Catégorie : Prendre soin de mon enfant

  • Les enfants font-ils vraiment des caprices ?

    Les enfants font-ils vraiment des caprices ?

    En cette fin de journée qui s’est révélée longue entre le travail ou les transports, Laura n’a pas de temps à perdre et pas franchement envie de s’attarder dans le magasin où elle fait les courses. Mais voilà qu’au beau milieu des rayons, son fils de 5 ans refuse soudainement d’avancer et pique une crise en s’allongeant par terre. « Entre la pression d’avoir un autre impératif à gérer dans dix minutes, celle des gens autour qui te jugent en se disant que je ne sais pas gérer mon enfant ou que je ne l’élève pas bien… Forcément, ce n’est pas facile, admet cette mère de 38 ans, qui a deux garçons. Je sais bien que c’est un tourbillon d’émotions plus qu’un caprice, mais j’ai du mal à mettre des mots sur ce genre de comportement, d’autant qu’ils ne sont pas si rares. Lorsque cela arrive, on s’énerve et on culpabilise en même temps, d’autant plus quand on ressent une petite envie de les “massacrer” ! »

    Une réflexion que tout parent, ou presque, s’est déjà faite : face aux attitudes excessives de son enfant, comment réagir ? Faut-il lâcher ou au contraire se fâcher ? Est-ce que les enfants manipulent leurs parents ?

    Hiérarchiser les besoins, impossible pour un enfant

    « Ils te poussent, ils te poussent, ils te poussent… et j’ai l’impression que c’est une manière de tester notre patience de parents, reprend Laura, qui travaille dans la communication. Personnellement, lorsque mes fistons se mettent en rogne, il m’arrive souvent de les ignorer et de faire comme s’ils n’existaient pas. Quand ils sont calmés, on en discute à tête reposée. Le vrai risque, je pense, c’est de s’énerver et de répliquer d’une manière disproportionnée que nous n’oserions jamais afficher avec un adulte. »

    Sa sœur Maryon, psychiatre qui vient d’accoucher d’un petit Anatole après avoir eu une fille il y a quatre ans, a une perception différente de l’éducation : « Je crois que nos enfants essayent de nous manipuler et font tout pour arriver à leurs fins. Ce qui semble d’ailleurs naturel, puisqu’entre adultes nous le faisons aussi parfois. Par exemple, ma fille me fait des scènes pour regarder un dessin animé. Elle dit que ça lui fera du bien, elle pleure, elle se victimise… Ou bien elle devient sage et parfaite, pour ensuite nous dire qu’elle a mérité de se poser devant La Reine des Neiges. Mais en ce qui concerne le terme “caprice”, j’estime qu’il y a un malentendu entre les adultes et les enfants : regarder Pat’Patrouille constitue un besoin imminent pour l’enfant, car c’est une source de plaisir alors que ce n’est pas nécessaire aux yeux de l’adulte, qui n’arrive pas forcément à comprendre que son enfant ne peut pas hiérarchiser ses besoins. » Quand elle ne cède pas à sa demande, elle voit souvent sa fille fondre en larmes… mais ne change pas d’avis, ou pas souvent. C’est ensuite, lorsque le calme est revenu, qu’elle s’explique elle aussi avec ses enfants.

    L’enfant n’a pas conscience que son besoin n’est pas forcément vital.

    Morgane Cadu, pédopsychiatre

    Peut-on réellement parler de caprice ?

    La pédopsychiatre Morgane Cadu, installée à Toulouse, donne sa position sur le sujet : « Pour un nourrisson, et jusqu’à l’âge de 4 ou 5 ans environ, le moyen d’expression réside globalement dans les pleurs. Dès lors, un bébé va pleurer pour tout et n’importe quoi : quand il a faim, quand il a soif, quand il a un peu chaud… Avant son sixième anniversaire, on considère que l’enfant n’est pas capable de faire la part des choses entre ses besoins et il va les exprimer d’une façon parfois si intense qu’elle peut paraître excessive pour un adulte. Il a très mal, il va hurler. Il veut un bonbon, il va hurler autant. Autrement dit, le cerveau d’un enfant ne peut pas différencier les degrés d’émotion comme sait le faire un adulte. Ainsi, le terme caprice – qui a une connotation péjorative, généralement – n’est pas forcément adapté, puisque l’enfant n’a pas conscience que son besoin n’est pas forcément vital. Au fur et à mesure de l’apprentissage, ses demandes vont s’adapter de plus en plus. »

    Mais est-ce à dire qu’un enfant n’est en réalité pas capable d’élaborer des stratégies qui lui permettent de faire craquer ses parents dans sa quête d’un chocolat ou d’un jeu vidéo ? « Quand l’enfant grandit, et atteint notamment l’âge charnière où il teste inévitablement les limites qu’il ne connaît pas encore, il peut effectivement tendre à devenir “capricieux” lorsqu’il comprend, par exemple, que des hurlements suffisent pour atteindre un objectif », répond la spécialiste.

    Le cadre, secret anti-caprice

    « C’est là que rentre en compte le cadre posé par les parents et les proches qui s’occupent quotidiennement des enfants, poursuit Morgane Cadu. Le cadre sert à transmettre ou acquérir les codes sociaux. » Ce cadre parental ou éducationnel, justement, rassure l’enfant qui a besoin de connaître les limites auxquels il sera confronté toute sa vie. Il en aura besoin pour réussir à s’intégrer dans la société, mais aussi pour fonctionner avec les autres et comprendre la hiérarchie dans le monde professionnel. « Face au caprice, tout repose sur ce cadre, ajoute la pédopsychiatre. C’est lui qui déterminera, en partie bien sûr, comment le futur adulte saura gérer ses émotions… » Et s’il est plus doué qu’un enfant à ce niveau-là !

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    L’Essentiel de l’article

    • Avant 4-5 ans, un enfant exprime ses émotions par les pleurs
    • L’enfant ne peut pas comprendre que son besoin n’est pas vital
    • Mettre un cadre apprend à l’enfant à gérer ses émotions
  • Pourquoi les moins de 14 ans se sentent-ils seuls ?

    Pourquoi les moins de 14 ans se sentent-ils seuls ?

