Catégorie : Mes éco-gestes

  • Le retour de la consigne : utopie ou réalité ?

    Le retour de la consigne : utopie ou réalité ?

    « Ni retour ni consigne. »

    Les plus anciens se souviennent de ces quatre mots gravés autrefois au bas de certains contenants alimentaires en verre qui indiquait une exception au principe très usitée de la consigne. Cette consigne qui permettait aux consommateurs de récupérer auprès des commerçants quelques dizaines de centimes de francs en retour de bouteilles et bocaux consignés, avait quasiment disparu à partir des années 1980-1990 avec l’accroissement des emballages plastiques à usage unique et à l’essor des supermarchés. Or, la prolifération néfaste du tout plastique et les risques sanitaires en découlent, ainsi que la hausse des prix du verre depuis la crise énergétique de 2023, ont poussé le gouvernement français à chercher à réduire l’impact environnemental de nos emballages. Voilà pourquoi, le 3 juillet 2024, les autorités, associées à l’éco-organisme Citéo, ont annoncé l’expérimentation du retour de la consigne du verre dans quatre régions (Pays de la Loire, Bretagne, Normandie, Hauts-de-France), avant sa généralisation à l’échelle nationale. À compter de mai 2025, ce sont donc 16 millions de Français qui pourront acheter des produits de grande consommation dans ces emballages réemployables dans les grandes surfaces alimentaires.

    Objectif anti-gaspillage et souveraineté économique

    Ce projet à grande échelle vise à atteindre un objectif fixé par la loi Agec anti-gaspillage de février 2020, dans le cadre de l’économie circulaire : 10 % d’emballages réemployés d’ici à 2027. « Concrètement, les consommateurs achèteront en grande surface un produit dans un emballage en verre qu’il faudra rapporter après utilisation, pour qu’il soit lavé, puis réemployé », avait indiqué Jean Hornain, directeur général de Citéo, cet été, dans Ouest France. En retour, par effet incitatif, le consommateur récupérera un petit pécule sur chaque contenant en verre : « cette consigne sera comprise entre 20 et 30 centimes, selon le contenant, précise Célia Rennesson, cofondatrice et directrice générale de Réseau Vrac et Réemploi. Un emballage n’est pas produit gratuitement. Il a un coût, et à partir du moment où il a aussi une valeur “consignable”, les gens le rapportent, toutes les études le démontrent. Mettre une valeur à l’emballage, ce qui s’appelle une consigne monétaire, permet d’optimiser le système du traitement des déchets d’un point de vue environnemental et d’un point de vue économique, en jetant ces emballages. »

     

    De la consigne grand surface ?

    À partir de mai 2025, les premiers des 30 millions d’emballages standardisés et réemployables produits pour l’année 2025 seront disponibles dans les grandes surfaces. Six contenants (bouteilles et bocaux) seront mis en rayons puis seront nettoyés après collecte dans les laveries Bout’ à Bout’, à Carquefou, et Haut La Consigne dans le Nord. L’éco-Geste accompli par les citoyens est au cœur des principes très avantageux du ReUse. Une fois lavé, un contenant en verre peut être réutilisé jusqu’à vingt fois en moyenne et son réemploi, plutôt que son recyclage, permet d’économiser 75 % d’énergie, 50 % d’eau et 79 % de CO2 ! « Traiter les déchets n’est pas une fin en soi. Il faut parvenir à réutiliser emballages et contenants plusieurs fois plutôt qu’une, plaide énergiquement Célia Rennesson. La ReUse économie offre de nombreux bénéfices. Elle permet de toujours consommer, mais tout en préservant les ressources. Elle permet de réindustrialiser la France, car il s’agit là d’usines de lavage ou d’usines de réparation non délocalisées, favorisant ainsi la création d’emplois dans nos territoires. Ces activités de collecte et de lavage se réalisent au plus proche des actes d’achats, puisque le principe de la ReUse prospère à l’échelle des territoires. Et en bonus, cette économie circulaire permet à notre pays d’être plus souverain économiquement. »

    La consigne en livraison

    Des initiatives de type ReUse avaient heureusement fleuri bien avant le projet gouvernemental du 3 juillet 2024 visant les quatre régions pilotes du Nord et de l’Ouest. La Tournée, une start-up écocitoyenne lauréate du programme Circular Challenge imaginé par Citéo, a ainsi lancé en 2021 son supermarché en ligne centré sur le réemploi des emballages du verre tout en promouvant l’usage de la consigne. « Notre activité de livraisons de courses consignées suit un processus de commande en ligne puis de livraison à domicile, détaille Juliette Poiret, cofondatrice de La Tournée. Tous nos contenants en verre (bouteilles, bocaux, pots) sont récupérés et avant d’être lavés et réutilisés, occasionnant le remboursement de la consigne des produits qui nous sont achetés. Notre conviction, un peu pionnière, était que pour généraliser la consigne, la livraison à domicile était le bon format. Notre service a d’autant plus de potentiel que tout le monde n’a pas forcément envie d’aller ramener des contenants vides en supermarché. »

    Et La Tournée est une affaire qui tourne bien ! Même si pas encore tout à fait rentable, son activité exclusivement francilienne va s’étendre l’année prochaine en Province. Grâce à ses cinquante salariés et sa flotte actuelle d’une quinzaine de véhicules électriques qui livrent les produits et collectent les contenants en verre, sa communauté de 10 000 clients s’accroît d’année en année. En février 2018, le ministère de la Transition écologique avait évoqué le retour du système de la consigne pour les canettes de boissons, les piles et surtout les bouteilles en plastique. Mais la France – déjà moins performante que l’Allemagne pour le retraitement de ces bouteilles – a encore des progrès à faire. Au présent, les voyants du réemploi sont donc plutôt au verre.

    La Macif soutient la Consigne

     
     
     
     

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  • Comment calculer son empreinte carbone ?

    Comment calculer son empreinte carbone ?

    Au quotidien, que ce soit lors de vos déplacements, au travail ou encore à la maison, vous faites des gestes simples qui ont pourtant un impact important sur le climat. Que ce soit individuellement ou par le biais des entreprises qui fabriquent vos biens (vêtements, voiture, électroménager, alimentation…), vous émettez des gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement climatique. Heureusement, l’empreinte carbone est un outil qui permet de mesurer votre impact environnemental et ainsi de revoir vos habitudes.

