Catégorie : Safe sex

  • Ligature des trompes : une méthode de contraception en baisse

    Ligature des trompes : une méthode de contraception en baisse

    L’alternative aux hormones

    Se soustraire de manière définitive à toute préoccupation contraceptive et à la nécessité de prendre des hormones : c’est le principal avantage que les femmes trouvent à la ligature des trompes, si elles ne veulent plus ou n’ont jamais voulu avoir d’enfants, selon la gynécologue-obstétricienne Tania Labes. Cette méthode de contraception consiste en une intervention chirurgicale de stérilisation sous anesthésie générale. « Il y a eu une évolution dans les techniques. Pendant longtemps, on suturait les trompes ou on y apposait des clips pour éviter toute grossesse. Aujourd’hui, la plupart des chirurgiens pratiquent l’ablation des trompes. La contraception est alors 100 % efficace, définitive et irréversible », explique la médecin. Cette opération n’a aucun impact sur les règles, la prise de poids, le sommeil ou la libido. La ligature des trompes est ouverte à toutes les personnes majeures. Une première consultation avec un gynécologue expliquant le déroulement et les conséquences de l’opération est suivie d’un délai de réflexion de quatre mois, puis d’un second rendez-vous de confirmation.

    Contraception dans le couple

    En France, plus de 20 000 femmes ont eu recours à une ligature des trompes en 2023, contre plus de 31 000 en 2010. Comment expliquer la baisse de cette pratique ? « Outre le fait que de plus en plus de couples choisissent des méthodes de contraception naturelles et refusent toute ingérence médicale, on introduit de plus en plus la vasectomie dans les choix de contraception définitive », suggère Tania Labes. Une pratique beaucoup moins traumatique et invasive pour le corps. Alors qu’en 2010 on dénombrait à peine 2 000 vasectomies, plus de 30 000 hommes ont eu recours à cette opération en 2022. Un chiffre multiplié par 15 en 12 ans.

    Depuis dix ans, Célia, 28 ans, sait qu’elle ne veut pas d’enfants. Vers ses 25 ans, sa décision était toujours aussi claire et la jeune femme voulait se libérer de toute contraception, « de toute charge mentale ». « À cette époque, j’avais arrêté la pilule que je ne supportais plus. La ligature des trompes me paraissait être la meilleure alternative. » Après avoir écouté un podcast sur cette méthode, Célia prend rendez-vous avec un chirurgien-gynécologue. Grande déception. « C’était le profil type du vieux médecin traditionaliste et moralisateur. Il a refusé catégoriquement, jugeant que j’étais beaucoup trop jeune pour prendre cette décision et que je le regretterai », lâche-t-elle. Entre-temps, Célia est prise par un intense quotidien professionnel et laisse tomber ses recherches. Elle rencontre son partenaire et se fait poser un stérilet au cuivre en attendant. « Plus le temps passe et plus je suis sûre, comme mon conjoint, de ne pas vouloir d’enfant. La contraception définitive n’est pas un besoin immédiat, mais je sais que je veux le faire », confirme Célia. Cependant, sa réflexion a évolué depuis quelque temps : elle commence à aborder avec son partenaire la question de la vasectomie pour « plus d’équilibre entre eux concernant la contraception ». Dans tous les cas, Célia est sûre d’elle : elle prévoit de reprendre ses recherches.

    Un gain de sérénité

    Il y a cinq ans, à la naissance de son second enfant après une fin de grossesse difficile, Marine, 32 ans à l’époque, plonge dans une dépression post-partum. « La maternité était très compliquée à organiser en tant que travailleuse libérale. J’étais nerveusement épuisée et j’avais peur de retomber enceinte », se souvient-elle. Après l’échec d’une pose de stérilet, Marine se retrouve sans moyen de contraception et refuse toute prise d’hormones. Elle réfléchit pendant de longs mois à la ligature des trompes. « Mon mari était réticent à la vasectomie. Finalement je préférais prendre la responsabilité de la stérilisation, car c’était mon choix et mon corps », confie Marine. Sa décision prise, elle en parle à sa gynécologue, qui la « refroidit ». « Elle m’a jugé trop jeune et m’a mis en garde sur le fait de m’interdire le choix d’avoir un enfant dans le cas où mon mari me quitterait et où je reconstruirais ma vie avec quelqu’un d’autre. Je ne me suis pas du tout sentie écoutée, ça m’a choquée », souffle-t-elle.

    Mais pas de quoi décourager cette maman qui tombe sur un groupe Facebook de témoignages de femmes concernées par l’opération, où elle trouve le contact d’une gynécologue obstétricienne. Le rendez-vous se passe à merveille, et Marine se fait opérer quatre mois plus tard, à 34 ans. « L’opération s’est très bien passée et l’équipe médicale a été d’une douceur exceptionnelle. » Seul léger trouble secondaire : des nausées quelques jours après l’opération. « Cette opération a été un soulagement et le meilleur choix que j’ai fait. J’en suis très heureuse. J’ai tant gagné en sérénité depuis. »

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  • VIH/Sida : vrai – faux sur les idées reçues

    VIH/Sida : vrai – faux sur les idées reçues

    Radia Djebbar : Faux ! C’est peut-être la fausse croyance la plus répandue, qu’il est important de déconstruire. Être atteint du VIH ne signifie pas avoir le sida. Le VIH est un virus pouvant entraîner le Sida. Si le VIH n’est pas traité, il peut affaiblir le système immunitaire jusqu’à atteindre le stade Sida, mais aujourd’hui, grâce aux traitements Sida, de nombreuses personnes vivent avec le VIH sans jamais développer le Sida.

