Catégorie : Ma famille, ma tribu

  • Partir avec des ados : 3 conseils pour des vacances réussies

    Partir avec des ados : 3 conseils pour des vacances réussies

    Une mèche, des bagues et un panneau « interdit d’entrer » collé sur la porte de la chambre. Si à première vue le spécimen semble facile à cerner, la réalité est toute autre : loin des clichés, l’adolescent est une créature complexe, qui fait le bonheur tout autant que le désarroi de ses chers parents. Alors, quand sonne l’heure des vacances, le casse-tête est souvent de taille : « Si le quotidien se passe bien, que le lien est de qualité avec les parents, il y a de fortes chances pour que l’ado soit content de partir en famille, analyse Aline Nativel Id Hammou, psychologue clinicienne spécialiste de l’adolescence. D’autres fois, son entrain dépend de la destination, des personnes présentes (y a-t-il des membres de la famille hors du noyau nucléaire, comme les cousins par exemple ?), de la possibilité d’aller en camp de vacances avec ses copains la semaine d’après… Dans d’autres configurations, le contexte familial et la question matérielle ou financière peuvent créer de la frustration, voire de la déception ». Que son ado soit grincheux ou friand d’aventures, comment faire en sorte que les vacances en famille soient un moment apaisé pour tout le monde ? Quelques astuces simples permettent de mettre toutes les chances de son côté.

    Les ados sont très réceptifs au principe du donnant-donnant : je te fais plaisir et, en retour, tu me fais plaisir.

    Aline Nativel Id Hammou, psychologue clinicienne spécialiste de l’adolescence

    Inclure son ado dans les préparatifs

    Sophie et Marc sont les heureux parents de Zach, 15 ans et Roxane, 13 ans. Depuis quelques années, quand vient le printemps, ils ont pris l’habitude d’organiser des réunions de famille pour planifier les vacances : « On s’assoit autour d’une table et on expose nos préférences. Plutôt campagne, mer ou montagne ? Chacun vient avec ses arguments et parfois même ses photos à l’appui. Ensuite on débat, puis on vote pour la meilleure proposition ! En excluant ce qui ne colle pas en termes de budget. » Ces moments de décision collective leur permettent d’inclure les ados à la réflexion. « Ils se sentent écoutés et n’ont pas l’impression de subir les vacances. Le but c’est que tout le monde y trouve son compte ! », résume Sophie. Un très bon réflexe, selon Aline Nativel Id Hammou : « C’est un projet de famille, alors il est bon de faire un point ensemble pour réunir les envies, les centres d’intérêt, les besoins, les désirs de chacun, et trouver des compromis quand c’est nécessaire, sur le choix de la destination, des activités, de la durée du séjour… » Le tout crée un cercle vertueux, appuie l’experte : « Plus on les implique, plus les ados ont envie de participer ! »

    Plus on anticipe l’organisation, plus on évite le conflit.

    Aline Nativel Id Hammou, psychologue clinicienne spécialiste de l’adolescence

    Poser un cadre

    Pour éviter les frustrations sur place, la psychologue recommande également de bien définir le cadre en amont. Cela passe, notamment, par se mettre d’accord sur ce que l’on attend des vacances pour éviter les mauvaises surprises. Car ce qui fait le bonheur des uns ne fait pas forcément celui des autres : « Pour moi, le plus important, c’est de pouvoir me reposer. Mon idéal de vacances, c’est de bouquiner sur la plage, ce que je n’ai jamais le temps de faire le reste de l’année », confie Emmanuelle. Son fils Diego, 13 ans, n’a pas exactement les mêmes envies : « Il aime se dépenser, jouer au badminton, faire de la voile… Parfois tout cela est difficile à concilier, et ça crée des frustrations des deux côtés. » C’est donc là que la cadre intervient : « Plus on anticipe l’organisation, plus on évite le conflit. Si chacun exprime ses attentes en amont et qu’on définit un cadre auquel tout le monde adhère, il n’y a pas de mauvaises surprises », abonde Aline Nativel Id Hammou. Pareil pour les sujets fâcheux, comme l’heure du coucher : « Se mettre d’accord sur les horaires auxquels l’ado peut rentrer le soir, ça permet, une fois sur place, de justifier un refus quand il demande à changer les règles. On peut aussi mettre en place certaines choses comme de l’argent de poche, quand on en a les moyens. Ça permet de l’autonomiser et de le responsabiliser », conseille la psychologue.

    Lâcher prise et créer du lien

    Donner un cadre ne veut cependant pas dire être rigide : « Parfois, le conflit est inévitable. C’est aux adultes de lâcher prise, de se mettre “en mode vacances”. Outre les frictions sur la sécurité ou la mise en danger, on peut se montrer souple sur le reste. Au quotidien, il y a déjà beaucoup de choses que l’on impose aux enfants, en raison du cadre éducatif, des obligations scolaires, de nos exigences professionnelles… Les vacances sont censées relever d’une dynamique de plaisir et de détente », nuance l’experte.

    Sophie et Marc l’ont bien compris : s’ils ne le font pas forcément durant l’année, ils veillent par exemple à laisser leurs ados faire la grasse matinée pendant les congés. Et cela vaut aussi pour les moments de partage. Les vacances permettent de tisser d’autres liens avec son ado, à condition de choisir des activités qui font plaisir à tout le monde. Si son enfant a une peur bleue des sports aquatiques, pourquoi vouloir à tout prix l’initier au rafting ? « Les vacances en famille permettent de se redécouvrir en dehors des exigences du quotidien, de se rapprocher, de parler d’autres sujets… » conclut Aline Nativel Id Hammou. À condition d’y mettre chacun du sien !

