Catégorie : Ma famille, ma tribu

  • Dysmorphie financière :  comment éduquer nos ados face aux réseaux sociaux ?

    Dysmorphie financière : comment éduquer nos ados face aux réseaux sociaux ?

    L’argent sur les réseaux sociaux

    À 23 ans, Laurianne a dû interrompre temporairement ses études et enchaîner les missions d’intérim pour éponger ses dettes. « J’avais fait beaucoup d’achats compulsifs, alors que je ne gagnais pas encore ma vie et que mes parents n’ont pas de grosses ressources », résume-t-elle. L’origine de cette fièvre acheteuse ? Le matraquage marketing, les injonctions à la consommation et la pression économique et sociale sur les réseaux sociaux. « À force de voir défiler des contenus de jeunes de ton âge habillés comme des célébrités, tu finis par croire que c’est la norme et par être complexée. Si j’ai autant dépensé, c’était pour essayer de me rapprocher de ce modèle qui est en fait une illusion », analyse-t-elle. La jeune femme est tombée dans un engrenage de consommation très au-dessus de ses moyens que des sociologues américains nomment la « dysmorphie financière ». Autrement dit, un biais de perception de sa situation économique qui peut entraîner un sentiment d’insatisfaction, de l’anxiété et des dépenses inconsidérées.

    Argent dématérialisé

    Laurence Vély, animatrice du podcast Thunes, vit avec quatre enfants, dont trois ados, sous son toit. Selon elle, ce n’est pas un hasard si les digital natives sont particulièrement touchés par cette distorsion du porte-monnaie. « Cette génération ne connaît quasiment que l’argent dématérialisé », explique-t-elle. En effet, la jeune génération est habituée à effectuer ses paiements en ligne ou directement avec un smartphone à la caisse des magasins. Et cela peut compliquer l’évaluation du budget. Laurence Vély pointe aussi le risque d’investissements compulsifs dans les cryptomonnaies. Mais alors, comment protéger nos adolescents de la dysmorphie financière ?

    Déconstruire les stratégies marketing

    L’animatrice du podcast qui « parle d’argent par la face sensible » partage quelques astuces. D’abord, elle insiste sur la nécessité d’accompagner nos enfants dans l’apprentissage de la gestion de leur budget. « On peut, par exemple, leur prendre une carte de crédit et mettre en place un contrôle des dépenses, suggère l’experte. Il faut vraiment être derrière eux et vérifier toutes leurs dépenses. » Laurence Vély insiste également sur l’importance de déconstruire les stratégies toxiques du marketing : « Il faut expliquer aux ados tentés par l’achat d’un t-shirt de hip-hop hors de prix que le vêtement n’a rien de subversif ! » Elle conseille aussi de les inciter à prendre des petits boulots, dès qu’ils ont l’âge légal, pour les confronter à la valeur de l’argent. En effet, quelques baby-sittings ou heures de ménage rémunérées au SMIC horaire permettent de comparer l’effort, la pénibilité et le temps passé avec un revenu. Elle propose également de leur montrer comment créer et gérer un tableur de suivi de leurs dépenses. D’ailleurs, un certain nombre d’applications ont vu le jour ces dernières années pour accompagner la tenue des budgets. Autant d’outils qui devraient aider vos adolescents à y voir plus clair dans leurs affaires !

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  • Vacances de février : quelles activités à la maison et en plein air avec les enfants ?

    Vacances de février : quelles activités à la maison et en plein air avec les enfants ?

    Dates des vacances d’hiver 2025

    • Zone A : Du samedi 22 février au lundi 10 mars 2025
    • Zone B : Du samedi 8 février au lundi 24 février 2025
    • Zone C et Corse : Du samedi 15 février au lundi 3 mars 2025

    1 Activités solidaires pour lui apprendre l’entraide

    Des placards pleins à craquer de vêtements déjà trop petits, un coffre à jouets qui déborde ? Ni une ni deux, un tri s’impose dans la chambre de votre enfant ! Ensemble, choisissez et triez les affaires que vous gardez et celles qui ne sont plus utilisées pour en faire don à une association.

    Votre enfant a envie de faire du bénévolat ? Participez à des collectes et/ou des distributions alimentaires, des ramassages de déchets dans votre ville… Vous pouvez même agir depuis chez vous avec des initiatives lancées en ligne par des associations. Vous trouverez différents défis solidaires à relever en famille sur des plateformes solidaires en ligne comme Diffuz. Autre idée : soutenir les exploitants agricoles de votre région en achetant vos produits dans une AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). C’est aussi l’occasion pour votre enfant de découvrir des fruits et des légumes de saison et à la source !

    2 Activités culturelles en famille

    Les musées sont fermés ou trop éloignés ? Optez pour une visite virtuelle du Louvre ou de la Cité des sciences ! Sans oublier les expositions en plein air, notamment de photos ou de sculptures, idéales pendant les journées où la météo se fait clémente. Un moyen ludique d’initier vos enfants à l’art. Votre enfant adore lire ? Pensez aux bibliothèques en ligne qui proposent de nombreux livres, jeux et applications éducatives à télécharger gratuitement.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Bénéficiez de réductions sur de nombreuses activités en famille grâce à Macif Avantages !

    Bon à savoir : un peu d’écran pour les enfants, mais pas trop !

    Les activités en ligne sont à consommer avec modération pour limiter l’impact des écrans sur vos enfants.

    Chiffre-clé

    Selon l’OMS, les jeunes et les enfants de 5 à 17 ans devraient pratiquer au moins 1 heure par jour d’activité physique modérée à soutenue pour être en pleine forme!*

    Vous restez à la maison ? Faites le plein d’idées d’activités en intérieur pour occuper vos enfants !

