Catégorie : Mes gestes solidaires

  • Connaissez-vous le Giving Tuesday, la journée mondiale de la solidarité et de la générosité ?

    Connaissez-vous le Giving Tuesday, la journée mondiale de la solidarité et de la générosité ?

    Lancé en 2012 par la communauté new-yorkaise du centre culturel 92nd Street Y et la Fondation des Nations unies, le Giving Tuesday est un mouvement mondial qui célèbre et encourage la générosité et l’engagement grâce à la mobilisation de tous. Chaque premier mardi de décembre (après Thanksgiving), cet événement solidaire créé en réponse aux journées commerciales (Black Friday et Cyber Monday) invite particuliers, entreprises,commerces et écoles à donner de leur temps, de l’argent, de la nourriture ou des objets et à organiser des collectes pour soutenir les actions des associations.

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutien de nombreuses initiatives solidaires.

    Renseignez-vous !

    Vous souhaitez agir ?

    Rendez-vous sur Diffuz,

    la plateforme solidaire de la Macif ! Vous pourrez y découvrir les défis solidaires près de chez vous.

  • Personnes isolées et confinement : les identifier pour mieux les soutenir

    Personnes isolées et confinement : les identifier pour mieux les soutenir

    À Poitiers, le réseau « Entraides 86 » permet – entre autres – de distribuer des paniers repas aux personnes seules qui ne peuvent pas se déplacer. Sur la toile, des applications proposent d’envoyer des cartes postales personnalisées à ses proches depuis son canapé, ou encore la plateforme Diffuz et ses « défis » pour soutenir en chanson, par téléphone, par écrit ou par un dessin, des patients en maison de retraite ou à l’hôpital. La crise sanitaire liée au coronavirus a plus que jamais entraîné une vague de solidarité et fait émerger des idées pour venir en aide aux personnes les plus isolées. Pour redonner le sourire à un membre de sa famille vivant à plusieurs centaines de kilomètres, à un voisin de quartier qui ne maîtrise pas les réseaux sociaux ou ne possède pas de matériel informatique, les initiatives les plus simples font également leur petit effet.

    Habituée à rendre visite à Béatrix, sa grand-mère de 80 ans, plusieurs fois par semaine après sa journée de travail, Océane a troqué son passage rituel par des coups de fil récurrents : « Je l’appelle très souvent et m’autorise à aller la voir une fois par semaine, en respectant les gestes barrières, bien entendu. Pour ses courses ? Comme je préfère qu’elle n’aille pas au supermarché, elle me donne sa liste et je m’en occupe… en y ajoutant quelques chocolats pour lui faire plaisir ». Les petites attentions sont également au menu des échanges entre Anne résidant à Courbevoie (92) et sa maman Édith, qui vit seule dans son appartement à Caen (14) : « Je lui envoie des fleurs et des plantes et elle m’envoie des gommages et des masques pour le visage. On s’appelle très régulièrement et pour se voir, on utilise WhatsApp. Cela lui a notamment permis de souffler les bougies et d’embrasser virtuellement sa petite-fille qui a fêté ses 5 ans avec ses deux mamies », raconte Anne.

    Vous souhaitez participer à des initiatives solidaires ?

    Rendez-vous sur Diffuz pour découvrir les différents défis.

    Le saviez-vous ?

    13,3% des plus de 75 ans vivent dans une commune française dépourvue de commerce alimentaire généraliste (1).

    « Détecter » les personnes isolées, premier pas vers la solidarité

    Des appels plus réguliers pour donner des nouvelles et en prendre, quelques photos de famille envoyées par MMS, des courses commandées pour qu’ils évitent de se déplacer et se fassent livrer (…) : voilà quelques gestes et coups de pouce qui peuvent remonter le moral et aider des proches. Et quand la famille n’est pas là, la solidarité entre voisins peut prendre le relais. Comment ? Avec, par exemple, un petit mot laissé dans l’ascenseur de son immeuble précisant ses coordonnées et sa disponibilité pour faire des courses, aller chercher des médicaments à la pharmacie, proposer du soutien scolaire pour les enfants ou les étudiants en difficulté ou simplement passer quelques minutes par jour à échanger sur le pas de la porte.

    Une écoute qui permet à ceux qui en ont besoin, de pouvoir se manifester, et cela est très important. Là encore, certains n’ont pas manqué d’idées durant le confinement, comme cet habitant du Lot (46) qui incite les personnes isolées à accrocher un chiffon rouge à leur fenêtre afin d’être facilement repérables. Pour Gisèle, le chiffon rouge n’a pas été nécessaire. Passionnée de musique classique et de jazz qu’elle écoute « avec le son plutôt fort » dans sa véranda, cette habitante à Saint-Malo (35) a été repérée pour ses goûts musicaux par un jeune voisin en plein apprentissage du violon. Depuis le début du confinement, « Il profite du calme pour jouer dehors et je l’écoute avec grand plaisir. Lorsqu’il me voit dans la véranda, il me demande si je veux bien qu’il joue, ce que j’accepte avec joie ! Il n’est pas encore au point sur tout, mais il progresse », sourit l’octogénaire.

