Catégorie : M’engager pour la planète

  • Savez-vous comment et pourquoi protéger les océans ? – Résultats

    Savez-vous comment et pourquoi protéger les océans ? – Résultats

    1 Quelle est la part des pollutions d’origine terrestre dans la pollution marine ?

    80 %(1) de la pollution marine est d’origine terrestre et directement liée à nos activités. Les rejets agricoles, les fertilisants, les pesticides, les déchets industriels et ménagers … Sans oublier les 13 millions de tonnes de déchets plastiques qui transitent chaque année dans les rivières et eaux usées pour finir dans les océans !

    Lire aussi : Pourquoi et comment sauver la biodiversité marine ? 

     

    2 Il existe plus de 500 zones mortes (pauvres en oxygène et impropres à la vie marine) dans les océans et les mers du monde, qui est responsable ?

    Les zones mortes, pauvres en oxygène et impropres à la vie marine, se multiplient avec plus de 500 zones(2) pour une surface totale supérieure au Royaume-Uni. Deux grands responsables : 1- le réchauffement climatique car les océans absorbent plus de 90 %(3) de la chaleur accumulée dans l’atmosphère. Problème : cet excès de chaleur provoque une perte d’oxygène dans l’eau. 2- Les nutriments qui ruissellent jusqu’à la mer (fertilisants, rejets agricoles, déchets alimentaires et autres polluants organiques) causent également la désoxygénation massive des océans.

     

    3 Combien de mégots sont jetés chaque année en France et finissent en grande partie dans les océans :

    Environ 25 000 tonnes(4) de mégots sont jetés chaque année en France. Emportés par le vent, la pluie, les eaux usées, ils finissent généralement dans les fleuves et les océans. Un mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau et peut se retrouver dans la chaîne alimentaire des poissons et de l’homme sous la forme de micro plastique.

     

    4 Sur les 9 milliards de tonnes de plastiques fabriqués ces 50 dernières années, combien ont été recyclés :

    Seulement 9 %(5) du plastique fabriqué dans le monde a été recyclé. En Europe, ce chiffre monte à 31 %. Treize millions de tonnes de plastiques sont retrouvées chaque année dans les océans dont 5 000 milliards de morceaux flottants. En 2050, il y a aura plus de plastique que de poissons dans les océans.

    Lire aussi : 5 conseils pour diminuer sa consommation de plastique

     

    5 Quels sont les impacts du réchauffement climatique sur les océans ?

    Les océans absorbent 25 % du CO2 produit par l’Homme(6), ce qui régule le climat mais entraîne un appauvrissement en oxygène et une acidification de l’eau. De même, ils captent la chaleur et se réchauffent de façon importante. Tous ces phénomènes font disparaître les habitats sous-marins, rendant la vie impossible à la biodiversité présente.

     

    6 Quelle est l’espérance de vie des récifs coralliens si l’on ne fait rien ?

    En 30 ans, la moitié des récifs ont disparu et il n’y aura plus de coraux d’ici 2050 si la hausse de la température et l’acidification des eaux continuent(7).

     

    7 En quarante ans, de combien ont diminué les populations des poissons pêchés ?

    La consommation moyenne de poisson par habitant a doublé en 50 ans (avec 20,5 kg en 2020)(8). En 40 ans, les populations des poissons pêchés ont chuté de 50% … et jusqu’à 96% de thon rouge en moins depuis que l’espèce est pêchée.

    Lire aussi : Consommation responsable de poissons : les bonnes pratiques du chef Gaël Orieux

     

    8 Quelles sont les activités de tourisme qui impactent la santé des océans ?

    Le tourisme et ses activités économiques génèrent 9,8 % du PIB et font vivre 277 millions de personnes(9). Mais il exerce une pression forte et a des impacts directs sur la santé des océans et des espèces marines. Les plages artificielles aggravent la sédimentation des fonds côtiers. Une croisière en paquebot d’une semaine produit 8 tonnes de détritus, 95 000 litres d’eaux de cale huileuses et 800 000 litres d’eaux usées(10).

     

    9 Pêche, commerce, transport, tourisme …Quelle est la valeur économique des océans pourtant en danger ?

    Avec une valeur économique de 24 000 milliards de dollars(11), les océans font vivre directement 10 à 12 %(12) de la population mondiale. C’est la 1ère source d’alimentation pour 3 milliards de personnes et ils sont au 7ème rang des économies mondiales en équivalent PIB. Et pourtant, ils sont menacés par la surpêche, le réchauffement climatique, le tourisme et les pollutions humaines d’origine terrestre.

     

    10 Les fonds marins sont surexploités. Quelle est la part de pétrole et de gaz extraits dans les océans ?

    Un tiers du pétrole et du gaz est extrait en eaux profondes(13). À l’heure de la transition énergétique pour une économie bas carbone qui produit moins de GES, cause du réchauffement climatique, l’extraction en eaux profondes progresse notamment le long des côtes Africaines.

     

    11 Les océans sont une vraie source d’énergie à préserver. Quelles sont les énergies marines renouvelables d’aujourd’hui et de demain ?

    Une énergie est dite renouvelable si elle est disponible sans limite dans le temps ou si elle se reconstitue plus vite qu’elle n’est consommée. La marémotrice utilise des barrages et des bassins pour produire de l’électricité avec les différences de niveau d’eau de la marée. Les hydroliennes sont des éoliennes sous-marines qui utilisent les courants de la marée. Les houlomotrices utilisent la houle pour produire de l’électricité grâce aux oscillations verticales de flotteurs.

    Lire aussi : 4 technologies pour se chauffer sans ruiner la planète

     

    12 Comment fonctionnent les hydroliennes ?

    Ce sont des turbines fixées au sol sous-marin et totalement immergées. Elles tournent avec l’énergie cinétique des courants sous-marins.

    13 En 2050, les énergies marines en Europe fourniront en électricité :

    En 2050, les énergies marines en Europe fourniront en électricité 76 millions de foyers. Cela représente environ 10 % de la consommation totale sur le continent européen(14).

     

    (1)Rapport état des plastiques  – 2021 – ONU Environnement
    (2)Selman et coll., 2008.
    (3)Gattuso et coll., 2015.
    (4)Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, 2021.
    (5)Rapport Etat des plastiques – ONU Environnement – juin 2018
    (6)Gattuso et coll., 2015.
    (7)Hoegh-Guldberg et coll., 2015
    (8)FAO 2021
    (9)WTTC., 2005
    (10)Copeland, C. 2008
    (11)Global Change Institute, Université du Queensland, St Lucia and BCG
    (12)FAO., 2014
    (13)GPO., 2011
    (14)The European Commission, avril 2019

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  • Wabi, le podcast pour prendre soin de soi et de la Nature

    Wabi, le podcast pour prendre soin de soi et de la Nature

    Épisode 1 – Camille Étienne

    Depuis la sortie de sa vidéo « Réveillons-nous » aux millions de vues en mai 2020, Camille Etienne est devenue porte-parole d’une nouvelle génération engagée face à l’urgence climatique. Elle a créé le mouvement Avant l’orage qui travaille sur l’imaginaire, mêlant art et écologie. Dans son mini-film « Génération », la militante appelle à la cohésion de ces courants de pensées et des modes de vie parfois divergents, dans un contexte d’urgence climatique. Pour Camille Etienne, le fait de faire de l’écologie et du climat une question de rupture entre les générations est une impasse, une perte de temps. Plutôt que de perdre du temps en incompréhensions et tensions, il faut essayer de trouver des points de convergence.