    Quatorze ans n’est-il pas l’âge de l’insouciance ? Ce n’est plus une évidence pour la génération Alpha (enfants nés entre 2010 et 2025), jeunesse sacrifiée par la crise sanitaire et les confinements successifs qui ont démarré en 2020.

    « Avant l’arrivée du Covid-19, les moins de 14 ans représentaient une petite dizaine d’appels par an. En 2022, on a répondu aux appels de 2 000 préadolescents. Une augmentation de 40 % », alerte Ghislaine Desseigne, présidente de l’association SOS Amitié. Au bout du fil, des jeunes isolés dépassés par l’actualité, de la guerre en Ukraine aux sécheresses, qui confient avoir une peur grandissante de l’avenir. « Ils nous disent qu’ils sont paumés, qu’ils reçoivent trop d’informations. La question du climat revient aussi beaucoup », poursuit Ghislaine Desseigne, qui ne masque pas son inquiétude.

    Sans oublier le fléau du harcèlement scolaire, qui porte son lot de drames de plus en plus médiatisés. Quand ils n’osent pas décrocher le téléphone, les adolescents se reportent sur le chatbot de l’association. Des questions types reviennent assez souvent : « Est-ce que vous êtes un robot ? Est-ce que vous êtes un adulte ? Qu’est-ce qu’on va devenir s’il n’y a plus de saisons ? »

    Construction identitaire et esprit clanique

    En 2020, au plus fort de l’épidémie, les préados d’aujourd’hui avaient 12 ans. Un âge phare dans la construction identitaire, habituellement marqué par un esprit clanique important : « C’est à cet âge-là qu’on se construit par rapport au groupe, où l’on se détache des liens familiaux pour peu à peu investir la sphère amicale », souligne Laurence Corroy, professeure des universités à l’Université de Lorraine, spécialiste de la relation entre les jeunes et les médias. Elle dénonce une période empreinte de discours culpabilisants pour les adolescents, qui a foncièrement isolé les plus jeunes d’entre eux. « Non seulement l’école était fermée, mais ils devaient se tenir à distance de leurs proches les plus fragiles : on a coupé toute une génération de leurs repères sociaux et affectifs », dénonce-t-elle.

    Une hyperconnexion nocive

    Réinvestir des sphères sociales en présentiel, après des mois derrière son écran, est alors particulièrement éprouvant pour les adolescents, qui traînent l’impression de n’être plus adapté aux dynamiques collectives. « Le contexte les a enfermés sur eux-mêmes, ils ont du mal à investir leur sociabilité aujourd’hui », analyse Laurence Corroy.

    L’accession au smartphone avant quatorze ans, provoquant une hyperconnexion nocive qui enferme les jeunes ados dans des bulles d’information, n’aide en rien selon elle. « Les journaux télévisés sont déjà anxiogènes pour les jeunes ados, ça reste une succession de mauvaises nouvelles. Mais au moins, ils sont modérés par les journalistes. Alors, imaginez la réception d’informations sur un smartphone ? » interroge Laurence Corroy. Hyper connectés, les jeunes adolescents parlent souvent du phénomène du « fear of missing out », soit la crainte de rater quelque chose de nouveau.

    Des ados marqués par les réalités sociales du foyer

    Les réalités sociales des adolescents et les difficultés économiques rencontrées par leurs parents sont, elles aussi, des sources d’angoisses. Depuis toujours, Samir Abdelli, éducateur et responsable du service de prévention spécialisée à Dévoluy dans les Hautes Alpes, part à la rencontre de la jeunesse dans les quartiers populaires. Si grandir dans un quartier n’est jamais chose facile, il constate des signaux particulièrement alarmants depuis quelques années. « Beaucoup plus de préadolescents décompensent : ils développent une sorte de phobie scolaire, sans passif particulier. Dans les cas les plus graves, ils fuguent, se scarifient. Ils nous envoient des appels à l’aide », témoigne-t-il.

    Du terrain de sport au snack du quartier, Samir et son équipe essayent alors d’attirer leur attention, dans l’espoir de les sortir de leurs chambres et surtout de leur rumination mentale. « Les défis sont plus importants que jamais », termine Samir.

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    L’Essentiel de l’article

    • Les moins de 14 ans sont de plus en plus nombreux à exprimer des sentiments de mal-être et de solitude
    • Des signaux doivent alerter : perte d’appétit, repli sur soi, tristesse, phobie scolaire entre autres
    • N’hésitez pas à faire appel à un.e psychologue pour aider votre enfant
  • Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    Si l’on en croit les chiffres de l’Insee, le taux de divorce en France se situe depuis l’an 2000 aux alentours de 50%. Autrement dit environ un couple marié sur deux devrait être amené à divorcer. La situation n’a donc rien d’inédite. Il n’empêche que pour un enfant, la séparation de ses parents peut provoquer un véritable séisme.

    À ce titre, selon une publication de la psychologue clinicienne américaine JoAnne Pedro-Caroll, les trois facteurs qui affectent le plus le bien-être des enfants, pendant et après la séparation ou le divorce de leurs parents, sont les suivants : le degré et la durée des hostilités entre les parents, la qualité des pratiques parentales et la qualité de la relation parent-enfant. Trois facteurs qui peuvent être contrôlés par les parents à condition de trouver les ressources nécessaires pour y parvenir.

    Médiation familiale : apaiser les conflits

    Après une première vie de cadre dirigeante et d’entrepreneuse, Isabelle Jordan est devenue médiateur familial diplômé d’état. Elle reçoit quotidiennement dans son cabinet des couples qui se séparent dans des conditions houleuses pour leur proposer sa méthode : « La médiation familiale c’est une méthode pour désactiver les conflits qui travaille sur leurs deux causes principales : les erreurs d’interprétations et la sensation d’impuissance. L’objectif est d’éclairer ce qui a causé les erreurs d’interprétation et de permettre à chacun de se responsabiliser en donnant un champ d’action. Les conflits seront toujours là, mais ils seront moins inflammables ».

    En déminant les principaux motifs de désaccord, la médiation familiale peut ainsi aider à apaiser et équilibrer les situations parentales. Il est même parfois utile d’y avoir recours en amont de la séparation pour la préparer, déblayer le terrain et permettre à chacun de reprendre sa part de responsabilité.