    Plus concernées que le reste de la population par l’isolement qu’impose le confinement, les personnes âgées comme Gisèle sont forcément friandes de ces bulles de respiration. Hugues et Lina vivant à Fontenay-sous-Bois (94), respectivement 8 et 6 ans, ne s’y sont pas trompés, et offrent à leur façon un peu de joie à leurs aînés. « Mamie nous a expliqué qu’elle avait des amies en maison de retraite qui ne pouvaient plus recevoir de visites à cause du virus », explique Hugues. « Ma sœur et moi, on a fait de beaux dessins. Elle, une maison avec un jardin qui a plein de fleurs, et moi, un sous-marin entouré de poissons, de pieuvres et de petits crabes. Papa les a pris en photo pour les envoyer par mail à la maison de retraite pour que tout le monde puisse les voir ! Quand Mamie pourra retourner voir ses amies, elle leur apportera les vrais dessins ! ».

    Chiffre-clé

    10 millions. Le nombre de personnes vivant seules dont 2,4 millions sont âgées de plus de 75 ans (1).

    L’Essentiel de l’article

    • Identifiez les personnes isolées autour de vous, famille ou voisinage.
    • N’hésitez pas à multiplier les appels téléphoniques. Les petites initiatives donnent parfois de grands sourires.
    • Si vous visitez ou livrez des courses à une personne isolée, veillez à respecter les gestes barrières.

    (1) Étude sur les conditions des ménages en période de confinement, Insee, 2020

  • 6 façons d’aider les sans-abri en automne et en hiver

    6 façons d’aider les sans-abri en automne et en hiver

    En France, environ 200 000 personnes vivent dans la rue (1). À mesure que les jours raccourcissent et les températures diminuent, leur quotidien est encore plus rude. L’occasion de faire preuve de solidarité en les aidant à surmonter, à votre façon et à votre échelle, les difficultés du quotidien.

    1 Signalez les sans-abri en détresse

    L’indifférence est peut-être un des plus grands maux dont souffrent les sans-abri. La première chose à faire est donc de rester en alerte lorsque vous vous baladez dans les rues de votre quartier. N’hésitez pas non plus à échanger quelques mots avec la personne sans-abri pour vous assurer que son état de santé est bon… Vous constatez qu’un sans-abri montre des signes de refroidissement (tremblements, lèvres bleutées) ou semble en état d’hypothermie pendant une alerte « grand froid » ? Prenez votre téléphone et prévenez les secours. Plusieurs numéros sont à votre disposition : 

    • 115 : Samu social
    • 112 : Urgences depuis un mobile
    • 18 : Pompiers
    • 17 : Police
    • 15 : Samu

    2 Donnez aux sans-abri quelque chose de chaud à manger ou à boire

    Vous êtes en pause déjeuner et croisez une personne sans domicile fixe ? Allez la voir et demandez-lui ce dont elle a besoin. Un premier contact est souvent bénéfique pour mettre la personne en confiance et qu’elle accepte par la suite le repas ou la boisson chaude que vous lui apportez. Vous pouvez aussi prévoir un petit stock de denrées non périssables, à l’instar des barres de céréales, de sodas, des conserves, etc. Vous n’avez ni le temps de faire les courses ni de préparer un repas ? Dans ce cas, vous pouvez lui donner un ticket-restaurant pour qu’il puisse lui-même aller s’acheter quelque chose à manger.

    Vous souhaitez vous engager auprès des plus démunis ?

    L’association Solinum soutenue par la Macif se mobilise pour aider les sans-abri.

    Bon à savoir

    L’une des plus grosses difficultés pour les sans-abri est de trouver de la nourriture pour leur compagnon à quatre pattes qui sont parfois leur seul lien social. Pensez donc à leur offrir des aliments pour animaux (croquettes et pâtée) !

    3 Distribuez des kits de première nécessité

    Les sans-abri sont souvent privés de produits pourtant indispensables à leur quotidien et leur survie. Pour les aider, vous pouvez préparer des kits de première nécessité et leur distribuer.

    Prévoyez :

    • Des produits d’hygiène : papiers toilette, pansements, protections hygiéniques, brosse à dents, savons, etc.
    • Des outils pratiques : un briquet ou des allumettes étanches, une lampe torche.
    • Du matériel de cuisine : une assiette, une tasse, des couverts, un bol,
    • Des équipements pour se maintenir au chaud : une couverture, des gants, un chauffe-mains ou des semelles chauffantes, un bonnet, des chaussettes chaudes, une veste de pluie, etc.
    • Des denrées alimentaires : des paquets de gâteaux secs, eau minérale, biscuits apéritifs, lait, boîtes de conserve, etc.

    4 Offrez des vêtements chauds

    Lors des périodes de grand froid, la demande en vêtements chauds est forte. Beaucoup de sans-abri en manquent et ne peuvent donc pas se maintenir au chaud et au sec. L’idée ? Faire le tri dans vos placards pour voir si vous n’avez pas des vestes chaudes et imperméables, des gants, des chaussettes en laine, des hauts à manches longues, et des bonnets dont vous pourriez vous séparer et qui ne vous manqueraient pas. Apportez ensuite votre sac d’habits à un refuge ou une association d’aide aux sans-abri, elle se chargera de leur distribuer. Autre option : vous rapprocher directement de la Croix-Rouge, du Secours populaire ou d’Emmaüs qui organisent des collectes chaque année.

    5 Faites un don d’argent

    Si vous n’avez pas le temps d’aider les sans domicile fixe, vous pouvez également faire un don financier aux associations qui viennent en aide à ces populations démunies (Croix Rouge Française, Samu social, Restos du Cœur, Secours Catholique…). Votre don permettra de financer les maraudes, l’accueil et l’accompagnement des personnes démunies dans les centres spécialisés, d’offrir des repas, de mettre à leur disposition des casiers solidaires ou encore de les aider à se réinsérer professionnellement.

