Coline Girerd : C’est une étape presque normale dans la vie d’un enfant. Vers 18 mois-2 ans, quand l’enfant entre dans la phase du « non », il comprend les limites et les teste. Il refuse un peu tout et ça se manifeste aussi dans l’alimentation. Il craint les aliments nouveaux et parfois aussi des aliments qu’il aimait jusque-là, surtout les légumes, pour s’opposer à ses parents. Théoriquement, la néophobie alimentaire cesse vers 6 ans, mais il m’arrive de recevoir des enfants de 10 ans et parfois même des adultes néophobes.
La néophobie alimentaire touche 77 %(1) des enfants âgés de 2 à 6 ans.
2 Quels sont les facteurs qui peuvent favoriser la néophobie alimentaire ?
C. G : Les légumes ont une odeur particulière et une couleur vive qui peuvent surprendre l’enfant. La néophobie alimentaire peut être accentuée si le parent craint que l’enfant n’apprécie pas les légumes ou s’il les refuse lui-même. Un cadre trop rigide peut amplifier le phénomène. Et puis, l’enfant peut avoir un trouble de l’oralité avec des difficultés de succion, de mastication, une hypersensibilité aux textures ou aux odeurs. Souvent, on constate ce trouble avant, au moment du biberon, de l’allaitement, du passage à la cuillère mais ça peut aussi être détecté plus tard. Les troubles de l’oralité concernent un répertoire alimentaire plus large, l’enfant mange alors très peu d’aliments.
C. G : L’enfant refuse de manger certains aliments, en particulier les légumes. Il a une forme de sélectivité liée à un ou des sens : il refuse les morceaux, les odeurs fortes, certaines couleurs d’aliments… Il dit qu’il n’aime pas sans même avoir goûté l’aliment. Il trie dans son assiette et ne conserve que ce qu’il veut manger. Si cela génère des tensions parce qu’on insiste, il peut se mettre à pleurer. Il est rare qu’il en vienne à vomir ce qu’il mange.
4 Faut-il s’inquiéter si son enfant présente une néophobie alimentaire ?
C. G : Non car c’est presque naturel. Près de trois quarts des enfants passent par cette étape. La néophobie alimentaire n’influe pas sur l’équilibre alimentaire puisque ça ne concerne que quelques aliments. L’important est que l’enfant continue d’avoir plaisir à manger et qu’il n’y ait pas d’incidence sur sa courbe de poids.
5 Comment réagir face à un enfant qui souffre de néophobie alimentaire ?
C. G : On encourage le contact avec la nourriture en faisant les courses ou le marché ensemble, en cueillant les légumes dans le potager, en cuisinant avec lui… Ça lui permet de voir les étapes de transformation des aliments qu’il ne reconnaît pas toujours selon leur présentation et ça le rassure. On lui demande de goûter sans le forcer à finir. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, Ndlr) dit qu’il faut présenter en moyenne 8 fois un même aliment à un enfant pour savoir s’il l’aime ou pas. Il ne faut pas hésiter à le présenter sous diverses formes et demander à l’enfant ce qui le bloque. On évite le chantage et les punitions. On met tout le repas sur un plateau pour laisser le choix à l’enfant. C’est possible qu’il laisse certains aliments au début mais rapidement il va se réguler. C’est un bénéfice à moyen ou long terme.
Le repas doit être un moment calme où chacun mange la même chose, pour aider l’enfant à développer de saines habitudes alimentaires.
Vous êtes futur ou jeune parent ? Rapidement, vous allez vous adonner à une nouvelle activité qui n’aura plus aucun secret pour vous : le change de bébé ! Mais pour déployer tous vos talents, assurez-vous d’avoir espace adapté et sécurisé et d’adopter d’emblée les bons réflexes !
1 Un meuble adapté, vous choisirez !
Pour changer bébé, certains optent pour le lit, d’autres pour une simple table… Même si bébé prend peu de place, choisissez un meuble adapté pour changer sa couche. Stable et robuste, celui-ci doit être à bonne hauteur (ce serait dommage de vous casser le dos !), être suffisamment profond pour que bébé y tienne à la verticale, avec des bords relevés pour prévenir les chutes et un espace suffisamment large pour avoir tout le nécessaire à proximité. Pensez aussi à lire attentivement le mode d’emploi pour l’utiliser en toute sécurité.
Chiffre-clé
55 % des enfants âgés de 0 à 14 ans pris en charge aux urgences pour un accident de la vie courante le sont suite à une chute(1).
2 Mollo sur la déco
Vous craquez pour les cadres, tableaux et autres objets déco pour embellir la chambre de votre bébé ? Laissez parler votre créativité… mais un peu plus loin ! Mieux vaut éviter de suspendre tout objet au-dessus de la table à langer. Un cadre ou un mobile mal fixé, c’est la bosse assurée. Faites attention également à ne pas suspendre à la table à langer guirlandes et autres décorations qui pourraient la faire basculer.
Pour changer bébé, et ne pas avoir à faire dix allers-retours inutiles, préparez tout ce dont vous aurez besoin : liniment, couche, crème cicatrisante, coupe-ongles… Et gardez tout ce nécessaire de soin et d’hygiène à portée de main, dans des contenants fermés idéalement, mais sans que votre bébé ne puisse les atteindre ! C’est le savant dosage à trouver pour que votre enfant soit en sécurité.