    Séparation : l’enfant n’est pas un intermédiaire

    L’un des dangers principaux en cas de séparation conflictuelle est d’impliquer les enfants dans le conflit. C’est une règle d’or, l’enfant ne doit en aucun cas être partie prenante. Des études le démontrent, les enfants ne vont pas forcément moins bien si leurs parents se séparent : « En revanche ils vont moins bien si leurs parents sont dans des conflits épouvantables et encore moins bien si on leur dit « ton père est un menteur ou ta mère est méchante ». Les qualificatifs et les jugements sur l’autre sont à proscrire » juge Isabelle Jordan.

    Selon la médiatrice familiale, le besoin premier des enfants, qu’ils soient très jeunes ou adolescents est la sécurité. Un besoin qui passe notamment par le soutien et l’attention des deux parents. Attention donc à ne pas se battre pour le temps de garde et à faire de l’enfant, l’enjeu d’un règlement de compte qui ne le concerne pas : « En médiation j’entends souvent des gens qui font de la comptabilité, sur le nombre de jours où ils ont l’enfant. On a une compétition sur les termes de la garde alternée. Or mieux vaut moins de temps, mais du temps de qualité qui permet de consacrer plus d’attention à l’enfant » conclut Isabelle Jordan.

    Thérapie Familiale VS Médiation Familiale

    Lors d’une séparation conflictuelle, thérapie familiale et médiation familiale présentent chacune des intérêts, mais ce sont deux démarches finalement assez différentes. La médiation familiale est une démarche d’origine canadienne qui vise à résoudre les conflits. Elle implique un travail en présence des différentes parties qui se focalisent sur le présent et recherchent des solutions concrètes . En somme, cela n’est pas de la psychanalyse. La thérapie familiale va naviguer entre le passé, le présent et le futur, chercher à comprendre les origines, interroger les causalités du conflit. Le thérapeute aide à décortiquer les systèmes de relation afin de provoquer un changement pour adoucir les difficultés.

    Enfin, pour assurer le bien-être de l’enfant lors d’une séparation conflictuelle, un suivi psychologique peut également lui être proposé afin de lui offrir un espace d’expression neutre qui n’implique aucun de ses deux parents.

     Vous êtes sociétaire Macif ? Bénéficiez d’un accompagnement en cas de séparation.

    Séparation couple : comment s’entendre dans l’intérêt des enfants ?

    L’Essentiel de l’article

    • Ne jamais dénigrer l’autre parent devant l’enfant
    • La médiation familiale peut aider à désactiver les conflits
    • Le bien-être de l’enfant doit toujours primer
  • L’importance de la communication non verbale avec son enfant

    L’importance de la communication non verbale avec son enfant

    Récurrence et essais : l’observation est la clé

    C’est une évidence, mais il faut bien sûr être attentif à tous les signes que peut communiquer le nourrisson, et ce dès les premiers mois. « À une période, on disait qu’il fallait laisser pleurer le bébé , explique Isabelle Iserable, psychomotricienne à Marseille. Mais non : il faut être à l’écoute de cet être qui manifeste des émotions, pour que l’enfant soit rassuré et qu’il ressente la sécurité interne essentielle à son développement. » Au fil du temps, et en fonction des réponses apportées par les parents, le bébé va développer des récurrences spécifiques, qu’il faudra décoder, comme l’ont observé Guillaume et Stéphanie sur leur bébé de 14 mois : « Quand il commence à avoir faim, il a un pleur qui est différent des autres. Même si d’autres fois, on ne sait pas pourquoi il crie, ou pourquoi il fait tel geste, alors on essaye différentes choses. Bref, on apprend sur le tas ! »

    L’importance de l’imitation

    Pour aider le bébé à comprendre et communiquer ses propres émotions, il est essentiel d’établir très tôt une communication. Parents d’un garçon de 4 ans, Pierre et Mylène, musiciens professionnels à Toulouse, se souviennent avoir appliqué très tôt cette méthode. « On lui a toujours parlé comme à un “adulte”, un être conscient, mais en marquant bien plus les émotions dans nos intonations, pour l’encouragement ou pour le reproche. » Le champ visuel du bébé étant encore très limité, il ne faut pas hésiter à se placer très près de lui. Le couple poursuit : « On s’amuse à faire des grimaces et il est toujours amusant de le voir les reproduire. Ça l’aide à prendre conscience de son visage, de son corps, de ses capacités d’expression. » Côté expert, la psychomotricienne précise : « Il faut aussi éviter de charger la pièce de jeu, notamment en enlevant les écrans. » Limiter le nombre de jouets et « mettre en scène » des émotions précises (à travers des histoires, marionnettes, imagiers…) sont aussi de bons moyens de développer sa façon de communiquer.

    « Le conseil qu’on donne le plus souvent aux parents, c’est de marquer, surjouer les émotions »

    Isabelle Iserable, pédopsychiatre

    Une question de tonus

    Pleurs, sourire, gestes, regards… Les indices sont nombreux. Mais la communication passe aussi par des signes très subtils. Les psychomotriciens parlent ainsi de « dialogue tonique », selon un terme forgé en 1930 par le psychologue Henri Wallon, pour souligner la façon dont les émotions entre parents et enfant sont directement échangées.

    En résumé, le bébé communique un certain tonus (une tension, ou au contraire une satisfaction), mais, comme détaille Isabelle Iserable : « Le bébé va également instinctivement se caler sur notre tonicité. Donc il est important que le parent soit dans une attitude de détente quand il prend l’enfant dans ses bras. » Les coussins dits d’allaitement ou de maternité peuvent ainsi servir à rassurer un jeune parent qui aurait peur de mal tenir son bébé – et donc de calmer ce dernier.

    Les psychomotriciens peuvent également former au portage à l’écharpe, dont la proximité (plus encore que le porte-bébé) « rassure l’enfant et favorise la conscience de son corps ». Même si, bien sûr, un parfait contrôle de ses émotions reste impossible, comme a pu le constater Mylène : « Je me souviens quand je préparais un concours de musique, pendant deux mois mon fils dormait très mal, il sentait que j’étais tendue. Dès le lendemain du concours, il a de nouveau dormi comme un charme. » Guillaume et Stéphanie ont vécu la même expérience lors des préparatifs d’un déménagement compliqué.