    3 Activités manuelles pour les enfants sur le thème de la nature

    Pas de jardin mais la main verte ? Fabriquez un mini-potager intérieur ! Il suffit d’une cagette et de la terre pour y faire pousser herbes aromatiques, radis, tomates cerises, etc. Votre enfant adore les animaux ? Construisez ensemble un abri pour hérisson, un nichoir ou un hôtel à insectes pour que ces petites créatures continuent l’hiver au chaud. Si vous habitez en zone urbaine, profitez de vos balades en ville pour réaliser un herbier citadin (si si c’est possible !) et si vous êtes proche d’une forêt, votre enfant aura une mine de trésors à portée de main. Munissez-vous d’un grand cahier, de quelques feutres et crayons de couleurs et de feuilles de papier journal entre lesquelles votre enfant glissera les feuilles et fleurs ramassées.

    Et pour sensibiliser vos enfants à la préservation de l’environnement, retrouvez des activités manuelles en ligne, notamment sur Diffuz, comme la fabrication de votre propre lessive ou shampoing non polluant.

    4 Activités culinaires pour les petits cuistots

    Cuisiner en famille, en voilà une chouette idée ! Carottes, poireaux, cresson, courges… Enfilez toques et tabliers et lancez-vous dans un atelier soupe ou gratin autour des légumes d’hiver. Vos enfants seront ravis de les découvrir et de déguster ce qu’ils auront préparé !

    Source :
    *OMS, Activité physique pour les jeunes

    L’Essentiel de l’article

    • Initiez votre enfant à la solidarité en l’aidant à faire des dons et du bénévolat.
    • Privilégiez les activités simples en lien avec la nature.
    • Téléchargez des livres et des applications pédagogiques en ligne.
  • Les jeunes et leurs grands-parents, partenaires particuliers

    Les jeunes et leurs grands-parents, partenaires particuliers

    À chaque réunion de famille, c’est le même schéma. Après les bises et autres marques de politesse entre les plus anciens et leurs descendants directs eux-mêmes devenus parents, les regards des grands-parents se posent immédiatement sur les plus jeunes. Amour, étude, travail, passions sportives ou artistiques… Les questions, de toutes sortes et sur toutes les thématiques, s’enchaînent avec un intérêt réel. Et les petits-enfants, pas en reste, déballent les dernières actualités de leur vie avant de passer à table pour un repas préparé avec le cœur par leurs interlocuteurs. En France, les chiffres ne mentent d’ailleurs pas à ce sujet : selon l’Étude Notre Temps–EGPE réalisée par l’Ifop en juin 2021, 94 % des grands-parents se déclarent heureux dans leur relation avec leurs petits-enfants et 69 % souhaitent passer encore davantage de temps avec eux (contre 61 % en 2018). Un investissement personnel (huit heures hebdomadaires consacrées aux petits enfants, en moyenne), mais aussi financier, puisqu’ils dépensent 585 euros par an pour chacun d’entre eux.

    L’adolescence, période spéciale

    C’est dire comme les liens entre les deux générations sont forts et importants, notamment pour les jeunes de 15 à 20 ans. À cet âge, les attaches sont en général déjà solides et l’adolescent prend conscience de l’aspect privilégié de cette connexion. « Effectivement, le lien est très fort à ce moment-là s’il a été créé dès la toute petite enfance. Les grands-pères, par exemple, entrent bien souvent plus facilement en contact avec les adolescents. Plus facilement qu’avec un bébé, en tout cas, appuie Régine Florin, la Présidente de l’EGPE (École des Grands-Parents européens) Paris Île-de-France. En outre, l’ado a des chances d’entrer en conflit avec ses parents et le grand-parent peut alors jouer un rôle de médiateur ou de confident sans jamais interférer dans l’éducation. » Avec tout de même quelques précautions à prendre, rappelle la spécialiste elle-même mamie d’adolescents : « Il faut faire preuve de diplomatie, savoir écouter les confidences et ne rien rapporter aux parents. En même temps, il convient de savoir détecter s’il y a péril en la demeure (harcèlement, comportement suicidaire, situation risquée…) et avertir l’ado d’en référer aux parents. La confiance se construit et se mérite, mais attention à savoir rester à sa place de grands-parents. »

    Un lien fort

    Micheline, 86 ans au compteur et grand-mère de neuf petits-enfants désormais grands, a toujours su tenir ce rôle en conservant une connexion aussi saine que bénéfique avec eux. C’est en tout cas Arsène, le plus jeune de la liste avec sa vingtaine de bougies soufflées, qui l’assure : « Il s’agit de liens teintés de respect, de soutien et d’amour. C’est une relation absolument différente de toutes les autres, parce que ma mamie représente quelqu’un d’unique dans la famille. On l’a construite naturellement avec le temps, en se voyant régulièrement. Tout s’est encore renforcé, soudé en grandissant. La distance peut constituer un obstacle, certes. Mais ce n’est pas une fatalité, on peut s’en affranchir avec le téléphone et Internet. La relation passe par des écrits, des coups de fil… Des pensées, aussi, tout simplement. C’est difficile de mettre des mots là-dessus, je dirais que ma grand-mère a une place capitale dans mon esprit. Quand je pars en voyage, typiquement, il faut que je lui donne des nouvelles. D’autant qu’on sait qu’elle n’est pas éternelle… J’ai toujours profité de son expérience et je veux encore le faire. Pouvoir lui poser des questions sur la vie, l’interroger sur le monde d’avant, découvrir l’époque qui était la sienne et qui est bien différente de la mienne… Quelle richesse ! »

