Catégorie : Prendre soin de mon enfant

  • Cyberharcèlement sur les réseaux sociaux : 3 conseils d’expert pour protéger son ado

    Cyberharcèlement sur les réseaux sociaux : 3 conseils d’expert pour protéger son ado

    1 Le cyberharcèlement, c’est quoi exactement ?

    Intimidations, moqueries, menaces, piratage de compte, diffusion d’une photo ou création d’un groupe visant à salir la réputation de votre enfant ou adolescent sur les réseaux sociaux sont assimilés à du cyberharcèlement. À savoir également : l’harceleur peut être un individu ou un groupe.

    Le saviez-vous ?

    Si les moins de 13 ans ne peuvent s’inscrire officiellement à un média social (conformément à la loi COPPA visant à protéger les données des mineurs sur Internet), 57% des 11-12 ans et 26% des 9-10 ans ont déjà un compte. (1)

    2 Le cyberharcèlement, comment le prévenir ?

    Conseil n° 1 : leur apprendre à vivre avec les réseaux sociaux !

    Les réseaux sociaux satisfont le besoin d’expression, de proximité et d’appartenance à un groupe des jeunes, mais ils comportent aussi des risques. D’où la nécessité d’apprendre à son enfant à reconnaître et à faire face au cyberharcèlement, qu’il en soit victime, témoin ou auteur. Expliquez lui l’intérêt de réfléchir à deux fois avant de poster un commentaire, une photo ou une vidéo. Il faut que l’ado comprenne que pudeur et courtoisie sont de mise sur les réseaux sociaux.

    De plus, rappelez-lui que l’image de ses amis ne lui appartient pas et qu’il est donc important de leur demander une autorisation avant de mettre en ligne un contenu sur lequel ils apparaissent.

    « Souvent, les adolescents ne réalisent pas que la photo ou le commentaire qu’ils vont publier sera visible par des centaines de personnes. Il faut le leur rappeler et les inviter à se poser la question : est-ce que je suis sûr de vouloir que cette photo devienne publique et apparaisse sur Internet dans la durée ? », rappelle Charlotte Bugnon, intervenante en prévention en milieu scolaire.

    Une précaution qui permet donc de limiter les risques de cyberharcèlement, mais pas de les éliminer. Raison pour laquelle il est important de faire entendre à son enfant que même des contenus jugés “sans risque” pourraient un jour lui valoir des moqueries, mais qu’il n’en serait en aucun cas responsable.

    Conseil n° 2 : rester curieux !

    Facebook, Instagram, Snapchat et Twitter passent encore… En revanche, lorsqu’il vous a parlé de TikTok, vous avez tiqué. Jamais entendu parlé. Idem pour WhatsApp et Ask.fm.

    « Les parents doivent s’intéresser à la vie numérique de leur progéniture pour la comprendre. Télécharger ses applications est une bonne façon de savoir ce qu’il s’y passe et quel type de contenus on y partage », explique l’experte.

    Vous pouvez aussi demander à votre ado de vous expliquer comment fonctionne ses différentes applis.

    Cependant, exercer une surveillance accrue de son enfant n’est pas préconisé. Plutôt que de lui demander ses identifiants ou de le demander en ami, amorcez ponctuellement la discussion sur le sujet du cyberharcèlement, demandez-lui si tout va bien et surtout, rappelez-lui que vous êtes à son écoute si jamais lui ou l’un de ses camarades rencontrait un problème sur les réseaux. Une bonne façon de le responsabiliser et d’installer une relation de confiance.

    Bon à savoir

    Si vous vous posez des questions sur l’utilisation des réseaux sociaux faite par votre enfant, n’hésitez pas à contacter Net Écoute. Ce site, gratuit et anonyme, vous met en relation par téléphone au 0800 200 000 (appel gratuit) ou chat avec des spécialistes du sujet.

    Conseil n° 3 : garder ses petits secrets bien secrets !

    Sur les réseaux sociaux, il est possible de paramétrer le compte de façon à déterminer qui a accès au profil et quelles informations sont visibles. Discutez avec votre enfant de quels paramètres vous semblent important et pourquoi et paramétrez, ensemble, les éléments qui vous semblent nécessaires à tous deux.

    Vous pouvez, par exemple, mettre le compte Facebook de votre adolescent en privé pour qu’il ne soit visible que par ses amis. Bonne idée aussi : désactiver l’option « Autoriser les autres à me trouver » afin d’empêcher que son profil ne soit trouvable via une recherche par adresse mail ou numéro de téléphone. Restreignez également à un petit cercle d’amis qui peuvent commenter ses posts pour éviter les dérives. Enfin, sensibilisez votre enfant au fait que ses mots de passe doivent rester strictement confidentiels afin de prévenir le risque de piratage de compte et d’usurpation d’identité.

    78 %

    des 12-17 ans qui possèdent un smartphone ont au moins un compte sur les réseaux sociaux. Snapchat est le réseau le plus fréquenté (62 %), devant Facebook (53 %) puis Instagram (50 %) par les jeunes. (2)

    L’Essentiel de l’article

    • Demandez à votre ado qu’il vous montre comment les applications fonctionnent et comment il les utilise.
    • Adapter avec lui les paramètres de confidentialité des réseaux sociaux sur lesquels il est inscrit.
    • Informez votre enfant des potentiels risques liés au réseaux sociaux et encouragez la discussion à ce sujet.

    (1) Les jeunes, nouveau partenaire de consommation ? Junior Connect’2016 – Ipsos : Étude Médiamétrie : Les 15-24 et le le digital (2015); UE Kids online IIII (2014) “UE Kids online : findings, methods, recommandations”

    (2) BVA, « Les adolescents et les smartphones », 2018.

  • Cyberharcèlement de l’enfant : passer du choc à l’action !

    Cyberharcèlement de l’enfant : passer du choc à l’action !

    1 Cyberharcèlement : le reconnaître pour mieux le prévenir

    Le cyberharcèlement est un type de harcèlement qui vit sur les supports digitaux tels que les réseaux sociaux, les messageries instantanées, les chats et les sites de partage, pour ne citer qu’eux. Il prend plusieurs formes : intimidations, insultes, moqueries, rumeurs ou encore menaces.

    Pirater le compte d’une personne tierce ou usurper son identité digitale, créer un groupe, une page ou un sujet de message visant à nuire à une autre personne, mais aussi publier une photo ou une vidéo d’un camarade en mauvaise posture sont aussi des faits considérés comme du cyberharcèlement. En somme, tout ce qui vise à intimider ou humilier une personne de façon répétée. À noter que le cyberharceleur peut être une personne seule ou un groupe.

