Catégorie : Préparer l’arrivée de bébé

  • Bébé arrive : comment préparer l’aîné  ?

    Bébé arrive : comment préparer l’aîné  ?

    Fin de l’enfant unique

    L’arrivée d’un nouveau-né dans une famille perturbe inévitablement la relation entretenue par les parents avec leur premier enfant, perdant son statut d’enfant unique pour celui de grand frère ou grande sœur. Alors, comment faire pour accompagner avec douceur ce changement ? Tout commence avec l’annonce de la grossesse. Pour Héloïse Junier, psychologue petite enfance et autrice de Frères et sœurs – une histoire de complicité et de rivalité – (février 2025, éditions Les Arènes), les parents devraient se poser la question de l’inclusion de l’aîné dès le début même de la grossesse. « Déjà, lorsque la mère tombe enceinte, la communication avec l’aîné change. La mère peut être plus fatigable et moins disponible, spontanée et enjouée. L’enfant capte tous ces signaux non verbaux très facilement, quelle que soit sa tranche d’âge, parfois avant même que la mère sache qu’elle est enceinte », explique-t-elle.

    S’adapter à l’âge de l’aîné

    La capacité d’un enfant à comprendre une grossesse est très variable suivant son âge. Pour un enfant de moins de 5 ans, une grossesse est très abstraite. Nombre de parents s’appuient sur des lectures. Dans le rituel du coucher de leur petit de 2 ans, Sarah et Baptiste ont introduit des livres qui parlent de naissance de petit frère et sœur et du processus de la grossesse jusqu’à la maternité. « On lui a aussi montré des photos de sa naissance. Ça l’a rassuré. Mais on a veillé à ne pas lui en parler tout le temps pour ne pas le perturber », précise Sarah. En revanche, un enfant de plus de 10 ans, lui, prend conscience de la grossesse et peut se projeter. « Les parents vont pouvoir le missionner et le responsabiliser. Il aura un rôle très important à jouer. Il est essentiel de l’intégrer », rappelle Héloïse Junier. Stéphane et Marie, père et belle-mère de Raphaël, ont impliqué l’ado de 12 ans pendant toute la durée de la grossesse. « On lui montrait les échographies, il connaissait les dates clés. Il posait beaucoup de questions », racontent-ils. Les parents lui ont proposé de participer aux préparatifs pour accueillir Billie. Avec enthousiasme, l’ado a aidé à préparer la chambre, donné son avis sur le choix des vêtements et du mobilier et participé à la rédaction de la liste de naissance. « On lui a aussi expliqué qu’il serait souvent réveillé par les pleurs et qu’on aurait parfois un peu moins de temps pour lui. On lui a demandé s’il pouvait parfois jouer un rôle de soutien pour nous soulager », se souvient Marie. À la naissance de Billie, Raphaël a naturellement proposé son aide pour lui donner les biberons, il préparait ses purées et venait observer le rituel du bain. « Il était très affectueux et la prenait souvent dans ses bras », ajoute Marie.

    Système d’attachement réactivé

    Dans la famille de Sarah, le premier mois après la naissance a été très difficile. Le petit Hugo a adopté une attitude de rejet envers son petit frère. « Il disait qu’il ne l’aimait pas, avait des gestes brusques et faisait parfois des crises. Mais, après un mois, il a commencé à accepter et prendre plus soin de son frère », confie Sarah. La psychologue petite enfance explique que « pour un enfant en bas âge, la naissance d’un petit frère ou petite sœur peut être très insécurisant. Son système d’attachement peut être réactivé. Il ne s’agit pas de jalousie, mais d’un besoin pour se rassurer de retrouver une proximité avec sa mère désormais moins disponible ». Ainsi, les parents d’Hugo n’ont pas hésité à lui dire qu’ils restaient ses parents et que sa place dans la famille ne serait pas menacée par le bébé. Pour qu’Hugo ne se sente pas délaissé, chacun a veillé à avoir des temps et activités individuels avec leur aîné, comme aller au parc à jeux ou faire de la lecture sans le bébé. De leur côté, Marie et Stéphane ont fait attention à ne pas mettre la pression à Raphaël sur son rôle de grand frère. « Au contraire, on insistait plus sur le fait qu’on serait toujours présent pour lui. Son père lui rappelait son amour. De temps en temps, il l’emmène voir un match ou déjeuner au restaurant entre père et fils », souligne Marie. Soirée film, sushis ou burgers… ils ont toutes leurs soirées privilégiées avec Raphaël après le coucher du bébé.

    Bébé et famille recomposée

    Une famille recomposée comme celle de Marie doit être encore plus attentive au bien-être de l’aîné. « Le lien entre demi-frères et demi-sœurs peut-être moins fort. Avoir des relations stables peut être compliqué. Ainsi, les parents peuvent redoubler d’effort pour consolider ces liens, comme faire preuve d’une grande équité entre les enfants et pourquoi pas encourager à ce qu’ils s’appellent “frère” et “sœur” », recommande Héloïse Junier. Naturellement, Raphaël a nommé sa demi-sœur comme « sœur », les parents ayant bien veillé à lui laisser le choix. « On ne voulait rien lui imposer », insiste Marie.

  • Le mois d’or après l’accouchement : ralentir et prendre soin de soi

    Le mois d’or après l’accouchement : ralentir et prendre soin de soi

    « Un tsunami. » C’est ainsi que Salomé, 34 ans, décrit l’arrivée de sa fille dans sa vie. C’était l’année dernière, une nuit d’avril. L’accouchement a duré huit heures et s’est « bien passé ». Après la joie de la rencontre, la Bordelaise a néanmoins ressenti d’autres émotions : l’inquiétude, l’angoisse, puis la culpabilité.