    « On peut attraper le VIH par simple contact physique »

    R.D. : Faux. Après 40 ans de VIH, on se bat toujours contre ces idées, qui sont en réalité des peurs irrationnelles. Les toilettes publiques ou le sang séché sont encore, à tort, une hantise pour les gens. Le partage de couverts, les poignées de porte, les câlins, les baisers, dormir dans le même lit, boire dans la même canette… Tout cela comporte un risque nul de transmettre le VIH. Les vrais risques de contamination sont les suivants : des rapports sexuels non protégés, le partage de seringues ou d’aiguilles en cas de consommation de drogue par voie intraveineuse, et la transmission verticale de la mère à l’enfant.

    « Les femmes séropositives ne peuvent pas avoir d’enfants sans les infecter »

    R.D. : C’est compliqué. Le désir d’enfant est tout à fait réalisable pour une personne vivant avec le VIH. Cependant, il est essentiel de planifier la grossesse afin de bénéficier d’un suivi médical adapté et de minimiser le risque de transmission du virus à l’enfant. En France métropolitaine, les traitements antirétroviraux ont permis de réduire le taux de transmission mère-enfant du VIH-1 à 0,54 % entre 2005 et 2011, contre 15 à 20 % sans traitement.

    « Aucun risque d’attraper le sida en pratiquant du sexe oral »

    R.D. : Faux. Pratiquer une fellation avec une personne non traitée, tout comme les relations sexuelles entre femmes, présente un risque faible, mais réel, surtout en cas de présence d’infections sexuellement transmissibles ou de lésions sur les muqueuses.

    « On ne peut pas contracter le VIH en ayant un seul partenaire sexuel »

    R.D. : Avoir un seul partenaire tout au long de sa vie n’assure pas une protection contre le VIH. Si l’un des partenaires est infecté, il peut transmettre le virus lors de rapports non protégés. La fidélité mutuelle n’est une méthode de prévention efficace que si les deux partenaires sont séronégatifs et le demeurent. Pour que cette démarche soit réellement protectrice, les deux partenaires doivent en premier lieu se faire tester.

    « Le Sida, on n’en meurt plus »

    R.D. : C’est compliqué. Il est important de distinguer deux phases dans l’évolution de la maladie : l’infection par le VIH et le Sida, qui représente le stade avancé de l’infection. Dans les années 1980, lorsque les dispositifs d’accompagnement ont été mis en place, ils visaient principalement à accompagner les malades en fin de vie. Aujourd’hui, grâce aux traitements, une personne séropositive avec une bonne immunité peut avoir une espérance de vie comparable à celle d’une personne non infectée. Selon les prévisions de l’OMS, si toutes les personnes vivant avec le VIH étaient dépistées et traitées, il serait possible d’éliminer les nouvelles contaminations d’ici 2030.

    « Le préservatif est efficace à 100 % pour se protéger du VIH »

    R.D. : Au-delà du préservatif, essentiel, il existe d’autres méthodes de prévention du VIH en complément ou en alternative au préservatif. Parmi elles, la PrEP (prophylaxie préexposition), un traitement préventif destiné aux personnes ne souhaitant pas utiliser de préservatif. Il y a également le TPE (traitement post-exposition), administré aux personnes ayant pris un risque, comme lors d’un rapport non protégé. Ce traitement doit être initié dans les 48 heures suivant l’exposition. À noter : ces traitements sont entièrement pris en charge, y compris pour les personnes sans complémentaire santé.

    « C’est compliqué de se faire dépister »

    R.D. : C’est faux. Il existe au moins un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd) dans chaque département, dont la liste est accessible sur le site vih.org. Il est également possible de réaliser un dépistage dans un laboratoire d’analyse médicale, sans avoir besoin de rendez-vous, d’ordonnance ou d’avancer des frais. Une autre option consiste à utiliser un autotest, disponible en pharmacie pour un prix compris entre 25 et 30 €. Les délais pour détecter une éventuelle infection varient en fonction des tests, allant de six semaines à trois mois après l’exposition au risque.

    « On peut être guéri du VIH »

    R.D. : Faux. À ce jour, il n’existe pas de remède ni de vaccin pour guérir le VIH. Cependant, les traitements antirétroviraux permettent de contrôler le virus et de vivre sans symptômes, avec une espérance de vie quasi similaire à une personne non porteuse du VIH. Comme le VIH peut rester asymptomatique pendant plusieurs années, se faire dépister est indispensable. Par ailleurs, des avancées significatives dans la recherche vaccinale sont en cours, et des essais cliniques prometteurs ont été réalisés.

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  • Préservatif : vrai/faux sur l’utilisation

    Préservatif : vrai/faux sur l’utilisation

    Le préservatif est trop cher : FAUX

    « Ils sont totalement gratuits et sans prescription en pharmacie pour les moins de 26 ans », répond la sexologue Catherine Solano. Pour les personnes au-delà de 26 ans, ils sont remboursés à hauteur de 60 % sur présentation de la prescription d’un médecin. Mais il existe divers endroits où l’on peut s’en procurer sans rien débourser, comme au planning familial ou dans les centres de dépistage des IST.

