Catégorie : Organiser mon quotidien

  • Crèches vertes : l’écologie à l’âge tendre

    Crèches vertes : l’écologie à l’âge tendre

    Les crèches vertes, vous connaissez ? Écologiques dans l’âme, elles cherchent à limiter leur impact environnemental pour proposer le meilleur accueil possible aux petits. Certaines portent le label Écolo Crèche, un repère créé en 2013 par une association de parents et professionnels de la petite enfance. Claire et Marine sont deux mamans qui ont chacune fait le choix de ces crèches plus responsables.

    1 Compote bio et liniment « maison »

    « Dans notre crèche, les couches sont françaises et 60 à 70 % des aliments sont bio, notamment le lait et les fruits et légumes, détaille Claire, qui a eu la chance d’obtenir une place en crèche verte pour ses enfants. Le ménage est fait avec du vinaigre d’alcool, et ils font même leur propre liniment ! »

    À la clé, une empreinte écologique restreinte grâce à la réduction des déchets et des emballages en plastique, au recours à des aliments mobilisant moins de pesticides et engrais chimiques, et à l’utilisation de produits d’entretien moins polluants.

    Et pour cette maman sensible à l’écologie, les bénéfices ne sont pas seulement environnementaux : la santé et le bien-être des petits sont aussi améliorés. Un constat partagé par Marine, naturopathe, dont le fils a passé un an en crèche verte :

    « La qualité de l’air est mesurée au moins une fois par an. Tout est fait pour limiter la pollution intérieure : produits d’entretien et d’hygiène faits maison, jouets en bois sans solvant, sol en linoléum naturel… Les enfants ont globalement moins d’infections respiratoires et j’ai constaté une réduction de l’eczéma de mon fils. »

    2 Le label Écolo Crèche, la garantie verte pour les petits !

    Mais une bonne crèche verte ne se contente pas de servir des repas bio et d’utiliser des couches lavables : elle porte aussi une attention renforcée à la durabilité du mode de gestion, à la transparence dans la communication avec les parents et à la cohérence du projet pédagogique.

    « On cherche à responsabiliser les petits : ils participent par exemple à la préparation des légumes en mettant les épluchures au compost. Et bien sûr, on leur parle d’écologie, en leur expliquant les bons gestes. On n’est jamais trop jeune pour commencer ! », se réjouit Marine.

    Cette approche globale est au cœur de la démarche Écolo Crèche, une association de parents et de professionnels de la petite enfance qui œuvre depuis 2013 pour la promotion de pratiques durables en crèches. Les établissements labellisés attestent ainsi de leur conformité au référentiel Écolo Crèches, qui évalue 8 critères environnementaux (alimentation, bâtiment, activités et jeux, entretien des locaux, déchets, hygiène, énergie, eau) et 7 critères sociaux/pédagogiques (communication, accueil, gouvernance, formation, santé, projet éducatif, respect des diversités). Le label Écolo Crèche récompense ainsi la mise en place de bonnes pratiques qui vont au-delà de ce que l’on peut trouver dans les autres crèches.

    Cerise sur la tétine, les crèches écologiques ne sont pas forcément plus chères que les autres. Tout dépend de leur statut :

    « Notre crèche parentale était conventionnée CAF avec des tarifs identiques aux autres crèches municipales. Une partie des surcoûts dus aux exigences bio est couverte par des subventions, mais il y a aussi des choses qui coûtent moins cher. Par exemple, les couches lavables sont plus économiques que les couches jetables, même en comptant l’eau et la lessive. Idem pour l’alimentation : en réduisant la viande, on peut se permettre de tout acheter en bio. Et les jouets sont en partie donnés car nous avons des partenariats avec des ressourceries, donc on s’y retrouve vite financièrement ! »

    Le saviez-vous ?

    +300 crèches en France, sur plus de 14 200, sont engagées dans la démarche Écolo Crèche ou sont déjà labellisées.**

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    L’Essentiel de l’article

    • Les crèches vertes ont des bonnes pratiques environnementales.
    • Certaines sont labellisées Écolo Crèche.
    • Elles ne sont pas forcément plus chères que les crèches municipales.

    Écolo Crèche, 2019
    DREES, L’offre d’accueil collectif des enfants de moins de 3 ans en 2015, 2018
  • Familles recomposées : quel statut pour les beaux-parents ?

    Familles recomposées : quel statut pour les beaux-parents ?

    1 Une absence de statut pour le beau-parent

    Si la question de la place des beaux-parents revient régulièrement dans le débat public, le législateur est clair. Quelle que soit sa participation à la vie quotidienne de l’enfant, le beau-parent n’a pas le moindre droit ni aucun devoir envers l’enfant de son conjoint, et ce qu’il s’agisse des couples de sexes opposés ou des couples de même sexe (2). Pas davantage en tout cas qu’en aurait un ami ou un proche. « Faute d’existence juridique, il ne peut donc compter que sur une reconnaissance de fait », précise Géraldine Lanoë.

    « Il existe néanmoins une proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale en 2014. Toujours en discussion au Sénat, celle-ci prévoit la création d’un mandat d’éducation quotidienne, relève la notaire. Ce mandat, mis en place avec l’accord des deux parents, permettrait au beau-parent vivant de manière stable avec l’un des parents, d’accomplir des actes usuels de la vie quotidienne de l’enfant comme signer officiellement un livret scolaire, participer à des réunions avec les professeurs ou emmener l’enfant chez le médecin, explique la notaire. Ce document certifierait les droits d’un tiers à s’occuper de l’enfant dans la vie courante. Le mandat pourrait être révoqué à tout moment par le parent et prendrait fin en cas de rupture de la vie commune ou de décès du parent. »

    Le saviez-vous ?

    11 % des enfants vivent dans une famille recomposée. Cette proportion a doublé en l’espace de 20 ans. Sur ces 1,5 million d’enfants, 940 000 d’entre eux habitent avec un parent et un beau-parent, le plus souvent avec leur mère et un beau-père (1).

    2 La délégation volontaire d’autorité parentale

    En attendant qu’un véritable statut du beau-parent voie le jour, des procédures judiciaires permettent de participer au même titre que les parents biologiques, aux démarches de la vie quotidienne de l’enfant.

    Parmi elles, la délégation d’autorité parentale introduite par la loi du 4 mars 2002. Comme le prévoit l’article 377 du Code civil, les pères et mères, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l’exigent, saisir le juge aux affaires familiales en vue de voir déléguer tout ou partie de l’exercice de leur autorité parentale à un tiers appelé « délégataire ». Celui-ci peut être un membre de la famille, un proche digne de confiance, un établissement agréé pour le recueil des enfants ou un service départemental de l’aide sociale à l’enfance.

    « Contrairement à une adoption, il ne s’agit en aucun cas d’établir un lien de filiation, précise Géraldine Lanoë. C’est davantage une mesure de gestion des droits et intérêts de l’enfant et de préservation de ses bonnes qualités de vie. La délégation permet de suppléer un parent qui serait dans l’incapacité d’élever son enfant ou tout simplement absent. »

    3 L’adoption simple ou plénière

    Une autre possibilité est l’adoption. Celle-ci peut être simple ou plénière.

    Dans le premier cas, l’adoption simple ne remplace par le lien de filiation originel. Elle permet à l’enfant de maintenir des liens avec sa famille tout en créant un nouveau lien juridique avec le beau-parent. « Autrement dit, il aura deux familles », précise Géraldine Lanoë.

    L’adoption plénière, elle, est une procédure moins demandée, car beaucoup plus lourde et contraignante.

    « À la différence de l’adoption simple, elle est irrévocable et rompt définitivement les liens légaux de l’enfant avec le parent biologique qui n’élève pas l’enfant. Sauf exception, l’adoption plénière ne peut concerner que des enfants de moins de 15 ans. »

    Qu’elle soit plénière ou simple, dans les deux cas, le beau-parent doit déposer une requête auprès du greffe du tribunal de grande instance. Avec pour condition, sauf circonstance particulière et autorisation du tribunal, d’avoir une différence d’âge d’au moins 10 ans avec son beau-fils ou sa belle-fille.

    « Si l’enfant est mineur, il faut obtenir l’accord des deux parents. Et s’il a plus de 13 ans, il devra consentir à l’adoption », souligne Géraldine Lanoë.