    Épisode 2 – Jean-Louis Étienne

    Médecin et explorateur, Jean-Louis Étienne est le premier homme à atteindre le pôle Nord en solitaire, tirant lui-même son traîneau pendant 63 jours. Infatigable défenseur de la planète, il a mené plusieurs expéditions à vocation pédagogique et scientifique pour faire connaître les régions polaires et comprendre le rôle qu’elles jouent sur la vie et le climat de la terre. 

    Épisode 3 – Matthieu Tordeur

    Sportif, auteur, conférencier membre de la Société des Explorateurs Français : Matthieu Tordeur est un véritable aventurier. En 2019, il est devenu le premier Français et le plus jeune au monde à rallier le pôle Sud en solitaire, à ski et sans ravitaillement. La beauté du monde, il la contemple et fait son possible pour la faire connaitre aux autres, pour la protéger tous ensemble.

    Épisode 4 – Flore Vasseur

    Écrivain, journaliste et réalisatrice, Flore Vasseur s’est donné un objectif : comprendre pour trouver des solutions. Lorsque son fils de 7 ans l’interroge : « Maman ça veut dire quoi : ‘la planète va mourir ?’ ». Elle se retrouve démunie. Elle décide alors de faire un film pour lui et sa génération qui leur explique ce qu’il se passe et ce qu’il est possible de faire. Son documentaire “Bigger Than Us” présenté au festival de Cannes en 2021 montre les actions extraordinaires menées par sept jeunes, chacun dans leur pays, pour changer le monde.

    Épisode 5 – Christian Vanizette

    C’est un des entrepreneurs sociaux pionniers en France. Diplômé de la Barack Obama Foundation, Christian Vanizette a fondé Make Sense, une des première start-up à impact social, en 2010. Plus de 200 000 citoyens se sont mobilisés autour de projets sociétaux et environnementaux. Originaire de Tahiti, il a à cœur de préserver la planète pour son fils et les générations futures.

    Épisode 6 – Sophie Rabhi

    La « pédagogie de la bienveillance » : tel est le credo de Sophie Rabhi, éducatrice et fondatrice de “la Ferme des Enfants” en Ardèche et de l’écovillage intergénérationnel « Le Hameau des Buis ». Comment vivre en harmonie entre humains et avec la Nature ? Comment rendre soin de soi, des autres et du monde qui nous entoure ? Des questions auxquelles elle tente de répondre.

  • Comment lutter contre la pollution de l’eau ?

    Comment lutter contre la pollution de l’eau ?

    La pollution de l’eau, qu’est-ce que c’est ?

    Quand on pense pollution de l’eau, ce sont souvent immédiatement les océans qui viennent à l’esprit. Pourtant, les rivières, les lacs et les nappes phréatiques sont aussi impactés par la pollution. Celle-ci provient notamment des déchets jetés dans la nature, des rejets industriels ou agricoles, et de l’eau sale des caniveaux. Une eau polluée est une eau qui a été « salie », et cela signifie que l’on y trouve des matières qui ne devraient pas être présentes, qui ne sont pas adaptées à ce milieu, et qui peuvent se révéler dangereuses pour les humains, la faune et la flore. 

    Cette pollution peut prendre des formes différentes, mais les éléments permettant de la reconnaître sont : 

    • la présence de produits chimiques ;
    • une teneur en oxygène plus faible (qui entraîne une mortalité élevée des espèces) ;
    • des algues qui prolifèrent ;
    • des bactéries ou virus présents ;
    • une eau qui devient plus opaque.

    Toutes ces modifications du milieu aquatique ont des conséquences directes et souvent irréversibles sur tout l’écosystème.

    72% de la surface de la Terre est recouverte d’eau (2).

    Quelles sont les causes de la pollution de l’eau ?

    La vie quotidienne, l’agriculture ou le travail des industries : autant de vecteurs de pollution des eaux. Voici les quatre principales sources de pollution des eaux :

    La pollution domestique

    La vie quotidienne a un impact direct sur l’état de l’eau : les eaux usées (l’eau de vaisselle ou de la douche par exemple), les produits d’entretien (détergents, lessives, etc.) ou d’hygiène (savons, gels douche), les peintures, les solvants, ou encore les huiles de vidange, se retrouvent rejetés dans l’eau, la rendant impure.

    La pollution industrielle 

    Les rejets industriels contiennent de nombreuses substances toxiques : les hydrocarbures, le PCB (polychlorobiphényle), des métaux lourds parmi lesquels le mercure, le plomb. Tout cela, ainsi que les eaux usées des usines, vient se mélanger aux cours d’eau, perturbant grandement la faune et la flore aquatiques. 

     

    Comment lutter contre la pollution de l’eau ?

     

    La pollution agricole 

    L’agriculture est la cause première de la pollution de l’eau (1). Dans le monde, elle est à l’origine du contaminant chimique le plus retrouvé dans les nappes souterraines : le nitrate, issu des engrais. L’agriculture moderne décharge dans la nature des quantités importantes de matières organiques mais aussi de produits agrochimiques, de pesticides, de solutions salines… Parmi les produits phytosanitaires (fongicides, herbicides, etc.) couramment utilisés se trouvent des molécules soupçonnées d’entraîner des perturbations endocriniennes. Elles s’éliminent très difficilement, et même les stations d’épuration ont des difficultés à les traiter. On retrouve aussi des agents pathogènes (bactéries, virus) venant du bétail, et tout cela finit par polluer les eaux.

    La pollution accidentelle

    La pollution accidentelle peut venir du déversement de produits toxiques au sein du milieu naturel, ou de catastrophes et d’événements naturels, notamment les crues, les pluies diluviennes ou les tremblements de terre. Avec le réchauffement climatique qui tend à augmenter autant la puissance que la fréquence de ces phénomènes, les pollutions accidentelles qui en résultent devraient malheureusement elles aussi augmenter.

    Buvons !

    En connaissant tous les problèmes liés à la pollution de l’eau, on pourrait avoir peur de consommer celle du robinet ! Mais les traitements de potabilisation sont là pour supprimer les substances toxiques présentes dans l’eau. Et s’il est impossible de les éliminer, l’eau n’est pas distribuée. De plus, les stations de traitement des eaux sont soumises à des directives strictes, européennes. Ainsi, aucun lien ne peut être fait entre la qualité des ressources en eau et celle de l’eau du robinet. 

    Quelle solution pour lutter contre la pollution ?

    Lutter contre la pollution organique de l’eau

    L’eau peut contenir des bactéries et des virus, entraînant une pollution microbiologique et un vrai risque pour la santé. Ces derniers proviennent de la décomposition naturelle d’excréments d’animaux (sauvages ou d’élevage), de végétaux pourris, d’animaux morts, du rejet des ordures ménagères végétales, etc. Certaines pollutions organiques peuvent aussi être dues à des phénomènes naturels ou à la dissolution de matières organiques présentes dans le sol. 
    Les principaux moyens de lutte contre la pollution organique se jouent principalement au niveau des pouvoirs publics et des collectivités locales : mise en place de stations d’épuration, réglementation sur le traitement des effluents agricoles, collecte des déchets, entretien des caniveaux, etc.

    Lutter contre la pollution chimique de l’eau

    Là encore, les moyens de lutte sont surtout collectifs : réglementations sur les rejets industriels, mise en place du principe « pollueur-payeur » (les industries sont taxées pour prendre en charge une partie des coûts générés par la pollution), par exemple. Mais on peut aussi agir au niveau individuel avec quelques gestes antipollution simples (voir plus bas).

    9 cours d’eau sur 10 sont pollués par des pesticides (3).