    Il peut altérer le plaisir : VRAI, mais…

    « Les hommes peuvent avoir moins de sensation lorsqu’ils portent un préservatif. Mais ça peut être un avantage pour ceux qui sont sujets par exemple à des éjaculations précoces. Sans compter qu’avoir un rapport sans le stress de pouvoir attraper une IST est quand même bien plus agréable », souligne la sexologue et autrice de plusieurs ouvrages sur la sexualité et la santé.

    Avec le préservatif, pas besoin de lubrifiant : FAUX

    Il est fortement recommandé d’ajouter du lubrifiant lors d’un rapport avec un préservatif. « Les frottements sont augmentés, ça peut brûler et faire mal », explique Catherine Solano. Mais attention, il ne faut pas utiliser n’importe quoi. « Seulement des lubrifiants à base d’eau. Sinon ça fragilise le préservatif et il peut se déchirer. Donc, pas d’huile d’olive ou d’huile de coco ! », prévient la médecin.

    Il est seulement réservé aux hommes : FAUX

    Il existe également des préservatifs internes, parfois appelés préservatifs féminins, qui peuvent être autant utilisés lors d’un rapport vaginal qu’anal et qui protègent tout autant que le préservatif « classique ». « On sait d’après des études qu’au moins un tiers des couples qui les testent finissent par les adopter. C’est comme les préservatifs masculins, certains vont dire qu’ils sont compliqués à utiliser, mais il suffit d’un peu d’entraînement », estime la sexologue Catherine Solano.

    Il ne protège pas contre toutes les IST : VRAI

    Le préservatif protège contre les IST qui se transmettent par le sperme, les sécrétions vaginales ou le sang comme le VIH, l’hépatite B, la syphilis, la gonorrhée ou encore la chlamydiose. « Mais il n’est pas toujours efficace contre les papillomavirus ou les herpès, parce que ce sont des maladies qui se transmettent facilement avec un contact peau à peau », ajoute Catherine Solano.

    On n’en a pas besoin au premier rapport sexuel : FAUX

    « Évidemment qu’il faut en porter un. Si c’est votre première fois, votre partenaire, lui, peut très bien avoir eu une IST. Ou alors, il faut avoir fait un test tous les deux et être sûr que son partenaire n’a pas eu de rapport depuis trois mois. Mais il faut être sûr de la fidélité de l’autre et ce n’est pas toujours évident. »

    Il est impossible d’en porter lorsqu’on est allergique aux latex : FAUX

    Les personnes concernées par une allergie au latex peuvent se tourner vers des préservatifs fabriqués à partir de néoprène ou de polyuréthane. Il en existe aussi confectionnés dans un latex déprotéiné qui réduit fortement le risque de réaction allergique.

    Le préservatif a une date limite d’utilisation : VRAI

    « Non seulement il a une date limite, mais en plus il faut faire attention aux conditions dans lesquelles on le garde. On ne le stocke pas dans son frigo ou au soleil sur la plage arrière de sa voiture. Ni dans son portefeuille pendant des mois. Sinon, la matière, que ce soit du latex ou autre chose, va s’abîmer. »

    Le préservatif se porte dans n’importe quel sens : FAUX

    Avant de l’enfiler, il est important de s’assurer que le préservatif est dans le bon sens. Pour le préservatif externe, dit masculin, l’anneau présent à son extrémité doit être à l’extérieur de manière à ce que le préservatif puisse être déroulé facilement. Si ce n’est pas le cas, il est sans doute dans le mauvais sens. Attention aussi à pincer le petit réservoir au bout du préservatif pour éviter la formation d’une bulle d’air qui risquerait de le faire éclater pendant le rapport. Pour le préservatif interne, dit féminin, il faut prendre l’anneau interne (le plus petit) et le pincer entre 2 doigts (pouce et index) puis l’insérer et ensuite le relâcher une fois bien positionné. Il ne doit pas être tordu.

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  • Herpès : Vrai / Faux sur les idées reçues

    Herpès : Vrai / Faux sur les idées reçues

    Qu’est-ce que l’herpès, exactement ?

    Magalie Garcia : L’herpès labial, communément appelé bouton de fièvre, est une maladie virale cutanée récidivante, qui se manifeste sur les lèvres, à la jonction entre la peau et la muqueuse, ou bien sur les parties génitales. Cette maladie est causée par le virus herpès simplex de type 1 (HSV-1), qui s’installe dans l’organisme après une première infection.

    « L’herpès, ça peut arriver à tout le monde »

    M.G. : Vrai. L’herpès est l’une des infections virales les plus courantes dans le monde ! Selon de nouvelles estimations faites en 2020, près de 500 millions de personnes sont atteintes d’herpès génital, et plusieurs milliards ont une infection orale due au virus de l’herpès. Ce qu’il est important de rappeler pour éviter les préjugés : le virus peut toucher n’importe qui, indépendamment de son âge, de son genre ou de son mode de vie.

