Catégorie : (S’)Investir autrement

  • ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

    ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

    L’objectif de l’ISR est de faire de la finance un des leviers de transformation des entreprises. Conscients des nouveaux enjeux liés au changement climatique ou à l’accès à l’emploi des personnes en difficulté, de plus en plus d’épargnants souhaitent en effet que leurs placements aient un impact positif sur l’environnement et la situation sociale des travailleurs. Idéalement, sans rogner sur le rendement !

    Avant de vous lancer, voilà toutes les réponses à vos questions concernant l’investissement socialement responsable.

    1 Qu’est-ce que l’investissement socialement responsable

    L’ISR désigne une méthode de sélection des entreprises cotées sur les marchés financiers en fonction de leur performance financière et d’une appréciation de leur comportement éthique, social et environnemental. Nous restons dans la sphère de l’économie classique.

    Les fonds ISR sont donc, au même titre que les fonds d’investissement plus classiques, un portefeuille d’actifs (actions, obligations, actifs monétaires) piloté par une société de gestion auquel vous accédez grâce à des produits d’épargne et financiers comme l’assurance-vie, un plan d’épargne, un compte titre (compte via lequel les particuliers peuvent investir sur des valeurs mobilières de placement) ou encore par des produits d’épargne retraite et salariale.

    Ces entreprises respectent un ou plusieurs de ces critères :

    • des critères environnementaux : la réduction des émissions de CO2, la consommation d’énergie, le recyclage des déchets, la prévention des risques environnementaux, etc.
    • des critères sociaux : le taux de renouvellement et la formation des salariés, l’emploi des personnes en difficulté (handicapés, jeunes de moins de 26 ans sans qualification, chômeurs de longue durée), lutte contre la discrimination, la contribution à l’abolition du travail des enfants ou du travail forcé, etc.
    • des critères de bonne gouvernance : la transparence de la rémunération des dirigeants, la lutte contre la corruption, l’indépendance et la féminisation des conseils d’administration, la présence d’un comité de vérification des comptes, etc.

    Épargner en aidant les autres, c’est possible !

    Avec le Livret Solidaire Macif, vous pouvez reverser tout ou partie des intérêts à des associations.*

    Bon à savoir

    63 % des Français déclarent que leurs décisions de placement prennent en compte les impacts environnementaux et sociaux. Pourtant, ils ne sont que 5 % à s’être vu proposer de l’ISR, tandis que 46 % se disent prêts à demander ce produit à leur conseiller bancaire ou financier. (2)

    2 Investir de manière vertueuse : qu’est-ce que ça change ?

    Faire un investissement socialement responsable, c’est investir dans des entreprises engagées dans des démarches concrètes de réduction de leur empreinte climatique et écologique par exemple.  En tant qu’épargnant particulier, choisir l’ISR, c’est donc soutenir financièrement des entreprises vertueuses ou en transition pour s’améliorer. Autant de « petits ruisseaux » qui, un jour, feront de grandes rivières !  L’ISR donne ainsi du sens à l’investissement et veille à l’intérêt des générations futures.

    3 Comment vérifier que les fonds ISR sont « vraiment » vertueux ?

    En France, 80 sociétés de gestion étaient identifiées comme actives sur le sujet de l’ISR fin 2018 et 530 fonds dédiés à la finance durable étaient accessibles au grand public (4). Mais comment distinguer des investissements réellement responsables de ceux qui relèvent plutôt du greenwashing (stratégie de communication et de marketing utilisée par les entreprises qui consiste à diffuser des messages vantant l’engagement écologique de la marque sans en avoir les preuves réelles). Pas si simple… L’investissement durable est en pleine croissance. Pour aider les particuliers à s’y retrouver, des labels se développent tel le label ISR d’Etat français créé par le Ministère de l’Economie et des Finances. Ce label est attribué aux fonds prenant en compte les critères ESG en amont des investissements et durant la vie du fonds. Il garantit également la transparence du fonds en matière de reporting.

    Le saviez-vous ?

    Axé sur l’environnement, le label Greenfin (anciennement TEEC), a pour ambition de soutenir la transition énergétique et écologique, et garantit que le fonds labellisé contribue au financement de la transition écologique et énergétique. 

