Catégorie : Prendre soin de mon enfant

  • Des conseils pour aider votre enfant à s’endormir

    Des conseils pour aider votre enfant à s’endormir

    1 Privilégiez une atmosphère calme

    Les petits, comme les grands, ont besoin de calme pour dormir. Avant de coucher votre enfant, réduisez les bruits dans la maison, évitez l’agitation et les tensions. Il est nécessaire de limiter le temps passé devant les écrans (tablette, télévision, ordinateur, smartphone, jeux vidéo…) pour le calmer et d’éteindre tout appareil électronique au moins une heure avant le coucher. La chambre doit être aussi silencieuse que possible et la température agréable (idéalement entre 18 et 20 °C) (1). Vérifiez que votre enfant porte un pyjama confortable et adapté à la saison. Réduisez les sources de lumière (vous pouvez laisser une veilleuse si cela le rassure). Enfin, instaurez un rituel pour aider votre enfant à trouver ses marques et à mieux appréhender le moment du coucher. Au cours de cette routine, instaurez une activité calme avant d’aller au lit : prendre un bain ou une douche, lire une histoire, écouter de la musique, écrire son journal…

    4 signes d’un sommeil de bonne qualité

    • Vote enfant dort seul.
    • Votre enfant dort à des heures régulières.
    • Le temps de sommeil est compris entre 10 et 13 heures pour les enfants de 3 à 5 ans et entre 9 et 12 heures pour les enfants de 6 à 12 ans.
    • Votre enfant se réveille de bonne humeur et en forme.

    2 Un enfant a besoin d’être rassuré

    Pour de nombreuses familles, le rituel du soir comprend un moment de partage et de tendresse avec l’enfant. Pour le rassurer, vous pouvez lui raconter une histoire, parler de la journée, lui chanter une berceuse, lui faire un câlin. Vous pouvez également lui trouver un doudou, le compagnon qui sera là pour le rassurer chaque soir. Cependant, évitez de rester jusqu’à ce qu’il s’endorme. Un enfant doit apprendre à dormir seul. Soyez ferme mais calme. En cas de pleurs, adoptez la méthode dite d’attente progressive. Attendez quelques minutes avant de revenir le rassurer et ne restez pas trop longtemps. S’il continue de vous réclamer un long moment, revenez. Il comprendra que vous êtes toujours présent et attentif même si vous êtes dans une pièce à côté. Enfin, s’il ne parvient pas à se calmer, restez dans sa chambre, interrogez-le sur ce qui l’empêche de dormir, les pensées qui le tourmentent… Montrez votre intérêt concernant ses inquiétudes, prenez-les au sérieux. Rassurez-le, puis quittez à nouveau la chambre.

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    Le saviez-vous ?

    La peur du noir peut apparaître chez l’enfant vers l’âge de 3 ans. Cela s’explique par les nombreux changements qui ont lieu à cette période (entrée à l’école, développement du langage…). Ainsi, c’est un âge où leur imagination se développe, ce qui peut créer de nouvelles angoisses. S’il vous parle de monstres cachés derrière les rideaux, montrez-lui qu’il n’en est rien et si sa crainte persiste, installez une petite veilleuse dans sa chambre.

    3 Trouvez l’heure idéale de coucher

    Chaque enfant a un besoin de sommeil qui lui est propre. Il peut y avoir un écart de 3 heures entre un petit et un grand dormeur du même âge. Pour déterminer le temps de sommeil dont votre enfant a besoin, observez son état. Si, après une nuit que vous estimez courte, il reste calme et attentif toute la journée, c’est que ce temps de sommeil est suffisant. Au contraire s’il devient irritable et agité, et ne supporte pas la frustration c’est probablement qu’il n’a pas assez dormi. Enfin, s’il montre des signes de fatigue (il bâille, se frotte les yeux…), il est temps de le coucher ! Une fois que vous aurez évalué ses besoins en sommeil, essayez d’être le plus régulier possible sur son heure de coucher et de lever.

    Des conseils pour aider votre enfant à s’endormir

     

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    L’Essentiel de l’article

    • Votre enfant a besoin d’une atmosphère calme pour s’endormir.
    • Votre enfant a besoin d’être rassuré avant de se coucher.
    • Il est important de trouver l’heure idéale de coucher de votre enfant.

    National Sleep Foundation
    (1) Centre du sommeil Cenas, « Sommeil et environnement »

  • Mon ado fume du cannabis : que faire ?

    Mon ado fume du cannabis : que faire ?

    Avec un tiers des 16-30 ans qui a déjà expérimenté(1) et plus d’un million d’usagers réguliers(2), la France est l’un des pays au monde où l’on consomme le plus de cannabis. Et les jeunes, sans surprise, sont les premiers concernés (10% d’entre eux reconnaissent fumer au moins une fois par mois). Si vous êtes parents d’un ou d’une ado, il est donc possible que vous retrouviez, un jour ou l’autre, du cannabis oublié dans un pantalon au linge sale… Comment réagir ? Décryptage et conseils avec Francis Curtet, psychiatre spécialiste des addictions.

    Cannabis : que dit la loi ?

    Tout d’abord, la chose primordiale à rappeler à vos enfants, c’est qu’en France, fumer du cannabis est illégal. En vertu de la loi sur les stupéfiants du 31 décembre 1970, le cannabis et ses dérivés sont considérés comme des produits illicites. Fumer un joint, c’est se mettre hors-la-loi.

    Que risque-t-on, légalement, en consommant du cannabis ?

    Depuis 2020, l’usage des stupéfiants est sanctionné par une amende forfaitaire de 200 euros. En cas de non-paiement, le contrevenant risque jusqu’à un an de prison et 3750 euros d’amende. Mais attention, l’amende forfaitaire pour infraction à la législation sur les stupéfiants est également inscrite au casier judiciaire. Autrement dit, une seule arrestation en possession d’un produit illicite et c’est l’interdiction, à vie, d’exercer toute une série de métiers qui exigent un casier judiciaire vierge (gendarme, policier, pompier et nombre d’emplois dans la fonction publique, entre autres).