    6 Donnez de votre temps

    Quelle que soit la fréquence à laquelle vous souhaitez soutenir les sans-logis, il existe une multitude de missions à effectuer en tant que bénévoles dans les associations d’aide aux sans-abri. En fonction du temps que vous avez à consacrer à ces missions d’aide, vous pouvez, par exemple, aller à leur rencontre au cours de maraudes, préparer et distribuer des repas, effectuer des tâches administratives… Un soutien qui peut aussi être collectif ! Ainsi, pourquoi ne pas se mobiliser entre voisins pour venir en aide aux personnes sans domicile de votre quartier ? Certaines plateformes de solidarité comme Diffuz permettent d’agir à l’échelle de votre ville ou de votre quartier.

    6 façons d’aider les sans-abri en automne et en hiver

     

    Le saviez-vous ?

    La lutte contre l’exclusion et la pauvreté est la deuxième cause pour laquelle les Français se mobilisent et font des dons d’argent (soit 30 % des dons), après l’aide et la protection de l’enfance (soit 34 % des dons) et avant le soutien à la recherche médicale (soit 25 %). (1)

    Envie de venir en aide aux sans-abri ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et lancez un défi solidaire près de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Connaître les numéros d’urgence.
    • Signaler toute personne sans-logis en détresse.
    • Faire des dons de biens et/ou d’argent.
    • Devenir bénévole dans une association caritative.

    (1) France générosités, Chiffres clés de la générosité, 2019

  • Crowdtiming ou comment donner de son temps pour aider les autres ?

    Crowdtiming ou comment donner de son temps pour aider les autres ?

    1 C’est quoi le crowdtiming ?

    Si vous avez une heure ou deux de libre (ou plus !) dans la semaine, alors vous pouvez jouer un rôle majeur grâce au crowdtiming. Derrière ce drôle de mot se trouve un néologisme qui vient de l’anglais « crowd » (foule) et « time » (temps). Vous connaissez peut-être déjà le crowdfunding, qui permet de soutenir financièrement des projets participatifs. À l’inverse, le crowdtiming est un don de temps pour soutenir une action, comme participer au nettoyage d’une plage, à la collecte de denrées pour les plus démunis, tenir compagnie à des personnes âgées ou encore participer à l’organisation d’un événement caritatif.

    2 Comment se lancer dans l’aventure crowdtiming ?

    Tout commence sur Internet, sur des plateformes qui mettent en relation des associations ou des porteurs de projets avec des bénévoles potentiels. Il suffit de créer son profil en indiquant ses compétences et ses disponibilités. La plateforme vous propose alors des missions correspondantes à votre savoir-faire. Mais vous pouvez également participer à d’autres missions qui ne nécessitent pas de compétences particulières et qui sont donc accessibles à tous. Seule l’envie compte !

    C’est ainsi que David, 44 ans, intérimaire sensible à l’écologie, a découvert que des personnes organisaient à côté de chez lui des ramassages de déchets.

    « Je le faisais déjà tout seul. J’ai été ravi de rejoindre ce groupe de volontaires car on partage la même vision des choses. C’est plus sympa de le faire à plusieurs et on est très soudés », précise-t-il.

    Pour lui qui vit seul, c’est aussi l’occasion de rencontrer du monde et de pratiquer une activité à l’extérieur de son domicile quand il a du temps libre.

    « Chacun vient quand il le peut. Ce matin, on était onze et on a ramassé en 1 h 30 près de 200 litres de déchets près du ruisseau », raconte-t-il.

    Envie de donner de votre temps ?

    Découvrez Diffuz, la plateforme de crowdtiming de la Macif !

    Le saviez-vous ?

    En 2024, plus de 4 millions de personnes ont fait du bénévolat direct de proximité, hors famille ou structure associative, ce qui représente 7 % des bénévoles en France. (1)

    3 Un fonctionnement ultra-souple

    Alpha, étudiant de 26 ans, a souhaité lui aussi mettre à profit son temps libre : « J’ai le sens du service et ça me tenait à cœur d’aider ceux qui ont peu de moyens », confie-t-il.

    Le jeune homme a donc créé un profil sur une plateforme web et y a indiqué ses compétences en rédaction. Il propose ainsi son aide en tant qu’écrivain public pour rédiger les courriers et expliquer les démarches administratives aux personnes qui en ont besoin.

    « Je ne connaissais pas trop d’associations qui faisaient ça. Et je n’avais pas envie de faire des démarches compliquées. Là je peux être en contact avec les bénéficiaires de n’importe quelle association qui ont besoin d’être accompagnés dans leurs démarches administratives, même les plus courantes. C’est très souple. On donne ses disponibilités et on y va quand on veut. Et puis, quand on donne de l’argent, on ne sait pas toujours s’il sera utilisé à bon escient. Là, j’ai un contact direct avec les personnes qui ont besoin de mon aide. Je suis sûr de rendre un vrai service », explique Alpha.

    Le crowdtiming permet ainsi à chacun d’œuvrer à son échelle, en donnant la possibilité de s’engager à différents niveaux, pouvant aller d’un simple clic sur internet à une heure de son temps ou un week-end, selon le temps dont on dispose et ses envies.

    L’Essentiel de l’article

    • Ici, pas d’argent en jeu. On donne de son temps quand on le veut et quand on le peut.