    4 Quelles différences entre l’ISR et l’épargne solidaire ?

    La finance solidaire existe en complément de l’ISR et représente 0,25 % de l’épargne totale des ménages (3) qui consacre entre 5 et 10 % de son portefeuille à l’économie sociale et solidaire. Outre le financement d’entreprises vertueuses en termes d’ESG, l’argent placé permet de financer des entreprises non cotées, donc qui ne peuvent bénéficier des financements classiques, et qui ont une « utilité effective en matière de lutte contre l’exclusion, de cohésion sociale ou de développement. » (Baromètre 2018 de la finance solidaire Finansol/La Croix)

    5 L’ISR est-il performant financièrement ?

    Comme tout investissement, l’ISR vise la rentabilité. Ainsi, « 80 % des études examinées montrent que les pratiques de durabilité ont une influence positive sur la rentabilité des investissements » (5). La prise en compte de critères extra-financiers dans l’analyse d’une entreprise permet d’avoir une vision transversale de celle-ci et d’identifier des risques (de gouvernance, environnementaux et/ou sociétaux) auxquels la société pourrait être exposée à plus ou moins long terme. Cette analyse complémentaire à l’analyse financière classique (analyse sous l’angle rendement / risque) permet donc de réduire la prise de risque du fonds. En somme, l’ISR permet d’avoir une meilleure connaissance des entreprises dans lesquelles le fonds est investi. Longtemps sujet à caution, les fonds ISR offrent aujourd’hui des performances semblables aux fonds classiques sur le long terme, voire même supérieures. De quoi vous rassurer ! 

    Mauvaise presse

    56 % des acteurs estiment que la crainte d’une sous-performance de l’ISR est un frein à son développement. (6)

    6 Investissements responsables : quels impacts sur les entreprises ?

    De fait, avec l’intérêt grandissant des épargnants pour les fonds qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable, les entreprises sont incitées à changer leurs pratiques pour offrir un modèle plus respectueux de l’environnement et des hommes, mais aussi à mieux gérer les risques financiers sur le long terme.

    Vous voulez épargner de manière éthique et responsable ?

    La Macif vous permet d’épargner notamment sur une assurance-vie solidaire ainsi que sur des fonds labellisés responsables et solidaires.

    * Le Livret Solidaire Macif est accordé dans les conditions et limites définies dans les Conditions générales Épargne et le Guide tarifaire en vigueur. Les intérêts perçus sont soumis à la fiscalité en vigueur. L’abandon des intérêts donne droit à une réduction d’impôt et à un prélèvement forfaitaire libératoire à taux réduit, selon la fiscalité en vigueur.

    ** Contrat d’épargne assurance vie multisupport comprenant des supports en unités de compte susceptibles de perte en capital, assuré par Mutavie.

    L’Essentiel de l’article

    • Un fond ISR respecte au moins un des trois critères extra-financiers : environnemental, sociétal et de gouvernance.
    • L’ISR est aussi performant financièrement que les placements traditionnels.

    (1) Étude menée par l’Association française de la gestion financière (AFG), 2017.
    (2) Sondage Ifop pour Vigeo Eiris et le FIR, « Les Français et la finance responsable », 2018.
    (3) Les Echos, Comment la finance solidaire tente de résister face aux labels, 2019
    (4) Association française de la gestion financière.
    (5) Méta-analyse menée par l’université d’Oxford et Arabesque Partners, portée sur la base de 200 sources incluant des études académiques, des rapports de sociétés de gestion ou encore des articles de presse.
    (6) Étude KPMG réalisée auprès d’un panel constitué de 7 émetteurs cotés sur Euronext Paris, de 10 investisseurs et gestionnaires d’actifs français et de 6 acteurs tels que ONG, initiatives de place, régulateurs et universitaires, 2017.