    Votre ado fume du cannabis ? Les erreurs à éviter

    « Quand on a découvert que notre fils fumait des joints, on a paniqué. On était très inquiet pour sa santé, surtout mentale. Sa mère était persuadée qu’il allait devenir schizophrène… » confie Philippe, dont le fils cadet, Jérémy, a commencé à consommer du cannabis à l’âge de 14 ans. Partisan de la « manière forte », ce sexagénaire du Val d’Oise a tout tenté pour l’obliger à arrêter – punitions, chantage, menaces – en vain. « On l’a aussi fait changer de collège, en espérant naïvement qu’il aurait de meilleures fréquentations dans le privé. Mais c’était pire. Les gamins avaient plus de moyens, donc il y avait encore plus de drogue qui circulait. Jérémy n’a pas arrêté, au contraire. Et à la maison, le sujet est devenu tabou. Dès qu’on essayait d’en parler, il se braquait. On s’est pris la tête pendant des années à cause de ça… ». Aujourd’hui âgé de 22 ans, Jérémy ne fume plus de cannabis. Et ce n’est pas la pression de ses parents qui l’a poussé à arrêter, mais un déclic suite à la perte de son permis de conduire – essentiel pour son travail – à cause d’un test positif au cannabis. Philippe estime, avec le recul, que leur approche s’est avérée stérile, voire contre-productive. « Quand Jérémy s’est fait retirer son permis, il est allé voir plusieurs addictologues. On l’a accompagné à certains rendez-vous. Ça nous a aidé aussi, d’une certaine manière. On a compris qu’interdire pour interdire, ça ne servait à rien ».

    Cannabis : les jeunes fumeurs sont dans le déni

    1 fumeur régulier sur 2(1) estime que consommer du cannabis ne comporte pas de risque pour la santé.

    Pourquoi les ados fument ?

    Ce n’est pas le docteur Francis Curtet qui le contredirait. Pour ce médecin psychiatre, l’interdiction sans justification est la « pire des choses » à faire pour des parents dans la situation de Philippe. « La première chose à demander à son enfant, ce n’est pas combien de joints il fume par jour, ou avec qui il les fume, mais pourquoi il les fume », explique celui qui a publié plusieurs ouvrages de référence sur les addictions4. « D’après mon expérience, il y a deux sortes de consommateurs chez les adolescents : ceux qui fument pour faire comme tout le monde, pour appartenir au groupe, et les autres, qui le font parce que ça leur fait « du bien », du moins, c’est ce qu’ils s’imaginent. Et pour chaque profil, l’approche est différente. D’où l’importance du  » pourquoi ? « », répète le psychiatre, à qui les chiffres donnent d’ailleurs raison. On constate effectivement que 42% des jeunes fumeurs interrogés affirment consommer du cannabis pour « déstresser », tandis qu’une autre portion, plus réduite (24%), le fait par effet de groupe ou pour ne pas s’isoler des autres.

    « Une fois qu’on connaît les raisons qui le poussent à consommer, Il faut tout faire pour instaurer un dialogue serein. Surtout, pas de leçon de morale, encore moins d’engueulade ! Pas de jugement, non plus. Au contraire. Aborder le sujet de la drogue avec ses enfants, c’est une occasion unique de leur montrer qu’on les aime », poursuit Francis Curtet, avant d’insister sur la nécessité pour les parents de de s’informer sur la réalité des effets du cannabis (démotivation, dangers sur la route, risque de décrochage scolaire…), loin des clichés véhiculés par certains médias. « Dire que “la drogue, c’est de la merde”5, ça ne sert à rien. Il faut leur expliquer que la drogue ne résout rien ».

    Le cannabis, un frein au développement du cerveau des ados ?

    En 2016, des chercheurs de l’université de Dallas (États-Unis) ont mené une étude sur 42 consommateurs réguliers de cannabis en les répartissant en fonction de l’âge auquel ils avaient commencé à fumer. Il est apparu que ceux qui avaient débuté avant 16 ans n’avaient pas connu le même développement cérébral que les autres. Dans cette période adolescente où le cerveau est encore en maturation, le THC pourrait donc altérer l’essor de certaines fonctions cognitives, comme l’apprentissage et la mémoire.

    Cannabis et adolescents : manière forte contre méthode douce

    Oly, lycéenne de 18 ans, est bien placée pour savoir ce qui marche et ne marche pas. Elle a été confrontée chez elle aux deux méthodes : la forte et la douce. « Mon père ne veut rien entendre, rien savoir. Pour lui, je me bousille la santé, point final » confie-t-elle. Sa mère a eu une réaction aux antipodes. « Lorsqu’elle a découvert que je fumais, on a eu une discussion très calme sur le sujet, elle m’a posé des questions et surtout, elle ne m’a pas fait la morale. Même si elle ne cautionnait pas, elle m’a traitée en adulte et ça, ça a tout changé. »

    Ne pas hésiter à consulter un addictologue

    Pédagogie, écoute, confiance, voilà donc les clés selon Francis Curtet. Mais la formule n’a rien de magique. Tous les parents du monde savent que « dialogue serein » et « adolescents » ne font pas toujours bon ménage. « Si ça ne marche pas, ils doivent l’emmener voir un psychothérapeute ou un addictologue, même si leur enfant n’est pas d’accord. Ensuite, c’est à nous, professionnels, de faire notre travail. Les parents ne peuvent pas toujours tout faire. »

    L’Essentiel de l’article

    • Éviter le conflit
    • Chercher à comprendre la raison de sa consommation
    • Ouvrir le dialogue
    • Se tourner vers un spécialiste si besoin

    (1) Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » 5ème édition – Mai 2025
    (2) Drogue Info Service
    (3) « Idées fausses sur la défonce », éditions Flammarion. « La drogue », éditions Milan.
    (4) Célèbre slogan d’une campagne de prévention des années 80.

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  • Apéritif et enfants : les précautions pour éviter l’accident domestique

    Apéritif et enfants : les précautions pour éviter l’accident domestique

    1 À l’heure de l’apéritif, gare aux noyaux !

    L’apéritif est sur la table basse : vous avez posé des ramequins avec des cacahuètes, des noix de cajou, des pistaches, des olives… De quoi régaler vos proches ! Oui, mais la petite main de votre enfant peut vite passer par là et les risques d’étouffement sont réels s’il avale de travers ces aliments. La solution ? Placer les aliments en hauteur, hors de portée de main. Pour éviter tout danger, vous pouvez aussi opter pour des bâtonnets de carotte, concombre, part de quiche… tout aussi savoureux et moins dangereux pour les enfants.