    « Si on attrape de l’herpès, on en aura toute sa vie »

    M.G. : Vrai. Une fois infecté par le virus de l’herpès, il reste en effet dans l’organisme, tout simplement parce que le système immunitaire et les traitements actuels ne parviennent pas à l’éliminer complètement après la première infection. Mais pas de panique : les réactivations ne sont pas systématiques et varient d’une personne à l’autre. Certaines personnes peuvent connaître des rechutes fréquentes, tandis que d’autres n’en auront qu’une ou deux tout au long de leur vie.

    « L’herpès se soigne avec des antibiotiques »

    M.G. : Faux. Les antibiotiques, là encore, ne sont pas automatiques ! Ils sont particulièrement inefficaces contre l’herpès, car ils ne ciblent que les infections bactériennes, alors que l’herpès est une infection virale. Pour traiter l’herpès, on utilise plutôt des médicaments antiviraux, tels que l’aciclovir, le valaciclovir ou le famciclovir, qui permettent de réduire la durée et la sévérité des poussées.

    « Le soleil, le froid ou les remèdes de grand-mère, comme le vinaigre, une gousse d’ail ou un glaçon, peuvent empêcher le bouton de sortir »

    M.G. : Faux. Au contraire, le soleil est un facteur qui favorise la poussée et la propagation de l’herpès labial. Et jusqu’à preuve du contraire, aucun remède de grand-mère n’a montré de réelle efficacité pour stopper l’évolution de l’herpès lors d’une crise. Cependant, il est possible que ces derniers puissent apaiser ou atténuer les symptômes.

    « On peut attraper l’herpès en utilisant les toilettes publiques »

    M.G. : Faux. L’herpès ne se transmet pas via des objets inanimés, comme les lunettes de toilettes, les poignées de porte, ou encore les couverts. Le virus a besoin d’un contact direct avec la peau ou les muqueuses pour se propager.

    « Si on est infecté, les symptômes sont toujours sévères »

    M.G. : Faux ! Beaucoup de gens ne présentent aucun symptôme ou observent des manifestations très légères qui passent inaperçues, comme des picotements ou des irritations. En revanche, les personnes dont le système immunitaire est affaibli (à cause du VIH/Sida, de la chimiothérapie, ou d’un autre traitement immunosuppresseurs) peuvent avoir des poussées d’herpès plus fréquentes et plus difficiles à traiter.

    « On ne peut pas avoir de relations sexuelles normales en cas d’herpès »

    M.G. : Faux. Car si l’herpès génital complique effectivement les rapports, il n’empêche pas d’avoir une vie sexuelle. Des traitements antiviraux peuvent réduire la fréquence des poussées et le risque de transmission. Il est également conseillé d’utiliser des préservatifs et d’éviter les rapports pendant les poussées.

    « Avec le préservatif, pas de risque d’herpès »

    M.G. : Faux. Les préservatifs réduisent significativement le risque de transmission, mais ne l’éliminent pas complètement, car le virus peut se trouver sur les zones de la peau non couvertes par le préservatif.

    « Il est possible de sentir l’herpès arriver avant que les premiers signes soient visibles à l’œil nu »

    M.G. : Vrai. Des signes précurseurs apparaissent six heures à deux jours avant l’arrivée d’un bouton de fièvre. Certaines personnes affectées par l’herpès ressentent des symptômes avant l’apparition visible des lésions, comme des sensations de picotement, de brûlure, de démangeaison ou de douleur dans la zone où une éruption herpétique est sur le point d’apparaître. Il est utile de commencer un traitement antiviral pour réduire la gravité de l’épisode ou le prévenir.

    « Le stress peut provoquer une récidive d’herpès »

    M.G. : Vrai. Le stress, parce qu’il affaiblit le système immunitaire ou augmente la production de certaines hormones (comme le cortisol), peut favoriser la réactivation d’herpès et provoquer une nouvelle poussée. D’autres facteurs peuvent également déclencher des récidives, tels que la fatigue, les changements hormonaux (comme les menstruations), les maladies, les blessures ou une exposition au soleil (dans le cas de l’herpès labial). Mais le stress reste l’un des déclencheurs les plus courants des réactivations du virus.

     

    * Erratum

    Une coquille s’est glissée lors de la publication initiale de cet article le 18 novembre 2024. Les propos tenus ont été attribués au Dr Magali Garcia, médecin infectiologue au CHU de Poitiers. Or, c’est une homonyme, le Dr Magalie Garcia, docteur en médecine basée à Montpellier, qui a répondu à cette interview. La rédaction tient à leur présenter ses sincères excuses. L’article a été modifié dans ce sens avant republication.

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    (1) Harris 2015

  • Comment les femmes de moins de 25 ans voient-elles la contraception ?

    Comment les femmes de moins de 25 ans voient-elles la contraception ?

    Le 19 décembre 1967, l’Assemblée nationale adoptait une loi autorisant la vente et l’usage des méthodes de contraception en France. Une décision historique faisant suite à la forte mobilisation du Mouvement français pour le planning familial. Plus de cinquante ans plus tard, le premier mode de contraception des femmes est la pilule, désormais gratuite pour les femmes jusqu’à 25 ans depuis 2021. À l’échelle mondiale, l’évolution de la contraception suit la même tendance de fond. Entre 2000 et 2020, le nombre de femmes utilisant une méthode de contraception moderne est passé de 663 millions à 851 millions. Et pourtant, plus récemment, de jeunes femmes remettent en question le choix de la pilule contraceptive. La vente des contraceptifs oraux (progestatifs seuls ou combinés à un estrogène) est d’ailleurs en baisse régulière depuis 10 ans (environ -12 %)(1).