    (1) associations.gouv.fr, La France bénévole en 2024, 2024

  • Soutien aux associations : quel est le vrai coût d’un don ?

    Soutien aux associations : quel est le vrai coût d’un don ?

    1 Le vrai coût du don

    Pour les organismes d’intérêt général ou reconnus d’utilité publique (1)

    Si vous soutenez une association, une fondation ou une œuvre, telles que SOS Villages d’Enfants, la Ligue contre le cancer, Reporters sans frontières ou la Fondation d’Auteuil, la réduction d’impôt sur le revenu correspond à 66 % du montant des dons, dans la limite de 20 % du revenu imposable de votre foyer. (2) Ainsi, un don de 100 € ne pourrait vous coûter en réalité que 34 €. Les 66 € restants étant déduits de vos impôts sur le revenu.

     

    Pour les organismes sans but lucratif d’aide aux personnes en difficulté (1)

    Si vous avez fait un don inférieur à 546 € sur l’année 2019, dans une association fournissant gratuitement des repas (comme Les Restos du Cœur), des soins médicaux (comme Médecins sans frontières) ou des logements (comme le Secours Populaire), la réduction d’impôt peut aller jusqu’à 75 % du montant donné. Si vous avez été particulièrement généreux et que vous avez donné plus de 546 € en 2019, la partie supérieure du don bénéficiera d’une réduction d’impôt de 66 % en 2020. (2)

    Bon à savoir

    Comment savoir si un organisme est d’intérêt général ou reconnu d’utilité publique ?

     

    Caractéristiques d’une association d’intérêt général (3) Caractéristiques d’une association reconnue d’utilité publique
    • Non lucrative
    • Gestion désintéressée
    • Ouverte à tous

     

    • D’intérêt général
    • Rayonnement dépassant le cadre local
    • 200 adhérents minimum
    • Au moins 46 000 € de recette par an
    • Un montant de subventions publiques inférieur à la moitié du budget
    • Résultats positifs au cours des 3 derniers exercices
    Soutien aux associations : quel est le vrai coût d’un don ?
    Les montants indiqués concernent des dons versés en 2019, pour une réduction d’impôt effectuée en 2020.

    À savoir

    Coronavirus : la défiscalisation des dons élargie pour aider les associations

    Pour faire face à la crise sociale actuelle, le plafond des dons aux associations (d’intérêt général, reconnues d’utilité publique ou oeuvrant en faveur des personnes en difficulté) vient d’être revu à la hausse. Ce dispositif, qui permet de bénéficier d’une déduction fiscale de 75 %, voit son plafond passer de 537 euros à 1 000 euros (4) pour les dons versés en 2020. Cette mesure vise à encourager l’élan de générosité et de fraternité en cette période de crise sanitaire.

    2 Quand bénéficier de la réduction d’impôt ?

    Le montant total annuel de vos dons est à indiquer dans la case 7UF ou 7UD de votre déclaration de revenus.

    Depuis la mise en place du prélèvement à la source, les réductions d’impôts relatives à vos dons vous sont désormais restituées en deux fois par l’administration fiscale (5) :

    • Vos dons effectués en 2020 bénéficieront d’une déduction en janvier 2021. Comme le ministère des Finances ne connaîtra pas le montant de vos dons sur l’année 2020, c’est sur la somme de vos dons de l’année 2019 qu’il se basera. L’État vous versera alors un acompte de 60 % du montant de votre déduction de 2019.

     

    • Les dons de l’année 2020 seront déclarés dans votre déclaration de revenus au printemps 2021. En septembre 2021, vous recevrez le solde de votre réduction d’impôt sur la base des dons que vous avez réellement effectués en 2020. Dans le cas où vous donneriez moins qu’en 2019, vous devrez rembourser tout ou partie de l’acompte perçu en janvier.
      
    • Si vous donnez pour la première fois, la réduction d’impôt ne vous sera intégralement remboursée qu’au cours de l’été de l’année suivant votre don.

    Le saviez-vous ?

    Les dons représentent 40 % des ressources de la Ligue contre le cancer. L’association soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif redistribue ensuite près de 65 % de son budget total en recherche médicale, prévention, soutien aux malades et autres politiques de santé. (6)

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient de nombreuses associations que vous pouvez vous-mêmes soutenir par vos dons. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Faire un don d’argent permet de bénéficier d’une déduction d’impôt sur le revenu.
    • Le montant de la déduction fiscale dépend du type d’organisme soutenu.
    • La réduction d’impôt vous est versée en deux fois sur une année.

    (1) Légifrance, Code général des impôts – Article 200, 2008
    (2) Service Public, Impôt sur le revenu–Dons aux associations et organismes d’intérêt général, 2020
    (3) Ministère de l’Action et des Comptes publics, Mon association est-elle d’intérêt général ou d’utilité publique ?, 2019
    (4) Sénat, Loi de finance rectificative pour 2020
    (5) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, Tout savoir sur le prélèvement à la source–Réduction d’impôt pour les dons aux associations et fondations, 2018
    (6) Ligue contre le cancer, Rapport annuel 2018 (p. 14), publié en 2019.
  • Comment et pourquoi donner de son sang ?

    Comment et pourquoi donner de son sang ?

    Interventions chirurgicales, cancers, maladies du sang, secours d’urgence suite à une hémorragie… Chaque jour en France, 10 000 dons de sang sont nécessaires1. Il est donc essentiel que les réserves de sang ne s’épuisent pas, quel que soit le groupe sanguin.