BESOIN DE COUVRIR LES ACCIDENTS DE LA VIE PRIVÉE POUR TOUTE LA FAMILLE ?
Très rapidement, bébé gagne en mobilité. Et quelques secondes suffisent pour qu’il se retourne et ne chute de sa table à langer. Pour le protéger d’un accident domestique, gardez toujours une main et un œil sur votre enfant, son ventre, ses pieds… Et si vous devez vraiment vous déplacer, même un bref instant, ne vous posez pas de question : prenez bébé avec vous !
Bon à savoir
Votre enfant est tombé de sa table à langer ? Même s’il paraît en bonne santé, il est préférable de consulter un médecin !
L’Essentiel de l’article
Choisissez un meuble à langer adapté à cette fonction.
Évitez d’accrocher un objet au-dessus ou de laisser les produits et matériels à côté de bébé.
Sur la table à langer, gardez une main sur bébé ou emmenez-le avec vous si besoin.
Quelle que soit la nature de l’accident ou de la blessure, le premier réflexe à avoir est de mettre l’enfant en sécurité : couper le courant en cas d’électrocution, l’éloigner de la cuisinière en cas de brûlure, le sortir de l’eau en cas de noyade, etc.
Ensuite, évaluez rapidement son état : si la blessure est légère, c’est de la « bobologie » classique (désinfection, pansement, bisou magique…). Si la situation est sévère ou confuse, appelez immédiatement le 15 : un médecin urgentiste vous aidera à évaluer la situation et vous guidera dans les premiers soins.
Après avoir appelé le 15 (Samu), si nécessaire, cherchez de l’aide autour de vous (parent, voisin, passant, etc.) pour vous assister.
À savoir
Il existe une initiation aux premiers secours enfants et nourrissons (IPSEN). Elle dure une demi-journée et coûte entre 15 et 20 euros. Renseignez-vous sur le site de la Croix-Rouge.
2 Faire un massage cardiaque
Si un enfant est inconscient et qu’il ne respire plus, c’est qu’il est en arrêt cardiaque. Le massage cardiaque, idéalement combiné à l’utilisation d’un défibrillateur (voir plus bas), est capital pour le maintenir en vie en attendant les secours. Si vous utilisez un défibrillateur, ne le débranchez pas pendant que vous effectuez le massage cardiaque.
Si vous avez un téléphone avec haut-parleur, appelez le 15, le 18 ou le 112 (numéro d’urgence européen) en débutant le massage cardiaque. Sinon, commencez par une minute de massage cardiaque avant d’appeler. En attendant l’arrivée des secours, recommencez le massage cardiaque. Si une personne est avec vous, faites-lui appeler le 15 pendant que vous débutez le massage.
Pour faire le massage, commencez par libérer les voies aériennes en plaçant votre main sur le front de l’enfant. Placez deux ou trois doigts de l’autre main sous la pointe du menton en prenant appui sur l’os et basculez doucement la tête de la victime en arrière en lui relevant le menton. Le cou doit alors être droit.
Sur un bébé (moins d’un an), le massage cardiaque doit s’effectuer avec deux doigts et non avec la paume entière. Positionnez le nourrisson sur le dos, sur une surface dure (sol, table), poitrine dénudée. Placez deux doigts sur le sternum, environ deux à trois centimètres au-dessus de la jonction des dernières côtes. Compressez 100 à 120 fois par minute en enfonçant d’un tiers de l’épaisseur du corps du bébé.
Pour un enfant de 1 à 8 ans, le massage s’effectue avec le talon de la main ouverte placée sur le sternum au centre de la poitrine. Massez à une fréquence de 100 à 120 compressions par minute.
3 Utiliser un DAE (dÉfibrillateur externe)
En cas d’arrêt cardiaque, l’utilisation d’un défibrillateur automatique externe (DAE) en plus du massage cardiaque est décisive pour la survie. De plus en plus de lieux publics en sont équipés : écoles, mairies, supermarchés, gares, aéroports, gymnases, clubs sportifs, entreprises…
Certains DAE sont équipés d’électrodes pour enfant avec réducteur d’énergie, plus petites que celles des adultes. C’est donc celles-ci que vous devrez utiliser, en les plaçant comme indiqué par le défibrillateur : une au milieu du thorax, l’autre au milieu du dos. S’il n’y a pas d’électrodes adaptées, utilisez les électrodes pour adulte et activez le mode pédiatrique sur le défibrillateur. S’il n’y a ni électrodes enfant ni mode pédiatrique, placez une électrode adulte au milieu du thorax, et l’autre au milieu du dos.
enfants de 0 à 6 ans sont victimes d’un accident de la vie courante chaque jour en France. (1)
Sur une année, on estime à 1 700 000 le nombre d’accidents de la vie courante parmi les enfants de 0 à 15 ans.
4 Stopper un saignement important
Chez un enfant comme chez un adulte, un saignement important doit déclencher systématiquement un appel au 15.
Pour stopper l’hémorragie, comprimez la plaie avec la paume de la main (la vôtre ou celle l’enfant s’il est en âge et en état de le faire). En relais de la compression manuelle, par exemple le temps d’appeler les secours, vous pouvez faire un pansement compressif en plaçant un tampon de tissu (vêtement, serviette-éponge, etc.) sur la plaie, et en le maintenant avec une bande suffisamment serrée pour stopper l’hémorragie.