    4 Le beau-parent a-t-il le droit d’entretenir des relations avec l’enfant en cas de séparation ?

    Le beau-parent a pu partager le quotidien du fils ou de la fille de son conjoint dès son plus jeune âge, pour autant aucun texte ne prévoit spécifiquement la possibilité pour lui de continuer à entretenir des relations s’il se sépare. L’article 371-4 du Code civil ouvre néanmoins une perspective. Il prévoit que l’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec un tiers, parent ou non.

    En attendant, le beau-parent peut faire valoir ses droits, et le juge aux affaires familiales peut l’autoriser à exercer un droit de correspondance et de visite, et plus exceptionnellement, un droit d’hébergement. La condition est qu’il ait résidé de manière stable avec l’enfant et l’un de ses parents, ait pourvu à son éducation, à son entretien ou à son installation, et ait noué avec lui des liens affectifs durables, stipule le Code Civil.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le beau-parent n’a aucun droit légal ni devoirs envers les enfants de son conjoint.
    • Le juge des affaires familiales peut prévoir un partage de l’autorité parentale entre le parent biologique et le beau-parent.
    • Il est possible d’adopter l’enfant de son conjoint. L’adoption peut être simple ou plénière.

    (1) Insee, « Un enfant sur dix vit dans une famille recomposée », 2013.
    (2) Sénat, « Le statut du beau-parent », 2009.

  • Échanges linguistiques : trois destinations pour votre ado

    Échanges linguistiques : trois destinations pour votre ado

    1 Quel séjour pour votre ado ?

    Il existe de nombreux types de séjours linguistiques : à vous de trouver la formule qui conviendra à votre ado en fonction de ses objectifs et de ses préférences. Les séjours sont en effet variables, notamment en durée, en mode d’hébergement (en famille ou en internat) et dans les modalités (avec ou sans échange). Tout est possible ou presque, à tous les prix : quelques centaines d’euros dans le cadre d’un échange entre collèges à plusieurs milliers d’euros pour un séjour « sur mesure » proposé par un organisme privé.

    Renseignez-vous dans un premier temps auprès de l’établissement de votre enfant : des programmes d’échanges linguistiques sont peut-être organisés. Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers le DAREIC (délégué académique aux relations européennes et internationales) de votre académie, en charge de la coordination des programmes linguistiques.

    Quelques recommandations avant de se lancer

    Laisser partir son enfant nécessite d’avoir discuté au préalable pour s’assurer que les choix de programmes sont les bons : la durée est-elle adaptée à l’âge de l’enfant et sa capacité à supporter l’éloignement ? Est-il assez mûr pour être immergé dans une famille inconnue ou l’internat est-il plus adapté ? En cas d’échange, est-il prêt à accueillir à son tour un autre enfant ? Bien se préparer, c’est mettre toutes les chances de réussite de son côté !

    2 Partir en Allemagne

    Le programme Brigitte-Sauzay

    Géré par l’OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse), le programme Brigitte-Sauzay s’adresse aux élèves de la 4e à la 1re. Le principe ? Un échange franco-allemand de deux fois trois mois : votre enfant passe trois mois en Allemagne dans la famille de l’élève allemand et est scolarisé dans son collège pendant au moins six semaines. C’est ensuite à vous d’accueillir le correspondant allemand chez vous ! Chaque famille accueille le correspondant durant son séjour comme un membre à part entière de la famille, en veillant à sa bonne intégration au sein de la famille.

    L’OFAJ encadre l’échange grâce à un document nommé « dossier d’échange », rempli et signé par les familles et l’établissement scolaire.

    Une subvention forfaitaire pour frais de voyage peut être accordée par l’OFAJ. La demande doit être effectuée en ligne, au plus tard un mois avant le départ.

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    Bon à savoir

    La recherche du correspondant est à la charge de l’élève qui initie l’échange. Il peut pour cela consulter les petites annonces du site de l’OFAJ.
     

    • Renseignements : auprès du professeur d’allemand du collège et de l’OFAJ.
    • Inscription : au moins 1 mois avant le départ.
    • Bourse : l’OFAJ peut dans certains cas accorder un soutien financier pour couvrir les frais de voyage. La demande peut être effectuée directement en ligne.

    Pensez à l’autonomie financière de votre ado !

    Pour que votre enfant puisse être autonome financièrement durant son séjour linguistique, pensez à souscrire une carte bancaire pour mineur ou une carte prépayée.

    Le programme Voltaire

    Destinés aux élèves de 3e et 2nde, le programme Voltaire, également géré par l’OFAJ, permet de passer six mois en Allemagne. L’échange a lieu de mars à août pour les élèves français et de septembre à février pour les élèves allemands.

    Les organisateurs du programme se chargent de trouver une famille partenaire au participant. Les élèves Voltaire sont scolarisés dans les établissements de leurs partenaires. Pendant tout l’échange, Français et Allemands sont encadrés, dans chaque établissement, par un professeur tuteur chargé de veiller au bon déroulement de leur scolarité et de leur séjour. Ils sont également parrainés par un ancien participant.

    • Renseignements : auprès du professeur d’allemand du collège et de l’OFAJ.
    • Inscription : fin octobre, début novembre pour un départ en mars de l’année suivante.
    • Bourse : 10 euros par semaine et un forfait pour frais de voyage. La demande peut être effectuée directement en ligne.

    Et aussi…

    L’OFAJ propose de nombreuses formules d’échanges franco-allemands, mais aussi des cours de langues binationaux ou des échanges dans des tiers lieux (votre ado ne sera pas hébergé dans une famille d’accueil, mais dans une autre structure d’accueil, comme une auberge de jeunesse par exemple). Le tout est à découvrir sur le site.

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    3 Partir au Royaume-Uni

    Pour s’envoler pour le Royaume-Uni, il faut d’abord demander à l’école de votre ado et à votre mairie s’ils ont des programmes d’échanges ou des partenariats avec des écoles anglaises. Si ce n’est pas le cas, des plateformes web de mise en relation des familles pour des échanges linguistiques existent. Vous pouvez également passer par des associations spécialisées ou par des organismes spécialisés privés dans la recherche de familles d’accueil.

    Gardez votre ado au bout du fil !

    Si votre ado part pour l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne ou un autre pays de l’Espace Économique Européen(1), son forfait téléphonique français vous permettra de le joindre, sans que vos appels ou vos SMS ne soient surfacturés(2).

    4 Partir en Espagne… Ou ailleurs

    Erasmus+ scolaire

    Erasmus+ est un programme européen qui œuvre pour l’éducation, la formation et le sport, notamment via les échanges pour les élèves et les étudiants. Mis en place dans la plupart des universités mais aussi dans de nombreux collèges et lycées, les échanges Erasmus+ scolaires permettent à des classes ou des groupes d’élèves de travailler sur un projet commun et de séjourner dans le pays entre trois jours et deux mois. Toujours dans le cadre d’Erasmus+, les lycéens peuvent aussi partir à titre individuel dans le lycée d’un autre pays, pour une durée de deux à 12 mois.

    Pour accéder aux échanges Erasmus+, il faut que l’établissement de votre enfant ait noué un partenariat avec un collège ou un lycée du pays où il souhaite séjourner.

    Les partenariats Erasmus+ enseignement scolaire favorisent la mobilité des élèves dans le cadre de séjours scolaires. Il s’agit de mobilités courtes sous forme d’échanges de classes d’élèves pour une durée inférieure à deux mois ou de mobilités de longue durée (de 61 jours à 12 mois) pour les élèves de 14 ans et plus. Les coûts liés aux activités de mobilités (frais de voyage et d’hébergement, frais de préparation linguistiques) sont pris en charge par le programme Erasmus+ enseignement scolaire.

    Doit-on souscrire à une assurance particulière ?

    Outre la carte européenne d’assurance maladie, à demander à votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), les familles sont invitées à contacter leur compagnie d’assurance afin de connaître la couverture à l’étranger de leur enfant en cas de maladie ou d’accident, mais aussi pour s’assurer que son assurance responsabilité civile est bien valable à l’étranger.
     

