Catégorie : Organiser mon quotidien

  • Comment se préparer à un entretien d’embauche ?

    Comment se préparer à un entretien d’embauche ?

    Patrice Ras est spécialiste en gestion de carrière. Il a animé des ateliers de préparation d’entretien d’embauche dans le supérieur et enseigne depuis plus de vingt ans les techniques de recrutement aux cadres, managers et gestionnaires de ressources humaines. Il est l’auteur de l’ouvrage Le Grand Livre de l’entretien d’embauche, publié aux Éditions Studyrama.

    Quelle est la préparation idéale avant un entretien d’embauche ?

    Patrice Ras : La clé d’un entretien réussi, c’est d’en préparer assidûment toutes les étapes préalables. Comme personne ne peut anticiper, et donc pleinement maîtriser l’interaction une fois le moment venu, le candidat doit d’abord s’assurer de parfaitement connaître son sujet : s’informer sur l’entreprise, sa manière de communiquer sur les réseaux sociaux, sa culture, ses produits ou services, et ses valeurs. Cela lui évitera de se rater à une première question basique, qui est, d’expérience, l’une des choses les plus déstabilisantes en entretien. Je recommande souvent aux étudiants de simuler des entretiens seuls, dans un espace qui les rassure, en imaginant les questions et les réponses qui peuvent être apportées. Un enregistrement vidéo, pour observer ses expressions faciales et corporelles, peut aussi être utile. Le recrutement, c’est comme un sport. Si on veut mettre le ballon dans le filet, il faut parfois tirer cent fois avant de marquer un but. Je recommande aussi de postuler à des annonces qui nous intéressent que moyennement, histoire de s’entraîner à l’interaction. Il n’y a pas de secret : il faut manger de l’entretien d’embauche, parce qu’on est toujours mauvais au premier.

    Vous dites qu’il y a un point essentiel auquel on pense rarement : connaître ses propres attentes et savoir en parler. Pouvez-vous développer ?

    Patrice Ras : Pour avoir recruté des jeunes diplômés comme des cadres confirmés, je me suis souvent aperçu que beaucoup de candidats ne verbalisent pas suffisamment leurs envies, leurs attentes, leurs doutes. C’est pourtant ce qui rend un entretien humain et un candidat attractif, singulier et sûr de lui. Plus qu’être dans une forme de passivité, il est recommandé de préparer des questions pertinentes à poser à la fin ou au cours de l’entretien. Cela démontre que vous êtes volontaire, affirmé, en mesure de cerner les attentes de la hiérarchie, mais aussi les vôtres. L’étape d’après, bien entendu, consiste à tenter de répondre à la question centrale et inévitable que le recruteur a en tête : pourquoi vous sélectionner et pas un(e) autre candidat(e) ? Recruter, c’est choisir, donc forcément comparer.

    Quid de l’attitude corporelle du candidat, qui doit elle aussi être maîtrisée au cours d’un entretien d’embauche ?

    Patrice Ras : Votre posture, vos gestes, la manière dont vous êtes assis et vos expressions faciales jouent un rôle crucial. La communication non verbale est le reflet de l’état d’esprit dans lequel vous êtes : quand on est droit sur sa chaise, sans être rigide, on paraît clair, confiant. Mais gare à ne pas trop y penser, il faut quand même être naturel ! L’essentiel est que le recruteur ne perçoive pas d’incohérence entre votre discours et les documents de votre candidature. Autre conseil de route au passage : si on veut anticiper au mieux l’échange et éviter les questions pièges, il faut que votre CV soit très clair.

    Si vous deviez avertir les potentiels candidats sur les deux erreurs à éviter, quelles seraient-elles ?

    Patrice Ras : On dit que la culture, c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale. C’est un peu la même chose pour l’expérience que l’on vend à nos recruteurs en entretien d’embauche. Les candidat(e)s ont tendance à ajouter des éléments inutiles, voire dévalorisants ! Par exemple, un avocat me racontait qu’un candidat en entretien pour en stage avait passé cinq minutes à disserter sur sa cueillette de cerises à l’été dernier. Parfois, la piste extrascolaire est une fausse bonne idée. Cela ne veut pas dire que seuls les diplômes comptent. Mais il faut se poser la question : parmi tout ce que j’ai fait, qu’est-ce qui me valorise, qu’est-ce que cette expérience ou cet engagement raconte de moi ? Si je fais de la vidéo, même à un petit niveau, ça démontre une envie de raconter, une autonomie, une appétence pour l’image. Sans oublier le domaine le plus oublié des candidat(e)s, pourtant essentiel : l’aspect relationnel. Cela fait une vingtaine d’années qu’ils communiquent avec les autres, il faut donc savoir en tirer quelque chose : êtes-vous plutôt quelqu’un qui est à l’écoute ou qui motive les troupes ? Pour maximiser la sincérité, posez la question aux membres de votre famille, à vos amis.

    Quelques conseils supplémentaires pour réussir son entretien d’embauche

    • Envoyez un email de remerciement après l’entretien. C’est l’occasion de réitérer votre intérêt pour le poste et rappelez brièvement pourquoi vous pensez être un bon candidat.
    • Préparez des exemples concrets tirés de votre expérience, vos formations, vos voyages, vos intérêts : oubliez les phrases trop génériques !
    • Écoutez attentivement les questions et n’hésitez pas à prendre quelques secondes pour réfléchir avant de répondre. Cela montre que vous prenez la question au sérieux et que vous êtes réfléchi.

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  • Enfant : quel goûter pour quel âge ?

    Enfant : quel goûter pour quel âge ?