Si la compression manuelle et le pansement compressif ne sont pas possibles ou pas efficaces, alors seulement vous devez réaliser un garrot « tourniquet » (si le saignement est au niveau d’un membre) :
enroulez une bande de tissu deux fois autour du membre blessé, quelques centimètres au-dessus de la plaie (jamais sur une articulation) ;
faites un nœud, placez dessus un bâton solide ou une petite barre métallique et faire deux nœuds au-dessus du bâton pour le maintenir ;
tourner le bâton pour serrer le garrot jusqu’à l’arrêt du saignement ;
maintenez le bâton et le garrot pour qu’il ne se desserre pas en nouant solidement la bande de tissu.
Attention :
une fois en place, ne desserrez pas le garrot car cela pourrait aggraver l’état de la victime ;
le garrot doit être visible pour que les secouristes puissent le gérer rapidement ;
un garrot se pose uniquement sur les membres. Ne posez jamais de garrot au niveau du tronc ou du cou.
5 Stopper un étouffement aigu
En cas d’étouffement aigu, c’est-à-dire si l’enfant ne peut plus ni parler, ni tousser, il faut intervenir très rapidement pour éviter la perte de connaissance. Chaque seconde compte : si vous êtes seul(e) avec l’enfant, vous devez effectuer les manipulations de désobstruction des voies aériennes avant de prévenir le 15. Si quelqu’un est avec vous, la personne peut appeler les secours pendant que vous effectuez les manipulations.
Pour un enfant de plus de 2 ans
Si c’est un enfant de plus de deux ans, mettez-le à genoux et appuyez son torse contre votre cuisse, penché en avant. Appliquez alors une à cinq claques vigoureuses entre les omoplates, avec le talon de la main ouverte. Si au bout des cinq claques la respiration n’a pas repris, effectuez des compressions abdominales : placez l’enfant debout et appuyez son dos contre votre ventre. Appliquez votre poing fermé entre le bas du sternum et le nombril. Penchez légèrement l’enfant vers l’avant et appuyez alors cinq fois sur son ventre avec un mouvement profond légèrement remontant. Si les compressions abdominales ne donnent pas de résultat, réessayez les claques dans le dos, et ainsi de suite.
Une fois le corps responsable de l’étouffement expulsé, appelez le 15 pour évaluer l’état de l’enfant.
Pour un bébé de moins de 2 ans
Pour un bébé (0-2 ans), les signes de l’étouffement aigu sont la bouche ouverte sans cris ni pleurs, et le bleuissement. Il faut alors intervenir très vite pour désobstruer les voies respiratoires. Placez l’enfant sur le ventre, le long de votre bras et appuyez-vous sur votre cuisse, la tête vers le bas. Maintenez-lui la tête au niveau de la mâchoire pour qu’il garde le cou droit, sans appuyer sur la gorge. Appliquez une à cinq claques vigoureuses entre les omoplates, avec le talon de la main ouverte. Si ça ne suffit pas, effectuez des compressions thoraciques : retournez le nourrisson sur le dos, toujours sur votre avant-bras appuyé sur votre cuisse, tête vers le bas, en lui maintenant la nuque. Placez deux doigts sur le sternum, un peu au-dessus de la jonction des dernières côtes, et appuyez fermement une à cinq fois pour tenter de provoquer l’expulsion. En cas d’échec, réessayez les claques dans le dos, et ainsi de suite.
Là aussi, dès reprise de la respiration, appelez immédiatement le 15 pour évaluer l’état du bébé.
Nourrisson ou enfant, si le corps étranger n’a pas été expulsé au bout de trois cycles claques/compressions et si la respiration n’a pas repris, appelez tout de suite le 15 et continuez les manipulations en attendant l’arrivée des secours.
En cas d’étouffement partiel, c’est-à-dire si l’enfant ou le bébé tousse et respire, il ne faut surtout pas tenter ces manipulations qui pourraient aggraver son cas. Laissez l’enfant tousser, rassurez-le, et une fois la crise passée, mettez-le dans une position confortable pour qu’il se remette tranquillement. Au moindre doute, contactez le 15 pour obtenir un avis médical.
6 Mettre un enfant en PLS
Pour empêcher un enfant inconscient mais qui respire de s’étouffer, il faut le mettre en position latérale de sécurité (PLS). C’est aussi le cas si l’enfant est en détresse respiratoire, par exemple suite à une noyade. La manœuvre est très simple.
Pour un enfant de plus de 2 ans :
prenez le bras le plus proche de vous et placez-le à angle droit par rapport à l’enfant ;
prenez l’autre main, paume contre paume ;
positionnez le dos de sa main contre son oreille et sa joue ;
soulevez le genou le moins proche de vous ;
ramenez le talon le plus proche des fesses ;
appuyez sur le genou pour basculer la victime sans abîmer sa colonne vertébrale ;
retirez délicatement la main sous le cou de la victime ;
remontez le genou supérieur à angle droit pour terminer la stabilisation.
Pour un nourrisson : c’est la même manœuvre sauf que la main du bébé devra être placée au milieu de sa poitrine et non contre sa joue.
La Macif propose des initiations aux gestes qui sauvent. Renseignez-vous auprès de votre agence Macif ou sur Diffuz.com !
L’Essentiel de l’article
Sur un bébé, le massage cardiaque s’effectue avec deux doigts.
Les défibrillateurs sont le plus souvent équipés d’électrodes adaptées aux enfants, ou comportent un mode pédiatrique. Dans le cas contraire, il est possible d’utiliser les électrodes d’adulte.