    1 623 494 personnes

    ont donné de leur sang en 2018, dont 18 % de nouveaux donneurs. Pourquoi pas vous ?

    Qui peut donner son sang ?

    Vous avez entre 18 et 70 ans ? C’est le premier critère pour être donneur. Vous devez également être en bonne forme physique et peser plus de 50 kg. Pourquoi un poids minimum ? Lors du prélèvement, l’infirmier(e) va extraire environ 400 ml de sang, dans la limite de 8ml/kg. Après un rapide calcul, on comprend : 400/8 = 50.

    Lire aussi : « Les dons de sang et d’organes sauvent des vies » – Témoignages

    Y a-t-il des contre indications pour le don du sang ?

    Donner est un acte généreux mais celui-ci ne doit pas se faire aux dépens de la santé du donneur. Ni aux dépens du receveur qui mérite un sang 100% “sécurisé”. Vérifiez donc que votre état physique vous permettra de prétendre au don.

    Pour cela, vous ne devez pas (entre autres) :

    • être enceinte ou avoir accouché depuis moins de 6 mois avoir eu des soins dentaires dans les 3 derniers jours
    • avoir eu d’intervention chirurgicale dans les 4 derniers mois
    • avoir pris des antibiotiques dans les 2 dernières semaines
    • avoir eu un piercing ou un tatouage dans les 6 mois précédents
    • avoir consommé de la drogue par injection intraveineuse
    • être sous traitement médical administré par voie intraveineuse (diabétique sous insuline par exemple)
    • avoir une infection active transmissible par le sang (VIH, hépatite virale, syphilis…)

    D’autres contre indications existent et sont à examiner au cas par cas : certaines allergies, certaines pratiques personnelles (acupuncture), certaines pratiques sexuelles, un historique de voyage dans des pays où sévissent certaines maladies…

    L’établissement français du sang vous propose de vérifier par vous-mêmes votre éligibilité à donner via un questionnaire rapide. Vous cochez toutes les bonnes cases ? Sachez tout de même que seul l’entretien en personne le jour J déterminera votre capacité à donner.

    Important : si ce n’est pas une contre indication en soi, il est vivement conseillé d’éviter de donner du sang en période de menstruation, en particulier si les règles sont abondantes.

    Le sang donné est-il testé ?

    Le questionnaire est un premier filtre pour limiter les risques de prélever du sang non exploitable. Cependant, afin de garantir au receveur un don “sécurisé”, chaque prélèvement est contrôlé. Les analyses incluent notamment des tests de dépistage du VIH. En cas de détection d’anomalie, vous serez contacté par l’établissement dans lequel vous avez effectué votre don. Seul l’établissement préleveur conservera vos données. Les dons sont anonymes, ainsi la personne qui recevra votre sang n’aura aucune information vous concernant.

    Quand et à quelle fréquence donner son sang ?

    Il n’y a pas vraiment de meilleur moment pour donner son sang, il faut surtout que les réserves soient toujours au vert. La générosité des donneurs s’exprime souvent au moment des fêtes, période propice à la solidarité, ou lors d’événements tragiques majeurs, comme les attentats de 2015. D’autres périodes voient le nombre de donneurs diminuer comme l’été, lorsque l’heure des départs en vacances a sonné. Pourtant, les dons sont bel et bien nécessaires tout au long de l’année !

    Vous avez l’âme généreuse et souhaitez donner régulièrement ? C’est tout à votre honneur. Veillez cependant à attendre au moins 8 semaines entre deux dons de sang, dans la limite de 4 fois par an pour les femmes et 6 fois par an pour les hommes. Il faudra attendre 4 semaines pour entre deux dons de plaquettes (dans la limite de 12 fois par an) et 2 semaines entre deux prélèvements de plasma (maximum 24 fois par an).

    Don du sang et coronavirus

    Les dons de sang pour actuellement particulièrement importants car depuis le début du confinement, le nombre de dons a chuté de 30 %1. Contactez au préalable l’établissement où vous souhaitez vous rendre pour connaître toutes les modalités en amont de votre venue.

    À quoi sert le sang donné ?

    Chaque année, 1 million de personnes reçoivent du sang1. Près de la moitié des personnes transfusées sont soignées pour des maladies du sang et des cancers. Les opérations chirurgicales représentent environ un tiers des besoins en sang. Certains ont besoin d’hémoglobine (globule rouge) pour pallier à une forte anémie par exemple. D’autres de plaquettes, qui permettent entre autres d’arrêter les hémorragies, ou encore de plasma et de globules blancs, en cas de déficit immunitaire grave.

    Où peut-on donner son sang ?

    En France, on compte plus de 130 sites de prélèvement et environ 40 000 collectes mobiles1. Vous pouvez trouver ici le plus proche de chez vous ou de votre lieu de travail.

    Faut-il être à jeun pour faire un don de sang ?

    Non, bien au contraire ! Contrairement à de nombreuses prises de sang pour analyse médicale, vous ne devez pas venir le ventre vide lors de votre don de sang. En effet, vous allez être prélevé d’une plus grande quantité de sang et être à jeun risquerait de provoquer un malaise. Pensez donc à vous hydrater et à vous sustenter avant, en évitant évidemment les matières grasses et les boissons alcoolisées. Une collation vous sera également servie après le don pour s’assurer de votre bonne forme.