    La pilule contraceptive en baisse

    Si encore 44 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans prennent la pilule, le chiffre s’élevait à 60 % en 2016, selon le baromètre Contraception de Santé publique France. Désormais, la moitié des 15-19 ans et 19 % des 20-24 ans n’utilisent pas de moyen de contraception.

    Comment expliquer ce changement ? Sans doute, le scandale de 2012-2013 autour des pilules de troisième et quatrième générations, qui a révélé qu’elles étaient associées à un risque de thrombose, et leur lien, non encore évalué, avec le risque de cancer du sein, donnent une partie de la réponse. Mais, d’autres motivations expliquent ce choix : éviter la prise d’hormones et la charge mentale, se reconnecter à sa libido, être plus à l’écoute de ses propres cycles ou encore s’affranchir d’éventuels effets secondaires.

    Une contraception qui influe sur le corps

    Dans la plupart des cas, la pilule est souvent la première contraception qui s’impose aux femmes, recommandée par leurs mères ou leurs gynécologues. Parmi celles qui ont fait le choix d’arrêter la pilule, toutes affirment que cette décision importante aurait mérité plus mûre réflexion. « J’ai commencé la pilule à 16 ans, conseillée par une gynécologue pour mes règles douloureuses. Sans trop savoir pourquoi, j’ai continué même si je trouvais que ça jouait beaucoup sur ma sensibilité émotionnelle et la qualité de ma peau. J’ai décidé de tout arrêter en juin, et je me sens beaucoup mieux », témoigne Aby, toulousaine de 19 ans en première année de médecine.

    Contraception sans hormones privilégiée

    Même écho pour Camille Gantzer, journaliste de 25 ans, qui a la sensation d’avoir perdu du temps avant de passer à une contraception sans hormones. « J’ai été sous pilule de mes 17 à 21 ans. Plongeon dans la dépression, prise de poids, pas d’énergie et zéro libido. En me tournant vers le stérilet en cuivre, j’ai eu de la chance parce que mon corps s’est bien acclimaté malgré mes règles douloureuses », témoigne-t-elle. Les quelques désillusions des contraceptions plus naturelles font aussi partie de l’expérience. « J’ai beaucoup plus d’acné qu’avant. Mais j’aime penser que mon corps reprend un peu ses droits et que niveau hormones c’est plus naturel », relativise-t-elle.

    Partager la charge contraceptive

    Pour d’autres jeunes femmes, la pilule n’a jamais été une option. À l’instar de Nina, 25 ans, qui vit à Lausanne. « J’ai toujours fait attention à ma santé et j’ai été sensibilisée à ces questions tôt par ma mère, notamment au sujet des nombreux effets secondaires de la pilule, qu’on minimise tant ! », explique la jeune femme. À ses yeux, le choix d’une contraception est également intimement lié à la vision que l’on a du couple. « Quand on fait l’amour, on est deux. On doit aussi être deux à assumer la responsabilité et la charge contraceptive ! », assure celle qui n’a jamais eu de mal à convaincre ses partenaires amoureux. Le mouvement #MeToo, et dans son sillage, la réflexion autour des violences et inégalités dans le couple, dont fait partie la question de la charge contraceptive, expliqueraient également ce recul de la pilule contraceptive dont seule la femme a la charge.

    Il faut dire que, désormais, les alternatives sont nombreuses, et elles se démocratisent. Parmi elles, le traditionnel préservatif, utilisé par 21 % des couples, qui revient dans la course. Le stérilet en cuivre est également une contraception de plus en plus demandée par les jeunes femmes. Par ailleurs, 39 % des hommes en 2023 se disent prêts à entrer dans la danse contraceptive. Peu importe le choix, les professionnels de santé insistent sur la nécessité de continuer à faire du cas par cas. Il n’existe pas une méthode de contraception idéale pour toutes les femmes et les hommes, l’enjeu est simplement de trouver celle qui convient le mieux à chacune et chacun.

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  • Vrai / Faux sur les Papillomavirus

    Vrai / Faux sur les Papillomavirus

    Il existe près de 200 types de papillomavirus/HPV

    VRAI. Le terme « papillomavirus », ou HPV, désigne un type de virus qui peut infecter la sphère génitale par contacts entre peau et/ou muqueuses, mais qui regroupe plusieurs souches. « La plupart des médecins parlent en effet de 200, certains vont même jusqu’à en compter 400 », note le Dr Didier Constant, gynécologue bénévole au sein d’IMAGYN, association de prévention et de lutte contre les cancers gynécologiques. Environ une quinzaine touche les parties génitales.

    Tous les HPV entraînent le cancer du col de l’utérus

    FAUX. 80 % des individus seront exposés au papillomavirus au moins une fois dans leur vie. Mais il sera éliminé « dans environ 90 % des cas dans un délai moyen de 24 mois », objecte le Dr Joseph Monsonego, spécialiste des papillomavirus. « Sept concentrent plus de 90 % des lésions précancéreuses et cancers du col. Ce qui nous intéresse, c’est si le virus persiste et peut provoquer des lésions », complète celui qui est aussi président de la commission col-HPV du Collège National des Gynécologues Obstétriciens français (CNGOF). En revanche, près de 100 % des cancers du col ont pour origine un HPV.