    1 Comment calculer son empreinte carbone ?

    En analysant vos gestes du quotidien, vous pourrez connaître approximativement votre empreinte carbone, exprimée en équivalent CO₂ (CO₂e). Le calcul repose notamment sur 4 grands axes :

    • L’alimentation : mangez-vous des aliments de saison et plutôt locaux ? Des produits d’origine animale ou végétale ? Limitez-vous au maximum le gaspillage ? Voici quelques questions à vous poser pour découvrir si vous pouvez réduire votre empreinte carbone à table.
       
    • Les transports : quels moyens utilisez-vous pour vous déplacer et à quelle fréquence ? Privilégiez-vous plutôt le train à l’avion ? Le vélo à la voiture ?
       
    • La maison et l’énergie : votre logement est-il construit avec des matériaux écologiques ? Quelle est sa performance énergétique ? Quel type de chauffage utilisez-vous ?
       
    • La consommation et le style de vie : avez-vous des appareils électroniques à la maison ? À quelle fréquence les utilisez-vous ? Sont-ils gourmands en énergie ? Achetez-vous vos vêtements plutôt de seconde main ou préférez-vous des produits neufs ? Êtes-vous un adepte du zéro déchet ?
       
    Comment calculer son empreinte carbone ?

    Le saviez-vous ?

    Un Français émet en moyenne entre 8,2 tonnes de CO₂e par an(2) ! Nous sommes donc encore très loin de l’objectif de neutralité carbone pour 2050, fixé par l’Accord de Paris lors de la COP21(3) en 2015. Raison de plus pour agir vite !

    2 Quel calculateur utiliser pour mesurer son empreinte carbone ?

    Le calcul des émissions de CO2 correspond à la quantité que vous consommez multipliée par le facteur d’émission (transport, logement, consommation, alimentation). Rassurez-vous, il existe différents outils en ligne qui permettent de calculer automatiquement votre empreinte carbone :

    • Nos gestes climat de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) : un simulateur simple d’utilisation et public qui permet d’évaluer votre empreinte carbone individuelle sur une année, le tout par grandes catégories (alimentation, transport, logement, services publics, numérique…).
       
    • Le calculateur d’empreinte écologique WWF : grâce à un questionnaire à choix multiples, vous pouvez définir votre empreinte carbone, le tout ponctué de quelques conseils et astuces pour réduire votre empreinte écologique personnelle.
       
    • Le calculateur CO2 Reforest’Action : il s’appuie sur les données fournies par l’ADEME et se divise autour de trois grands axes (transports, habitation, consommation). Le plus ? Vous pouvez contribuer financièrement pour le climat en convertissant votre empreinte carbone en crédits carbone, qui serviront à financer un projet de solidarité internationale.
       
    • L’empreinte écologique de Footprintcalculator : grâce à un questionnaire simple, découvrez quel est votre “jour personnel du dépassement”. Le jour du dépassement est le jour de l’année où l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète peut régénérer en un an. En 2021, par exemple, ce “dépassement” a eu lieu le 29 juillet.
       
    • Le diagnostic voyage ou annuel de Good Planet : en quelques clics vous pouvez évaluer les émissions de gaz à effet de serre liées à un voyage ou à vos consommations et déplacements annuels.
       
    • D’autres outils existent pour connaître votre empreinte écologique, comme CoolClimate, Selectra

    LE SAVIEZ-VOUS ?

     La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives dans l’économie circulaire !

    L’Essentiel de l’article

    • Le calcul de l’empreinte carbone repose sur 4 grands axes : l’alimentation, les transports, la maison et l’énergie, la consommation et le style de vie.
    • Différents calculateurs existent pour calculer son empreinte carbone individuelle.
    • L’empreinte carbone s’exprime en CO₂e.

    (1) United Nations Climate Change, L’Accord de Paris

    (2) Ministère de la transition écologique, Estimation de l’empreinte carbone de 1995 à 2020, 2021

    (3) Ministère de la transition écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), 2021

  • Réparation, don, recyclage d’objets : que faire des appareils défectueux ou obsolètes ?

    Réparation, don, recyclage d’objets : que faire des appareils défectueux ou obsolètes ?

    Mis à jour le 01/03/2021

    1 Un espoir ? Je répare

    Les ateliers de réparation solidaires

    Parce que tout le monde n’est pas mécanicien ou électronicien, les ateliers de réparation solidaires se multiplient pour vous aider à donner une seconde vie à vos objets. Une cafetière qui fait pschitt, un smartphone plus très smart, un aspirateur qui tousse ? Passez, faites-vous aider, c’est réparé ! Il vous suffit d’apporter votre matériel usagé dans ces ateliers et, encadré par des bénévoles, vous apprendrez à le réparer. Certains ateliers ont leur propre spécialité, comme l’organisation d’ateliers de réparation de vélos : plus d’excuse pour laisser la bicyclette de Mamie rouiller dans le garage ! Ces ateliers existent partout en France, renseignez-vous sur Internet ou auprès des associations.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient de nombreuses initiatives dans l’économie circulaire !

    2 Électroménager, électronique, informatique, vélos… : si ça fonctionne, je donne

    Les réseaux solidaires

    Pas envie ou pas le temps de poster une annonce pour vendre votre grille-pain ? Offrez-lui quand même un avenir grâce aux réseaux solidaires partenaires d’Eco-systèmes. Ceux-ci assurent la collecte des appareils en état de fonctionnement, garantissant un réemploi dans le respect des principes du développement durable. Emmaüs, Fédération Envie et des dizaines de structures locales constituent un réseau de 193 points de collecte. Il y en a forcément un près de chez vous !

    342 MILLIONS

    de tonnes de déchets sont produites chaque année en France. (1)

    3 Faire débarrasser la cave ou son grenier gratuitement, c’est possible !

    Emmaüs

    L’association Emmaüs se déplace pour les dons volumineux (parce qu’il y a beaucoup de choses ou parce qu’il s’agit de gros objets). Contactez la structure la plus proche de chez vous par téléphone pour discuter avec eux des modalités de collecte.

    Les ressourceries

    Ces structures (associations, coopératives, etc.) récupèrent vos objets inutilisés quels qu’ils soient (électroménager, vêtements, jouets, bibelots, écrans, etc.). Ils sont alors remis en état et généralement revendus à bas prix. Lorsqu’ils ne sont plus utilisables, ils sont envoyés vers un partenaire recycleur. Si vous avez une grande quantité d’objets à donner, les ressourceries peuvent organiser un rendez-vous à domicile pour les collecter. Il y des ressourceries dans toute la France, trouvez la vôtre sur Ressourceries.fr.