     

    1 EFS 2020

    L’Essentiel de l’article

    • Les dons sont nécessaires toute l’année
    • Il faut avoir entre 18 et 70 ans et peser plus de 50 kg
    • Seul l’entretien le jour J déterminera votre capacité à donner
  • Donner sans y penser : microdons pour grands effets

    Donner sans y penser : microdons pour grands effets

    1 Pour donner, passez à la caisse

    Pour les têtes en l’air, les indécis ou les overbookés, il existe aujourd’hui des alternatives aux dons en espèces et au chèque envoyé une fois l’an à une association. En 2020, on peut soutenir de nobles causes tout en faisant ses courses. Comment ? Grâce à « l’Arrondi » que certains magasins, grandes enseignes, chaînes et sites e-commerce vous proposent sur vos achats. Le principe est simple : au moment de payer par carte bancaire, on vous propose d’arrondir à l’euro supérieur. La différence est versée directement à l’association soutenue par le commerçant et indiquée sur le terminal de paiement.

    Bon à savoir

    Comme tous les dons aux associations, ces microdons sont déductibles des impôts à condition d’atteindre au moins 5 euros par an (3). Le reçu fiscal est à demander en ligne sur présentation des tickets de caisse ou reçus de carte bancaire.

    Le saviez-vous ?

    Près de 10 millions de Français ont déjà fait l’arrondi en magasin depuis le lancement du dispositif en 2014,
    et 97 % d’entre eux sont prêts à recommencer ! (4)

    2 Le don sur salaire ou relevés de compte, la générosité à la source

    Cette dernière solution implique au préalable que votre patron/votre entreprise ait adhéré à ce dispositif, car elle implique une intervention technique au niveau des services de paye. Là encore, il s’agit d’arrondir, mais cette fois à l’euro inférieur, pour reverser les centimes de votre salaire à une association choisie en concertation avec l’entreprise. En plus, l’entreprise a la possibilité d’abonder votre don.
    Ce principe existe aussi pour les relevés de compte : renseignez-vous auprès de votre banque pour savoir si elle participe à ce type d’opération. Là encore, ces deux types de dons peuvent faire l’objet de la réduction d’impôts prévue pour les dons aux associations (3).

    762 542 euros

    ont été collectés en 2017 grâce au don sur salaire. (5)

    3 Plantez des arbres avec votre clavier

    Naviguez sur le web en mode plus « green » ? C’est possible grâce aux moteurs de recherche plus écoresponsables et engagés, tel que Ecosia, Lilo et Ecogine. Vous n’avez rien à payer et aucune inscription n’est à entreprendre. Vous pouvez donc effectuer vos recherches comme vous en avez l’habitude. La seule chose qui change avec ces moteurs plus écolos, c’est qu’ils vous permettent par exemple de planter un arbre (77 millions d’arbres ont déjà été plantés avec Ecosia (6)) ou encore de soutenir des projets sociaux ou environnementaux, des associations ou des ONG, puisque les recettes publicitaires générées par vos requêtes leur sont en partie reversées.

    L’Essentiel de l’article

    • L’arrondi permet de faire des microdons sur salaire (1), sur un relevé bancaire (2) ou lors de vos achats.
    • Il existe des moteurs de recherche solidaires qui soutiennent des associations.

    (1) Sous réserve que l’employeur ait adhéré au dispositif.
    (2) Possible uniquement dans les banques partenaires.
    (3) Dans les conditions et limites de la réglementation fiscale en vigueur.
    (4) Sondage OpinionWay pour Microdon, 2019.
    (5) Microdon, 2018.
    (6) Ecosia, 2019.

  • « Les dons de sang et d’organes sauvent des vies »

    « Les dons de sang et d’organes sauvent des vies »

    1 Anne-Laure, donneuse de sang

    « J’ai commencé à donner mon sang en 2009, encouragée par des collègues. Le lieu de collecte le plus proche était l’hôpital pédiatrique Robert-Debré. Quand j’ai vu tous ces enfants malades, j’ai pris conscience de l’importance de mon don. Avant ça, j’y pensais souvent, mais sans passer à l’acte… Ensuite, plusieurs personnes de mon entourage ont dû subir des opérations lourdes, et c’est ce qui a ancré l’habitude de donner. Au moins une fois par an, souvent deux. Quand je reviens d’une séance avec un pansement sur le bras, ça suscite la curiosité ! Alors j’en profite pour rappeler l’utilité, la facilité et la simplicité du don. Mais il y a quand même quelques conditions, et ça reste une décision personnelle. »

    10 000

    dons de sang sont nécessaires, chaque jour, pour soigner les malades en France. (2) Il est donc important que les dons se fassent tout au long de l’année.

    Bon à savoir

    Chaque année, 1 million de personnes reçoivent du sang. (2) Près de la moitié des personnes transfusées sont soignées pour des maladies du sang et des cancers. Les opérations chirurgicales représentent environ un tiers des besoins en sang. Pour trouver des points de collecte ou tous types d’informations, rendez-vous sur Établissement français du sang.