    Un goûter équilibré

    Emma essaie de limiter les produits transformés lorsqu’elle prépare le goûter de sa petite fille de cinq ans, Pacifique. Elle surveille notamment l’apport en sucre, mais « ce n’est pas toujours évident. Quand elle va chez des copains, elle découvre souvent des gâteaux industriels qu’elle réclame ensuite à la maison,» reconnaît Emma. Pour son goûter « Elle a toujours un fruit ou une compote, et je lui donne parfois un petit gâteau, puis, si elle a encore faim, une tartine de sarrasin ou de farine de châtaigne ».

    Même son de cloche chez Amélie, maman de Pauline 5 ans également : « Son goûter ce sont parfois des choses que j’ai faites maison comme des madeleines, du quatre quart et une compote, un fruit et des oléagineux ». Mais parfois, Pauline comme Pacifique demandent des produits industriels pour faire comme leurs copains. « On essaie alors de garder un équilibre entre les produits transformés et les goûters maisons », explique Amélie.

    « Un paquet entier de gâteaux industriels »

    Nicolas, qui cuisine beaucoup pour ses enfants, est en revanche un peu moins regardant sur la question du goûter. Quand ils rentrent des cours, Michka, 10 ans et Esther 14 ans prennent ce qui leur fait envie et surtout ce qui est disponible dans les placards de la cuisine. « Ça peut être de la brioche avec du beurre et de la confiture mais aussi des céréales avec du lait ou des viennoiseries achetées en boulangerie en allant à l’école », explique Nicolas.

    De son côté, Javier, papa du petit Ander, âgé de 8 ans et demi, est totalement détendu avec le goûter. Pour lui, l’essentiel est que son fils prenne du plaisir. « Malgré son petit gabarit, c’est un gros mangeur. S’il a envie d’avaler un paquet entier de gâteaux industriels au goûter il n’y a pas de problème, on le laisse faire. Cela signifie simplement qu’il n’a pas suffisamment mangé à midi et ça ne l’empêche jamais de finir ce qu’on lui sert à dîner », indique Javier.

    « Toujours proposer un produit laitier »

    Pour Marie Bougenault-Bayonne, diététicienne nutritionniste spécialisée en nutrition pédiatrique, exerçant à Paris, il n’y a pas lieu de culpabiliser sur l’utilisation de produits industriels à l’heure du goûter. « Ce n’est pas grave si un enfant mange un gâteau industriel quelques fois par semaine tant qu’il a une alimentation variée et équilibrée, explique-t-elle. Il ne faut pas perdre la notion de plaisir dans le goûter ». Cette spécialiste est en revanche formelle, « un goûter quel que soit l’âge doit toujours contenir au moins un produit laitier et en fonction de la faim de l’enfant, un produit céréalier et un fruit. Il faut deux ou trois composants ». Concernant les oléagineux (amandes, noisettes, noix de cajou, noix de pécan, graine de courge, de tournesol…), Marie Bougenault-Bayonne est plus précautionneuse : « Il faut faire attention avec ces produits parce qu’ils ont un haut potentiel allergisant. Si on les a introduits depuis le plus jeune âge, progressivement, on peut en donner mais sinon il vaut mieux éviter d’en donner du jour au lendemain ».

    Pas de secret, selon cette professionnelle, au goûter il faut varier les plaisirs et être le plus généreux possible. « Ça dépend aussi de la faim de l’enfant, s’il n’a aucun trouble alimentaire, il va normalement se réguler tout seul », précise -t-elle. En fonction de son âge, l’enfant à des besoins différents. Un adolescent consomme par exemple généralement plus qu’un adulte parce que son corps, en pleine croissance, a des besoins énergétiques supérieurs aux adultes. En conclusion, au goûter quel que soit l’âge, on se fait plaisir avec quelques sucreries et gourmandises tant qu’il y a aussi un laitage au menu et que le reste de l’alimentation de l’enfant est variée et équilibrée.

  • Premières sorties nocturnes des ados : comment gérer ?

    Premières sorties nocturnes des ados : comment gérer ?

    Sorties des ados : à quel âge, jusqu’à quelle heure ?

    Chez Sandra et Régis, les premières demandes d’autorisation de soirée de leurs garçons ont commencé en seconde. Au début, seules les soirées d’anniversaires chez les amis étaient autorisées, à condition que les parents hôtes soient présents. « Je téléphonais toujours aux parents pour connaître l’organisation de la soirée. Lorsqu’il y avait de l’alcool sur place, je venais systématiquement les chercher pour qu’ils rentrent dormir à la maison. J’estime qu’à 15 ans mes enfants étaient trop jeunes pour consommer de l’alcool, qui plus est dans une maison sans surveillance », insiste leur mère. Pour les sorties dans les fêtes de village, les horaires sont non-négociables. Sandra vient récupérer Kim, 16 ans, à 1 heure du matin. Hors de question de laisser son ado errer dehors tard dans la nuit. Si le cadre s’assouplit progressivement avec l’âge de leurs garçons, reste que ce sont des parents s’estimant chanceux d’avoir des ados sportifs, attentifs à conserver une bonne hygiène de vie et qui ne voient pas les sorties en soirée comme une priorité. « On a toujours fonctionné dans la confiance et le dialogue. Ils sont assez à l’écoute de nos inquiétudes et des dangers. Ils ont toujours été raisonnables. À ma connaissance, ils n’ont jamais trahi ma confiance. D’ailleurs, ils savent que si je les avais récupérés ivres à 14 ans, ils auraient été privés de sorties », ajoute Sandra. Il faut dire que les deux ados ont rapidement été sensibilisés par leurs parents aux dangers de la consommation d’alcool et de drogues. En famille, il leur est arrivé de visionner des documentaires sur les effets néfastes sur la santé des jeunes. Résultat : le cannabis ne les intéresse absolument pas.

    L’abus d’alcool nuit à la santé.

    Le saviez-vous ?