    4 Objets KO ? Jeter, c’est OK !

    En déchetterie

    En rapportant vos appareils, meubles, déchets verts, gravats et autres déchets à la déchetterie, vous vous assurez qu’ils seront traités dans les meilleures conditions environnementales possible, et qu’ils seront recyclés lorsque c’est possible. La plupart des communes sont aujourd’hui équipées d’une déchetterie. Pour y accéder, vous devrez généralement vous inscrire sur présentation d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile.

    Aux encombrants

    Votre commune organise probablement des tournées régulières de ramassage des déchets encombrants. La régularité dépend des communes, voire des quartiers. Renseignez-vous auprès de la mairie.

    Auprès d’un revendeur

    Si vous achetez un nouveau lave-linge parce que le vôtre a rendu l’âme, sachez que le vendeur (si c’est un professionnel) a pour obligation de reprendre votre ancien appareil au moment de la livraison du nouveau. Et depuis 2015, les revendeurs d’électroménager d’une surface de vente supérieure à 400 m2 sont également tenus de reprendre vos petits appareils électroménagers (moins de 25 cm de côté) sans obligation d’achat. Vous pouvez donc vous rendre en magasin pour les déposer.

    88% des Français change de smartphone alors que l’ancien fonctionne encore. (2)

    5 Smartphones, ordinateurs et tablettes : recycler pour ne pas polluer

    Smartphones, ordinateurs et tablettes contiennent de nombreuses matières très polluantes : plastiques, verre, métaux lourds. Il est donc très important de ne pas s’en débarrasser n’importe comment et de s’assurer qu’ils seront intégrés dans un circuit de traitement ou de recyclage adapté. L’association Emmaüs reprend et répare ces matériels lorsqu’ils sont encore en état de fonctionner. Sinon, déposez-les en points de collecte chez les revendeurs, en déchetterie ou aux encombrants. À noter : il faut au moins « 5 ans d’utilisation pour que l’impact environnemental de l’usage du smartphone soit équivalent à celui de sa fabrication » selon l’ADEME.

    Appareil électroménager en panne ?

    Plutôt que de jeter, privilégiez la réparation avec l’option Panne électroménager du contrat Assurance Habitation de la Macif.*

     

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Au lieu de jeter, pensez à réparer ! Des ateliers d’aide à la réparation se multiplient pour tout type de matériel.
    • Les objets en état peuvent être donnés aux associations comme Emmaüs.
    • Les ressourceries récupèrent tous types d’objets.
    • Les objets inutilisables doivent être jetés en déchetterie.

    (1) Ademe, Déchets-Chiffres-clés, 2022
    (2) Ademe, L’impact des smartphones, 2020
  • Réduction des déchets : 4 écolos donnent leurs tips pour un quotidien plus vert

    Réduction des déchets : 4 écolos donnent leurs tips pour un quotidien plus vert

    Sous l’effet cumulé de l’urbanisation et de l’augmentation de la population, la Banque mondiale prévoit que la quantité de déchets produits chaque année s’élèvera à 3,4 milliards de tonnes d’ici 2050, soit une hausse de 70 % (1) ! Face à cette perspective déprimante, la résistance s’organise.

    72 %

    C’est la part de déchets ménagers recyclés en France en 2022, en hausse sur tous les types de matériaux. (2)

    1 Pour le ménage : une bonne dose d’huile de coude

    Charlotte, 29 ans. « Je fais mes produits ménagers moi-même. Simplement avec du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude, je nettoie toutes les surfaces. En plus, j’ai trouvé une astuce pour aromatiser le vinaigre : faites-y infuser vos pelures d’orange. Comme ça, ma maison a une odeur sympa après le ménage ! »

    2 À bat le plastique, vive le vrac !

    Loïc, 30 ans. « J’essaie d’avoir un mode de vie zéro plastique. Je fais très peu de tri, puisque j’achète tout sans emballage. On imagine souvent que ce sont seulement les produits solides, comme les pâtes, les céréales ou le riz qui sont vendus en vrac. En réalité, on trouve aussi des produits d’entretien, du savon noir, du vin, des épices ou encore de l’huile. Dans ma salle de bains, je me sers de dentifrice, de shampoing, de savon et de déodorant solides. »

    80 000 tonnes de plastique

    se perdent dans la nature tous les ans en France. (3)

    3 Exit les objets à usage unique

    Anna, 37 ans. « J’évite tout ce qui est jetable, comme les lingettes démaquillantes ou les serviettes hygiéniques. Je préfère les solutions réutilisables ou lavables. D’ailleurs, j’utilise des couches lavables pour mon bébé. Quant aux éponges pour entretenir la maison, je les ai remplacées par des vieux torchons. »

    4 Un compost trognon

    Emmanuelle, 40 ans. « Avec mon mari, nous ne jetons plus rien d’organique à la poubelle. On en fait du compost ! Et puis nous récupérons également les graines et les noyaux des fruits et légumes. Ces graines nous permettent de faire notre propre potager, au sein de la copropriété. La terre vient du compost, les graines de notre consommation. Résultat, nous n’avons pas mis les pieds dans une enseigne de jardinerie depuis 2 ans ! »

    L’Essentiel de l’article

    • Faites le ménage juste avec du vinaigre blanc et du bicarbonate soude.
    • Achetez en vrac pour réduire vos déchets plastiques.
    • Dites au revoir aux objets à usage unique.
    • Valorisez vos déchets organiques grâce au compost.

    (1) Banque mondiale, Selon un nouveau rapport, la production mondiale des déchets augmentera de 70 % d’ici 2050 si rien ne change rapidement, 2018

    (2) CITEO 2022

    (3) WWF, Chaque année 600 000 tonnes de plastique sont rejetées dans la mer Méditerranée, 2019.

  • Économiser l’eau : 5 conseils pour préserver la planète et le budget

    Économiser l’eau : 5 conseils pour préserver la planète et le budget

    1 S’en remettre au ciel

    Toute l’eau que vous utilisez n’a pas forcément besoin d’être potable (arrosage, lavage de voiture), et loin du robinet, une ressource tombée du ciel fera tout à fait l’affaire : l’eau de pluie. Pour cela, il vous suffit d’investir dans un récupérateur d’eau hors sol, à installer sous la gouttière et qui offre des capacités de collecte de 200 à 10 000 litres selon les modèles. Renseignez-vous dans les magasins de bricolage ; en plus, c’est plutôt simple à installer.

