Catégorie : Safe sex

  • Quelles sont les IST les plus courantes ?

    Quelles sont les IST les plus courantes ?

    S’il n’existe pas encore de vaccins contre toutes les IST, il est toutefois possible de vous en préserver. Dès lors qu’il y a un risque d’infection, l’idée est d’aller vous faire dépister pour que vous puissiez être pris en charge rapidement et ainsi vous éviter des complications.

    1 MST et IST : quelles différences ?

    L’on parle de MST (maladie sexuellement transmissible) lorsqu’il y a des symptômes qui indiquent à la personne qu’elle est malade et qu’elle est porteuse d’une maladie. Dans le cadre d’une IST (infection sexuellement transmissible), il n’y a pas forcément de symptôme et donc de signe visible que l’on a contracté un virus ou une bactérie.

    Selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), « employer le terme MST, c’est induire la présence de symptômes pour recourir au dépistage. Utiliser l’acronyme IST, c’est inciter au dépistage en l’absence de symptôme ». C’est pourquoi, conformément à la recommandation de l’OMS, l’acronyme IST est maintenant le seul utilisé.

     

    Quelles sont les IST les plus courantes ?

     

    2 Quelles sont les IST-MST les plus fréquentes ?

    Selon l’OMS, plus d’un million (1) de nouveaux cas d’IST sont enregistrés chaque jour. Alors que 30 bactéries, virus et parasites différents peuvent être transmis par contact sexuel interne comme externe, 8 (1) d’entre eux sont responsables des IST les plus courantes.

     

    L’hépatite B, la maladie infectieuse du foie liée au sexe

     

    Le virus de l’hépatite B se transmet par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales ou dans certains cas, la salive. Il peut également se transmettre de la mère à l’enfant lors de l’accouchement.

    L’hépatite B se manifeste à travers différents symptômes :

    • fatigue ;
    • douleurs musculaires ;
    • fièvre ;
    • maux de tête ;
    • nausées ;
    • diarrhées ;
    • urines plus foncées, teint jaune.

     

    Pour vous faire dépister, une simple prise de sang suffit. Si votre dépistage se révèle positif, sachez que la guérison arrive le plus souvent sans traitement, mais vous pouvez aussi devenir porteur à vie. En cas de contamination à l’hépatite B chronique (qui dure dans le temps), il est donc indispensable de vous faire suivre par votre médecin pour surveiller l’évolution du virus dans votre organisme et prévenir d’éventuelles lésions du foie grâce à des médicaments si nécessaire.

    On estime d’ailleurs qu’environ 2 500 (2) personnes sont infectées par le virus de l’hépatite B chaque année en France. Par ailleurs, si le vaccin contre l’hépatite B est obligatoire pour les tout-petits depuis 2018, il est recommandé pour tou.te.s, car une fois vacciné, l’on est protégé à vie.

     

    Les papillomavirus, dépistage et vaccination au plus tôt

     

    Le plus souvent asymptomatiques, les papillomavirus peuvent provoquer dans certains cas des verrues ou des lésions sur la peau au niveau des parties génitales Les formes les plus dangereuses de HPV (Human Papillomavirus) provoquant des lésions peuvent conduire à favoriser l’apparition du cancer de col de l’utérus. Une bonne raison donc de se faire vacciner à titre préventif ! S’il n’est pas obligatoire, le vaccin est néanmoins recommandé chez tous les adolescent.e.s entre 11 et 14 ans. Une vaccination plus tardive est aussi possible (entre 15 et 19 ans), pour les jeunes qui n’ont pas encore eu de rapports sexuels. Attention toutefois ! Le vaccin ne protège pas contre tous les papillomavirus. C’est pourquoi, pensez à vous faire dépister à partir de l’âge de 25 ans.

     

    La blennorragie gonococcique, plus connue sous le surnom « chaude-pisse »

     

    La blennorragie gonococcique est une infection sexuellement transmissible en augmentation chez les jeunes (3) et qui peut avoir de lourdes conséquences si elle n’est pas soignée rapidement. Parmi les symptômes on retrouve :

    • les brûlures et/ou écoulement jaune par la verge, le vagin ou l’anus ;
    • de la fièvre ;
    • des douleurs au bas-ventre ;
    • des angines.

     

    La blennorragie gonococcique est une infection qui se dépiste à l’aide d’un prélèvement local complètement indolore. Il consiste à passer une sorte de grand coton-tige (un écouvillon) sur les organes génitaux touchés (à l’entrée du vagin pour les femmes et au bout du pénis pour les hommes, ou un prélèvement anal (femme et homme)). Pour les hommes, une analyse d’urine peut parfois suffire à détecter l’infection.

    Pour venir à bout de cette IST, un traitement antibiotique associé à un traitement local (ovule, crème…) est souvent administré. La blennorragie gonococcique doit être soignée sans traîner car cette infection peut se propager dans l’organisme, entraînant une sensibilité, voire une douleur, au niveau des articulations telles que le genou, la hanche et la cheville. Une infection non traitée accroît également le risque de stérilité. En revanche, aucun vaccin ne permet encore de s’en prémunir.

     

    L’herpès génital, pas de tabou, on peut en venir à bout

     

    L’herpès, ça ne se soigne pas. En revanche, ça se traite ! Traiter cette maladie permet notamment de limiter au maximum les symptômes qui prennent la forme :

    • de petits boutons douloureux en forme de bulles (cloques) logés sur les organes génitaux ou l’anus ;
    • de démangeaisons intenses ;
    • de la fièvre ;
    • de maux de tête, de ventre ;
    • d’une sensation de gêne, voire des douleurs quand on urine.

     

    Cette IST peut être dépistée par simple examen chez votre médecin traitant, ou par prélèvement local sur les cloques (lors d’une crise d’herpès) pour confirmer le diagnostic en cas de doute. Ce prélèvement est réalisé en laboratoire sur ordonnance de votre médecin.

    Bon à savoir

    L’herpès labial et différent de l’herpès génital. Par contre un herpès labial peut être transmis au niveau génital lors de pratiques orales.

    Les chlamydias, l’infection très répandue chez les moins de 25 ans

     

    Due à une bactérie, la Chlamydia Trachomatis , cette infection est particulièrement dangereuse : elle concerne aussi bien les femmes que les hommes, peut se développer sans apparition de symptôme et provoquer de graves complications telle qu’une stérilité.

    Il est primordial de se faire dépister suite à un rapport à risque (pénétration vaginale ou anale, fellation ou cunnilingus).

    Si vous êtes enceinte, sachez que cette infection peut également se transmettre de la mère à l’enfant lors de l’accouchement, prenez donc conseil auprès de votre médecin et/ou gynécologue pour la démarche à suivre.

    Chiffre-clé

    En 2021, le nombre d’infections à la Chlamydia aurait diminué de 16 % par rapport à 2019. (source Ameli)

    Les mycoplasmes et la trichomonase, les parasites les plus répandus

     

    Les mycoplasmes et la trichomonase sont causés par des bactéries qui se transmettent lorsque vous avez des rapports sexuels non protégés.

    De type bactérien, ces IST peuvent être associées à différents symptômes :

    • écoulement par la verge, l’anus ou le vagin ;
    • brûlures ;
    • démangeaisons.

     

    Rassurez-vous, ces bactéries peuvent être facilement éliminées grâce à un traitement à base d’antibiotiques et de crèmes locales… à condition toutefois qu’elle soit détectée grâce à un dépistage par prélèvement local. Pour cette IST, là encore, pas de vaccin qui permette de l’éviter.

     

    La syphilis, la maladie contagieuse qu’on pensait disparue…

     

    Le plus souvent asymptomatique, la syphilis peut se manifester entre 10 et 90 jours après l’infection par l’apparition de lésions, appelées chancres, sur la peau, les muqueuses et les organes génitaux. Vous faire dépister par un examen médical et une prise de sang est primordial pour pouvoir traiter cette infection avec des antibiotiques. Et vous éviter des nombreux risques inutiles et de complications ! Il n’existe pas de vaccin à ce jour pour prévenir son apparition.

     

    Le VIH / SIDA, la maladie immunodéficiente qui ne faiblit pas

     

    Lorsque vous êtes contaminé par le VIH, vous pouvez développer une maladie appelée sida si vous ne suivez pas de traitement. Le virus du VIH s’attaque au système immunitaire du corps, c’est-à-dire le système de défense contre les microbes, bactéries et virus qui vous attaquent. Le VIH se transmet par voie sexuelle, sanguine ou de la mère à l’enfant lors de la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.

    Le VIH peut être dépisté par simple prise de sang, en laboratoire, par test rapide (test rapide à orientation diagnostic) ou par autotest vendu en pharmacie. En cas de résultat d’autotest positif, vous devez faire confirmer le diagnostic par une prise de sang en laboratoire. Si à ce jour il n’existe aucun vaccin ou traitement pour éliminer totalement le VIH, la charge virale peut être rendue « indétectable », les symptômes peuvent être « contrôlés » et permettre aux personnes séropositives de vivre, sans crainte de transmettre le virus grâce à différents traitements mis en place.

     

    Quelles sont les IST les plus courantes ?

     

    3 Qui sont les plus exposés aux IST ?

    Depuis les années 1990, les infections sexuellement transmissibles augmentent entre France (3), d’après Santé Publique France. Et ce sont les jeunes de 15-24 ans qui restent particulièrement touchés (3).