    Carnet d’adresses pour vous y retrouver…

    • OFAJ ;
    • British Council ;
    • Euroguidance : réseau européen pour la mobilité en Europe, soutenu par l’Union européenne ;
    • L’agence Erasmus+ : tout savoir sur ce programme global d’échange européen pour les jeunes collégiens, lycéens et étudiants ;
    • Eduscol : liste des programmes et des bourses de mobilité européenne destinés aux élèves des collèges et lycées.

    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous d’abord auprès de l’établissement scolaire de votre enfant : il fait peut-être partie d’un programme d’échange.
    • Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers votre académie de rattachement.
    • Il existe des programmes Erasmus+ pour les collèges et lycées.

    (1) L’Espace Économique Européen (EEE) comprend les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Norvège, Islande et Liechtenstein.

    (2) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, « Téléphonique mobile : quels frais à l’étranger », 2019.

  • Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

    1 L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)

    Pour vous aider, vous et votre enfant, dans votre vie quotidienne, vous pouvez demander l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Cette prestation familiale est destinée à compenser les frais d’éducation et de soins apportés à un enfant handicapé ou gravement malade. Elle tient compte par exemple de la capacité de votre enfant à se laver seul ou du besoin d’un accompagnement pour réaliser tous les gestes de la vie quotidienne.

    Vous devez en faire la demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDHP), qui la transmet à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Pensez à joindre un certificat médical justifiant de l’état de santé de votre enfant établi par un médecin, une photocopie de la carte d’identité ou du titre de séjour de l’enfant (ainsi que des parents), une lettre décrivant les problèmes ou les dépenses engendrées par le handicap de votre enfant. Par exemple, si votre enfant âgé de 8 ans a besoin de porter des couches, vous pouvez ajouter une facture à votre dossier. Ces frais seront pris en compte dans votre demande.

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    Bon à savoir

    Si dans les quatre mois, à compter de la date de dépôt de votre dossier, vous n’avez pas obtenu de réponse de la CDAPH, cela signifie que votre demande est rejetée ou que votre enfant est reconnu comme en situation de handicap, mais avec un taux d’incapacité inférieur à 50 %, ce qui n’ouvre pas droit aux allocations.

    Si votre demande est accordée, l’AEEH vous sera versée par la CAF (Caisse d’allocations familiales). Cette aide est attribuée sans conditions de ressources de la famille et n’est pas imposable. Elle peut être versée pour une durée de deux à cinq ans. Son montant varie en fonction du taux d’incapacité de votre enfant. Le montant de base, au 1er avril 2019, est de 131,81 euros par mois (1).

    Elle concerne les enfants âgés de moins de 20 ans, résidant en France, qui ont un taux d’incapacité d’au moins 80 %. Si le taux d’incapacité se situe entre 50 % et 79 %, l’enfant a obligation de fréquenter un établissement d’enseignement adapté. La Maison départementale des personnes handicapées vous fournira une liste des établissements sanitaires et sociaux. Vous pouvez également consulter la base de données du ministère de la Santé (2).

    L’AEEH peut ensuite être complétée par deux aides : le complément de l’AEEH ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Si vous hésitez entre les deux compléments, la CDAPH peut accompagner les parents à réaliser une comparaison chiffrée des différentes aides proposées par les deux dispositifs pour faire le choix le plus approprié à la situation de l’enfant.

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

    2 Le complément de l’AEEH

    Si vous percevez l’AEEH, la CDAPH peut vous proposer de compléter cette aide avec le complément de l’AEEH qui prend en compte vos frais supplémentaires en raison du handicap de votre enfant.

    Vous avez dû arrêter ou diminuer votre activité professionnelle ou vous vous êtes vu obligé d’embaucher une tierce personne pour vous occuper de votre enfant ? Le complément de l’AEEH, gradué en six catégories, prendra en compte les dépenses mensuelles liées au coût du handicap de votre enfant.

    Le montant du complément de l’AEEH dépend de la catégorie dans laquelle le handicap de votre enfant a été classé par la CDAPH. Il s’élève à 231 euros en catégorie 1 et jusqu’à 1 254 euros en catégorie 6 (3).

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

    3 La prestation de compensation du handicap (PCH)

    Si votre enfant a moins de 20 ans, est en situation de handicap ou gravement malade, s’il est en difficulté absolue de se déplacer seul, de réaliser les gestes du quotidien sans assistance comme s’habiller, se laver ou manger, voire encore de communiquer avec son entourage, vous pouvez bénéficier de la prestation de compensation du handicap (PCH). Vous devez en faire la demande auprès de la MDPH de votre département (4).

    La PCH comprend six formes d’aides :

    • humaine : recours à une tierce personne jusqu’à 13,78 euros l’heure ;
    • technique : achat ou location d’un matériel limitant le handicap jusqu’à 3 960 euros pour une période de trois ans ;
    • aménagement du logement : travaux ou déménagement ;
    • de transport : jusqu’à 1 500 euros de frais d’aménagement d’un véhicule et surcoûts liés aux trajets ;
    • aide spécifique ou exceptionnelle : réparation d’un lit médicalisé ou d’un fauteuil roulant ;
    • animalière : frais d’éducation d’un chien participant à l’autonomie de la personne handicapée par exemple.

    Un de vos proches consacre du temps à votre enfant en tant qu’aidant familial ? Sachez que la PCH est aussi un moyen de le dédommager en percevant jusqu’à 5,81 euros de l’heure.

    Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

     

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    Le site aveclesaidants de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    Majoration pour parent isolé

    En tant que parent isolé vous pouvez bénéficier d’une aide complémentaire de 50 à 200 euros (selon le degré de handicap de votre enfant), si vous assumez seul la charge de votre enfant(2).

    Envie d’en savoir plus sur les solutions qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

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    * Dans les conditions et limites des contrats.
     

    L’Essentiel de l’article

    • L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) compense les frais d’éducation et de soins.
    • Cette aide peut être complétée soit par le complément AEEH, soit par la prestation de compensation du handicap (PCH).

    (1) Secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées, « Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) », 2019.
    (2) Ministère de la Santé, « Fichier national des établissements sanitaires et sociaux ».
    (3) Service public, « Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) », 2019.
    (4) Service public, « Prestation de compensation du handicap (PCH) », 2019.

  • 5 conseils pour choisir une nounou

    5 conseils pour choisir une nounou

    1 Vérifiez les références de la nounou

    L’auxiliaire parentale

    C’est l’autre nom donné à la « nounou » pour la différencier de l’assistante maternelle agréée ou de la baby-sitter. Vous l’employez via un contrat pour qu’elle s’occupe de vos enfants à votre domicile, mais elle n’est pas forcément diplômée.

    Accompagner vos enfants à l’école et/ou à leurs activités, les garder à votre domicile, préparer leurs repas et les aider à bien manger ou encore s’occuper de leur hygiène fait partie des tâches accomplies pour une nounou.

    Vous pouvez y ajouter, avec son accord, quelques tâches ménagères qui vous déchargeront. Elle est évidemment présente pour assurer la sécurité de vos enfants à la maison et à l’extérieur.

    Le curriculum vitae

    Vous devez choisir la nounou de vos rêves et donc avoir un maximum de garanties pour employer l’heureux(se) élu(e). Vous allez par conséquent devenir employeur d’une personne qui n’a pas d’agrément, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de lien avec une structure de l’État comme les centres de protection maternelle et infantile (PMI), contrairement à l’assistante maternelle agréée. Le plus important sera alors pour vous de vérifier ses références.

    Pour cela, vous pouvez lui demander ses papiers d’identité, une attestation de sécurité sociale, un justificatif de domicile et son certificat médical avec les vaccins à jour. Pour les références à proprement parler, vérifiez quel diplôme est en sa possession ou si elle a les coordonnées de ses précédents employeurs à vous fournir.

    2 Soyez assuré !

    N’oubliez pas de vous assurer pour être couvert en cas de dommages subis par votre enfant ou par la nounou pendant le temps où il est gardé chez vous. Vous devez avertir votre assureur de votre intention de recruter une nounou chez vous et vérifier avec lui les risques couverts. Attention, expliquez bien que c’est une auxiliaire parentale et non une assistante maternelle : on vous demanderait une assurance professionnelle de la part de votre nounou, qui n’est pas obligatoire.