    Le recours au langage signé

    Par ailleurs, de plus en plus de parents s’initient, dès les 6 mois, à la technique des signes pour bébé – basée sur une simplification de la langue des signes. Une manière d’exprimer des besoins précis : « besoin d’aide », « encore », « manger », etc. Attention de ne pas y voir une solution miracle, et de l’utiliser en complément de la parole. Mais pour la psychomotricienne Isabelle Iserable, son développement est une bonne chose : « ça permet d’éviter des frustrations, qui peuvent donner des enfants colériques. Et des études tendent à montrer que cela facilite l’acquisition de la parole », en ancrant le langage dans des besoins corporels. Pierre et Mylène s’y sont essayés, tout comme Guillaume et Stéphanie, à l’aide d’un livre et de vidéos YouTube : « Il commence même à nous répondre. » Bref, pas besoin d’attendre pour communiquer avec son bébé : cela se fait dès les premières semaines.

    Qui a dit que le rôle de parent était un jeu d’enfant ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Observez votre bébé, il vous envoie de nombreux signes
    • Le bébé cale son énergies et ses émotions sur celles de ses parents
    • Il existe de nombreux moyens de communiquer avec votre bébé, trouvez le vôtre !
  • Comment favoriser le lien d’attachement avec son enfant ?

    Comment favoriser le lien d’attachement avec son enfant ?

    Les conclusions du rapport des 1 000 premiers jours de l’enfant, présidé par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik et remis au ministère des Solidarités et de la Santé en septembre 2020 sont formelles : pour son bon développement psychique et affectif, un bébé a besoin d’un lien d’attachement sécurisant avec au moins un adulte. Plus tard, cet attachement sera crucial pour le développement de ses capacités à s’exprimer, à voir, sentir, toucher, mais aussi sa confiance en lui et sa capacité à nouer des relations stables et de qualité. Ce n’est pourtant pas chose évidente. D’après un récent rapport de l’association caritative londonienne Sutton Trust, environ 40 % des enfants manqueraient d’un attachement fort avec leurs parents. Mais alors, quelle est la recette magique ?

    Attachement naturel ou à travailler ?

    Oubliez les méthodes élaborées, l’attachement d’un enfant à ses parents se tisse très naturellement dès ses premiers instants de vie. « Le regard fonde rapidement quelque chose de très intense, bien avant la mise au sein », assure Marie-Claude Bossière, pédopsychiatre à la Maison des femmes de Saint-Denis, rappelant bien que l’allaitement n’est pas un indispensable à l’attachement pour autant. Créer un lien d’attachement se fait donc plutôt naturellement, dès lors que le parent répond de façon adaptée, affectueuse et régulière aux signaux que lui envoie son enfant. « Je prends mon bébé dans mes bras quand il pleure, je prête attention à ce qu’il me montre, je lui donne à manger quand il a faim, sans oublier de lui rendre son sourire à chaque fois qu’il nous sourit », raconte Jeanne, 32 ans, auxiliaire de puériculture et mère de trois enfants.

    Jeux, communication, massage

    À mesure que l’enfant grandit, les marques physiques d’affection ne sont plus les seuls moyens de nouer un lien fort avec lui. « Raconter une histoire, faire un puzzle, chanter une comptine ou simplement dessiner avec lui sur la même feuille peut aider à renforcer ce lien », complète Marie-Claude Bossière. Le tout, selon elle, étant de partager une activité, favorisant la communication verbale ou non verbale. « Idéalement, le jeu est choisi par l’enfant et mieux encore, le parent peut inviter son enfant à lui expliquer les règles, c’est une interaction qui lui donnera confiance » poursuit-elle.

    Réciproquement, le lien d’attachement avec son enfant a aussi des bienfaits pour le ou les parents, qui prennent confiance en leur capacité à assumer leur rôle parental. « Lorsque j’ai appris à masser mon bébé lors d’un atelier organisé entre mamans, j’ai senti qu’il comprenait que je lui voulais du bien », explique Jeanne.

    Écouter son enfant

    Vous voulez serrer votre enfant dans vos bras et il s’enfuit ? Éviter vos bras est devenu son petit jeu favori ? Pas de panique. Loin d’être universelle, la nature de l’attachement est singulière à chaque individu. Si le refus d’un bébé envers les marques d’affection physique est relativement rare selon Marie Claude Bossière, il arrive qu’en grandissant, l’enfant exprime un besoin de s’affirmer, rejetant temporairement cet affect. C’est si grave que ça docteur ? Il semblerait que ce soit plutôt sain, au contraire. « Le développement d’un enfant est toujours marqué d’étapes d’opposition qui peuvent commencer dès l’âge d’un an, lorsqu’un enfant apprend à marcher par exemple » rassure Marie-Claude Bossière.

    À ses yeux, il est important que le parent puisse accepter ces manifestations d’opposition et comprendre qu’elles ne sont pas dirigées contre lui, tout en continuant à lui assurer l’attention qu’il lui porte (jouer avec lui, lui sourire, lui demander comment sa journée à l’école s’est passée). « En s’opposant, l’enfant apprend juste à affirmer son tempérament et sa personnalité devant ses parents », complète Jeanne.

    L’Essentiel de l’article

    • L’attachement est essentiel dans le développement de l’enfant
    • Le lien se crée de diverses façons, propres à chaque enfant
    • Faites-vous confiance et restez à l’écoute de votre enfant

     

    Qui a dit que le rôle de parent était un jeu d’enfant ?

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  • Mon ado n’a pas de vie sociale, c’est grave ? Comment l’aider ?

    Mon ado n’a pas de vie sociale, c’est grave ? Comment l’aider ?

    Mon ado ne voit pas beaucoup de copains/copines, est-ce que c’est grave ?

    Stéphane Clerget. Ça peut être préoccupant, surtout s’il en souffre. Mais s’il a un ou deux copains de longue date avec lesquels il est très bien et qu’il a l’air heureux, alors tout va bien. Il y a des adolescents qui n’aiment pas le collectif et privilégient un ou deux « meilleurs amis ». Ils ont une vie sociale. Mais si l’adolescent ne voit personne, il y a de quoi se préoccuper.

    La vie sociale « en ligne » peut-elle remplacer la vie sociale « IRL » (in real life – dans la vraie vie) ?