En cas d’étouffement, alternez les claques dans le dos, tête en bas, et les compressions thoraciques (bébé) ou abdominales (enfant) – compressions seulement s’il n’y a pas de respiration.
(1) Fédération française de sauvetage et secourisme
Quand on est jeune parent, on découvre très vite les troubles digestifs qui peuvent incommoder bébé. Bien que ces troubles puissent vous inquiéter, rassurez-vous, ils sont bénins la plupart du temps. Et bonne nouvelle : vous pouvez même souvent les atténuer !
1 Coliques, reflux, constipation… des troubles digestifs variés !
Les coliques du nourrisson font partie des troubles digestifs les plus fréquents. Ces douleurs abdominales surviennent souvent dans les trois premiers mois de vie. Votre bébé peut aussi avoir des régurgitations ou reflux gastro-œsophagiens (RGO) liés à une immaturité de son tube digestif. « Plus de la moitié des tout-petits ont des reflux. Ça commence à régresser vers 9 mois et on estime qu’à 1 an, il n’y a plus que 10 % des bébés qui en ont », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre.
Votre enfant peut aussi être constipé, ballonné ou avoir des gaz, notamment avec certains laits artificiels, mais aussi lors de la diversification alimentaire avec les fruits par exemple, et quand il acquiert la propreté (il se retient parfois de faire dans le pot). Plus rares, les diarrhées peuvent aussi se manifester. Ses selles sont souvent plus liquides en cas de poussée dentaire, d’infection virale ou bactérienne, d’allergie alimentaire, d’intolérance au gluten…
Plus de la moitié des tout-petits ont des reflux.
Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre
2 Troubles digestifs : des symptômes à détecter
Les pleurs de bébé sont souvent interprétés comme un symptôme de colique, mais rappelez-vous que c’est la seule façon qu’il a de s’exprimer. Pour les distinguer, sachez que « les pleurs des coliques arrivent plutôt après les repas, pendant la digestion. Les pleurs dus aux reflux se produisent pendant le repas. Bébé a tendance à se jeter en arrière car il sent des brûlures au niveau de l’estomac », observe la pédiatre.
La constipation se caractérise par des selles plus rares et dures. Bébé rougit et pousse fort pour les émettre avant de se sentir soulagé. La diarrhée se constate par des selles plus fréquentes et liquides. Dans tous les cas, n’hésitez pas à parler de ces symptômes à votre pédiatre pour déterminer de quoi il s’agit.
3 Prévenir et soigner les troubles digestifs de bébé
Vous supposez une colique ou une constipation ? Pour le soulager, bercez bébé dans vos bras. Vous pouvez aussi lui masser le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre pour l’aider à évacuer les gaz, ou plier ses jambes près de son ventre et faire des petits cercles.
Que ce soit pour les coliques ou les reflux, vérifiez que les quantités de lait soient bien adaptées. Le biberon, même si votre bébé est affamé, doit être bu en 20 mn environ. « S’il boit trop vite, le bébé a tendance à téter plus car son cerveau n’a pas encore enregistré qu’il avait assez mangé et il digère mal », ajoute le Dr Rondeleux. Pour l’aider, vous pouvez opter pour une tétine avec un débit plus lent. Des séances d’ostéopathie peuvent également le soulager. En cas de reflux, surélevez la tête du lit. Si votre bébé a moins de 3 mois et a des diarrhées, consultez rapidement pour éviter une possible déshydratation.
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Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un pédiatre*.
*voir conditions du contrat
L’Essentiel de l’article
Les troubles digestifs sont souvent bénins mais mieux vaut en parler avec le pédiatre de votre bébé.
Pleurs, régurgitations, gaz… ces symptômes peuvent être soulagés grâce à quelques gestes simples.
Près de 2 %(1) d’enfants âgés de 2 à 6 ans souffriraient d’apnée du sommeil. Un trouble respiratoire dont on entend habituellement davantage parler chez l’adulte. Alors comment le détecter chez l’enfant ?
1 Symptômes de l’apnée du sommeil : gare aux ronflements !
Plusieurs symptômes peuvent vous mettre la puce à l’oreille. L’enfant concerné a un sommeil agité ou se réveille plusieurs fois dans la nuit, il a des sueurs nocturnes, fait des pauses respiratoires, il peut respirer la bouche ouverte et surtout généralement il ronfle. « Quand les plus petits commencent à fréquenter la collectivité, ils tombent davantage malades. Chez certains enfants, les végétations (muqueuses situées dans le fond des fosses nasales) et les amygdales (glandes qui se trouvent au fond de ta gorge) grossissent et obstruent les voies respiratoires. Ça les empêche de bien respirer et peut produire une apnée du sommeil », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux. Ces symptômes apparaissent souvent à partir de 2 ans. Notez aussi que les enfants en surpoids sont plus susceptibles de faire de l’apnée du sommeil.
2 Des répercussions sur l’enfant et sa qualité de vie
Quelle qu’en soit l’origine, les troubles du sommeil chez l’enfant peuvent avoir des conséquences importantes sur son développement cognitif et intellectuel, car son cerveau ne reçoit pas assez d’oxygène. En effet, l’enfant peut avoir des troubles de l’humeur, être fatigué, avoir des difficultés à se concentrer et à mémoriser. Il peut aussi se montrer irritable, voire hyperactif. Le gonflement des amygdales l’empêche parfois de manger comme il voudrait entraînant ainsi une perte de poids. C’est pourquoi il est important de détecter le plus tôt possible d’éventuelles apnées du sommeil chez votre enfant pour limiter les répercussions sur son bien-être.