    Chiffre-clé

    75 % des Français prennent l’apéritif au moins une fois par mois (1).

    2 L’alcool, à tenir hors de portée des enfants !

    Vos derniers invités sonnent à la porte ! Vous posez rapidement votre verre d’alcool et partez les accueillir. Mais votre verre… où est-il passé ? Pour éviter que votre enfant ne trempe ses lèvres dedans ou ne le casse et se coupe avec les débris, prenez l’habitude de poser vos verres et bouteilles en hauteur. En effet l’absorption d’alcool chez les enfants en bas âge est très dangereuse et peut être une cause d’intoxication (2). Pensez également à éloigner du bord de la table votre vaisselle et autres ustensiles fragiles qui peuvent vite se casser.

    Sortez couvert !

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    3 Petits fours et barbecue : chaud devant !

    Ça y est, c’est prêt : vos invités vont se régaler avec vos délicieux petits fours. Votre enfant risque fort aussi de se jeter dessus ! Prévenez l’accident en les laissant un peu « refroidir » avant de les servir. Vous lui éviterez ainsi les brûlures. Et si vous préparez des grillades pour la suite des festivités, veillez à faire jouer les enfants plus loin et gardez toujours un œil sur eux pour éviter l’accident de barbecue.

    4 Les ustensiles dangereux, c’est loin des petites mains !

    Pas d’apéritif réussi sans quelques tranches de cake salé ! Vous laissez votre couteau à côté pour pouvoir resservir vos invités. Aïe aïe aïe, sur la table basse ou à portée de main, les couteaux et autres objets tranchants peuvent faire un malheur. Rangez-les en hauteur ou éloignez-les du bord de la table pour éviter que votre enfant ne s’en empare. Idem si vous avez mis quelques cure-dents sur la table pour piquer les dés de fromage et autres réjouissances de votre apéro. Veillez à les tenir hors de portée, car si votre enfant tombe dessus, il n’y a pas que sa curiosité qui risque d’être piquée !

    Bon à savoir : les sacs des invités, c’est au placard !

    Pensez à ranger les sacs de vos invités (dans une chambre ou un placard fermé) afin qu’ils ne soient pas à la portée des jeunes enfants. Ils peuvent en effet comporter des objets dangereux pour les plus petits : médicaments, briquets et même du gel hydroalcoolique.

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    L’Essentiel de l’article

    • Préférez des aliments sans noyaux, faciles à déglutir pour les enfants.
    • Placez les objets dangereux ou fragiles hors de portée de main.
    • Laissez refroidir quelques minutes les amuse-bouches avant de les servir.
    • Évitez de laisser traîner les sacs des invités.

    (1) Étude CSA/Le Jardin d’Orante, « Les Français et l’apéritif », 2018

    (2) Association Assurance Prévention, Apéritif et enfants : quelles précautions pour éviter l’accident ?, 2020

  • Alimentation des enfants : où se cache le sucre ?

    Alimentation des enfants : où se cache le sucre ?

    1 Quelle consommation de sucre pour un enfant ?

    Le sucre est souvent perçu comme un ennemi pour le corps. Mais doit-on l’éliminer complètement de l’alimentation des enfants ? Certainement pas ! En effet, « le glucose est le seul nutriment que vos neurones sont capables d’utiliser comme carburant », rappelle Nathalie Hutter-Lardeau, nutritionniste et fondatrice de l’agence Atlantic Santé, spécialisée en nutrition, santé et sécurité alimentaire.

    Et comme il ne peut pas en faire des réserves, le cerveau doit être régulièrement alimenté en glucose. Votre enfant a donc besoin de sucre ! Mais de combien en a-t-il besoin ? L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande pour un enfant ayant entre 2 et 18 ans, une consommation quotidienne qui ne dépasse pas les 100 calories de sucre, soit 25 g, ce qui représente 5 cuillères à café.

    Un morceau de sucre est l’équivalent de 5g de sucre.

    Pour rappel 1 g de sucre = 4 calories.

    2 Partez à la chasse aux sucres ajoutés

    Le sucre se cache partout, même là où on ne l’attend pas forcément comme dans des plats industriels de type pizzas ou quiches, ou dans des sauces, de la charcuterie, des soupes, etc. Globalement utilisés de façon excessive par les industriels, les sucres ajoutés peuvent être évités en confectionnant soi-même ses repas ! Lorsque cela n’est pas possible et pour éviter aux enfants de consommer trop de sucre au quotidien, commencez par privilégier les produits estampillés « sans sucre ajouté ».

    Évitez également les aliments aromatisés : « Les boissons préparées comme les laits aromatisés contiennent 22 grammes de sucre par brique de 200 ml : c’est presque le nombre de grammes maximum recommandé par jour ! », prévient Nathalie Hutter-Lardeau.

    Alimentation des enfants : où se cache le sucre ?

     

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    Décryptez les étiquettes

    Lire les étiquettes est un geste de première importance afin de veiller à la composition des produits et du nombre de sucres ajoutés. En étudiant la liste des ingrédients, si le sucre figure en première position, c’est mauvais signe ! Attention, le sucre peut se cacher sous plusieurs noms : saccharose, sirop de riz, sirop de maïs, sirop de malt, sirop de fructose… Vérifiez également la ligne « dont sucres » qui vous indiquera la quantité de sucre qui a été ajoutée.

    Le saviez-vous ?

    Macif est partenaire de Yuka : l’appli qui vous aide à décrypter les étiquettes.

    4 Changez vos habitudes

    Dès le petit-déjeuner, privilégiez des produits peu sucrés pour votre enfant. Préférez par exemple un fruit à croquer à un jus de fruits, riche en sucres.