    Quelles sont les conséquences de la pollution de l’eau ?

    Un manque d’oxygène dans l’eau

    On appelle hypoxie le fait que l’oxygène soit trop rare dans l’eau. La vie des espèces animales et végétales est alors menacée. L’anoxie est le stade fatal, où il n’y a plus d’oxygène, ou plus suffisamment, pour maintenir la vie. Ces deux phénomènes agissent directement sur la biodiversité ; plantes, poissons et autres espèces en subissent les conséquences, avec une mortalité accrue et la disparition des plus fragiles.

    La prolifération de végétaux « toxiques » 

    Certains végétaux impactent négativement le milieu aquatique. En consommant l’oxygène utile aux autres espèces aquatiques, ils perturbent l’écosystème. C’est le cas notamment des algues vertes, qui représentent un danger pour l’écosystème marin lorsqu’elles prolifèrent. Or, comme elles se nourrissent de nitrates, comme ceux présents en grande quantité dans les engrais et eaux usées rejetées dans l’eau, leur croissance est hors de contrôle dans certaines zones côtières des régions agricoles.

     

    Comment lutter contre la pollution de l’eau ?

     

    LA MACIF S’ENGAGE À AGIR POUR LA PRÉSERVATION DU CLIMAT

    Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    Comment lutter contre la pollution ? 11 gestes à adopter

    Si cette pollution extrêmement préoccupante est un enjeu de taille pour l’avenir, la bonne nouvelle est que chacun peut agir à son échelle. Et chaque petit geste compte ! On se dit parfois que ce n’est pas ce petit détail qui changera la donne, et pourtant, mis bout à bout, nos actions quotidiennes ont un impact. Voici une liste de bonnes habitudes à prendre, à la maison et lors des sorties.

    À la maison 

    Réduire sa consommation d’eau : une utilisation excessive participe grandement à la pollution de celle-ci. Plus on en utilise, plus on crée de rejets, qui eux-mêmes mettent à mal l’écosystème. Minimiser sa  consommation d’eau est donc le premier réflexe à avoir : ne lancer le lave-vaisselle que quand il est plein, privilégier des douches courtes, couper le robinet quand on se brosse les dents, installer des pommeaux de douche ou des toilettes économes en eau par exemple.

    • Privilégier des produits d’entretien (lessives, liquide vaisselle, etc.) naturels ou certifiés biologiques. Et utiliser la juste dose, pas besoin d’en rajouter !
    • Jeter ses lingettes, cotons-tiges et tampons et serviettes hygiéniques dans la poubelle, et surtout pas dans les toilettes. Retenir que dans les toilettes, tout ce qui est jeté – autre que du papier toilette – entraîne des dysfonctionnements dans les stations d’épuration de l’eau.
    • Être attentif à la composition de ses savons, gels douche, shampoings… Comme ils terminent dans les eaux usées, autant qu’ils soient sans ingrédients nocifs ou toxiques pour la nature. 
    • Aller à la déchetterie pour jeter les produits chimiques (peintures, solvants, ammoniac, etc.). Il ne faut surtout pas les jeter dans l’évier ou dans les toilettes : ils causeraient – même en petite quantité – des dommages irréparables pour la nature (et vos installations). 
    • Réduire l’utilisation des plastiques. Déversés dans les rivières et les océans, ils se retrouvent en quantité colossale dans l’eau, la rendant impropre à la consommation et invivable pour les plantes aquatiques et les animaux. Gardez à l’esprit que les sacs, bouteilles et autres objets du quotidien en plastique peuvent bloquer les égouts, et ils ont aussi des effets irréversibles sur l’écosystème marin, tuant de nombreuses espèces (certaines tortues de mer et des baleines se retrouvent avec des pailles dans le nez, des sacs dans l’estomac…). 

    Dans le jardin

    • Désherbants, pesticides, insecticides… ces produits phytosanitaires sont les pires ennemis de nos eaux. Désherber manuellement (sans produit) et/ou choisir des produits naturels est la bonne solution. Vous pouvez fabriquer votre désherbant naturel vous-même en mélangeant du vinaigre, du bicarbonate de soude et de l’eau. 
    • Abandonner le nettoyage de la voiture du dimanche dans le jardin et se rendre dans une station de lavage. Non seulement le traitement des eaux usées y suit les normes, mais cela permet aussi de consommer près de moitié moins d’eau (les stations sont équipées de matériels qui régulent le débit pour éviter le gaspillage). 

    Dans la nature 

    • Ramasser les excréments de vos animaux et s’en débarrasser à la poubelle, car ils polluent le milieu naturel  
    • Garder ses détritus (masques et mouchoirs jetables, canettes, bouteilles, mégots de cigarettes, chewing-gums, emballages, tubes de crème, etc.) avec soi et les jeter à la maison, dans une vraie poubelle.
    • En camping-car ou en bateau, vidanger les eaux usées dans les aires de stationnement (spécialement conçues pour les bateaux ou les camping-cars) à disposition à cet effet dans les communes et les ports.
    • En rendant nos petits gestes du quotidien plus responsables, la question de la pollution de l’eau… coulera de source dans la conscience collective !
       
    • Lire aussi : Le World Clean’Up Day :  comment participer à ce grand nettoyage de la nature ?

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

    Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

    L’Essentiel de l’article

    • L’eau se pollue de manière organique ou chimique.
    • Les enjeux autour de la pollution de l’eau concernent aussi bien la santé publique et l’écologie que l’économie. 
    • Avec de petits gestes, chez soi ou dehors, on peut limiter la pollution de l’eau et ses dégâts pour la planète. 

    1. Food and Agriculture Organization et Institut international de gestion de l’eau
    2. Centre d’information sur l’eau
    3. Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires
  • L’engagement des jeunes pour sauver le climat

    L’engagement des jeunes pour sauver le climat

    En mai 2020, à l’occasion d’un reportage pour ma chaîne YouTube, j’ai eu l’occasion de suivre une marche pour le climat. Ces marches ont rassemblé des centaines de milliers de jeunes (à Paris le 15 mars 2020, par exemple, ils étaient près de 40 000). Un tel mouvement de jeunes, évidemment politique mais affilié à aucune structure politique traditionnelle, est un fait plutôt rare en France.

    D’une certaine façon, ce mouvement s’inscrit dans la continuité d’autres mouvements spontanés. En 2016, par exemple, c’est le mouvement “Nuit Debout”, né contre la Loi Travail, qui était apparu, et s’inscrivait dans une dimension d’organisation horizontale.

    Évidemment, certains reprochent au mouvement un manque de prises de positions claires. Comme tout mouvement spontané et sans organisation établie derrière, les revendications sont plurielles, et l’on peut trouver au sein du mouvement des revendications près différentes. Faut-il sortir du nucléaire ? Faut-il sortir des traités de libre-échange ?

    La Macif s’engage à agir pour la préservation du climat. Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    Le risque ? Que l’impact des manifestations soit moindre, n’importe qui pouvant en effet revendiquer être “pour lutter contre le dérèglement climatique”, même s’il existe derrière plusieurs façons de répondre au problème.

    La mobilisation de notre génération pour le climat est logique, notre génération étant celle qui va subir le plus frontalement les conséquences du dérèglement climatique. Un collectif multidisciplinaire de 120 experts a publié une étude dans le Lancet qui alerte sur l’impact du dérèglement climatique sur la génération suivante, qui voit le jour en ce moment. Selon cette étude, les bébés seront les premiers à souffrir de la hausse de maladies infectieuses dues au réchauffement climatique. Les maladies respiratoires, cardiovasculaires et décès prématurés devraient aussi s’accentuer du fait de la pollution.