    L’une des raisons ? Le manque d’information sur la sexualité des ados. Tout le monde peut contracter une IST. Il est donc important de les connaître, de savoir comment les prévenir et comment agir en cas d’infection.

    Aussi, le nombre de partenaires plus important, les comportements à risque associés à une utilisation non systématique du préservatif peuvent favoriser l’exposition aux IST. Comme ces IST restent bien souvent asymptomatiques, la transmission auprès des partenaires se fait sans qu’aucun d’entre eux ne soit au courant. Une excellente raison donc de se faire dépister régulièrement !

     

    Quelles sont les IST les plus courantes ?

     

    4 Comment savoir si on a une IST ?

    Outre les symptômes qui peuvent se manifester, la seule et unique façon de savoir si vous avez une IST est de vous faire dépister. Il existe différents types de dépistages : par prise de sang, par prélèvement local, par test urinaire ou encore par examen clinique.

    En cas de doute, si vous avez eu des rapports sexuels non ou mal protégés, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou à aller poser des questions dans un CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic) car les IST peuvent s’attraper très facilement et il n’y a pas toujours de signes visibles. Une prise en charge rapide est nécessaire. Il faut prévenir son, sa et ses partenaires actuels et passés pour qu’ils/elles puissent se faire dépister et aussi être traité.e.s.

    Ces dépistages peuvent être prescrits par votre médecin traitant ou votre gynécologue, ou encore être réalisés dans un CeGIDD ou au sein d’un CPEF (Centre de planification et d’éducation familiale).

    Bon à savoir

    La plupart des IST sont à faible gravité et peuvent être soignées en quelques jours, d’où l’importance du dépistage pour une prise en charge rapide.

    5 Comment prévenir les IST ?

    Selon l’Organisation mondiale de la santé (2), voici les différentes précautions à prendre afin de prévenir les IST :

    • utiliser le préservatif (et l’utiliser correctement) à chaque rapport sexuel avec un partenaire dont vous ne connaissez pas le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres IST ;
    • vous faire dépister systématiquement après chaque pratique à risque (plusieurs partenaires, rapports non protégés) ;
    • si vous êtes enceinte et exposée au risque d’IST, vous faire dépister et traiter avant la naissance de votre enfant ;
    • vous faire vacciner contre le papillomavirus et l’hépatite B.

     

    Bon à savoir IST : on prévient son partenaire !

    La réinfection par une IST est courante, même après un traitement efficace. Veillez donc à ce que vos partenaires soient traités afin d’empêcher le phénomène de recontamination.

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    L’Essentiel de l’article

    • Plus d’un million (1) de nouveaux cas d’IST sont enregistrés chaque jour.
    • Les jeunes de 15-24 ans (3) sont les plus touchés par les IST.
    • La majorité des IST sont asymptomatiques.
    • La seule et unique façon de savoir si vous êtes porteur d’une IST est de vous faire dépister.

    (1) OMS, Tout ce qu’il faut savoir sur les quatre principales infections sexuellement transmissibles (IST) curables, 2019

    (2) Info-ist.fr, Tout savoir sur les IST

    (3) Santé Publique France, Infections sexuellement transmissibles (IST) : préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence, 2018

    (4) Santé publique France

  • Dépistage : comment savoir si on a une IST ?

    Dépistage : comment savoir si on a une IST ?

    Certaines infections sexuellement transmissibles (IST), aussi connues sous le nom de maladies sexuellement transmissibles (MST) comme la syphilis semblaient avoir disparu de la surface de la Terre. Du moins, dans l’esprit des personnes actives sexuellement. En réalité, on assiste à une véritable recrudescence des IST-MST depuis une dizaine d’années, comme s’en alarme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec un nombre de cas qui pourrait atteindre celui des années 1980, tristement connues pour son boom de personnes atteintes du VIH et autres infections transmises par voie sexuelle. Ainsi chaque jour, ce sont plus d’un million de personnes qui contractent une IST (1) dans le monde.

    1 Qu’est-ce que le dépistage d’IST ?

    Pour savoir avec certitude si vous avez contracté une infection sexuellement transmissible, vous faire dépister est le seul moyen fiable. Le dépistage est un examen qui consiste à chercher si vous avez été contaminé par une infection sexuellement transmissible, que ce soit sous la forme virale, bactérienne, ou encore parasitaire. Car oui, il existe plusieurs types d’IST :

    • les IST bactériennes ou parasitaires : la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose et la trichomonase, qui, lorsqu’elles sont diagnostiquées, peuvent être guéries,
    • les IST virales : l’hépatite B, l’herpès génital, le VIH et le papillomavirus humain (VPH), difficiles ou impossibles à guérir, selon le type de virus.

    Parfois asymptomatiques, les IST peuvent prendre du temps avant de se manifester et de laisser apparaître les premiers symptômes. Il est donc nécessaire de passer un test de dépistage si vous avez eu des rapports sexuels non protégés afin d’établir un diagnostic précoce en cas d’infection, puis de mettre en place rapidement un traitement. Il s’agit aussi de limiter le risque de transmission à votre ou vos partenaires sexuels et donc de limiter la propagation des IST.

     

     

    2 Dans quel cas faut-il se faire dépister ?

    Il existe plusieurs situations dans lesquelles il est nécessaire de se faire dépister :

    • vous êtes en couple et souhaitez arrêter d’utiliser des moyens de protection (préservatif interne, externe, carré de latex, la PrEP…) : réaliser un dépistage des deux partenaires vous permet de vous assurer qu’aucun de vous n’est porteur d’une IST-MST non connue et donc non traitée et ainsi d’avoir des relations sexuelles sans moyen de protection en toute sécurité. Si cela est nécessaire, n’oubliez pas d’utiliser un mode de contraception parmi les différentes méthodes existantes ;

     

    • vous avez eu un rapport sexuel à risque : vous avez eu un rapport non protégé avec un(e) partenaire occasionnel(le), votre partenaire régulier avec qui vous n’utilisez pas de moyen de protection (préservatif ou autre) a eu un rapport non protégé avec une autre personne … Réaliser un dépistage des IST-MST vous permettra de lever le doute sur une potentielle exposition ;

     

    • vous présentez des symptômes : pertes vaginales inhabituelles, écoulement urétral (hors liquide pré-séminale durant une érection), troubles de la miction, douleurs pendant les rapports, inflammations, sensation de brûlure ou démangeaisons des organes génitaux… En bref, si ça pique, ça gratte, ça brûle ou ça ne sent pas bon, c’est peut-être une IST. Ces différents signes doivent vous alerter et vous amener à réaliser un dépistage. Écoutez votre corps et n’hésitez pas à consulter votre médecin ! ;

     

    • à titre préventif : certaines IST ne se manifestent pas. C’est le cas de l’infection à papillomavirus humains (HPV), infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente. Selon la Haute Autorité de santé (HAS), près de 80 % des personnes (hommes et femmes confondus) seront infectées au cours de leur vie. Il est donc nécessaire de se faire dépister régulièrement. Votre médecin peut vous prescrire un test de dépistage à réaliser dans un laboratoire d’analyse médical, ou vous pouvez vous rendre directement dans un centre de dépistage ou au planning familial. Le dépistage d’une IST peut se faire par une prise de sang, un prélèvement local ou urinaire ou un frottis vaginal (ce dernier étant réservé aux femmes), mais à chaque IST son test, donc pensez à faire dépister chacune d’entre elles ;

     

    • pour un suivi de grossesse : certains dépistages sont obligatoires (syphilis, hépatite B), d’autres fortement recommandés (VIH).

     

     

    Dépistage : comment savoir si on a une IST ?

     

    Combien de temps après le rapport non protégé faut-il se faire dépister des IST ?

     

    Lorsque vous avez un rapport sexuel non protégé, vous devez attendre au moins 6 semaines pour vous faire dépister du VIH. On considère que c’est le temps nécessaire pour que le virus puisse être détecté dans votre organisme. Pour les autres IST, vous pouvez vous faire dépister dès 2 jours et jusqu’à 3 semaines, après le rapport non protégé. Pendant ces semaines d’attente, vous pouvez utiliser un préservatif interne (préservatif féminin), un préservatif externe (préservatif masculin) ou un carré de latex à chaque rapport ou encore opter pour l’abstinence afin d’éviter de transmettre l’IST si vous en êtes porteur.

    À savoir

    La HAS recommande un frottis tous les 3 ans chez les femmes de 25 à 65 ans après deux frottis consécutifs normaux faits à un an d’intervalle. Elle recommande également un dépistage systématique des infections à Chlamydia (autre IST souvent asymptomatique) chez les jeunes femmes de 15-25 ans sexuellement actives, car il s’agit notamment de la première cause de stérilité en France.

    3 Pourquoi est-il important de se faire dépister ?

    Si les raisons de se faire dépister sont nombreuses, l’élément le plus important à garder en tête est qu’une IST diagnostiquée rapidement est une IST plus facilement traitée. En effet, le dépistage est aujourd’hui le seul moyen fiable de savoir si vous avez une infection sexuellement transmissible. Il permet d’établir un diagnostic précis et donc une meilleure prise en charge par des professionnels de santé.

    De plus, en vous faisant dépister, vous évitez une éventuelle transmission à votre ou vos partenaire(s). Vous vous êtes fait dépister et le résultat de test est positif ? Prévenez votre ou vos partenaire(s) pour qu’il(s) soi(en)t aussi dépisté(e)s et traité(e)s le plus rapidement possible.