    S. C. Non ! Beaucoup d’ados considèrent qu’ils n’ont pas besoin d’amis car ils ont des relations en ligne. C’est mieux que rien, mais ça n’apporte pas la même chose. En ligne, les échanges sont assez limités, il n’y a pas d’aide ou d’interaction concrètes. De ma propre expérience, ce sont par exemple des amitiés qui tournent autour du jeu vidéo collectif mais qui ne vont pas tellement au-delà.

    Bon à savoir

    Les Points accueil écoute jeunes (PAEJ) reçoivent les ados et leurs proches. Ce sont des lieux d’écoute gratuits et anonymes où vous pourrez vous confier sur les difficultés rencontrées. 

    Mon ado est timide, introverti, est-ce que je dois le forcer à voir du monde ?

    S. C. On ne doit pas le forcer. Il y a des ados timides mais qui ont quand même des relations sociales. Ils sont dans des groupes où ils parlent peu, mais ont un ou deux amis. Ils sont bien intégrés socialement. Si ce n’est pas le cas, on doit l’aider à s’intégrer. 

    À partir de quand dois-je m’alerter de sa solitude ?

    S. C. À partir du moment où on l’observe et qu’elle perdure, il faut intervenir et trouver des solutions. 

    Qu’est-ce que je peux faire ou ne pas faire pour l’aider ?

    S. C. : Il faut déjà repérer cet isolement, voir ce qui bloque et, ensuite, apporter des réponses. Il a peut-être des soucis à communiquer avec les autres, à montrer de l’empathie, à entrer en discussion avec eux. Dans ce cas, on parle avec lui pour savoir où il se met à la récré, s’il va parler aux autres, quelles sont les différences entre eux, etc. On lui enseigne les codes sociaux : être à l’écoute de l’autre, répondre de manière adaptée… Si cet isolement est causé par du harcèlement ou une dépression, il faut traiter le problème en consultant un médecin. S’il est d’accord, on peut aussi l’aider à construire sa vie sociale en le déconnectant des réseaux sociaux et en l’inscrivant au maximum dans des activités socialisantes en dehors de l’école. Il pourra y rencontrer des gens qui lui ressemblent davantage et faire des activités qui lui correspondent. 

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    L’Essentiel de l’article

    • Dépression, harcèlement, manque de connaissances des codes sociaux : essayez d’identifier la cause de l’isolement.
    • Proposez des solutions.
    • Inscrivez-le à des activités extrascolaires en lien avec ses centres d’intérêt.
  • Les bienfaits du sport pour les enfants

    Les bienfaits du sport pour les enfants

    Les deux tiers des 11-17 ans se situent à un niveau de sédentarité à risque élevé, alors qu’elle est l’un des premiers facteurs d’obésité (1). Pour limiter cette tendance, il est important de renouer avec l’activité physique, source de nombreux bienfaits tant au niveau physique que psychique. Plus un enfant est habitué à faire du sport, plus il y a de chances qu’il poursuive cette bonne pratique en grandissant.

    Les bienfaits du sport

    Selon le sport pratiqué, votre enfant pourra aussi développer son agilité, son adresse, mieux coordonner ses mouvements, gagner en souplesse, en rapidité, en force, en endurance « La pratique sportive permet aussi de se détendre mentalement, de travailler en équipe dans un but commun, d’écouter les autres, de chercher à se surpasser », ajoute le Dr Chantal Wood. Le sport apprend à respecter les règles, participe à la socialisation de l’enfant, l’amène à rencontrer d’autres jeunes qui partagent son centre d’intérêt. Il améliore aussi les capacités cognitives (concentration, mémorisation…), aide à lutter contre l’isolement et la dépression.

    Bon à savoir

    Pour bénéficier de tarifs avantageux ou d’aides pour l’activité sportive de votre enfant, renseignez-vous auprès de la Caisse d’allocations familiales, de l’Agence nationale pour les Chèques-Vacances, de votre CSE ou des collectivités locales (municipalité, département, région).

    À chacun son activité sportive !

    Certains sports sont proposés dès tout petit sous forme d’initiation ludique : bébés nageurs, baby judo, baby gym, basket, foot… Dès 6 ans, votre enfant comprend et respecte mieux les règles, interagit davantage, gagne en motricité. Il a alors l’embarras du choix ! « Ce qui compte surtout c’est que l’enfant ait envie d’y aller et que ce soit adapté à son état physique et psychique. La natation par exemple peut être une bonne idée si l’enfant souffre d’obésité, car l’eau portera le poids de son corps et il bougera plus facilement », souligne la pédiatre.

    • Votre enfant est hyperactif ? Optez pour un sport qui lui demande de se concentrer mais qui lui permet aussi de se défouler, comme le volley-ball ou le foot par exemple. Il peut prendre plaisir aussi à faire du cyclisme ou de la course à pied pour se dépenser.
       
    • Si votre enfant a un handicap physique ou mental, « le choix du sport sera conditionné à ses capacités, son envie, mais aussi la ville où il habite pour y trouver une structure qui puisse l’accueillir », précise le Dr Wood. 

    Moins de papiers, plus de sport !

    Depuis mai 2021 (2), inutile de fournir un certificat médical pour que votre enfant obtienne ou renouvelle sa licence sportive ou participe à une compétition. Un simple questionnaire de santé rempli par vos soins suffit, sauf si votre enfant présente un souci de santé particulier. Dans ce cas, un certificat médical de moins de six mois de non-contre-indication à la pratique sportive est nécessaire. « Certaines pathologies, notamment au niveau cardiaque, peuvent contre-indiquer la pratique d’un sport. Il faut en discuter avec son médecin spécialiste », rappelle Chantal Wood.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le sport améliore la santé, les capacités motrices et cognitives.
    • Des activités physiques sont proposées dès le plus jeune âge et selon le profil de votre enfant.
    • Le certificat médical n’est plus obligatoire pour inscrire votre enfant.

    (1) Anses, Inactivité physique et sédentarité chez les jeunes : l’Anses alerte les pouvoirs publics, nov. 2020.
    (2) Légifrance, Décret n° 2021-564 du 7 mai 2021.