    Retrouver ses repères après l’accouchement

    « J’avais du mal à me déplacer, mon corps était comme endolori. J’ai eu l’impression que je ne pouvais pas m’occuper de mon bébé comme il le fallait, se souvient la jeune maman. Mon époux a pris le relais, mais je me sentais à l’écart de cette famille que nous venions de créer. En rentrant chez nous, ça allait déjà mieux, et c’est à ce moment-là que j’ai pu commencer à créer une connexion avec ma fille. » Dans l’appartement familial, Salomé retrouve ses repères, ce qui la rassure. La première semaine, sa mère, qui a pris quelques jours de congé, vient un jour sur deux pour donner un coup de main – lancer une lessive, passer un coup de balai – et en profite pour faire connaissance avec sa petite-fille. Elle apporte toujours de quoi préparer le repas de midi, de préférence un plat réconfortant comme des lasagnes ou de la soupe. Exactement ce dont Salomé a envie et besoin pour se concentrer sur son nouveau rôle de mère et, surtout, pour récupérer de ce marathon de neuf mois, clôturé par un effort physique extrêmement intense. « Mon corps était en ruine, dit-elle. Des sensations bizarres en marchant ou en m’asseyant, des saignements, un ventre tout flasque, la vulve en feu. Je ne me suis jamais sentie aussi fatiguée de ma vie. »

    Quarante jours pour récupérer

    D’après l’enquête nationale périnatale menée en 2021, 17 % des femmes ont trouvé la période suivant l’accouchement « difficile » ou « très difficile ». Pire encore : près d’une mère sur cinq souffrirait de dépression post-partum dans le mois qui suit la naissance, selon le site de la commission Les 1000 premiers jours. « L’isolement est la principale cause de ces difficultés », peut-on lire dans l’ouvrage Le Mois d’or — Bien vivre le premier mois après l’accouchement, dont la première édition s’est vendue à plus de 25 000 exemplaires. Popularisé en France par ses autrices, Céline Chadelat et Marie Mahé-Poulin, le concept du « mois d’or » peut se résumer ainsi : « Sortir de la focalisation sur le bébé et proposer des soins au corps de la mère, la soutenir émotionnellement, l’aider dans les tâches quotidiennes pour lui éviter les efforts et lui permettre de se rétablir. Une maman qui va bien, c’est un bébé qui peut aller bien », explique Marie Mahé-Poulin, également psychologue clinicienne. Cette pratique se retrouve dans plusieurs traditions culturelles, comme en Chine, où le « Zuo Yue Zi » se traduit par « rester assise un mois », ou en Amérique du Sud, où les femmes bénéficient d’une « cuarentena » (quarantaine). Si cette période est censée durer quarante jours – « le nombre quarante représente la transition, l’ouverture sur un nouveau chapitre […] dans le cadre postnatal, c’est le temps nécessaire pour retrouver des fonctions physiologiques en bonne santé », explique Le Mois d’or –, le temps de récupération peut s’étendre sur plusieurs mois. On parle alors de « quatrième trimestre ».

    Anticiper et bien s’entourer

    Salomé était enceinte de huit mois lorsqu’elle a lu Le Mois d’or. Elle en a surtout retenu une idée : « S’entourer de ses proches et déléguer un maximum de tâches ménagères. » Voilà l’ingrédient secret pour un post-partum apaisé. Les autrices du livre préconisent même de se préparer, en cuisinant des repas chauds, nutritifs et réconfortants à congeler — soupes, bouillons ou « lait d’or », une boisson à base de curcuma et de gingembre. En un mot : anticiper. Lorsque la jeune Bordelaise a parlé du mois d’or à son entourage, ses proches l’ont d’abord regardée d’un drôle d’air. « Cela faisait sens pour ma mère, mais elle ne comprenait pas l’intérêt de théoriser la chose. Du côté de ma belle-mère, en revanche, c’était l’incompréhension totale. Pour elle, je devais bouger le plus possible pour récupérer », confie-t-elle. Si, d’après Marie Mahé-Poulin, « il n’y a pas de façon parfaite de vivre un mois d’or », celle-ci insiste sur l’importance du « cercle de soutien ». « Nous avons tous un rôle à jouer, que l’on soit voisins, amis ou professionnels. C’est un vrai projet de société : il faut tout un village pour soutenir une famille », avance la psychologue, qui observe « une réelle prise de conscience depuis cinq ans, même s’il reste encore beaucoup à faire ».

    De son côté, Salomé pense à une possible seconde grossesse : « J’aimerais mieux me préparer la prochaine fois, assure la jeune maman. Maintenant je le sais, c’est trop important pour mon bien-être, celui du papa et celui du bébé. »

    Conseil lecture

    Le Mois d’or — Bien vivre le premier mois après l’accouchement, Marie Mahé-Poulin et Céline Chadelat – éd. Presses du Châtelet

  • Bébés prématurés : quelles conséquences au quotidien ?

    Bébés prématurés : quelles conséquences au quotidien ?

    Qu’est-ce que la prématurité ?

    L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit comme prématurée toute naissance survenant avant 37 semaines d’aménorrhée (absence de règles). Aujourd’hui, la limite de viabilité d’un prématuré (limite en dessous de laquelle le bébé ne sera pas réanimé) est fixée à 22/23 semaines d’aménorrhée (SA) et à un poids d’au moins 500 grammes. La prématurité suscite donc souvent de l’inquiétude, d’autant qu’avec un million de décès par an, elle reste la première cause de mortalité infantile chez les enfants de moins de 5 ans. Pourtant, avec un suivi médical adapté et des soins intensifs, ces bébés peuvent se développer parfaitement normalement. Les défis restent cependant multiples selon le degré de prématurité et la santé générale du bébé à la naissance, ainsi que la qualité des soins reçus en néonatologie.

    Selon Amélie, pédiatre dans le XXe arrondissement de Paris, « la prise en charge d’un bébé prématuré est un travail d’équipe. Nous avons fait d’énormes progrès ces dernières années grâce aux technologies de pointe. Cependant, chaque cas reste unique, et la famille doit être soutenue tout au long du processus. Les parents jouent un rôle essentiel, même durant les premières semaines où le bébé est encore en soins intensifs. Un accompagnement psychologique et un suivi médical sont cruciaux pour le développement du bébé à long terme ».

    La prématurité se mesure en quatre stades 

    La petite prématurité concerne les naissances entre la 33e et la 36e semaine d’aménorrhée. La grande prématurité, entre la 28e et la 32e semaine. La très grande prématurité, entre la 26e et la 27e semaine. Enfin, l’extrême prématurité concerne les naissances survenant avant la 26e semaine. La prématurité survient spontanément dans 70% des cas, et résulte souvent d’une rupture des membranes ou d’un travail prématuré naturel. Mais la prématurité peut être aussi induite, quand l’équipe obstétricale décide de provoquer l’accouchement en raison de risques pour la mère et/ou pour l’enfant. Ces naissances ont le plus souvent lieu par césarienne.