  • Cours en ligne : la nouvelle école pour tous

    Cours en ligne : la nouvelle école pour tous

    Se perfectionner et obtenir une certification de qualification professionnelle : tels étaient les objectifs de Sandrine en 2017. À 37 ans, cette chef de projet en formation professionnelle fait partie des nombreux Français ayant récemment suivi une formation en ligne. Entre les difficultés du marché de l’emploi et les mutations de chaque secteur d’activité, se former tout au long de sa vie est important pour maintenir son niveau d’employabilité. La transition numérique n’ayant pas échappé au secteur de la formation, une simple connexion Internet permet aujourd’hui d’acquérir de nouvelles compétences.

    1 Formation en ligne : un marché en pleine effervescence

    L’essor des smartphones, tablettes, mais aussi de la vidéo en ligne a largement profité au développement des formations sur Internet. Résultat, le secteur qui représentait 32 milliards d’euros en France en 2017 (et 87,2 milliards d’euros dans le monde) (1) est aujourd’hui en pleine effervescence. Une aubaine pour les salariés, demandeurs d’emploi, travailleurs non salariés et étudiants, entre autres, qui ont ainsi la possibilité d’acquérir facilement de nouvelles connaissances, sans pour autant avoir à bouleverser leur emploi du temps.

    Un critère qui a été décisif pour Sandrine, la trentenaire, qui a pris ses fonctions sans avoir jamais eu de formation dans son domaine, souhaitait se perfectionner et obtenir une certification correspondant à son métier qu’elle a appris sur le tas.

    « Le choix d’une formation en ligne a été évident pour moi. Non seulement parce qu’il s’agissait d’un perfectionnement de connaissances, mais aussi et surtout parce que je ne pouvais pas me permettre de m’absenter des jours entiers de mon poste », explique-t-elle. Et d’ajouter : « La flexibilité des horaires m’a permis de m’aménager des plages de travail selon mes disponibilités. »

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Bénéficiez de réductions sur Maxicours.com grâce à Macif Avantages.*

    À savoir

    Depuis le 1er janvier 2019, le Compte personnel de formation (CPF) de transition professionnelle remplace l’ancien congé individuel de formation (CIF). Il permet aux salariés souhaitant changer de métier ou de secteur d’activité de financer des formations certifiantes en lien avec leur projet. Il leur permet donc d’acquérir des compétences et des connaissances dans un domaine différent que leur emploi.**

    2 6 méthodes d’e-learning à la loupe

    Et si Sandrine s’est orientée vers un SPOC (Small Private Online Course), les formations en ligne se déclinent sous différentes formes.

    SPOC (Small Private Online Course ou petit cours privé en ligne, en français)

    Il s’agit d’une formation interactive en ligne privée et payante dont le nombre de participants est limité, et dont les critères d’accès varient selon chaque SPOC. Principalement destiné aux étudiants et/ou formation en reconversion, le SPOC a l’avantage d’être immédiatement certifiant.

    Le MOOC (Massive Online Open Course ou cours en ligne ouvert et massif, en français)

    C’est le format le plus populaire actuellement, avec plus de 10 000 cours disponibles (2). Environ 350 MOOC, soit près d’un par jour, sont diffusés en France chaque année(2). Ouvert à tous les âges et profils, le MOOC désigne une formation en ligne pour laquelle le nombre de participants n’est pas limité. À noter que, pour l’heure, un MOOC ne permet pas d’obtenir un diplôme.

    Le blended learning (apprentissage mixte, en français)

    C’est une formation mixte qui combine à la fois les méthodes d’apprentissage classique (c’est-à-dire en présentiel) et les cours en ligne. Payant, le blended learning est par ailleurs une formation certifiante.

    Le social learning (apprentissage social, en français)

    C’est une technique transversale qui met les interactions et la collaboration au centre de la formation. Dans le cadre du social learning, chaque participant partage ses connaissances et son expérience sur le sujet, devenant à la fois apprenant et formateur. Ce format, qui n’est pas diplômant, est généralement mis en place par l’entreprise elle-même et concerne les collaborateurs d’une même structure.