     

    Dépistage : comment savoir si on a une IST ?

     

    À savoir

    Dans le cas du VIH, une personne dépistée peu de temps après sa contamination et mise sous traitement a la même espérance de vie qu’une personne séronégative et reste en bonne santé (2). En effet, si le sida ne se guérit pas, des traitements du VIH permettent aujourd’hui de (mieux) vivre avec le sida.

    4 À quelle fréquence se faire dépister et où faut-il faire le dépistage ?

    Tout dépend de votre situation. Si vous avez plusieurs partenaires au cours d’une même année, il est recommandé de vous faire dépister tous les trois mois environ, ou à chaque changement de partenaire si cela est possible. Vous avez une relation stable et de longue durée ? Un dépistage reste conseillé au minimum une fois par an ou en cas de prise de risque.

    Pour se faire dépister, parlez-en par exemple à votre médecin généraliste ou, votre gynécologue qui pourra vous conseiller et vous prescrire un test de dépistage des IST à faire notamment en laboratoire. Vous pouvez aussi vous rendre dans :

    • un CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic)
    • un CPEF (Centre de planification et d’éducation familiale)

     

     

    Dépistage : comment savoir si on a une IST ?

     

    5 Comment se passe un test de dépistage IST ?

    Selon le type des infections sexuellement transmissibles recherchées (bactériennes, virales ou parasitaires), différents examens biologiques peuvent être réalisés via une prise de sang, un prélèvement bactériologique (recueil des urines, prélèvement, etc.) ou encore un examen clinique des organes génitaux ou de la bouche.

    Dans le cas particulier du VIH, pour lequel environ 24 000 personnes en France seraient porteuses du virus sans le savoir (3), trois types de tests existent :

    • le dépistage classique, appelé test ELISA : une simple prise de sang permet de rechercher dans votre sang la présence d’anticorps anti-HIV-1 et anti-HIV-2, signe de l’infection. Il est totalement fiable s’il est réalisé six semaines après une prise de risque. Ce test Elisa (Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay) est dit combiné ou de 4e génération lorsqu’il permet la détection simultanée des anticorps (Ac) anti VIH-1 et anti VIH-2, ainsi que de l’Antigène P24 (Ag P24) du VIH-1.

     

    • le TROD (test rapide d’orientation diagnostique) vous permet d’avoir un résultat en 30 minutes maximum. Il fonctionne à partir d’une goutte de sang prélevée au bout de votre doigt. Un délai de 3 mois (12 semaines) doit s’être écoulé après la dernière prise de risque. Si le test rapide est positif, il doit être confirmé par un test de dépistage classique du VIH (par prise de sang). Il peut être pratiqué par des associations.

     

    • l’autotest VIH : disponible en pharmacie, ce test à réaliser soi-même est effectué à partir d’une goutte de sang et grâce à un autopiqueur. Il est totalement fiable pour un risque pris il y a plus de trois mois (12 semaines). Le résultat est obtenu au bout de 15 minutes.

     

    Dépistage positif : quel traitement selon les IST ?

     

    Votre dépistage est positif ? Sachez que des traitements peuvent être mis en place. Attention toutefois, chaque IST se traite différemment et elles ne se guérissent pas toutes seules mais nécessitent un traitement adapté pour éviter des complications. N’utilisez pas de crème, pommade, antibiotiques sans consulter votre médecin au préalable.

    • Pour le VIH : il ne peut pas être soigné mais la trithérapie permet de bloquer son évolution et d’améliorer considérablement la qualité de vie des personnes séropositives au VIH.
    • En cas d’IST bactérienne, un traitement antibiotique sera mis en place. Il faudra alors refaire un dépistage de contrôle un mois après pour vérifier que l’IST est bien guérie (pour la syphilis, le contrôle se fait 6 mois après le traitement).

    Il est donc indispensable que vous suiviez scrupuleusement votre traitement, dans le respect de la prescription. De plus, veillez à mettre vos rapports sexuels sous protection en utilisant un préservatif à chaque rapport et durant toute la durée du traitement minimum. C’est le seul et unique moyen d’éviter le phénomène de contamination et recontamination.

     

    Bon à savoir : les IST se soignent !

    Bonne nouvelle : vite détectées, la majorité des IST se soignent en quelques jours !

    Pour en savoir plus, contactez Sida Info Service :

    • www.sida-info-service.org
    • 0800 840 800 (appel anonyme et gratuit)

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    Il prévoit la prise en charge immédiate des préservatifs féminins et masculins non remboursés par le RO dans le forfait intimité/vie de couple (50 euros par an quel que soit le niveau de soins souscrit).

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    L’Essentiel de l’article

    • Les IST sont souvent asymptomatiques.
    • Il est primordial de se faire dépister régulièrement pour éviter la propagation de l’infection et la traiter.
    • La plupart des IST peuvent se soigner. Elles doivent être prises en charge rapidement pour éviter le risque de complications.

    Sources :
    (1) OMS, Étude sur les infections sexuellement transmissibles, 2019
    (2) Inserm, Sida et VIH
    (3) VIH.org, Le VIH/sida en France en 2018
    Sida Info Service, Quand peut-on faire un test ?, 2020
    Sexosafe, Le dépistage pour être safe !
    HAS, Dépistage du cancer du col de l’utérus : le test HPV-HR recommandé chez les femmes de plus de 30 ans, 2020
    Ameli, Maladies et infections sexuellement transmissibles, 2020
  • Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

    Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

    Alors que vous découvrez votre séropositivité, les interrogations sont nombreuses : comment va se passer votre vie ? Comment l’annoncer à vos proches ? Pourrez-vous avoir des enfants ? Pourrez-vous continuer à avoir des rapports sexuels ? Devez-vous en avertir votre employeur ? Est-il possible de continuer à voyager ? Autant de questions qui trouvent réponses et vous montrent qu’il est possible de vivre avec le VIH.

    1 Vivre longtemps avec le VIH, c’est possible

    Il n’existe pas de traitement pour guérir le VIH car il fait partie des infections sexuellement transmissibles dites « chroniques ». Mais, certains médicaments permettent de stopper l’évolution du virus dans votre corps et donc de vivre aussi longtemps qu’une personne non porteuse du virus, et en bonne santé. Sachez également que le traitement contre le VIH doit être pris le plus rapidement possible après la contamination et le dépistage, pour lui laisser le moins de temps possible pour attaquer votre organisme, et donc affaiblir votre système immunitaire.

    Ces médicaments dits antirétroviraux (1) agissent en bloquant la progression du VIH dans l’organisme. L’objectif du traitement est de diminuer fortement votre charge virale (quantité de VIH dans le sang) afin de la rendre « indétectable », c’est-à-dire qu’elle n’est même plus quantifiable lors de vos tests sanguins. Ainsi, non seulement le virus n’évolue plus, mais il n’est plus transmissible à vos partenaires lors de vos relations sexuelles, même non protégées d’un préservatif.

    À l’inverse, sans traitement, le VIH attaque progressivement votre système immunitaire, le rendant de plus en plus faible et inapte à protéger votre corps des maladies extérieures dites « opportunistes » (pneumonies, cancers, maladies neurologiques, etc.). Sans traitement, vous pouvez alors devenir malade du sida (syndrome d’immunodéficience acquise). Toutefois, plus le diagnostic est précoce, plus l’espérance de vie d’une personne séropositive (porteuse du virus) s’approche de celle d’une personne séronégative (2). C’est pourquoi vous faire dépister du VIH après chaque rapport à risque est primordial pour mettre en place un traitement le plus rapidement possible en cas de séropositivité avérée.

     

     

    Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

     

    Le saviez-vous ?

    Solidarité Sida, association soutenue par la Macif, est à la fois acteur de prévention, organisateur d’événements – dont le festival de musique Solidays – et partenaire d’associations communautaires à travers le monde. Elle a pour vocation d’accompagner les malades et leurs familles dans plus de 20 pays, de sensibiliser les jeunes aux risques VIH, de mobiliser le grand public et les pouvoirs publics autour des enjeux de l’accès aux traitements dans les pays en voie de développement. Si vous avez envie de devenir bénévole de l’association, n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’elle.

    2 Avoir une sexualité épanouie quand on est séropositif

    Être séropositif ne signifie pas que vous devez tirer un trait sur une sexualité épanouie. Encore une fois, avec l’amélioration des traitements et les moyens de prévention contre le VIH, il est tout à fait possible de profiter de votre sexualité.

    Les personnes qui prennent un traitement contre le VIH tous les jours, et qui arrivent à atteindre et maintenir une charge virale indétectable dans le sang, n’ont aucun risque de transmettre le VIH à leur partenaire séronégatif. Toutefois, sachez que le traitement ne protège pas contre les autres IST, il est donc recommandé d’utiliser un préservatif à chaque rapport si ni vous, ni votre partenaire, n’avez été dépisté contre les autres IST.

    Malheureusement, malgré l’avancée des traitements, les personnes séropositives au VIH ont du mal à avoir une vie affective et sexuelle épanouie, car il y a encore beaucoup de discrimination et de rejet, alors même que les traitements permettent de ne plus transmettre le virus. Le dialogue et la pédagogie auprès du grand public restent donc de mise !

     

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    3 Faire un enfant lorsqu’on est séropositif

    Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

     

    Si vous êtes une femme séropositive, pouvez-vous avoir un bébé sans risque ?