    Être mamie ou papy, du grand art

    « Être ou devenir grand-parent, c’est d’une beauté inouïe et d’une particularité hors norme, répond Micheline à celui qu’elle considère comme son chouchou, même si elle n’a jamais voulu l’avouer ouvertement. Et c’est tout à fait passionnant avec les 15-20 ans, car de vraies discussions peuvent s’engager. Combien de fois ai-je reçu mes petits-enfants à déjeuner où les seuls silences servent à avaler ce qu’il y a dans les assiettes, tant on a de choses à se dire ? » Plus riche qu’avec les bébés ou les enfants en bas âge et moins protocolaire qu’avec les (jeunes) adultes, l’échange avec l’adolescent et précieux pour avancer dans la vie. Au même titre que les activités à partager, bien plus nombreuses qu’on ne peut parfois le penser. « Puisqu’on ne sert plus à chouchouter nos petits-enfants comme quand ils étaient petits, à nous de proposer d’autres choses. Et si on allait au ciné, au restaurant ? Si on découvrait le street art, si on cuisinait ce plat ensemble ? Si on allait se balader en discutant, si tu me racontais tes cours ? », s’enthousiasme Régine Florin. Et de conclure : « Les centres d’intérêt de nos ados ne sont plus les nôtres, mais une certaine tendresse s’installe. Nos enfants ados prennent conscience que nous allons partir un jour, surtout quand nous leur parlons de nos propres parents. C’est donc un lien à inventer, à construire, à maintenir… »

  • Le diagnostic TSA chez les enfants, un parcours du combattant ?

    Le diagnostic TSA chez les enfants, un parcours du combattant ?

    Autisme chez l’enfant : de l’observation et de la patience

    Six ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Marion Viol pour obtenir un diagnostic : « Trois ans pour que l’on me déculpabilise et trois ans pour me confirmer que mon fils présentait bien des signes d’un Haut Potentiel Intellectuel (HPI) et des troubles du spectre autistique (TSA) », précise-t-elle. Pourtant, dès les premiers mois qui suivent l’accouchement, cette jeune maman sent bien que quelque chose ne va pas : « Il n’aimait pas les chatouilles, il n’aimait pas que je lui chante des chansons… Toutes ces petites choses que les mamans font naturellement, chez moi, rien ne fonctionnait. »

    Comment l’expliquer ? À cette question, Marion Viol répond avec culpabilité : son fils étant le premier enfant, son inexpérience en est forcément la cause. Mais très vite, elle remarque chez ce petit garçon des capacités mémorielles exceptionnelles. « Il n’avait que deux ans et avait déjà mémorisé toutes les marques et modèles de voiture, se souvient-elle. Dès qu’il voyait les phares d’une auto, il me donnait dans l’instant la marque et le modèle. » Un signe bien loin des classiques « il ne regarde pas dans les yeux » ou « il ne pointe pas du doigt », mais un signe malgré tout. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, comme parfois même certains pédiatres, l’autisme ne repose pas uniquement sur le fait qu’un enfant va regarder ou non dans les yeux », déplore la jeune maman.

    Premiers signes autour de 18 mois

    C’est ce que confirme Frédérique Bonnet-Brilhault, pédopsychiatre et responsable du département universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent du CHRU de Tours (et coresponsable d’une équipe de recherche INSERM, l’équipe Autisme et neurodéveloppement de l’Unité IBrain, ndr) : avoir des intérêts particuliers, aimer des jeux atypiques, présenter des particularités sensorielles, réagir de manière très forte à des petits bruits ou à certains touchers, être trop mou ou hypertonique « Les signes sont nombreux, appuie-t-elle. Mais, si les parents ne reconnaissent pas l’autisme en soi, vous pouvez être sûrs qu’ils voient que sur certains aspects, la communication, la relation ou l’imagination de leur enfant ne se développent pas correctement. » De manière générale, c’est autour de 18 mois que l’autisme se manifeste. Mais il arrive que des formes plus légères ne se remarquent que vers l’âge de 2 ans et demi, lorsque l’enfant débute sa scolarisation. « Il est plus “facile” d’observer les premières difficultés de socialisation d’un enfant lorsqu’il est en groupe », explique la médecin.

    Troubles de développement : des parents démunis

    Au total, ce sont huit psychologues qu’ont consultés Marion et son compagnon. Sans succès. Entre ceux qui n’excluent pas la responsabilité de la mère et ceux qui sont totalement désarmés face aux troubles neurodéveloppementaux, le tunnel semble dénué de lumière. « Et ce n’est pas qu’une question de génération, estime Marion. J’ai pu rencontrer de jeunes professionnels de santé qui avaient les mêmes réflexions, les mêmes idées reçues, ce qui est bien plus inquiétant. S’ils ne sont pas à la page, soit. Mais qu’ils nous orientent vers quelqu’un d’autre. Lorsque vous souffrez en tant que parent, que vous êtes à court de solutions mais qu’on vous dit que c’est tout de même à vous de trouver des solutions, c’est très dur. C’est quelque chose qu’on ne peut pas entendre, c’est trop violent, trop injuste. »

    Si Frédérique Bonnet-Brilhault reconnaît que le nombre de médecins maîtrisant les troubles du neurodéveloppement est encore insuffisant, elle tient tout de même à souligner un effort de formation ces dernières années. « On sent que les choses changent, estime-t-elle. Vous avez notamment l’implantation dans chaque département de ce qu’on appelle les “plateformes de coordination et d’orientation”. » Lorsque le médecin traitant repère aux côtés des parents une trajectoire de développement différente, il peut solliciter cette plateforme qui va alors déclencher toutes sortes de bilans (orthophonique, psychomoteur, psychologique…). « Malheureusement, elles sont assez récentes (2019, ndr), tempère la pédopsychiatre. Il faut encore attendre pour que ces nouvelles plateformes soient parfaitement opérationnelles. Mais il est vrai que dans le domaine de la santé développementale, le temps est long. Si vous avez une enfant pour qui l’on suspecte une leucémie, les choses vont aller très vite. Lorsque c’est un problème de santé développementale, on réagit bien plus lentement alors que le temps compte aussi. »