    Il est interdit de recevoir dans les débits de boissons alcooliques des mineurs de moins de seize ans qui ne sont pas accompagnés de l’un de leurs parents ou d’un majeur responsable.

    Crises et disputes

    Dans la famille de Stéphanie, les règles sont plus souples. Avec son aîné, Raphaël, 19 ans aujourd’hui, demandes de sortie ont longtemps rimé avec conflits. L’autorité de sa mère a rapidement été sapée et aucun cadre n’a pu être mis en place. « Quand j’ai réalisé que dès 15 ans il était incapable d’accepter les restrictions et que ça donnait lieu à beaucoup de crises et de disputes, je lui ai laissé beaucoup de libertés. Lui imposer des règles était contre-nature et contre-productif. Je sentais même que ça pouvait rompre notre lien », souffle Stéphanie, qui ne fermait pas l’œil de la nuit jusqu’au retour à la maison de son ado. Heureusement, il revenait toujours à pied ou à vélo et accompagné de ses copains résidant dans le quartier, ce qui la rassurait un peu.

    Avec sa fille Hivana, 15 ans et demi, le terrain d’entente fut bien plus simple à trouver. Pour les soirées chez des amis, Stéphanie laisse son ado dormir sur place, sans jamais appeler les parents, « une honte pour [ses] enfants ». En ce qui concerne les soirées en ville, le risque d’éventuelles agressions est pris au sérieux. Résultat : couvre-feu à minuit-1 heure maximum. « Pour la fête de la musique, j’avais même demandé à Hivana de m’envoyer un message toutes les heures pour me rassurer. Elle l’a fait sans discuter », raconte Stéphanie. Pour cette maman, il est aussi important de remettre en question ses propres règles. « Je réalise parfois que le cadre que je veux leur imposer est en décalage avec leur désir d’autonomie. C’est difficile de savoir où placer le curseur entre un cadre strict et la nécessité de leur laisser la liberté de se responsabiliser. » Plutôt que les brider, elle préfère leur faire confiance et les accompagner progressivement « quand ils ne sont pas en phase avec l’autorité pour qu’ils puissent s’approprier les règles ». Ses ados savent qu’ils peuvent à tout moment lui demander de venir les récupérer, qu’ils soient alcoolisés ou pas. Et qu’elle ne se fâchera pas. « C’est aussi pour leur montrer que je suis à leur disposition et que je ne les abandonne pas s’il y a un problème quelconque», confie Stéphanie.

    Comportements à risques

    Un tiers des 16-30 ans est déjà rentré en voiture en tant que conducteur alors qu’il avait consommé une substance (alcool, cannabis, cocaïne, MDMA ou LSD).

    Source : Baromètre Addictions Ipsos – Macif 2024

    Pas de retour en voiture

    De son côté, Théo avait 15 ans quand il a commencé à éprouver le besoin de sortir le soir avec ses amis. « C’est un enfant qui a été adopté tardivement, il a très vite été indépendant et autonome. J’essaie d’être assez compréhensif et de lui laisser assez de libertés », précise Bruno, son père. Raison pour laquelle Théo a rapidement eu le droit d’aller en soirée chez des amis en dormant sur place, sans aucune restriction. Il en va de même avec les fêtes de village où il peut rester jusqu’à 2 heures du matin, heure à laquelle son père vient le récupérer. Une relation de grande confiance règne entre Théo et Bruno et il n’y a jamais eu ni sanctions ni conflits liés aux sorties. « C’est quelqu’un de responsable qui a tendance à s’occuper des autres depuis son enfance. La dernière fois que je suis allé le chercher à une fête, il secourait une amie alcoolisée. Cela m’a rassuré de le voir jouer ce rôle », explique ce père. Seule règle sur laquelle Bruno ne transige pas : interdiction de monter dans la voiture ou sur le scooter d’un copain en état d’ébriété. « Jeune, je vivais aussi à la campagne et avec mes copains on prenait la voiture alcoolisés. Je refuse que Théo se mette en danger en faisant la même chose. Il sait qu’il peut m’appeler à n’importe quelle heure, je viendrai le chercher », explique-t-il. Côté prévention sur la consommation d’alcool et de drogue, Bruno préfère faire passer les messages à son ado de manière implicite, « parce que frontalement ça ne fonctionne pas », précise-t-il. « Je ne suis pas très inquiet, mais je reste vigilant sur les drogues qui circulent en soirée. »

    « LES ADDICTIONS ET LEURS CONSÉQUENCES CHEZ LES JEUNES »

    La Macif a lancé avec Ipsos le 1er baromètre sur les consommations de substances addictives chez les 16-30 ans afin de proposer des solutions de prévention adaptées.

  • Apprendre à nager à son enfant : à quel âge commencer et comment s’y prendre ?

    Apprendre à nager à son enfant : à quel âge commencer et comment s’y prendre ?

    Maîtriser la natation pour un enfant, c’est non seulement s’amuser, mais aussi acquérir des réflexes de sécurité pour réduire le risque de noyade, qui a causé 361 décès à l’été 2023. Voici comment accompagner votre enfant dans cette aventure aquatique, avec les témoignages de parents et les conseils de professionnels.

    À quel âge un enfant peut-il apprendre à nager ?

    Les experts recommandent de mettre les enfants à l’eau dès le plus jeune âge. Les bébés peuvent d’ailleurs débuter des cours d’éveil aquatique ou bébé gym dès 4 mois, ce qui les aide à se familiariser avec l’eau dans un environnement sécurisé et ludique. Cependant, pour des cours de natation plus structurés, l’âge de 6 ans est idéal : c’est là que les enfants développent une meilleure coordination motrice et une maturité émotionnelle qui leur permettent d’apprendre les techniques de base.

    Peut-on enseigner soi-même à son enfant ?