    2 Nathalie, donneuse de sang de cordon ombilical

    « Je n’avais jamais entendu parler du don de sang de cordon ombilical avant de tomber sur une affiche à la maternité de l’hôpital Pellegrin, à Bordeaux. Je me suis renseignée auprès de la sage-femme, et c’est la rareté de ce don qui m’a poussée à le faire. Depuis j’en parle autour de moi et sur mon blog. Pour la donneuse, c’est très simple : il faut juste remplir une fiche d’information et de consentement en amont de la naissance. À la fin de l’accouchement, tout se passe très vite. La personne en charge du prélèvement coupe le cordon, le clampe pour garder le sang, et repart avec. Je n’ai rien vu ni rien senti ! Avant ma sortie de la maternité, une sage-femme est venue me voir pour me dire que le don était très bon. Ça m’a fait super plaisir ! J’adore cette idée que ma fille ait pu sauver des vies dès sa naissance. »

    Bon à savoir

    Le sang de cordon ombilical contient des cellules-souches hématopoïétiques capables de « créer un nouveau sang ». Le don sang de cordon permet de soigner des maladies très graves comme les leucémies ou les lymphomes (cancers du sang). Plus d’infos sur Dondesangdecordon.fr.

    3 Maria, greffée du rein

    « J’ai été greffée du rein en 1990 et en 2011. Quand j’ai commencé les dialyses à 16 ans, on m’a dit que je n’allais pas attendre longtemps parce que les patients jeunes sont prioritaires… J’ai attendu quatorze ans. C’était en 1976. À l’époque, il y avait beaucoup moins de donneurs potentiels du fait des problèmes de compatibilité et à cause du manque d’information. Aujourd’hui, les médicaments antirejets facilitent les greffes parce qu’il n’y a plus besoin de trouver un donneur strictement compatible. Et le don d’organe sauve des vies, il faut le rappeler ! Grâce à mes donneurs, j’ai pu vivre une vie normale et j’ai aujourd’hui une fille de 23 ans en parfaite santé, c’est le bonheur. »

    Bon à savoir

    En France, tout le monde est considéré comme donneur d’organes présumé au moment du décès, sauf si on a exprimé son opposition de son vivant. Pourtant, 30 % des familles s’opposent au prélèvement car elles ne sont pas informées de ce dispositif légal, ni de la préférence de la personne décédée sur le sujet. (1) Mieux vaut donc parler à ses proches de son choix de donner ou de pas donner pour faciliter la décision finale. Informations sur Dondorganes.fr.

    4 Delphine, engagée pour le don de moelle osseuse

    « Je suis socio-esthéticienne : à l’hôpital, je propose des soins à des personnes atteintes de cancers du sang, candidates à une greffe de moelle osseuse. Je suis aussi présidente d’une association de soutien aux patients greffés de la moelle osseuse. Nous militons pour qu’un maximum de personnes s’inscrivent sur le fichier des donneurs. Pour qu’un malade puisse recevoir une greffe, la moelle osseuse doit être totalement compatible. Or il n’y a qu’une chance sur 1 million ! Il faut donc qu’il y ait un maximum de personnes inscrites. La procédure se passe en deux temps : un questionnaire à remplir en ligne sur dondemoelleosseuse.fr et un rendez-vous avec un médecin de l’Établissement français du sang si les critères sont OK. Il effectue une prise de sang pour déterminer votre profil immunitaire (HLA) et vous inscrire dans la base de données. Un kit salivaire est d’ailleurs en train d’être déployé pour simplifier cette procédure. Si un jour un malade correspond à votre profil HLA, vous serez appelé(e) pour donner votre moelle osseuse, soit par prise de sang, soit par prélèvement direct dans l’os iliaque sous anesthésie générale. On a besoin de tous les profils de donneurs, mais surtout des hommes : les cellules de leur moelle osseuse sont mieux tolérées par les patients. Pourtant, ils ne représentent qu’un gros tiers des donneurs potentiels. »

    1 chance sur 1 million

    C’est la probabilité que deux personnes soient compatibles pour le don de moelle osseuse. (3)

    Bon à savoir

    Le don de moelle osseuse peut traiter certains cancers du sang comme les lymphomes et les leucémies. Pour donner, il faut avoir entre 18 et 51 ans, et la plupart du temps ce n’est pas douloureux : dans les trois quarts des cas, le don s’effectue par prélèvement sanguin. (3) Informations et questionnaire de pré-inscription sur Dondemoelleosseuse.fr.

    L’Essentiel de l’article

    • Donner son sang ne prend qu’une heure.
    • Le don de moelle osseuse et le don de sang de cordon ombilical sont les seuls moyens de guérir certaines maladies comme les leucémies ou les lymphomes.
    • En France, on est donneur d’organes par défaut.
    • Il est important de parler à ses proches de son choix en matière de don d’organes.

    (1) France Adot, Don d’organes.
    (2) Établissement français du sang, Les besoins au quotidien.
    (3) Dondemoelleosseuse.fr, Seulement 36 % d’hommes donneurs inscrits sur le registre. Et si on faisait mieux ?

  • Don d’organe : quelles sont les conditions pour être donneur ?

    Don d’organe : quelles sont les conditions pour être donneur ?

    1 La greffe d’organes

    Rein, foie, cœur… Greffer un organe consiste à échanger un organe déficient par un organe sain. Une opération chirurgicale est donc nécessaire. Les personnes nécessitant une telle opération sont enregistrés par leur médecin sur une liste d’attente tenue par l’Agence de biomédecine. On retrouve parmi eux des personnes de tout âge qui sont atteintes de malformations cardiaques, de mucoviscidose, d’insuffisance rénale, ou encore de certains cancers…

    Le manque persistant d’organes disponibles, malgré la hausse des dons (+ 5 % par an en moyenne (1)) est le principal obstacle à la greffe. On compte environ 1 donneur pour 3 malades (1).

    23 828

    C’est le nombre de malades en France qui ont besoin chaque année d’une greffe d’organes (1).