    Lire aussi : 3 idées reçues sur la pollution que nous respirons

    Mais la mobilisation pour le climat illustre aussi la pluralité des engagements possibles aujourd’hui, notamment en matière d’écologie, pour ne pas être condamnés à cette situation. En ligne, notamment, des mobilisations inédites se mettent en place. En France, l’en 2019, c’est le mouvement “On est prêt” qui est apparu, à l’initiative de dizaines de youtubeurs, pour mobiliser et alerter sur le changement climatique. Dans la foulée, c’est “L’Affaire du siècle”, une campagne de justice climatique visant à poursuivre devant les tribunaux l’Etat pour inaction, qui a occupé le terrain.

    Avec plus de 2 000 000 de signatures, la pétition de « L’Affaire du siècle »associée au mouvement a rencontré un très fort succès.

    En juin 2020, ce sont encore des vidéastes qui se sont engagés pour l’environnement. MrBeast, youtubeur américain aux 26 millions d’abonnés, a lancé l’initiative #TeamTrees qui vise à planter 20 millions d’arbres, pour fêter les + de 20 millions d’abonnés du vidéaste. Des centaines d’autres créateurs se sont associés au mouvement, et c’est déjà près de 16 millions d’arbres qui vont être plantés grâce à cette initiative, mais surtout grâce aux jeunes qui ont participé à l’opération et fait des dons.

    Des initiatives existent aussi aujourd’hui pour s’engager, à sa façon, pour le climat. Chaque année, par exemple, le World Cleanup Day est une grande collecte annuelle de déchets, partout dans le monde. L’objectif, au-delà de la collecte, étant d’envoyer un message aux dirigeants que la population souhaite du changement.

    Lire aussi : Comment participer au World Cleanup Day ?

    Le saviez-vous ?

    A l’échelle des lycées, des initiatives peuvent aussi être mises en place. Dans certains lycées notamment, il existe des « éco-délégués » mis en place par l’Education Nationale, on en compterait des dizaines de milliers en France aujourd’hui. Leur rôle ? « Promouvoir les comportements respectueux de l’environnement dans sa classe ». Hôtel à insectes, abris pour oiseaux, potager participatifs… De nombreuses actions peuvent donc être faites à l’échelle locale, via les lycées !

    Les universités peuvent aussi être à l’origine de mobilisations. Le cadre étudiant est un lieu propice à la mise en place d’initiatives, visant à agir pour l’environnement à l’échelle de l’école (pour réduire son empreinte carbone, par exemple), mais aussi à l’extérieur. Le cadre étudiant est idéal pour s’engager. Au sein de mon université par exemple (à Sciences Po), il existe une association appelée Sciences Po Environnement. Son objectif : assurer la transition écologique de l’école via la mise en place d’initiatives écologiques.

    Par ailleurs, ce sont les étudiants qui ont publié le “Manifeste étudiant pour un réveil écologique”. Signé par + de 30 000 étudiants, il appelle les étudiants de grandes écoles (qui bénéficient souvent d’un + grand choix d’offres d’emplois du fait de leur diplôme) à ne pas travailler pour des entreprises qui ne prennent pas en compte la transition. 

    La plateforme Diffuz, lancée par la Macif, permet aussi d’agir ! En rentrant sa ville, ainsi que la cause qui vous tient à cœur, vous êtes en mesure de participer à des défis près de chez vous. En matière d’environnement, par exemple, vous pouvez participer à une étude du CNRS, participer à un cleanwalk avec Surfrider ou encore se mobiliser pour les océans avec l’IFREMER.

    Dans le cadre de ma chaîne YouTube, j’ai la chance de rencontrer très régulièrement de jeunes de 15 à 25 ans. Beaucoup d’entre eux souhaitent s’engager sur ces sujets environnementaux, mais ne savent pas nécessairement comment faire. On l’a vu, les moyens d’actions sont quasi-illimités aujourd’hui, mais il faut connaître et faire connaître ces initiatives. Il faut aussi parvenir à prendre confiance en soi, de façon à comprendre que chaque action compte, et que notre action peut avoir un impact.

    Lire aussi : 4 tips d’écolo pour un quotidien plus vert

    Enfin, évidemment, il faut parvenir à se libérer du temps pour s’engager. Pour cela, s’engager avec un-e ami-e peut-être une solution, de façon à se motiver mutuellement pour changer les choses autour de soi.

  • Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ? Définition et formes d’engagement

    Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ? Définition et formes d’engagement

    S’il n’existe pas de définition précise de la « mobilisation citoyenne », l’expression n’en reste pas moins très fréquemment utilisée pour parler des rassemblements de citoyens autour de projets ou de causes communes, dans le but d’améliorer la qualité de vie de chacun. S’il est commun d’utiliser le terme de mobilisation citoyenne pour toutes les actions menées pour le climat, cela peut aussi concerner d’autres grandes causes.

    1 Quel est le rôle de la mobilisation citoyenne dans la transition écologique ?

    Par de petits gestes du quotidien, chaque citoyen a un rôle à jouer dans la transition écologique et sociale, c’est-à-dire l’évolution des modes de consommation et de production, des façons de travailler et de vivre ensemble pour lutter contre le changement climatique et l’épuisement des ressources naturelles. Et les moyens de s’engager en faveur de la société sont nombreux. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les synonymes de transition sont « changement » et « évolution ».

    Faire changer les choses, faire évoluer les mœurs, voici l’un des rôles clé de la mobilisation citoyenne pour le climat. Elle permet de trouver l’élan essentiel pour bousculer les habitudes de vie déjà bien ancrées de chacun, repenser les modes de consommation dans l’optique de réduire l’empreinte carbone et chercher des alternatives possibles pour préserver les écosystèmes qui nous entourent, tels que des gestes simples pour préserver les océans par exemple. Il s’agit d’un véritable levier de motivation collective, à l’échelle d’un pays, d’une ville, d’une région ou encore même d’une collectivité ou communauté, pour lancer des actions éco-responsables, favorables notamment au développement durable.

     

    Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ? Définition et formes d’engagement

    Chiffre-clé

    80 % des Français considèrent qu’ils sont « plus capables de trouver des solutions efficaces à leurs problèmes et ceux de la France » que les personnalités politiques. (4)

    2 Quels liens entre les mouvements nationaux citoyens et les mouvements internationaux ?

    La mobilisation citoyenne ne se limite pas à la France, elle prend de l’ampleur partout dans le monde. Des mouvements tels que « Extinction Rebellion* », « Youth for Climatehttps://youthforclimate.fr/** » ou encore « Citoyens pour le climat » voient leurs actions se démultiplier aux quatre coins du globe. Ces acteurs de la lutte pour l’environnement ont su imposer leur présence sur la scène mondiale du combat écologique en faisant entendre leurs voix dans des villes phares telles que Paris, Londres, New York ou encore Sydney. Contrairement aux ONG, modèle associatif traditionnel, qui recrutent par compétences, chaque citoyen, où qu’il soit, peut rejoindre librement leur combat, rendant les mouvements internationaux inclusifs et ouverts à tous. Ils revendiquent d’ailleurs une structure horizontale (1), basée sur le travail de comités locaux indépendants, de groupes thématiques, ainsi que sur une coordination nationale et internationale purement informelles. Pas de porte-parole attitré, chaque militant à son importance et sa voix à faire entendre.

    *Rébellion contre l’extinction
    **La jeunesse pour le climat

     

    Le saviez-vous ?