    De nombreux parents choisissent d’enseigner eux-mêmes la natation à leurs enfants. Cette approche présente plusieurs avantages, comme la possibilité de renforcer la relation de confiance et aussi de bénéficier d’une grande flexibilité dans les horaires. Mais pour un apprentissage optimal, le mieux est de combiner enseignement parental et cours de natation avec des professionnels. Les conseils de maîtres-nageurs restent très importants, les parents pouvant parfois manquer de bagage technique pour apprendre les bons gestes et de connaissances en matière de sécurité. Ainsi, Claire, maman de Léa : « J’ai commencé à familiariser ma fille avec l’eau dès l’âge de 6 mois en jouant avec elle à la piscine municipale. Aujourd’hui, à 4 ans, elle adore nager et se sent très à l’aise dans l’eau. Mais elle ne maîtrise pas parfaitement les gestes de la brasse, et je pense quand même lui prendre quelques cours cet été. » Pour Sophie, maître-nageur, chaque enfant est différent : « Certains peuvent être prêts à apprendre les techniques de base dès 3 ans, tandis que d’autres peuvent prendre un peu plus de temps. Si vous voulez familiariser votre enfant à la nage, vous pouvez faire des exercices avec lui dans l’eau, à condition de ne pas le mettre tout le temps dans la même situation. Il faut multiplier les situations pédagogiques pour enrichir son expérience dans l’eau. L’important est de ne pas les forcer et de rendre l’apprentissage amusant. » Marc, papa de Tom, 5 ans, témoigne : « Nous avons pris des cours de natation ensemble avec mon fils, ce qui nous a permis de passer du temps de qualité tout en apprenant. Le maître-nageur a vraiment su le rassurer et lui donner confiance. Et de mon côté, j’ai aussi appris 2/3 trucs utiles ! »

    Dans certains établissements scolaires, notamment en Seine-Saint-Denis, département dans lequel un enfant sur deux ne sait pas nager à son entrée au collège, il existe aussi une réelle politique d’apprentissage de la nage : à Romainville par exemple, des séances de natation – environ une dizaine – sont organisées à la piscine municipale dès la grande section de maternelle. L’apprentissage de la natation est enrichissant pour les enfants comme pour les parents. C’est une véritable étape dans leur développement. Commencez dès que possible, respectez leur rythme et combinez l’enseignement parental avec des cours professionnels pour garantir une expérience autant sécurisée qu’agréable. Et rappelez-vous, la patience et la persévérance sont les clés du succès.

    Quelques conseils pratiques pour les parents

    • Mettez des brassards adaptés à la taille de l’enfant et conformes à la norme NF
    • Baignez-vous dans des zones surveillées
    • Tout d’abord, familiarisez votre enfant avec l’eau à travers des jeux simples et amusants.
    • Progressez en douceur, sans jamais le forcer.
    • Enseignez-lui les techniques de base, comme flotter sur le dos, une compétence essentielle pour la sécurité, mais aussi les coups de pied simples et les mouvements de bras basiques.
    • Surveillez constamment votre enfant lorsqu’il est dans l’eau, même s’il porte des brassards.
    • Apprenez-lui les règles de sécurité aquatique, comme ne jamais nager seul.

    Quelques exercices à faire avec son enfant pour lui apprendre à nager

    • Mettre la tête sous l’eau
    • Passer sous l’eau entre vos jambes
    • Faire la planche
    • Se propulser dans l’eau sur le bord de la piscine, en prenant appui sur ses pieds
    • Utiliser une planche pour qu’il s’exerce à battre des pieds
    • Utiliser des palmes
  • Mon enfant n’est pas encore propre pour la maternelle, pourra-t-il faire sa rentrée ?

    Mon enfant n’est pas encore propre pour la maternelle, pourra-t-il faire sa rentrée ?

    Grégory et Kenza, les parents de Barnabé, qui s’apprête à entrer en petite section de maternelle, se sont posé beaucoup de questions sur l’acquisition de la propreté de leur petit garçon. « Notre fils est plutôt mature sur beaucoup de plans, assure la maman. Il a commencé à parler et à marcher tôt, par exemple. Et il se comporte très bien lorsqu’on l’emmène au restaurant, ce qui est difficile pour les enfants de son âge. Alors, on pensait qu’il demanderait à ne plus porter de couches assez tôt, comme le reste. Mais ce n’est pas du tout ce qui s’est passé, poursuit Grégory. Depuis ses dix-huit mois, on lui propose d’aller sur le pot ou sur les toilettes avec un réhausseur, mais il refuse catégoriquement. Et quand on insiste un peu, il dit qu’il est trop petit. On en a parlé à notre pédiatre qui nous a dit de laisser les choses se faire, donc on lui fiche la paix avec ça ! »

    Apprendre sans stress

    Dans la famille de Teresa, les enfants reçoivent un pot avec leurs cadeaux pour leur deuxième anniversaire, c’est une tradition depuis trois générations. « Quand j’étais enfant, je pensais que c’était comme ça dans toutes les familles, raconte-t-elle en riant. Mais, derrière ce rituel en apparence rigolo, il y a quelque chose de l’ordre de l’injonction, on dit à l’enfant : “Allez hop ! Tu as deux ans, tu te débrouilles comme tu veux, mais les couches, c’est terminé !” Quel stress, quand même ! » Le sujet est, effectivement, trop souvent une source d’angoisse pour toute la famille. À commencer par les enfants. Or, la rentrée à la maternelle est déjà, en elle-même, une étape qui peut les inquiéter. Raison de plus pour ne pas ajouter du stress à ce grand changement.