    L’Essentiel de l’article

    Organisez les vacances avec votre ado pour que chacun y trouve son compte

    Partir ensemble, ne signifie pas passer tout votre temps ensemble

    Parents, essayez de lâcher prise ! Les vacances ne doivent pas être source de conflit

    Vous prévoyez vos vacances en famille ?

    Avec Macif Avantages, profitez de réductions auprès d’un ensemble de partenaires !

  • Pourquoi les moins de 14 ans se sentent-ils seuls ?

    Pourquoi les moins de 14 ans se sentent-ils seuls ?

    Quatorze ans n’est-il pas l’âge de l’insouciance ? Ce n’est plus une évidence pour la génération Alpha (enfants nés entre 2010 et 2025), jeunesse sacrifiée par la crise sanitaire et les confinements successifs qui ont démarré en 2020.

    « Avant l’arrivée du Covid-19, les moins de 14 ans représentaient une petite dizaine d’appels par an. En 2022, on a répondu aux appels de 2 000 préadolescents. Une augmentation de 40 % », alerte Ghislaine Desseigne, présidente de l’association SOS Amitié. Au bout du fil, des jeunes isolés dépassés par l’actualité, de la guerre en Ukraine aux sécheresses, qui confient avoir une peur grandissante de l’avenir. « Ils nous disent qu’ils sont paumés, qu’ils reçoivent trop d’informations. La question du climat revient aussi beaucoup », poursuit Ghislaine Desseigne, qui ne masque pas son inquiétude.

    Sans oublier le fléau du harcèlement scolaire, qui porte son lot de drames de plus en plus médiatisés. Quand ils n’osent pas décrocher le téléphone, les adolescents se reportent sur le chatbot de l’association. Des questions types reviennent assez souvent : « Est-ce que vous êtes un robot ? Est-ce que vous êtes un adulte ? Qu’est-ce qu’on va devenir s’il n’y a plus de saisons ? »

    Construction identitaire et esprit clanique

    En 2020, au plus fort de l’épidémie, les préados d’aujourd’hui avaient 12 ans. Un âge phare dans la construction identitaire, habituellement marqué par un esprit clanique important : « C’est à cet âge-là qu’on se construit par rapport au groupe, où l’on se détache des liens familiaux pour peu à peu investir la sphère amicale », souligne Laurence Corroy, professeure des universités à l’Université de Lorraine, spécialiste de la relation entre les jeunes et les médias. Elle dénonce une période empreinte de discours culpabilisants pour les adolescents, qui a foncièrement isolé les plus jeunes d’entre eux. « Non seulement l’école était fermée, mais ils devaient se tenir à distance de leurs proches les plus fragiles : on a coupé toute une génération de leurs repères sociaux et affectifs », dénonce-t-elle.

    Une hyperconnexion nocive

    Réinvestir des sphères sociales en présentiel, après des mois derrière son écran, est alors particulièrement éprouvant pour les adolescents, qui traînent l’impression de n’être plus adapté aux dynamiques collectives. « Le contexte les a enfermés sur eux-mêmes, ils ont du mal à investir leur sociabilité aujourd’hui », analyse Laurence Corroy.

    L’accession au smartphone avant quatorze ans, provoquant une hyperconnexion nocive qui enferme les jeunes ados dans des bulles d’information, n’aide en rien selon elle. « Les journaux télévisés sont déjà anxiogènes pour les jeunes ados, ça reste une succession de mauvaises nouvelles. Mais au moins, ils sont modérés par les journalistes. Alors, imaginez la réception d’informations sur un smartphone ? » interroge Laurence Corroy. Hyper connectés, les jeunes adolescents parlent souvent du phénomène du « fear of missing out », soit la crainte de rater quelque chose de nouveau.

    Des ados marqués par les réalités sociales du foyer

    Les réalités sociales des adolescents et les difficultés économiques rencontrées par leurs parents sont, elles aussi, des sources d’angoisses. Depuis toujours, Samir Abdelli, éducateur et responsable du service de prévention spécialisée à Dévoluy dans les Hautes Alpes, part à la rencontre de la jeunesse dans les quartiers populaires. Si grandir dans un quartier n’est jamais chose facile, il constate des signaux particulièrement alarmants depuis quelques années. « Beaucoup plus de préadolescents décompensent : ils développent une sorte de phobie scolaire, sans passif particulier. Dans les cas les plus graves, ils fuguent, se scarifient. Ils nous envoient des appels à l’aide », témoigne-t-il.

    Du terrain de sport au snack du quartier, Samir et son équipe essayent alors d’attirer leur attention, dans l’espoir de les sortir de leurs chambres et surtout de leur rumination mentale. « Les défis sont plus importants que jamais », termine Samir.

    VOUS SOUHAITEZ DE L’AIDE POUR VOTRE ENFANT ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé prend en charge les consultations de psychologie*.

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les moins de 14 ans sont de plus en plus nombreux à exprimer des sentiments de mal-être et de solitude
    • Des signaux doivent alerter : perte d’appétit, repli sur soi, tristesse, phobie scolaire entre autres
    • N’hésitez pas à faire appel à un.e psychologue pour aider votre enfant
  • Déménagement : que faire pour que son enfant le vive sereinement ?

    Déménagement : que faire pour que son enfant le vive sereinement ?