    2 Renfermement, maux de ventre… Les signes qui doivent vous alerter

    « Si votre enfant se renferme sur lui-même, manifeste des signes de stress (mal au ventre, sommeil perturbé, anxiété, mal de tête, perte d’appétit…) et va à l’école à reculons, il se peut qu’il soit cyberharcelé », explique Charlotte Bugnon, intervenante en prévention en milieu scolaire.

    « Le cyberharcèlement peut provoquer chez l’adolescent une perte d’estime de soi, un décrochage scolaire, voire entraîner un profond mal-être. »

    3 La parole pour éduquer et rassurer

    Vous vous inquiétez pour votre enfant ? Expliquez-lui ce qu’est le cyberharcèlement et dites-lui que ces méchancetés et humiliations répétées sont anormales et répréhensibles (y compris par la loi). Pour rendre le sujet encore plus concret et l’aider à libérer sa parole, n’hésitez pas à lui montrer un film ou un documentaire dans lequel d’autres victimes s’expriment. Le site du ministère de l’Éducation nationale “Non au harcèlement” propose une multitude de films et de campagnes dédiés au sujet, par exemple.

    Enfin, rappelez-lui que les adultes (ses parents comme ses enseignants) sont de son côté et qu’il ne doit pas avoir peur des représailles. L’idée : qu’il se sente à l’aise pour se confier, mais aussi que la honte et la peur changent de camp !

    Un contact utile

    Le ministère de l’Éducation nationale a mis au point Net Écoute, un site et un numéro vert gratuit et anonyme qui permettent à votre enfant de se confier sur d’éventuels problèmes liés à leur usage des outils numériques.

    Tél. : 0800 200 200.

    4 Comment collecter les preuves ?

    Si votre enfant vous a confié être cyberharcelé, vous allez devoir recueillir des preuves pour plaider sa cause auprès de la direction de l’établissement scolaire. Soyez sans pitié ! Faites autant de captures d’écran que possible et enregistrez les messages, les mails ou encore les SMS injurieux ou les photos reçues de ses cyberharceleurs. Stockez-les sur une clé USB ou sur un dossier de votre ordinateur.

    5 Le référent scolaire, votre interlocuteur pour désamorcer la crise

    « Beaucoup de parents d’enfants cyberharcelés sont tentés d’agir seuls en allant voir les cyberharceleurs ou leurs parents », souligne Charlotte Bugnon.

    Avec le risque d’envenimer les choses si votre action est mal perçue. Demandez plutôt un rendez-vous avec l’enseignant ou le directeur de l’établissement de votre enfant pour leur faire part de la situation. Ensemble, vous examinerez les solutions à mettre en place pour agir au plus près de l’intérêt de votre enfant.

    6 Blocage, signalement, plainte : le bon « combo » pour retrouver la paix

    En attendant de régler le problème une bonne fois pour toutes, il faut pallier à l’urgence. Les bons réflexes ? Bloquer les expéditeurs malveillants, mais aussi signaler et demander le retrait des contenus offensants reçus par votre enfant aux fournisseurs d’hébergement concernés. Pour vous aider dans cette démarche, la plateforme Pharos, mise en place par le ministère de l’Intérieur, permet notamment de signaler tout contenu illicite sur Internet.

    Vous pouvez aussi conseiller à votre enfant de se tenir à l’écart des réseaux sociaux quelque temps pour qu’il ne tombe pas sur une photo ou un commentaire blessant. Enfin, votre enfant, même s’il est mineur, peut porter plainte contre ses harceleurs ou contre X s’il ne connaît pas leur identité.

    Bon à savoir

    Votre enfant, victime de cyberharcèlement, a du mal à se reconstruire malgré votre amour et votre soutien ? Proposez-lui d’aller en parler à un psychologue. Le fait d’être hors du cocon familial et face à une personne neutre peut l’aider à se confier.

    L’Essentiel de l’article

    • Certains signes doivent vous alerter.
    • Entamez un dialogue avec votre enfant.
    • Il est important de recueillir des preuves.
  • 9 kg, c’est le poids moyen du cartable d’un élève de 6e en France, soit 3 kilos de trop !

    9 kg, c’est le poids moyen du cartable d’un élève de 6e en France, soit 3 kilos de trop !

    Alors que le poids du sac ne devrait pas dépasser les 15% du poids de l’enfant(1) pour être sans conséquence sur sa santé, comme l’affirme Claire Bouard, ostéopathe à Gargenville (78440), la réalité est tout autre. En France, on dépasse largement cette recommandation pour préserver le dos des enfants. Le poids moyen constaté est en effet entre 7 kg et 11 kg, soit entre 17,5 % et 27,5% du poids de l’enfant, alors qu’il ne devrait pas excéder 6 kg pour un enfant de 6e (15 % du poids du corps). Nous sommes loin d’un cartable poids plume qui soulagerait leur dos…

    Parmi les pistes à étudier par les établissements pour alléger la charge, la mise à disposition de casiers et l’utilisation de livres numériques sont souvent évoquées. Malheureusement, elles impliquent des investissements que la plupart des collèges et des lycées ne peuvent se permettre…

    Plus simplement, l’utilisation de cahiers de petit format pourrait déjà éliminer quelques précieuses centaines de grammes dans les cartables.

    En attendant la solution miracle, proposez à votre enfant un cartable ou un sac à dos souple (ni trop mou ni trop dur), avec des bretelles larges et rembourrées, correctement ajustées : le sac doit être positionné en haut du dos plutôt que sur les reins. À l’intérieur, l’enfant doit ranger ses livres et cahiers bien à plat côté dos, et laisser la trousse et les petits objets dans la partie avant. Ça n’allège pas le poids total, mais c’est plus confortable !

    Source (1) : Communiqué de presse des Ostéopathe de France publié en août 2019.

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    Et avec les ateliers Macif, profitez de programmes d’information et de prévention gratuits, près de chez vous. Renseignements sur www.diffuz.com.

    Sénat, 2018.

  • Votre enfant a de l’asthme : comment faire avec l’école ?

    Votre enfant a de l’asthme : comment faire avec l’école ?

    1 Établir un projet d’accueil individualisé (PAI)

    Qu’est-ce que le PAI ?