    Le mobile learning (apprentissage mobile)

    C’est, comme son nom l’indique, une méthode d’apprentissage basée sur le mobile. Ce système permet d’avoir très facilement accès à sa formation et ce, de n’importe où et à n’importe quel moment de la journée. Texte, message, image, vidéo ou jeux : le mobile learning combine tous les formats que permettent les smartphones. Il permet, contre une poignée d’euros, d’acquérir des connaissances sur des thématiques variées (langues, comptabilité, création d’entreprise, etc.), sans être diplômant pour autant.

    L’adaptive learning (apprentissage adaptatif)

    C’est l’une des plus récentes techniques d’e-learning. Le concept : redéfinir le profil du participant grâce à l’intelligence artificielle et adapter la formation en temps réel afin de maintenir son intérêt et prévenir le décrochage. Destiné à l’origine aux étudiants afin d’enrichir et compléter les connaissances en cours d’acquisition, ce format d’apprentissage commence à se propager aux MOOCs.

    À savoir

    Avant de vous lancer, veillez bien à vérifier la fiabilité de la formation proposée. N’hésitez pas à appeler pour avoir toutes les informations nécessaires : Quelles sont les conditions pour y accéder ? Est-ce un diplôme reconnu par l’État ? Quel financement possible ? Les retours d’expérience d’autres utilisateurs pourront également vous aiguiller avant de vous inscrire.

    3 Motivation et organisation : les clés de la réussite

    Mais bien qu’elles multiplient les bons points, les formations en ligne ont aussi leurs limites. Le taux d’abandon en est la principale. Ainsi, près d’un apprenant sur deux (3) n’irait pas au bout de sa formation, surtout s’il n’est pas accompagné.

    « La réputation des formations en ligne est qu’il y a un fort taux de décrochage des stagiaires, confirme Sandrine. J’ai réussi à aller jusqu’au bout parce que j’étais extrêmement motivée par l’obtention de ma certification. Mais me dégager du temps et ne pas laisser le quotidien prendre le dessus a malgré tout été très compliqué. L’avantage du SPOC, c’est que l’on est bien encadré : des réunions en ligne hebdomadaires sont programmées pour les stagiaires qui le souhaitent, un forum de questions est disponible. Même si je n’ai jamais rencontré physiquement ni les autres stagiaires ni le responsable de la formation, je ne me suis jamais sentie seule face à mon écran », se souvient-elle.

    Finalement, sa motivation et son organisation ont permis à la jeune femme d’achever sa formation en gestion de projet en trois mois.

    « Chaque semaine, des quiz et des exercices devaient être réalisés et transmis au responsable de la formation. J’y ai consacré quatre à six heures hebdomadaires, auxquelles il faut ajouter le contrôle de connaissances de deux heures permettant d’obtenir la certification. »

    Deux ans après avoir pris cette initiative, elle ne regrette aucunement son choix. Mieux, elle le recommande et n’exclut pas l’idée de renouveler l’expérience quand le besoin s’en fera sentir.

    L’Essentiel de l’article

    • La formation en ligne est idéale pour se former dans de très nombreux domaines, tout en organisant son emploi du temps selon ses disponibilités.
    • Il existe différents formats de formation en ligne : MOOC, SPOC, blended learning, social learning, etc.
    • L’important taux de décrochage est le principal point faible des formations en ligne.

    (1) Blogemploi, « Le boom des formations en ligne : un plus pour l’emploi », 2017.
    (2) Xerfi, « Le marché des MOOCs et du e-learning », 2017
    (3) Enquête ISFT, « Les chiffres 2017 du digital learning ».

    * Offre soumise à conditions.
    ** Source : ministère du Travail, « Projet de transition professionnelle », 2019.

  • L’apprentissage : la bonne voie pour décrocher un job dans l’artisanat

    L’apprentissage : la bonne voie pour décrocher un job dans l’artisanat

    1 L’apprentissage : la porte d’entrée pour trouver un emploi

    Seuls 400 000 jeunes choisissent la voie de l’apprentissage chaque année, soit seulement 7 % des 16-25 ans. Pourtant, cette filière permet à 70 % des apprentis de trouver un emploi dans les sept mois suivant la fin de la formation, selon le ministère de l’Éducation nationale (1). C’est une porte d’entrée vers 250 métiers et certains secteurs de l’artisanat (boulangerie, pâtisserie, BTP, automobile ou encore les activités de l’alimentation) sont particulièrement accessibles à l’apprentissage. D’ailleurs, l’artisanat s’impose comme le premier employeur d’apprentis en France. Contrairement aux préjugés, cette formation prépare à tout type de diplôme, en passant du CAP au Master 2.