    Pendant ou après une activité physique intense, optez pour « les sucres rapides, présents dans les fruits notamment, qui donneront à votre enfant un coup de boost », préconise Nathalie Hutter-Lardeau, en ajoutant : « Les sucres absorbés plus lentement comme les féculents (riz, pâtes), les céréales et le pain complet sont à privilégier pour garder la forme tout au long de la matinée ou de l’après-midi. »

    Lorsque vous faites vos courses, évitez d’acheter des produits industriels ultrasucrés. Cela permettra à votre enfant de ne pas être tenté en ouvrant les placards. Pour les desserts, privilégiez les produits bruts ! Optez par exemple pour une salade de fruits maison ou un yaourt nature auquel vous rajouterez une petite cuillère de sucre, des dés de fruits ou de la compote. Pour le goûter, revenez à la base : un morceau de pain (aux céréales si possible), avec du chocolat noir 70 % : c’est si délicieux ! Plus un produit est brut, moins il a de risque de contenir de sucre ajouté !

    Et pourquoi pas préparer vous-même le goûter de votre enfant ? Voici une recette de biscuits granola moins sucrés à confectionner en famille :

     

    Bon à savoir

    Il est préférable de consommer une sucrerie à la fin d’un repas. Elle sera alors mélangée au bol alimentaire et sera moins rapidement assimilée, que prise seule en plein après-midi.

    5 Gare aux associations excessives

    « Il faut faire attention à ne pas cumuler trop de sucre dans un même repas », indique Nathalie Hutter-Lardeau.

    Pour cela, on évite les associations trop sucrées : au petit-déjeuner par exemple, associez du chocolat chaud à du pain complet beurré plutôt qu’à une viennoiserie ou un biscuit sucré. Côté fast-food, on évite d’y aller toutes les semaines. Et lorsqu’on y va, on adapte le menu de son enfant en associant par exemple le soda à un fruit en morceaux. Ou l’eau à la glace.

    Enfin, n’oubliez pas qu’il est inutile d’interdire ou diaboliser une catégorie d’aliment auprès d’un enfant.

    L’idée n’est pas de frustrer un enfant mais d’être raisonnable sur les quantités et la fréquence de consommation de sucre. Il faut ajuster les portions et autoriser les friandises mais de manière occasionnelle.

    L’Essentiel de l’article

    • Beaucoup de sucres ajoutés sont cachés dans les produits industriels.
    • Les étiquettes permettent de connaître la quantité de sucres ajoutés dans un produit.
    • Plus un produit est brut, moins il a de risque de contenir de sucre ajouté.
  • Étudiants : la complémentaire santé est-elle obligatoire ?

    Étudiants : la complémentaire santé est-elle obligatoire ?

    Depuis le 1er septembre 2018, les étudiants sont affiliés au régime général de la Sécurité sociale (le plus souvent celui de l’un de leurs parents). Par ailleurs, comme c’était déjà le cas avant, ils peuvent librement choisir d’adhérer à une complémentaire santé ou pas.

    Mis à jour le 31/05/21

    1 CEVC, démarche obligatoire pour les étudiants

    Depuis 2019, les étudiants sont sollicités pour une nouvelle contribution annuelle, la CEVC (Contribution de vie étudiante et de campus) d’un montant de 92 €1, sans lien avec la Sécurité sociale. Les fonds versés sont utilisés pour favoriser l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants et conforter les actions de prévention et d’éducation à la santé.

    Certains étudiants sont exemptés du paiement de cette contribution : les boursiers sur critères sociaux et ceux bénéficiant d’une allocation annuelle dans le cadre des aides spécifiques, les étudiants bénéficiant du statut de réfugié, les étudiants bénéficiant de la protection subsidiaire et les étudiants enregistrés en qualité de demandeurs d’asile et disposant du droit de se maintenir sur le territoire.

    Vous avez moins de 30 ans ?

    Faites le bon choix avec le contrat Santé de Macif.

    2 Les complémentaires santé pour étudiants ou celles des parents ?

    Pour éviter des coûts exorbitants liés à une éventuelle hospitalisation ou d’avoir à supporter les frais liés aux soins dentaires peu remboursés par la Sécurité sociale, les étudiants peuvent opter pour une complémentaire, ou dans les cas où c’est possible, rester rattachés à la complémentaire santé de leurs parents. Consultez votre contrat d’assurance, ou le cas échéant, le contrat de santé collectif mis en place par votre employeur, pour vérifier les conditions d’affiliation de votre enfant, notamment si celui-ci est majeur.

    3 Des aides pour les étudiants boursiers ou défavorisés

    Il existe des aides pour les étudiants sous conditions de ressources, comme la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS). Pour savoir si vous pouvez en bénéficier, vous pouvez faire une simulation de vos droits en ligne sur le site de la CPAM.

    Par ailleurs, sachez que certaines régions, telles que l’Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, proposent des aides (subventions, chèques santé, PASS Santé Jeunes…) à leurs étudiants boursiers sur critères sociaux. Pour consulter les différentes aides proposées par les régions et outre-mer, rendez-vous ici.

    Lorsque vous partez à l’étranger, en Erasmus par exemple, renseignez-vous sur la couverture maladie en Europe.

    Enfin, n’oubliez pas que chaque université dispose d’un SUMPS (Service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé) à votre disposition pour des conseils et consultations individuelles gratuites sur la contraception, la vaccination, le dépistage ou encore les problèmes d’addiction (alcool, tabac).

    Plus d’infos sur : Etudiant.gouv.fr

    * Le contrat Garantie Santé proposé par la Macif est assuré par Macif-Mutualité ou Apivia Mutuelle, mutuelles régies par le livre II du code de la mutualité et adhérentes à la Mutualité Française.
    Les prestations d’assistance sont assurées par IMA ASSURANCES, entreprise régie par le code des assurances.

     
     

    1 Etudiants gouv 2021

    Enquête Conditions de vie des étudiant·e·s 2016 – Observatoire de la vie étudiante (OVE)
     

  • Troubles du neurodéveloppement chez l’enfant : comment les détecter et quand consulter ?

    Troubles du neurodéveloppement chez l’enfant : comment les détecter et quand consulter ?

    Concernant le développement, il faut garder à l’esprit que chaque enfant évolue à son propre rythme, selon ses capacités. Ne vous inquiétez pas si votre bébé évolue plus lentement que d’autres enfants du même âge sur certains points, un petit retard peut arriver. Peut-être est-il en avance sur d’autres points ! Vous avez des doutes sur un potentiel retard de neurodéveloppement ? Le Dr Sandrine Lanco-Dosen, neuropédiatre au centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) d’Aulnoye-Aymeries, vous aide à y voir plus clair afin de vous guider sur la potentielle nécessité de consulter un spécialiste.