    L’assurance multirisque habitation

    Comme vous employez cette nounou à votre domicile, cette assurance est primordiale. Les dommages couverts dépendent du contrat d’assurance multirisque habitation souscrit. Veillez à vérifier votre contrat pour savoir quels risques et dommages sont couverts.

    Bon à savoir

    Il est interdit de rembourser du matériel cassé par votre nounou en lui retirant une partie de son salaire.

    L’assurance individuelle accident

    C’est une assurance qui peut s’avérer très importante dans le cas où votre enfant se blesse tout seul, chez vous, en présence de la nounou, mais sans que ce dommage ne soit causé par celle-ci. L’assurance de responsabilité civile et l’assurance habitation ne pourront donc pas couvrir ce dommage. Il vous faudra par conséquent souscrire une assurance individuelle.

    L’assurance automobile

    C’est une assurance indispensable si votre nounou se déplace en voiture avec vos enfants dans le cadre de leur garde. Pour les accompagner à des activités extrascolaires, par exemple.

    Dans ce cas, il est obligatoire d’exiger de la part de votre nounou une attestation d’assurance automobile.

    Si cette assurance lui occasionne un surcoût parce qu’elle entre aussi dans le cadre d’une garde d’enfants, vous devrez lui rembourser ce dépassement en lui demandant de vous présenter des justificatifs. L’article 20 de la convention collective des salariés du particulier employeur signifie précisément que :

    « Dans le cas où le véhicule utilisé est celui du salarié, l’employeur vérifiera que le contrat d’assurance du salarié le lui permet et celui-ci sera indemnisé des frais supplémentaires engagés. »

    3 Le contrat de la nounou

    Le contrat à établir

    Vous avez enfin trouvé la personne qu’il faut pour garder vos enfants ! À vous de rédiger le contrat qui va vous lier à elle. Il faudra fixer les conditions de travail de cette personne que vous embauchez en formulant distinctement les horaires et votre règlement intérieur (voir ci-dessous). Vous devez aussi formuler les conditions d’une possible rupture de contrat.

    Pour cela, vous devez d’abord faire votre déclaration préalable à l’embauche auprès de l’Urssaf en tant qu’employeur. N’hésitez pas à consulter les pages qui concernent la garde d’enfant sur les sites de la Caf (Caisse d’allocations familiales), de l’Agence nationale des services à la personne et de Pajemploi. Vous y trouverez les grands points à formuler dans votre contrat et les étapes à suivre pour y parvenir et créer les futurs bulletins de salaire de votre nounou.

    Combien coûte une nounou ?

    Le contrat devra évidemment stipuler la rémunération de votre nounou, ainsi que d’autres éléments importants, comme les horaires et les règles établis pour la garde de vos enfants. Vous devez aussi y fixer les congés payés.

    Le coût est établi selon plusieurs critères. En plus de son tarif journalier, vous devez prendre en compte les frais de transport de votre nounou et ses repas. Dans tous les cas, le salaire minimum sera de 10,21 euros brut en France métropolitaine(1). Tout dépend également des tâches annexes dont votre nounou aura la charge en dehors de la garde de vos enfants.

    La garde partagée : une nounou pour plusieurs familles

    Plusieurs couples peuvent décider de faire garder leurs enfants par une seule et même nounou. On parle alors de « garde partagée ». Chaque parent devra bien rédiger un contrat de travail et la nounou devra garder les enfants alternativement chez chacun des parents. Par ailleurs, en garde partagée, le salaire de la nounou est à répartir entre les parents des enfants gardés.

    4 Fixez vos règles

    Vous devez établir un règlement pour organiser les journées de votre nounou avec vos enfants. Ces règles doivent être respectées et gagneraient à être établies avec votre nounou. Parmi elles :

    • les horaires, mais aussi les retards (de chaque côté) ou impossibilités de la part de votre nounou à venir garder votre enfant. Fixez ce qu’elle doit faire si cela arrive, de manière à vous laisser le temps de vous organiser. Même chose si c’est vous qui ne souhaitez pas faire garder votre enfant exceptionnellement, ou en cas de vacances par exemple ;
    • l’organisation de la journée : les horaires des repas, par exemple ;
    • les activités à la maison, mais aussi les activités prohibées (regarder la télévision, faire des jeux sur écran, etc.) ;
    • les sorties : donnez des impératifs de lieux ou de distance ;
    • l’hygiène, si vous chargez votre nounou de s’occuper du bain par exemple ;
    • la maison : dans le cadre de tâches ménagères, vous avez sûrement des indications précises à formuler ;
    • la santé : en cas de bobo ou d’un cas plus grave, imaginez ce que vous voudriez qu’elle fasse.

    Si votre nounou garde vos enfants chez elle, vous devez mentionner que les règles que vous aviez fixées dans le contrat ne changeront pas pour autant. Par ailleurs, vérifiez avec elle qu’elle détient une assurance professionnelle.

    5 Une confiance évidente

    Fixer les termes d’un contrat par écrit avec une rémunération est essentiel, mais c’est le lien humain avec votre nounou qui va déterminer la relation qu’elle va nouer avec vos enfants. La communication est ainsi primordiale et préventive. En mettant les choses au clair dès le départ, vous garantissez à votre nounou et à vous-même une transparence bienveillante.

    Le dialogue, l’écoute et l’organisation de comptes-rendus de la journée sont des éléments importants à également prendre en compte.

    À savoir

    Le crédit d’impôt vous concerne si vous employez une nounou à domicile. Il correspond à 50 % des dépenses annuelles liées à votre mode de garde. Plus d’informations sur impots.gouv.fr.

    Vous souhaitez protéger votre famille au quotidien en cas de dommage causé à un tiers ?

    Bénéficiez d’une couverture responsabilité civile avec l’assurance Habitation Macif.*

    L’Essentiel de l’article

    • Prenez le temps d’étudier toutes les candidatures.
    • Fixez bien les règles d’organisation à la maison.
    • Soyez attentif à la teneur du contrat qui doit décrire les conditions de travail de votre nounou.
    • N’oubliez pas de vous assurer.
    • La confiance doit être réciproque.

    Urssaf, « Le coût de la garde ».

    * Dans les conditions et limites fixées au contrat.

  • Conseils pour trouver un(e) baby-sitter de confiance

    Conseils pour trouver un(e) baby-sitter de confiance

    Sortie, imprévu, horaires de bureaux qui se sont rallongés… En tant que jeune parent, vous avez parfois besoin d’une solution rapide pour faire garder votre enfant quelques heures. Vous pouvez compter sur un(e) baby-sitter comme solution d’appoint pour s’occuper de votre enfant en votre absence.

    1 Les solutions pour trouver un(e) baby-sitter rapidement

    Les agences de baby-sitting

    Si vous vous adressez à une agence, c’est certainement parce que vous voulez faire confiance à son mode de recrutement. Il faut dire que les candidat(e)s doivent répondre à des critères précis pour prouver leur compétence, et garantir une prise en charge de vos enfants sous les meilleurs auspices.

    L’agence sélectionne les candidat(e)s à votre place et vous propose des profils. Ces nouvelles agences aux horaires flexibles fleurissent dans les grandes villes où la concurrence est serrée. Les baby-sitters peuvent travailler à plein temps, à mi-temps ou encore en soirée.

    Les applications mobile

    Grâce au web et applications pour smartphones, les recherches de baby-sitters sont facilitées. Pour simplifier vos démarches, vous entrez vos besoins sur les plateformes créées avec un devis personnalisé : localisation, nombre d’enfants à garder, date et horaires.

    C’est le cas pour l’application Bsit. Grâce à cette application, vous pouvez consulter les recommandations d’autres parents. Vous pouvez donc vous servir de leurs avis pour faire votre choix. L’application vous propose des candidat(e)s disponibles et proches de votre domicile. Le système de géolocalisation, de messagerie interne et de paiement en ligne en fait un outil très pratique.*

    Le bouche-à-oreille et les petites annonces

    Le bouche-à-oreille reste une valeur sûre pour recruter un(e) baby-sitter. La recommandation d’une voisine, d’une amie ou encore d’un collègue de travail, c’est un gage de confiance.

    Autre solution : consulter les petites annonces de votre quartier. En faisant vos courses, ou en allant chercher votre enfant à l’école, vous trouverez certainement des petites annonces de baby-sitters.