    Après le diagnostic, le quotidien avec l’autisme

    Aujourd’hui, le fils de Marion a 9 ans et est suivi par une pédiatre, basée à Quimper – « soit à 15 km de mon domicile » –, spécialisée dans les troubles du neurodéveloppement : le Dr Sarah Doukhan-Becourt. Entre-temps, l’autisme s’est une nouvelle fois invité dans la famille, chez sa fille cadette. C’est pourquoi, à 39 ans elle a décidé de publier un livre intitulé La Théorie de la chaussette (paru en mars dernier, ndr), dans lequel elle raconte son quotidien : celui d’une mère dont les deux enfants souffrent de troubles du spectre autistique. « Le plus dur est passé, car une fois le diagnostic posé, vous pouvez trouver des prises en charge adaptées. Sans oublier le fait que le diagnostic donne une légitimité vis-à-vis de l’école et d’autrui. On cesse de vous faire douter, de vous culpabiliser. Ce qui ne change pas, c’est les journées rythmées par les crises, l’inquiétude et les angoisses lorsque vous pensez à l’avenir de votre enfant… »

    Comment faire face ? Pour Marion, l’essentiel est de se faire confiance en tant que parent. Et surtout, ne pas hésiter à continuer de poser des questions, et à changer de professionnel si ce dernier ne convient pas. Une remise en question permanente et indispensable, selon cette maman qui tient également à rassurer les futurs parents d’enfants autistes : « Qu’ils se sentent libres de craquer, c’est tout à fait normal. On a le droit de pleurer, on a le droit de crier. Et ce, tous les jours. »

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  • Quelles activités pour stimuler l’imagination de ses enfants ?

    Quelles activités pour stimuler l’imagination de ses enfants ?

    Lectures et inventions d’histoires pour les petits

    Dès ses premiers mois, un rituel de lecture d’histoire s’est instauré au coucher du petit garçon de Vincent pour nourrir son imaginaire et le stimuler. En grandissant, le petit Marius s’est aussi mis à écouter en boucle des histoires sur CD, durant la journée, mais également pour s’endormir le soir. Éléonore et sa petite fille Michelle avaient, elles, inventé le « jeu des histoires d’oreilles ». « On se chuchotait à tour de rôle des micro-histoires qu’on inventait spontanément », explique-t-elle. Vers 2-3 ans, les parents de Marius lui ont offert des dizaines de mini-figurines d’animaux. « Il en était fan. Il inventait des histoires et jouait avec à longueur de journée », se souvient Vincent, son père. Plus tard, vers ses 6 ans, il créait des saynètes, les filmait et faisait des montages en stop motion tout seul avec sa tablette.

    Dessins, jardins secrets et monstres

    Comme beaucoup d’autres, les enfants d’Éléonore sont fascinés par le dessin qu’ils sont petits. La maman leur avait mis à disposition tout un éventail de matériel créatif (crayons de couleur, pastels, aquarelle, marqueurs, perles, mosaïques…) et l’imagination des enfants se libérait. Parfois, elle donnait des thèmes de dessin à sa fille, comme « un jardin secret » ou « une rue animée » et celle-ci imaginait tout un monde sous ses crayons. Ensemble, la famille s’amusait aussi à faire des « cadavres exquis ». Inventé par les surréalistes, ce jeu collectif consiste à faire composer une phrase ou un dessin par plusieurs personnes sans qu’aucune d’elles ne puisse tenir compte des collaborations précédentes. « C’était très drôle de dessiner ensemble un personnage dont les parties du corps n’avaient rien à voir les unes avec les autres », se souvient-elle. Depuis ses 5 ans, Marius, lui, passe son temps à inventer et dessiner des super-héros et des monstres, etc. Sa mère étant férue de bandes dessinées, le neuvième art a grandement nourri l’imaginaire du petit garçon. « Avant même qu’on l’inscrive à des cours de BD, il s’amusait déjà à dessiner ses planches personnelles. Il inventait son monde imaginaire avec ses propres histoires et personnages », raconte Vincent.

    Création de jeux de société et construction

    Vers ses 8 ans, Marius a commencé à créer de toutes pièces ses propres jeux de société. « Il découpait un carton sur lequel il collait une feuille blanche. Il imaginait et dessinait son jeu et décidait ses propres règles. Ça pouvait ressembler à des jeux de pions, comme le jeu de l’oie ou à des jeux d’échanges et d’achats de marchandises », explique le père. De son côté, à 10 ans, Michelle est quant à elle passionnée par les figurines et les constructions en briques. « Avec tout ça, elle a créé dans sa chambre toute une ville avec des maisons, des magasins, des routes et ponts en briques de bois, etc. Avec elle, on s’amuse ensuite à inventer des histoires avec les personnages », raconte Éléonore. Récemment, elle a d’ailleurs offert à sa fille un kit de construction de maquettes en carton et papier à découper et assembler.

    Jeux de rôles

    Depuis qu’il a 8 ans, Marius invente de plus en plus de jeux de rôle et de mises de scène avec ses cousins. « Ensemble, ils ont créé une chaîne de télévision avec un faux journal de 20 heures et ses journalistes. Et aussi, un village factice dans le jardin de leur grand-mère ou une enquête filmée où ils s’aventuraient dans le grenier », se souvient Vincent. Guillaume se souvient aussi qu’à cet âge-là, ses enfants inventaient et construisaient des histoires et des scénarios autour du Seigneur des anneaux lorsqu’ils étaient à la campagne chez leurs grands-parents. « Parfois, ils créaient des fusils avec des lego, enfilaient des casques et se mettaient dans la peau de militaires, ajoute Guillaume. Notre vocation a toujours été celle de leur donner accès à des outils pour qu’ils puissent constituer leur propre imaginaire. Plutôt que jouer avec eux, on préférait les guider et les accompagner dans leur évolution et dans leur quotidien, et laisser libre cours à leur imagination. » Aussi, les parents veillaient à ne pas surstimuler leurs enfants et à les confronter à l’ennui, propice au développement de l’imagination.