    « Youth for Climate » est un mouvement construit autour de la grève étudiante pour le climat ou grève scolaire pour le climat : les collégiens et lycéens quittent leur établissement scolaire pour participer à des rassemblements contre le réchauffement climatique. Un mode d’action initialement lancé par Greta Thunberg en 2018 avec son mouvement « Fridays for Future*** », et repris en France, en Belgique, au Luxembourg ou encore à Chypre sous le nom de « Youth for Climate ». En France, le mouvement dénombre 130 groupes locaux répartis dans 13 régions, soit une mobilisation de plus de 200 000 personnes (2) montrant le véritable engagement des jeunes pour sauver le climat.

    *** Vendredis pour l’avenir

    3 Qui sont les citoyens qui se mobilisent ?

    Poussés par la prise de conscience générale face aux enjeux climatiques et ayant le sentiment que l’état n’agit pas, les jeunes s’engagent massivement pour sauver le climat et sont principalement à l’initiative de ces mouvements citoyens.

    Selon une étude du Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de vie (3), l’environnement arrive en tête des préoccupations des 18-30 ans, devant celles relatives à l’immigration et au chômage. Pour 32 % des jeunes interrogés, l’environnement est une préoccupation majeure. Un engagement des jeunes qui est croissant puisque 12 % étaient membres d’une association pour la défense de l’environnement en 2019, contre seulement 3 % en 2016.

     

    Qu’est-ce que la mobilisation citoyenne ? Définition et formes d’engagement

     

    Ils ont la volonté d’alerter l’opinion publique, de mettre en lumière les actions possibles pour mobiliser un maximum d’acteurs du changement. Ils ne souhaitent plus passer par des associations, partis politiques ou autres, ils veulent agir en toute indépendance. En choisissant pour thème de la journée internationale de la jeunesse 2020 « L’engagement des jeunes pour une action mondiale », les Nations Unies visaient à mettre en évidence la manière dont « l’engagement des jeunes au niveau local, national et mondial enrichit les institutions et les processus nationaux et multilatéraux. »

    Chiffre-clé

    33 % des Français considéraient le changement climatique comme le problème le plus préoccupant en matière environnementale en 2019. (5)

    4 Comment vous engager dans un mouvement citoyen ?

    Les façons de vous engager dans un mouvement citoyen sont nombreuses. Vous pouvez être acteur en :

    • Signant des pétitions,
    • Ramassant les détritus à terre pendant votre jogging ou en participant à une journée de nettoyage de la nature,
    • Réduisant vos déchets plastique au quotidien,
    • Participant à des manifestations,
    • Donnant un peu de votre temps libre pour soutenir une cause,
    • Favorisant la seconde main pour vous habiller,
    • Privilégiant des modes de transport à faible émissions de CO2 lors des voyages pour du tourisme durable,
    • Devenant bénévole pour une association, par exemple

    Vous pouvez aussi devenir moteur du mouvement en créant votre propre mouvement citoyen à travers les réseaux sociaux, en organisant des débats publics ou encore en faisant du lobbying citoyen, c’est-à-dire en réagissant aux programmes des politiques et en leur proposant des solutions immédiates. À vous de choisir l’engagement qui vous convient le mieux en termes de conviction et de disponibilités !

     

    Vous souhaitez vous engager pour l’environnement ?

    Rendez-vous sur Diffuz, la plateforme des défis solidaires de la Macif qui vous donne le pouvoir d’agir !

    L’Essentiel de l’article

    • La mobilisation citoyenne joue un rôle clé dans la transition écologique et sociale.
    • Le manque de confiance des citoyens envers les politiques est un véritable levier d’engagement.
    • Les jeunes sont de plus en plus engagés dans les mouvements citoyens.

    (1) Extinction Rebellion, Qui sommes-nous ?

    (2) Youth for Climate 

    (3) Crédoc, Environnement : les jeunes ont de fortes inquiétudes mais leurs comportements restent consuméristes

    (4) Harris Interactive, Quelle connaissance et quel avis des Français sur les mouvements citoyens et la démocratie collaborative ?

    (5) Ademe, Baromètre : les Français et l’environnement, 2019

  • Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    En baisse constante depuis les années 1980, le nombre d’exploitations agricoles en France reflète la crise profonde qui traverse le secteur. (3) Travail difficile, peu rémunérateur, isolement des agriculteurs… Les candidats au titre de chef(fe) d’exploitation ne se bousculent pas à la porte. À contre-courant de ce tableau morose, il existe pourtant une filière dont la croissance à deux chiffres (1) attire les vocations : l’agriculture biologique, soit une agriculture ne faisant pas usage de pesticides ni d’engrais chimiques. Il faut dire que le bio ne manque pas d’arguments, avec des surfaces plus petites et une rentabilité supérieure aux fermes conventionnelles, en particulier dans les domaines du maraîchage, de la viticulture et de la production de lait de vache. (2)

    1 Se lancer dans l’agriculture bio, comment faire ?

    Vous aimez la nature et le grand air, et gérer votre propre entreprise ne vous fait pas peur ? Vous avez toutes les qualités requises pour devenir agriculteur bio ! Seul(e), avec des associés, avec ou sans salariés, vous devrez d’abord définir votre projet, choisir un statut juridique (SCEA, GAEC, EARL, etc.) pour votre exploitation et, bien sûr, vous former.

    Une fois affilié(e) au régime MSA (Mutualité sociale agricole, la sécurité sociale des agriculteurs), et les certifications bios obtenues, vous intégrerez alors la grande famille des agriculteurs biologiques français qui compte près de 156 000 personnes salariées et chefs d’exploitation (4). Maraîchage, viticulture, élevage, horticulture… Vos productions répondront au cahier des charges exigeant de la filière bio qui interdit les pesticides et engrais chimiques de synthèse, bannit les OGM et veille au respect de la santé et du bien-être animal.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient des initiatives en faveur de l’agriculture biologique.

    2 Les formations continues en agriculture biologique

    Vous avez 30 ou 40 ans et envisagez une reconversion dans l’agriculture bio ? Plusieurs parcours de formation s’offrent à vous, à commencer par la plupart de celles disponibles en formation initiale comme le BEPA (Brevet d’études professionnelles agricoles), le bac technologique STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), le BTSA (Brevet de technicien supérieur agricole) ou encore les diplômes d’ingénieur agricole ou d’agronome (ENSAIA Nancy, AgroParisTech, ENSAT Toulouse, etc.). Mais pour devenir votre propre patron, vous devrez passer le BPREA (Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole) qui, lui, n’est accessible qu’en formation continue et permet de se former spécifiquement à la mise en place et à la gestion d’une exploitation. Il est nécessaire pour s’installer en tant qu’agriculteur.

    Si vous êtes déjà agriculteur et que vous souhaitez passer au bio, un parcours spécifique d’environ deux à trois ans est nécessaire, à la fois pour vous former et pour transformer votre exploitation. Les Chambres d’agriculture proposent un accompagnement spécifique sur toute la durée du processus, depuis les débuts du projet jusqu’à la demande d’aides spécifiques à l’agriculture bio.

    1 agricultrice bio sur 3

    l’est devenue suite à une reconversion professionnelle. (5)

    3 Le CPF pour financer sa formation agricole

    Quel que soit votre niveau de formation, vous pouvez dans certains cas bénéficier d’aides pour financer votre cursus, en particulier si vous êtes en reconversion. Le Compte personnel de formation (CPF) et le Droit individuel à la formation (DIF) sont des comptes qui permettent de financer la formation continue des adultes.

    Bon à savoir

    D’autres financements peuvent exister en fonction des situations. Renseignez-vous auprès du CIO, de la Chambre d’agriculture et des établissements visés.