    1 Troubles du neurodéveloppement (TND) : à 6 mois, mon bébé ne tient pas sa tête ou ne me regarde pas dans les yeux

    À 6 mois, un enfant est capable de tenir sa tête bien droite, de suivre un objet du regard et de créer un contact visuel avec la personne en face de lui. « Sinon, il s’agit peut-être d’un petit retard psychomoteur, surtout s’il est né prématurément. Parfois, c’est aussi le signe d’un trouble du développement et/ou, pour le cas du regard, d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA), d’un problème visuel, voire neurologique », explique la neuropédiatre. « Au moindre doute, il faut observer son enfant et prendre en compte d’autres facteurs. Par exemple, bébé ne tient pas sa tête, mais a-t-il aussi du mal à dormir ou à s’alimenter ? Ses frères et sœurs ont-ils des troubles du développement ? Pleure-t-il très souvent ? Si d’autres éléments vous inquiètent, parlez-en à votre médecin afin de faire un bilan et d’établir un diagnostic », conseille-t-elle.

    Chiffre-clé

    Chaque année en France, 35 000 enfants naissent avec un trouble du neurodéveloppement, diagnostiqué vers l’âge de 7 ans en moyenne (1).

    2 TND : à 1 an, mon enfant ne me répond pas

    Votre enfant ne se retourne pas quand vous l’appelez par son prénom ? Il est peut-être concentré sur autre chose. « Mais si c’est fréquent, il peut s’agir d’un trouble auditif, à vérifier absolument, ou d’un retrait relationnel qui pourrait être un signe précoce d’autisme », indique Sandrine Lanco-Dosen. Évitez de rester avec vos doutes, faites part de vos inquiétudes à votre pédiatre, qui étudiera le développement de votre enfant de plus près et vous orientera vers un ORL ou un neuropédiatre si besoin.

    3 Troubles du neurodéveloppement : à 18 mois, mon enfant ne marche pas

    Rien d’inquiétant au fait que votre enfant de 18 mois ne marche pas encore : il prend peut-être son temps et développe d’autres aptitudes comme le langage. « Pour l’évaluation du retard de marche, l’existence d’un mode de déplacement est importante : votre enfant avance-t-il à quatre pattes ou sur les fesses ? Se met-il debout tout seul et fait-il quelques pas ? Si les réponses sont “oui”, c’est sûrement peu inquiétant. Néanmoins, une consultation permet de faire le point et de déceler un éventuel handicap invisible », indique la neuropédiatre.

    4 TND : à 3 ans, mon enfant ne joue pas avec les autres

    C’est l’entrée à l’école, une période où l’enfant va davantage vers les autres et s’intéresse à eux. Ce n’est pas le cas ? À chacun sa personnalité ! Votre enfant est peut-être timide… « S’il communiquait bien jusque-là et semble s’enfermer dans son monde, ça peut être un signe d’une phobie scolaire, voire d’un trouble autistique. Mais il faut toujours replacer les choses dans leur contexte. Si un enfant est en retrait à l’école, mais qu’il communique bien à la maison, cette observation est à pondérer », précise le Dr Lanco-Dosen. En vous référant à un professionnel, vous éluciderez vos doutes et permettrez à votre enfant, si besoin, d’avoir un suivi adapté.

     

    Troubles du neurodéveloppement chez l'enfant : comment les détecter et quand consulter ?

     

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    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Gardez en tête que chaque enfant évolue à son rythme ; un petit retard peut survenir.
    • Observez le comportement de votre enfant en tenant compte des aptitudes déjà acquises.
    • Consultez un médecin en cas de doute ou de régression du développement de votre enfant.

    (1) Assurance maladie, « Agir tôt », une campagne pour repérer les signes d’un développement inhabituel chez l’enfant, 2020.

  • La Covid-19 et les impacts sur la santé mentale des enfants

    Cours à la maison, sorties limitées, activités sportives suspendues, port du masque toute la journée… Depuis plus d’un an, les plus jeunes ont vu leur quotidien complètement chamboulé. Les enfants et les ados peuvent alors éprouver de grandes difficultés face à ces changements. En tant que parents, comment détecter une éventuelle détresse psychologique et comment agir pour aider son enfant ? Benjamin Landman, chef de clinique au service psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Hôpital Robert-Debré AP-HP à Paris, vous donne ses conseils.

    Lire aussi : Confinement : quels impacts sur la santé ?

    Pour plus d’infos

    Rendez-vous sur clepsy.fr, un site référence proposé par le Centre d’excellence pour les troubles neurodéveloppementaux (InovAND) pour accompagner les familles dans leur quotidien et leur parentalité

    Au moins 1 jeune (enfant/adolescent) sur 7

    dans le monde

    a subi des mesures de confinement dans son quotidien pendant la majeure partie de l’année 2020. (Unicef 2021)

    L’impact du masque dans le quotidien des enfants

    Porter un masque au quotidien, dans la rue ou à l’école n’aurait pas d’impact sur les capacités à communiquer chez la plupart des enfants. « La majorité des enfants, sauf cas particuliers comme les enfants avec des difficultés auditives, s’adapte à la mise en place du masque et à son utilisation, observe le Dr Landman. À ce jour, le port du masque ne constitue pas non plus un facteur particulier pour avoir des troubles de l’humeur. » Selon le médecin, c’est plutôt le fait de ne pas avoir accès à un masque dans des situations potentiellement contaminantes qui peut constituer un facteur d’anxiété et de mal-être pour l’enfant qui a alors l’impression d’être plus exposé.

    “La plupart des enfants ont compris que le masque était un facteur de protection. Les enfants sont très sensibles au fait que leurs proches, notamment leurs grands-parents, puissent tomber malades.”

    Dr Benjamin Landman

    Quels signes de détresse psychologique chez l’enfant ?