    À chaque enfant son rythme

    « Autrefois, relate le docteur Sellam, pédiatre à Limoges et vice-président du syndicat des pédiatres français, il pouvait arriver qu’on exige que l’enfant soit propre dès l’âge de 9 mois. Or, on sait aujourd’hui qu’il faut, au contraire, ne pas lui mettre de pression et attendre qu’il soit prêt. Il ne faut pas le forcer, au risque de le bloquer. » Il recommande d’attendre 18 ou 24 mois pour commencer à proposer le pot aux petits, car il est important que les enfants aient une motricité adéquate. Et de respecter le fait que chaque enfant avance à son rythme, sans le brusquer. « S’il refuse d’y aller, c’est que ce n’est pas le bon moment », souligne le pédiatre. Il indique que l’acte d’uriner ou de déféquer n’est pas anodin et que cela peut être très impressionnant pour les jeunes enfants : « Les petits peuvent être angoissés par le fait qu’une matière quitte leur corps. Il faut dédramatiser, bien leur expliquer qu’ils ne perdent pas une partie d’eux, mais qu’il s’agit de déchets. »

    Féliciter et encourager les petits

    Le professionnel conseille aussi de faire preuve de nuance, de féliciter et d’encourager les enfants lorsqu’ils parviennent à aller à la selle, sans être excessif. « Quand j’étais petite, on me donnait un chocolat pour me féliciter après la grosse commission aux toilettes, raconte Teresa. Mais quand j’ai voulu faire ça pour ma fille, le médecin de famille me l’a déconseillé en me rappelant qu’il s’agit bien d’un acte naturel et banal. » Et si votre enfant a besoin d’encore un peu de temps pour bien gérer sa propreté, profitez de l’été et des promenades dans la nature pour le laisser sans couches : ce sera beaucoup moins stressant que dans un appartement !

    Des personnels scolaires et périscolaires pour accompagner

    Le docteur Eric Sellam,, tient à rassurer les parents : « L’école étant devenue obligatoire à partir de l’âge de 3 ans, elle ne peut plus refuser un enfant qui n’est pas propre. Cela permet de diminuer la pression chez les parents qui avaient peur que leur enfant soit récusé s’il ne l’était pas. » Les personnels scolaires et périscolaires sont, en effet, formés à soutenir et accompagner les enfants dans l’acquisition de la propreté, sans les gronder, en les changeant si cela est nécessaire, et en les rassurant. Chaque enfant de maternelle dispose de quelques tenues de change dans un casier ou dans un sac, justement prévus pour les petits accidents.

    VOUS ÊTES PARENT ?

    La Macif vous accompagne au quotidien pour faire face aux défis de la parentalité.

  • Barbecue végétarien : recettes d’adeptes

    Barbecue végétarien : recettes d’adeptes

    Les végétariens, gourmands délaissés

    Laurent, 32 ans, installé près de Toulouse ne mange plus de produit animal depuis maintenant quatre ans. « Au début c’était un peu compliqué. Parfois on se moquait même de moi pendant le barbecue entre amis. C’est le moment où tout le monde mange de la viande, alors j’étais un peu l’intrus », s’amuse aujourd’hui ce trentenaire. Pas encore très au fait des solutions qui existaient pour se faire plaisir, Laurent se contente d’abord de quelques légumes grillés : « Je n’avais pas encore de recettes dignes de ce nom. Ce n’était pas très fun. Mais j’ai vite fini par trouver des idées pour apprécier de nouveau ces repas. » Aujourd’hui, ses barbecues ne se résument plus à un morceau de poivron ou d’aubergine cuit sur un coin de la grille. « Ce que j’aime préparer, ce sont des brochettes avec des légumes de toutes sortes et de la feta ou du halloumi, le tout, badigeonné avec un peu d’huile d’olive. C’est un délice », détaille le Toulousain. Selon lui, la clé d’un barbecue végétarien réussi réside dans la sélection des épices pour assaisonner les légumes : « Ma préférence va au mélange tandoori qui est d’ordinaire utilisé pour le poulet. Quand on en recouvre une courgette coupée en deux, ça lui donne un goût délicieux. »

    Place aux fruits marinés

    De son côté, Louise, 26 ans, de Valence, s’est lancé le défi d’apporter encore plus d’originalité à ses barbecues. « Je commençais à avoir fait le tour des légumes. Alors depuis trois ans, je teste tous les étés des recettes que je pioche sur Internet. À base de fruits, plutôt que de légumes », raconte-t-elle. Abricots, pêches, figues et autre pamplemousse s’imposent dorénavant lors de ses repars estivaux entre amis. « La pastèque grillée est ma recette préférée. Je la coupe en tranche et la recouvre d’un mélange d’ail, de citron et d’épices. Puis, je laisse cuire sur chaque face quelques minutes », explique Louise, qui accompagne généralement cette préparation d’une sauce au yaourt à la grecque et au citron vert. Pour la jeune femme, c’est la marinade dans laquelle elle fait baigner ses légumes ou ses fruits qui fait changer de dimension son barbecue végétarien. « Sinon on retrouve dans tous les cas un goût un peu similaire, un goût fumé. Pour une vraie plus-value, il faut préparer des marinades originales », raconte cette passionnée de cuisine. Et pour ça, Louise mise le plus souvent sur les saveurs asiatiques : « J’utilise tout le temps de la sauce tamarin et de l’huile de sésame. »

    Et substituts de viande

    Catalina teint le compte Instagram et le site Internet VeggiesFrance. Cette trentenaire originaire du Chili organise régulièrement des sorties à la découverte des restaurants véganes du sud de la France. Depuis 2016, elle a choisi de ne plus consommer de viande et a même supprimé les produits d’origine animale il y a quatre ans, mais elle a appris à s’adapter pour que ses barbecues restent gourmands. Sa solution : les substituts de viandes. Des aliments à base de protéines végétales qui ont l’aspect et la texture de la viande, et parfois un goût qui s’en rapproche : « Grâce à eux, on peut trouver de tout, merguez, steaks, brochettes… »