    La musique pour éveiller l’imagination et le sport

    Par ailleurs, Guillaume a insisté sur l’importance des activités extrascolaires. Tandis qu’Alix, 12 ans, s’épanouit dans la danse, le hockey sur gazon, la natation, le piano et le dessin, Louis est passionné de judo et de piano depuis toujours. La musique, source inépuisable de créativité, a grandement éveillé son imagination. « Enfant, Louis se réfugiait dans la musique et créait son propre univers musical. Parfois, il écoutait et déchiffrait à l’oreille des musiques de films puis essayait de les rejouer. Parfois, il composait spontanément », se remémore Guillaume.

  • Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Le plat du chef

    Pigeon rôti sur coffre, cédrat confit, purée de panais, choux de Pontoise, châtaignes

    Le dessert du chef

    Mont-blanc aux agrumes

    Pour préparer le menu dans son intégralité, comptez 2 bonnes heures en cuisine.

    Repas de chef avec un prix accessible

    Pour épater vos convives avec ce menu du chef Marchon, comptez maximum 25 euros par personne. Cela correspond au budget moyen des Français qui prévoient cette année de dépenser environ 120 euros pour leur repas de fête. (1)

    Pour réaliser la recette pour 4 personnes il vous faudra :

    Pour le plat :

    • 2 pigeons (ou un par personne en fonction des appétits)
    • 1 cédrat (il est possible de remplacer cet agrume, aujourd’hui facilement disponible chez les primeurs par un citron)
    • 4 panais
    • 1 chou de Pontoise (si vous n’en trouvez pas, un chou pointu ou un chou vert feront parfaitement l’affaire)
    • 100g de châtaignes
    • 1L eau
    • 300g sucre
    • Beurre
    • Lait

    À noter : Une version végétarienne de cette recette est parfaitement envisageable et tout aussi savoureuse. Pour ce faire, il vous suffit de remplacer le pigeon par un cèleri rave.

    Et pour le dessert :

    • 200g de blancs d’œufs (Soit 6 ou 7 œufs)
    • 300g de sucre
    • 400g de crème liquide 30%
    • 2 citrons verts, 2 citrons jaunes, 2 pomelos,
    • les zistes confits de cédrat (préparés pour la recette du pigeon)
    • 200g de crème de marrons
    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Une fois n’est pas coutume, commencez par le dessert.

    Cassez les œufs et séparez les blancs des jaunes. Réservez les blancs. Conservez les jaunes qui vous serviront pour une autre recette (dans des pâtes à la carbonara, mayonnaise, dorure de pate). Effectuez une meringue avec 200g de blancs d’œufs et 200g de sucre. Pour ce faire battez les blancs d’œufs en neige et incorporez-y petit à petit les 200 grammes de sucre.

    Astuce du chef : vous savez qu’elle est bien ferme quand la préparation forme un “bec”.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Étalez-la très finement sur une plaque recouverte de papier cuisson.

    Astuce du chef : vous pouvez appliquer des petits points de meringue sous le papier pour qu’il tienne bien en place une fois enfourné.

    Faites cuire au four à 90°C pendant 2 heures.

    Pendant ce temps-là, préparez une crème montée avec la crème liquide et 100g de sucre. Réserver.

    Levez les suprêmes des agrumes : épluchez puis coupez délicatement des quartiers avec un couteau.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Mettez la crème de marrons trouvée dans le commerce en poche à douille.

    Pendant que la meringue cuit, passez à la préparation du plat.

    Dans une casserole, préparez un sirop en faisant chauffer l’eau et le sucre jusqu’au frémissement.

    Coupez à la mandoline (attention aux doigts, mettez bien la main à plat sur le fruit !) de fines tranches dans le ziste du cédrat. Le ziste c’est la membrane blanche placée entre la peau et la pulpe des agrumes.

    Faites confire les zistes dans le sirop une vingtaine de minutes.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Videz le pigeon. Levez les cuisses et réservez. Levez les ailes et le coffre (vous pouvez éviter ces étapes de découpes un peu techniques en demandant à votre boucher de préparer votre pigeon)

    Pelez les panais, coupez-les en petits morceaux et faites-les cuire dans de l’eau ou du lait salé.

    Astuce du chef : contrairement à l’eau, le lait permettra à vos légumes de conserver une belle couleur blanche.

    Une fois vos panais bien cuits. Mixez-les, tout en ajoutant un peu de beurre pour réaliser votre purée. Réservez.

    Démarrez la cuisson des cuisses et du coffre du pigeon dans une poêle à feu vif en arrosant généreusement de beurre. Une fois que votre pigeon a acquis une belle couleur, terminez la cuisson au four : une dizaine de minutes à 150 degrés.

    Dans la même poêle que celle utilisée pour le pigeon, faites braiser les feuilles de chou et les châtaignes dans un peu de beurre. Vos légumes confieront ainsi dans les sucs de cuisson du pigeon.

    Tous les éléments sont prêts. Vous pouvez désormais dresser votre assiette en râpant un peu de cédrat sur le pigeon. 

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    La meringue est désormais prête.

    Vous pouvez maintenant dresser votre dessert.

    Disposez d’abord la meringue brisée en morceaux, puis la crème montée et les suprêmes d’agrumes.