    2 Le don de tissu

    Le tissu est une partie du corps humain destinée à assurer une fonction. Quand une personne est décédée, elle peut donner à la fois ses organes et ses tissus : des artères, de la peau, des valves cardiaques, des tendons…

    Les « tissus » peuvent concerner des greffes de peau, pour soigner par exemple les grands brûlés, mais aussi des greffes de cornée qui permettront de redonner la vue aux malvoyants.

    6 525

    C’est le nombre de personnes qui ont reçu une greffe de tissus en 2017. (1)

    Une journée mondiale dédiée au don de moelle osseuse

    Chaque année, 3 000 malades ont besoin d’une greffe de moelle osseuse en France (2).
    Ces personnes sont atteintes de pathologies graves du sang telles que des leucémies ou des lymphomes. Seulement 1 patient sur 4 a la chance d’avoir un donneur compatible dans sa famille.

    Face à ce manque de donneurs en moelle osseuse, dû notamment à des appréhensions concernant le prélèvement, l’Agence de la biomédecine profite de la 4e journée mondiale dédiée au don de moelle osseuse pour communiquer et sensibiliser le grand public sur son importance.

    3 Les conditions pour donner un organe

    Don de son vivant

    Aujourd’hui le prélèvement d’organes est possible à tout âge. Le rein et le foie peuvent être prélevés sur des personnes âgées. Pour les mineurs, les parents ou les tuteurs légaux doivent absolument donner leur autorisation.

    En 2017, 3,6 % des donneurs avaient 17 ans ou moins, 28,9 % de 50 à 64 ans et 41,3 % plus de 65 ans (1).

    L’âge des donneurs prélevés augmente : 57,8 ans en 2017 contre 56,1 ans en 2016 et l’activité de greffe à partir de donneurs vivants progresse légèrement (1).

    Malade ou en bonne santé, il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes et de tissus. Néanmoins, le donneur fait l’objet d’un bilan médical complet comportant des examens cliniques, radiologiques et biologiques pour s’assurer de sa capacité à faire un don et de la compatibilité avec le receveur.

    Don le jour du décès

    C’est le cas le plus fréquent. En effet, dans 90 % des cas (1), le donneur d’organe est décédé. La personne décédée peut ainsi permettre de greffer plusieurs malades. Les organes sont maintenus artificiellement en état de fonctionner par des techniques de réanimation jusqu’à l’opération de prélèvement. Le corps, traité avec respect, est ensuite rendu à la famille.

    6 105

    greffes d’organes ont été réalisées en 2017. Après le rein, les organes le plus transplantés ont été le foie, le cœur, les poumons et le pancréas (1).

    4 Comment signaler son choix ?

    « Consentement présumé »

    Depuis le 1er janvier 2017, au titre de la solidarité nationale chaque Français qui décède est considéré comme donneur d’organes : c’est ce qu’on appelle le « consentement présumé ». Il est recommandé d’informer les proches de son choix et de connaître les leurs pour être en mesure de témoigner.

    Il est possible de laisser une trace écrite comme un mot ou demander une carte de donneur d’organes.

    À noter : cette carte n’a aucune valeur légale. Elle veille à consolider un engagement, ouvrir la discussion et montrer que l’on soutient le don. Elle permettra également aux proches d’être plus sereins. Carte ou non, les médecins consultent toujours les proches avant d’envisager tout prélèvement. Si ceux-ci s’opposent au don, ce choix est respecté.
     

    Refus général

    Inscription sur le registre national des refus

    Si vous ne souhaitez pas donner d’organes, vous avez la possibilité de vous inscrire gratuitement sur le registre national des refus. Il vous suffit pour cela d’en informer l’Agence de la biomédecine en remplissant ce formulaire. Il vous faudra dater le document, le signer ainsi que laisser une photocopie de votre pièce d’identité.

    De nouvelles modalités

    Selon le décret du 11 août 2016, vous avez également la possibilité d’exprimer votre refus en laissant un document écrit à un proche. Notez bien votre nom, prénom, datez et indiquez votre date de naissance. C’est la condition sine qua non pour que ce document soit considéré comme valable. (3)

    Un proche de la personne décédée peut aussi faire valoir le refus de prélèvement d’organes que cette personne aurait manifesté expressément sans l’exprimer par écrit de son vivant. Dans ce cas, les médecins demanderont au proche une attestation écrite des circonstances du refus.

    La possibilité de modifier son refus

    Vous changez d’avis ? Sachez qu’il est toujours possible de faire marche arrière ! Vous bénéficiez effectivement d’un droit d’accès et de rectification.
     

    Refus spécifique à certains organes

    Vous pouvez aussi porter votre refus sur certains organes ou tissus en particulier. Par exemple, vous pouvez refuser le prélèvement de vos yeux, , mais permettre une greffe de foie.

    Le don d’organe est anonyme et gratuit

    Selon la loi de bioéthique, le don d’organes est anonyme et gratuit. Le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur et le nom du receveur ne peut être communiqué au donneur. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes. Toute rémunération, monétaire ou autre, en contrepartie du don d’organes est interdite. Le principe de la gratuité du don est posé dans le Code civil et repris dans le Code de la sécurité sociale et de la santé publique (4).

    (1) Agence de la biomédecine
    (2) EFS – Établissement Français du Sang
    (3) Décret n° 2016-1118 du 11 août 2016 Légifrance
    (4) Loi de bioéthique de 1994, révisée en 2004