    150 à 200 litres d’eau

    consommés en moyenne pour un bain.**

    2 Prélèvement à la source

    Équiper ses robinets pour réduire sa consommation d’eau ! Installez sur vos robinets et pomme de douche des réducteurs d’eau (également appelés économiseurs ou mousseurs). Leur système, qui mélange air et eau, permet de réduire de près 40 % le débit d’eau, sans perte de confort. Autre astuce : le pommeau de douche intelligent, qui change de couleur quand la douche s’éternise…

    70 à 120 litres d’eau

    consommés en moyenne pour un lave-linge.**

    3 La chasse au gaspi

    Sachez que 20 % de notre consommation d’eau provient des toilettes, soit plus de 12 000 litres consommés par personne et par an pour la chasse d’eau… Pour baisser la facture, équipez-vous d’une chasse à double commande (ou éco-chasse) qui stoppe le débit d’eau sitôt le bouton relâché. L’installation d’éco-plaquettes dans la cuve de remplissage (ou tout simplement une brique) qui réduit la quantité d’eau expulsée offre également de bons résultats.

    200 litres d’eau

    consommés en moyenne pour un lavage de voiture.**

    4 Ne rien laisser fuiter

    Un petit goutte-à-goutte, ça coûte… Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), un robinet qui fuit pourrait coûter jusqu’à 100 euros par an. Inutile de prendre votre loupe : fermez tous les robinets le soir venu et relevez votre compteur d’eau. Si le lendemain, celui-ci a bougé, cherchez l’erreur et changez les joints !

    5 Les gestes qui coulent de source

    Ils sont connus, mais sont à mettre en pratique ! Fermez le robinet d’eau pendant le brossage de dents, privilégiez la douche au bain, lancez le lave-vaisselle ou le lave-linge quand ils sont pleins, optez pour des cycles « éco », arrosez le jardin le soir venu (pour éviter que l’eau s’évapore rapidement) ou encore réutilisez l’eau de la maison (celle qui a servi au lavage de légumes, à la cuisson des aliments) pour des usages extérieurs.

    L’Essentiel de l’article

    • Récupérez l’eau de pluie.
    • Équipez vos robinets de réducteurs d’eau.
    • Limitez le débit de la chasse d’eau.
    • Stoppez les fuites !

    * Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement 2020

    ** Source : Actions Planète Propre, La consommation d’eau des ménages

    *** Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)

  • Le World CleanUp Day : comment participer à ce grand nettoyage de la nature ?

    Le World CleanUp Day : comment participer à ce grand nettoyage de la nature ?

    1 World CleanUp Day : la nature vous dit merci !

    Partout dans le monde, les déchets sauvages souillent les villes et les milieux naturels. Il suffit de se promener autour de chez soi pour le constater : emballages, pneus, gravats, mobilier usagé et ordures diverses sont régulièrement jetés dans l’espace public. Pour lutter contre ce fléau, les associations du World CleanUp Day organisent, chaque année, une journée mondiale de collecte des dépôts sauvages, à laquelle chacun peut participer. Vous aussi, vous pensez que la nature n’est pas une poubelle ? Mobilisez-vous !

    2 Monter sa team* pour envoyer les ordures

    Collecte niveau débutant

    Pour participer, c’est simple ! Montez une équipe en comptant sur les bonnes volontés de votre entourage : famille, amis, voisins, etc. Choisissez ensuite votre champ d’action : les espaces verts du quartier, une décharge sauvage derrière l’hypermarché, les berges d’une rivière, une plage, un terrain vague… Retrouvez toutes les informations pratiques : tenue recommandée (gants, bottes, gilets de sécurité), un modèle de décharge à faire signer aux participants, etc. sur le site du World CleanUp Day. Déjà plusieurs centaines de personnes ont relevé le défi. Qu’attendez-vous !

    *Équipe

    Vous souhaitez participer à une journée de collecte des déchets ?

    Rendez-vous sur Diffuz, la plateforme citoyenne de la Macif, pour vous inscrire ou lancer un défi pour la prochaine journée du World Clean Up Day.

    Collecte niveau expert

    Vous souhaitez créer un événement de plus grande envergure et mobiliser un large cercle de bénévoles ? La bonne idée : promouvoir votre opération en relayant l’événement sur vos réseaux sociaux comme l‘a fait Diffuz sur sa page Facebook ou en organisant une soirée de présentation, par exemple.

    Seul(e) ? Pas de problème !

    Vous n’avez pas le temps de créer votre propre équipe ? Rejoignez un groupe de bénévoles près de chez vous. Rien de plus facile, le site permet de faire une recherche géographique de toutes les actions organisées pour cette journée événement.

    Plus de 8,7 millions de mégôts

    ont été ramassés en France lors du World CleanUp Day 2021. (1)

    3 Ramassez, triez, recyclez, soufflez !

    Prêts pour la collecte ? Félicitations ! Avant de vous lancer, gardez en tête que vous devrez trier les déchets sauvages. Mieux vaut donc anticiper la nature et le volume de ce que vous allez récolter, et prévoir plusieurs bacs ou types de sacs : un pour les emballages, un pour les déchets non recyclables, un pour les métaux, etc.

    Dans la mesure du possible, programmez un ou plusieurs passages à la déchetterie la plus proche pour vous débarrasser définitivement des fruits de votre ramassage. L’idée n’est surtout pas d’encombrer vos poubelles, mais que les déchets retrouvent leur place dans le circuit de collecte, pour des paysages dépollués.

    L’Essentiel de l’article

    • Le World CleanUp Day est une journée mondiale de collecte des déchets sauvages.
    • Tout le monde peut participer.
    • Les déchets ramassés doivent être triés et remis dans le circuit de collecte et recyclage.

    (1) worldcleanupday.fr

  • Rafraîchir une pièce sans climatisation pendant la canicule

    Rafraîchir une pièce sans climatisation pendant la canicule

    1 Conseil n° 1 : ouvrir fenêtres et volets pendant la nuit

    Cette première astuce toute simple repose sur un phénomène universel bien connu : la chaleur augmente pendant la journée et baisse la nuit. Durant l’été en France, que l’on soit à Nogent ou à Marseille, les températures minimales sont généralement observées juste après le lever du soleil, soit aux alentours de 6 heures du matin. Inversement, c’est vers 16-17 heures que la chaleur est la plus forte (1).
     
    Le bon réflexe consiste donc à laisser vos fenêtres et vos volets ouverts la nuit, pour capter un maximum de fraîcheur et laisser le temps à la maison de se refroidir. Et pour garder cette fraîcheur, il faut refermer les volets quand les températures recommencent à grimper, vers 9 ou 10 heures du matin. Si vous habitez au rez-de-chaussée ou au premier étage et que vous n’êtes pas à l’aise de laisser tout ouvert, fermez les volets, mais laissez les fenêtres ouvertes autant que possible.