  • La sophrologie, source de bien-être pour les enfants

    La sophrologie, source de bien-être pour les enfants

    La sophrologie fait partie des médecines alternatives dites « douces ». Elle est 100 % naturelle. 

    La sophrologie peut-elle convenir aux enfants ?

    Virgine Ricart. Les enfants sont particulièrement réceptifs à la sophrologie. Elle est indiquée dès leur plus jeune âge. Les exercices proposés ne sont pas les mêmes et les séances sont plus courtes que pour un adulte, mais on peut tout de même mettre en place un accompagnement. Il faut cibler la thématique de l’intervention afin d’établir un protocole de plusieurs séances.

    Comment la sophrologie peut-elle aider les enfants ?

    V. R. La sophrologie peut permettre à un enfant de se poser, se relaxer, se détendre, lâcher prise, se concentrer, renforcer la confiance en soi. Les séances donnent aussi à l’enfant un ancrage corporel, ils sont plus conscients d’eux-mêmes. Autre bienfait : la sophrologie peut aider à soulager des problèmes comme l’énurésie (pipi au lit), l’encoprésie (incontinence des selles), les troubles du sommeil, l’anxiété, une phobie, un événement difficile à venir, une timidité excessive… Après un entretien avec le parent et l’enfant, un protocole adapté et individualisé est proposé à l’enfant. J’ai par exemple le souvenir d’un petit garçon qui faisait pipi au lit la nuit. Il a fallu restaurer la confiance en lui et son image. Deux séances ont suffi pour que le problème soit réglé. C’est ce petit garçon qui a lui-même trouvé les clés grâce aux exercices qui lui ont été proposés.

    11% de Français ont déjà eu recours à la sophrologie (x2 en quatre ans)*.

    Les bienfaits peuvent-ils aussi être d’ordre psychique ?

    V. R. En effet, la sophrologie est aussi libératrice de paroles et de maux. Lors de mon intervention dans une école auprès d’un groupe d’enfants où l’on travaillait sur les 5 sens, la détente et le lâcher-prise, un garçon a pris la parole pour dire qu’il avait pensé à sa maman décédée quelques années plus tôt. Il a beaucoup pleuré. À la fin de mon intervention (6 séances sur 6 semaines), alors que je faisais un tour de table pour savoir ce que la sophrologie leur avait apporté, il a répondu que cela lui a permis de parler avec son père.

    Comment se déroulent les séances avec un enfant ?

    V. R. La séance commence par un temps d’échange, puis se poursuit avec des exercices de sophrologie dynamique, où l’on va mettre le corps en action avec de petites contractions musculaires ; on va aussi travailler sur la respiration (inspiration, expiration, souffle plus ou moins fort selon les exercices), et la visualisation. Je fais toujours les exercices avec un enfant, ça l’encourage et cela le met vite à l’aise.

    Ensuite, vient la sophronisation où l’enfant est allongé sur un tapis ou sur une table de soins, recouvert d’un plaid. J’invite l’enfant à fermer les yeux. La voix douce et posée, je lui demande d’imaginer que son corps se détend petit à petit en commençant par le dessus de la tête jusqu’aux orteils. J’utilise dans son imaginaire une petite gomme magique qui va détendre chaque partie du corps, puis, on visualise une scène où l’enfant est acteur. Enfin, une discussion est consacrée à ce que l’enfant a ressenti durant la séance. 

    Quelle différence avec la méditation et la relaxation ?

    V. R. La méditation et la relaxation sont utilisées par la sophrologie : toutes les deux sont utilisées lors des séances. La médiation passe par l’esprit : on se centre sur l’instant présent, sur son corps, son esprit, sa respiration afin de trouver l’apaisement. La relaxation passe avant tout par le corps. Ce n’est qu’une fois que le corps est détendu que l’esprit peut souffler.

    Peut-on faire les exercices à la maison ?

    V. R. Il n’y a aucune contre-indication pour la pratique de la sophrologie, et les exercices peuvent être réalisés à la maison. En dehors de gérer un stress, c’est aussi un moment d’échange et de partage où le parent se pose avec son enfant. D’ailleurs, j’encourage à faire certains exercices de respiration et de visualisation à la maison. La sophrologie, c’est comme un sport : plus on s’entraîne et plus on est à l’aise et autonome avec son bien-être.

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    * Dans les limites et conditions du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La sophrologie permet aux enfants de se détendre, se concentrer et renforcer leur confiance en eux.
    • Les exercices peuvent être réalisés à la maison.
    • Il n’y a aucune contre-indication.

    La Chambre Syndicale de Sophrologie

  • Comment donner le bain à bébé en toute sécurité

    Comment donner le bain à bébé en toute sécurité

    Les bons gestes pour laver bébé en sécurité

    Pour laver un tout-petit (moins de 5 mois) en toute sécurité, placez votre avant-bras sous sa tête, de sorte à bien le maintenir et glissez votre main sous son aisselle. Votre autre main servira au savonnage. Commencez par lui laver la tête. Puis, savonnez-lui le corps, du haut vers le bas, en laissant les fesses et les parties intimes pour la fin. Enfin, rincez votre bébé avec l’eau du bain.

    Pour un plus grand, il est possible de placer votre enfant, en position semi-allongée, sur un transat ou un « siège de bain » ; vous devez veiller à ce que le siège reste toujours stable. Important : cela vous libère un bras, mais vous devez toujours garder une main sur bébé pour être en capacité de réagir rapidement et empêcher qu’il ne glisse ou ne se retourne.

    Petite astuce avant de plonger bébé dans le bain : anticipez les prochaines étapes jusqu’à la sortie ! Préparez tout ce qui vous servira à faire sa toilette : produit lavant, jouets, serviette ou cape de bain… En ayant tout à portée de main, vous gagnerez du temps et, surtout, vous éviterez de le quitter des yeux, ce qui reste la règle n° 1.

    L’eau : ni trop chaude, ni trop froide, ni trop profonde !

    Avant de déshabiller bébé et de le plonger dans son bain, assurez-vous que l’eau du bain n’est ni trop chaude (risque de brûlure), ni trop fraîche. La température idéale du bain d’un nouveau-né est de 37 °C. Pour vérifier, utilisez un thermomètre de bain que vous trouverez en magasin, en ligne ou en pharmacie. Pour un confort optimal, la température de la salle de baisn devrait se situer entre 22 et 25 °C. Prenez soin de maintenir porte et fenêtre fermées pour éviter les courants d’air !