    Installée en France depuis plusieurs années, elle a fait découvrir à ses amis une des spécialités chiliennes, le completo, une déclinaison du hot-dog américain auquel on ajoute une purée d’avocat, de la mayonnaise et des tomates. Mais elle s’est permis de revisiter la recette. « Au lieu de la saucisse, je fais cuire au barbecue une saucisse seitan à base de gluten de blé que je prépare moi-même. Ça a bon goût, c’est bon pour la planète et très économique », assure Catalina. Pour préparer des saucisses seitan, il faut mélanger dans un saladier 350g de gluten de blé, une cuillère à café de piment rouge, de l’ail, un peu d’oignon et une pincée de levure, arrosés d’un peu de sauce soja. Puis, laisser reposer le tout 20 minutes avant de donner à sa préparation des formes de saucisses à l’aide d’un film alimentaire et faire mijoter le tout dans une casserole frémissante pendant une cinquantaine de minutes. Une fois précuites, les saucisses iront doucement griller sur le barbecue avant de rejoindre leur pain. Une recette qui fait un tabac chez les amis français de Catalina. « Et même chez ceux qui ne sont pas végétariens ou véganes ! »

  • Les cahiers de vacances sont-ils vraiment utiles pour les enfants ?

    Les cahiers de vacances sont-ils vraiment utiles pour les enfants ?

    Pour les enfants, les grandes vacances tant attendues sont synonymes de bouffée d’oxygène. Un moment loin de l’école pour s’aérer l’esprit avant de reprendre le chemin des classes en septembre. Oui mais voilà, dans le programme de l’été vient parfois s’ajouter un cahier de vacances, après les balades ou la piscine. Pas toujours du goût des enfants – ni, d’ailleurs, des parents –, ce programme d’exercices plus ou moins ludiques est censé aider les écoliers à ne pas oublier ce qu’ils ont appris au cours de l’année. Pourtant, le sujet divise jusque dans le corps enseignant.

    Objectif : se rafraîchir la mémoire

    Sylvie, professeure de français dans un collège de l’académie Aix-Marseille n’est pas franchement convaincue de leur intérêt. « Les vacances sont un moment formateur et important pour le développement des enfants. Mais elles doivent rester un moment de pause. Plutôt que ces cahiers, je préconise des livres ou des sorties au musée en famille. C’est une très bonne façon d’ouvrir l’esprit sans ressasser des choses vues et revues toute l’année. » Mais l’enseignante concède néanmoins qu’il peut y avoir des bénéfices à ces exercices. « En général, ces cahiers sont écrits par des enseignants et suivent les programmes, ils sont assez bien faits. Ils peuvent être utiles à des élèves qui ont des lacunes ou voudraient se rafraîchir la mémoire à quelques jours de la rentrée. Même si pour cela, il suffit que les enfants relisent leurs cours de l’année », estime Sylvie.

    Réassurance et remise à niveau

    Lucas, 12 ans et collégien à Poitiers, a lui-même demandé à ses parents un cahier de vacances au moment de son passage du primaire au secondaire l’été dernier. « Il appréhendait de se retrouver au collège. Alors, il a voulu travailler deux heures par jour pendant une semaine au mois d’août », raconte son père, Lionel. Pourtant, le quadragénaire n’a jamais poussé son fils à se lancer dans des révisions durant ses vacances, au contraire : « Il est bon élève donc il n’en avait pas vraiment besoin. D’ailleurs, je pense que ça ne lui a pas trop plu, son cahier de l’été dernier est resté à moitié vide. Il a fait l’impasse sur plusieurs matières, dont l’histoire-géo, où il a de bons résultats. Mais ça a quand même eu le mérite de le rassurer et de lui faire revoir les matières avec lesquelles il est moins à l’aise. » Cet été, Lucas n’aura pas de cahier de vacances, son père lui prévoit un autre programme : quelques heures de cours particuliers de mathématiques avec un étudiant à la fin de l’été. « Il n’aime vraiment pas cette matière et il est en train de se bloquer. Je me dis que ça peut être bien qu’il revoie le programme à tête reposée. Je l’aurai bien aidé, mais j’ai toujours été un peu nul en maths », sourit Lionel.

    Se remettre dans le bain en famille

    Si certains épargnent à leurs enfants de noircir les pages d’un cahier de vacances sous le parasol, pour d’autres, l’objet est devenu un incontournable des congés. « J’en achète toujours un à chacune de mes petites. Au début, elles n’étaient pas trop partantes, mais maintenant elles s’y collent sans rechigner parce qu’elles ont compris que ça leur permet de rester à jour tout en s’amusant. Les exercices sont souvent sur le thème des vacances, il y a des illustrations marrantes, c’est plutôt sympa », assure Mylène, parisienne de 43 ans, qui a remarqué que grâce à ce travail estival, ses deux collégiennes avaient beaucoup moins de mal à se remettre dans le bain en septembre. Néanmoins, elle fait très attention au choix du cahier : « Je n’aime pas quand ils sont trop marketés avec des personnages de dessins animés ou de mangas. Je me dis que s’ils ont besoin d’attirer les clients avec ce genre d’arguments, c’est que le contenu ne doit pas être au niveau. » Mylène choisit donc toujours les versions les plus classiques, proposées « par des maisons d’édition sérieuses » et s’assure que des professeurs sont à l’origine des exercices proposés.