    Dessinez des filaments de crème de marron puis saupoudrez de sucre glace votre mont-blanc.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    (1) CSA 2023

  • Comment savoir si mon chien a mal ?

    Comment savoir si mon chien a mal ?

    « Il y a un réel intérêt à éduquer les propriétaires de chien sur la détection de la douleur. Cela permet une meilleure prise en charge. » Maud Lafon, vétérinaire et autrice du livre Ma Bible des chiens (Ed. Leduc) est catégorique : reconnaître la douleur de son animal demande avant tout une bonne connaissance de son compagnon à quatre pattes. « Les signaux d’alerte sont multiples et variables d’un chien à l’autre. Certains animaux, avec une douleur modérée, montreront des signes très marqués, tandis que d’autres, avec une douleur très importante, seront plus discrets », explique la spécialiste. Mais que les propriétaires se rassurent : s’il est impossible de faire des généralités, quelques indices peuvent les mettre sur la piste d’une visite nécessaire chez le vétérinaire. Explications.

    Connaître la différence entre douleur chronique et douleur aiguë

    Quand on pense douleur, on a tendance à oublier que le chien, comme l’homme, peut être sujet aux douleurs chroniques qui évoluent en continu et impactent la qualité de vie de l’animal ainsi que sa relation avec son propriétaire. Il ne faut pas les sous-estimer. « Environ 70 % des chiens de plus de 9 ans sont sujets à l’arthrose, insiste Maud Lafon, avec comme facteurs de risque l’âge, le surpoids et la taille –les grands chiens y sont plus sujets que les petits chiens ». L’experte rappelle que l’arthrose est une maladie, pas un syndrome. « Ce n’est pas normal. Ça se traite. Donc il faut consulter. D’autant plus que le panel de traitement de la douleur en médecine vétérinaire est presque plus étendu qu’en médecine humaine. »

    Observer l’activité de son chien

    Pour détecter les signes les plus insidieux, il faut être attentif aux changements d’habitudes de son animal. Maud Lafon invite d’ailleurs à s’intéresser à toute baisse d’activité. « Un chien moins mobile, qui montre plus d’intolérance à l’effort, qui veut moins se promener, qui a plus de mal à se lever le matin, qui reste plus longtemps couché, qui peine à monter les escaliers, à sauter… Voilà autant de signes qui peuvent indiquer une douleur sous-jacente ». Cela dépend aussi du caractère de son compagnon. Est-il d’un naturel pantouflard ou plutôt dynamique ? Si c’est l’option deux, mieux vaut consulter.

    Repérer des changements dans le comportement

    Comme chez l’humain, il y a une vraie dimension sociale à la douleur. « Si votre chien interagit moins avec vous, montre des signes d’isolement, reste couché à l’écart, est plus irritable ou agressif, cela doit vous alarmer. La douleur s’associe souvent d’un déficit social », appuie l’experte.

    Examiner les mimiques faciales

    « Un chien douloureux va potentiellement montrer des signes à travers ses expressions faciales. » Pour savoir les interpréter, la professionnelle conseille de se reporter aux grilles d’évaluation de la douleur clinique CSOM, disponibles gratuitement en ligne. « Ce sont des outils destinés aux propriétaires pour suivre l’évolution de la douleur de son animal, et l’efficacité du traitement prescrit par le vétérinaire. »

    Noter les variations physiologiques

    Un temps de sommeil augmenté ou diminué, un chien qui se lève davantage pendant son repos ou qui mange moins… Tous ces signes peuvent présager une douleur. Pour ne pas passer à côté de ces changements, les outils connectés, comme les colliers dotés de trackers d’activité, peuvent s’avérer bien utiles.

    « Certaines races de chien, comme les molosses et autres chiens de combat, sont plus résistantes à la douleur que d’autres », souligne Maud Lafon. Ce facteur influence donc la manière dont le chien exprime sa douleur et peut la rendre plus ou moins difficile à détecter par l’humain. À cela s’ajoutent les expériences personnelles de l’animal : a-t-il déjà un vécu douloureux ? Un passé compliqué ? Dans quel environnement évolue-t-il ? « Si douleur il y a, il faut traiter la cause, conclut l’experte. Et la seule personne en mesure d’en identifier l’origine, c’est le vétérinaire. On n’automédique pas, on les emmène consulter. »

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  • Comment savoir si mon chat a mal ?

    Comment savoir si mon chat a mal ?

    Comment savoir si sa boule de poil est en souffrance ? Ce n’est pas toujours aisé, concède Maud Lafon, vétérinaire et journaliste spécialisée : « Le chat a tendance à moins exprimer sa douleur que le chien. Il la masque davantage, la révèle plus tardivement… » Les félins sont plus indépendants que leurs amis canins, et peuvent parfois passer des journées entières sans croiser leurs maîtres, calmement nichés dans une autre pièce. « Rien à voir avec les chiens qui vivent dans notre environnement proche, note Maud Lafon. On remarque moins vite qu’ils ont mal puisqu’ils sont moins souvent dans notre champ de vision. » Alors, pour ne plus passer à côté d’indices cruciaux, la vétérinaire invite à aiguiser son sens de l’observation.

    Attention au refus de contact social

    Bien que le chat aime avoir son espace personnel, un déficit social marqué peut être révélateur d’une douleur sous-jacente. « Si vous observez davantage de refus de contact, d’irritabilité, de rejet des caresses, il est possible que votre félin ait mal quelque part », explique Maud Lafon. Habituellement câlin, votre matou ne se laisse plus approcher ? Direction le vétérinaire.