    Même si la tendance baisse, plus d’un Français sur cinq a toujours l’intention de déménager prochainement(1). Changer de logement peut toutefois se révéler difficile à appréhender, notamment pour les enfants. « J’ai changé de travail et on a dû déménager, explique Éric, père de trois filles. Elles ont été choquées, elles pensaient qu’elles vivraient toute leur jeunesse ici, qu’elles ne connaîtraient que cette maison. » Le dialogue est essentiel pour faire accepter ce changement.

    Les intégrer au projet

    « En discutant, on voit si des choses ne vont pas et, le cas échéant, on tente de contourner les problèmes, de trouver les arguments pour faire que tout se passe bien », explique Michel, qui a déménagé plusieurs fois avec ses deux filles. Un changement d’école et l’éloignement du cercle amical qu’il implique peuvent par exemple être une source d’inquiétude. « Pour adoucir les craintes, on a toujours veillé à montrer le côté positif du déménagement : une chambre plus grande, plus de choses à proximité, etc. »

    Impliquer ses enfants au maximum dans le déménagement permet de faciliter la transition. « Lorsqu’on faisait des visites, je m’organisais pour qu’ils soient là, qu’ils puissent eux aussi se faire une idée de l’appartement, confie Christine, mère de trois garçons. Sinon, je prenais des photos pour leur dire : “Tu vois, là, ça peut être sympa, on peut faire ceci ou cela.” Ça leur donnait une perspective, ils pouvaient se projeter. » Une manière de les associer au processus et d’en faire des acteurs, plus que des spectateurs.

    Patienter et rassurer

    Une fois la phase d’emménagement amorcée, il faut garder à l’esprit que chacun a besoin d’un temps d’adaptation plus ou moins long. « Les filles étaient un peu perdues parce qu’avant, les chambres étaient côte à côte, témoigne Éric. Là, elles étaient loin de la nôtre. Ça a été un peu compliqué, on a dû acheter une veilleuse à Eva pour la rassurer. » Christine a justement accordé une attention particulière à l’aménagement des chambres de ses fils : « Les chambres ont toujours été une priorité pour qu’ils s’y sentent bien et prennent leurs marques. Le but du jeu, c’est qu’ils soient sereins tout de suite, que le bouleversement soit moins abrupt et qu’ils s’approprient le nouveau lieu. »

    « Ce n’est pas aux parents de tout décider »

    Pour ce faire, Éric et Fanny ont laissé carte blanche à leurs trois filles. « Comme elles grandissaient, pour les faire participer, on allait faire les magasins ensemble, détaille Fanny. Selon nous, les parents ne doivent pas décider de tout. Nos filles ont choisi leur nouveau lit, leur nouveau bureau, la couleur de leur chambre, etc. Même si ça ne nous plaisait pas, c’est leur lieu de vie, il est important de respecter leur choix. On a peint les chambres en vert pomme, en marron et en rose. Je les guidais, mais elles choisissaient au bout du compte. »

    Une façon de faciliter la projection dans le nouveau logement, et d’ouvrir ce nouveau chapitre un peu plus sereinement.

    LOCATAIRE OU PROPRIÉTAIRE, L’IMPORTANT EST DE SE SENTIR BIEN CHEZ SOI

    Découvrez les bons plans et solutions Macif pour réaliser les travaux et les aménagements qui vous correspondent.

    L’Essentiel de l’article

    • Un déménagement est un chamboulement de repères, il faut faire preuve de patience
    • Montrer les points positifs de ce changement peut aider à rassurer
    • En choisissant les couleurs ou la place des meubles dans sa chambre, l’enfant s’approprie l’espace

     

    (1) Baromètre de L’Officiel du déménagement 2022

  • Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    Si l’on en croit les chiffres de l’Insee, le taux de divorce en France se situe depuis l’an 2000 aux alentours de 50%. Autrement dit environ un couple marié sur deux devrait être amené à divorcer. La situation n’a donc rien d’inédite. Il n’empêche que pour un enfant, la séparation de ses parents peut provoquer un véritable séisme.

    À ce titre, selon une publication de la psychologue clinicienne américaine JoAnne Pedro-Caroll, les trois facteurs qui affectent le plus le bien-être des enfants, pendant et après la séparation ou le divorce de leurs parents, sont les suivants : le degré et la durée des hostilités entre les parents, la qualité des pratiques parentales et la qualité de la relation parent-enfant. Trois facteurs qui peuvent être contrôlés par les parents à condition de trouver les ressources nécessaires pour y parvenir.

    Médiation familiale : apaiser les conflits

    Après une première vie de cadre dirigeante et d’entrepreneuse, Isabelle Jordan est devenue médiateur familial diplômé d’état. Elle reçoit quotidiennement dans son cabinet des couples qui se séparent dans des conditions houleuses pour leur proposer sa méthode : « La médiation familiale c’est une méthode pour désactiver les conflits qui travaille sur leurs deux causes principales : les erreurs d’interprétations et la sensation d’impuissance. L’objectif est d’éclairer ce qui a causé les erreurs d’interprétation et de permettre à chacun de se responsabiliser en donnant un champ d’action. Les conflits seront toujours là, mais ils seront moins inflammables ».

    En déminant les principaux motifs de désaccord, la médiation familiale peut ainsi aider à apaiser et équilibrer les situations parentales. Il est même parfois utile d’y avoir recours en amont de la séparation pour la préparer, déblayer le terrain et permettre à chacun de reprendre sa part de responsabilité.