    Dans ce contexte de crise sanitaire, il est important de pouvoir repérer les signaux d’alerte chez son enfant. Pour les plus jeunes, il s’agit d’être particulièrement attentif aux différentes formes de régression de comportement tels que le retour des pipis au lit ou des grandes demandes de réassurance par des enfants habituellement joyeux et autonomes. « Avant l’école primaire, de un à trois ans, la capacité d’expression des émotions est parfois limitée, donc un chamboulement va se voir dans les comportements au quotidien, une façon de manger différente ou des difficultés à s’endormir par exemple, explique le Dr Landman. De 3 à 6 ans, la capacité à mettre des mots sur ses émotions se développe et ils peuvent exprimer leurs peurs, leurs interrogations face à ce qui se passe. »

    Lire aussi : Comment repérer le stress chez l’enfant et l’aider à le gérer ?

    Pour les plus grands, notamment les adolescents, une tristesse importante, un repli sur soi-même voire une agressivité inhabituelle peuvent être des signes d’une détresse psychologique. « Les adolescents peuvent également exprimer des craintes sur le futur de leur parcours académique, voyant que leurs études sont mises à mal par la crise sanitaire. C’est une peur à prendre en compte. » Le mal-être de l’enfant peut aussi se traduire par le développement d’une phobie des endroits très fréquentés, voire même de l’école.

    Lire aussi : Phobie scolaire : comment la prévenir et la gérer ?

    “Les parents sont les meilleurs juges pour constater des changements chez leurs enfants. Ils doivent faire confiance en leur capacité à repérer des signaux et veiller à ouvrir au maximum le dialogue.”

    Dr Benjamin Landman

    Comment rassurer son enfant face à la crise sanitaire?

    Pendant cette période où les parents eux-mêmes peuvent être préoccupés par leur santé, leur emploi ou leur situation économique, l’important est de veiller à ne pas transmettre cette anxiété aux enfants. « Si ces sujets sont fréquemment abordés par les adultes à la maison, ça peut transférer le stress vers l’enfant », souligne le Dr Landman. De même pour ce que l’enfant pourrait entendre à l’école ou à la télévision. « Il faut recontextualiser les informations reçues par les plus jeunes. Il faut filtrer ces données, sans les censurer, mais plutôt en reformulant à l’échelle de compréhension de son enfant. »

    Lire aussi : Chômage d’un parent, comment en parler à son enfant ?

    Activités physiques régulières, maintien des liens sociaux tout en respectant les gestes barrière, objectifs à court terme… Il est également important de redonner à votre enfant des perspectives et du rythme au quotidien pour qu’il recommence à se projeter dans une vie plus “normale”. « Si on se projette en permanence à la fin de la crise Covid, le temps va paraître trop long, observe le Dr Landman. Beaucoup d’enfants ont déjà compris qu’on n’est pas maître de la durée de la crise, donc il ne faut pas attendre la fin hypothétique pour commencer de nouveaux projets. »

    Détresse psychologique chez l’enfant : vers qui se tourner ?

    Et si malgré votre intervention et votre accompagnement votre enfant continue de présenter des signes de mal-être, le pédiatre reste l’interlocuteur à privilégier en premier lieu. « Il faut pouvoir solliciter une aide, au moins celle du pédiatre pour qu’il puisse vous orienter dans un second temps. »

    Psychologue spécialiste de l’enfance, psychiatre, psychologue scolaire, centre médicaux-psychologiques régionaux, de nombreux interlocuteurs et structures peuvent vous aider à accompagner votre enfant. L’important est de réagir rapidement car « une prise en charge le plus tôt possible permet d’éviter un enkystements des difficultés ».

    Votre enfant a besoin du soutien d’un professionnel de la santé mentale ?

    Le contrat Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un psychologue*.

  • Quelles activités pour occuper les enfants en appartement ?

    Quelles activités pour occuper les enfants en appartement ?

    En cette période de vacances confinées, la gestion des enfants peut être sportive ! Si certains se demandent déjà comment occuper les enfants toute la journée à l’intérieur les mercredis ou le weekend lorsqu’ils sont en vacances mais qu’il est impossible de sortir car la météo ne le permet pas, aujourd’hui, l’interrogation concerne tous ceux qui vivent en appartement et dont les enfants ne peuvent pas se dépenser dans un jardin. Alors que fait-on lorsque l’on sait qu’un enfant doit faire au moins 1h d’exercice physique par jour ?

    Activités créatives : de l’énergie pour se concentrer

    Votre enfant est à la maison et il veut faire quelque chose qui sorte un peu des habitudes ? Options pour des ateliers manuels : collage, peinture, fabrication de bijoux, décoration de petits rangements en bois, confection d’un arbre à insecte ou d’un nichoir à oiseaux… La concentration et la réflexion sollicitées par ces différentes activités vont lui demander beaucoup d’énergie, comme lorsqu’il va à l’école. Cela va donc permettre de le canaliser une partie de la journée. 

    Sport à la maison pour les enfants

    Par manque de matériel et/ou d’espace, pas facile de faire du sport dans votre appartement ! Pourtant l’activité physique reste primordiale, et ce pour toute la famille. Il faut donc s’adapter. Pas question de courir dans l’appartement (au risque de se blesser et de vous faire des ennemis dans le logement du dessous), mais plutôt des exercices faciles à réaliser :

    • la “marche militaire “ : en sur-place, votre enfant monte haut les genoux comme s’il marchait en gardant le dos bien droit. C’est un exercice qui sollicite le bas du corps et qui fait monter le cardio
    • les squats (faire semblant de s’asseoir sur une chaise invisible et se relever) combinés à des séries de mini-sauts sur place
    • le parcours d’obstacles au sol (pas en hauteur) pour travailler l’agilité et la souplesse
    • les exercices d’équilibre : à la fois amusants et demandeurs de concentration, ils consistent en de petits défis : tenir sur une jambe pendant 20 secondes sans vaciller puis changer d’appui, faire le super-héros avec un bras tendu vers et la jambe opposée tendue vers l’arrière, ou encore tenir se tenir sur la pointe des pieds puis abaisser les talons sans pour autant toucher le sol et ainsi de suite.

