », 2017.

  • Quelle épargne pour votre bébé ?

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    1 Le livret A*

    Le livret A (1) est le compte d’épargne le plus connu. Vous pouvez ouvrir un compte pour votre enfant dès sa naissance. L’ouverture d’un tel livret est gratuite, tout comme les dépôts, les retraits, voire sa clôture. Avec un livret A, les fonds sont disponibles à tout moment. Vous pourrez épargner pour votre enfant jusqu’à 22 950 euros. Il s’agit là d’un plafond que vous ne pourrez pas dépasser. Sachez par ailleurs qu’une personne ne peut pas détenir plus d’un livret A. C’est à partir de ses 16 ans que votre enfant pourra retirer de l’argent de son livret A, à condition que vous – en tant que représentant légal – ne vous y opposiez pas. Si votre enfant vous réclame une partie de son argent épargné avant ses 16 ans, vous avez tout à fait la possibilité de retirer vous-même la somme demandée. Grâce au livret A, les sommes épargnées bénéficient d’un taux d’intérêt de 0,75 % tous les ans. Des intérêts qui sont exonérés d’impôts sur le revenu ainsi que de prélèvements sociaux.

    * Conditions en vigueur au 01/02/2019.

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    2 L’assurance-vie : pensez-y !

    On y pense moins pour un enfant, mais vous pouvez lui ouvrir un contrat d’assurance-vie (2). Le fait qu’il soit mineur n’est pas un problème. L’important à retenir est que cette épargne ouverte au nom de l’enfant est disponible à tout moment et qu’elle est fiscalement optimisée au-delà de huit ans. Votre enfant bénéficiera d’un abattement sur la part des plus-values rachetées à partir de huit ans d’ancienneté du contrat. En effet, les plus-values d’assurance-vie sont soumises à l’impôt sur le revenu. Au bout des huit ans d’ancienneté, le souscripteur pourra bénéficier d’un abattement annuel de 4 600 euros sur ces plus-values.

    Si vous pensez donc à cette solution, n’oubliez pas que vous avez deux options intéressantes :

    • vous lui ouvrez un contrat à son nom et déposez l’argent qui sera à sa disposition pour ses 18 ans ;
    • vous ouvrez un contrat à votre nom, mais dont le capital lui est réservé en cas de décès. Aussi, vous gérez totalement le capital qui sera exonéré de droits de succession. Il est possible de prévoir dans la clause bénéficiaire du contrat que ce capital soit bloqué jusqu’à sa majorité, voire jusqu’à ses 25 ans.
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    Le contrat d’assurance-vie Multi Vie de la Macif vous permet de dynamiser votre épargne à votre rythme.*

    Trois bonnes raisons d’ouvrir une épargne dès la naissance de son enfant

    • 1

      Études, logement, séjours… Votre enfant partira avec une longueur d’avance dans la vie s’il bénéficie d’une première épargne à ses 18 ans.

    • 2

      Même en épargnant de faibles sommes tous les mois, vous bénéficierez d’un temps long d’épargne. De quoi remplir la tirelire de votre enfant et lui permettre de bénéficier de sommes intéressantes à sa majorité (pour ses études, lancer son entreprise, acheter un bien immobilier, etc.). Par exemple, en déposant ne serait-ce que 50 euros par mois, cela représente 10 800 euros versés à ses 18 ans (hors taux d’intérêt). Si vous avez les moyens d’épargner 100 euros, il profitera de 21 600 euros (hors taux d’intérêt) : de quoi remplir quasiment son livret A.

    L’Essentiel de l’article

    • Le livret A : une solution d’épargne facile et avantageuse.
    • L’assurance-vie : parce qu’il n’est jamais trop tôt pour épargner sur du très long terme.

    (1) Service Public, « Livret A », 2018.
    (2) Service Public, « Contrat d’assurance-vie : fonctionnement », 2018.
    (3) Service Public, « Plan épargne logement (PEL) », 2018.

    * Multi Vie est un contrat d’épargne assurance-vie multisupport assuré par Mutavie. Sur les supports en unités
    de compte, il existe un risque de perte en capital.