    Le Projet d’accueil individualisé (PAI) est un document établi conjointement par les parents de l’élève et le médecin scolaire de la Protection maternelle et infantile (PMI) ou le médecin et l’infirmière de collectivité d’accueil. Il permet d’accueillir dans les meilleures conditions possible les enfants souffrant d’allergies sévères ou de maladies chroniques comme l’asthme, le diabète, les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin), etc.

    Le PAI fixe les aménagements spécifiques nécessaires à votre enfant, en particulier(1) :

    • le régime alimentaire ;
    • les conditions des prises de repas ;
    • les aménagements d’horaires ;
    • les dispenses de certaines activités physiques ou pédagogiques incompatibles avec la santé de l’enfant ;
    • toute autre information utile au bien-être de l’enfant en lien avec sa maladie.

    Comment rédiger un PAI ?

    D’abord, munissez-vous de l’ordonnance du médecin traitant de votre enfant, détaillant les traitements en cours. Appelez ensuite l’établissement scolaire, qui fixera le rendez-vous avec l’équipe médicale. Une fois fixé, le PAI est signé par le directeur et les différents responsables (parents, médecins, nutritionniste) avant d’être diffusé auprès de l’ensemble de l’équipe pédagogique. En fonction du département, les démarches peuvent varier, n’hésitez pas à vous tourner vers l’école de votre enfant pour avoir toutes les informations spécifiques.

    Bon à savoir

    S’il est étendu aux activités périscolaires, le document de PAI est alors appelé PAIP (projet d’accueil individualisé périscolaire).

    2 Désigner qui garde et qui donne les médicaments en cas de crise d’asthme

    En cas de survenue d’une crise d’asthme à l’école, il est important de pouvoir donner le traitement le plus rapidement possible. À la maternelle et en primaire, les médicaments doivent être confiés à l’infirmerie de l’établissement qui se chargera de les administrer en cas de besoin, ou directement aux enseignants (avec une copie de l’ordonnance dans les deux cas). Même s’il est assez grand pour les prendre tout seul, il est important que l’enfant puisse être accueilli à l’infirmerie en cas de crise, le temps d’un retour complet à la normale.

    10 à 16 %

    des enfants sont touchés par l’asthme. (2)

    3 Fixer les modalités de pratique des activités physiques

    Les recommandations du médecin traitant de votre enfant seront appliquées par l’équipe pédagogique. Vous pourrez donc demander dans le PAI à limiter ou proscrire la pratique de certains sports si l’état de santé de votre enfant le nécessite.

    4 Animaux, cantine, pollens, acariens… faire la chasse aux allergènes

    L’asthme de votre enfant est d’origine allergique ? Il est important d’en informer l’équipe pédagogique et d’en faire état dans le PAI. S’il s’agit d’une allergie alimentaire, les repas servis à la cantine mais aussi les aliments distribués en classe (par exemple à l’occasion de goûter de fêtes) feront ainsi l’objet d’une attention particulière. Si c’est une allergie aux poils d’animaux, vous ne pourrez pas faire bannir le hamster mascotte de la salle de classe, mais vous pourrez exiger que votre enfant soit assis loin de la cage. L’enseignant veillera aussi à éviter tout contact avec l’animal. Parlez-en avec lui pour convenir de la meilleure marche à suivre en classe.

    Si votre enfant est allergique aux pollens, n’hésitez pas à le rappeler à l’enseignant en cas de sortie scolaire. Enfin, en cas d’allergie à la poussière, ou aux acariens, l’attention devra être portée sur l’entretien des tapis de sol et des literies (pour les petits qui font encore la sieste).

    Bon à savoir

    L’asthme sévère reconnu comme ALD

    Dans certains cas, l’asthme peut être reconnu comme une ALD (affection longue durée) ouvrant droit à une couverture à 100 % des soins en relation avec la maladie. Parlez-en avec votre médecin traitant qui pourra effectuer la demande de reconnaissance en ALD directement auprès de votre Caisse d’assurance maladie.

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    L’Essentiel de l’article

    • Établissez un Projet d’accueil individualisé (PAI) avec l’école pour décrire les besoins de votre enfant.
    • Précisez qui garde et qui administre les médicaments en cas de crise.
    • En cas d’allergie alimentaire ou aux animaux, n’hésitez pas à en discuter directement avec les enseignants.

    (1) Service public, « Qu’est-ce qu’un projet d’accueil individualisé ? », 2019.
    (2) Inserm.

  • L’ostéopathie, une solution pour les maux de bébé

    L’ostéopathie, une solution pour les maux de bébé

    1 Un jeune parent doit-il prévoir un rendez-vous chez l’ostéopathe ?

    « Pour moi, il serait certainement très intéressant pour la santé publique que les femmes et les bébés soient vus tout de suite après la naissance, répond Dominique Blanc. Comme pour la visite du pédiatre, les bébés devraient bénéficier de celle d’un ostéopathe parce qu’on va les libérer tout de suite d’un certain nombre de tensions consécutives à l’accouchement. »

    Bon à savoir

    L’ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle, qui vise à rétablir un confort de vie, l’équilibre du corps, la bonne circulation des fluides sanguins et des influx nerveux qui transmettent notamment les commandes motrices du cerveau aux nerfs moteurs.

    2 Prévenir le syndrome de la tête plate

    Pour ce professionnel, qui a « vu quelques milliers de bébés » depuis qu’il exerce, les motifs récurrents de consultation sont souvent les mêmes : une mise au sein difficile, des difficultés à téter dues à des tensions crâniennes, ou encore un mauvais port de tête.

    « Si votre bébé tourne la tête ou qu’il l’incline plus d’un côté que de l’autre, il risque petit à petit de déformer son crâne qui est très malléable et d’avoir une plagiocéphalie (le syndrome de la tête plate), explique le président de l’association Ostéopathes de France. Lors de la séance, on va libérer les tensions du cou, de la colonne, du crâne, et de ce fait le bébé va pouvoir tourner sa tête aisément à droite et à gauche. »

    Avec le contrat Garantie Santé de la Macif ce sont jusqu’à 3 séances d’ostéopathie pour votre bébé qui peuvent être prises en charge par an.*

    3 La manipulation crânienne

    Pendant ses premiers mois de vie, la tête de votre nourrisson n’est pas encore totalement ossifiée. Les fontanelles, zones souples au toucher, sont souvent impressionnantes. Mais soyez rassuré, comme l’explique Dominique Blanc, « la voûte crânienne a une plus grande élasticité chez le bébé que chez l’adulte. On parle davantage de tissus membraneux que de tissus osseux. Les os du crâne se rejoignent au niveau des sutures. C’est ce qui permet notamment au crâne de grossir. En ostéopathie, nous travaillons en douceur, par le biais de petites pressions et dans le respect des tissus pour permettre une meilleure mobilité et une meilleure circulation dans cette zone. On sent alors tout de suite le bébé se détendre. C’est un bonheur de voir des bébés arrivés tendus et qui à la fin de la séance, s’endorment les bras en l’air ».