    Séparation : l’enfant n’est pas un intermédiaire

    L’un des dangers principaux en cas de séparation conflictuelle est d’impliquer les enfants dans le conflit. C’est une règle d’or, l’enfant ne doit en aucun cas être partie prenante. Des études le démontrent, les enfants ne vont pas forcément moins bien si leurs parents se séparent : « En revanche ils vont moins bien si leurs parents sont dans des conflits épouvantables et encore moins bien si on leur dit « ton père est un menteur ou ta mère est méchante ». Les qualificatifs et les jugements sur l’autre sont à proscrire » juge Isabelle Jordan.

    Selon la médiatrice familiale, le besoin premier des enfants, qu’ils soient très jeunes ou adolescents est la sécurité. Un besoin qui passe notamment par le soutien et l’attention des deux parents. Attention donc à ne pas se battre pour le temps de garde et à faire de l’enfant, l’enjeu d’un règlement de compte qui ne le concerne pas : « En médiation j’entends souvent des gens qui font de la comptabilité, sur le nombre de jours où ils ont l’enfant. On a une compétition sur les termes de la garde alternée. Or mieux vaut moins de temps, mais du temps de qualité qui permet de consacrer plus d’attention à l’enfant » conclut Isabelle Jordan.

    Thérapie Familiale VS Médiation Familiale

    Lors d’une séparation conflictuelle, thérapie familiale et médiation familiale présentent chacune des intérêts, mais ce sont deux démarches finalement assez différentes. La médiation familiale est une démarche d’origine canadienne qui vise à résoudre les conflits. Elle implique un travail en présence des différentes parties qui se focalisent sur le présent et recherchent des solutions concrètes . En somme, cela n’est pas de la psychanalyse. La thérapie familiale va naviguer entre le passé, le présent et le futur, chercher à comprendre les origines, interroger les causalités du conflit. Le thérapeute aide à décortiquer les systèmes de relation afin de provoquer un changement pour adoucir les difficultés.

    Enfin, pour assurer le bien-être de l’enfant lors d’une séparation conflictuelle, un suivi psychologique peut également lui être proposé afin de lui offrir un espace d’expression neutre qui n’implique aucun de ses deux parents.

     Vous êtes sociétaire Macif ? Bénéficiez d’un accompagnement en cas de séparation.

    Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    L’Essentiel de l’article

    • Ne jamais dénigrer l’autre parent devant l’enfant
    • La médiation familiale peut aider à désactiver les conflits
    • Le bien-être de l’enfant doit toujours primer
  • Apprendre à interpréter les signes envoyés par son chien

    Apprendre à interpréter les signes envoyés par son chien

    Décrypter le comportement de son chien

    Quand Simone, un petit bouledogue français de deux ans s’arrête en pleine rue et se couche au sol ou qu’elle se gratte, sa maîtresse Angie est parfois décontenancée. Elle ressent même un peu de frustration : « J’aimerais savoir si c’est parce qu’elle a une démangeaison, pour évacuer un éventuel stress, ou pour faire passer un massage. »

    Comme pas mal de maîtres, cette trentenaire bien dans ses baskets aimerait mieux comprendre ce que ressent son chien. Julie Faure est comportementaliste. Son métier, c’est justement (entre autres) d’aider les gens à décrypter les comportements de leurs chiens : « Quand on appelle un chien et qu’il renifle le sol, se gratte ou fait semblant de ne pas entendre, c’est souvent parce qu’il n’est pas à l’aise avec ce qu’on lui demande de faire », estime-t-elle. Selon celle qui exerce son métier depuis cinq ans, les gens ont bien souvent tendance à ne pas bien interpréter certains signes. Il faut dire qu’entre l’homme et son meilleur ami, le dialogue est parfois complexe. Pourtant, certains signes ne trompent pas.

    74% des propriétaires de chien

    voit leur animal comme un membre de  leur famille. (1)

    Marques d’affection ou de stress ?

    « Un chien qui lèche le visage, c’est un signe d’affection. Renifler, lécher, venir vers vous, mordiller, ce sont des signes sociaux positifs », explique Emmanuelle Titeux, docteure vétérinaire spécialisée en médecine du comportement. À l’inverse, certains signes dénotent eux du stress ou une réponse à une menace.

    Cette spécialiste en éthologie canine l’exposait ainsi dans un article scientifique intitulé Relations hommes-chiens, les nouvelles hypothèses : « Les signes de stress définis par tous les scientifiques, notamment Beerda en 1997, sont parfaitement connus : bâillement, halètement, langue sortie, patte levée, léchage de la truffe, ébrouement. Pour ce qui est du détournement de regard ou de la tête, ce comportement correspond à la réponse d’un chien à la menace d’un autre. »

    En revanche, ils ne sont en aucun cas des signaux envoyés aux humains, juste des réactions épidermiques à des situations données : « Les gens ont tendance à vouloir surinterpréter leurs chiens. Le chien n’envoie de signaux à personne. »

    Faire appel à un comportementaliste canin

    Julie Faure rencontre des chiens et leurs maîtres quotidiennement depuis cinq ans. Elle a donc eu l’occasion de constater que pas mal de propriétaires de chiens, très attachés à leur animal, avaient tendance à verser dans l’anthropomorphisme. Par exemple en les laissant dormir avec eux et s’allonger sur leurs oreillers. Ce qui n’est pas forcément souhaitable : « Certains pensent que si le chien vient dormir sur leur oreiller c’est parce qu’il aime son maître. Or pour l’animal : c’est aussi une manière de dire à son maître : “Tu es ma ressource.” Je te protège, mais c’est moi qui décide. » Les risques, c’est aussi que les chiens qui dorment avec leurs maîtres voient leur instinct de protection et d’exclusivité renforcé. Ou qu’ils prennent une fâcheuse habitude : « Les chiens qui attrapent vos chaussures quand vous devez partir, ce n’est pas pour dire : allons jouer. En réalité, ce geste n’a rien de rigolo, il veut dire : “Je ne t’ai pas autorisé à partir.” »

    PRENEZ SOIN DE VOTRE FIDÈLE COMPAGNON !