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    La Macif vous facilite la vie grâce à l’application Bsit : trouvez un(e) baby-sitter en quelques clics !*

    2 Faites connaissance avec la/le baby-sitter

    Votre première rencontre

    Même si les références sur le papier donnent à penser que vous êtes face à la personne idéale, faites surtout confiance à votre instinct.

    Si vous hésitez entre plusieurs CV, établissez un premier contact par téléphone ou organisez un entretien en face-à-face. Faites la liste de toutes les questions que vous voulez poser à votre futur(e) baby-sitter. Discutez avec cette personne de tout ce qu’elle fera et de tout ce qu’elle ne souhaite pas faire.

    À l’issue de cette rencontre, vous devez avoir des réponses à chacune de vos questions (même celles que vous envisagez comme les plus simples), mais aussi le sentiment que cette personne plaira à vos enfants.

    Le feeling avec vos enfants

    Vous pouvez également inviter le/la futur(e) baby-sitter chez vous en préparant vos enfants à sa venue. Ensuite, il n’y aura plus qu’à l’observer avec eux. S’ils sont en âge de le faire, ils n’hésiteront pas à lui poser des questions et le lien se fera très naturellement.

    Pendant ce temps, votre avis va s’ancrer dans la réalité. Aimez-vous son énergie ? Sentez-vous que vos enfants sont à l’aise en sa présence ? S’ils passent un bon moment, la relation de confiance est garantie !

    3 Les formalités à ne pas oublier

    Combien coûte un(e) baby-sitter ?

    Dans la liste des critères de sélection de la personne qui conviendra le mieux, le prix fait évidemment partie de la phase de décision. Une étude (1) datant de 2017 dévoile que le salaire moyen d’un(e) baby-sitter est de 8,99 euros net pour une heure. Sachez tout de même que le prix peut varier en fonction du nombre d’enfants, de la zone géographique et des prestations que vous sollicitez : repas, aide aux devoirs ou sorties.

    Les aides financières possibles

    Des aides peuvent être à votre disposition pour financer le mode de garde de vos enfants.

    D’abord, vous pouvez bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt qui peut représenter l’équivalent de 50 % de vos dépenses sur une année qui sont dédiées à la garde de vos enfants (2). Vous pouvez donc déduire cela de votre montant d’impôts à payer.

    Les chèques CESU (Chèques Emploi Service Universel) sont prépayés et vous permettent de régler directement votre baby-sitter, sur le même principe que les chèques-restaurant. Certains employeurs, comités d’entreprise ou banques proposent des CESU. Renseignez-vous. Attention toutefois car toutes les baby-sitters n’acceptent pas les CESU.

    Les assurances incontournables

    Dans le cadre de la garde de vos enfants, l’assurance n’est pas à négliger. Personne n’est à l’abri d’un accident ! Même si un(e) baby-sitter n’a pas l’obligation d’être assuré(e), vous pouvez toujours lui imposer de vous fournir une attestation d’assurance responsabilité civile. Sinon, voici les assurances à ne pas oublier de votre côté :

    • l’assurance responsabilité civile : si vous avez souscrit une assurance Habitation, généralement l’assurance Responsabilité civile est comprise. Vous devez toutefois vérifier que votre contrat couvre aussi bien votre enfant que la/le baby-sitter. Il s’agit de couvrir les dommages causés par l’un ou par l’autre. Soyez attentif sur ce point pour ne pas être surpris par les éventuelles restrictions et conditions de garantie seulement à la suite d’un accident ;
       
    • l’assurance individuelle en cas d’accident corporel : imaginez que votre enfant se blesse seul, sans que ce soit de la faute de votre baby-sitter ; l’assurance de responsabilité civile ne pourra pas couvrir ce cas. Il faudra donc cette assurance individuelle en plus !

    À savoir

    Une personne peut devenir baby-sitter à partir de 16 ans. En tant que mineur(e), elle ne pourra en revanche pas travailler au-delà de 22 heures le soir et il faudra prévoir une pause de 30 minutes toutes les quatre heures.

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    Optez pour l’assurance Habitation de la Macif et bénéficiez d’une couverture responsabilité civile.**

    L’Essentiel de l’article

    • Demandez des références à vos candidat(e)s.
    • Assurez vos enfants en cas d’accident.
    • Des aides financières sont possibles pour vous aider à rémunérer votre baby-sitter.

    (1) Yoopies, « Tarif baby-sitter, salaire nounou », 2018.
    (2) Ministère de l’Action et des Comptes publics, « Déductions liées à la famille », 2018.

    * Détails, conditions et tarifs des abonnements sur www.bsit.com/fr/parents
    ** Dans les conditions et limites fixées au contrat.

  • Modes de garde d’enfant : comment choisir ?

    Modes de garde d’enfant : comment choisir ?

    1 Les différents types de crèches

    La crèche collective (ou crèche municipale)

    Choisir une crèche ou même une micro-crèche, c’est faire le choix de la collectivité. Les enfants de trois mois à trois ans y sont accueillis par des professionnels de la petite enfance qui ont été agréés par un diplôme.

    Sachez que pour certaines crèches, il est nécessaire d’inscrire auprès de la mairie votre futur bébé dès la grossesse pour pouvoir espérer l’attribution d’une place.

    François, papa de Marion, a fait le choix de la garde en crèche collective :

    « On a choisi la crèche collective pour des raisons financières, mais aussi parce que pour ma femme et moi, c’était mieux que Marion soit en collectivité. Nous n’avons pas tant d’amis avec des enfants : la crèche permet ainsi à notre fille d’échanger avec d’autres enfants, de s’éveiller à l’altérité, c’est-à-dire s’ouvrir aux autres, et au partage d’attention. Et puis c’est aussi un bon moyen d’anticiper l’entrée en maternelle qui est finalement un prolongement de la vie collective en crèche. L’inconvénient principal de la crèche collective est selon moi la question des créneaux horaires. Le matin, ça peut aller, mais pour le soir, notre crèche fermant à 18 heures, l’organisation est assez sportive ! »

    La crèche familiale

    Vous pouvez aussi faire garder vos enfants par des assistantes maternelles agréées regroupées en crèche familiale. Votre enfant sera gardé une partie du temps directement au domicile de l’assistante maternelle, une autre dans une maison d’assistantes maternelles. Cette solution permettra à votre enfant de rester dans un environnement similaire à celui de son domicile. Par ailleurs, il pourra se socialiser au contact des autres enfants.

    La crèche familiale bénéficie d’un avantage : vous pouvez discuter des activités que l’assistante maternelle proposera à votre enfant.

    Pour Jeanne, la crèche familiale est certes une solution de facilité, mais c’est surtout une formule rassurante :

    « Pour mon fils Basile, j’ai choisi comme mode de garde la crèche familiale, c’est-à-dire que mon bébé est gardé par une assistante maternelle. Je dépose mon fils directement au domicile de l’assistante où il est gardé la majorité du temps. Et une à deux fois par semaine, l’assistante maternelle amène Basile dans les locaux de la crèche familiale pour qu’il puisse se sociabiliser avec d’autres enfants. J’ai fait ce choix par facilité car je n’avais pas envie de trop attendre pour obtenir une place en crèche. J’avais également eu accès via ma PMI à une liste d’assistantes maternelles disponibles à la date de mon retour au travail. Le fait qu’elle soit formée, encadrée et contrôlée par d’autres structures comme la PMI m’a sécurisée et rassurée. En cas de soucis avec cette assistante, je sais que j’ai à disposition des points de relais pour dialoguer et m’aider à gérer la situation : c’est important pour moi. L’inconvénient de ce mode de garde reste que l’assistante maternelle organise ses journées comme elle l’entend. En tant que parent, on doit accepter son rythme, y compris pour ses horaires de travail qui ne sont pas toujours flexibles. Le mieux reste de choisir une assistante maternelle qui travaille sur les mêmes horaires que soi. »

    La crèche parentale

    La crèche parentale consiste à s’associer entre parents pour créer une crèche associative. Horaires, activités, budget, repas et tâches administratives : c’est bien aux parents de gérer la crèche directement.