    Lire aussi : Adapter son alimentation à une baisse d’activité physique

    Et pourquoi pas un punching-ball maison ? « Avec des coussins (bien rembourrés quand même !), tenus par l’un des parents, votre enfant va pouvoir se défouler et se déstresser. Amusement et…épuisement garantis ! Avec en prime un bon travail cardio-respiratoire.» Jérôme Vion, coach sportif diplômé d’état à Niort (79)

    Attention au yoga maison

    Si le yoga peut sembler être une pratique particulièrement adaptée en période de confinement, elle n’en reste pas moins un sport qui demande de suivre des consignes précises et un accompagnement professionnel pour les débutants. Si vous n’avez jamais pratiqué avant, évitez donc de vous y mettre seul. Le risque de blessure à cause de mauvaises postures est élevé. Si vous voulez vraiment vous y essayer avec vos enfants, privilégiez au maximum les vidéos tutos de coachs certifiés, qui donneront les bons conseils pour ne pas vous blesser. Ce conseil s’applique d’ailleurs à tout nouveau sport que vous seriez tenté d’essayer en famille.

    Activités sportives sur jeux vidéos

    S’il est conseillé de limiter le temps d’écran des enfants, il y a également des situations où ceux-ci peuvent se présenter comme des alliés (avec modération évidemment). Il existe aujourd’hui de nombreux jeux sportifs disponibles sur une grande variété de consoles. Vos enfants (et vous-mêmes) pourront ainsi pratiquer de nombreuses activités : bowling, tir à l’arc, course à pied, tennis golf, équitation et bien d’autres. Certains jeux proposent même d’embarquer sur une aventure où des exercices physiques (pompes, abdominaux, squats, etc) seront demandés pour passer les différents paliers. Des défis virtuels mais des efforts physiques bien réels ! Évidemment, pensez à adapter l’intensité et la durée des activités en fonction de l’âge de vos enfants.

    Lire aussi : 5 conseils pour limiter l’impact des écrans chez les petits

    Danse à volonté

    Votre enfant a besoin de se défouler ? Pourquoi pas simplement lui proposer de se faire une mini boom dans sa chambre ? De la musique (dans un casque spécial enfant s’il en a un pour éviter de vous déranger si vous télétravaillez) et hop c’est parti pour 20 min de cardio. « Défiez votre enfant dans un battle de danse, propose le coach Jérôme. Deux options : soit vous avez un jeu vidéo qui vous permet de jouer avec lui en musique, soit vous lui demander de choisir la musique et vous vous affrontez chacun votre tour sur le dancefloor (votre salon !). »

    Encore mieux, proposez-lui de créer sa propre chorégraphie sur le morceaux de son choix. Un exercice qui pourra l’occuper un peu tous les jours avant de vous présenter sa création à la fin de la semaine pendant un petit spectacle maison. « En plus de développer la fibre artistique, cela améliore également la coordination motrice. » explique le coach.

    Pensez aussi aux jeux classiques qui fonctionnent également en intérieur : 1, 2, 3, Soleil (sans courir), cache-cache, chasse au trésor… Vous avez de quoi les occuper !

    L’Essentiel de l’article

    • Maintenir une activité physique quotidienne
    • Faire appel à leur imagination (et à la vôtre !)
  • Courbe de croissance de l’enfant : comment savoir s’il grandit bien ?

    Courbe de croissance de l’enfant : comment savoir s’il grandit bien ?

    Votre enfant vous semble plus petit ou plus grand que la moyenne ? Vous vous demandez si son poids est en adéquation avec sa taille ? Pour vous aider à vous faire un avis (et éviter d’angoisser), la solution se trouve dans son carnet de santé, aux pages des courbes de croissance. Son pédiatre ou son médecin les remplit généralement à chaque consultation, en indiquant à l’aide d’une croix le poids et la taille de votre enfant, son périmètre crânien ainsi que son indice de masse corporelle ou IMC (poids/T²). Ces courbes permettent d’évaluer le développement de votre enfant par rapport aux mesures moyennes constatées dans un vaste échantillon d’enfants du même âge et du même sexe. Elles sont indicatives. Pas de panique donc si votre enfant affiche un poids et une taille en dessous de la moyenne mais que son développement est régulier !

    1 De belles courbes pour une croissance harmonieuse

    Les courbes de croissance comportent plusieurs couloirs. Celui du milieu, le plus large, correspond aux mesures les plus fréquemment relevées chez les enfants à cet âge. « On doit observer un poids et une taille en corrélation. Si la taille est au-dessus de la moyenne, c’est mieux si le poids l’est aussi. Ce qu’il faut, c’est que l’enfant grandisse de manière harmonieuse et que la courbe soit régulière », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre.

    Le saviez-vous ?

    La croissance des filles et des garçons est quasi semblable jusqu’à la puberté. Leurs courbes varient ensuite de l’adolescence jusqu’à l’âge adulte.

    2 La courbe de croissance, ça se surveille !

    En revanche, si la courbe de croissance de votre enfant stagne, qu’elle commence à ressembler à des montagnes russes ou qu’elle sort de son couloir et ce, depuis plusieurs mois d’affilée, cela peut constituer un signal d’alerte. Les visites régulières chez le médecin permettent de constater ces irrégularités mais en cas d’inquiétude, vous pouvez prendre rendez-vous directement chez le pédiatre. Le médecin examinera alors votre enfant et cherchera la cause de ces changements.

    « Une croissance irrégulière peut être due à une pathologie génétique, des troubles endocriniens (ou troubles hormonaux), des allergies alimentaires, une puberté précoce, des soucis personnels et du stress qui rejaillissent sur son appétit… », précise la pédiatre. Dans tous les cas, il est prudent de faire le point avec un médecin.

    Bon à savoir

    Pas d’inquiétude si votre enfant est dans la fourchette haute ou basse des courbes, il peut tout à fait être en bonne santé ! Les courbes ne représentent pas des valeurs absolues mais sont des repères pratiques pour suivre son développement.

    3 Votre enfant sera-t-il plus grand que vous ?

    Avouez que vous vous êtes déjà posé cette question ! La réponse se trouve en partie dans sa courbe de croissance. « Lorsque l’enfant atteint la puberté, vers 11-12 ans en moyenne (1), on peut suivre la ligne de sa courbe jusqu’à son extrémité et estimer à peu près sa taille quand il sera adulte », confie le Dr Rondeleux. Bien entendu, pas de certitude derrière cette courbe, mais c’est un bon indicateur malgré tout !