    Les HPV sont uniquement dangereux pour les femmes

    FAUX. « Chez les hommes comme les femmes, ils peuvent aussi entraîner des cancers ORL de la gorge, de la langue, ou encore de la verge et de l’anus », souligne Fanny Toussaint, sage-femme hospitalière à la maternité des Bluets, à Paris. « En revanche, le cancer du col est le seul induit par un HPV que l’on puisse dépister en amont », précise le Dr Didier Constant.

    Le préservatif ne suffit pas à empêcher l’infection

    VRAI. Le préservatif n’empêche pas le contact entre le périnée et la région autour de la verge. « Le vaccin, qui protège à 80 %, est le moyen le plus sûr », confirme le gynécologue d’IMAGYN. Cependant, la vaccination ne doit pas empêcher le port du préservatif qui protège contre les autres IST et, « bien recouvrant, contribue quand même à une protection au moins à 80 % », rappelle le Dr Joseph Monsonego.

    La vaccination contre les papillomavirus ne concerne que les femmes

    FAUX. Depuis le 1er janvier 2021, la vaccination s’applique également aux hommes. Elle protège contre les 9 souches les plus préoccupantes. « L’idéal est de se faire vacciner avant le premier rapport sexuel, car l’immunité est plus forte, si possible entre 11 et 14 ans, avec deux doses », détaille Fanny Toussaint. Un rattrapage peut également être effectué de 15 à 19 ans avec trois doses, et jusqu’à 26 ans pour les hommes homosexuels.

    Une personne infectée ne présente pas de symptômes

    VRAI, dans la plupart des cas. « Les lésions précancéreuses sont le plus souvent asymptomatiques, explique le Dr Joseph Monsonego, avant de nuancer. Les lésions que l’on peut voir apparaître sont des condylomes acuminés – des verrues génitales –, sur la vulve, l’anus ou le pénis. » Mais quand elles ne partent pas d’elles-mêmes, elles peuvent être traitées. De plus, elles se manifestent dans le cas des virus les plus inoffensifs.

    Le papillomavirus peut provoquer des lésions, voire un cancer, plusieurs années après l’infection

    VRAI. « L’infection va entraîner des lésions au bout de quelques années, puis il faudra 15 ou 20 ans avant d’avoir un cancer du col. C’est complètement silencieux », avertit le Dr Didier Constant. Le but du suivi gynécologique, qui peut également être effectué par une sage-femme ou un médecin traitant, est de détecter et traiter tôt d’éventuelles lésions. Car « dans 5 % des cas, lorsque le virus persiste, un cancer du col peut se développer », souligne Fanny Toussaint.

    La vaccination n’est pas efficace, surtout si on a déjà eu des rapports sexuels

    FAUX. La vaccination a une efficacité optimale pour agir sur les pré-cancers de tous types lorsqu’on n’a pas été exposé aux virus, ce qui est le cas avant le début des rapports sexuels. Cependant, comme le rappelle le Dr Monsonego, la vaccination n’en devient pas pour autant inutile après : « Même si le vaccin n’agit pas sur un type déjà contracté, il va quand même agir sur les autres. »

    Les dépistages sont inutiles avant l’âge de 25 ans

    VRAI. « Avant 25 ans, on est quasiment sûr de trouver des HPV, mais ce sont des contaminations souvent passagères », justifie le Dr Constant. Il est cependant important d’être suivi, car les femmes qui développent un cancer du col sont la majorité du temps celles qui ne l’ont pas été. « Il apparaît très lentement », rassure le gynécologue, qui en profite pour souligner qu’il ne sert « donc à rien de chercher le coupable, car l’infection remonte à plusieurs années ». Ainsi, le premier frottis est recommandé à partir de 25 ans, puis à 26 et 29 ans, et des tests HPV tous les cinq ans à partir de 30 ans. Le premier cherche simplement à détecter une anomalie au niveau des cellules du col, quand le deuxième permet d’identifier le type d’HPV. Une colposcopie peut être effectuée pour observer le col, puis une biopsie – qui consiste à prélever un échantillon de tissu – si une lésion est mise en évidente.

    Malheureusement, en France, « près de 40 % des femmes ne se font pas dépister », rappelle le Dr Monsonego. Aujourd’hui, en France métropolitaine, la couverture vaccinale est estimée à 43,6 %, selon Santé publique France, bien loin de l’objectif des 80 % chez les adolescents à l’horizon 2030. Alors qu’une vaccination généralisée pourrait permettre d’éviter 6 000 cancers du col de l’utérus chaque année.

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  • Ados : les dangers de s’éveiller à la sexualité via le porno

    Ados : les dangers de s’éveiller à la sexualité via le porno

    La curiosité pour la sexualité est assez naturelle chez les ados. Pourquoi le porno les met-il en danger ?