    Gare à l’hygiène du chat

    La malpropreté est un autre signe qui doit vous alerter. « S’il a du mal à aller dans son bac de litière, ou qu’il fait moins sa toilette, il est peut-être freiné par une douleur qui l’empêche par exemple de se lécher l’arrière-train », suggère Maud Lafon. Résultat : son poil sera plus terne, plus emmêlé, moins soyeux. « Ça aussi, c’est un signe d’appel ! » À l’inverse, un léchage intensif peut être signe de stress. « Or la douleur peut générer de l’anxiété », rappelle l’experte. Conclusion : si vous observez des variations dans la toilette de votre chat, demandez conseil à un expert.

    Surveillez ses mouvements

    Autre changement qui n’a rien d’anodin : la perte de mobilité de votre matou. « Un chat vit en 3D, donc s’il a des difficultés à sauter sur la table ou à grimper l’escalier, c’est peut-être qu’il a mal. Un chat arthrosique ira moins en hauteur, il prendra des précautions, aura du mal à descendre de là où il est perché. » Car comme pour les chiens, la douleur n’est pas forcément aiguë, elle peut être chronique et s’installer dans le temps. 70 % des chats de plus de 11 ans sont par exemple sujets à l’arthrose. Une maladie particulièrement répandue chez les félins de grande taille, à l’instar du Maine coon et du Sibérien. « Cela altère la qualité de vie de l’animal, d’où la nécessaire prise en charge. »

    Soyez à l’écoute de votre chat

    Les vocalises sont aussi des signes d’expression de la douleur. « Un chat qui miaule peut exprimer une douleur, comme un chien qui gémit. » Il ne faut pas ignorer ces appels à l’aide. « Si douleur il y a, il faut en traiter la cause, conclut l’experte. Et la seule personne en mesure d’en identifier l’origine, c’est le vétérinaire. On n’automédique jamais son chat ! »

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  • Cuisiner avec ses enfants  : un moyen ludique de renforcer le lien

    Cuisiner avec ses enfants  : un moyen ludique de renforcer le lien

    Se retrouver en famille

    En semaine, à cause de ses contraintes professionnelles, Charles n’a pas toujours l’opportunité de manger avec ses quatre enfants, âgés respectivement de 13 ans, 11 ans, 5 ans et 18 mois. Le week-end, en revanche, il y tient, le rituel est immuable : non seulement il déjeune et dîne avec eux, mais surtout, il cuisine avec eux. « C’est vraiment un moment où on se retrouve en famille, résume-t-il. On détermine les menus du week-end, qui a envie de manger quoi, et on s’organise autour de ça. On fait souvent des choses simples. Ce qui compte, c’est de partager cette activité ensemble, de les impliquer. » Et tout le monde l’est, à son échelle : des plus grands, qui commencent à devenir autonomes sur certaines recettes, voire à essayer d’en inventer, au cadet qui coupe les légumes, jusqu’au plus petit qui observe tout ce manège les yeux grands ouverts. « C’est une transmission de valeurs sur le goût, mais aussi sur le partage, ajoute leur père. Parce que cuisiner, c’est partager. » À en croire, la multiplication depuis une dizaine d’années des ouvrages de recettes de cuisine à réaliser avec des enfants, Charles est loin d’être un cas à part. Une tendance que Delphine Cudel, ingénieur nutritionniste et diététicienne, voit d’un très bon œil. « Cuisiner avec son enfant, c’est un conseil que je donne aux parents qui ont des difficultés à le faire manger. Déjà, parce que c’est un moment d’interaction et de convivialité, mais aussi parce que l’expérientiel au niveau de l’alimentation, c’est vraiment intéressant. Connaître ce qu’on mange, ça aide à avoir moins de réticences. »

    Des vertus éducatives

    Pour Géraldine, mère de deux enfants âgés de 7 ans et 5 ans, le moment du repas n’est jamais une source de conflit. Certainement, comme elle l’explique, car elle fait participer ses enfants à la préparation. « C’est quelque chose qui me paraît assez logique d’un point de vue éducatif : si on impose quelque chose à un enfant sans explication, il ne va pas comprendre, et potentiellement se braquer. » Dès qu’elle le peut, elle les emmène faire les courses, choisir les aliments à cuisiner, et, une fois à la maison, leur délègue des petites tâches : couper des légumes, mélanger la pâte d’un gâteau, saupoudrer les pâtes d’herbes aromatiques. « Si on lui fait sentir les herbes aromatiques, qu’on lui explique que ça donne du goût, ça change la façon dont il va percevoir le fait qu’il y ait du vert dans ses pâtes. Et si c’est lui qui l’a mis, il va forcément être plus content d’en manger. C’est une façon d’éduquer leur palais, mais ça les amuse beaucoup. On leur a acheté des petits tabliers. Ils sont tout fiers de cuisiner ! » Une façon également de responsabiliser ses enfants et de faire travailler leur motricité fine. Par exemple, lorsqu’ils font un gâteau. « Casser un œuf, couper le beurre, verser le lait, faire attention à ne pas mettre de la farine partout, les éduquer à nettoyer le plan de travail, c’est également un aspect intéressant de la cuisine », note Charles.

    À quel âge commencer ?