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les courbes de croissance (poids, taille, périmètre crânien) permettent de surveiller le développement de votre enfant.
    • Les courbes de croissance doivent être régulières et équilibrées.
    • En cas de stagnation ou de rupture durable de la courbe, consultez votre pédiatre.

    (1) Ameli, Comprendre les mécanismes de la puberté, 2020

  • Santé des ados : 4 conseils pour anticiper les dépenses

    Santé des ados : 4 conseils pour anticiper les dépenses

    1 Les soins d’optique

    Le port de verres correcteurs ou de lentilles concerne de plus en plus de jeunes, et le temps passé devant les écrans n’y est pas étranger ! Résultat : 75 % (1) des 16-24 ans déclarent avoir déjà ressenti des troubles visuels à cause du temps passé devant un écran et l’exposition à la lumière bleue.

    Côté budget, mieux vaut donc assurer. Depuis le 1er janvier 2020, tous les opticiens proposent une gamme « 100 % Santé » (2), composée d’une sélection de lunettes de vue de qualité (monture et verres) à un prix inférieur ou égal à 30 €, intégralement prises en charge par l’Assurance Maladie et la complémentaire santé (mutuelle). Si vous préférez d’autres verres ou un autre modèle de monture, vous pouvez évidemment choisir un équipement d’une autre gamme. Dans ce cas, la monture est remboursée à 60 % (2) sur la base d’un tarif s’élevant à 30,49 euros. Quant aux verres, ils sont remboursés à 60 % (2) sur la base de tarifs variables selon le degré de correction. Vous pouvez aussi opter pour des verres 100 % Santé et une monture d’une autre gamme, ou inversement. Parfait pour votre porte-monnaie !

    Les lentilles de contact, sur prescription médicale, sont également prises en charge à hauteur de 60 % sur la base d’un forfait annuel fixé à 39,48 €, par œil appareillé, quel que soit le type de lentilles. Votre complémentaire santé, si le contrat auquel vous avez souscrit le prévoit, peut couvrir les frais qui ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. Renseignez-vous auprès d’elle !
     

    Bon à savoir : quand peut-on renouveler ses lunettes ?

    Les lunettes de vue (monture et verres) sont prises en charge tous les 6 mois jusqu’à 6 ans (2), une fois par an pour les enfants de 7 à 15 ans, et une fois tous les deux ans à partir de 16 ans (sauf évolution notable de la vue) par l’Assurance maladie sur prescription médicale.

    2 Les troubles de l’audition

    À cause de certaines mauvaises habitudes, comme l’écoute prolongée de musique au casque ou l’exposition à un trop haut niveau sonore, les oreilles des jeunes générations sont de plus en plus malmenées.

    Ainsi, 65 % (3) des adolescents de 15 à 17 ans ont déjà ressenti des acouphènes (sifflements, grésillements, bourdonnements). Ces troubles peuvent provoquer une perte momentanée, voire définitive de l’audition. C’est pourquoi votre enfant doit se faire diagnostiquer dès leur apparition par un ORL.

    Quelques précautions permettent de limiter les risques, comme une écoute modérée, l’utilisation d’un casque plutôt que des écouteurs, ou encore le port de bouchons d’oreilles lors des concerts.
     

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    3 Le suivi gynécologique

    À environ 17 ans, la moitié des adolescents a déjà eu un rapport sexuel. Les garçons restent plus précoces que les filles, mais de quelques mois seulement (4).

    Cette entrée dans la sexualité implique une bonne connaissance des risques concernant les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi que des moyens de contraception, pour les filles comme pour les garçons. Un suivi gynécologique est donc plus que recommandé aux adolescentes qui pourront ainsi s’informer sur les risques de grossesse et les méthodes contraceptives.

    En France, en 2018, 8 900 (5) bébés sont nés de mères de moins de 20 ans et 0,57 % (6) des femmes de 15 à 17 ans ont eu recours à l’IVG. Le Planning familial, déployé sur tout le territoire, est un centre d’aide et d’écoute où l’on peut parler sans tabou de sexualité, contraception, avortement, dépistage des IST, etc. Il met à disposition des brochures qui permettent d’aborder ces sujets de façon simple. Une structure que tout jeune peut consulter, gratuitement et de façon anonyme.
     

    4 L’accompagnement psychologique

    Aux grands bouleversements physiologiques de l’adolescence viennent parfois s’ajouter des difficultés d’ordre psychologique.

    En France, 14 % (7) des adolescents seraient concernés par la dépression. Le jeune adulte en pleine construction identitaire peut ainsi connaître des épisodes de mal-être (renfermement sur soi, troubles du comportement alimentaire, dépression), de conduite à risques, d’addiction aux substances comme les drogues et l’alcool, ou la dépendance aux jeux vidéo. Pour les aider à traverser ces périodes compliquées, une prise en charge par un psychologue ou un psychiatre peut se révéler essentielle.
     

    Le saviez-vous ?

    70 % (8) des adolescents de 15 ans déclarent avoir déjà consommé une boisson alcoolisée au cours de leur vie.

    33 % (8) déclarent avoir déjà fumé du tabac.

    16,5 % (8) déclarent avoir déjà consommé du cannabis.

    L’Essentiel de l’article

    • Assurez le budget lunettes.
    • Protégez leurs oreilles.
    • Accompagnez-les et trouvez les bons conseils pour une sexualité sans risques.
    • Sachez comment prendre en charge leur mal-être.

    (1) OpinionWay pour AsnaV – Baromètre de la santé visuelle – Avril 2019
    (2) Ameli, Lunettes et lentilles : quelle prise en charge ?, 2021
    (3) Ifop, Audition & Santé : de l’alerte à l’alarme, 2019
    (4) Santé Publique France, Mesurer l’évolution des comportements sexuels et contraceptifs, 2019
    (5) Insee, 759 000 nouveau-nés en France en 2018 : seulement 12 000 ont une mère de moins de 20 ans, 2019
    (6 )Drees, 224 300 interruptions volontaires de grossesse en 2018, 2019
    (7) Santé Publique France, La dépression en France chez les 18-75 ans : résultats du Baromètre santé 2017, 2018
    (8) OFDT, Les consommations d’alcool, tabac et cannabis chez les élèves de 11, 13 et 15 ans, 2020