    4 Obtenir les labels bios

    Condition sine qua non pour prétendre à l’appellation bio : obtenir les certifications en bonne et due forme. Délivrées par des organismes indépendants agréés et spécialisés, elles attestent que les modes de production répondent au cahier des charges de l’agriculture biologique, en particulier :

    • l’absence d’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques de synthèse (issus de la chimie industrielle) ;
    • l’exclusion des semences et organismes OGM ;
    • le respect du bien-être et de la santé animale.

    Quelles sont les principales certifications bios ?

    Le label AB (agriculture biologique) : c’est un label français qui atteste qu’un produit est 100 % bio ou transformé à base d’au minimum 95 % d’ingrédients produits en bio.

    Le label bio européen ou « Eurofeuille » : il certifie que les produits étiquetés sont composée au moins à 95 % de produits agricoles biologiques.

    Comment devenir agriculteur bio (sans se planter) ?

    Comment obtenir les certifications bios ?

    Étape 1 : signaler l’activité de l’exploitation auprès de l’Agence bio, organisme public en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique en France.

    Étape 2 : choisir un organisme certificateur agréé. Le choix peut notamment être basé sur le prix, car la certification est payante. Il peut donc être intéressant de demander un devis auprès de plusieurs organismes pour comparer. Une fois le choix arrêté, vous pouvez signer le contrat. Les prix varient en fonction du type de production et sont généralement compris entre 300 et 800 euros.

    Étape 3 : l’exploitation est visitée par le contrôleur qui procède à toutes les vérifications nécessaires. Si tout est bon, la certification est délivrée et l’agriculteur peut utiliser le label AB et/ou Eurofeuille sur ses produits.

    Étape 4 : des contrôles réguliers sont effectués par la suite pour attester que le cahier des charges bio est respecté sur la durée.

    Bon à savoir

    Combien de temps faut-il pour décrocher ces labels ?

    Tout dépend si on se lance directement en bio ou s’il s’agit d’une conversion. Dans le premier cas, la certification n’est pratiquement qu’une formalité. Mais en cas de conversion, le délai minimal réglementaire est de deux à trois ans, le temps que les sols se purgent des anciens pesticides chimiques.

    41 600

    exploitations bios sont recensées en France en 2019. (4)

    5 Les aides financières pour l’agriculture bio

    Les chefs d’exploitation peuvent bénéficier de plusieurs types d’aides pour leur installation en bio ou leur reconversion. Les deux plus courantes sont la SAB M (Soutien à l’agriculture biologique en maintien) et la SAB C (Soutien à l’agriculture biologique en conversion). Ces aides sont soumises entre autres à l’obtention des certifications biologiques. Vous pouvez consulter les critères d’attribution et les montants sur le site du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Pour faire une demande, il suffit de remplir le formulaire correspondant sur le site de l’Agence bio.

    Bon à savoir

    Il existe de nombreuses autres aides à la conversion ou au maintien en agriculture bio. Renseignez-vous auprès des Chambres d’agriculture et en ligne pour faire vos demandes.

    6 L’agriculture raisonnée : un métier plus accessible que le bio ?

    L’agriculture raisonnée est un mode de production qui met l’accent sur la protection de l’environnement et le bien-être animal. Moins contraignante que le bio, l’agriculture raisonnée recherche le bon équilibre entre productivité et durabilité. Promue par le FARRE (Forum des agriculteurs responsables et respectueux de l’environnement) jusqu’en septembre 2018, elle ne fait l’objet d’aucun label officiel en tant que telle. Il existe en revanche une Certification environnementale d’État, spécifique aux exploitations agricoles. Elle est répartie en plusieurs niveaux, dont le plus élevé (Haute Valeur Environnementale) valide des bonnes pratiques relatives à la biodiversité, à l’utilisation des engrais et pesticides et à l’irrigation. La certification HVE est souvent considérée comme une première étape vers la certification bio.

    L’Essentiel de l’article

    • Le nombre d’exploitations bios en France était en augmentation de 13 % en 2018. (1)
    • Il existe deux façons de devenir agriculteur biologique : soit en suivant une formation initiale ou continue pour s’installer directement, soit en convertissant son exploitation d’agriculture conventionnelle au bio.
    • Les certifications biologiques sont délivrées par des organismes agréés par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité).

    (1) L’Agence bio, Un ancrage dans les territoires et une croissance soutenue, 2018.
    (2) Insee, Les exploitations en agriculture biologique : quelles performances économiques ?, 2017.
    (3) Agreste, Enquête sur la structure des exploitations agricoles, 2018.
    (4) Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, L’agriculture biologique en France, 2019.
    (5) FNAB, Quelle est la place des femmes dans l’agriculture bio ?, 2018.

  • Pourquoi et comment sauver la biodiversité marine ?

    Pourquoi et comment sauver la biodiversité marine ?

    1 La biodiversité marine, un enjeu vital pour l’homme

    La biodiversité marine n’est pas qu’un joyau qu’il faut préserver pour le plaisir des yeux et des touristes. D’abord, l’alimentation d’une partie importante de l’humanité dépend de la pêche, rendant vitale la préservation des stocks de poissons. Mais c’est aussi tout un secteur économique qui repose sur la préservation des espèces marines.

    Pourtant, la faune et la flore marines connaissent un déclin largement constaté partout dans le monde. En cause ? L’activité humaine, que ce soit la surpêche, les émissions de gaz à effet de serre qui entraînent le réchauffement climatique, la pollution des océans, la destruction des habitats côtiers, l’introduction d’espèces invasives, etc. Il est donc urgent d’agir !

    « La pression ne diminuant pas, la fin des pêches telles que pratiquées aujourd’hui pourrait avoir lieu d’ici 2048 si l’on ne change pas nos habitudes (1), déplore Jérémie Cogrel, assistant de recherche à Surfrider Foundation Europe. Les récifs coralliens, qui abritent 25 % de la biodiversité marine (2), sont également menacés de disparition, ce qui met en danger tout l’écosystème qui en dépend. » L’ONU estime qu’au niveau actuel de pollution plastique des océans, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les mers du globe à l’horizon 2050, et que la quasi-totalité des oiseaux marins auront ingéré des déchets plastiques (3).

    Si aujourd’hui toute la population mondiale vivait comme un Français moyen, nous aurions besoin de trois planètes pour servir tout le monde !

    Autre enjeu clé que l’on ignore souvent, la biodiversité marine est un agent actif fondamental de la lutte contre le changement climatique. « Certains habitats côtiers comme les mangroves sont de réels pièges à gaz à effet de serre comme le CO2 », explique Jérémie Cogrel. Enfin, la biodiversité marine est aussi utile pour le maintien de la bonne qualité de l’eau et la régénération des écosystèmes après des catastrophes naturelles ou industrielles. L’intérêt de protéger les espèces marines et côtières est donc un enjeu environnemental global qui dépasse la seule sphère maritime.

    8 millions

    de tonnes de plastiques sont rejetées dans les océans du monde entier chaque année.*

    À savoir**

    À l’échelle globale, le réchauffement des océans conduira à des modifications profondes de la distribution des espèces marines :

    • dans les zones tropicales, une perte de diversité due aux eaux devenues trop chaudes ;
    • dans les régions tempérées, une augmentation de la biodiversité liée à la migration de certaines espèces tropicales ;
    • pour les zones polaires, une disparition des espèces et écosystèmes dépendants de la glace, et arrivée des espèces des zones subpolaires.