    « À la 26e semaine de ma grossesse, j’ai dû être hospitalisée, car ma poche des eaux était rompue. Mes jumeaux sont nés peu après, sans être considérés, à quelques jours près, comme très grands prématurés. Ils ont tout de même été directement placés en soin intensif et en couveuse. Ça a été un choc : retourner seule à la maison a été très difficile, même si j’allais les voir tous les jours. Les médecins nous ont rassurés et ont été incroyablement présents pour nous. Aujourd’hui, ils vont très bien, mais ces premières semaines m’ont durablement marquée », raconte Sophie, maman de Romane et Louis, qui ont aujourd’hui 5 ans et se portent parfaitement bien.

    Quelles sont les grossesses les plus à risque de prématurité ?

    Les principales pathologies qui causent la prématurité peuvent être l’hypertension artérielle sévère, le retard de croissance grave (RCIU) ou l’hémorragie maternelle. Les grossesses multiples, les infections et les maladies chroniques, comme le diabète, sont aussi des facteurs. Enfin, il y aurait aussi une influence génétique. Ainsi, Jeanne, qui ne présente pourtant aucun facteur de risque, a eu trois enfants nés chacun vers 34 semaines : « Dans ma famille, les enfants sont tous nés en avance, ceux de ma mère, de ma grand-mère, mais aussi de mon arrière-grand-mère ! Chez nous, on doit avoir hâte de vivre ! », raconte en riant la quadragénaire. Le plus fréquemment pourtant, la cause de la prématurité n’est pas identifiée et des recherches complémentaires sont nécessaires. « Tout ce qui concerne la périnatalité – la fertilité, la grossesse, l’accouchement ainsi que les premiers mois de vie de l’enfant – reste encore très mystérieux pour la médecine, explique Amélie, la pédiatre. Et encore plus particulièrement les causes exactes du déclenchement des contractions entraînant l’accouchement : à ce jour, nous ne sommes pas encore à 100% certains des raisons précises, et c’est donc difficile de prédire la date de l’accouchement ainsi qu’une éventuelle prématurité. »

    rapport OMS mai 2023, Rapport Euro-Peristat 2015-2019

  • Accouchement à domicile : une pratique encore rare en France

    Accouchement à domicile : une pratique encore rare en France

    Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), entre 1980 et 2016, les naissances dites extra-hospitalières ont représenté en France entre 0,5 % et 1,9 % du total des naissances. Malgré plusieurs études qui ont témoigné du besoin des mamans d’avoir un accouchement plus naturel et moins protocolaire, pour une partie du corps médical, ce choix fait régulièrement l’objet de vives critiques : « Dans la situation française actuelle, il est beaucoup plus dangereux d’accoucher à domicile que dans un milieu médicalisé, juge ainsi Joëlle Belaisch Allard, présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Nous ne pouvons pas cautionner cette pratique où le risque de mortalité maternelle et du bébé est nettement plus élevé. »

    Une controverse qui dure

    Mais quand on regarde à l’étranger ou que l’on s’intéresse à d’autres professions, les avis sont moins unanimes. Ainsi, les sages-femmes ne se prononcent pas en bloc contre l’accouchement à domicile. Et dans d’autres pays comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni, les sociétés médicales sont bien plus ouvertes à cette pratique. Ces divergences témoignent en réalité d’une vision très différente de la sphère périnatale, entre des médecins qui ne comprennent pas que la grande sécurité apportée par les ressources d’un hôpital soit boudée, et d’autres soignants pour qui il est important de permettre aux patientes de choisir un environnement connu et moins anxiogène – à partir du moment où les patientes présentent peu de facteurs de risques – pour donner la vie. L’association L’Apaad (Association professionnelle de l’accouchement accompagné à domicile) créée en 2019 regroupe ainsi « une communauté de sages-femmes qui veulent faire changer le regard porté sur la naissance accompagnée à domicile ».

    Choisir le mode de mise au monde

    Pour celles qui continuent d’envisager un accouchement à domicile, cela reste donc possible, même si certaines conditions doivent être strictement respectées : il est ainsi impératif que la grossesse soit considérée comme à bas risque par un professionnel de santé qualifié, et que la future mère ne présente aucune complication médicale ou obstétricale qui pourrait mettre sa santé ou celle de son bébé en danger pendant l’accouchement. Il faut aussi prévoir que si les frais de l’accouchement sont remboursés comme à l’hôpital, il existe des frais d’astreinte pour la sage femme, qui lorsqu’elle accepte une famille, se rend disponible 24 heures sur 24 pendant 5 semaines. (Les prix varient d’une région à l’autre : en région parisienne , il faut compter environ 1600, 2000 euros. La moyenne dans les autres régions est de 700 euros). Cela implique aussi un suivi régulier de la grossesse par une sage-femme formée à cette pratique, ainsi qu’un plan détaillé pour le déroulement de l’accouchement, avec des mesures spécifiques pour assurer le confort de la mère, la disponibilité de matériel médical nécessaire, et la présence d’au moins une sage-femme lors de l’accouchement.

    Enfin, il est crucial que le transfert vers une maternité soit simple et rapide en cas de besoin, puisque même si tout est bien anticipé, des complications peuvent survenir, nécessitant une intervention médicale d’urgence. « J’avais déjà eu deux enfants, nés à l’hôpital, et même si tout s’était très bien passé, je m’étais sentie dépossédée de mon corps, comme spectatrice de leur mise au monde. J’ai voulu choisir, décider, sentir que j’en étais capable, et aussi vivre cette expérience avec mon mari, qu’il soit partie prenante. La sage-femme que j’ai consultée m’a bien tout expliqué, et s’est avant tout assurée que je ne présentais aucun risque particulier. Le jour J, tout s’est déroulé comme prévu : ma sage-femme, qui m’avait suivie pendant ces 9 mois, me connaissait bien, j’étais chez moi, dans un environnement que j’aimais et qui me rassurait. Et j’ai senti la force incommensurable que chaque femme possède en elle-même si on lui en laisse l’opportunité. Ça a été un moment fondateur de ma vie », raconte, encore émue, Julie. Que ce soit à l’hôpital ou à la maison, pouvoir choisir la manière dont on accouche devrait rester possible pour les parents. À condition bien sûr de s’assurer que toutes les conditions sont mises en œuvre.

    Maison de naissance

    La maison de naissance est une structure placée sous la direction de sages-femmes qui permet une nouvelle forme de prise en charge de la grossesse et de l’accouchement proposant une moindre technicisation, une médicalisation raisonnée de la grossesse et une approche plus physiologique de l’accouchement. L’accompagnement de la maman y est global et est réalisé par une seule et même sage-femme.