    Chiffre-clé

    En 2016, 1 Français sur 2 avait consulté un ostéopathe au cours des trois dernières années, que ce soit pour lui ou un membre de sa famille. (1)

    4 Soulager les coliques

    Votre bout de chou est inconsolable ? Il se tortille de douleur en début de soirée ? Pas de panique, il est certainement aux prises avec des coliques. L’ostéopathie est alors indiquée pour le soulager.

    « Je conseille de faire une séance d’ostéopathie dès que les premiers signes de coliques apparaissent. Elle permettra un meilleur transit et sera complémentaire du traitement médical éventuel qui aura été donné. »

    Les problèmes de canaux lacrymaux (bébé qui a un œil qui coule) et les phénomènes ORL (rhinopharyngites à répétition, otites séromuqueuses…) peuvent également être corrigés. Une seule séance peut suffire à soulager l’enfant.

    Une technique adaptée au bébé

    « On travaille en douceur avec un bébé sur ce que l’on appelle les techniques fonctionnelles, c’est-à-dire dans le sens des tissus et on ne les brutalise jamais. Les bébés qui régurgitent beaucoup sont en hyperextension, ils ont alors tendance à se cambrer. Pour étirer leur colonne vertébrale, on les manipule parfois dans des positions repliées qui peuvent être un peu spectaculaires pour les parents, mais il n’y a aucun risque. »

    L’ostéopathie considère le corps dans sa globalité. « C’est pour cela que l’on va voir le crâne, les viscères, les membres, mais en plus de cette globalité on s’adapte au patient selon sa propre histoire qui influe sur son corps. Parfois, on traite les bébés en position assise, ou dans les bras du parent. Certains dorment toute la séance, d’autres pleurent tout le temps. On change les positions pour s’adapter au bébé. »

    La séance dure en général une heure durant laquelle le professionnel vous interrogera sur votre enfant (sommeil, alimentation…), répondra à vos questions et vous prodiguera des conseils.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le Guide des mamans.

    6 Quand voir son ostéopathe ?

    « Il m’est arrivé d’être appelé à la maternité par des patientes deux jours après leur accouchement », indique Dominique Blanc.

    Ainsi, on peut prévoir une séance d’ostéopathie à la maternité ou tout de suite après le retour à la maison. Selon les textes réglementaires, pour consulter un ostéopathe, il faut avoir un certificat de non-contre-indication pour les nourrissons de moins de six mois.

    * Voir conditions du contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Le bouche-à-oreille entre parents est l’une des meilleures méthodes pour se renseigner sur la réputation d’un ostéopathe.
    • Un bilan ostéopathique permet de diagnostiquer d’éventuelles tensions du nourrisson.
    • L’ostéopathe agit sur différents troubles chez bébé : sommeil, transit, déformation crânienne…

    (1) Source : Sondage IFOP pour l’association Ostéopathes de France, « La notoriété et l’image des ostéopathes », 2016.

  • Les aides pour adapter votre voiture au handicap de votre enfant

    Les aides pour adapter votre voiture au handicap de votre enfant

    1 La base : l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH)

    L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) est l’aide de base versée aux parents ayant un enfant de moins de 20 ans en situation de handicap à charge. Si vous êtes dans ce cas, il est probable que vous la receviez déjà. Initialement destinée à couvrir les frais d’éducation et d’aides à domicile, elle peut éventuellement servir à couvrir d’autres dépenses à la marge comme l’aménagement de son véhicule pour pouvoir transporter son enfant en toutes circonstances. Son montant dépend du degré d’incapacité, des modalités de prise en charge (à domicile, en institut spécialisé, etc.) et du temps d’aide à domicile dont l’enfant a besoin. Elle peut ainsi aller d’un peu plus de 230 euros/mois, à près de 1 700 euros/mois selon les cas.

    Les parents concernés peuvent en faire la demande auprès de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) de leur département.

    Besoin d’un véhicule adapté au handicap de votre enfant ?

    Avec son crédit auto, la Macif vous accompagne dans votre achat.*

    234 436

    enfants bénéficiaient de l’AEEH en France en 2016.

    2 La prestation de compensation du handicap (PCH) : pour une prise en charge des frais réels

    Si vous percevez l’AEEH, sachez que vous avez également droit à la PCH (prestation de compensation du handicap). Celle-ci permet de couvrir, en fonction des revenus, tout ou partie des dépenses d’accompagnement, d’aménagement et d’équipement liées au handicap. Elle concerne donc les éventuelles adaptations de votre véhicule qui permettront à votre enfant de voyager dans des conditions de confort et de sécurité optimales : siège enfant adapté, sièges rotatifs, plans inclinés, etc. Cette aide n’est pas liée au taux d’incapacité de votre enfant, elle est personnalisée et modulable en fonction des besoins.

    Bon à savoir

    Les délais d’attente pour la PCH varient de six à 12 mois selon les départements (1)… Mieux vaut anticiper !

    Quels montants pour la PCH ?

    Le niveau de remboursement diffère selon que l’équipement figure ou non sur la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) par la Sécurité sociale.

    • Pour un aménagement du véhicule figurant sur la LPPR : prise en charge à 100 % ou à 80 % en fonction des revenus, dans la limite de 3 960 euros, renouvelable tous les trois ans.
       
    • Pour un aménagement du véhicule ne figurant pas sur la LPPR : prise en charge à 75 %, dans la limite de 3 960 euros, renouvelable tous les trois ans.

    Bon à savoir

    Le coût des équipements est extrêmement variable en fonction du type de produit, de sa technicité et du type de handicap : de quelques dizaines d’euros pour un coussin pivotant, 80 à 150 euros pour un plan incliné et plus de 1 000 euros pour certains sièges auto.

    Vers qui se tourner ?

    Bon à savoir

    La demande doit être effectuée avant de réaliser les achats ou travaux d’adaptation : un ou plusieurs devis sont demandés dans le dossier afin de fixer le montant de l’aide.