    2 Agir à son échelle pour protéger les écosystèmes marins et côtiers

    À l’échelle individuelle, quels gestes peut-on mettre en place pour protéger la biodiversité marine ? Pour Jérémie Cogrel, la mobilisation de tous est primordiale, et les gestes à adopter sont légion ! À commencer par ne pas jeter ses déchets sur la plage. Un simple mégot suffit à polluer 500 litres d’eau de mer et met jusqu’à 5 ans à se dégrader dans l’environnement (4) ! Chez soi, tous les écogestes bénéficient aussi aux océans : trier ses déchets, utiliser des produits d’entretien sans danger pour l’environnement, et bien sûr, limiter l’utilisation du plastique. Car une écrasante majorité des déchets plastiques trouvés en mer proviennent des terres : 10 % sont des détritus abandonnés sur les littoraux et 80 % viennent de l’intérieur des terres (déchets jetés le long des routes et des rivières, en décharge sauvage, etc.).(5) Poussés par les vents et la pluie, tous finissent en mer.

    Il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives aux plastiques jetables, responsable d’une part importante de la pollution des océans : carafes et gourdes pour remplacer les bouteilles plastiques, pailles en bambou ou en inox, brosse à dents en bambou compostable, sacs en coton (bio de préférence), cosmétiques et produits d’entretien à faire soi-même, aliments en vrac qui évitent les emballages…

    « On peut aussi penser, en vacances, à utiliser des crèmes solaires non impactantes pour l’environnement marin, notamment pour les coraux, ajoute Jérémie Cogrel. Ou tout simplement consommer moins de produits de la mer et de viande, car les élevages sont souvent nourris avec des farines de poissons. Et quand on en consomme, prendre des produits issus de la pêche durable. Nous conseillons aussi de choisir des produits bios aussi souvent que possible, car les pesticides de l’agriculture classique finissent en partie dans les océans et nuisent à la biodiversité. »

    Pour ceux qui pratiquent un sport nautique, le respect scrupuleux des réglementations des espaces protégés et des écogestes de base est évidemment nécessaire. Si vous utilisez en plus un matériel écoresponsable, la nature vous dira merci… Pour Jérémie Cogrel, l’action directe reste bien sûr un levier de choix pour faire bouger les choses : « Devenir bénévole dans une association de protection de l’environnement est une excellente option pour sensibiliser un maximum de personnes aux problématiques actuelles. Il faut agir pour faire changer les mentalités ! »

    L’association Surfrider au cœur de la protection des biodiversités marines

    Créée en 1990 par un groupe de surfeurs et soutenue par la fondation d’entreprise du groupe Macif, Surfrider Foundation Europe a pour mission la protection et la mise en valeur des milieux aquatiques. Elle regroupe 13 000 adhérents dans neuf pays et travaille sur trois grandes thématiques : les déchets aquatiques, la qualité des eaux, la santé des usagers et l’aménagement du littoral en lien avec le changement climatique.

    L’Essentiel de l’article

    • L’état des stocks de poissons montre que la biodiversité marine décline.
    • La surpêche, la pollution et le réchauffement climatique sont principalement en cause.
    • Éliminer les plastiques et limiter sa consommation de produits de la mer aide à préserver la biodiversité marine.

    (1) Gilles Bœuf, conférence au Collège de France « Océan et érosion de la biodiversité marine ».
    (2) WWF, « Coraux – Joyaux des océans ».
    (3) ONU Environnement, citant une étude de la Fondation Ellen MacArthur.
    (4) Futura Planète, « Quelle est la durée de vie des déchets ? ».
    (5) Surfrider Foundation Europe, « Pollution des océans : origine des déchets aquatiques ».

    * ONU Environnement
    ** Surfrider Foundation Europe

  • Je suis devenu locavore et j’en ai fait mon métier !

    Je suis devenu locavore et j’en ai fait mon métier !

    1 Locavore d’abord

    On ne naît pas locavore, on le devient ! Pour François comme pour beaucoup d’autres, le choix s’est imposé progressivement, pour plusieurs raisons.

    « J’avais l’envie de mieux manger malgré des moyens limités, et aussi l’envie de contourner les circuits classiques, notamment la grande distribution », se souvient François Poisbeau.

    « Je me suis donc rapidement tourné vers les AMAP [Association pour le maintien d’une agriculture paysanne, ndlr] qui émergeaient à ce moment-là et proposaient exactement ce que je cherchais : des aliments bios, locaux et accessibles. Je m’y suis donc intéressé d’abord en tant que simple acheteur, mais rapidement je me suis impliqué aussi comme bénévole, en participant aux activités de l’association. »

    41 %

    des Français achètent souvent, voire très souvent, des produits locaux, contre 20 % qui en achètent rarement ou jamais.*

    2 Des circuits courts pour voir plus loin

    Il faut dire que François avait le profil du parfait locavore : des études tournées vers le développement agricole en France et à l’étranger et la conviction que beaucoup de choses restent à faire pour rendre plus accessible une alimentation durable et responsable. Ce qui l’a conduit au locavorisme.

    « J’ai donc décidé de monter un projet à Nantes, dont je suis originaire. J’ai dans un premier temps rejoint le projet Micromarché.fr : une coopérative qui propose des paniers de produits locaux et bios, commandés directement auprès des producteurs, sans abonnement et modulables à volonté », explique-t-il.

    « Les paniers étant achetables en ligne, il nous a aussi fallu trouver une solution technique capable d’absorber le nombre grandissant de commandes. Nous avons donc noué un partenariat avec Open Food France, une association de développeurs bénévoles spécialistes dans les solutions logicielles pour les AMAP et épiceries solidaires et soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif. Grâce à eux, nous avons pu ouvrir deux points de distribution supplémentaires et surtout élargir notre offre : nous avons maintenant plus de 400 produits référencés ! »

    3 Locavores et gourmets

    En parallèle, François ouvre un bar-restaurant, La Grande Barge, pour donner de la visibilité au projet global et valoriser les producteurs partenaires.

    « Nous avons la chance d’avoir une grande variété de cultures et d’élevages dans la région : tous nos menus sont donc concoctés à partir de leurs ingrédients bios et locavores, et ça marche ! Ça prouve que les circuits courts ont leur place dans nos habitudes de consommation, pas seulement quand on fait ses courses, mais aussi au restaurant. »

    Et ça n’intéresse pas que les consommateurs : les professionnels de la distribution et de la restauration prennent conscience qu’ils peuvent changer leurs habitudes d’approvisionnement.

    « C’est la condition sine qua non pour aborder les problèmes d’agriculture durable et plus globalement de réchauffement climatique », conclut François.

    Un enjeu mondial qui se joue en grande partie à l’échelle locale.

    La Fondation Macif soutient les initiatives sociales et solidaires !

    Renseignez-vous !

    Les circuits courts intéressent les consommateurs, mais aussi les professionnels de la distribution et de la restauration qui peuvent changer leurs habitudes d’approvisionnement.

    François Poisbeau

    L’Essentiel de l’article

    • Un « locavore » privilégie les circuits courts et les produits locaux dans son alimentation.
    • Les circuits courts promeuvent une agriculture durable et des produits de qualité, souvent bios.
    • De plus en plus d’épiceries et de restaurants locavores ouvrent en France.

    *Ministère de la Transition écologique et solidaire, ministère de l’Économie et des Finances, 2017.