    Et la hauteur d’eau ? Pas besoin d’en faire trop ! Pour un nourrisson, remplir la baignoire entre 8 et 12 cm de profondeur est suffisant (vous adapterez ensuite la hauteur d’eau à la taille de l’enfant).

    Le bon geste : un séchage soigneux pour éviter les irritations

    Bébé est tout propre ! Sortez-le du bain et enveloppez-le rapidement dans la serviette. Pensez à le sécher délicatement sans le frotter en commençant par la tête, puis le haut du corps. Ne négligez pas de bien essuyer les plis du cou et les aisselles pour le prémunir contre des irritations. Enfin, séchez-lui le bas du corps, en insistant soigneusement sur les plis des fesses et entre les doigts de pied. Mettez-lui une couche et habillez-le rapidement. 

    Bien choisir la baignoire de bébé et les accessoires

    Être bien équipé est le b.a.-ba pour donner le bain à un tout-petit. Pour cela, choisissez toujours du matériel adapté à son âge et conforme aux normes de sécurité en vigueur.

    Pour les modèles de baignoires mobiles, privilégiez ceux qui se posent sur le sol, plus stables que ceux placés sur des pieds. Vous pouvez les placer dans votre douche, dans votre baignoire ou sur le sol de votre salle de bains. Le principal est que la structure ne bouge pas et que vous soyez bien installé pour vous occuper de votre enfant.

    Si votre bébé sait se tenir assis (généralement vers 8 mois), vous pouvez l’asseoir dans la baignoire en fixant au préalable sur le fond un tapis antidérapant afin de prévenir les chutes. Tout en gardant constamment un œil et une main sur lui, bien sûr !

    Lire aussi : Table à langer : les conseils pour changer bébé en sécurité

    Bon à savoir

    Pour la toilette de petits, mieux vaut choisir des produits spécialement formulés pour la peau des bébés. Non agressifs, sans savon, ils sont adaptés à leur épiderme délicat Les savons acides ou alcalins, comme le savon de Marseille, sont à éviter.
     

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    * Dans les conditions et limites fixées au contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Choisir du matériel adapté à son stade de développement.
    • Assurer une bonne température dans la salle de bains.
    • Ne jamais quitter bébé des yeux pendant son bain.
    • Faire un séchage minutieux pour éviter les irritations.
  • Comment gérer le temps d’écran des enfants âge par âge ?

    Comment gérer le temps d’écran des enfants âge par âge ?

    De quels écrans parle-t-on ?

    Les écrans sont-ils tous les mêmes ?

    Il existe plusieurs types d’écrans : les ordinateurs, les smartphones et téléphones portables, les tablettes, les jeux vidéo, la télévision… Et les enfants ont souvent accès à tous ces écrans, pour des usages différents et à des moments spécifiques : le téléphone pour patienter dans la queue du supermarché, l’ordinateur portable pour regarder un dessin animé, la tablette pour jouer… 

    Les écrans plus petits, comme les téléphones et les tablettes, sont aussi les plus interactifs et les plus faciles à prendre en main, donc souvent plus attrayants et captivants pour les enfants que les écrans non tactiles (télévision, ordinateur de bureau ou portable). On les différencie en les qualifiant d’écrans « passifs » ou « actifs ».

    Quelle différence entre écran « passif » et écran « actif » ?

    Les écrans « passifs » sont ceux qui ne nécessitent aucune interaction de la part de l’utilisateur, comme la télévision ou un film regardé sur un écran d’ordinateur portable par exemple. Les écrans « actifs » nécessitent une interaction de l’utilisateur, comme les jeux vidéo ou les applications d’apprentissage. 

    Comment gérer le temps d’écran des enfants âge par âge ?

    Quels effets ont les écrans sur les enfants ?

    Les effets négatifs des écrans sur l’enfant

    La lumière bleue des écrans et la fréquence des images diffusées peuvent avoir plusieurs effets négatifs sur les enfants (1)

    • des troubles de la concentration : c’est le cas notamment si les contenus (émissions, films, jeux) ne nécessitent pas beaucoup de réflexion. En revanche, les jeux vidéo peuvent stimuler lorsqu’il y a, par exemple, des missions claires à accomplir ;
    • une augmentation de l’anxiété, car ils peuvent être confrontés à des images qui les perturbent ou les inquiètent. D’où l’importance d’être accompagné par un adulte !
    • des troubles du sommeil : les écrans, parce qu’ils peuvent diffuser des contenus bruyants, très animés, avec un effet « zapping » excitant, peuvent surstimuler les sens des enfants et les empêcher de s’endormir tranquillement. Il est aussi démontré que la lumière bleue perturbe le cycle veille-sommeil ;
    • une diminution de la communication sociale : en passant beaucoup de temps devant un écran, les enfants ont tendance à moins interagir avec les autres enfants ou les adultes. 

    Quid des écrans « spécial enfant »

    Si l’une des meilleures solutions reste de limiter le temps passé devant les écrans et de favoriser les activités « déconnectées », l’une des autres solutions pour limiter les effets négatifs des écrans est d’en contrôler leur usage : 

    • en paramétrant une luminosité appropriée ni trop brillantes ni trop sombre (ce qui pourrait créer de la fatigue oculaire, des maux de tête et une vision floue) ;
    • en limitant l’accès aux images violentes et aux contenus inappropriés.

    Il existe également des produits spécialement conçus pour les enfants, avec des contenus et une ergonomie adaptés aux différents âges. Pour autant, leur utilisation nécessite le même accompagnement et les mêmes limites de temps que les autres supports.

    Les écrans pour favoriser le développement de votre enfant : oui, mais accompagné et avec modération !

    Utilisés à bon escient et de manière adaptée à l’âge de l’enfant, les écrans peuvent favoriser le développement des jeunes : amélioration des performances cognitives, plus grande créativité et meilleure coordination des mouvements.

    Toutefois, les apprentissages seront d’autant meilleurs que l’enfant sera accompagné dans ses découvertes. Et bien sûr, il est conseillé de diversifier les sources éducatives et les activités pour explorer différentes manières d’apprendre (lecture, sorties, activité physique…).