    3 Le Fonds départemental de compensation (FDC) : un coup de pouce en cas d’imprévu

    Besoin de changer de siège auto avant le délai de renouvellement de la PCH (trois ans) ? Le Fonds départemental de compensation peut vous aider à assumer une dépense imprévue. Il est financé par les conseils départementaux via les CPAM (Caisses primaires d’assurance maladie) et permet de verser une aide ponctuelle couvrant des frais liés au handicap qui ne seraient pas couverts par la PCH. C’est d’ailleurs une condition d’attribution : vous devez avoir touché la PCH pour avoir droit à une aide du FDC.

    La demande s’effectue auprès de la MDPH où une commission se réunit une fois par mois pour décider de l’attribution des aides. Pour évaluer le montant de l’aide (qui n’est pas directement liée au taux d’incapacité de l’enfant), il faut joindre au dossier des devis du montant des travaux. Ce sont eux qui serviront à étudier la recevabilité de la demande et le montant de l’aide accordée.

    Bon à savoir

    La carte mobilité inclusion (CMI)

    Si vous êtes parent d’un enfant dont le handicap nécessite un véhicule adapté, sachez que vous pouvez bénéficier de la carte CMI. Elle donne accès gratuitement et sans limite de durée** à toutes les places de stationnement ouvertes au public (pas seulement les places réservées aux personnes handicapées). Vous pouvez demander votre carte CMI auprès de la MDPH de votre département.
     

    4 Dernier conseil : frappez à toutes les portes !

    À garder en tête, certains organismes ou collectivités comme les communes, les mutuelles, les caisses d’allocation familiales peuvent également verser des aides au coup par coup, en fonction des situations et des fonds disponibles. N’hésitez pas à frapper à toutes les portes pour vous faire aider !

    Votre enfant est en situation de handicap ?

    Les aménagements spécifiques de votre véhicule sont assurés sans supplément***. Au travers de la démarche Macif Egalis, découvrez les solutions, produits et services d’assurance du groupe Macif. Renseignez-vous !

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    * Organisme prêteur : Socram Banque.
    La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    ** Sauf réglementation locale contraire.

    *** Les aménagements sont couverts dans les conditions et limites du contrat.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Les parents d’enfants en situation de handicap ont parfois besoin d’adapter leur véhicule.
    • Il existe des aides financières spécifiques pour couvrir tout ou partie des frais.
    • Ces aides sont généralement indexées sur le coût réel des aménagements.

    (1) Cafdata, 2016.
    (2) Fédération des malades et handicapés, « Financer l’aménagement de son véhicule », 2018.

  • Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    1 Quels sont les symptômes d’une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question. Chez les nourrissons et chez les enfants, l’allergie atteint souvent le tube digestif et provoque des vomissements, des diarrhées ou des douleurs abdominales, mais les symptômes peuvent être plus sévères : urticaire autour de la bouche, œdème des lèvres et de la langue, irritation de la gorge, diarrhée, vomissements, asthme… Dans des cas extrêmes, une allergie alimentaire peut provoquer un choc anaphylactique, qui se traduit souvent par une chute de la tension artérielle voire une perte de conscience, qui exceptionnellement peut être fatal.

    Entre 5 et 8 % des enfants

    seraient touchés par une allergie alimentaire, contre 3 % des adultes (3).

    2 Quels sont les aliments le plus souvent en cause ?

    Jocelyne Just : Le lait de vache, les œufs et l’arachide sont les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez l’enfant (1). En grandissant, s’ajoutent à ces trois aliments les fruits à coque (noisette, amandes, noix…), les légumineuses (comme l’arachide), les poissons de mer, les crustacés, le lait de chèvre et de brebis pour les allergies les plus fréquentes. Il faut noter que le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique, qu’il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    3 Comment peut-on s’assurer qu’il s’agit véritablement d’une allergie ?

    Jocelyne Just : Le diagnostic est parfois difficile. Il faut consulter un allergologue spécialisé en allergie alimentaire. Celui-ci peut vous demander la tenue d’un journal alimentaire où seront notés tous les aliments ingérés afin de l’aiguiller dans ses recherches. Il procédera ensuite à des tests cutanés puis des tests sanguins pour valider son diagnostic.

    Bon à savoir

    Le remboursement par la Sécurité sociale d’une consultation d’un allergologue est effectué au taux de 70 %, si la consultation est effectuée dans le respect du parcours de soins (patient adressé à l’allergologue par son médecin traitant). La prise en charge de l’assurance maladie est au taux de 100 % pour les patients bénéficiaires de la CMU-C et pour ceux qui consultent dans le cadre de leur affection de longue durée (ALD).

    4 Quels sont les facteurs qui expliquent une recrudescence des allergies alimentaires de l’enfant ?

    Jocelyne Just : Notre mode de vie actuel explique en partie cette recrudescence. En s’éloignant de la nature et des animaux, nos muqueuses sont devenues plus sensibles et les microbes non pathogènes qui les recouvrent sont devenus moins diversifiés. Par ailleurs, notre alimentation, riche en sucres, en graisses et en produits remaniés incluant de nouveaux allergènes, favorise une hypersensibilité alimentaire. Par exemple, de nombreux produits contiennent aujourd’hui des liants à base de pois, et les allergies à cet ingrédient augmentent.

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    5 Comment traite-t-on une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Le traitement d’une allergie alimentaire repose sur l’éviction absolue de l’aliment responsable. Pour certains aliments comme les œufs, le lait, le blé, cela peut être complexe car on en trouve dans de nombreux produits industriels. Il faut donc apprendre au patient et à sa famille à déchiffrer les étiquettes et à reconnaître les symptômes de l’allergie. L’enfant doit alors avoir avec lui une trousse d’urgence avec un antihistaminique, plus exceptionnellement des corticoïdes, voire de l’adrénaline auto-injectable. Dans certains cas d’allergies sévères ou qui ne guérissent pas seules (comme des allergies au lait, œuf, gluten ou encore à l’arachide), on peut procéder à un travail de désensibilisation dans un centre spécialisé.

    6 Certaines allergies disparaissent-elles d’elles-mêmes ?

    Jocelyne Just : Oui, presque toutes les allergies au lait et à l’œuf chez le nourrisson disparaissent seules entre 18 mois et deux ans. En revanche, seules 20 % des allergies à l’arachide disparaissent vers l’âge de 6-7 ans. Et certaines vont perdurer et constituer un handicap dans la vie courante.

    Quels documents apporter à la crèche ou en milieu scolaire en cas d’allergies ?