    Aussi simple soit-elle, cette technique permet d’obtenir une différence de température plus qu’appréciable quand la chaleur extérieure frise les 35 °C !

    Bon à savoir

    Les volets extérieurs sont de précieux outils pour isoler un logement contre le froid, mais aussi contre la chaleur : ils améliorent de 10 à 40 % la performance thermique d’une fenêtre (2) ! Si votre logement n’en est pas équipé, sachez qu’il existe des aides financières pour en installer. Accordées dans le cadre de la politique de transition énergétique, elles sont soumises à conditions. Renseignez-vous auprès d’un conseiller FAIRE ou sur le site de l’Anah.

    2 Conseil n°2 : humidifier la pièce

    Cette astuce de grand-mère est très utilisée dans les régions méridionales. Elle repose sur un principe thermodynamique simple : l’évaporation d’un fluide crée du froid. C’est le phénomène que l’on observe quand on transpire et/ou lorsqu’on utilise un ventilateur, la circulation de l’air sur la peau humide produisant alors un refroidissement instantané.

    L’idée est donc de reproduire ce phénomène à grande échelle en suspendant dans la pièce des draps humides. Vous pouvez par exemple les mettre à cheval sur la porte ou les fenêtres, sur un étendoir (vous pouvez en profiter pour faire sécher la dernière machine !), sur des chaises, des portemanteaux… Facile aussi, mouiller les rideaux si vous en avez : ils diffuseront du frais grâce à la circulation de l’air par les fenêtres. Ce n’est pas suffisant ? En cas de très forte chaleur, certains vont même jusqu’à humidifier leurs draps… Si on n’apprécie pas la sensation de linge humide sur la peau, on peut se contenter d’utiliser un brumisateur ou de se mouiller les cheveux avant de s’endormir (et tant pis pour les épis du matin !).

    +3 °C

    Le mois de mai 2022 a été le plus chaud en France depuis le début des mesures de Météo France avec une température moyenne supérieure aux normales estimée à +3 degrés. 
    Il compte également parmi les mois de mai les plus secs avec mai 1989, mai 2011 et mai 1976.(3)

    3 Conseil n° 3 : humidifier et protéger les extérieurs

    Si rafraîchir l’intérieur est évidemment une bonne idée, s’attaquer aux extérieurs peut aussi faire une vraie différence. Même si vous ne déjeunez pas sur votre terrasse par fortes chaleurs, il peut quand même être utile de la laisser à l’ombre pour éviter l’effet « cagnard » qui va surchauffer tous les alentours. Parasols, tonnelles et stores bannes sont alors vos meilleurs alliés. Attention tout de même en cas de vent : vous risquez d’abîmer votre matériel ou de le voir s’envoler hors de contrôle. Si vous quittez la maison, refermez les parasols et les stores, surtout si la météo est menaçante. Vous avez le temps ? Soyez prévoyant et plantez des arbres dès l’automne : rien ne vaut l’ombre naturelle pendant les vagues de chaleur !

    Une autre astuce consiste à mouiller abondamment les sols en début de soirée (balcons, terrasses, allées pavées, montées de garage, etc.) pour accélérer leur refroidissement. En effet, si la fenêtre de votre chambre donne sur un balcon en plein soleil la journée, vous aurez du mal à profiter de la fraîcheur nocturne car la chaleur emmagasinée durant le jour va être restituée pendant de longues heures après le coucher du soleil. Ce conseil est d’ailleurs applicable plus généralement à tous les extérieurs : jardins, jardinières, pots de fleurs sur les rebords de fenêtres, etc. Plus l’environnement est humide, plus vous pourrez lutter efficacement contre la chaleur.

    Grosses chaleurs en mai 2022

    Du dimanche 15 mai au dimanche 22 mai, l’indicateur thermique de température moyenne quotidienne était supérieur ou égal à 20 °C. Une telle série (8 jours consécutifs) était jusque-là inédite en mai depuis au moins 1947 (3).

    4 Conseil n° 4 : ventiler et rafraîchir l’air

    Instrument emblématique de la lutte contre la chaleur, le ventilateur est l’icône des tropiques et de l’Amérique de l’avant-climatisation. Inventé en Chine au IIe siècle, il a depuis évolué sous de multiples formes : de plafond, à poser, sur pied, rond, en colonne… Les avatars les plus récents se déclinent même sans pales, reposant sur un système de soufflerie sophistiqué. Quoi qu’il en soit, le principe reste le même : le ventilateur fait circuler l’air dans la pièce, ce qui accélère l’évaporation de la transpiration sur la peau. On ressent donc une sensation de fraîcheur alors même que la température ne bouge pas. Conséquence : rien ne sert de laisser tourner un ventilo quand vous n’êtes pas là, puisque contrairement à un climatiseur, il ne rafraîchit pas l’air !

    Vous trouverez des ventilateurs dans toutes les grandes surfaces et magasins d’électroménager, et sur Internet bien sûr ! Les prix sont aussi variables que les propositions : d’une quinzaine d’euros à peine pour un petit modèle à poser sur sa table de nuit, à plus de 600 euros pour les plus perfectionnés (connectés et pouvant aussi être utilisés pour chauffer). Puissance, bruit, nombre de vitesses disponibles, oscillation, minuterie, télécommande… À vous de trouver celui – ou ceux – qui vous conviendront le mieux. Notez que certains ventilateurs d’intérieur ou d’extérieur intègrent une fonction brumisateur qui ajoute un plus appréciable quand les températures sont vraiment hautes.

    L’astuce bonus ? Placez une assiette de glaçons ou d’eau fraîche devant vos ventilateurs : le courant d’air créé sera plus frais, donc encore plus efficace. Plutôt que d’épuiser votre congélateur et de gâcher les glaçons de vos boissons, sachez que vous pouvez acheter des pains de glace (ou accumulateurs de froid) en grande surface. Vous pouvez aussi les faire vous-même en plaçant des bouteilles en plastique remplies d’eau au congélateur. Attention de ne pas les remplir complètement pour éviter qu’elles n’éclatent en gelant !

    7 bons gestes en cas de canicule*

    1. Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif.
    2. Rafraîchissez-vous dans un lieu climatisé (au supermarché par exemple) ou en vous mouillant le corps.
    3. Mangez suffisamment et évitez l’alcool.
    4. Évitez de sortir aux heures les plus chaudes.
    5. Évitez les efforts physiques.
    6. Donnez régulièrement de vos nouvelles (et prenez-en si vous avez des proches malades, fragiles ou âgés).
    7. Informez-vous de l’évolution des températures et des recommandations officielles.