    Liste des maisons de naissance en France :

    • CALM – Maison de naissance à Paris (75)
    • Maison de naissance Doumaïa à Castres (81)
    • La Maison à Grenoble (38)
    • Le Temps de naître à Baie-Mahault (97 – Guadeloupe)
    • Joie de naître à Saint Paul (97 – La Réunion)
    • Premières heures au monde à Bourgoin-Jallieu (38)
    • MANALA, Maison de naissance Alsace à Sélestat (67)
    • Un nid pour naître à Nancy (54)

    Prendre soin de soi enceinte et après

    La Macif vous accompagne dans ce nouveau moment de vie.

  • La doula : quel rôle auprès des parents, à quel moment ?

    La doula : quel rôle auprès des parents, à quel moment ?

    Le mot doula, issu du grec ancien, signifie « celle qui sert la mère ». Pour l’association Doulas de France, référence dans le domaine, une doula apporte un accompagnement moral, psychique et pratique, du projet de grossesse à la période postnatale. Endossant le rôle à la fois de mère, de sœur ou d’ami.e, elle est là pour écouter les craintes des femmes enceintes et des conjoint.e.s. Elle soutient, entoure, conseille, et peut ainsi éviter aux futurs parents de perdre pied en leur permettant d’envisager la naissance plus sereinement.

    Un accompagnement péri et postnatal

    Même si le fil rouge de l’accompagnement reste le même – écoute et soutien émotionnel – les besoins avant et après la naissance diffèrent. Avant l’accouchement, les futurs parents ont besoin d’exprimer les émotions et les questionnements que cette période vient soulever. La doula peut aussi bien écouter les doutes et peurs des futurs parents qu’aider à écrire un projet de naissance ou encore répondre aux messages inquiets du couple arrivé à l’hôpital – puisque la majorité des maternités n’autorisent pas leur présence en salle de naissance. En postnatal, le soutien apporté prend également une dimension pratique : tâches ménagères, cuisine, coup de main concret comme changer les draps du lit, porter le bébé en écharpe, aiguiller vers des spécialistes en cas de difficulté pour l’allaitement ou encore proposer des cours de yoga. Tout ce qui permet de créer du lien sereinement avec leur bébé. La doula peut enfin apporter son soutien moral en cas de parcours PMA, de fausse couche, mais aussi de mort subite du nourrisson ou de conflits au sein du couple.

    Un métier non reconnu officiellement

    Précision importante : cet accompagnement est réalisé dans le cadre du service à la personne et uniquement en complément du suivi médical choisi par les parents et n’a donc pas pour vocation à remplacer les personnels soignants. Une doula n’est pas une professionnelle de santé et n’a par conséquent aucun statut juridique. Ses prestations ne donnent pas lieu à des remboursements de la Sécurité sociale, et il faut compter entre 50 et 100 euros par séance. Il n’existe pas encore de cursus obligatoire et encadré par l’Etat, mais trois formations sont déjà reconnues par l’association Doulas de France : en présentiel et d’une durée de neuf mois, elles ont déjà permis à plus de 1 300 doulas d’être formées en dix ans. Si ce métier, arrivé en France après les pays anglo-saxons et nordiques dans les années 2000, connaît un certain engouement, il reste victime de méfiance de la part des organismes officiels des gynécologues obstétriciens et des sages-femmes, qui ne veulent souvent pas travailler en complémentarité avec elles, alors que la doula ne cherche en aucun cas à interférer avec le corps médical.

    En effet, pour Amélie Dupont, doula installée en Seine-Saint-Denis, « aujourd’hui, la période périnatale est bien accompagnée médicalement ; mais en dehors de ça, les parents se retrouvent souvent isolés. Pour moi, c’est essentiel d’apporter ce soutien complémentaire dans leur parcours. Je ne suis pas là pour donner des injonctions ! Je crée juste un espace où les futurs parents peuvent tout déposer. Je les aide à identifier leurs besoins, à suivre leur chemin en les soutenant dans leurs choix et en leur donnant confiance. »

    Quels bénéfices pour les jeunes parents ?

    C’est le cas d’Inès, maman de 38 ans, qui s’est retrouvée en plein désarroi à la naissance de son deuxième enfant. « Je pensais pourtant être bien préparée – ce n’était pas mon premier – et assez entourée, puisque j’ai des amis, ma famille est présente, et mon conjoint aussi. Mais je n’avais pas réalisé la déflagration que constituaient la naissance et l’arrivée d’un deuxième enfant dans nos vies ! » Après avoir fait appel à une doula, Inès a pu accepter d’avoir besoin d’aide et mieux communiquer avec son conjoint, mais aussi avec son aîné, qui avait assez mal réagi à la naissance de sa petite sœur. « À ce moment-là, la doula a vraiment été ma confidente, mon soutien, celle qui m’a sorti la tête de l’eau. Je ne sais pas si j’y serai arrivée sans elle », conclut Inès.

    Jeunes ou futurs parents ?

    La Macif vous accompagne lors d’une naissance.

  • Ex Utero : le podcast pour briser les tabous de la parentalité

    Ex Utero : le podcast pour briser les tabous de la parentalité

    Nouveaux ou futurs parents, l’objectif est généralement le même : vivre la parentalité le plus sereinement possible. Avec Ex Utero, un podcast en trois saisons, les tabous autour de la grossesse, de la naissance et la période post-partum sont brisés. Bonne écoute !

    Ex Utero – Saison 3 – Episode 1 : La sage-femme comme guide

    Lors d’une grossesse, le suivi par une sage femme se poursuit après l’accouchement, et cela jusqu’au 12eme jour de vie du bébé. Ces consultations post-natales permettent d’aborder diverses questions sur l’alimentation de maman et de bébé, la contraception possible, un éventuel baby blues et constituent des moments d’échanges privilégiés…. Depuis 13 ans Myriam Reiss sage femme accompagne les mamans : avant et après l’accouchement. Chaque jour, elle se déplace au domicile des différentes familles qui rentrent à peine de la maternité, pour faciliter ce retour à la maison.

    Ex Utero – Saison 3 – Episode 2 : Visite guidée d’une maison des 1000 jours

    Connaissez-vous le concept des 1000 premiers jours qui courent du début de la grossesse jusqu’aux deux ans révolus de l’enfant ? Ces 1000 premiers jours, c’est au départ un rapport d’une commission d’experts présidée par Boris Cyrulnik, médecin psychanalyste et auteur. De ce rapport est né un projet national piloté par le ministère des solidarités et de la santé et la création de 45 maisons des 1000 premiers jours partout en France. C’est à Arras qu’est né en 2021 la première maison des 1000 premiers jours. Ce lieu chaleureux qui accueille parents et bébé tous les 15 jours pendant la première année de vie pour partager, discuter, s’entraider a une particularité : il fait partie d’un pôle éducatif qui regroupe également une maternelle, une PMI et un espace famille notamment. Une sorte de petit village qui permet entre autres de rompre l’isolement.