    Si votre enfant est allergique, vous devez fournir à la crèche ou à l’école un projet d’accueil individualisé (PAI). Il s’agit d’un document écrit par le médecin traitant de l’enfant. Il lui permet d’être accueilli en toute sécurité en bénéficiant de son traitement médicamenteux, de son régime alimentaire ou d’aménagements spécifiques à son cas.

    L’Essentiel de l’article

    • Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question.
    • Le lait de vache, les œufs et l’arachide figurent parmi les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez les enfants (1).
    • Le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique. Il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    (1) Association Asthme & Allergies, « L’enfant allergique », 2018
    (2) Traité d’allergologie, page 345
    (3) Ministère de la Santé

  • Nouvelles technologies et contrôle parental : jusqu’où faut-il (ne pas) aller ?

    Nouvelles technologies et contrôle parental : jusqu’où faut-il (ne pas) aller ?

    1 Des enfants hyperconnectés

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 34 % des élèves de CM2 possèdent leur propre smartphone, passant à 65 % après l’entrée en 6e (1). Un engouement qui questionne de nombreux parents, inquiets des risques potentiels liés à l’utilisation des nouvelles technologies : cyberharcèlement, pornographie, mais aussi retards de développement du langage et des apprentissages socioaffectifs (2), fatigue et irritabilité (2), surpoids et obésité (3), troubles psychiques comme la dépression ou les difficultés de concentration (4), etc.

    Résultat : les applications de contrôle parental foisonnent. Non seulement elles permettent de restreindre l’accès à des sites ou applications et de réduire les temps d’utilisation, mais elles permettent également de consulter ses messages, l’historique de son navigateur… De quoi rassurer les familles, mais cela peut susciter des comportements excessifs de la part des parents et des frustrations chez les enfants. Après tout, eux aussi ont leur droit à leur part d’intimité… C’est même une recommandation de la CNIL (5) !

    2 Expliquer les dangers pour mieux les éviter

    Pour les parents, il reste néanmoins primordial de sensibiliser les enfants et les ados à un usage raisonné des écrans, autant en quantité que dans la nature des contenus et des services consommés. Pour Alexis de Maud’huy, coach émotionnel et auteur spécialiste des questions d’addiction aux écrans, il ne faut pas devenir technophobe, au contraire, mais apprendre aux adultes, aux enfants et aux ados à maîtriser cet outil :

    « Il est aujourd’hui tout à fait possible de paramétrer les appareils pour limiter les risques, notamment via les outils de contrôle parental ou tout simplement l’extinction du Wi-Fi la nuit. Bien sûr, ça ne remplace pas un accompagnement et une pédagogie adaptés à l’âge de l’enfant : un petit de moins de 5 ans ne devrait pas regarder un écran seul, mais toujours accompagné d’un adulte ! L’idée est d’avoir une discussion sur ce qui a été vu afin d’éviter une consommation passive “hypnotique”. Le temps passé devant l’écran est lui aussi important, et il doit être limité, mais la manière de consommer l’écran est clé, notamment chez les plus jeunes. »

    3 Des règles claires pour cultiver leur autonomie

    Pour autant, les appareils connectés ne sont pas des ennemis, bien au contraire… Bien utilisés, ce sont de précieux outils pédagogiques tout autant que des jouets aux multiples possibilités. Tout est question d’équilibre ! La bonne idée : un savant dosage de surveillance et d’autonomisation basée sur des règles claires et justes. Alexis de Maud’huy conseille d’agir dès le plus jeune âge pour mettre en place des routines qui responsabilisent les enfants sur l’utilisation des écrans et d’Internet. Elles pourront évidemment évoluer avec le temps, les besoins et les sensibilités de chacun : applications autorisées/interdites, plages horaires d’extinction du Wi-Fi, temps passé sur les écrans. Objectif : arriver à ce que l’enfant s’autorégule en posant un cadre clair et juste, au sein duquel il sera autonome.

    Pour maximiser les chances de succès, le choix des mots et la façon de présenter ces restrictions sont fondamentaux :

    « Il est essentiel d’introduire ces règles non pas comme des sanctions, mais comme une protection. C’est quelque chose qui doit être positif et présenté comme tel : ça permet d’éviter les mauvaises rencontres en ligne, de poster des choses qu’on regretterait ensuite, mais c’est aussi avoir plus de temps pour sortir et voir les copains, dessiner, faire de la musique… »

    Parmi les bonnes pratiques incontournables : le bannissement des appareils électroniques de la chambre à coucher pendant la nuit. En effet, la simple présence d’appareils, même éteints, suffit à perturber le sommeil des enfants et des ados. Ici, la volonté n’est pas en cause : s’ils se réveillent pendant la nuit, ils sont tentés de les utiliser et même s’ils ne le font pas, l’idée parasite l’esprit et empêche de se rendormir sereinement. Et parfois, la tentation est tout simplement trop forte…

    Les écrans, ça s’apprend !

    Le Conseil supérieur de l’audiovisuel propose un dépliant sur les bonnes pratiques d’usage des écrans pour les enfants : Les écrans, ça s’apprend. Consultable et téléchargeable sur le site du CSA, le livret propose des conseils pratiques pour l’éducation des enfants aux écrans (télévision, Internet) en fonction de leur âge : contrôle parental, types de contenus conseillés/déconseillés, etc.

    4 Quelques conseils pour une surveillance efficace et raisonnable

    Sécurisez l’utilisation

    • Expliquez les risques à vos enfants (par exemple, la pornographie ou le cyberharcèlement), et apprenez-leur à reconnaître et éviter les situations à risque. Ne les victimisez pas : expliquez-leur qu’ils doivent avoir un comportement responsable pour se protéger, mais aussi pour protéger les autres.
    • Utilisez le contrôle parental de façon raisonnée, pour limiter l’accès à certains sites et applis, mais pas pour lire les messages de vos enfants. Le respect de leur intimité est important ! Si vous suspectez une utilisation problématique ou du harcèlement, parlez-en avec lui et demandez-lui s’il serait d’accord pour vous montrer ses messages. S’il refuse, n’hésitez pas à en parler à un pédopsychiatre.

    Aidez-les à s’autoréguler dans leur utilisation

    • Bannissez les appareils électroniques des chambres pendant la nuit.
    • En dehors des périodes d’utilisation autorisées, rangez les appareils dans un tiroir.

    Pour les plus petits

    • Pour les 3-5 ans : ne les laissez pas utiliser un écran seul, et discutez ensemble de ce qu’il se passe sur l’écran.
    • Avant 3 ans, il est déconseillé de laisser les enfants utiliser des écrans quels qu’ils soient (6).