     

    Vous êtes séropositive et envisagez d’avoir un enfant ? Rassurez-vous, c’est désormais possible grâce aux différents traitements existants. Cela vous demandera toutefois quelques précautions et un suivi particulier :

    si le VIH est découvert avant la grossesse (3) : les traitements mis en place rendent la charge virale indétectable, et donc le risque de transmission du VIH à son bébé quasi nul tout au long de la grossesse et durant l’accouchement ;

    si le VIH est découvert pendant la grossesse (3) : des médicaments antirétroviraux (ARV) sont donnés à la maman durant toute la grossesse et à l’accouchement pour réduire le risque de transmission au bébé. Le nouveau-né recevra également à la naissance une dose d’ARV pour minimiser le risque de transmission.

    Quoi qu’il en soit, si vous êtes séropositive, votre bébé recevra un traitement durant une courte durée après sa naissance pour occulter au maximum le risque de transmission et bénéficiera d’un suivi avec test de dépistage à 1 mois, 3 mois et 6 mois (3). En France, l’allaitement est toujours contre-indiqué même en cas de charge viral indétectable. Le recours au lait de substitution est la norme. Il est donc recommandé de parler à votre médecin si vous souhaitez donner le sein à votre enfant.

    Chiffre-clé

    Un traitement contre le VIH pris pendant la grossesse, à l’accouchement et pendant la période postnatale permet de réduire le risque de transmission à votre enfant à moins de 1 % (3).

    Et si vous êtes un homme séropositif, pouvez-vous avoir un enfant sans risque ?

     

    Vous êtes séropositif mais aimeriez avoir un enfant ? En cas de charge virale indétectable et après consultation auprès de son médecin, la plupart des couples sérodiscordants (l’un positif, l’autre négatif) peuvent procréer de manière « naturelle ».

    Le recours à la PMA (procréation médicalement assistée) se fait désormais en cas de charge virale détectable chez la personne séropositive. La technique repose sur le fait d’isoler les spermatozoïdes et de les « laver » avant la fécondation. Cette dernière se fera par insémination artificielle (IA), fécondation in vitro (FIV), ou micro-injection des spermatozoïdes (FIV ICSI).

    4 VIH et vie sociale sont-ils compatibles ?

    Parmi les craintes ressenties par les personnes atteintes du VIH, il y a celle de contaminer leurs proches (famille et amis). Et pourtant, contrairement à de nombreuses idées reçues sur les IST-(anciennement appelées MST), le VIH ne se transmet pas par des gestes simples du quotidien à l’inverse de la grippe, par exemple. Vous pouvez donc continuer à vivre normalement : faire la bise à vos amis, enlacer vos proches, leur tenir la main… Sachez que vous n’avez pas à notifier votre séropositivité à autrui dès lors que vous prenez toutes les précautions nécessaires (rapport protégé, suivi du TasP (traitement médical préventif), etc.). Légalement une personne séropositive est tenue de le notifier qu’en cas de prise de risque avéré (rupture du préservatif, rapport sexuel non protégé, contact direct entre fluide corporel (dont le sang) et une « porte d’entrée » (orifice, plaie), etc.)

    Bon à savoir : vous êtes séropositif et n’arrivez pas à le dire à vos proches ?

    Faites-vous aider. Parlez-en à votre médecin traitant ou adressez-vous à des structures de soutien qui vous guideront et vous aideront à trouver les bons mots. Vous pouvez appeler Sida Info Service en composant le 0 800 840 800 (appel confidentiel, anonyme et gratuit).

    5 Séropositivité et travail : quelles obligations ?

    Être séropositif ne signifie pas être inapte au travail. Si les traitements n’entraînent pas trop d’effets secondaires, vous pouvez garder une bonne qualité de vie vous permettant de maintenir une activité professionnelle. Sachez aussi qu’aucune obligation légale ne vous oblige à révéler votre séropositivité à votre employeur. En cas d’absence, il suffira de la justifier sans explication complémentaire à l’aide de certificats médicaux traditionnels. Les médecins sont d’ailleurs tenus au secret médical et ne peuvent révéler votre état de santé sans votre accord. Et la médecine du travail alors ? Il en est de même. Aucune raison de les avertir si vous n’en avez pas envie, sauf si un aménagement de votre temps de travail devient nécessaire.

    6 Voyager avec le VIH

    Même s’ils se font de plus en plus rares, certains pays (Russie, Singapour, Arabie saoudite…) interdisent encore l’entrée sur leur territoire aux personnes séropositives (4), y compris pour de très courts séjours. Il est donc recommandé de s’informer sur les restrictions en vigueur dans le pays à visiter avant de vous y rendre. De plus, vous devez avoir vos ordonnances avec vous pour justifier le transport de médicaments (pensez à les mettre dans votre bagage cabine afin de faciliter les contrôles à l’aéroport).

    Le saviez-vous ?

    Certains pays ont aussi des restrictions sur la quantité de médicaments qu’il est possible de transporter. Il est donc primordial de vous renseigner sur ces modalités avant votre départ. Et ce pour n’importe quel traitement.

    7 Soigner son hygiène de vie

    Les traitements mis en place pour lutter contre le VIH peuvent être à l’origine d’effets secondaires sur votre organisme tels que des maux de tête, des nausées, des difficultés à s’endormir, etc.

     

    Séropositivité : peut-on vivre avec le VIH ?

     

    Si vous êtes séropositif, il est donc recommandé d’adopter une bonne hygiène de vie en ayant :

    – une alimentation équilibrée : veillez à manger trois repas par jour, entrecoupés de collations, pour avoir un apport énergétique suffisant tout au long de la journée ;

    – la pratique d’une activité physique : aussi bon pour le corps que pour l’esprit ! ;

    – un bon sommeil : essayez de dormir 8 heures par nuit minimum et de faire une sieste courte dans la journée dès que vous en ressentez le besoin.

    Il est aussi primordial de limiter le stress, qui peut affaiblir votre système immunitaire. Pourquoi ne pas vous essayer au yoga ou à la relaxation, par exemple ? Cela pourrait vous aider notamment à lutter contre une éventuelle anxiété. En outre, la consommation d’alcool, de tabac ou de drogue est fortement déconseillée.

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    L’Essentiel de l’article

    • Vous pouvez stopper l’évolution et la transmission du VIH grâce à des traitements (antirétroviraux et trithérapie).
    • Vous pouvez faire un enfant en étant séropositif sans transmettre le virus.
    • Vous n’êtes pas tenu d’informer votre employeur de votre séropositivité.
    • Vous ne pouvez pas transmettre le VIH par des gestes simples du quotidien (bise, poignée de main, en préparant à manger, etc.).

    (1) Solidarité Sida

    (2) Inserm, Sida et VIH

    (3) Arcat, Avoir un enfant lorsqu’on est touché par le VIH

    (4) Actions-traitements, Discriminations. Ces pays qui refusent les expatriés séropositifs, 2019

    Ameli, Le suivi médical et la vie quotidienne avec l’infection par le VIH, 2019

    Santé Publique France, VIH/sida

    Sida Info Service, 20 questions sur le VIH que nous n’osiez pas poser, 2020

    Cairn, Assistance médicale à la procréation : quand l’homme est séropositif vis-à-vis du virus vih, dans La psychiatrie de l’enfant, 2009

    Cocq-Sida, Voyager avec le VIH

  • Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

    Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

    Le VIH, infection responsable du sida, se transmet le plus souvent lors de rapports sexuels non protégés par un préservatif masculin (externe) ou féminin (interne). L’infection au VIH n’est transmissible que s’il y a eu un contact direct entre un liquide permettant la transmission du virus (sang, sécrétions sexuelles – sperme, glaire vaginale, etc. – , lait maternel, entre autres) et une « porte d’entrée » pour le virus (les yeux, les oreilles, les narines, la bouche, l’anus, le gland, l’entrée du vagin, la vulve (clitoris, intérieur des grandes lèvres, petites lèvres) ou encore une plaie ouverte). On vous explique tout sur les modes de transmission et de contamination du VIH pour que vous viviez une sexualité épanouie et sans risque !

    1 VIH : comment se transmet le virus du sida ?

    Le VIH (virus d’immunodéficience humaine) est une infection sexuellement transmissible (IST) chronique, c’est-à-dire qui ne se guérit pas. En entrant dans votre organisme, le VIH s’attaque aux cellules de votre système immunitaire, et en particulier aux globules blancs T CD4 (1), qui ont pour rôle de protéger votre corps des infections et autres maladies.

    Mais alors, quelle est la différence entre le VIH et le SIDA et à partir de quand parle-t-on du SIDA ? La prévention sur le VIH est essentielle car il faut bien faire la différence entre une personne séropositive et une personne malade du SIDA. On parle de séropositivité si vous êtes infecté par le VIH, c’est-à-dire que le virus est entré dans votre corps, qu’il se multiplie mais que vos anticorps défendent votre organisme. Dès lors, vous êtes infecté mais pas malade. On parle de SIDA quand vous êtes infecté par le VIH, que votre système immunitaire est fortement affaibli et que vous êtes devenu vulnérable face à d’autres maladies : cancers, pneumonie, tuberculose…

    À noter qu’aujourd’hui, avec l’évolution des traitements, les personnes infectées par le VIH restent souvent séropositives sans tomber malade du SIDA, les médicaments permettant de stopper l’évolution du virus et son impact sur la qualité de vie. Il est donc possible de vivre avec le VIH.