Les trois quarts du temps, l’ablation chirurgicale des amygdales suffit à régler le problème.
Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre
3 Traitement de l’apnée du sommeil chez l’enfant : que faire ?
Si vous soupçonnez une apnée du sommeil chez votre enfant, consultez son médecin traitant ou pédiatre. « On est très attentifs aux ronflements pendant le sommeil et on peut voir aussi si les amygdales sont gonflées. Si c’est le cas, on orientera vers un ORL qui pourra regarder également la taille des végétations. Les trois quarts du temps, c’est la cause de l’apnée. Et souvent, une légère intervention chirurgicale suffit à régler le problème », constate la pédiatre.
En cas de doute, le médecin peut demander que votre enfant réalise un enregistrement du sommeil. Des séances de kinésithérapie linguale peuvent aussi être prescrites avec un.e orthophoniste ou un.e kinésithérapeute spécialisé.e, car l’apnée du sommeil peut être due à un mauvais positionnement de la langue. Parfois, un appareillage de pression positive continue peut aussi être donné, comme chez l’adulte, pour améliorer la respiration. Il s’agit d’un petit appareil respiratoire, relié à un tuyau et à un masque à mettre sur le nez. Le respirateur envoie de l’air dans les voies respiratoires pour les maintenir continuellement ouvertes et ainsi éliminer les apnées. Il n’y a pas de moyen de prévenir l’apnée du sommeil, mais restez attentif aux symptômes et n’hésitez pas à en parler à votre médecin.
Bon à savoir
L’apnée du sommeil peut aussi être due à de l’asthme, une prématurité, une allergie, un facteur génétique, une anomalie maxillo-faciale, une maladie neuromusculaire.
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L’Essentiel de l’article
Des ronflements, une fatigue, des sautes d’humeur etc. peuvent indiquer une possible apnée du sommeil.
En cas de doute, une consultation médicale s’impose.
Souvent, une ablation des amygdales et des végétations résout le problème.
À l’école comme à la maison, votre enfant est toujours le premier à se battre ou à chercher la bagarre ? Sachez que l’âge est un critère important à prendre en compte. « D’après les études, c’est entre 2 et 3 ans qu’un enfant est le plus agressif physiquement, qu’il tape, mord… Cette agressivité diminue vers 4-5 ans quand son langage s’étoffe. C’est alors l’agressivité verbale qui l’emporte », explique Nadège Larcher, psychologue, spécialisée en développement de l’enfant et de l’adolescent, et formatrice en communication bienveillante. À partir du primaire, ce comportement doit être moins courant et davantage vous interroger.
Chiffre-clé
36,5 % des élèves de cm1-cm2 disent s’être bagarré au moins une fois à l’école en 2020-21.(1)
2 Trouver l’origine de ce comportement
Pour aider votre enfant à gérer son agressivité, il faut commencer par trouver l’origine de son malaise en discutant avec lui. Est-ce lui qui cherche le conflit ou se défend-il ? Il souffre peut-être de harcèlement scolaire, ne sait pas comment se faire entendre autrement, a du mal vivre un événement (arrivée d’un nouveau-né à la maison, changement d’école, décès, séparation…). Souvent, l’enfant ne parvient pas à exprimer son émotion à la maison, et a tendance à manifester son mal-être et à évacuer sa colère en provoquant une dispute sans rapport à l’école.
Votre enfant peut aussi penser à tort que c’est toujours à lui que l’on s’en prend, qu’on ne lui donne jamais ce qu’il veut… « L’enfant a un système de pensée erroné vis-à-vis de ses relations avec les autres. Ce qui devrait être une frustration devient une colère intense car sa lecture émotionnelle est trop rapide et entraîne une réaction disproportionnée », ajoute la psychologue. Enfin, se bagarrer peut aussi être un moyen pour lui d’attirer votre attention ou celle de ses petits camarades.
3020 : le numéro à composer en cas de harcèlement à l’école
Le 3020 est le numéro de téléphone gratuit et anonyme, qui permet aux enfants victimes de harcèlement scolaire, et leur famille, de dénoncer les faits. Les appelants y trouvent une écoute et des conseils de professionnels.
3 Proposer des alternatives à la bagarre
Vous pouvez expliquer à votre enfant qu’il existe d’autres manières de réagir lorsqu’il est en colère : dire que quelque chose lui déplaît, proposer un compromis, respirer calmement dans un coin, s’éloigner, demander l’aide d’un adulte… Sait-il comment interpeller son professeur ? « Les enseignants sont très sollicités mais si votre enfant se bat souvent, vous pouvez mettre en place, en accord avec eux, un code (« help », « urgence ») quand il est en difficulté et qu’il risque de se bagarrer. Même chose à la maison », suggère Nadège Larcher.
Autre solution : remplacer l’habitude de taper par le fait de mettre ses mains dans son dos et se les attraper. L’enfant recule naturellement car ce geste dégage sa cage thoracique pour mieux respirer et s’apaiser.
Apprendre à se désengager d’un conflit, ce n’est pas de la faiblesse, mais de la force.