    Avec Macif Assurance Chien Chat, optez pour un contrat qui répond aux besoins de votre animal de compagnie et qui s’adapte à votre budget.

    L’Essentiel de l’article

    • Il faut être attentif au comportement de son animal sans surinterpréter les signaux
    • Les chiens ont besoin de moments de tranquilité et de repos
    • Le vétérinaire peut vous aider à comprendre le comportement de votre animal

    (1) Ipsos 2020

  • Déménager sereinement avec un animal de compagnie

    Déménager sereinement avec un animal de compagnie

    En France, un foyer sur deux possède un animal de compagnie(1). Ils entrent donc forcément dans l’équation au moment d’un événement tel qu’un déménagement. « C’est une source de stress pour tout le monde », explique Jasmine Chevallier, qui est aussi consultante en médecine du comportement à Paris, dans le Var et le Loir-et-Cher. Des différences notables sont néanmoins à signaler selon les animaux, notamment entre le chat et le chien.

    Recréer ses repères pour le chat

    Le chat est en effet un animal attaché à son territoire et il a davantage de difficultés à transposer ses repères. « Son équilibre repose sur son petit chez lui, prévient la vétérinaire. Il faut faire attention à ce qu’il ne s’enfuie pas lors d’un déménagement, ça arrive parfois. Il lui faut une pièce où être tranquille pendant la pire phase du déménagement, quand il n’y a plus rien dans une maison et qu’il y a du désordre dans l’autre. C’est bien de l’isoler avec sa litière, en lui laissant de quoi manger et son panier, pour qu’il ait un peu de calme. En cas d’impossibilité, la solution peut être de le confier quelques jours à un proche pour éviter l’effervescence des cartons et des meubles qui bougent dans tous les sens. Les chats ont du mal avec ça. »

    Être patient, surtout avec les chats

    Des conseils qu’Aline, 26 ans, a appliqués avec son compagnon Minouchaton : « Quand le mobilier change, il est un peu déconcerté. Il se cache, il tourne un peu en rond, il lui faut une quinzaine de jours d’adaptation. Il avait besoin d’être rassuré alors je lui ouvrais les pièces petit à petit, pour qu’il explore à son rythme, qu’il n’ait pas trop d’informations en même temps. »

    Cassandre, 24 ans, a aussi utilisé un diffuseur de phéromones pour « apaiser et mettre en confiance » son petit Sloop, sentant qu’il était stressé dans son nouveau logement. « Tant qu’il est inhibé, on le laisse dans une seule pièce, confirme la vétérinaire Jasmine Chevallier. Une fois qu’il est détendu, on lui ouvre le reste de la maison, et ensuite l’extérieur. Son état détermine le moment où il est prêt. Pour certains chats, ça prend trois heures, pour d’autres trois semaines. »

    Ne pas tout bouleverser pour le chien

    L’adaptation est généralement plus simple pour un chien puisque ses repères sont avant tout humain. « Le chien est un animal social, son groupe est primordial et il ne le perd pas dans le déménagement, confie la vétérinaire. Il convient avant tout de garder ses habitudes. Il peut aussi être indiqué de lui faire visiter le nouveau logement, par exemple de l’emmener quand on va prendre des mesures. »

    Soucieuse de ne pas trop perturber son husky, Cassandre a fait le choix de déménager en deux temps : « On a attendu que les petits travaux soient finis avant de l’accueillir dans le nouvel appartement. Tout était en place, il n’était pas au milieu du bruit, de la poussière, des odeurs de peinture… Il est arrivé dans le contexte le plus serein possible. »

    En clair, le mot d’ordre pour qu’un déménagement se passe au mieux : tranquillité et sérénité pour des animaux moins stressés !

    PRENEZ SOIN DE VOTRE FIDÈLE COMPAGNON !

    Avec Macif Assurance Chien Chat, optez pour un contrat qui répond aux besoins de votre animal de compagnie et qui s’adapte à votre budget.

    L’Essentiel de l’article

    • Les chats ont besoin de leur espace, les chiens de conserver une routine
    • Si possible, éviter la présence de votre animal lors des peintures ou la présence de poussière
    • Faire preuve de patience est essentiel

    (1) Fédération des fabricants d’aliments pour animaux familiers (FACCO)

  • Séparation de couple : Comment assurer le bien-être de son animal ?

    Séparation de couple : Comment assurer le bien-être de son animal ?

    Toi + Moi + le chien

    Quand Vincent et Marine se séparent après plusieurs années de vie commune, une question se pose immédiatement : qui gardera Shadow, l’adorable teckel à poil ras, qu’ils ont acquis ensemble un an plus tôt ? La décision menace de devenir un sujet de conflit supplémentaire au cœur d’un moment toujours délicat à gérer : « Au début, Marine voulait garder le chien. J’ai dû lui rappeler qu’on l’avait acheté à deux et que je m’étais engagé avec elle à prendre Shadow. Je lui ai donc proposé une garde alternée », raconte Vincent, office manager dans une entreprise de communication.