    Ex Utero – Saison 3 – Episode 3 : Interrogations de parents – Éclairages d’experts

    L’arrivée de bébé chamboule. Malgré l’immense bonheur d’accueillir ce petit être, on ne se sent pas toujours prêt, on veut être parfait, on dort peu, l’organisation est bancale. On aimerait tellement avoir le mode d’emploi et bénéficier du soutien de professionnels. Dans ce micro-trottoir, ces futurs et jeunes parents font part de leurs interrogations, et 4 experts leur répondent.

    Ex Utero – Saison 3 – Episode 4 : Dépression post-partum – Conversation maman – psy

    Quelques jours après l’accouchement, la majorité des mamans traverse une période de déprime qu’on appelle le  » baby blues « , réaction naturelle causée par tous ces changements. Mais pour 1 femme sur 6 (selon une étude de Santé publique France réalisée en 2023) la dépression peut prendre le relais et s’installer plus durablement. En 2022, à la naissance de sa fille, Anna plonge rapidement dans une dépression post-partum. Aujourd’hui elle veut comprendre ce qui lui est arrivé. Elle en discute avec Brigitte Borsoni, psychologue clinicienne spécialisée dans la relation parent/bébé et adulte/enfant.

    Ex Utero – Saison 3 – Episode 5 : Dépression post-partum, quel rôle pour l’entourage ?

    Aujourd’hui en France, tous les mois, une femme se suicide au cours de la première année de vie de son bébé. La dépression post-partum est une condition sérieuse qui peut affecter la santé mentale et émotionnelle d’une maman après l’accouchement. L’entourage, qu’il s’agisse du partenaire, de la famille, des amis ou même des professionnels de santé, peut jouer un rôle crucial dans le rétablissement de la maman. Jocelyne, Ysée et Geoffroy ont vécu cette période difficile auprès de leur fille, leur amie, leur conjointe. Ils ont accepté de se rencontrer / pour discuter autour de leur rôle d’aidant.

    Avertissement : les propos que vous allez entendre abordent le suicide et peuvent heurter.

    Ex Utero – Saison 3 – Bande-annonce

    La période du post partum, dit-on aux mamans qui viennent d’accoucher, dure à peu près 6 semaines. En réalité, ce sont près de 1000 jours qui sont nécessaires pour s’adapter à cette nouvelle vie qui impose de réorganiser ses journées… et ses nuits, à jongler avec la fatigue, à adapter ses habitudes, ses relations avec les autres… et avec soi-même. Ce qu’on occulte souvent c’est l’éventualité aussi de passer par la case dépression. Pourtant 1 mère sur 6 souffrirait de dépression post partum. Dans cette 3ème saison d’Ex Utero signée Vous! par Macif, écoutez ces moments de découverte de l’inconnu avec celles et ceux qui la vivent au quotidien. Des parents bien sûr, mais aussi leur entourage, des sages-femmes et autres professionnels de santé ainsi que des organismes de la petite enfance, en laissant, au cœur, la parole des mamans.

    Ex Utero – Saison 2 – Épisode 1 : L‘impact du handicap d’un bébé

    Chaque année en France, près de 20 000 enfants naissent avec une maladie congénitale(1). Pour Amanda et Vincent tout avait bien commencé, jusqu’à ce qu’ils apprennent que leur fille est née avec une malformation. Entre incompréhension et inquiétude, le papa veut régler le problème avec une chirurgie, mais sa compagne, familière du milieu médical, temporise et préfère attendre. Comment surmonter cette épreuve sans perdre son optimisme ? Comment se projeter dans un avenir incertain ?

    Lire aussi : Troubles du neurodéveloppement : comment détecter et quand consulter ?

     

    Ex Utero – Saison 2 – Épisode 2 : L’arrivée d’un bébé dans une famille recomposée

    Aujourd’hui en France, un foyer sur dix est recomposé(2). Lorsqu’une famille se reforme, ce sont de nouveaux liens qu’il faut tisser. Entre les beaux-parents et les enfants. Entre les enfants, aussi. Alors, quand un nouveau bébé arrive dans la fratrie, il n’est pas toujours évident pour chacun de retrouver sa place. Christian est le père de Louanne 20 ans et de Lenny 17 ans. Coralie est la mère de Lyam, 8 ans. Ils sont ensemble depuis plus de quatre ans et ont eu ensemble Leyann, 18 mois. À l’arrivée de son petit-frère, ce n’était pas évident pour Lyam, jusque-là le benjamin de la famille. Pas simple non plus pour les deux « grands », qui ne sont pas tout le temps à la maison, et regardent, parfois avec amertume, le privilège de leur petit frère Leyann, qui est le seul à avoir ses deux parents sous le même toit. Alors, comment retrouver un équilibre familial ? Comment être un parent qui parvient à être suffisamment là pour chacun ?

    Ex Utero – Saison 2 – Épisode 3 : Le lien fusionnel parent/enfant

    L’arrivée d’un enfant bouleverse les relations d’un couple et redéfinit les liens entre ceux qui sont ainsi devenus des parents. Charlène est une mère fusionnelle. Elle n’a pourtant pas été enceinte de Callie, c’est sa femme, Maryse, qui lui a donné naissance. Peut-être est-ce parce que Charlène avait peur que le lien soit moins fort dès la naissance qu’elle a compensé, jusqu’à devenir plus que maman poule… Comment trouver le juste équilibre quand on est celui ou celle qui n’a pas porté l’enfant et que l’on veut être aussi essentiel que la mère qui a donné naissance ?

    Ex Utero – Saison 2 – Épisode 4 : La dépression post-partum

    En France, une femme sur cinq subit un épisode de dépression après la naissance de son bébé(3). Ce syndrome post-partum peut être particulièrement isolant pour la mère et perturbant pour le.la partenaire. Florence a été secouée par une dépression post-partum après l’accouchement de sa fille. Elle se sent incapable de faire quoique ce soit, elle se dit bloquée, tétanisée, tout le temps triste. Son mari, Guillaume, s’occupe du nourrisson sans comprendre ce qui arrive à son épouse. Il lui avoue sa difficulté à “gérer deux enfants ». Des mots maladroits qui la bouleversent. Comment demander de l’aide lorsqu’on comprend pas soi-même ce que l’on ressent ? Comment surmonter une dépression post-partum, parfois banalisée ?