    Important : « porte d’entrée » + liquide(s) contaminant(s) = prise de risque.

    Un simple contact ne suffit pas : si on met du sang contaminé sur le bras, il n’y a aucun risque, il faut que le sang soit en contact avec une muqueuse ou une plaie.

    2 Quels sont les modes de transmission du VIH ?

    Si vous êtes contaminé par le VIH, le virus est présent dans tous les liquides de votre corps, mais tous n’ont pas le même pouvoir de transmission. Présent en toute petite quantité dans la salive, la sueur, les larmes, l’urine ou les vomissures par exemple, vous ne pouvez pas contaminer quelqu’un d’autre par ce biais. Néanmoins, le sang, le sperme, le liquide séminal, les sécrétions vaginales, le liquide rectal ou encore le lait maternel peuvent être contaminants.

    Dans les faits, il existe 3 modes de transmission du VIH :

    • Lors d’un rapport sexuel, avec des « degrés » de risques plus ou moins importants selon les actes. Si le risque de contamination paraît plus élevé lors d’une pénétration vaginale ou anale, il peut sembler, à tort, moins courant dans le cadre d’une fellation ou d’un cunnilingus. Par exemple, si la personne qui se fait pratiquer la fellation est en primo- infection, le risque pour la personne qui pratique est augmenté de 30 % (2). Ainsi, il faut noter que les facteurs aggravants sont : si l’un(e) des partenaires est en primo-infection, si l’un(e) des partenaires est déjà porteur(se) d’une IST, s’il y a présence de sang (règles, rapport traumatique, petites plaies).

    Bon à savoir : à chacun ses jouets !

    Si vous utilisez des jouets sexuels, veillez à ne pas les échanger avec votre (vos) partenaire(s) car ils représentent un fort risque de contamination dès lors qu’ils ont été en contact avec des sécrétions ou du sang contaminé. Pensez donc à toujours les nettoyer à l’eau chaude et au savon (n’utilisez jamais de désinfectant qui pourrait irriter les muqueuses et favoriser la transmission d’une IST en cas de rapport à risque) ou à les utiliser avec un préservatif (à changer à chaque changement d’utilisateur(trice)).

    • Par contact direct avec du sang : souvent accidentel, le contact par le sang peut se faire par le biais d’une coupure ou autre plaie, ou encore lors d’un échange ou d’un partage de matériel infecté pour les usagers de drogue par voie intraveineuse, ou encore par le biais de l’utilisation d’un matériel de tatouage ou de perçage « maison » et donc pas stérilisé correctement, par exemple.

     

    • Pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement : une mère séropositive peut contaminer son enfant pendant la grossesse (par voie sanguine), durant l’accouchement (notamment par voie sanguine et par les sécrétions vaginales) mais aussi pendant l’allaitement (via le lait maternel). C’est pourquoi, si vous êtes séropositive et que vous attendez un bébé, il est nécessaire d’avoir un accompagnement médical adapté avec un traitement qui permettra de limiter le risque de transmission vers votre enfant.
    Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

     

    Si vous envisagez une grossesse, il est important de vous faire dépister avant de tomber enceinte, afin d’être prise en charge et de suivre les traitements requis pour protéger au mieux votre enfant du VIH. Les médicaments prescrits permettent de bloquer la transmission du virus de la mère à l’enfant, pendant la grossesse, lors de l’accouchement et de l’allaitement.

    Le saviez-vous ? Stop aux idées reçues sur le VIH

    Le VIH ne se transmet pas par :

    • les larmes, la sueur, la salive, la toux, les éternuements, les piqûres d’insectes : le virus du sida est présent en trop faible quantité.
    • une poignée de main, un baiser, un massage, la masturbation (s’il n’y a pas de plaie sur l’un et l’autre des partenaires) : le VIH se transmet uniquement par contact direct entre une « porte d’entrée » et des fluides corporels tels que le sang, le sperme, etc.
    • une transfusion sanguine : chaque don du sang fait l’objet d’un dépistage.
    • les soins dentaires, piercings et tatouages : le matériel utilisé par les professionnels agréés est stérile et à usage unique.

    3 Comment se protéger contre le VIH et éviter tout risque de contamination ?

    Le préservatif interne ou externe pour se protéger

     

    Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

     

    Pour vous protéger de tout risque de contamination, le moyen le plus courant est d’utiliser un préservatif, masculin (externe) ou féminin (interne). C’est une barrière efficace contre les IST dont le VIH lors de vos relations sexuelles.

    Vous pouvez aussi être contaminé par le VIH lors de rapports bucco-génitaux. Dès lors, pour éviter d’être exposé au VIH ou à une autre IST-MST, utilisez un préservatif (il en existe des parfumés !) lorsque vous pratiquez une fellation et optez pour l’utilisation d’une digue dentaire, un petit carré de latex à poser à l’entrée du vagin et du clitoris, dans le cas d’un cunnilingus, ou sur l’anus pour un anulingus.

     

    Le TASP et la PrEP, des alternatives au préservatif

     

    Moins connus que le préservatif, le TASP et la PrEP sont pourtant deux moyens aussi efficaces contre la transmission du virus du sida. Le TasP (« Treatment as Prevention ») consiste à utiliser le traitement d’une personne séropositive par antirétroviraux comme un moyen de prévention. Cela permet de rendre la charge virale intransmissible et ainsi d’empêcher le risque de contamination vers une personne séronégative. Une personne séropositive qui prend son traitement correctement ne peut plus transmettre le VIH a son.sa.ses partenaire(s) (2).

    La PrEP, quant à elle, est destinée aux personnes non porteuses du VIH souhaitant se protéger du virus. Ce traitement médicamenteux se prend avant et après un rapport sexuel potentiellement à risque, ou une pratique risquée (usage de drogues par intraveineuses par exemple). Ce traitement est disponible uniquement en consultation PrEP.

    L’autre point essentiel pour se protéger et éviter de transmettre une infection, est de vous faire dépister régulièrement. Cela vous permet de bénéficier d’un traitement rapide en cas de contamination, et d’avertir votre partenaire pour qu’il ou elle se fasse dépister et traiter à son tour.

    Bon à savoir

    Les autres moyens de contraception que le préservatif, tels que la pilule, l’implant ou encore le DIU (dispositif intra-utérin) ne vous protègent pas des IST.

    4 Que faire si vous avez pris un risque ?

    Rupture de préservatif, relation non protégée… Il existe un traitement qui permet d’éviter l’infection au VIH : le TPE (traitement post-exposition). Il s’agit d’un traitement d’urgence que vous devez prendre le plus rapidement possible après le rapport à risque, au mieux dans les 4 heures, au maximum dans les 48 heures. Sous forme de trithérapie, le traitement dure un mois et demande des dépistages réguliers pendant 3 mois. Vous pouvez notamment y avoir accès dans les services d’urgences des hôpitaux.

    Après un rapport à risque, prenez également rendez-vous chez votre médecin qui vous indiquera le traitement et les précautions à prendre. Vous pouvez aussi consulter à distance grâce à la téléconsultation.

    5 Comment savoir si vous êtes infecté par le VIH ?

    Si 5 millions de tests VIH sont réalisés chaque année en France (2), ils restent malheureusement souvent trop tardifs. En effet, le VIH continue sa progression dans l’organisme tant que les traitements ne sont pas suivis. D’où l’importance de se faire dépister régulièrement pour savoir si vous êtes infecté par le VIH ou d’autres IST. En cas de doute ou de rapport à risque, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

    Pour dépister l’infection par le VIH, une analyse de sang est effectuée pour rechercher des anticorps spécifiquement créés par votre organisme en défense au virus. À noter que votre corps met un certain temps avant de produire ces anticorps. Il est donc nécessaire de vous faire dépister en respectant les délais d’attente suivant un rapport jugé à risque : 6 semaines pour une prise de sang classique, 3 mois pour un TROD (test rapide à orientation diagnostic pratiqué dans certains centres de dépistage, plannings familiaux et par des associations lors d’événements festifs (festival, manifestation, etc.)) et 3 mois pour un autotest, à pratiquer donc soi-même et disponible en pharmacie.

     

    Comment se transmet le VIH, virus du sida ?

     

    Vous pouvez réaliser le test sur prescription médicale dans n’importe quel laboratoire ou directement dans un centre gratuit d’information et de dépistage des IST (CEGIDD). Dans les CEGGID, les tests se font de façon anonyme, et il suffit d’être accompagné d’un majeur pour se faire dépister lorsque l’on est mineur.

    Afin de faciliter le dépistage du VIH, la Mairie de Paris et la Région des Alpes-Maritimes (soutenues par l’Assurance Maladie) proposent des tests gratuits, sans rendez-vous ni ordonnance. Vous pouvez ainsi vous rendre dans un laboratoire d’analyse médicale proche de chez vous, muni de votre carte vitale (ou de votre numéro de Sécurité sociale) pour vous faire dépister.

    6 Les traitements anti-VIH permettent-ils de bloquer la transmission du virus ?

    Les traitements utilisés contre le VIH s’appellent les « antirétroviraux » (ARV). Ils agissent comme une véritable barrière protectrice qui vient soutenir votre système immunitaire et réduire votre charge virale (la quantité de virus dans votre sang) jusqu’à ce qu’elle devienne indétectable lors de vos tests sanguins. Ils empêchent donc que vous transmettiez le virus à votre ou vos partenaire(s), même si vous ne vous êtes pas protégés durant un rapport sexuel avec un préservatif. À ce jour, les traitements antirétroviraux sont la meilleure réponse contre le VIH et sa transmission, un vaccin n’ayant pas encore été trouvé. Il est donc possible de vivre une sexualité épanouissante en limitant les risques lorsqu’on est séropositif !