    5 Et si ça ne suffit pas…

    D’autres petits gestes peuvent vous aider à maintenir un semblant de fraîcheur chez vous :

    • passez-vous des plaques de cuisson, gaz ou le four. Préférez les salades et les plats pouvant se préparer au micro-ondes ;
    • si vous avez une cave fraîche, laissez la porte ouverte pour laisser entrer l’air plus frais dans votre logement.

    Et pour les bons gestes concernant l’hydratation et la santé, lisez cet article :
    Il fait (trop) chaud ? 5 conseils pour bien manger et s’hydrater.

    À savoir

    La climatisation nocive pour l’environnement

    Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’essor de l’air conditionné participe fortement au réchauffement climatique. En France, les équipements de climatisation émettent 18,4 millions de tonnes (5) de CO2, soit près de 4 % des émissions totales du pays. L’usage de la climatisation, notamment dans le tertiaire, représente 7 % de la consommation d’électricité des bâtiments. Pour réduire l’impact environnemental de la clim, mieux vaut privilégier des modèles moins énergivores en vous référant à l’étiquette énergétique apposée sur l’appareil.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Bénéficiez de réductions sur les produits Boulanger Pro grâce à Macif Avantages. De quoi vous munir d’un ventilateur en cas de fortes chaleurs !

    L’Essentiel de l’article

    • Ouvrez les volets et les fenêtres pendant la nuit (et fermez-les le jour).
    • Humidifiez la pièce avec des draps humides.
    • Humidifiez les extérieurs (balcon, terrasse).
    • Utilisez un ventilateur et placez des glaçons devant.

    (1) Tameteo.com, « Quelle est l’heure la plus froide de la journée ? », 2018
    (2) Fédération Française du Bâtiment, 2010.
    (3) Météo France, 2022.
    (4) Portail interministériel de prévention des risques majeurs, 2019.                                                 
    (5) Ademe&Vous, « Climatisation du futur » : refroidir sans réchauffer la planète, 2018
  • Comment bien trier ses déchets ?

    Comment bien trier ses déchets ?

    Si trier ses déchets est devenu une démarche soutenue par nombre de Français, il peut parfois être difficile de se saisir des bons gestes. On fait le point.

    1 Tri sélectif : les déchets classés en différentes familles

    Les déchets ménagers peuvent être classés en cinq grands groupes :

    • les encombrants (électroménager, literie, meubles…), les déchets dangereux (peintures, solvants, pesticides, médicaments, piles…) ;
    • les déchets de jardin (feuilles, herbe, branches…), les déchets de la voiture (huiles de vidange usagées, batteries, pneus…) ;
    • les ordures ménagères (verre, papier, emballage carton, bouteilles en plastique…). Pour mieux les recycler, il convient de connaître à quelle famille correspondent vos déchets afin de les jeter au bon endroit.
       
    • Lire aussi : Quiz : êtes-vous incollable sur le tri ?

    Chiffre-clé

    89 %(1) des Français trient leurs emballages, dont 51 % systématiquement.

    2 Poubelles de tri sélectif : des codes couleurs pour se repérer

    Si la couleur des poubelles peut varier d’une ville à une autre, reste que de manière générale, les codes couleurs sont harmonisés : le bac vert est dédié aux emballages en verre. Facile à retenir !

    La poubelle jaune est destinée à déposer en vrac les emballages en acier et en aluminium, comme les boîtes de conserve, les canettes de soda et de bière, certains aérosols, les boîtes d’aliment pour animaux, les bouteilles en plastique (d’eau, de soda, de lait…), les flacons en plastique (PET, PEHD ou PP) de produits d’hygiène, de beauté et d’entretien, les boîtes et emballages en carton, les briques alimentaires, les journaux, les papiers…

    La poubelle grise ou noire est réservée aux ordures ménagères, ou le reste des déchets qui ne peuvent être accueillis par les autres compartiments. Face à un doute, n’hésitez pas à contacter votre mairie !

    Plus rares, vous pouvez aussi avoir, selon votre commune, une poubelle bleue dédiée au papier, journaux et prospectus, et une poubelle marron ou rouge pour les déchets non recyclables type cartouches d’encres d’imprimantes.

    3 Que faire des autres déchets ?

    Vous pouvez aussi donner une seconde vie à vos vêtements. Dans un état correct, ils pourront être utiles à d’autres personnes. Apportez-les à des associations caritatives comme Emmaüs ou le Secours Populaire. Les affaires trop usées peuvent, elles, être déposées dans un conteneur le Relais, une référence en revalorisation de textile.

    Il existe, par ailleurs, des dispositifs dédiés aux déchets spéciaux comme les ampoules, les piles et les cartouches d’imprimantes. Les commerçants ou grandes surfaces qui en vendent sont dans l’obligation de reprendre celles qui sont usagées. Une fois collectées, les matières qui composent vos ampoules et vos piles sont récupérées et revalorisées.

    Pour tous vos objets dangereux (solvants, peintures, détergents, pesticides…), vos encombrants, vos matériels électriques et électroniques ainsi que vos déchets verts, rendez-vous en déchèterie où des bennes et conteneurs leur sont dédiés. Sur place, des agents vous aiguilleront pour bien les trier. Pour vos médicaments (périmés ou non), déposez-les à la pharmacie proche de chez vous.

    Comment bien trier ses déchets ?

     

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    L’Essentiel de l’article

    • Identifiez les différentes familles de déchets.
    • Les poubelles de couleurs permettent de mieux trier.
    • Les objets volumineux ou dangereux sont à déposer à la déchèterie.
    • Pour vos vêtements, des solutions de recyclage existent.

    (1) CITEO, Les chiffres clés du tri et du recyclage des emballages ménagers en 2020

  • Tout savoir sur l’empreinte carbone

    Tout savoir sur l’empreinte carbone

    1 Qu’est-ce que l’empreinte carbone ?

    L’empreinte carbone est un indicateur qui permet de mesurer l’impact de vos activités du quotidien sur l’environnement. Il s’agit d’évaluer la quantité de gaz à effet de serre que vous émettez, liés à vos déplacements, votre alimentation, votre logement ou encore votre consommation de biens & services.

    Pour simplifier son calcul, l’empreinte carbone est exprimée en dioxyde de carbone équivalent, dont le symbole est CO2e. Ainsi, tous les gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique sont rassemblés autour d’une seule et même valeur rapportée au CO2.