    Pour ouvrir une telle structure, vous devez avant tout recevoir un agrément de la part des centres de protection maternelle et infantile (PMI) : ils vérifieront l’hygiène de la crèche et pourront par ailleurs être un allié de taille en vous fournissant du matériel de puériculture. Vous pourrez également peut-être bénéficier d’un local de la part de votre commune.

    La crèche d’entreprise

    Si vous êtes salarié, votre entreprise propose peut-être un système de garde d’enfants en crèche. Généralement, la crèche ouvre et ferme ses portes en même temps que votre entreprise.

    La crèche privée

    Enfin, si vous n’avez pas trouvé de place pour votre enfant, vous pouvez toujours essayer de l’inscrire dans une crèche privée. Les horaires y sont plus flexibles, le personnel est formé et qualifié et les normes d’hygiène sont les mêmes que dans les organismes publics.

    2 L’assistante maternelle agréée pour une garde à domicile

    Après avoir obtenu son agrément et une formation obligatoire, l’assistante maternelle peut garder des enfants à son domicile. À temps complet ou partiel, elle garde votre enfant chez elle. L’assistante maternelle agréée est sous la responsabilité des PMI (protection maternelle et infantile) qui effectue des contrôles réguliers. L’assistante maternelle agréée doit avoir souscrit à une assurance professionnelle. Si vous choisissez cette solution de garde, vous pouvez prétendre à une aide de la Caisse d’allocations familiales (CAF).

    C’est le complément de libre choix du mode de garde ou CMG qui vous est versé par la CAF. Il est calculé selon vos ressources annuelles et le nombre d’enfants à charge et de leur âge. Le CMG peut prendre en charge jusqu’à 85 % du salaire de l’assistante maternelle. Vous pouvez consulter les informations nécessaires pour faire cette demande sur le site de la CAF.

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    Les centres PMI

    Appelés centres de protection maternelle et infantile (PMI), ces structures sont ouvertes à toutes et tous. Les femmes enceintes, les parents et les enfants de moins de 6 ans sont accueillis gratuitement. Vous pouvez les consulter dans le cadre de votre suivi de grossesse, mais aussi pour des questions d’hygiène, d’alimentation ou encore de vaccination de votre enfant. Les PMI délivrent des agréments, suivent et contrôlent les assistantes maternelles et les structures qui accueillent des jeunes enfants.

    3 La nounou à domicile

    Cette « nounou » est plus spécialement appelée une « auxiliaire parentale ». Elle a un diplôme ou un certificat de qualification. Pour en trouver une, vous pouvez faire appel à une agence spécialisée ou publier une annonce dans un journal « familial ». C’est une garde particulière. Elle est votre employée et travaille à domicile. Vous pouvez bénéficier des aides de la CAF selon vos revenus. Concrètement, vous pouvez demander un Complément de Libre Choix de Garde (CMG) qui peut couvrir jusqu’à 85 % de vos frais de nounou, selon le barème familial de la CAF.

    Mélanie, maman de Paloma, Telma et Marceau, explique son choix :

    « Pour mon petit dernier Marceau, je n’ai pas eu de place en crèche et j’ai opté pour une nounou à domicile. Je trouve cette solution de garde vraiment adaptée pour les bébés : ça me permet de reprendre le travail sereinement en imaginant mon bébé au calme à la maison. Je bénéficie de plusieurs aides de la CAF [la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) et l’allocation familiale de base] qui me permettent d’alléger le coût de ce mode de garde. Le matin, cela représente un gain de temps énorme car je peux partir de la maison sans avoir à le réveiller ou à l’emmitoufler pour sortir. Le soir, les horaires sont souples et la nounou prend le relais pour s’occuper des aînés qui rentrent de l’école. Et puis lorsqu’il est malade, je n’ai pas besoin de poser des jours de congé pour le garder, ce qui représente un gros plus pour moi. Pourtant, je suis toujours à la recherche d’une place en crèche collective car maintenant qu’il n’est plus un nourrisson, je me dis qu’il serait plus éveillé et ouvert aux autres s’il grandissait en collectivité. »

    La garde partagée : une nounou pour plusieurs familles

    C’est une façon de réduire le coût du mode de garde de votre enfant. Vous employez avec d’autres parents une auxiliaire parentale à votre domicile ou chez eux. La garde est ainsi partagée avec d’autres enfants et le coût l’est aussi.

    4 La/le jeune au pair

    La/le jeune au pair est une personne étrangère, âgée de moins de 30 ans et qui vient en France pour apprendre la langue, dans un cadre familial, un peu comme si elle arrivait dans une famille d’adoption. En échange du gîte et du couvert, elle garde votre enfant. Même si elle ne bénéficie que d’une rémunération en nature, elle est considérée comme une employée : on parle d’ailleurs de salarié au pair. Vous devez donc établir un contrat de travail en remplissant un formulaire Cerfa n° 11469*03 et l’envoyer à l’Urssaf dans les huit jours qui suivent l’embauche, de préférence par courrier recommandé.

    La/le jeune au pair s’adapte à votre agenda et à vos impératifs. Elle peut apprendre sa langue natale à vos enfants. Sachez en revanche que son temps de travail est limité à 30 heures par semaine. Vous devrez donc prévoir un mode de garde supplémentaire si vous travaillez à temps plein.

    Le congé parental d’éducation

    À l’occasion de la naissance ou de l’arrivée au foyer d’un enfant, un salarié ayant au moins un an d’ancienneté dans son entreprise peut bénéficier d’un congé parental d’éducation pour garder son enfant. Celui-ci peut être envisagé à temps plein ou à temps partiel. À temps plein, la durée initiale du congé est d’un an, renouvelable sous certaines conditions.

    * Détails, conditions et tarifs des abonnements sur www.bsit.com/fr/parent

    L’Essentiel de l’article

    • L’inscription de votre enfant en crèche collective doit se faire le plus tôt possible.
    • Une assistante maternelle agréée accueille votre enfant chez elle.
    • Pour la crèche ou l’assistante maternelle, vous pouvez demander une aide financière.
    • Un(e) baby-sitter ou une fille au pair garde votre enfant chez vous.
  • Comment trouver une place en crèche pour votre enfant ?

    Comment trouver une place en crèche pour votre enfant ?

    1 Les différents types de crèches

    La crèche municipale

    La crèche municipale est gérée par la mairie de votre commune : l’attente peut parfois être longue… C’est une puéricultrice, un médecin ou un éducateur pour jeunes enfants qui gère l’établissement. Le personnel travaille en collaboration avec les centres de PMI (Protection Maternelle et Infantile) dont il dépend et l’ensemble des intervenants en crèche collective doit être diplômé en puériculture. C’est une structure véritablement dédiée aux tout-petits. Ils apprennent à vivre en collectivité, avec d’autres enfants de leur âge et ils sont sous la surveillance de professionnels du domaine de la petite enfance. Vous pouvez demander une prise en charge de votre enfant à temps partiel, mais les horaires peuvent être très rigides. Aussi, si votre enfant est malade, vous ne pourrez pas le laisser à la crèche et vous devrez trouver une autre solution.

    La crèche familiale

    Aussi appelée « service d’accueil familial », cette crèche emploie des assistantes maternelles agréées qui accueillent chez elles des enfants ou dans une maison d’assistantes maternelles. Vous pouvez décider des repas avec votre assistante maternelle. Cette vie en collectivité restreinte permettra à l’enfant de se socialiser tout en préservant un environnement similaire à celui de son domicile.

    Si votre enfant est malade, ce service d’accueil n’est pas dans l’obligation de le garder, notamment si cela peut être contagieux pour les autres enfants.

    La crèche parentale

    Si vous avez envie de partager votre temps entre votre travail et la garde de votre enfant la crèche parentale est faite pour vous. C’est un établissement géré en association par plusieurs parents et qui a reçu un agrément de la part des centres PMI. Ces centres vérifieront l’hygiène de votre crèche parentale et peuvent fournir le matériel de puériculture nécessaire. En tant qu’association, la commune peut dédier un local comme cadre légal et c’est aux parents de pourvoir au bon fonctionnement des enfants accueillis par la crèche parentale : horaires, activités, budget, repas, administratif. Ce mode de garde permet également d’avoir une flexibilité plus importante au niveau des repas et des horaires de garde. Il faut cependant être certain d’avoir suffisamment de disponibilités pour assurer ses missions au sein de cette crèche.