    Entre ce quadragénaire et son ex-compagne, l’idée sera validée après quelques tractations, en bonne intelligence. Désormais Shadow partage son temps entre l’appartement de Vincent et celui de Marine sans qu’une règle précise ait été mise en place entre les deux ex-conjoints : « En réalité, on se partage la garde en fonction des impératifs de chacun. Si elle est en déplacement pour son travail, c’est moi qui ai Shadow. On n’est jamais exactement sur deux semaines de garde chacun, mais on fait en sorte que cela soit équitable. »

    68% des Français

    estiment que leur animal de compagnie fait partie de la famille. (1)

    Que dit la loi ?

    Si comme dans le cas de Vincent et Marine, la garde alternée est parfois décidée par les propriétaires, rien ne l’oblige dans la loi française, muette sur cette question. Ce qui peut poser problème en cas de conflit. En revanche, l’Espagne a choisi de légiférer sur le sujet. Depuis janvier 2023, la loi permet de statuer en cas de désaccord entre les conjoints et le juge peut désormais acter le fait que chats, chiens et autres animaux séjourneront chez leurs deux maîtres, chacun leur tour. Ou attribuer la garde à l’un des deux conjoints, avec la mise en place d’un droit de visite pour l’autre. À l’heure de statuer, le juge doit toujours prendre en compte l’intérêt et le bien-être de l’animal, un peu comme il le ferait avec des enfants mineurs en cas de divorce.

    Le bien-être de l’animal : priorité n°1

    Le bien-être de l’animal est-il d’ailleurs impacté en cas de séparation ? La comportementaliste pour chiens Julie Faure n’est pas loin de le penser : « La garde alternée peut poser problème au niveau de l’équilibre du chien qui doit faire un double travail pour s’adapter à deux environnements différents. J’ai par exemple vu des chiens qui n’étaient plus propres ou qui devenaient destructeurs. Ceci dit, parfois cela se passe aussi très bien. Cela dépend avant tout des maîtres. »

    Dans le cas de Shadow, tout va bien. Le teckel à poil ras de 2 ans n’a pas changé de comportement après la séparation de ses maîtres et semble vivre la garde alternée sans aucune difficulté. Vincent n’a d’ailleurs remarqué aucun signe de stress ou de mécontentement chez son chien, au contraire : « Tant que le chien est bien traité par deux maîtres aimants, je pense que tout se passe bien. Quand je récupère Shadow, il me fait la fête et c’est la même chose avec mon ex. En fait c’est presque comme un enfant de divorcés. D’ailleurs, il a aussi tout en double. Même les cadeaux de Noël. »

    PRENEZ SOIN DE VOTRE FIDÈLE COMPAGNON !

    Avec Macif Assurance Chien Chat, optez pour un contrat qui répond aux besoins de votre animal de compagnie et qui s’adapte à votre budget.

    L’Essentiel de l’article

    • Le bien-être de l’animal doit primer
    • Prenez conseil auprès du vétérinaire de votre animal en cas de doute sur son état mental
    • La loi française n’impose pas la garde alternée des animaux

     

     Vous êtes sociétaire Macif ? Bénéficiez d’un accompagnement en cas de séparation.

    Séparation de couple : Comment assurer le bien-être de son animal ?

    (1) Ipsos 2020

  • L’importance de la communication non verbale avec son enfant

    L’importance de la communication non verbale avec son enfant

    Récurrence et essais : l’observation est la clé

    C’est une évidence, mais il faut bien sûr être attentif à tous les signes que peut communiquer le nourrisson, et ce dès les premiers mois. « À une période, on disait qu’il fallait laisser pleurer le bébé , explique Isabelle Iserable, psychomotricienne à Marseille. Mais non : il faut être à l’écoute de cet être qui manifeste des émotions, pour que l’enfant soit rassuré et qu’il ressente la sécurité interne essentielle à son développement. » Au fil du temps, et en fonction des réponses apportées par les parents, le bébé va développer des récurrences spécifiques, qu’il faudra décoder, comme l’ont observé Guillaume et Stéphanie sur leur bébé de 14 mois : « Quand il commence à avoir faim, il a un pleur qui est différent des autres. Même si d’autres fois, on ne sait pas pourquoi il crie, ou pourquoi il fait tel geste, alors on essaye différentes choses. Bref, on apprend sur le tas ! »

    L’importance de l’imitation

    Pour aider le bébé à comprendre et communiquer ses propres émotions, il est essentiel d’établir très tôt une communication. Parents d’un garçon de 4 ans, Pierre et Mylène, musiciens professionnels à Toulouse, se souviennent avoir appliqué très tôt cette méthode. « On lui a toujours parlé comme à un “adulte”, un être conscient, mais en marquant bien plus les émotions dans nos intonations, pour l’encouragement ou pour le reproche. » Le champ visuel du bébé étant encore très limité, il ne faut pas hésiter à se placer très près de lui. Le couple poursuit : « On s’amuse à faire des grimaces et il est toujours amusant de le voir les reproduire. Ça l’aide à prendre conscience de son visage, de son corps, de ses capacités d’expression. » Côté expert, la psychomotricienne précise : « Il faut aussi éviter de charger la pièce de jeu, notamment en enlevant les écrans. » Limiter le nombre de jouets et « mettre en scène » des émotions précises (à travers des histoires, marionnettes, imagiers…) sont aussi de bons moyens de développer sa façon de communiquer.