    2 Quelle est l’empreinte carbone moyenne en France ?

    Alors que depuis 1995, l’empreinte carbone de la France restait stable, depuis 2019, on observe une baisse de 9 %(1), notamment liée à la diminution des déplacements et au ralentissement de l’économie pendant la crise sanitaire. En 2020, on estimait l’empreinte carbone moyenne d’un Français à 8,2 tonnes(1) de CO2e, contre 9 tonnes(1) en 2019. Une baisse encourageante mais qui reste insuffisante pour viser la neutralité carbone collective d’ici 2050, comme s’y est engagée l’Union Européenne(2). Mais alors, quelles sont les catégories qui représentent la plus grande part de notre empreinte carbone moyenne ?
     

    L’empreinte carbone des transports

    31 %(3) des émissions françaises de gaz à effet de serre proviennent des transports. Un Français émet en moyenne 2,6 tonnes de CO2 par an(4) via ses déplacements, notamment via l’utilisation majoritaire de la voiture (72 %). En effet, une voiture émet en moyenne 190 g d’équivalent CO2 par km(5), alors qu’un métro émet seulement 3 g et un TGV 2 g(5) pour la même distance.

    Toutefois, on peut espérer des chiffres à la baisse sur les prochaines années grâce au développement des nouvelles mobilités (autopartage, covoiturage, vélo, trottinette électrique…), et des énergies pour rouler vert (biocarburants, voitures/bus/scooter électriques…).
     

    L’empreinte carbone de son logement

    Le logement est également un gros poste de dépense énergétique. C’est le deuxième en termes d’émission de gaz à effet de serre (18 % du total national)(3), notamment à travers les sources d’énergies présentes au sein de l’habitation pour chauffer / cuisiner / se laver / s’éclairer (électricité, gaz, fioul, etc.). Image 03 (corps texte) Texte alternatif : Une femme règle son chauffage. Title : L’empreinte carbone d’un logement dépend du mode de chauffage, de l’électroménager, de la production d’eau chaude et de la cuisine en général.
     

    Tout savoir sur l’empreinte carbone

    La consommation et le style de vie

    Qu’il s’agisse de meubles, d’électroménager, d’équipements électroniques, de vêtements… l’achat de biens et services est aussi à l’origine de 18 %(3) des émissions de gaz à effet de serre en France. Si l’industrie de la mode se place en tête de liste côté bilan carbone avec 2 %(6) des émissions de gaz à effet de serre mondiales, l’achat de biens et services numériques augmente drastiquement ces dernières années. Les sources d’émissions de gaz à effet de serre sont diverses : lors de leur fabrication, lors de leur usage (consommation électrique associée / piles polluantes…), mais aussi lors de leur destruction (incinération, mise en décharge, etc.).

    L’empreinte carbone de son alimentation

    Selon l’Ademe, l’alimentation représente environ 24 % de l’empreinte carbone des ménages français (en comptant les émissions de gaz à effet de serre liées à la production agricole et au transport des aliments). L’une des causes ? Leur consommation importante de viande. En effet, chaque Français mange en moyenne 86 kg(7) de viande par an. Or, 100 grammes de protéines de bœuf (c’est-à-dire environ 400 g de steak) entraînent en moyenne la libération de l’équivalent de 50 kg de CO2(8) dans l’atmosphère. Pour l’agneau, c’est environ 20 kg d’équivalent CO2, pour le porc 7,6 kg eq CO2 et pour la volaille 5,7 kg eq CO2. Pour une même quantité de protéines, le tofu, par exemple, génère seulement 2 kg eq CO2 et les légumes secs entre 0,4 et 1,2 kg eq CO2.

    Le mauvais bilan carbone de la viande s’explique d’abord par l’impact sur la biodiversité des cultures, comme les céréales, pour nourrir les animaux. Ensuite, la consommation d’énergie au sein des élevages, ainsi que les émanations de fumier et de lisier augmentent l’empreinte carbone. Enfin, les ruminants comme le bœuf et le mouton, produisent naturellement du méthane qu’ils rejettent dans l’air et qui participe au réchauffement climatique.

    La Macif s’engage à agir pour la préservation du climat.

    Retrouvez ici tous ses engagements pour la protection du climat et de la biodiversité.

    3 Comment se calcule l’empreinte carbone d’un produit ou d’un service ?

    Connaître l’empreinte carbone d’un bien ou d’un service, c’est se donner l’opportunité de choisir une option plus respectueuse de l’environnement et devenir éco-responsable. Mais alors, comment calculer leur empreinte carbone ? Il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble du “cycle de vie” du produit, de sa phase de recherche et développement à sa destruction ou son recyclage en fin de vie.

    Pour ce faire, on additionne toutes les émissions de gaz à effet de serre produits par :

    • L’extraction des matières premières nécessaires à sa réalisation ;
    • La manière dont il a été transformé ;
    • Son type d’emballage ;
    • Le mode de transport utilisé ;
    • Sa consommation lors de l’utilisation ;
    • Sa fin de vie (recyclage ou destruction de l’objet).
       

    Un calcul qui n’est pas toujours simple au quotidien. Alors pour choisir des produits plus responsables, vous pouvez vous référer à des éléments facilement identifiables sur les produits comme :

    • L’étiquette énergétique que l’on retrouve sur les appareils électroménagers neufs, et qui permet de savoir si le produit est plus ou moins énergivore ;
    • Le lieu de fabrication (plus le produit viendra de loin, plus les émissions de gaz à effet de serre liées à son transport seront importantes) ;
    • Les matériaux utilisés, comme le plastique qui est particulièrement polluant dans sa fabrication et dans sa destruction ;
    • Le recyclage, de son emballage au produit lui-même.