    Merci à Alexis de Maud’huy, coach émotionnel et auteur du livre Se protéger des addictions aux écrans, c’est parti !, paru aux éditions Jouvence.

    L’Essentiel de l’article

    • L’utilisation des appareils connectés doit faire l’objet de règles claires respectées par les enfants.
    • Une surveillance trop rapprochée peut déresponsabiliser l’enfant.
    • Le dialogue est essentiel pour sensibiliser les enfants aux risques liés aux nouvelles technologies.

    (1) LSA Commerce & Consommation, « À quel âge les enfants sont-ils équipés d’un smartphone », 2018.
    (2) Institut national de santé publique du Québec, « Le temps d’écran, une autre habitude de vie associée à la santé », 2016.
    (3) University of Alberta, 2012.
    (4) Université Toulouse III Paul Sabatier, « Impact des écrans sur le sommeil des enfants de 6 à 12 ans », 2018.
    (5) CNIL, « Montres connectées pour enfants : quels enjeux pour leur vie privée ? », 2018.
    (6) Conseil supérieur de l’audiovisuel, « Les enfants et les écrans : les conseils du CSA », 2018.

  • Alimentation de bébé : diversifier sans en faire tout un plat !

    Alimentation de bébé : diversifier sans en faire tout un plat !

    1 Des compotes et des purées pour commencer

    « Il y a 50 ans, on introduisait le jus d’orange et les céréales à un mois et les légumes à 3 mois, constate la pédiatre. Mais j’ai constaté combien cela favorisait allergies et intolérances. »

    C’est pourquoi il est aujourd’hui conseillé de ne commencer la diversification alimentaire qu’à partir de 5 mois. « Mieux vaut débuter par quelques cuillères de compotes et de yaourt. Déjà in utero, le fœtus déglutit mieux le liquide s’il est sucré ! » Pommes, poires, bananes : ils en raffolent.

    Les légumes suivent de peu les fruits dans la diversification alimentaire. « La purée de carotte et de pomme de terre est plébiscitée par la majorité des bébés. » Évitez dans un premier temps les légumes au goût fort et amer comme le chou-fleur, les champignons ou les brocolis. Et faites découvrir un aliment à la fois. Par exemple une purée de pommes de terre un jour et une purée de carottes le lendemain.

    « Ainsi il pourra apprendre à différencier les goûts de chacun. Cela vous permettra également de détecter une éventuelle intolérance. »

    Jouez tout doucement avec les textures variées en mixant ses aliments plus ou moins finement. En règle générale, on propose aux bébés du mixé bien lisse de 5 à 6 mois, du grumeleux vers 7 mois et des petits morceaux entre 8 et 9 mois. S’il recrache, redonnez un tour de moulinette et reproposez quelques jours plus tard.

    « Il y a des enfants tout à fait éveillés qui ont une petite immaturité de la déglutition, constate Edwige Antier. Les forcer à en avaler leur donnera une sensation d’étouffement, qui prolongera la phobie des morceaux. Continuez donc de mixer tant que votre enfant en ressent le besoin. Ils en viennent tous aux morceaux, certains seulement à 3 ans ! »

    Si vous préparez vous-même vos purées de légumes, mieux vaut éviter les matières grasses et le sel, recommande la pédiatre.

    Inutile d’habituer ses papilles à une nourriture salée ! Votre enfant voudra ensuite toujours manger salé, ce qui surcharge le travail de ses reins.

    Edwige Antier

    2 L’introduction des protéines

    Avec ses premières purées de légumes, vous pourrez lui proposer du poisson ou de la viande en petite quantité. Jusqu’à un an, les besoins en protéines sont plus que satisfaits avec le lait qu’il boit chaque jour. Toutefois de la viande lui apportera du fer, indispensable pour l’oxygénation des cellules. Et du poisson lui donnera des oméga-3, précieux pour le fonctionnement cérébral.

    Vous pouvez mélanger votre mixture à une purée de légumes. En revanche, il vaut mieux inscrire la viande et le poisson au menu du déjeuner plutôt qu’au dîner. « Le soir, il trouvera ses protéines dans un biberon de complément. » Vous pouvez également lui faire goûter aux œufs durs. Commencez par un quart.

    3 N’insistez pas !

    Après un an, votre enfant peut manger de tout. Mais inutile de le forcer s’il fait la grimace. « C’est le meilleur moyen de le bloquer. Certains petits sont souvent « monogoût ». Pas d’inquiétude ! » Laissez-lui le temps de la découverte. Sachez que le lait maternel ou infantile couvre ses besoins. Jusqu’à ses trois ans, il est recommandé de donner à votre enfant 500 ml de lait par 24 h. Si votre enfant rechigne à boire au biberon, proposez-lui d’autres types de laitages comme des yaourts ou des petits morceaux de fromage.

    Vous souhaitez donner le meilleur pour votre enfant ?

    Participez aux ateliers Diffuz dédiés à l’alimentation. Renseignez-vous !

    Le saviez-vous ?

    C’est toujours meilleur de manger avec les mains ! Les bébés ont ce besoin de toucher la nourriture, de l’explorer pour mieux la connaître. Comme les aliments peuvent parfois prendre des trajectoires improbables, le bavoir en plastique doté d’un réservoir pour récupérer la nourriture est indispensable.

    Source :

    Mon bébé mange bien de Edwige Antier, éd. Radio France, Balland-Jacob-Duvernet

    L’Essentiel de l’article

    • Il est recommandé de diversifier l’alimentation dès le 5e mois.
    • Le lait reste l’aliment de base du bébé afin de préserver un apport suffisant en calcium, fer et acide gras essentiels.
    • En séparant les aliments, le bébé apprendra à identifier les saveurs de chacun.

    Mon bébé mange bien de Edwige Antier, éd. Radio France, Balland-Jacob-Duvernet

  • Décès dans la famille : comment en parler à ses enfants ?

    Décès dans la famille : comment en parler à ses enfants ?

    1 À quel âge un enfant comprend-il ce qu’est la mort ?

    Hélène Romano : Un enfant qui n’a jamais été confronté à la mort comprend la réalité de la mort vers l’âge de 8-9 ans. Il est alors capable d’intégrer son irréversibilité (il-elle ne reviendra pas), son universalité (on y sera tous confrontés un jour) mais aussi qu’elle n’est pas « contagieuse ». Avant cet âge, un enfant pense que la mort s’attrape et surtout qu’on meurt mais qu’on finit par revenir.