    On peut commencer à sensibiliser les enfants à la cuisine dès le plus jeune âge, indique Delphine Cudel. « Il y a d’abord ce qu’on appelle la diversification alimentaire, qui va commencer entre 4 et 6 mois, et jusqu’à 1 an, pendant laquelle l’enfant a une curiosité vraiment importante et où l’on va pouvoir introduire un maximum d’aliments différents. » Si l’enfant est alors trop jeune pour s’initier à la cuisine, on peut en revanche le laisser observer. « Qu’il soit à côté lorsqu’on prépare sa purée, par exemple, voir que la purée ne sort pas que d’un petit pot et qu’il y a différents éléments qui vont la composer, qu’il puisse toucher les aliments, les nommer. Dans la cuisine, on stimule plusieurs sens, le goût, bien évidemment, mais aussi le visuel, l’odorat, le toucher. Cuisiner fait partie intégrante de l’éveil des sens. » Vient ensuite l’étape de la néophobie alimentaire. « À partir de 18 mois ou 2 ans, ça dépend du développement de chacun, l’enfant va avoir un rejet plus ou moins marqué de certains aliments, explique la diététicienne, et de manière générale, sa préférence va aller vers les aliments les plus énergétiques, qui contiennent du gras et du sucre, avec un éloignement des légumes qui peuvent avoir une certaine amertume. C’est une phase normale, pendant laquelle l’enfant prend conscience de ce qu’il mange. C’est donc une période intéressante pour faire l’apprentissage de l’alimentation. » Couper des fruits et des légumes, faire participer l’enfant à la préparation de gâteaux assez simples à réaliser, comme une tarte aux pommes ou un gâteau au yaourt, constitue souvent la meilleure porte d’entrée vers la cuisine, avant de s’atteler à des plats un peu plus élaborés. « Il faut surtout garder en tête qu’un enfant ne mange pas pour sa santé, mais son plaisir », rappelle Delphine Cudel. D’où l’importance que ce soit bon, et ludique.

    Quelques idées de recettes à faire avec ses enfants :

    Croques-chou. Des légumes sous une forme attractive. De nombreuses tâches peuvent être confiées à l’enfant en fonction de son âge : peser, mélanger, former les croques…

    Tartines sucrées-salées. Éveiller au mélange de saveurs et de textures avec toute une palette de crudités, fromages à tartiner, fruits secs…

    Gâteau au yaourt aux fruits. Recette de goûter sain incontournable, qui ne nécessite pas de balance et que l’on peut faire avec des fruits de saison.

    D’autres recettes sont à trouver sur le site Manger Bouger.

  • Zoo et aquarium, les visiter ou pas : un choix difficile pour les parents

    Zoo et aquarium, les visiter ou pas : un choix difficile pour les parents

    Visiter un zoo ou un aquarium en famille

    « Cet été, nous avons visité un aquarium, raconte Judith, mère de deux enfants de 7 et 10 ans. Les enfants ont appris à reconnaître des poissons qu’ils ne connaissaient pas et ont assisté à un atelier sur la pollution des océans. Ils ont adoré, ça les a marqués et ils m’en parlent encore. » À une époque où l’opinion publique est de plus en plus sensible à la question animale, les parcs animaliers européens ont dû amorcer leur métamorphose. Dorénavant c’est la mission de sensibilisation du public à la fragilité des écosystèmes naturels qui est mise en avant par les défenseurs des parcs animaliers pour justifier leur existence. Amélioration de leurs infrastructures pour de meilleures conditions de vie des animaux, développement et investissement dans la recherche et la conservation des espèces sauvages, participation accrue à des programmes de reproduction des espèces menacées. Au point d’être considérés comme des acteurs de premier plan de leur protection par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), à qui l’on doit notamment la liste rouge des espèces menacées.

    88 % des Français

    pensent que les zoos participent à la conservation et préservation des espèces animales (1)

    Les controverses autour de la captivité

    Pourtant, même dans les établissements respectueux des conditions de vie des animaux, la captivité influe sur leurs comportements : un lion n’a pas le même espace dans la savane que dans une cage, quelle que soit la taille de cette dernière. La question est d’autant plus délicate que la sensibilité des enfants à la cause animale est souvent accrue après de telles visites. Ainsi, Vincent, père de Lila, 9 ans, raconte : « Nous sommes allés dans un zoo pourtant réputé pour se préoccuper du bien-être animal, mais Lila a été bouleversée en voyant un tigre tourner en rond dans son enclos. Elle m’a dit que c’était cruel de le garder enfermé. Cela nous a poussés à parler de la disparition de son habitat naturel, mais ce n’était pas facile… » C’est la raison pour laquelle de plus en plus de parents choisissent des établissements reconnus pour leur approche éthique. Ces lieux privilégient les animaux rescapés de trafic ou d’autres maltraitances, et participent activement à des recherches pour la conservation des espèces. Il existe aussi des réserves naturelles et des fermes pédagogiques hébergeant une faune locale et où les interactions sont plus respectueuses lors de la visite. Camille, maman de jumeaux de 6 ans, témoigne : « On préfère aller dans des fermes pédagogiques où les enfants peuvent voir des animaux de la région. On apprend à respecter la nature sans pour autant regarder des animaux sauvages originaires de pays lointains. »

    83 % des Français

    pensent que les animaux sont bien traités dans les parcs zoologiques. (1)

    Sensibiliser sans culpabiliser

    Si de nombreux parents continuent à visiter des zoos ou des aquariums, c’est dorénavant avec un regard critique, préférant des établissements qui mettent en avant leur engagement pour le bien-être animal et saisissant l’occasion pour expliquer aux plus jeunes les enjeux de la biodiversité. Pour faire plaisir aux enfants tout en respectant le plus possible la faune, on peut privilégier par exemple une visite au refuge de l’Arche en Mayenne, un parc animalier qui accueille des animaux abandonnés ou blessés et les soigne en les faisant vivre dans des habitats naturels, ou encore au Bioparc de Doué-la-Fontaine (Pays de la Loire), qui réunit des espèces menacées dans des habitats naturels reconstitués ; enfin, on peut aussi aller au WOW Safari de Thoiry (78), un parc zoologique et botanique qui abrite plus de 1000 animaux sur 50 hectares de verdure, avec une démarche respectueuse de l’environnement et une participation à la conservation des espèces en voie de disparition.

    (1) https://afdpz.org/wp-content/uploads/2020/09/Resultats-Sondage-IFOP-AFdPZ.pdf