  • J’ai choisi de m’engager contre le gaspillage alimentaire

    J’ai choisi de m’engager contre le gaspillage alimentaire

    1 La fibre anti-gaspi et l’âme solidaire

    Biocycle est une association dont le cœur de mission est la collecte à vélo, auprès des marchés et des supermarchés, des invendus alimentaires, qui sont ensuite redistribués à des associations d’aide aux personnes précarisées : étudiants, SDF, migrants…

    La dimension à la fois écologique et sociale du projet Biocycle a tout de suite « parlé » à Mathieu, qui a souhaité s’y consacrer :

    « J’ai trouvé l’idée tellement juste que je me suis impliqué jusqu’à devenir salarié. Ce n’était pas dans la suite logique de mon cursus : j’ai fait des études d’ingénieur en biotechnologie et j’ai travaillé dans l’industrie pharmaceutique, mais c’était très loin de mes convictions personnelles. Ça a donc été une reconversion radicale, et sans regret ! »

    10 millions

    de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en France, soit 15 kilos par personne*.

    2 Aider et sensibiliser

    Mais Biocycle ne s’arrête pas là. L’association agit aussi en amont en organisant des actions de sensibilisation à la question du gaspillage alimentaire auprès des entreprises et des collectivités. C’est là qu’entrent en action leurs fameux VéloMixeurs, des vélos de récupération équipés d’un grand mixeur actionné par la dynamo : plus on pédale, plus on mixe !

    Les bénévoles de l’association montrent ainsi comment transformer des fruits moches en délicieux smoothies consommables directement. Le message est simple : ne gaspillez pas les fruits moches, ils sont bons pour vous et pour la collectivité.

    La question du gaspillage alimentaire est un sujet qui rassemble. On peut donc toucher des publics très disparates.

    Mathieu Roger, responsable des partenariats chez Biocycle, Paris (75)

    3 Mobiliser le plus grand nombre

    Parce qu’il nous concerne tous au quotidien, le gaspillage alimentaire est un sujet fédérateur, qui trouve un écho favorable auprès de publics très variés.

    « En tant que responsable des partenariats, je m’occupe notamment de recruter des bénévoles via Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif, explique Mathieu. Depuis le mois de mai, nous avons inscrit six bénévoles de plus dans notre base de données par ce biais. C’est très encourageant ! Nos actions de sensibilisation sont aussi très bien reçues. Et même si parfois on tombe sur des personnes qui ne s’intéressent pas trop à la question, on arrive toujours à trouver un centre d’intérêt commun via la récup’ ou même le recyclage et le bricolage avec nos VéloMixeurs. », souligne-t-il.

    Vous souhaitez rejoindre le mouvement ?

    Retrouvez les appels à bénévolat de Biocycle sur Diffuz.com.

    4 Paris aujourd’hui, ailleurs demain

    Aujourd’hui, l’action de Biocycle se limite encore au sud de Paris, notamment sur le site des Grand Voisins, dans le 14e arrondissement. Dans cet ancien hôpital reconverti en lieu solidaire, Biocyle est partenaire de l’association Aurore qui œuvre pour l’hébergement d’urgence et l’accueil de personnes vulnérables.

    Mais Mathieu souhaite aussi agir ailleurs, car les besoins sont énormes. Actuellement en pourparlers avec de nouveaux partenaires situés en région, Biocycle espère ainsi grandir et s’implanter dans d’autres villes. Des projets et des actions à suivre sur la page Facebook de l’association, sur Twitter et sur son site Biocycle.fr.

    L’Essentiel de l’article

    • Biocycle est l’une association qui lutte contre le gaspillage alimentaire en récupérant les invendus des supermarchés.
    • Les denrées récupérées sont données aux associations d’aide aux personnes précaires et vulnérables.
    • Biocycle recrute des bénévoles sur Diffuz.com

    * Source : Ademe, 2016, « Pertes et gaspillages alimentaires : l’état des lieux et leur gestion par étapes de la chaîne alimentaire ».
  • J’ai choisi de m’engager contre le gaspillage alimentaire

    J’ai choisi de m’engager contre le gaspillage alimentaire

    1 La fibre anti-gaspi et l’âme solidaire

    Biocycle est une association dont le cœur de mission est la collecte à vélo, auprès des marchés et des supermarchés, des invendus alimentaires, qui sont ensuite redistribués à des associations d’aide aux personnes précarisées : étudiants, SDF, migrants…

    La dimension à la fois écologique et sociale du projet Biocycle a tout de suite « parlé » à Mathieu, qui a souhaité s’y consacrer :

    « J’ai trouvé l’idée tellement juste que je me suis impliqué jusqu’à devenir salarié. Ce n’était pas dans la suite logique de mon cursus : j’ai fait des études d’ingénieur en biotechnologie et j’ai travaillé dans l’industrie pharmaceutique, mais c’était très loin de mes convictions personnelles. Ça a donc été une reconversion radicale, et sans regret ! »

    10 millions

    de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en France, soit 15 kilos par personne*.

    2 Aider et sensibiliser

    Mais Biocycle ne s’arrête pas là. L’association agit aussi en amont en organisant des actions de sensibilisation à la question du gaspillage alimentaire auprès des entreprises et des collectivités. C’est là qu’entrent en action leurs fameux VéloMixeurs, des vélos de récupération équipés d’un grand mixeur actionné par la dynamo : plus on pédale, plus on mixe !

    Les bénévoles de l’association montrent ainsi comment transformer des fruits moches en délicieux smoothies consommables directement. Le message est simple : ne gaspillez pas les fruits moches, ils sont bons pour vous et pour la collectivité.

    La question du gaspillage alimentaire est un sujet qui rassemble. On peut donc toucher des publics très disparates.

    Mathieu Roger, responsable des partenariats chez Biocycle, Paris (75)

    3 Mobiliser le plus grand nombre

    Parce qu’il nous concerne tous au quotidien, le gaspillage alimentaire est un sujet fédérateur, qui trouve un écho favorable auprès de publics très variés.

    « En tant que responsable des partenariats, je m’occupe notamment de recruter des bénévoles via Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif, explique Mathieu. Depuis le mois de mai, nous avons inscrit six bénévoles de plus dans notre base de données par ce biais. C’est très encourageant ! Nos actions de sensibilisation sont aussi très bien reçues. Et même si parfois on tombe sur des personnes qui ne s’intéressent pas trop à la question, on arrive toujours à trouver un centre d’intérêt commun via la récup’ ou même le recyclage et le bricolage avec nos VéloMixeurs. », souligne-t-il.

    Vous souhaitez rejoindre le mouvement ?

    Retrouvez les appels à bénévolat de Biocycle sur Diffuz.com.

    4 Paris aujourd’hui, ailleurs demain

    Aujourd’hui, l’action de Biocycle se limite encore au sud de Paris, notamment sur le site des Grand Voisins, dans le 14e arrondissement. Dans cet ancien hôpital reconverti en lieu solidaire, Biocyle est partenaire de l’association Aurore qui œuvre pour l’hébergement d’urgence et l’accueil de personnes vulnérables.

    Mais Mathieu souhaite aussi agir ailleurs, car les besoins sont énormes. Actuellement en pourparlers avec de nouveaux partenaires situés en région, Biocycle espère ainsi grandir et s’implanter dans d’autres villes. Des projets et des actions à suivre sur la page Facebook de l’association, sur Twitter et sur son site Biocycle.fr.

    L’Essentiel de l’article

    • Biocycle est l’une association qui lutte contre le gaspillage alimentaire en récupérant les invendus des supermarchés.
    • Les denrées récupérées sont données aux associations d’aide aux personnes précaires et vulnérables.
    • Biocycle recrute des bénévoles sur Diffuz.com

    * Source : Ademe, 2016, « Pertes et gaspillages alimentaires : l’état des lieux et leur gestion par étapes de la chaîne alimentaire ».