    « Le conseil qu’on donne le plus souvent aux parents, c’est de marquer, surjouer les émotions »

    Isabelle Iserable, pédopsychiatre

    Une question de tonus

    Pleurs, sourire, gestes, regards… Les indices sont nombreux. Mais la communication passe aussi par des signes très subtils. Les psychomotriciens parlent ainsi de « dialogue tonique », selon un terme forgé en 1930 par le psychologue Henri Wallon, pour souligner la façon dont les émotions entre parents et enfant sont directement échangées.

    En résumé, le bébé communique un certain tonus (une tension, ou au contraire une satisfaction), mais, comme détaille Isabelle Iserable : « Le bébé va également instinctivement se caler sur notre tonicité. Donc il est important que le parent soit dans une attitude de détente quand il prend l’enfant dans ses bras. » Les coussins dits d’allaitement ou de maternité peuvent ainsi servir à rassurer un jeune parent qui aurait peur de mal tenir son bébé – et donc de calmer ce dernier.

    Les psychomotriciens peuvent également former au portage à l’écharpe, dont la proximité (plus encore que le porte-bébé) « rassure l’enfant et favorise la conscience de son corps ». Même si, bien sûr, un parfait contrôle de ses émotions reste impossible, comme a pu le constater Mylène : « Je me souviens quand je préparais un concours de musique, pendant deux mois mon fils dormait très mal, il sentait que j’étais tendue. Dès le lendemain du concours, il a de nouveau dormi comme un charme. » Guillaume et Stéphanie ont vécu la même expérience lors des préparatifs d’un déménagement compliqué.

    Le recours au langage signé

    Par ailleurs, de plus en plus de parents s’initient, dès les 6 mois, à la technique des signes pour bébé – basée sur une simplification de la langue des signes. Une manière d’exprimer des besoins précis : « besoin d’aide », « encore », « manger », etc. Attention de ne pas y voir une solution miracle, et de l’utiliser en complément de la parole. Mais pour la psychomotricienne Isabelle Iserable, son développement est une bonne chose : « ça permet d’éviter des frustrations, qui peuvent donner des enfants colériques. Et des études tendent à montrer que cela facilite l’acquisition de la parole », en ancrant le langage dans des besoins corporels. Pierre et Mylène s’y sont essayés, tout comme Guillaume et Stéphanie, à l’aide d’un livre et de vidéos YouTube : « Il commence même à nous répondre. » Bref, pas besoin d’attendre pour communiquer avec son bébé : cela se fait dès les premières semaines.

    Qui a dit que le rôle de parent était un jeu d’enfant ?

    Avec des conseils de professionnels, des évènements dédiés, des solutions adaptées, la Macif souhaite apporter aux futurs et jeunes parents un soutien de confiance.

    L’Essentiel de l’article

    • Observez votre bébé, il vous envoie de nombreux signes
    • Le bébé cale son énergies et ses émotions sur celles de ses parents
    • Il existe de nombreux moyens de communiquer avec votre bébé, trouvez le vôtre !
  • Comment favoriser le lien d’attachement avec son enfant ?

    Comment favoriser le lien d’attachement avec son enfant ?

    Les conclusions du rapport des 1 000 premiers jours de l’enfant, présidé par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik et remis au ministère des Solidarités et de la Santé en septembre 2020 sont formelles : pour son bon développement psychique et affectif, un bébé a besoin d’un lien d’attachement sécurisant avec au moins un adulte. Plus tard, cet attachement sera crucial pour le développement de ses capacités à s’exprimer, à voir, sentir, toucher, mais aussi sa confiance en lui et sa capacité à nouer des relations stables et de qualité. Ce n’est pourtant pas chose évidente. D’après un récent rapport de l’association caritative londonienne Sutton Trust, environ 40 % des enfants manqueraient d’un attachement fort avec leurs parents. Mais alors, quelle est la recette magique ?

    Attachement naturel ou à travailler ?

    Oubliez les méthodes élaborées, l’attachement d’un enfant à ses parents se tisse très naturellement dès ses premiers instants de vie. « Le regard fonde rapidement quelque chose de très intense, bien avant la mise au sein », assure Marie-Claude Bossière, pédopsychiatre à la Maison des femmes de Saint-Denis, rappelant bien que l’allaitement n’est pas un indispensable à l’attachement pour autant. Créer un lien d’attachement se fait donc plutôt naturellement, dès lors que le parent répond de façon adaptée, affectueuse et régulière aux signaux que lui envoie son enfant. « Je prends mon bébé dans mes bras quand il pleure, je prête attention à ce qu’il me montre, je lui donne à manger quand il a faim, sans oublier de lui rendre son sourire à chaque fois qu’il nous sourit », raconte Jeanne, 32 ans, auxiliaire de puériculture et mère de trois enfants.

    Jeux, communication, massage

    À mesure que l’enfant grandit, les marques physiques d’affection ne sont plus les seuls moyens de nouer un lien fort avec lui. « Raconter une histoire, faire un puzzle, chanter une comptine ou simplement dessiner avec lui sur la même feuille peut aider à renforcer ce lien », complète Marie-Claude Bossière. Le tout, selon elle, étant de partager une activité, favorisant la communication verbale ou non verbale. « Idéalement, le jeu est choisi par l’enfant et mieux encore, le parent peut inviter son enfant à lui expliquer les règles, c’est une interaction qui lui donnera confiance » poursuit-elle.