    Lire aussi : La dépression prénatale, une réalité encore trop méconnue

    Ex Utero – Saison 2 – Épisode 5 : La difficulté de retrouver ses marques dans le couple

    Après la naissance d’un bébé, les parents sont souvent sur un petit nuage. Mais rapidement, le quotidien change : les nuits sans sommeil, le manque de temps pour soi, les doutes et presque inévitablement, les tensions entre parents. Après 6 jours à la maternité, Cécile n’avait qu’une hâte : rentrer à la maison. Son époux Edjems est lui aussi impatient de retrouver sa femme et leur fille. Mais passer de 2 à 3 n’est pas si évident. Comment, alors, faire en sorte que tout le monde trouve sa place ? Comment s’appuyer sur l’autre et lui faire comprendre ses besoins ?

    Lire aussi : Naissance et tabous : des témoignages ouverts et déculpabilisants

    Ex Utero – Saison 1 – Épisode 1 : “Je ne voulais pas d’enfant”

    En France, 4,5 % des femmes ne souhaitent pas avoir d’enfant.1 Être sans enfant par choix, dit aussi “childfree”, reste cependant encore peu accepté par la société. Alors comment gérer quand, de surcroît, on finit par être enceinte ? Fanny n’avait pas le désir d’enfant. Son mari Simon, comprenait, mais espérait malgré tout. Et puis la grossesse est arrivée, imposant à Fanny une aventure qu’elle n’avait ni prévue ni voulue. Avec toujours à ses côtés, son partenaire, navigant à vue dans une situation parfois périlleuse.

    Ex Utero – Saison 1 – Épisode 2 : “J’ai subi une fausse couche”

    Pas assez d’éducation sur le sujet, beaucoup de culpabilisation, un accompagnement restreint, font de la fausse couche un de ces tabous qui perdurent. Pourtant, une femme sur quatre enceinte y est confrontée. 15 % des fausses couches2 surviennent jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (dans les 3 premiers mois) et 1 % entre la 14ème et la 22ème SA (plus de 4 mois de grossesse). Cela peut alors être un vrai traumatisme physique et psychologique pour la femme, et son/sa partenaire, subissant cette perte. Pour Élodie, la fausse couche a été un moment particulièrement douloureux, qui a notamment éloigné son conjoint Rémy. Le couple a surmonté l’épreuve grâce à une certaine prise de conscience.

    Ex Utero – Saison 1 – Épisode 3 : Grossesse et regards sur le corps

    Pendant une grossesse, le corps de la future mère change inévitablement : prise plus ou moins importante de poids, le ventre qui s’arrondit, les seins qui gonflent, des marques qui apparaissent sur la peau. Cette évolution peut être mal vécue, parfois à cause de son propre regard critique sur soi-même, mais aussi accentué par celui de la société et de ses proches. Cécilia a vécu 2 grossesses consécutives pendant lesquelles son corps a été un centre d’attention bien malgré elle. À ses côtés, Thimothée essayait tant bien que mal de l’aider face aux commentaires parfois déplacés.

    Ex Utero – Saison 1 – Épisode 4 : “Je n’aime pas être enceinte”

    À en croire les réseaux sociaux ou les histoires racontées par les unes et les autres depuis des générations, être enceinte rime avec épanouissement. Certes un peu de fatigue et de prise de poids, mais rien qui ne vienne entacher ce bonheur de porter un enfant. Et pourtant ! Pour de nombreuses femmes, 9 mois de grossesse est une vraie épreuve, physique et/ou morale. Mais comment dire au reste du monde que l’on n’aime pas être enceinte ? Surmontant le jugement des autres, Carole le dit haut et fort : elle n’a pas aimé être enceinte. Pendant ses grossesses, son partenaire Anthony a fait son possible pour contrer le regard pesant de ceux qui refusaient de concevoir cette réalité.

    Ex Utero – Saison 1 – Épisode 5 : Vivre sa grossesse en solo

    Près de 1,5 million de Françaises sont des mères célibataires qui élèvent donc leur(s) enfant(s) seules. Dès mères qui ont parfois été en solo dès la grossesse, pendant laquelle elles ont dû tout gérer et surmonter seule. Solitude et stress, fatigue physique et mentale, gestion des démarches administratives et des achats pour préparer l’arrivée de bébé, autant d’étapes vécues sans partenaire du quotidien. C’est dans ces moments que les proches, amis et famille, peuvent devenir de vrais soutiens. Margot savait qu’en ayant un bébé toute seule, elle traverserait des périodes difficiles, mais par chance, elle a pu compter sur son amie Laurette.

    Ex Utero – Saison 1 – Épisode 6 : “J’ai vécu une dépression prénatale”

    Il est estimé à environ 10 % des femmes enceintes touchées par la dépression. Ce chiffre est cependant difficile à vérifier car nombres de femmes concernées ne le savent pas et n’en parlent pas, mettant leur mal-être et leur tristesse sur le compte des hormones et de la fatigue. Pourtant, la dépression prénatale est aussi réelle que celle post-partum. Une prise en charge adaptée peut aider ces femmes enceintes à traverser leur grossesse plus sereinement. Marie a pleuré à chaudes larmes les 6 premiers mois de sa grossesse, sans comprendre pourquoi. Avec Vincent à ses côtés, elle est parvenue à surmonter cette épreuve, non sans difficulté.

    VOUS ATTENDEZ UN ENFANT ?

    Alors que votre famille s’agrandit, la Macif vous accompagne au quotidien dans cet incroyable moment de vie.

    (1) Institut National de Veille Sanitaire

    (2) INSEE 2020

    (3) Collège National des Sages-femmes

  • Les « bébé-signes », nouveau langage des parents ?

    Les « bébé-signes », nouveau langage des parents ?

    En promenade dans sa poussette, le petit Hugo âgé de 14 mois a les yeux grands ouverts. À cet âge, tout est découverte, tout est émerveillement. Soudain, le jeune garçon pousse un petit cri, lève le bras les yeux rivés vers le ciel et tape son index contre son pouce à plusieurs reprises. « Il nous dit qu’il a vu un oiseau, explique son père. C’est sa passion en ce moment. » Comme de nombreux parents aujourd’hui, Thibaut et Suzanne ont décidé lorsque leur fils a atteint l’âge de 6 mois de se servir de la langue des signes française afin de mieux communiquer avec lui. Si à première vue cela peut sembler bizarre, cette méthode s’est révélée être un outil précieux permettant aux jeunes enfants de se faire comprendre des adultes, avant même de savoir parler.