    Je voudrais préciser d’emblée que je n’ai rien contre la pornographie quand ce sont des images faites par des adultes pour des adultes. Car un adulte a l’appareil critique pour se mettre à distance, pour voir les trucages et ce qui est fait pour vendre. Il ne confond pas la pornographie avec une forme de réalité. Ce qui n’est pas le cas au moment où on forme sa fantasmagorie psychosexuelle. Il faut laisser nos enfants construire leurs fantasmes sexuels et ne pas leur offrir un prêt-à-penser qui soit toujours la même chose, c’est-à-dire la mise en exergue de la sexualité et de la puissance masculine associées à l’humiliation et à la dégradation de l’image des femmes. La curiosité sexuelle existe depuis la plus tendre enfance, pas sous la forme de pornographie, bien sûr. Mais, aujourd’hui, nos enfants tombent par hasard sur des images pornographiques sans aller les chercher. Et ils peuvent, à la fois, être terriblement choqués et excités en même temps. Or, la rencontre de ces deux sentiments peut provoquer une addiction qui se traduit par une consommation de pornographie gratuite pendant des heures, chaque jour, parfois dès 10 ans. Ces enfants ne savent plus ce qui est la réalité et ce qui ne l’est pas. Et comme il y a du son et de l’image, que ce sont des adultes, ils pensent que c’est ce qu’il faut faire. Mais ça les angoisse terriblement, garçons et filles, parce qu’ils savent qu’ils ne pourront jamais produire de telles performances ou avoir ces mêmes corps. Tout cela perturbe le développement psychosexuel de nos enfants.

    Comme vous le dites, bien souvent, les contenus pornographiques sont en accès gratuit…

    On estime que 25 % à 30 % des informations qui circulent sur Internet dans le monde relèvent de la pornographie. Ça représente pratiquement un million de sites, soit un marché de plusieurs milliards. Et les milliardaires du net ne sont pas prêts du tout à renoncer à des profits aussi importants. La pornographie et Internet sont intimement liés parce qu’il y a énormément de profits. Et, d’ailleurs, la stratégie économique est de mettre des annonces gratuites qui soient les plus transgressives possibles pour que des gens cliquent. Et s’il y a même 0,01 % de clics pour acheter les contenus, ça représente des profits considérables. Pour moi, les fournisseurs de ces contenus doivent s’astreindre à respecter la loi sur les mineurs(1). Ils déversent de l’image sur nos enfants et nos adolescents, ce qui est en contradiction avec la loi sur la protection des mineurs. Les sites qui se contentent de demander à l’internaute de ne cliquer que s’il est majeur se moquent du monde et de la loi française.

    90 % des contenus pornographiques contiennent de la violence physique ou verbale.(2)

    Que devons-nous faire pour protéger les ados ? Le mode « contrôle parental » est-il efficace ?

    Les ados voient de la pornographie dans la cour de récréation, sur les smartphones des copains. On ne peut pas l’éviter. En plus, ceux qui ne veulent pas regarder sont moqués et exclus du groupe. Beaucoup de familles n’installent pas le contrôle parental. Et, de toute façon, il ne suffit pas. C’est à l’État de protéger nos enfants en faisant appliquer les lois de la France. Laisser nos enfants devant ces images sans commentaire des adultes et sans éducation, c’est de la barbarie. La pornographie n’apprend pas le consentement, elle apprend le contraire. Elle dit qu’une fille qui dit « non », en fait, ça veut dire « oui ».

    (1) https://www.conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/contenus-illicites-sur-internet-et-hebergeurs

    (2) Rapport pornocriminalité 2023

  • Contraception masculine, quelles sont les possibilités ?

    Contraception masculine, quelles sont les possibilités ?

    Visiblement, ce n’est pas une question de volonté. De nombreuses études montrent qu’au sein du couple, les hommes sont intéressés par un partage de la responsabilité de la contraception. Seul problème : la science avance lentement. Pour preuve, la recherche d’une pilule contraceptive pour les hommes remonte aussi loin que l’autorisation en 1960, de son équivalent pour les femmes. S’il existe des alternatives, peu d’hommes sont au fait.

    Et pour cause : en 2023, en France, les seules méthodes de contraception masculine reconnues par la Haute Autorité de Santé (HAS) sont le préservatif, la vasectomie et le retrait. Si la vasectomie est la solution la plus efficace, c’est aussi la plus radicale. Elle consiste à couper les canaux déférents qui portent les spermatozoïdes depuis les testicules jusqu’à la prostate. Une fois ces canaux bloqués, le sperme est alors dénué de spermatozoïdes et donc sans capacité de féconder. Le retrait, quant à lui, a plutôt mauvaise presse lorsqu’il s’agit de parler d’efficacité et relèverait plus du hasard, avec 22 % d’échecs. « L’éventualité d’une grossesse non prévue doit être acceptable, résume subtilement la HAS. Sinon préférer une autre méthode. » Le message est clair.

    Et les méthodes thermiques ?

    D’autres méthodes moins connues font néanmoins parler d’elles : les contraceptions thermiques. On compte trois dispositifs : le slip chauffant, l’anneau en silicone et le boxer chauffant. Tous ont pour objectif de rentrer les testicules dans les canaux inguinaux, laissant le scrotum vide. S’ils ne sont pas homologués, ils reçoivent de nombreux adeptes un peu partout en France, qui décident de prendre les choses en main, en fabriquant eux-mêmes leur dispositif thermique. « Pour le slip, il doit se porter au minimum quinze heures par jour », détaille Maxime, 29 ans. Même effet pour l’anneau lorsqu’il est porté plus de quinze heures par jour. Pour ce qui est du boxer chauffant, aucun processus scientifique n’a permis de le valider. Prudence, donc.