Nadège Larcher, psychologue
4 Se faire aider
À partir du primaire, si les bagarres sont fréquentes, votre médecin peut orienter votre enfant vers un sophrologue, un psychologue ou autre spécialiste pour apprendre à respirer, gérer son stress et ses émotions. Dans le cadre scolaire, divers professionnels peuvent aussi écouter et prendre en charge votre enfant.
VOTRE ENFANT A BESOIN DU SOUTIEN D’UN PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ MENTALE ?
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*Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
L’Essentiel de l’article
À 2-3 ans, un enfant est naturellement plus agressif.
Plusieurs causes peuvent amener un enfant à se bagarrer, il faut en trouver l’origine.
Apprenez-lui à se tenir en retrait quand il sent la colère monter et à demander de l’aide.
À l’école comme à la maison, votre enfant est toujours le premier à se battre ou à chercher la bagarre ? Sachez que l’âge est un critère important à prendre en compte. « D’après les études, c’est entre 2 et 3 ans qu’un enfant est le plus agressif physiquement, qu’il tape, mord… Cette agressivité diminue vers 4-5 ans quand son langage s’étoffe. C’est alors l’agressivité verbale qui l’emporte », explique Nadège Larcher, psychologue, spécialisée en développement de l’enfant et de l’adolescent, et formatrice en communication bienveillante. À partir du primaire, ce comportement doit être moins courant et davantage vous interroger.
Chiffre-clé
36,5 % des élèves de cm1-cm2 disent s’être bagarré au moins une fois à l’école en 2020-21.(1)
2 Trouver l’origine de ce comportement
Pour aider votre enfant à gérer son agressivité, il faut commencer par trouver l’origine de son malaise en discutant avec lui. Est-ce lui qui cherche le conflit ou se défend-il ? Il souffre peut-être de harcèlement scolaire, ne sait pas comment se faire entendre autrement, a du mal vivre un événement (arrivée d’un nouveau-né à la maison, changement d’école, décès, séparation…). Souvent, l’enfant ne parvient pas à exprimer son émotion à la maison, et a tendance à manifester son mal-être et à évacuer sa colère en provoquant une dispute sans rapport à l’école.
Votre enfant peut aussi penser à tort que c’est toujours à lui que l’on s’en prend, qu’on ne lui donne jamais ce qu’il veut… « L’enfant a un système de pensée erroné vis-à-vis de ses relations avec les autres. Ce qui devrait être une frustration devient une colère intense car sa lecture émotionnelle est trop rapide et entraîne une réaction disproportionnée », ajoute la psychologue. Enfin, se bagarrer peut aussi être un moyen pour lui d’attirer votre attention ou celle de ses petits camarades.
3020 : le numéro à composer en cas de harcèlement à l’école
Le 3020 est le numéro de téléphone gratuit et anonyme, qui permet aux enfants victimes de harcèlement scolaire, et leur famille, de dénoncer les faits. Les appelants y trouvent une écoute et des conseils de professionnels.
3 Proposer des alternatives à la bagarre
Vous pouvez expliquer à votre enfant qu’il existe d’autres manières de réagir lorsqu’il est en colère : dire que quelque chose lui déplaît, proposer un compromis, respirer calmement dans un coin, s’éloigner, demander l’aide d’un adulte… Sait-il comment interpeller son professeur ? « Les enseignants sont très sollicités mais si votre enfant se bat souvent, vous pouvez mettre en place, en accord avec eux, un code (« help », « urgence ») quand il est en difficulté et qu’il risque de se bagarrer. Même chose à la maison », suggère Nadège Larcher.
Autre solution : remplacer l’habitude de taper par le fait de mettre ses mains dans son dos et se les attraper. L’enfant recule naturellement car ce geste dégage sa cage thoracique pour mieux respirer et s’apaiser.
Apprendre à se désengager d’un conflit, ce n’est pas de la faiblesse, mais de la force.
Nadège Larcher, psychologue
4 Se faire aider
À partir du primaire, si les bagarres sont fréquentes, votre médecin peut orienter votre enfant vers un sophrologue, un psychologue ou autre spécialiste pour apprendre à respirer, gérer son stress et ses émotions. Dans le cadre scolaire, divers professionnels peuvent aussi écouter et prendre en charge votre enfant.
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À 2-3 ans, un enfant est naturellement plus agressif.
Plusieurs causes peuvent amener un enfant à se bagarrer, il faut en trouver l’origine.
Apprenez-lui à se tenir en retrait quand il sent la colère monter et à demander de l’aide.
Les jeunes enfants sont-ils susceptibles de tout aimer ? Quel rôle peut jouer l’éducation au goût ?
François-Régis Gaudry :De nombreuses expériences scientifiques ont été menées avec des nouveaux nés. Lorsque vous leur faites goûter un aliment amer ou acide, ils font la grimace, alors qu’ils retrouvent le sourire avec un aliment sucré. C’est la preuve que dans notre cerveau reptilien, on a plus ou moins d’attirance pour certaines saveurs dès la naissance. Tout le rôle de l’éducation c’est de proposer une diversité de goûts et d’aliments, de combiner des saveurs contraires, d’apprendre à nos enfants à éveiller et réveiller leur palais tout en leur faisant prendre conscience de leur équilibre alimentaire. Alors, manger pourra devenir une immense source de plaisir, un outil de découverte et même un moyen de prendre sa santé en main.
Selon vous, y a-t-il une période cruciale pour apprendre à tout goûter ou peut-on découvrir à tout âge ?