    Chiffres-clés

    • 23 % des jeunes de 15 à 24 ans affirment ne pas recevoir assez d’informations sur le VIH/sida.
    • 23 % des jeunes pensent que l’on peut guérir du sida.
    • 8 % des jeunes de moins de 25 ans admettent avoir pris au moins une fois un risque les exposant au VIH.
    • 13 % des personnes interrogées pensent que le VIH peut s’attraper en buvant dans le verre d’une personne ou au contact de sa transpiration.

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    quel que soit le niveau de soins souscrit).

    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe 3 modes de transmission du VIH : par voie sexuelle, par contact du sang, pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement.
    • Pour se protéger du VIH il existe les préservatifs, la PrEP et le TASP.
    • Le dépistage du VIH est nécessaire après chaque rapport à risque.

    (1) Prévention Sida, Le VIH, c’est quoi

    (2) Solidarité Sida, État des lieux

    (3) Sidaction, Sondage Ifop-Bilendi : Les jeunes, l’information et la prévention du Sida “La lutte contre le Sida est au milieu du gué chez les jeunes”, 2019

  • Chauffants ou parfumés… les préservatifs pimentent votre sexualité !

    Chauffants ou parfumés… les préservatifs pimentent votre sexualité !

    Indispensable pour vous protéger des maladies et infections sexuellement transmissibles, le préservatif est aussi un fantastique moyen de contraception. Si le critère essentiel pour bien le choisir, c’est la taille, rien ne vous empêche de vous amuser sur le reste : goût, couleur, texture… N’hésitez pas à tester différentes versions de préservatifs jusqu’à trouver celui qui convient le mieux à vos besoins, et surtout à vos envies !

    Le saviez-vous ?

    Les hommes n’ont pas le « monopole du préservatif ». Les femmes peuvent, elles aussi, se protéger des risques de transmission de maladies et infections avec un préservatif adapté à leur morphologie, sans dépendre de leur partenaire.

    On trouve des préservatifs avec ou sans réservoir, des plus lubrifiés, des renforcés (adaptés aux rapports anaux par exemple). Vous souhaitez pimenter vos relations ? Piochez parmi les préservatifs nervurés ou à texture perlée, ou faites monter la température avec les modèles chauffants. Plus originaux, les préservatifs phosphorescents ou parfumés permettent d’allier plaisir et fantaisie. Pour des sensations naturelles, préférez les modèles en latex, texture la plus fine. Allergique ? Il en existe aussi sans latex. Vous n’avez plus qu’à vous faire plaisir !

    Bon à savoir

    Un préservatif possède une date de péremption, indiquée sur chaque boîte et sur chaque sachet. Généralement, les préservatifs se conservent cinq ans (1). Si la date de péremption est dépassée ou que l’emballage est abîmé (coupure, micro-trou, etc.), jetez-le car il est trop fragile et/ou présente des risques. Veillez également à acheter des préservatifs qui comportent les marquages CE (obligatoire pour la commercialisation dans l’Union Européenne) ou NF (normes françaises). Cela garantit que des tests de solidité et de porosité ont été effectués.

    L’Essentiel de l’article

    • Le préservatif est indispensable pour prévenir les risques de grossesse et de maladies.
    • Il en existe des féminins et masculins, mais aussi des parfumés ou stimulants.
    • Avant de l’utiliser, on vérifie la date de péremption, l’état et la taille du préservatif.

    (1) Sida Info Service, Tout sur le préservatif, 2020.

  • Préservatif : comment l’utiliser sans tout faire capoter ?

    Préservatif : comment l’utiliser sans tout faire capoter ?

    Indispensable pour faire l’amour en évitant la transmission de maladies et/ou un risque de grossesse, le préservatif doit être utilisé correctement pour être efficace. Petit tour d’horizon des idées reçues les plus répandues sur la capote.

    1 Vierge, pas nécessaire de mettre un préservatif ?

    FAUX – C’est votre premier rapport sexuel et vous pensez pouvoir vous passer du préservatif ? Grosse erreur ! Les risques de grossesse et de transmission de maladies sexuellement transmissibles sont exactement les mêmes, qu’il s’agisse de votre premier rapport ou du centième. Il est important de se protéger à chaque rapport sexuel afin de ne prendre aucun risque. Et on n’oublie pas, les MST s’attrapent aussi par la bouche, donc se protéger en cas de rapports bucco-génitaux est aussi nécessaire.

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    *Voir conditions

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    À savoir

    Il faut mettre le préservatif avant tout rapport sexuel. N’attendez pas le dernier moment car le liquide préséminal et séminal (liquide transparent qui apparaît lors de l’excitation) peut transmettre les maladies sexuellement transmissibles. Et le préservatif ne se retire évidemment qu’à la fin du rapport !

    2 Il faut enfiler deux préservatifs pour être mieux protégé ?

    FAUX – Par envie de mieux faire et de se rassurer, vous pouvez être tenté d’utiliser plusieurs préservatifs en même temps, « au cas où ». Alors qu’en réalité, le frottement de préservatifs enfilés l’un sur l’autre, quels qu’ils soient (masculins et/ou féminins) augmente le risque de déchirures. Il ne faut en porter qu’un, mais correctement, pour être bien protégé.

    3 Les préservatifs sont tous les mêmes ?

    FAUX – Certes, ils protègent tous contre les MST et les risques de grossesse, mais chaque préservatif est différent. Tailles, matières, textures… les marques redoublent d’inventivité pour proposer des versions qui s’adaptent à vos envies et à vos besoins. N’hésitez pas à tester différents modèles pour trouver celui qui vous conviendra le mieux et profiter pleinement des sensations.

    À savoir

    Achetez des préservatifs qui comportent les marquages CE (obligatoire pour la commercialisation dans l’Union Européenne) ou NF (normes françaises). Cela garantit que des tests de solidité et de porosité ont été effectués.

    4 Pas besoin de lubrifier avec un préservatif ?

    VRAI et FAUX – S’il est vrai que les préservatifs sont lubrifiés (certains modèles plus que d’autres), une lubrification supplémentaire s’avère parfois nécessaire. Dans ce cas, tournez-vous vers des lubrifiants à base d’eau : pas de corps gras type vaseline ou beurre – la salive ne lubrifie pas non plus.

    5 Le préservatif peut s’ouvrir avec les dents ?

    FAUX – Pour rendre sensuel ce geste « pratique », on a tendance à vouloir utiliser son imaginaire – et parfois sa bouche – pour ouvrir le préservatif. Mais si vous arrachez l’emballage avec vos dents, vous risquez de déchirer le préservatif et de le rendre inutilisable. Gardez donc votre enthousiasme pour la suite et ouvrez-le délicatement avec vos doigts

    6 Pour enfiler un préservatif, inutile de s’entraîner !

    FAUX – Enfiler un préservatif est un geste simple à la portée de tous ! Mais le jour J, le stress peut vous faire perdre vos moyens. N’hésitez pas à vous entraîner ; plus vous aurez apprivoisé ce geste, plus vous le maîtriserez rapidement et efficacement le moment venu. Voilà qui pourra vous éviter de gâcher l’ambiance ou même une partie de votre excitation au moment où vous en aurez le plus besoin.

    7 Le préservatif, c’est un truc d’homme !

    FAUX – La parité est de mise, côté sexualité aussi. Les femmes peuvent porter un préservatif, qu’on appelle préservatif interne. Adapté à la morphologie féminine, vous pouvez l’utiliser comme moyen de contraception et de prévention des maladies.

    Chiffre-clé

    S’il est parfaitement utilisé, le préservatif (masculin ou féminin) est efficace à 98 %(1) contre les risques de grossesse et la propagation des maladies.

    L’Essentiel de l’article

    • Vérifiez la date de péremption et l’emballage de votre préservatif avant de l’enfiler.
    • Il faut se protéger avec un préservatif à chaque rapport sexuel, et du début à la fin.
    • Il existe différents modèles de préservatifs selon vos besoins et vos envies. Testez et comparez !

    (1) ChoisirSaContraception, Le préservatif masculin

  • MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

    MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

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    C’est le nombre d’infections à chlamydia diagnostiquées en France en 2016 contre 76 918 en 2012. (1)

    Vous pensiez qu’elles avaient disparu avec le XXe siècle ? Perdu ! Les maladies et infections sexuellement transmissibles se portent comme un charme, en particulier chez les moins de 25 ans.

    MST et IST : stop à la contagion des idées reçues !

     

    1 Les IST/MST, c’est fini !

    Alors, non. Les maladies et les infections sexuellement transmissibles sont même terriblement d’actualité : les cas d’infections à chlamydia et à gonocoque ont explosé depuis 2012, en particulier chez les jeunes (1). En cause ? Outre un dépistage plus poussé, la multiplication des partenaires (les mauvaises langues l’appellent « l’effet Tinder ») et la baisse de l’utilisation du préservatif.