    Le saviez-vous ?

    Des études ont prouvé que les vidéos spécialement conçues pour les bébés n’ont aucun effet positif sur le développement du langage. Pire, chez les plus jeunes bébés, elles seraient même associées à un vocabulaire plus restreint. 

    Les bonnes pratiques générales pour gérer le temps passé sur les écrans

    Il y a de nombreuses façons de gérer le temps d’écran de votre enfant. Il est par ailleurs important de rappeler que ces recommandations sont des lignes directrices et que chaque enfant est différent. En tant que parents, il est important de s’adapter non seulement à l’âge, mais aussi au niveau de maturité de votre enfant et à sa personnalité. Certains enfants auront plus de mal que d’autres à « digérer » ce qu’ils voient et auront besoin de plus d’accompagnement ou de temps d’écran réduits, d’autres qui ont le sommeil fragile ne devront surtout pas consulter d’écran le soir, etc.

    Mais quelques grands principes s’appliquent dans la plupart des cas :

    • aménager des temps consacrés aux écrans : un moment dédié à l’utilisation des écrans, régulation par l’utilisation d’une minuterie pour aider les enfants à suivre leur utilisation et les responsabiliser ;
    • utiliser des repères de temps faciles à comprendre pour l’enfant comme « OK pour un épisode », plutôt que « OK, encore 10 minutes » ;
    • établir des règles simples et claires en fonction de votre organisation telles que « Pas d’écran avant d’avoir terminé les devoirs » ou « Pas d’écran après 19 heures », « Pas d’écran dans la chambre la nuit », etc. ;
    • toujours proposer une activité alternative au temps d’écran (jouer, se promener, dessiner par exemple). 

    La recommandation n° 1 : aucun écran avant 3 ans

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de n’utiliser aucun écran pour les enfants de moins de 2 ans. Mais Santé publique France va plus loin et recommande d’en bannir l’usage jusqu’à 3 ans. C’est donc l’une des règles d’or à retenir : aucun écran avant 3 ans !

    En effet, les enfants de moins de 3 ans ne sont pas en mesure de comprendre ce qu’ils voient sur les écrans, et cela peut nuire à leur développement physique et cognitif. Par exemple, cela peut avoir des impacts négatifs sur l’apprentissage du langage et de la motricité. À cet âge, l’enfant a besoin de construire ses repères dans son environnement physique, en utilisant tous ses sens et accompagné de ses parents.  

    Quelle durée d’écran journalière recommandée pour chaque âge ?

    Selon le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la durée d’écran recommandée pour chaque âge est la suivante : 

    • moins de 3 ans : pas d’écran ! 
    • de 3 à 8 ans : pas plus de 30 à 40 minutes par jour ;
    • à partir de 8 ans : pas plus de 1 heure par jour, tous supports confondus.

    À titre indicatif, certaines associations (2) proposent des temps d’écran quotidien maximums adaptés à chaque tranche d’âge :

    • de 3 à 6 ans : 20 minutes ;
    • de 6 à 8 ans : 30 minutes ;
    • de 8 à 10 ans : 45 minutes ;
    • après 10 ans : 1 heure.
    Comment gérer le temps d’écran des enfants âge par âge ?

    Concrètement, quelles sont les règles proposer à son enfant pour gérer ses temps d’écran ?

    Il est primordial de montrer l’exemple en limitant soi-même son propre temps d’écran en tant que parent, par exemple à table et dans les temps passés en famille. Voici quelques exemples de « méthodes » pour vous aider au quotidien et éviter au maximum les « crises » et négociations perpétuelles !

    La règle du « 3-6-9-12 »

    La règle du « 3-6-9-12 » a été imaginée par Serge Tisseron, psychiatre, membre de l’Académie des technologies, docteur en psychologie. L’idée est simple, proposer un programme pour une éducation et une utilisation raisonnée des écrans en famille : 

    • 3 → Pas d’écran avant 3 ans, ou à éviter le plus possible. 
    • 6 → Pas de console de jeux avant 6 ans, car elles ont tendance à accaparer toute l’attention de l’enfant, l’éloignant de toute autre activité. 
    • 9 → Pas d’accès à Internet avant 9 ans afin de le protéger des contenus inappropriés. 
    • 12 → Internet seul à partir de 12 ans, mais avec prudence. Un accompagnement des parents est primordial dans le but de définir des règles d’usage, des horaires de navigation, la mise en place d’un contrôle parental…

    La méthode des 4 « pas »

    Autre méthode, la méthode des 4 pas : « 4 temps sans écrans = 4 pas pour mieux avancer », imaginée par la psychologue Sabine Duflo. La méthode des 4 pas consiste à aider les enfants à gérer l’utilisation des écrans en quatre points clés : 

    • pas d’écran le matin ;
    • pas d’écran pendant les repas familiaux ; 
    • pas d’écran le soir avant de s’endormir ; 
    • pas d’écran dans la chambre de l’enfant.

    Ces quatre moments sans écran permettent de dégager du temps pour se consacrer à d’autres activités essentielles à son développement : jouer, parler avec un adulte, échanger avec d’autres enfants, etc.

    Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à vous faire conseiller par un professionnel de santé. Votre médecin traitant par exemple (pédiatre), un psychologue ou un pédopsychiatre pourront vous orienter et vous aider sur la gestion des temps d’écran de votre enfant si celle-ci vous pose souci.

    Bon à savoir

    Selon une étude de l’Inserm (3), les enfants exposés aux écrans le matin avant l’école, et discutant rarement ou jamais du contenu de ces écrans avec leurs parents, sont six fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage que les enfants qui ne remplissent pas ces critères.

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    L’Essentiel de l’article

    • Pas d’écran avant 3 ans ! 
    • Fixez des règles simples et claires sur les temps d’écran autorisés. 
    • Adaptez le temps d’écran (et bien sûr les contenus) à l’âge de l’enfant.

    (1)    Ministère de la Santé de de la Prévention

    (2)    Union nationale des associations familiales (UNAF), Quel temps d’écrans faut-il accorder à votre enfant ?, 2020.

    (3)    Inserm, L’exposition aux écrans chez les jeunes enfants est-elle à l’origine de l’apparition de troubles primaire du langage ?, 2020.