F-R. G. : Il faut leur faire goûter le plus de choses possibles et le plus tôt possible. J’ai fait de nombreux ateliers de dégustation au fromage dans des écoles maternelles, et je me suis rendu compte que les jeunes enfants entre trois et cinq ans avaient, contrairement à ce que l’on peut penser, un palais ouvert et très disponible. Quatre enfants sur cinq aimaient le roquefort qu’aucun de leurs parents n’avaient osé leur faire goûter. On plaque trop souvent nos propres phobies ou nos appréhensions sur nos enfants. Il faut évidemment tenir compte de certains dégoûts ou phobies qu’ont les enfants, qui passe avec leur socialisation et leur éducation.
Comment les parents peuvent-ils introduire une diversité de goûts dans l’alimentation de leur enfant ?
F-R. G. : Ouvrir les enfants à des goûts nouveaux peut être un vrai casse-tête pour les parents, et peut même générer des crises familiales. Plusieurs stratégies ont déjà porté leurs fruits : cacher les légumes dans certains plats et augmenter progressivement les quantités pour habituer le palais. Par exemple, mettre de plus en plus de carottes et d’oignons dans une sauce bolognaise maison. On peut aussi jouer avec la nourriture en proposant des assiettes et des plats colorés. Une bonne idée qui marche à tous les coups : proposer un trio de purées à la surface du hachis Parmentier, par exemple, pommes de terre, brocolis et carottes en bandes colorées. J’aime bien aussi amener mes enfants au marché, voire au potager, pour leur apprendre à reconnaître les aliments, ou cuisiner avec eux. Ils ont moins de difficulté à goûter une fois que c’est dans leur assiette. L’idée, c’est d’éveiller la curiosité des enfants sans les contraindre et surtout de ne pas désespérer.
Selon vous, est-il possible de faire aimer aux enfants et aux ados des saveurs autres que le trio pâte/frites/burger ?
F-R. G. : Oui, en leur expliquant les impacts sur la santé de la consommation, par exemple de fast-food, ce qui aura un impact sur leur consommation ou non de ces aliments. Mais sans pour autant les faire culpabiliser. Pour les enfants, une expérience dans laquelle le héros d’une histoire préférait un plat de mauvais goût par rapport à un autre censé être plus appétissant a influencé les enfants vers un changement de préférence en faveur du plat choisi par le héros. C’est l’exemple de Popeye avec les épinards. Même chose si les enfants voient leurs amis manger d’un aliment, ou leurs frères et sœurs : par imitation, il va avoir envie de faire pareil. C’est pour ça qu’une alimentation équilibrée et diversifiée dans les cantines est importante.
Y a-t-il des aliments et/ou des plats en voie de disparition chez les enfants ? Vit-on un affadissement du goût au détriment des saveurs plus marquées (acide, amère, etc.) ?
F-R. G. : Il y a des aliments dont la consommation baisse (le lapin, les légumes oubliés, les abats…) et il est plus compliqué de les faire accepter aux enfants aujourd’hui. L’une de mes madeleines d’enfance est le foie de veau de ma mère déglacé au vinaigre de framboise : impossible de le faire avaler à mes filles. D’autres phénomènes ont pris de l’ampleur ces dernières années et m’inquiètent : la place prépondérante des produits transformés et des lieux de restauration hors domicile qui standardisent notre alimentation, sans parler de cette possibilité nouvelle, dans les grandes villes, de tout commander en un clic et l’augmentation et la diversification qui laisse plus de place à la nourriture transformée. L’alimentation industrielle contient beaucoup de sel, de gras et de “sucres cachés” qui sont autant de calories vides. Le sucre est devenu une arme de consommation massive et il prend le pas sur les autres saveurs. Quand on cuisine à la maison, il ne faut pas hésiter à remettre en avant l’acide et l’amer, quitte à les contrebalancer avec un peu de douceur…
Chat, chien… Vous avez adopté un animal de compagnie ? Sa présence apporte énormément à vos enfants et à toute la famille. Mais pour que la cohabitation se passe sans souci, mieux vaut bien préparer le terrain.
1 Un animal bien éduqué
Pour garantir une bonne cohabitation avec votre enfant et prévenir les accidents, il est important que votre animal soit éduqué ! Votre chien doit être capable de répondre à des ordres simples comme « couché », « assis », « panier »… Ce n’est pas le cas ? Faites appel à un éducateur canin. Quelques séances suffisent généralement pour rétablir la situation. Quant à votre chat, n’hésitez pas à dire « Non ! » lorsqu’il vous griffe ou vous mordille et à stopper tout jeu. Il comprendra alors qu’il ne doit pas jouer avec ses dents ou ses griffes.
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2 Gardez-les à l’œil !
Un accident est vite arrivé. Et « même le plus gentil des chats ou des chiens peut se défendre en mordant ou en griffant, par peur ou par stress. Son instinct prend le dessus », explique le Dr Didier-Laurent, vétérinaire. Ne laissez donc jamais votre enfant seul avec votre animal de compagnie. D’autant plus que « les blessures subies par les enfants sont graves car elles sont localisées le plus souvent au visage et au cou », ajoute-t-elle.
Le chien reste doté d’un instinct de prédation qui peut se réveiller à tout moment. C’est pourquoi il faut toujours rester prudent.