    La crèche d’entreprise

    Ces crèches sont privées et reliées à des entreprises. Elles sont localisées au sein même ou proche de l’entreprise dans laquelle vous travaillez. Pour en bénéficier, il faut donc que votre entreprise propose un tel service. Le principal atout ? Réduire le temps de trajet entre le lieu de garde et le lieu de travail. Ces crèches peuvent fonctionner au rythme de l’entreprise et de ses horaires. Un bénéfice non négligeable aussi bien pour l’employeur que pour l’employé, dans le cas où votre lieu d’habitation n’est pas trop éloigné.

    La crèche privée

    Les crèches privées fleurissent depuis plusieurs années. C’est une solution qui s’est développée face à la pénurie de places en crèche municipale notamment. Elles proposent la garde vos enfants en vous proposant des horaires plus flexibles.

    Soyez rassuré, les crèches privées doivent respecter les mêmes normes que les organismes publics. Le personnel doit y être également qualifié.

    Chiffres-clés*

    • 18

      C’est le nombre de places en crèche, situées à moins de 15 minutes du domicile, pour 100 enfants de moins de 3 ans, en France métropolitaine.

    • 26

      C’est le nombre de places en crèche, situées à moins de 15 minutes du domicile, pour 100 enfants de moins de 3 ans, dans le département des Alpes-Maritimes.

    • 8

      C’est le nombre de places en crèche, situées à moins de 15 minutes du domicile, pour 100 enfants de moins de 3 ans, dans le département de la Sarthe.

    2 Des démarches organisées

    Dès l’annonce de la grossesse

    À vos marques, prêts, foncez ! N’attendez pas la naissance de votre enfant pour faire le tour des possibilités et prenez en compte tous les paramètres en fonction de votre lieu d’habitation, de vos besoins de garde à venir et de votre budget.

    Pour cela, n’hésitez pas à vous rendre dans la PMI la plus proche. En plus de délivrer un suivi des enfants après la naissance, les centres de Protection maternelle et infantile ont en charge de contrôler les établissements d’accueil comme les crèches collectives, familiales, ainsi que les assistantes maternelles qui y travaillent.

    Parlez-en autour de vous

    Tous les trucs et astuces, ainsi que les retours d’expérience de vos proches peuvent être très utiles. Leur réseau d’aide aussi. Pourquoi ont-ils choisi telle option de garde ? Est-ce que la crèche collective à côté de chez vous est la solution de garde idéale pour vos voisins eux aussi parents ? Comment ont-ils réussi leur entrée en crèche ?

    Cela vous permettra de ne pas vous focaliser sur une seule solution, en cas de refus. Prévoyez des plans B, C et D pour ne pas vous laisser sans solution à la dernière minute.

    Un dossier complet : le sésame pour une inscription facilitée

    Un dossier parfaitement rendu sera un atout pour une entrée en crèche. Faites une liste exhaustive des pièces que vous devrez fournir ; elle peut changer selon votre commune ou les dispositions de la crèche à laquelle vous vous adressez.

    En général, vous devez transmettre l’acte de naissance de votre enfant, un justificatif de domicile, une fiche de paye ou la dernière déclaration d’impôts. La pièce maîtresse restera votre lettre de motivation. C’est grâce à elle que vous pourrez sortir du lot, vous démarquer. Comment ? En expliquant votre situation de façon la plus détaillée possible, en mettant en avant toutes les difficultés que vous pouvez connaître personnellement, et surtout celles rencontrées dans le cas où vous n’auriez pas cette place pour votre enfant.

    Afin de témoigner de votre motivation, n’hésitez pas à contacter périodiquement la structure d’accueil afin de suivre l’évolution de votre dossier.

    Attention inscription ne vaut pas pour admission !

    Votre dossier est validé pour une inscription, mais cette validation ne veut pas dire que votre enfant est admis. Vous devez attendre une confirmation de l’obtention de cette place, selon le calendrier des commissions qui prennent la décision du choix des dossiers.

    Organisez, si vous le pouvez, une entrée en crèche au mois de septembre

    Septembre est le moment idéal pour faire entrer son enfant en crèche car des places sont libérées lors de la rentrée en maternelle. Bien sûr, cette entrée en septembre ne sera pas forcément possible en fonction de la date de naissance de votre enfant. Dans tous les cas, votre bébé doit généralement avoir au minimum deux mois et demi pour rentrer en crèche. Sachez également que les demandes de places en temps complet sont privilégiées pour des raisons d’organisation.

    Besoin d’assurer votre enfant lors de ses journées à la crèche ?

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    * Dans les conditions et limites fixées au contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe plusieurs types de crèches : collective, familiale, parentale et d’entreprise.
    • Vous devez vous y prendre le plus tôt possible. Avant la naissance si c’est envisageable.
    • Votre dossier doit être complet.

    (1) Centre d’observation de la société, « La moitié des moins de trois ans n’ont pas de place d’accueil », 2018
    * Drees, « Accessibilité aux places en crèche »
  • Le digital, l’allié indispensable des jeunes parents

    Le digital, l’allié indispensable des jeunes parents

    De l’annonce d’une grossesse à l’organisation du premier anniversaire en passant par la recherche du moyen de garde idéal ou de la parfaite recette de petit pot, les jeunes parents sont nombreux à se tourner vers Internet pour vivre leur parentalité. Rien d’étonnant à cela quand on sait que nombre des pères et mères d’aujourd’hui ne sont autres que les millennials * d’hier. Nés entre 1980 et 2000, ils ont grandi avec l’apparition et le développement d’Internet. En bons « digital natives », les réseaux sociaux, blogs, sites de e-commerce et applications font partie intégrante de leur mode de vie. Pour preuve, 91,5 % des parents d’enfants de moins de 8 ans utilisent quotidiennement Internet. Jamais sans leur ordinateur portable, tablette ou smartphone, ils sont par ailleurs 52 % à se dire « accro » à leur téléphone portable(1).

    1 Puériculture : 7 parents sur 10 s’équipent sur Internet

    Et parmi les nouvelles habitudes de consommation liées à ces outils numériques, l’achat en ligne d’articles de puériculture arrive en tête. Ainsi, selon un récent baromètre (2), plus de 7 parents sur 10 (73 %) se seraient déjà équipés via Internet pour faire face à l’agrandissement de la famille. « Des achats le plus souvent réalisés sur des sites marchands généralistes (71 %) et des sites spécialisés pour bébé (72 %) », précise le baromètre. Dans le détail, 66 % des personnes interrogées choisissent l’achat en ligne pour les accessoires de petite puériculture tels que les biberons, thermomètres et babyphones par exemple, tandis que 55 % y recherchent plutôt de gros articles (poussettes, sièges-auto, baignoires, etc.).

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    2 Les courses en ligne : un gain de temps précieux

    Violaine est l’un de ces parents connectés. À 27 ans, cette coach sportive, maman d’un petit garçon de neuf mois, se connecte sur Internet plusieurs fois par jour. Et pour cause, elle y fait presque toutes ses courses.

    « Depuis que mon fils est né, toutes les deux semaines environ, j’achète mes produits de consommation courante en ligne, puis je passe les récupérer au drive (système de courses à emporter, ndlr) quelques heures plus tard. Une fois par mois, je me fais livrer des couches, du lait infantile et des petits pots sucrés, entre autres, par un célèbre site de e-commerce. Cette organisation est très pratique. Elle me permet de gagner du temps. Plutôt que de faire la queue dans un supermarché, je profite davantage de ma petite famille », explique la jeune femme.

    3 Internet : une source d’information rassurante

    Un point de vue partagé par Marion, même si cette journaliste de 32 ans, mère de 3 enfants, utilise le digital différemment. Lectrice compulsive de blogs famille et de sites spécialisés, comme 35 % des parents (1), elle y trouve régulièrement des petites astuces pour faciliter son quotidien ou des réponses à ses questions de maman.

    « Pendant ma première grossesse, je passais des heures sur les forums et sur les blogs pour savoir si ce que je ressentais était normal. Après la naissance de chacun de mes enfants, rien n’a changé. Quand l’un tombe malade, même après avoir consulté leur pédiatre, je cherche des informations sur leurs petits bobos sur Internet pour recueillir les expériences d’autres mamans et parfois, échanger avec elles », raconte-t-elle, précisant qu’elle ne remet jamais en cause un avis médical.