    Des bébés plus calmes et moins frustrés

    Tout commence aux États-Unis, dans les années 1980. « En France, il faudra attendre le début des années 2000 pour que cette pratique arrive. Vers 2006, plus exactement », rappelle Isabelle Cottenceau, fondatrice de l’organisme Éveil et Signes et autrice de plusieurs livres sur le sujet. Tout serait parti d’une observation : « Joseph Garcia, interprète en langue des signes américaine, a remarqué que les bébés de ses amis sourds n’avaient pas du tout le même comportement et commençaient à communiquer plus tôt que les autres. Ils pleuraient moins, ils étaient également plus autonomes. Vers l’âge de 14-15 mois, ils les sentaient plus calmes, plus paisibles, moins frustrés. Il s’est rendu compte que c’était lié à leur accès facilité à la communication. Ils arrivaient à exprimer leurs besoins plus facilement grâce aux signes. »

    L’interprète décide d’approfondir ses recherches, en fait le sujet de sa thèse, avant de mettre au point la méthode « Sign with your baby » (communiquez en signes avec votre bébé) et de publier un livre, qui devient vite un best-seller. Depuis, la littérature pédiatrique ne manque pas de vanter les mérites de cette pratique, qui permettrait aux bébés de parler plus tôt, d’avoir un vocabulaire plus riche et qui augmenterait même leur quotient intellectuel. Il n’en faut pas plus pour convaincre les parents américains : en 2016, l’entreprise de formation Baby Sign Language indique qu’ils sont un tiers à l’utiliser.

    Expression des besoins

    Si Hugo ne parle pas encore, ses parents confirment les bénéfices des signes : très vite, le bambin est capable d’exprimer des besoins primaires, plutôt que de seulement pleurer. « Il va pouvoir nous dire quand il veut manger, quand il faut changer la couche, quand il a mal quelque part… Je pense qu’il aurait été plus anxieux ou frustré de ne pas pouvoir mieux communiquer avec nous, comme on le fait actuellement », confirme son père.

    Pour Isabelle Cottenceau, ces « bébé-signes » incitent aussi les parents à se concentrer sur leur enfant. « Il y a trop de situations où on parle à un enfant tout en faisant autre chose en même temps, lance-t-elle. Avec les signes, on ne peut pas tricher. On est obligé de se mettre face à l’enfant, de se mettre à sa hauteur, de parler doucement, lentement, sans se précipiter et en utilisant les mots justes. Ce comportement crée forcément un lien de confiance, une complicité. »

    Un signe pour une idée

    Attention, signer avec son bébé ne veut pas dire lui apprendre la langue des signes. C’est pourquoi Isabelle Cottenceau parle de « bébé-signes » ou de « signes associés à la parole ». Elle précise : « Je ne vais utiliser que du vocabulaire simple, autrement dit des signes isolés. Je ne vais pas utiliser la syntaxe ou la grammaire de la langue des signes française (LSF), parce qu’elle est complexe et elle a ses propres spécificités. Là, nous avons affaire à des enfants entendants. » L’autrice recommande donc de signer au moment où la phrase est prononcée. « Par exemple, si je dis “je vais te donner ton doudou”, je vais signer “doudou”. Je donne à l’enfant un repère visuel, une image et si un jour, il a besoin à son tour de son doudou, il sait que ce signe le désigne. Je saurai ainsi de quoi il parle. »

    Mais comment expliquer que les bébés parviennent à signer avant même de savoir parler ? C’est simple : l’appareil phonatoire n’est mature qu’à partir de 13 mois. Avant cela, l’enfant est en incapacité totale de parler. À partir de 13 mois, l’apprentissage du langage s’opère progressivement mais reste long et fastidieux. « Alors qu’il est très vite et très tôt dans une gestuelle, reprend Isabelle Cottenceau. Il va très vite savoir dire au revoir de la main, applaudir, faire un petit chut ou encore envoyer un baiser. »

    Pour ce qui est du nombre de signes, chaque enfant est différent. Certains vont très peu signer, voire pas du tout, là où d’autres vont réaliser vingt signes et en comprendre beaucoup plus. « Il n’y a pas de règles universelles », confirme l’auteure. « Les signes que Hugo exécute rapidement représentent ce dont il est fan : en ce moment, ce sont les oiseaux et les chiens, sourit son père. Dès qu’il y a un intérêt, l’apprentissage et la mémoire sont plus efficaces. » Et ça, ça vaut pour n’importe quel enfant.

    Conseil lecture :

    Tout savoir sur les signes avec bébé d’Isabelle Cottenceau (Hachette, 2021).

  • Grossesse : tout sur l’entretien prénatal précoce

    Grossesse : tout sur l’entretien prénatal précoce

    Au cours d’une grossesse, plusieurs temps d’échanges avec des professionnels de santé (sage-femme, médecins, gynécos, etc.) sont programmés. Parmi eux, l’entretien prénatal précoce.

    Pris en charge à 100 % et sans avance de frais, l’entretien prénatal précoce est défini par l’Assurance maladie comme « un entretien, individuel ou en couple, avec votre sage-femme ou votre médecin ». Systématiquement proposé aux femmes enceintes depuis 2006, il fait désormais partie des rendez-vous obligatoires d’un suivi de grossesse.

    Pendant ce temps de parole, vous faites le point librement sur votre projet de naissance : vos attentes, vos difficultés éventuelles (médicales, sociales, psychologiques) et vos besoins et souhaits en termes d’accompagnement pendant la grossesse et après l’accouchement. Par exemple, si vous souhaitez ou pas bénéficier de la péridurale, ou si vous envisagez d’accoucher à domicile.

    Avec quel professionnel effectuer un entretien prénatal précoce ? 

    En début de grossesse, vous pouvez choisir d’être suivie par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme. L’entretien prénatal précoce se déroulera alors avec le praticien désigné. Ce dernier, en cas de besoin, pourra vous orienter, ainsi que votre partenaire, vers d’autres professionnels : spécialiste, psychologue, assistante sociale, etc.

    Quand faut-il le programmer ?

    Il est conseillé de le programmer dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois, lorsque le risque de fausse-couche diminue. Mais celui-ci peut être réalisé à tout moment. Il se fait individuellement ou en couple, dure entre trente minutes et une heure. Il s’agit d’un temps d’échange et non d’un examen médical. 