Dr Alexandra Didier-Laurent, vétérinaire
3 Apprenez les bons gestes à votre enfant
Apprenez très tôt à votre enfant à laisser votre animal de compagnie tranquille quand il mange ou dort. « Expliquez-lui que ce n’est pas un jouet mais un être vivant et qu’il doit respecter son caractère et ses besoins », recommande le Dr Didier-Laurent.
Rappelez aussi à votre enfant qu’il ne doit pas approcher son visage de sa gueule, ni tirer les poils ou les oreilles de l’animal et ne pas le prendre dans ses bras à tout moment. Prudence aussi si votre animal recule, grogne, que votre chat a les pupilles dilatées, les oreilles plaquées en arrière ou qu’il crache. C’est signe qu’il est en colère ou qu’il a peur et il pourrait devenir agressif.
En cas de morsure ou de griffure, nettoyez la blessure à l’eau et au savon et désinfectez avec un antiseptique. Si la plaie est importante ou située dans une zone fragile comme les yeux, consultez en urgence !
4 Veillez au bien-être de votre animal
Les chiens et les chats peuvent facilement développer de l’anxiété voire devenir agressif lorsque l’on change leurs habitudes (déménagement, arrivée d’un nouveau-né, changement alimentaire…). Mais cela peut aussi cacher des douleurs, une blessure voire une maladie. Lorsque votre animal devient brutalement agressif, pensez à consulter un vétérinaire pour en comprendre les causes et ainsi prévenir les accidents avec vos enfants. Pensez également à lui donner davantage d’attention pour l’aider à s’adapter lorsqu’un changement s’opère à la maison.
Contrairement aux idées reçues, les chiens qui mordent le plus ne sont pas forcément ceux que l’on pense ! Ainsi, les labradors sont les deuxièmes (15,6 %)(1), après les bergers allemands (17,8 %)(1), a montré le plus les crocs. Cela peut surprendre, mais c’est justement parce qu’ils sont perçus comme généralement bonne patte, qu’on a tendance à les manipuler, voir les embêter gentiment sans penser qu’il y aura de répercussions. À noter bien sûr que tout dépend de l’éducation de votre animal, de son environnement et d’une multitude d’autres facteurs.
L’Essentiel de l’article
Donnez un espace à votre animal de compagnie.
Apprenez à votre enfant à respecter la tranquillité et le bien-être de votre animal.
Ne laissez jamais votre enfant et votre animal sans surveillance.
Dans notre environnement, certains produits sont suspectés de contenir des perturbateurs endocriniens. Ces molécules perturbent le système hormonal de l’organisme, ce qui peut avoir des conséquences néfastes sur la santé, et notamment celle des enfants. Voici comment s’en prémunir.
1 Perturbateurs endocriniens : où les trouve-t-on ?
Phtalates, parabens, PFC, triclosan, bisphenol… Les perturbateurs endocriniens sont présents dans certains produits naturels, comme le soja, qui contient des substances phyto-oestrogènes pouvant augmenter le risque de cancer du sein. Mais on en retrouve également dans l’eau, l’air (via l’émanation des pesticides et produits chimiques), l’alimentation, les emballages plastiques des denrées alimentaires. Les produits manufacturés (jouets, vêtements, tétines…), cosmétiques etdétergents peuvent aussi en contenir.
« Même s’il n’y a plus de BPA dans les biberons et tétines, les substituts (bisphénol S, PF ou AP) ne sont pas forcément meilleurs. Il faut faire attention à la qualité des produits que l’on achète », recommande le Dr Valérie Foussier, médecin endocrinologue. Les risques d’absorption de ces substances sont accentués chez les jeunes enfants qui portent naturellement tout à la bouche.
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2 Quels sont les risques pour les enfants ?
Les 1 000 premiers jours de vie du fœtus, puis de l’enfant, sont déterminants pour son développement. Il est d’ailleurs conseillé de limiter au maximum l’exposition aux perturbateurs endocriniens durant cette période, de la conception jusqu’aux 2 ans de l’enfant pour limiter l’impact sur sa santé future. « Les perturbateurs endocriniens peuvent avoir des répercussions majeures sur le développement neurologique et psychomoteur du futur bébé », déclare le Dr Foussier.
Bon à savoir
Le site 1000 Premiers Jours, conçu par Santé Publique France, donne des clés aux (futurs) parents pour agir sur l’environnement de leur enfant.
3 Comment protéger ses enfants ?
Difficile de traquer tous les perturbateurs endocriniens, mais vous pouvez changer quelques habitudes pour protéger votre enfant. Pendant la grossesse, réduisez vos cosmétiques (vernis, maquillage…) ou optez idéalement pour des produits certifiés Ecocert ou Cosmébio, des labels environnementaux qui garantissent une composition respectueuse de votre santé. Préférez aussi parfumer vos habits au lieu de votre peau.
Une fois à la maison avec votre bébé, lavez les vêtements et les objets que vous venez d’acheter avant de les lui donner et privilégiez les jeux en bois à ceux en plastique. « Beaucoup de jouets sont traités contre le feu et peuvent contenir des perturbateurs, or les bébés les mettent à la bouche », prévient le Dr Foussier.
Si c’est possible, mieux vaut privilégier les aliments bio pour éviter les pesticides, sinon veillez à bien laver vos fruits et légumes. Réchauffez les aliments dans des récipients en verre. Et pour l’entretien de la maison, place aux produits simples (bicarbonate de soude, vinaigre blanc…).