    Marion n’est pas la seule dans ce cas. En effet, si l’on en croit une récente étude sur la digitalisation de la vie familiale (1), près de la moitié des parents (46 %) se sentiraient mieux informés grâce aux sites spécialisés dans la parentalité.

    4 Les applications au secours des parents

    Les applications mobiles peuvent également être d’une grande aide dans la gestion du quotidien des jeunes parents. Si vous souhaitez offrir le meilleur dans l’assiette de vos enfants, pensez à télécharger l’application Yuka. Cette application gratuite, disponible sur Android et iOS, décrypte les produits alimentaires. Il suffit pour cela de scanner le code-barres directement au supermarché.

    Toujours sur le thème gastronomique, vous devriez trouver une application de recettes pour bébé en faisant le tour de votre Google Play ou App Store. Certaines applications vous facilitent la vie puisqu’il suffit de noter les produits alimentaires présents dans votre réfrigérateur et vos placards pour qu’elles vous proposent des idées de repas. Simple et efficace pour tester de nouvelles recettes en évitant le gaspillage.

    Enfin, pour les parents particulièrement soucieux de l’environnement immédiat des plus jeunes, certaines applications passent au crible les composants des crèmes et shampooing pour tout-petits afin de déceler la présence ou non de perturbateurs endocriniens.

    À savoir

    46 % des parents déclarent se sentir mieux informés grâce aux sites spécialisés dans la parentalité. Parmi eux, 35 % consultent des sites Internet ou des blogs consacrés aux enfants et à la parentalité et 31 % suivent des pages dédiées aux parents sur les réseaux sociaux. (1)

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    * Les millennials sont les personnes nées dans les années 1980 et le début des années 1990. Cette catégorie d’âge a comme point commun le fait d’avoir grandi à mesure que les nouvelles technologies se développaient. On les appelle ainsi les « digital natives ».

    ** Offre soumise à conditions, réservée aux sociétaires Macif et adhérents individuels des mutuelles du Groupe Macif ne possédant ou n’ayant jamais possédé d’abonnement Bsit, qui souscrivent un abonnement Bsit Plus trimestriel entre le 04/02/2019 et le 31/12/2019. Les trois mois offerts commencent à courir à compter de l’activation de votre avantage sur l’app Bsit. L’abonnement est renouvelé automatiquement à la fin de période d’abonnement Bsit Plus trimestriel mais l’abonné a la possibilité de l’annuler à tout moment selon les modalités fixées dans les conditions générales. La résiliation de l’abonnement met fin automatiquement et définitivement à l’octroi de l’offre.

    L’Essentiel de l’article

    • 91,5 % des parents d’enfants de moins de 8 ans utilisent quotidiennement Internet.
    • L’achat en ligne d’articles de puériculture ou de produits de consommation courante est particulièrement plébiscité par les jeunes parents.
    • Internet constitue une source d’information précieuse pour rassurer les jeunes parents.

    (1) Institut de sondage Gece pour faireparterie.fr, « La digitalisation de la vie familiale », 2018
    (2) Fédération française des industries du jouet, « Baromètre de l’évolution des achats des Millennials sur Internet », 2018
  • Cohabitation bébé / animal de compagnie : ce qu’il faut savoir

    Cohabitation bébé / animal de compagnie : ce qu’il faut savoir

    1 Y a-t-il des risques d’exposition, voire des dangers, par rapport à l’hygiène ?

    Oui et non.

    Oui, parce qu’il existe un risque important de contamination par vos animaux qui peuvent transmettre de nombreuses maladies. Tout d’abord, la maladie de Lyme via les tiques dont peuvent être porteurs les chiens. D’autres maladies parasitaires sont également transmissibles via les déjections (des chiens, des chats, des hamsters…). Veillez donc à ce que le bébé ou l’enfant ne soit pas en contact avec les excréments de l’animal, ni avec sa gamelle. Et, bien sûr, celui-ci doit être très propre, examiné régulièrement et être traité contre les puces, les tiques et autres parasites dont il peut être porteur, c’est la base ! Donc, prudence en cas de séances de câlins.

    Non, parce que si l’on suit bien les règles ci-dessus, les risques d’attraper une maladie sont extrêmement faibles. Quoi qu’il en soit, pour les nourrissons, il est préférable de ne pas laisser l’animal lécher l’enfant. Si vous vous donnez la peine de stériliser ses biberons, ce n’est pas pour laisser votre chien lui barbouiller la figure !

    Enfin, si à l’inverse votre enfant est malade (rhume, conjonctivite, gastro, etc.), évitez les contacts avec l’animal pour limiter tout risque de contagion.

    1 foyer français sur 2 possède au moins un animal de compagnie,

    dont 42 % ont un chien ou un chat. (1)

    2 Est-ce que l’animal peut déclencher des allergies chez mon bébé ?

    Oui, s’il existe un terrain atopique à la base : dans ce cas, mieux vaut éviter les contacts entre l’enfant et l’animal. Au contraire, chez les enfants ne présentant pas particulièrement de risque allergique préalable, des études récentes (2) ont montré que la présence d’un animal avait tendance à faire baisser les risques d’allergies (3) de toutes natures comme les rhinites, l’asthme, l’eczéma et certains troubles digestifs. En effet, il s’avère que le fait de vivre avec des animaux domestiques renforce le système immunitaire des enfants allergiques. En cas de doute, mieux vaut consulter votre médecin.

    3 Puis-je laisser mon chat dormir avec mon bébé ?

    D’une manière générale, ne laissez jamais un bébé ou un petit enfant seul avec un animal, surtout un chien ou un chat, à cause du risque de morsure ou de griffure, même involontaire. Il ne doit pas dormir dans le berceau de l’enfant à cause du risque d’étouffement. Il faut donc éviter à tout prix qu’il ait accès à la chambre de bébé lorsque celui-ci dort.

    Un tiers

    des personnes ayant un chien ont aussi au moins un enfant. (1)

    4 Comment faire pour que mon chien ou mon chat cohabite harmonieusement avec mon bébé ?

    Quitte à vivre sous le même toit, c’est mieux de bien s’entendre ! C’est pourquoi il est conseillé, à l’arrivée d’un bébé (ou d’un animal), de les « présenter » l’un à l’autre, et de provoquer des occasions de contact et de jeu entre eux. Ça aide à créer des liens… Bien sûr, il faut aussi composer avec la personnalité de l’animal (et celle de l’enfant !) : si les relations sont tendues, mieux vaut limiter les interactions et laisser le temps à chacun de s’habituer à l’autre. Il est également important que chacun ait son espace réservé où se retirer pour être tranquille : la chambre pour le bébé, le panier pour le chien ou le chat. Enfin, apprenez le plus tôt possible à votre enfant à bien se comporter avec l’animal, notamment les chiens : apprenez-lui à ne pas être brusque, pour éviter des réactions inattendues. Autant de règles de respect mutuel qui devraient assurer des relations harmonieuses.

    5 Y a-t-il des animaux à éviter lorsqu’on a un bébé ?

    D’une manière générale, les NAC (nouveaux animaux de compagnie) de types furet, serpent, petit rongeur, amphibien, etc., ne sont pas adaptés aux très jeunes enfants car ils doivent être manipulés avec précaution. Ça n’empêche pas d’en posséder, mais ils devront rester en cage ou éloignés du bébé.

    Merci au Docteur Marc Lederer, médecin généraliste, et au Docteur Catherine Laurençon, pédiatre, pour leurs conseils.

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Ne laissez jamais votre bébé seul avec un animal.
    • Dépucez et vermifugez vos animaux.
    • Ne laissez pas votre enfant entrer en contact avec les déjections.
    • Les nouveaux animaux de compagnie (NAC) ne sont pas adaptés aux enfants.
    • Des études récentes montrent que la présence d’animaux réduit les risques d’allergie chez l’enfant.

    (1) Étude TNS-Kantar pour FACCO, 2017.
    (2) Revue d’épidémiologie et de santé publique, 2014.
    (3) Inserm, « Allergies : un dérèglement du système immunitaire de plus en plus fréquent ».