    Un acte militant

    À Rennes, Maxime (le prénom a été changé à sa demande) a cofondé en octobre dernier un collectif baptisé Rennes Antisexiste qui, plusieurs fois par mois, organise des ateliers couture et partage d’informations. Sur les présentoirs, slips, anneaux et jockstraps se mélangent aux brochures. « On accueille divers profils, ajoute-t-il. Des personnes qui ne sont au courant de rien mais qui sont curieuses de voir quelle serait la meilleure méthode. Il y a aussi des hommes “contraceptés” depuis six mois, un an voire un an et demi, qui viennent partager leur expérience. Certains sont même accompagnés de leur partenaire. Et pour ce qui est de l’âge, vous avez des jeunes de 20 ans mais aussi des pères de famille. »

    Pour l’instant, le collectif compte six participants présents à chaque permanence. « C’est loin d’être la cohue, mais espérons que les gens viendront de plus en plus nombreux. » Aujourd’hui, choisir son contraceptif, le fabriquer soi-même relève du militantisme, afin que la contraception masculine soit mieux étudiée et prise en charge par les pouvoirs publics. Car, rappelons-le, le slip chauffant n’est pas reconnu par la sécurité sociale et requiert des prescriptions régulières de spermogrammes.

    Il faut que les hommes se saisissent de ce sujet.

    Rennes Antisexiste

    Une demande de plus en plus forte

    Slip, anneau, vasectomie ou injections d’hormones, les nouvelles méthodes sont de plus en plus demandées, notamment chez les 25-35 ans et les plus de 40 ans. Ce que confirme Maxime, de Rennes Antisexiste : « On reçoit des personnes qui ont bien creusé le sujet et qui cherchent à être accompagnées, qui souhaitent avoir un suivi médical. » Si l’objectif de ces permanences rennaises est autant d’informer que de socialiser, Maxime a à cœur d’apporter aux contraceptions masculines un cadre politique féministe. « Il faut que les hommes se saisissent de ce sujet et qu’ils en discutent au sein de leur couple, estime-t-il. Peut-être que votre partenaire aura envie de garder sa méthode de contraception, peut-être que non. Le tout, c’est que ça puisse être un sujet de discussion. »

    Quelle contraception choisissez-vous ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé prévoit notamment la prise en charge des préservatifs féminins et masculins. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • La charge liée à la contraception pèse majoritairement sur les femmes
    • Trois contraceptions dites « masculines » sont reconnues en France : le préservatif, le retrait et la vasectomie
    • D’autres méthodes existent dont les sous-vêtements chauffants et l’anneau en silicone
  • Ces idées reçues sur la sexualité des ados

    Ces idées reçues sur la sexualité des ados

    Vrai-Faux sur la sexualité des ados

    Les ados d’aujourd’hui ont leur premier rapport sexuel plus tôt que leurs aînés. Ils comptent plus de partenaires et plus de rapports à risques que les générations précédentes. Ils sont imprudents en matière de contraception, accros aux pornos, passionnés de sextos et friands de pratiques toujours plus poussées. Autant de préjugés, souvent infondés, qui planent encore sur la sexualité des moins de 20 ans.

    “Faites confiance à la jeunesse et donnez-leur les clés pour se protéger.”

    Pauline, coordinatrice Prévention chez Solidarité Sida

    “Il y a souvent une perception erronée de la jeunesse,” souligne Pauline, coordinatrice Prévention chez Solidarité Sida. Selon elle, le plus important reste de promouvoir le plaisir dans la sexualité tout en éveillant aux risques, notamment des MST/IST.

    24 % des jeunes n’utilisent pas systématiquement le préservatif

    Sondage Ifop – Bilendi Mars 2020 – Sidaction

    Un chiffre qui illustre bien que “les jeunes ont conscience des risques, mais ils pensent que cela ne leur arrivera pas,” selon Pauline. La prévention reste donc de mise !

    Lire aussi : Préservatif : comment l’utiliser sans tout faire capoter ?

  • Les ados et le sexe : qu’en disent les ados et leurs parents ?

    Les ados et le sexe : qu’en disent les ados et leurs parents ?

    Comment aborder le sujet de la première fois et du consentement ? Faut-il parler du porno, des sextos et du revenge porn ? Quid de la contraception et des IST ? Autant de questions auxquelles il n’est pas toujours facile d’avoir la bonne réponse ! Rien que sur le bon âge pour parler de sexualité, les jeunes et leurs parents n’ont pas forcément la même perception. “Vers 15 ans, à l’entrée en seconde” estime une maman. “C’est un peu tard !” répondent les ados qui préféreraient que le sujet soit abordé plutôt vers 12 ans, à l’entrée au collège.

    Le dialogue, essentiel pour bien appréhender la sexualité

     

    58 % des garçons et 45 % des filles ont vu leurs premières images pornographiques entre 8 et 13 ans. *

    En tant que parent, comment montrer que l’on est ouvert à la conversation sans être trop intrusif ? L’équilibre est parfois difficile à trouver mais le dialogue reste particulièrement essentiel pour que les ados trouvent des réponses et comprennent les informations auxquelles ils sont confrontés en permanence. Et même si les ados répondent une chose, et les parents parfois une autre, tous sont d’accord : le plus important c’est de pouvoir en discuter !

    Lire aussi : Ces idées reçues sur la sexualité des ados

     

    *Planning Familial 2020

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