    Réciproquement, le lien d’attachement avec son enfant a aussi des bienfaits pour le ou les parents, qui prennent confiance en leur capacité à assumer leur rôle parental. « Lorsque j’ai appris à masser mon bébé lors d’un atelier organisé entre mamans, j’ai senti qu’il comprenait que je lui voulais du bien », explique Jeanne.

    Écouter son enfant

    Vous voulez serrer votre enfant dans vos bras et il s’enfuit ? Éviter vos bras est devenu son petit jeu favori ? Pas de panique. Loin d’être universelle, la nature de l’attachement est singulière à chaque individu. Si le refus d’un bébé envers les marques d’affection physique est relativement rare selon Marie Claude Bossière, il arrive qu’en grandissant, l’enfant exprime un besoin de s’affirmer, rejetant temporairement cet affect. C’est si grave que ça docteur ? Il semblerait que ce soit plutôt sain, au contraire. « Le développement d’un enfant est toujours marqué d’étapes d’opposition qui peuvent commencer dès l’âge d’un an, lorsqu’un enfant apprend à marcher par exemple » rassure Marie-Claude Bossière.

    À ses yeux, il est important que le parent puisse accepter ces manifestations d’opposition et comprendre qu’elles ne sont pas dirigées contre lui, tout en continuant à lui assurer l’attention qu’il lui porte (jouer avec lui, lui sourire, lui demander comment sa journée à l’école s’est passée). « En s’opposant, l’enfant apprend juste à affirmer son tempérament et sa personnalité devant ses parents », complète Jeanne.

    L’Essentiel de l’article

    • L’attachement est essentiel dans le développement de l’enfant
    • Le lien se crée de diverses façons, propres à chaque enfant
    • Faites-vous confiance et restez à l’écoute de votre enfant

     

    Qui a dit que le rôle de parent était un jeu d’enfant ?

    Avec des conseils de professionnels, des évènements dédiés, des solutions adaptées, la Macif souhaite apporter aux futurs et jeunes parents un soutien de confiance.

  • Mon ado n’a pas de vie sociale, c’est grave ? Comment l’aider ?

    Mon ado n’a pas de vie sociale, c’est grave ? Comment l’aider ?

    Mon ado ne voit pas beaucoup de copains/copines, est-ce que c’est grave ?

    Stéphane Clerget. Ça peut être préoccupant, surtout s’il en souffre. Mais s’il a un ou deux copains de longue date avec lesquels il est très bien et qu’il a l’air heureux, alors tout va bien. Il y a des adolescents qui n’aiment pas le collectif et privilégient un ou deux « meilleurs amis ». Ils ont une vie sociale. Mais si l’adolescent ne voit personne, il y a de quoi se préoccuper.

    La vie sociale « en ligne » peut-elle remplacer la vie sociale « IRL » (in real life – dans la vraie vie) ?

    S. C. Non ! Beaucoup d’ados considèrent qu’ils n’ont pas besoin d’amis car ils ont des relations en ligne. C’est mieux que rien, mais ça n’apporte pas la même chose. En ligne, les échanges sont assez limités, il n’y a pas d’aide ou d’interaction concrètes. De ma propre expérience, ce sont par exemple des amitiés qui tournent autour du jeu vidéo collectif mais qui ne vont pas tellement au-delà.

    Bon à savoir

    Les Points accueil écoute jeunes (PAEJ) reçoivent les ados et leurs proches. Ce sont des lieux d’écoute gratuits et anonymes où vous pourrez vous confier sur les difficultés rencontrées. 

    Mon ado est timide, introverti, est-ce que je dois le forcer à voir du monde ?

    S. C. On ne doit pas le forcer. Il y a des ados timides mais qui ont quand même des relations sociales. Ils sont dans des groupes où ils parlent peu, mais ont un ou deux amis. Ils sont bien intégrés socialement. Si ce n’est pas le cas, on doit l’aider à s’intégrer. 

    À partir de quand dois-je m’alerter de sa solitude ?

    S. C. À partir du moment où on l’observe et qu’elle perdure, il faut intervenir et trouver des solutions. 

    Qu’est-ce que je peux faire ou ne pas faire pour l’aider ?

    S. C. : Il faut déjà repérer cet isolement, voir ce qui bloque et, ensuite, apporter des réponses. Il a peut-être des soucis à communiquer avec les autres, à montrer de l’empathie, à entrer en discussion avec eux. Dans ce cas, on parle avec lui pour savoir où il se met à la récré, s’il va parler aux autres, quelles sont les différences entre eux, etc. On lui enseigne les codes sociaux : être à l’écoute de l’autre, répondre de manière adaptée… Si cet isolement est causé par du harcèlement ou une dépression, il faut traiter le problème en consultant un médecin. S’il est d’accord, on peut aussi l’aider à construire sa vie sociale en le déconnectant des réseaux sociaux et en l’inscrivant au maximum dans des activités socialisantes en dehors de l’école. Il pourra y rencontrer des gens qui lui ressemblent davantage et faire des activités qui lui correspondent. 

    VOUS AVEZ BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé prend en charge les consultations de psychologie*.

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Dépression, harcèlement, manque de connaissances des codes sociaux : essayez d’identifier la cause de l’isolement.
    • Proposez des solutions.
    • Inscrivez-le à des activités extrascolaires en lien avec ses centres d’intérêt.