    En plus des bénéfices purement scolaires de ces devoirs de vacances, la mère de famille y voit le moyen de créer des petits moments privilégiés en famille. Prise par son travail, l’été, elle laisse souvent ses filles chez ses parents. « C’est surtout eux qui font les profs et chapeautent les devoirs. C’est presque devenu une tradition », explique-t-elle. En complément, cette mère de famille a même fait découvrir à ses filles des épisodes dénichés sur YouTube de l’émission C’est pas sorcier, qu’elle regardait elle-même enfant : « Et maintenant pendant les vacances, quand elles veulent s’intéresser à quelque chose qu’elles revoient dans leur cahier de vacances, souvent en SVT, elles cherchent toutes les deux s’il existe un épisode qui traite du sujet. Je les regarde avec elles. Ça me rappelle des souvenirs ! »

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  • Quelles solutions de garde pour ses animaux de compagnie ?

    Quelles solutions de garde pour ses animaux de compagnie ?

    Daniel, 71 ans, vit avec sa compagne Françoise dans le Calvados. Le couple profite de sa retraite pour partir régulièrement en vadrouille. Et à chaque voyage, se pose la même question. Qui va s’occuper de Gershwin, leur adorable border collier, et de Nougat, son acolyte félin, en leur absence ? Avec les années, les septuagénaires ont pris le réflexe de laisser le premier dans un chenil de confiance, situé à quelques kilomètres de chez eux. Mais avant de dégoter cette adresse, à 20 euros la journée, il leur a fallu passer par toutes les solutions de garde possibles et imaginables : pet-sitting à domicile, pension animalière chez un éleveur, site internet entre particuliers passionnés d’animaux…

    Regarder du côté des plateformes dédiées

    Comment faire le tri entre tout ce qui existe et trouver l’option la plus adaptée, aussi bien pour son animal que pour son porte-monnaie ? En France, selon un sondage Ifop de juillet 2020, plus d’une personne sur deux affirme avoir au moins un animal de compagnie dans son foyer. Une boule de poils qu’il n’est pas toujours possible d’emmener partout avec soi. C’est pour cette raison qu’Ariane, 25 ans, s’est inscrite sur le site Animaute. La jeune active, qui travaille en parallèle dans une agence de communications, y propose occasionnellement ses services de dog-sitting. « C’est pratique, car les chiens sont autorisés dans les locaux de mon agence, donc je les emmène partout avec moi. » Comme elle, 250 000 pet-sitters certifiés sont enregistrés sur la plateforme. « Au moment de l’inscription, tu dois répondre à un ensemble de questions : quel type de logement tu occupes, le nombre d’espaces verts près de chez toi… Ce sont les propriétaires qui fixent le tarif journalier, ils te font une offre que tu choisis d’accepter ou non via la plateforme. Généralement, je suis payée autour de 5 euros par jour. À la fin, les maîtres ont aussi l’option de laisser un commentaire sur ton profil, pour aiguiller les prochains. »

    Avant tout pet-sitting, la jeune femme conseille aux maîtres de faire un premier rendez-vous pour voir si le courant passe avec l’animal. Et de communiquer le maximum d’informations possibles sur son alimentation, ses habitudes de promenade, sa peur potentielle des transports en commun… « J’adore les chiens, mais je n’en veux pas ; c’est trop de contraintes. Les garder est le compromis parfait : ça m’oblige à sortir et à prendre soin de quelqu’un d’autre que moi. En revanche, je ne m’en occupe rarement plus d’une semaine. Cela reste assez stressant puisque vous ne vous connaissez pas très bien et que le chien n’est pas dans son cadre habituel. »

    Se sentir en confiance

    Justement, Daniel et Françoise ont trouvé une parade à ce changement d’environnement qui peut parfois être déroutant pour l’animal : la garde à domicile. L’année dernière, le couple a fait appel à une jeune femme qu’ils avaient déjà hébergée lors d’un séjour de couchsurfing (un hébergement temporaire), pour veiller sur leurs animaux pendant trois semaines. « Elle est venue s’installer à la maison, c’était idéal pour Gershwin et Nougat qui restaient dans leur élément… Mais, pour ça, il faut avoir confiance en la personne. Un inconnu, on n’aurait pas tenté ! » De manière générale, les retraités normands conseillent de toujours rencontrer les personnes en amont, qu’il s’agisse d’un pet-sitter ou des propriétaires d’un chenil, pour voir si la confiance s’instaure et si l’animal est à l’aise. « Et si l’on envisage de laisser son animal quelque part, il vaut mieux visiter les lieux avant. » Et lui donner certains points de repère : « Sa couverture, le panier où il dort, un jouet dont il a l’habitude et un vêtement qui sent l’un de ses maîtres pour qu’il ne soit pas déboussolé, surtout la première fois. »

    Si Daniel insiste sur l’importance de visiter les lieux avant de confier son animal, c’est parce qu’il existe de tout sur le marché des chenils et autres pensions animalières. « Il faut s’y prendre de bonne heure pour réserver quelque chose de confortable. Les endroits sympas sont pris d’assaut », confirme Annouchka, peintre sur porcelaine. Avec son mari François-Xavier, pharmacien, ils ont régulièrement laissé leur beagle Léo dans un hôtel canin situé en région parisienne, avant que celui-ci ne mette la clé sous la porte à la suite du Covid. Le couple avait été séduit par le haut standing du lieu, qui demandait uniquement que l’animal soit vacciné : « Léo dormait dans une chambre pour deux, où il pouvait avoir son panier ou aller dans les lits proposés. Il y avait aussi une salle de gym et des télés pour chien. On ne voulait surtout pas qu’il soit bloqué dans un dortoir grillagé, mais qu’il puisse au contraire se balader d’une pièce à l’autre. Il était emmené en promenade deux fois par jour. » Le couple était tenu au courant tout au long du séjour, via moult photos et SMS quasi quotidiens. Des prestations rares, qui ont cependant un prix. « Plus de 500 euros pour deux semaines. » Sans regret : « Ça valait le coup, ils lui lavaient les oreilles tous les soirs ! »