    49 628

    C’est le nombre d’infections à gonocoque diagnostiquées en France en 2016 contre 15 067 en 2012. (1)

    2 Aujourd’hui, on peut guérir du sida

    Malheureusement non ! Si les traitements ont beaucoup progressé et permettent à de nombreuses personnes séropositives de vivre presque normalement, on ne se débarrasse pas du VIH. Une fois contaminé(e), il faut prendre un traitement à vie et se protéger lors de chaque rapport sexuel. Une perspective pas très réjouissante… Et même si le risque de transmission au fœtus en cas de grossesse est très faible (0,5 %), il reste bien réel (2).

    3 On ne peut pas attraper de MST par la bouche

    Pas en bouche-à-bouche. Mais les rapports bucco-génitaux peuvent être sources de contamination au VIH, herpès, syphilis, chlamydia, entre autres, en cas de petites plaies ou d’infections (gencives irritées, aphtes, dent récemment soignée, angine…). Inutile de tourner sept fois sa langue dans sa bouche : pour allumer le calumet, c’est préservatif, sinon rien (s’il en existe à la fraise, c’est pas pour faire joli !).

    4 Il n’y a pas que le préservatif pour se protéger des MST

    Le préservatif est le SEUL ET UNIQUE (comme l’élu(e) de votre cœur) moyen de se préserver au maximum de l’ensemble des MST et IST lors d’un rapport sexuel, qu’il soit oral ou buccal, anal ou génital. Il n’y a que deux maladies sexuellement transmissibles contre lesquelles il existe un vaccin : l’hépatite B, et l’infection à papillomavirus (HPV) responsable du cancer du col de l’utérus.

    Le saviez-vous ?

    Des préservatifs sont distribués gratuitement dans les centres de dépistage du sida, les associations de prévention, les centres de planification et de PMI ou les centres médico-sociaux.

    5 Avec la pilule, vous êtes protégée des IST/MST

    Mais alors, vraiment pas ! La pilule empêche de faire des bébés, et dans le meilleur des cas elle peut aussi résoudre vos problèmes d’acné chronique. C’est déjà beaucoup, mais ça s’arrête là ! Pour se protéger de toutes les MST et IST, une seule option : le préservatif, masculin ou féminin (oui, ça existe, découvrez-le).

    6 Deux préservatifs valent mieux qu’un

    Oubliez ça tout de suite, c’est tout le contraire ! En frottant l’un contre l’autre, les préservatifs ont plus de risques de lâcher. Deux capotes dans la même soirée, pourquoi pas, mais pas en même temps !

    7 On peut attraper des IST/MST dans les toilettes publiques

    Bien sûr que non (3) ! Les muqueuses génitales n’étant pas en contact avec la cuvette, aucun risque !

    8 Les femmes ont plus de chance d’attraper une MST que les hommes

    Vrai pour le VIH, entre autres parce que les femmes ont des muqueuses plus étendues (4). Pour le reste, c’est faux : certaines IST sont plus fréquentes chez les femmes comme l’infection à chlamydia, d’autres chez les hommes, comme la blennorragie (1).

    L’Essentiel de l’article

    • Le préservatif est le seul moyen de se protéger au maximum de toutes les MST et IST.
    • Les MST et IST sont en augmentation, surtout chez les jeunes.
    • Le SIDA ne se guérit pas.
    • On peut attraper une maladie sexuellement transmissible par la bouche.
    • La pilule ne protège pas des MST.

    (1) Santé publique France, Infections sexuellement transmissibles (IST) : préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence, 2018

    (2) Sida Info Service, Quel est le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant ?, 2017

    (3) Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes Ile-de-France, Infections sexuellement transmissibles.

    (4) Organisation mondiale de la santé, Inégalités entre les sexes et VIH/sida.

  • Vasectomie, coupez court aux idées reçues !

    Vasectomie, coupez court aux idées reçues !

    1 La vasectomie, c’est dire au revoir à votre service trois-pièces

    Bien sûr que non. Il ne faut pas confondre vasectomie et castration. L’opération consiste à ligaturer et sectionner une infime portion des canaux par lesquels passent les spermatozoïdes avant de se mélanger au liquide séminal (2), rendant le sperme infertile. Le service (de luxe, il va sans dire !) pourra donc toujours être assuré.

    2 La vasectomie signe la fin de votre virilité

    C’est certainement l’idée qui freine le plus de candidats à la vasectomie et pourtant, c’est complètement faux. Votre libido reste égale à elle-même, tout comme vos érections et vos sensations. Rassurez-vous, vos performances sexuelles resteront toujours aussi impressionnantes.

    3 La vasectomie, c’est seulement pour les couples !

    Pas du tout ! Pour la plupart des hommes, il est vrai, l’idée de la vasectomie a germé suite à une discussion de couple qui a la volonté de partager la charge de la contraception. Néanmoins, l’opération est accessible à tout homme majeur, préalablement informé sur le sujet, ayant fait la demande auprès de son médecin ou de son urologue. Vous avez ensuite quatre mois (le délai légal) pour vous rétracter ou confirmer votre souhait par écrit lors d’un second rendez-vous, puis caler la date de l’intervention.

    4 La vasectomie, ça fait mal comme un coup de genoux

    Faux. Comme toute opération, ce n’est pas une partie de plaisir, mais cela reste tout à fait supportable avec quelques antalgiques. Pour l’anesthésie, la douleur est la même qu’une piqûre de fourmi rouge (mais on est loin de la piqûre de frelon). Quelques jours après l’opération, vos bijoux peuvent prendre une couleur bleutée (autrement dit des hématomes peuvent apparaître) et cela peut tirer un peu, d’où une potentielle démarche de canard. Néanmoins, ces petits désagréments disparaissent rapidement.

    5 La vasectomie, c’est un quickie chirurgical finalement

    Vrai et faux. Vrai, car l’opération en elle-même dure entre 10 et 20 minutes (sous anesthésie locale), à l’issue de laquelle vous pouvez retourner au bureau (en bus plutôt qu’à vélo). Faux car la phase de stabilisation dure 6 à 8 semaines : la stérilité totale, confirmée par spermogramme, est quant à elle atteinte à l’issue de 16 semaines ou 20 éjaculations.

    6 La vasectomie, c’est un aller sans retour possible

    Vrai et faux. Vrai, car la vasectomie est considérée comme une contraception définitive. Faux, car si vous souhaitez avoir un enfant, il est tout à fait possible de faire machine arrière grâce à la vasovasostomie (2) qui permet de relier les canaux sectionnés. Elle est efficace dans 70 % à 95 % des cas (3), surtout si elle est pratiquée dans les trois ans qui suivent la vasectomie. Autre option : faire prélever et congeler votre sperme dans une banque de sperme, en amont de la vasectomie.

    7 La vasectomie, une petite affaire qui coûte cher

    Et bien non, surprise ! Depuis octobre 2012 (4), que ce soit pour les hommes ou les femmes, la stérilisation (vasectomie ou ligature des trompes) est remboursée par l’Assurance Maladie, peu importe votre âge ou votre statut familial. Vous pouvez donc fermer boutique sans y perdre vos plumes.

    Vous souhaitez une mutuelle santé adaptée à votre situation ?

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    de la Macif !

    Quel moyen de contraception pour homme est actuellement testé en vue d’une commercialisation dans les années à venir ?

    Bonne réponse La réponse était : La pilule

    La pilule contraceptive pour homme a été présentée pour la première fois en mars 2018 lors du congrès annuel de la Société d’endocrinologie américaine.

    Mauvaise réponse La réponse était : Le stérilet

    La pilule contraceptive pour homme a été présentée pour la première fois en mars 2018 lors du congrès annuel de la Société d’endocrinologie américaine.

    Mauvaise réponse La réponse était : L’implant

    La pilule contraceptive pour homme a été présentée pour la première fois en mars 2018 lors du congrès annuel de la Société d’endocrinologie américaine.

    Mauvaise réponse La réponse était : Le diaphragme

    La pilule contraceptive pour homme a été présentée pour la première fois en mars 2018 lors du congrès annuel de la Société d’endocrinologie américaine.

    L’Essentiel de l’article

    • La vasectomie est autorisée en France depuis 2001.
    • Après une vasectomie les hommes n’ont pas de problèmes de libido ou d’érection.
    • Il faut compter entre 8 à 16 semaines pour que la vasectomie soit efficace.

    (1) Association Française d’Urologie, Vasectomie, l’opération méconnue, 2018.

    (2) Swiss Medical Forum, « Paternité après vasectomie comment procéder ? », 2007.

    (3) Revue médicale Suisse, « Désir de grossesse après vasectomie : vasovosostomie ou procréation médicalement assistée ? », 2010.

    (4) Le Planning Familial, « La contraception définitive ».

  • Le VIH/Sida en France : la prévention reste essentielle

    Le VIH/Sida en France : la prévention reste essentielle

    1 Une épidémie qui persiste

    « 150 000 personnes vivent aujourd’hui en France avec le VIH, rapporte Florent Maréchal, directeur des programmes de Solidarité Sida. L’Île-de-France est la région la plus touchée avec 43 % de diagnostics positifs. »

    La France est l’un des pays les plus concernés par l’épidémie de VIH en Europe (2). Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent leur séropositivité, un chiffre stable depuis 2011.

    Au niveau mondial, 36,7 millions de personnes sont aujourd’hui touchées par le virus du VIH, dont les deux tiers en Afrique.

    57% des contaminations ont lieu à l’occasion de rapports hétérosexuels(1).

    Le saviez-vous ?

    Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée sida (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint alors le système immunitaire (3).