    4 Comment réduire son bilan carbone personnel ?

    Calculer son bilan carbone permet non seulement de mesurer l’impact de ses activités du quotidien sur l’environnement, mais aussi d’identifier d’où viennent ses émissions de gaz à effet de serre, dans le but de les réduire. Les éléments à prendre en compte pour réduire votre bilan carbone sont :

    • L’alimentation : pour réduire votre empreinte carbone à table, vous pouvez limiter votre consommation de viande, privilégiez des produits locaux et de saison, et limitez le gaspillage alimentaire.
    • Les transports : covoiturage, achat d’une voiture électrique, limiter ses voyages en avion au profit de voyages en train… Il existe différents moyens de limiter son empreinte carbone côté transports.
    • Le logement : si certains optent pour des maisons autonomes et durables, d’autres petits gestes peuvent considérablement réduire les émissions de gaz à effet de serre (remplacer les ampoules par des LED, éteindre ses appareils électriques plutôt que de les mettre en veille, etc.)
    • La consommation et le style de vie : afin de limiter votre empreinte carbone, vous pouvez privilégier l’achat de seconde main plutôt que du neuf, optez pour des produits à faible consommation d’énergie, procéder au tri sélectif ainsi qu’au recyclage au quotidien…

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    5 Calcul et réduction de l’empreinte carbone

    Afin de pouvoir prendre conscience de votre impact écologique et mettre en place les bons gestes pour la réduire, il est important de savoir calculer votre empreinte carbone. Rassurez-vous, différents simulateurs existent pour simplifier vos calculs. C’est le cas notamment de “Nos gestes climats” de l’Ademe, “Le diagnostic voyage ou annuel” de Good Planet, “Le calculateur d’empreinte écologique” de WWF et bien d’autres. Un geste simple qui permet de prendre conscience de votre impact sur l’environnement pour changer certaines de vos habitudes !

    L’Essentiel de l’article

    • L’empreinte carbone est un indicateur qui permet de mesurer l’impact des activités humaines sur l’environnement.
    • Elle s’exprime en dioxyde de carbone équivalent (CO2e).
    • Les transports, le logement, la consommation et l’alimentation sont les catégories qui représentent la plus grande part des émissions des gaz à effet de serre.

    (1) Ministère de la transition écologique, Estimation de l’empreinte carbone de 1995 à 2020, 2021 (2) Ministère de la transition écologique, Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), 2021
    (3) Notreenvironnement.gouv, Les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports
    (4) MyCO2, Empreinte carbonne moyenne en France en 2019
    (5) ADEME, Mon impact transport, consulté en 2022
    (6) Greenpeace, Mode éthique ou fast-fashion ?
    (7) FranceAgrimer, La consommation de viande en France en 2019, 2020

    (8) (Poore, 2018) J. Poore, T. Nemecek – Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers – Science – 01 Jun 2018 : 987-992

  • Étudiants : astuces pour devenir éco-responsable avec un petit budget

    Étudiants : astuces pour devenir éco-responsable avec un petit budget

    « J’ai conscience que la planète sera probablement en très mauvais état quand je serai plus âgée donc pour moi, c’est logique d’essayer de limiter les dégâts dès maintenant », lance Camille, 20 ans, étudiante en agroalimentaire. Comme elle, Antoine, 23 ans, étudiant en pharmacie, a conscience de l’importance de s’engager pour préserver la planète et les générations futures. Et de rappeler que « beaucoup d’actions qui appellent juste au bon sens peuvent être menées par chacun d’entre nous ».

    1 Consommer de manière raisonnée

    Vêtements, chaussures, objets… Les deux étudiants prônent l’achat utile et raisonné. « Mon téléphone n’a pas des performances optimales, mais il fonctionne encore donc j’attends avant d’en acheter un nouveau », explique Camille. Même son de cloche pour Antoine : « Dans mon armoire, j’ai les vêtements qui me suffisent. Pas plus. Et je ne fais jamais les soldes car c’est un piège pour surconsommer » explique-t-il.

    2 Encourager le réemploi

    Autre action éco-responsable qui porte ses fruits : favoriser le réemploi. « Je revends sur des plateformes dédiées ou je donne les objets et vêtements que je n’utilise pas », indique l’étudiante. Antoine fait, lui, don des habits qu’il ne porte plus. « Je ne jette jamais mes vêtements encore en bon état, je les dépose chez Emmaüs ou je les donne à mon petit-cousin ». Des initiatives simples qui peuvent vous permettre de limiter l’impact de l’industrie textile sur l’environnement.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires pour préserver l’environnement. Renseignez-vous !

    3 Se déplacer sans énergie

    Dès que la possibilité s’offre à elle, Camille se déplace « à pied, vélo ou skate » pour limiter son empreinte carbone. « Pour certains trajets, je prends le train ou le car et quand je n’ai pas le choix, j’utilise ma voiture, mais je propose toujours de faire du covoiturage » explique-t-elle. Antoine privilégie aussi les mobilités douces (vélo électrique, trottinette, marche à pied…) ou les transports en commun à chaque fois qu’il le peut. Outre la vertu écologique, cela permet de faire des économies sur votre budget.

    4 Adapter sa consommation alimentaire

    Pour réduire son empreinte environnementale, Camille a décidé de ne plus manger de viande. « Cela demande une sacrée motivation, mais c’est une des actions individuelles qui a le plus d’impact sur le réchauffement climatique, car l’élevage représente 14,5 %(2) des émissions de CO2 dans le monde. Et ça me permet aussi de moins dépenser », explique-t-elle. Autre geste éco-responsable que vous pouvez adopter : acheter des produits de saison et en circuits courts. De son côté, Antoine « ne consomme plus d’avocats ni de produits contenant de l’huile de palme, dont la production participe à la déforestation. »

    VOUS SOUHAITEZ AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT ?

    Rendez-vous sur Diffuz.com, la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

    5 Des gestes numériques éco-responsables

    Côté numérique, Camille privilégie les appareils reconditionnés (c’est-à-dire remis à neuf pour être réutilisés). « Je ne possède pas plus d’appareils que je n’en ai besoin, soit un smartphone et un PC portable », précise-t-elle. Elle utilise également un moteur de recherche éco-responsable dont les bénéfices servent à lutter contre la déforestation. Un geste très simple et accessible à tous !

    Autres actions pour protéger l’environnement ? Se tourner vers des appareils économes en énergie et durable. Ce sont là aussi des b.a.-ba pour Antoine. « Je me fie aux labels comme l’Ecolabel européen ou la certification TCO, pour être sûr que mon appareil aura une durée de vie raisonnable, tout en me permettant de réduire ma facture d’électricité », explique-t-il.

    Le saviez-vous ?

    Selon l’Ademe, la pollution numérique est responsable de 2,5 %(3) des émissions de CO2 en France et 4 %(3) dans le monde.

    L’Essentiel de l’article

    • Veillez à consommer de manière raisonnée.
    • Préférez donner une seconde vie à vos objets.
    • Adaptez votre consommation alimentaire.
    • Pensez à réduire votre empreinte numérique.

    (1) Crédoc, Environnement: les jeunes ont de fortes inquiétudes mais leurs comportements restent consuméristes, 2019

    (2) Greenpeace, Élevage industriel : un effet bœuf sur l’environnement, 2017

    (3) ADEME, La face cachée du numérique, 2019