    C’est quoi un projet de naissance ?

    Il s’agit d’un document écrit que vous rédigez et adressez à l’équipe médicale qui va suivre votre grossesse. Le projet de naissance détaille vos souhaits en matière d’accompagnement pour l’accouchement, de gestion de la douleur (péridurale ou pas par exemple), lieu d’accouchement, présence du conjoint, etc.

    Quels sujets peut-on y aborder ?

    L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange privilégié pour s’informer sur les séances de préparation à l’accouchement, pour évoquer le projet de naissance et la manière dont le couple se projette dans la parentalité, mais aussi pour faire le plein de conseils. Il vous est recommandé de préparer l’entretien en amont afin de lister tous les points à aborder : n’hésitez pas à noter toutes vos questions, vos craintes (par rapport à la douleur ou aux transformations du corps, par exemple). Il n’y a pas de mauvaise question ! Vous pourrez également y aborder des sujets au-delà de la grossesse : l’ambiance dans le couple, la vie professionnelle, le congé maternité/paternité et le congé parental, les droits (accepter ou refuser un déclenchement, un décollement des membranes, la présence d’internes, etc.). Objectif : que la grossesse se passe le mieux possible. Un compte rendu de cet entretien vous sera remis à l’issue de la séance.

    Un guide d’accompagnement pour votre grossesse

    Vous souhaitez en savoir plus sur les mesures proposées par l’Assurance maladie pour accompagner votre grossesse ? Téléchargez le guide de l’Assurance maladie « Je prépare l’arrivée de mon enfant », qui vous informe sur toutes les démarches et options, des tout premiers mois jusqu’à votre retour à la maison.

    BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

    Optez pour le contrat Macif Mutuelle Santé pour couvrir vos soins et ceux de votre famille** !

    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange obligatoire. 
    • Il se programme dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois.
    • C’est un entretien avec un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme.
  • Grossesse : tout sur l’entretien prénatal précoce

    Grossesse : tout sur l’entretien prénatal précoce

    Au cours d’une grossesse, plusieurs temps d’échanges avec des professionnels de santé (sage-femme, médecins, gynécos, etc.) sont programmés. Parmi eux, l’entretien prénatal précoce.

    Pris en charge à 100 % et sans avance de frais, l’entretien prénatal précoce est défini par l’Assurance maladie comme « un entretien, individuel ou en couple, avec votre sage-femme ou votre médecin ». Systématiquement proposé aux femmes enceintes depuis 2006, il fait désormais partie des rendez-vous obligatoires d’un suivi de grossesse.

    Pendant ce temps de parole, vous faites le point librement sur votre projet de naissance : vos attentes, vos difficultés éventuelles (médicales, sociales, psychologiques) et vos besoins et souhaits en termes d’accompagnement pendant la grossesse et après l’accouchement. Par exemple, si vous souhaitez ou pas bénéficier de la péridurale, ou si vous envisagez d’accoucher à domicile.

    Avec quel professionnel effectuer un entretien prénatal précoce ? 

    En début de grossesse, vous pouvez choisir d’être suivie par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme. L’entretien prénatal précoce se déroulera alors avec le praticien désigné. Ce dernier, en cas de besoin, pourra vous orienter, ainsi que votre partenaire, vers d’autres professionnels : spécialiste, psychologue, assistante sociale, etc.

    Quand faut-il le programmer ?

    Il est conseillé de le programmer dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois, lorsque le risque de fausse-couche diminue. Mais celui-ci peut être réalisé à tout moment. Il se fait individuellement ou en couple, dure entre trente minutes et une heure. Il s’agit d’un temps d’échange et non d’un examen médical. 

    C’est quoi un projet de naissance ?

    Il s’agit d’un document écrit que vous rédigez et adressez à l’équipe médicale qui va suivre votre grossesse. Le projet de naissance détaille vos souhaits en matière d’accompagnement pour l’accouchement, de gestion de la douleur (péridurale ou pas par exemple), lieu d’accouchement, présence du conjoint, etc.

    Quels sujets peut-on y aborder ?

    L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange privilégié pour s’informer sur les séances de préparation à l’accouchement, pour évoquer le projet de naissance et la manière dont le couple se projette dans la parentalité, mais aussi pour faire le plein de conseils. Il vous est recommandé de préparer l’entretien en amont afin de lister tous les points à aborder : n’hésitez pas à noter toutes vos questions, vos craintes (par rapport à la douleur ou aux transformations du corps, par exemple). Il n’y a pas de mauvaise question ! Vous pourrez également y aborder des sujets au-delà de la grossesse : l’ambiance dans le couple, la vie professionnelle, le congé maternité/paternité et le congé parental, les droits (accepter ou refuser un déclenchement, un décollement des membranes, la présence d’internes, etc.). Objectif : que la grossesse se passe le mieux possible. Un compte rendu de cet entretien vous sera remis à l’issue de la séance.

    Un guide d’accompagnement pour votre grossesse

    Vous souhaitez en savoir plus sur les mesures proposées par l’Assurance maladie pour accompagner votre grossesse ? Téléchargez le guide de l’Assurance maladie « Je prépare l’arrivée de mon enfant », qui vous informe sur toutes les démarches et options, des tout premiers mois jusqu’à votre retour à la maison.

    BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

    Optez pour le contrat Macif Mutuelle Santé pour couvrir vos soins et ceux de votre famille** !

    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange obligatoire. 
    • Il se programme dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois.
    • C’est un entretien avec un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme.
  • Naissance et tabous : des témoignages ouverts et déculpabilisants

    Dans Ex utero, signé L’Essentiel par Macif, la parole est donnée à 4 femmes  qui livrent sans filtre leur vécu post partum. 

    Les premiers jours après la naissance, une vie chamboulée, les difficultés liées à l’allaitement, la charge mentale, le sentiment d’isolement… Ex Utero rassemble et lève les tabous autour de l ‘arrivée d’un enfant.

    Par pudeur, par manque de communication, pour protéger l’autre ou à cause de la pression sociale, difficile parfois de partager son ressenti. Ces 4 femmes évoquent librement leur quotidien, leurs doutes, leurs angoisses mais aussi partagent les solutions et aides qu’elles ont su trouver, auprès de leurs proches ou de professionnels.  Des témoignages sincères et émouvants complétés par l’éclairage de Sarah Amri, sage-femme au CHU de Lille.

    Lire aussi : Ex Utero : le podcast pour briser les tabous de la grossesse