    2 Une épidémie « cachée »

    « Aujourd’hui, on estime que 25 000 personnes ignorent encore leur statut sérologique, soit près de 20 % des personnes séropositives », indique Florent Maréchal. À lui seul, ce chiffre explique que l’épidémie reste en partie cachée. Chez ces personnes, la découverte de la séropositivité a souvent lieu lors d’un bilan pour un autre problème de santé ou quand l’infection manifeste ses premiers signes à un stade avancé.

    Face à ce constat, l’un des objectifs de Solidarité Sida est « d’apporter des informations sur le VIH, sur les modes de contamination, les outils de prévention, et de promouvoir le dépistage, notamment chez les populations les plus vulnérables ».

    Vous avez envie de vous investir pour les autres ?

    Découvrez des initiatives citoyennes avec la plateforme Diffuz initiée par la Macif !

    3 L’importance du dépistage

    « Malgré les efforts de prévention VIH qui sont faits, l’épidémie ne recule pas avec des dépistages souvent trop tardifs, et de graves conséquences de santé sur le patient », précise Florent Maréchal.

    Seuls les tests sanguins permettent de détecter la présence du virus dans l’organisme. La démarche la plus classique reste d’aller faire un test dans un laboratoire de biologie médicale. Cette démarche est libre, anonyme et gratuite. Depuis quelques années de nouveaux tests sont disponibles : les « Tests rapides » (Trod) réalisés dans les centres de dépistage ou par des associations et dont le résultat est disponible en quelques minutes ; et les « Autotests » que l’on peut se procurer directement en pharmacie.

    De nombreuses structures proposent également des tests gratuits et anonymes pour faciliter le dépistage. C’est notamment le cas :

    • des associations de lutte contre le SIDA ;
    • des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD) ;
    • des centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) ;
    • des centres de protection maternelle et infantile (PMI) ;
    • des permanences d’accès aux soins de santé (PASS).

    En cas de comportement à risque, ne restez pas dans le doute et faites le test.

    En savoir plus :
    Contacter Sida Info Service
    www.sida-info-service.org
    0800 840 800 (appel anonyme et gratuit)

    1 sur 5

    C’est le nombre de jeunes qui s’estiment aujourd’hui mal informés en France.***

    4 Pour une prévention globale et adaptée

    « Pendant des années, l’approche de la prévention VIH sur les risques du Sida a été anxiogène. À présent, on dirait qu’il y a une forme de désengagement de l’État dans la prévention, avec une baisse de la vigilance et de la communication, par exemple autour des préservatifs, affirme Florent Maréchal. Il y a une nécessité de développer une prévention qui soit avant tout positive, qui capte les jeunes et qui aborde largement les questions liées à la sexualité, au plaisir, au consentement, au rapport de genre. Cette prévention est portée tout au long de l’année auprès des jeunes lycéens et au travers d’initiatives comme Solidays. »

    Par ailleurs, pour l’association Solidarité Sida, l’enjeu des actions de prévention autour du VIH est « de coller au plus près des besoins et des comportements, notamment auprès des publics plus vulnérables ». Avec un enjeu fort auprès des personnes en situation de précarité sociale et économique, qui sont particulièrement exposées à l’épidémie.

    Dans tous les cas, Solidarité Sida juge essentiel d’adopter une approche pragmatique afin de trouver les stratégies de prévention adaptées aux pratiques de chacun.

    C’est aujourd’hui le seul festival d’utilité publique pour éveiller les consciences et lever des fonds.

    Bon à savoir

    « Tout ce qui est souhaitable est possible », tel est le plaidoyer de l’association Solidarité Sida depuis sa création en 1992 par Luc Barruet. À la fois acteur de prévention, organisateur d’événements et partenaire d’associations communautaires à travers le monde, Solidarité Sida est une entité à multiples facettes qui se veut originale dans sa culture et ses principes d’action : aider, prévenir, défendre et mobiliser autour du VIH/sida.

    C’est ainsi que depuis plus de vingt ans, le festival Solidays offre un vrai terrain d’engagement pour la jeunesse.

    Le saviez-vous ?

    La France accueillera la 6e conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en 2019. Créé en 2002, le Fonds mondial est aujourd’hui le deuxième contributeur en France pour le financement des médicaments. 20 millions de vies auraient été sauvées dans le monde depuis sa création. Plus d’informations ici.

    Pour en savoir plus : Festival Solidays, du 22 au 25 juin, à l’hippodrome ParisLongchamp.

    L’Essentiel de l’article

    • 150 000 personnes vivent aujourd’hui avec le VIH en France.
    • Un grand nombre de séropositifs ignorent encore qu’ils sont infectés. Chaque année, environ 6 000 personnes découvrent leur séropositivité.
    • Les risques de contamination vont de pair avec une précarité sociale et économique.
    • Le dépistage est essentiel, mais souvent effectué trop tardivement.
    • Innover pour mieux prévenir avec des actions solidaires et bénévoles partout en France.

    (1) Le VIH en France en 2017.

    (2) Chiffres solidarité sida

    (3) Définition du VIH/sida, OMS.

    (4) Sondage Ifop et Bilendi pour Sidaction, 2018.

     

  • Retour en force des infections sexuellement transmissibles (IST) : les infos clés

    Retour en force des infections sexuellement transmissibles (IST) : les infos clés

    1 Qu’est-ce que les IST ?

    Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont des infections dues à des virus, des bactéries, des parasites ou des champignons, principalement transmises au cours des relations sexuelles. La plus connue est l’infection par le VIH/sida, mais il en existe une trentaine d’autres dont : les chlamydiae, la syphilis, l’hépatite B…

    Fièvre, démangeaisons ou écoulements anormaux au niveau des organes génitaux, rougeurs, éruptions cutanées, sensation de brûlure en urinant sont les principaux symptômes des IST. Mais beaucoup d’IST n’ont pas ou peu de symptômes, ce qui favorise leur transmission à l’insu des personnes porteuses. Non traitées, elles peuvent entraîner de graves complications.

    Les IST touchent aujourd’hui un public mal informé. Selon une étude (1) :

    • 10 % des jeunes de 16 à 25 ans ne savent pas où se rendre pour réaliser un dépistage ;
       
    • 15 % ne sont pas convaincus qu’il est nécessaire d’effectuer un test de dépistage à chaque fois qu’ils ont un nouveau partenaire ;
       
    • 50 % ignorent que l’idéal est de se faire dépister 6 semaines après un rapport sexuel à risque (rapport non protégé ou rupture du préservatif et ce, avec un partenaire dont on ne connaît pas le statut sérologique).

    7 sur 10

    C’est le nombre de personnes entre 18 et 35 ans qui ignorent ou interprètent mal les signes d’une IST.*

    2 Les gestes préventifs

    Les infections sexuellement transmissibles augmentent en France depuis la fin des années 1990. On observe une accélération sensible ces dernières années (2). Pour se protéger des IST et éviter de les transmettre, il existe des gestes simples :

    • Utilisez un préservatif avec chaque partenaire dont vous ne connaissez pas le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres IST.
       
    • Utilisez des préservatifs certifiés « CE » ou marqués « NF ». Si c’est votre première utilisation, pensez à bien lire la notice. Il existe des préservatifs masculins et féminins. Les deux sont à usage unique. Moins connu, le préservatif féminin est plus solide, mais aussi plus cher (comptez en moyenne 8,30 € pour une boîte de trois en pharmacie, contre 4,50 € pour une boîte de douze préservatifs masculins). Il peut être placé plusieurs heures avant le rapport. Attention : n’utilisez pas les deux à la fois, ils risquent de ne pas rester en place.
       
    • En cas de doute après un rapport, parlez-en à votre médecin traitant et réalisez un test dépistage du VIH ou des autres IST. Vous pouvez également vous rendre dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou dans un Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF).
       
    • Soignez-vous correctement et retournez voir le médecin pour vérifier la guérison.
       
    • Prévenez votre (vos) partenaire(s) susceptible(s) d’être infecté(s).
       
    • Il existe des vaccins qui protègent contre certaines IST (hépatite B, papillomavirus). Parlez-en à votre médecin.

    Plus d’informations sur les tests de dépistage :
    http://www.sida-info-service.org/?Ou-faire-un-test-de-depistage

    Lignes d’information et d’écoute :

    • Sida Info Service au 0 800 840 800

      24 h/24, appel confidentiel, anonyme et gratuit.

    • Hépatites Info Service au 0 800 845 800

      24 h/24, appel confidentiel, anonyme et gratuit.

    Le contrat Garantie Santé Macif est accessible à tous et personnalisable !

    Il prévoit la prise en charge immédiate des préservatifs féminins et masculins non remboursés par le RO dans le forfait intimité/vie de couple (50 euros par an quel que soit le niveau de soins souscrit). Renseignez-vous !

    Sources :
     
    (1) Étude du laboratoire Janssen, de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et du Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic de l’hôpital Saint-Antoine AP-HP, « Quel est le niveau de connaissance des jeunes sur le VIH et les infections sexuellement transmissibles ? »
    (2) Avis suivi de recommandations sur la prévention et la prise en charge des IST chez les adolescents et les jeunes adultes du Conseil national du sida et des hépatites virales et Bulletin épidémiologique hebdomadaire 2016 n° 41-42 de Santé publique France.
     
    Prévention IST
     
    Info IST
     
    * Selon une enquête récente du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues réalisée auprès de personnes âgées entre 18 et 35 ans.