    2 À partir de quel âge peut-on annoncer la mort d’un proche à un enfant ?

    H. R. : Je milite pour qu’on parle de la mort aux enfants dès leur naissance, voire in utero. Un bébé ne comprendra pas ce qui se passe mais il sera rassuré sur ce qu’il ressent. Une jeune maman qui vient de perdre son mari a intérêt à mettre des mots sur sa tristesse et à expliquer à son nourrisson le drame qui vient de se produire. Ça l’aidera à maintenir le lien avec son bébé et à l’enfant de ne pas se sentir écarté. Beaucoup d’enfants à qui on a caché la mort d’un proche expriment des années plus tard le sentiment d’avoir été trahis, mis de côté. Ils ont l’impression d’avoir été privés de la mort de leur proche. Parfois, en voulant protéger ses enfants, on les blesse sans le savoir…

    3 Comment annoncer un tel drame ?

    H. R. : Mes nombreux entretiens avec des enfants m’amènent à penser qu’il est préférable que l’annonce du décès soit faite par un intermédiaire. Le médecin, si la mort a eu lieu à l’hôpital, un pompier ou un gendarme si la mort est accidentelle ou encore un proche de la famille. Car souvent l’enfant tient pour responsable celui par qui la nouvelle arrive. Si le parent tient malgré tout à annoncer le drame lui-même, il est préférable de dire qu’il a lui-même appris la nouvelle par un tiers. En disant par exemple : « Le docteur m’a dit que le cœur de papa s’était arrêté et qu’il est mort. » Par ailleurs, quand on annonce la mort d’un proche à un enfant, il est important d’expliquer les faits et leur temporalité. Dire par exemple : « Mamie a été hospitalisée car elle était malade. Son état de santé s’est aggravé ces derniers jours et le médecin m’a appelé ce matin pour me dire qu’elle n’a pas survécu. »

    4 Quels mots privilégier ?

    H. R. : Il est très important de prononcer le mot « mort ». Certains parents optent pour des formules imagées qui peuvent être mal interprétées par les enfants. J’ai suivi un enfant à qui on avait dit « ton papa est monté au ciel » et qui avait développé une phobie en pensant être surveillé en permanence… Ou un autre qui ne comprenait pas que son petit frère se trouvait dans le cercueil puisqu’on lui avait dit qu’il était parti. Employer les vrais mots permet d’éviter ce type d’incompréhensions…

    5 Un enfant peut-il se rendre aux funérailles ?

    H. R. : C’est à lui d’en décider. Si l’enfant exprime ce besoin ou cette envie, il est important de l’entendre. Participer à ce moment collectif d’hommage contribue à apaiser le deuil. Dans ce cas, on le prépare en lui expliquant comment les choses vont se dérouler, dans quel ordre, qu’il est possible que les gens aient du chagrin et pleurent. Et surtout, on veille à ce qu’il soit entouré par un adulte relais qui restera à ses côtés le temps de la cérémonie.

    Si en tant que parent, on estime que ce n’est pas sa place, il est important de lui expliquer pourquoi et de lui proposer d’être représenté symboliquement, en préparant un dessin ou en écrivant une lettre qu’on déposera dans le cercueil.

    L’essentiel est de ne pas lui mentir. Car je reçois des adultes qui ne sont toujours pas remis d’avoir été écartés, enfant, des funérailles d’un de leurs proches. Des années après, ils ressentent une immense culpabilité à l’idée d’avoir joué ou d’être allé au restaurant alors qu’on enterrait un de leurs parents…

    6 Peut-on emmener un enfant à une veillée mortuaire s’il réclame à voir le corps ?

    H. R. : Bien sûr, à condition de le préparer à ce qu’il va voir. On peut lui dire que le défunt aura peut-être un peu changé d’aspect, que son cœur ne bat plus, que son corps ne vit plus, donc qu’il sera froid. Je me souviens de deux cousins qui avaient perdu leur grand-père. La petite fille alors âgée de quatre ans avait pu lui rendre visite au funérarium. Elle avait même pu choisir l’écharpe qu’il porterait dans son cercueil. Son cousin, âgé de 17 ans, avait eu l’interdiction de participer à la cérémonie et a eu beaucoup de mal à se remettre du départ de son grand-père.

    7 Comment réagir face à un enfant qui ne manifeste aucun signe de tristesse au moment de l’annonce ?

    H. R. : Il n’est pas rare d’annoncer la mort d’un proche à un enfant et qu’il reprenne son jeu aussitôt après. Avant 9 ans, un enfant pense que la mort est réversible. Une telle nouvelle ne le plonge donc pas dans le même chagrin que nous. Il faut accepter que sa réaction soit à la hauteur du lien qu’il avait avec le défunt. Il peut être plus affecté par la mort de son chat que par celle de son grand-père qu’il a à peine connu.

    Il faut s’alarmer en revanche si, suite à un décès dans l’entourage, votre enfant de plus de huit ans ne manifeste aucun signe de tristesse ou change soudainement de comportement : ne mange plus ou trop, régresse, décroche à l’école, devient agressif ou apathique… Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à lui parler, le questionner et s’adresser à une association spécialiste du deuil ou à un spécialiste pour l’accompagner au mieux.

    Trois livres pour expliquer la mort aux enfants :

    • Au revoir Blaireau de Susan Varley

      Une jolie histoire qui raconte la disparition d’un être cher, 9,90 € (éd. Gallimard Jeunesse).

    • La vie, la mort, Mes p’tites questions

      Pour répondre à toutes leurs questions sur la mort (dès 6 ans), 8,90 € (éd. Milan).

    • L’Arbre, l’Ombre et la Lune d’Adolie Day et Hélène Romano

      Un ouvrage de psychologue joliment illustré pour expliquer le suicide aux enfants, 19,90 € (Éditions Courtes et Longues).

    Et deux ouvrages pour les plus grands :

    • Quand la vie fait mal aux enfants : séparations, deuils, attentats, d’Hélène Romano

      17 € (éd. Odile Jacob).

    • L’Enfant et la mort, d’Hélène Romano

      8,44 € (éd. Les 10 indispensables)

    L’Essentiel de l’article

    • Avant 9 ans, beaucoup d’enfants croient la mort réversible et « contagieuse ».
    • Il est important de dire la vérité aux enfants.
    • Un enfant peut assister aux funérailles s’il le souhaite, mais il faut veiller à ce qu’un adulte tiers puisse rester à ses côtés durant la cérémonie.