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  • Anniversaire extravagant : les enfants sont les rois de la fête

    Anniversaire extravagant : les enfants sont les rois de la fête

    Depuis quelques années, pour les enfants, exit les anniversaires classiques et place à l’extravagance. Sur les réseaux sociaux on voit se multiplier les photos de fêtes toujours plus folles organisées par des parents pour leurs progénitures. Les gâteaux ont triplé de volume, les ballons se comptent par centaines et des comédiens en déguisement s’occupent de l’animation. C’est à peu de choses près cette formule que David, papa originaire de Bordeaux et âgé de 36 ans, a choisi cet automne pour les onze ans de son fils. « On n’a pas pu le faire l’an dernier parce qu’on était en voyage, alors cette année, on a voulu marquer le coup et privilégier un beau moment à un gros cadeau », explique-t-il. En plus d’une décoration XXL faite de ballons multicolores et d’un gâteau d’anniversaire géant, David a loué un château gonflable et deux autres modules pour que les enfants enchaînent les pirouettes tout l’après-midi. « On a eu la chance de pouvoir les installer chez mes parents qui ont un grand jardin », précise le Bordelais. Un anniversaire hors-norme qui a eu l’effet escompté sur son fils et ses copains de classes : « Ils étaient aux anges ! Par contre les parents des autres enfants m’en veulent un peu. Ils m’ont dit que j’avais mis la barre très haut ! »

    Des animations d’exception

    Selon Kevin Rainfray, cofondateur de Kidsplanner, une plateforme en ligne qui propose notamment des prestations complètes pour les anniversaires des plus jeunes, cette tendance trouverait ses racines de l’autre côté de l’Atlantique. « Souvent, ce qui touche à la fête vient des États-Unis. On le voit avec les “baby showers” et ce genre d’événements. Mais en ce qui concerne les anniversaires d’enfants, ça vient peut-être davantage de la culture sud-américaine. Au Mexique par exemple, ils font des fêtes d’anniversaire démentielles. C’est très répandu. D’ailleurs, la piñata, un des éléments de ces fête à la mode en France, vient de là-bas. »

    Avec ce type de prestations, les parents ont l’embarras du choix. Ils peuvent, par exemple, réserver une activité pour leurs enfants allant d’une fête classique autour d’un thème particulier à un après-midi dans un studio d’enregistrement accompagné d’un professionnel, comprenant la création d’une chanson et le tournage d’un clip. « Ce qui marche pas mal, c’est le bus discothèque. Pendant trois heures, votre enfant et une trentaine de copains font le tour de Paris en faisant la fête dans un bus », raconte Kevin Rainfray. Le prix de cette animation d’exception : 1500 euros. Mais certains parents seraient même prêts à dépenser le double : « Pour quelque chose de plus classique, il faut compter entre 200 et 300 euros, parfois un peu moins. Mais certains parents peuvent dépenser dix fois plus. Quand il y a beaucoup de décoration, le budget peut exploser. Ça arrive le plus souvent pour des anniversaires particuliers comme les 10 ans. »

    Magie et princesses

    Dans les Hauts-de-France, Natacha Van Daele a créé l’entreprise Invite ton rêve il y a sept ans. « Pour les 4 ans de ma sœur et à la demande de ma mère, je me suis déguisée en princesse d’un célèbre dessin animé. Je me suis prise au jeu et avec trois amis on a décidé de se lancer de manière professionnelle et d’apporter la magie des parcs à thèmes à domicile pour les anniversaires d’enfant », rapporte-t-elle. Aujourd’hui, elle compte dans son catalogue à peu près tout ce qui existe en princesse, de La Belle aux bois dormant à celles des films les plus récents. Ses prestations varient entre 100 et 400 euros selon les options choisies. Annabelle a fait appel à ses services au printemps 2023 pour les cinq ans de sa fille : « J’ai fait venir deux performeuses déguisées en princesses. J’avais découvert Invite ton rêve à l’anniversaire d’une copine d’une de mes petites et j’avais trouvé ça super. Les personnages étaient vraiment réalistes et l’équipe très professionnelle. »

    Cette année, pour les 6 ans de sa petite dernière, Annabelle a vu les choses en encore plus grand. « Cette fois, il y avait trois princesses. La fête s’est passée dans une salle louée pour l’occasion que j’ai entièrement décorée. Il y avait de grandes toiles, des guirlandes, des ballons et des arches. Sur le buffet, j’avais aussi mis en décoration plein d’objets de ses films préférés », détaille la maman de 41 ans. Pourquoi tant d’efforts et de dépense pour un simple anniversaire ? Annabelle croit avoir la réponse. « C’est certainement pour leur offrir un peu de magie et des souvenirs plutôt que quelque chose de matériel, explique-t-elle. Mais c’est peut-être aussi que je n’ai jamais vraiment fêté mes anniversaires étant petite, parce qu’on était une famille de sept enfants et que c’était compliqué. Même si je n’ai pas été malheureuse, je veux faire vivre à mes filles ce que je n’ai pas eu. »

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  • Numérique et Esprit critique

    Numérique et Esprit critique

    Chaque jour, les Françaises et Français passent en moyenne cinq heures et demie en ligne, soit presque un tiers de leur temps de veille. Les IA et les réseaux sociaux bouleversent les manières de rencontrer et de créer et, en miroir, d’agresser et de tromper. Et parce que la jugeote ne suffit parfois pas à identifier les chausse- trappes très sophistiqués que l’on trouve en ligne, la culture du doute est toujours bénéfique. C’est par elle que les citoyen·nes se forgeront une culture numérique et ne perdront pas confiance en ces formidables outils que sont le Web et Internet.

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