    Les différents types de formation en apprentissage

    • Les diplômes de l’enseignement secondaire : certificat d’aptitude professionnelle (CAP), baccalauréat professionnel, brevet professionnel, mention complémentaire, brevet des métiers d’art.
    • Les diplômes de l’enseignement supérieur : brevet de technicien supérieur (BTS), diplôme universitaire de technologie (DUT), licences et masters professionnels, diplômes d’ingénieur, école de commerce.

    Le saviez-vous ?

    Les jeunes engagés dans un contrat d’apprentissage et âgés d’au moins de 18 ans peuvent bénéficier d’une aide de 500 euros pour passer leur permis de conduire. Pour en savoir plus sur les modalités, consultez le site du ministère du Travail.

    2 Une nouvelle loi pour encourager les futurs apprentis

    Rendre plus attractif l’apprentissage auprès des jeunes, c’est l’une des vocations de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », promulguée le 5 septembre 2018.

    Notre objectif est de changer l’image de l’apprentissage et de le transformer en profondeur, de changer d’échelle et d’en faire une voie d’excellence et de réussite pour tous les jeunes.

    Muriel Pénicaud, ministre du Travail

    Parmi les nouveautés, l’âge maximum pour entrer en apprentissage est de 30 ans (29 ans révolus). Et une nouvelle grille de rémunération pour les apprentis de 16 à 20 ans a été votée : ils gagnent dorénavant environ 30 euros brut de plus par mois et leurs aînés ne pourront plus être rémunérés en dessous du Smic. Autre changement : il est possible de débuter un cycle de formation en apprentissage sans contrat, dans un CFA, dans la limite de trois mois. L’intéressé obtient le statut de stagiaire de la formation professionnelle. Un bon moyen de tester le métier avant de s’engager sur la durée.

    Bon à savoir

    Le temps de travail des jeunes apprentis ne peut excéder 8 heures par jour et 35 heures par semaine. Avec la nouvelle réglementation, cette durée peut être portée à 10 heures par jour et dans la limite de 40 heures par semaine dans certaines circonstances. Mais ces heures devront donner lieu à des périodes de repos compensateur équivalent (2).

    3 L’apprentissage, tout sauf une voie de garage

    C’est le message d’une campagne destinée à donner un coup de peps à l’apprentissage, en déconstruisant les clichés. Lancée par le ministère du Travail, #Démarretastory est une campagne « faite par les apprentis, pour les apprentis ». Des jeunes en apprentissage sont invités à raconter leur parcours et à démontrer que l’apprentissage peut être un atout dans de nombreux métiers. Parrain de la campagne, le chef étoilé Thierry Marx y raconte sa success story. Parmi les témoignages liés à la campagne, celui du chef cuisinier de l’Élysée, Guillaume Gomez, Meilleur Ouvrier de France (MOF) et ancien apprenti ou encore celui de Vincent Thiébaut, ex-apprenti, aujourd’hui député.

    Votre enfant est étudiant ou apprenti ?

    Avec le contrat Prem’s, il bénéficie d’une assurance logement et d’une assurance personnelle*, du deux-en-un !
    Renseignez-vous !

    Deux contrats d’alternance sont possibles :

    • Le contrat de professionnalisation (effectué en formation continue). Il est ouvert aux 16-25 ans révolus, ainsi qu’aux demandeurs d’emploi ayant plus de 26 ans, mais également aux bénéficiaires de la prime d’activité, de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), de l’allocation adulte handicapé (AAH) ou d’un contrat unique d’insertion (CUI). La formation doit durer au minimum 150 heures sur 12 mois.
    • Le contrat d’apprentissage (qui relève de la formation initiale), quant à lui, s’adresse aux 16-29 ans. La formation doit représenter au moins 400 heures au cours de l’année.

    Les deux contrats mêlent cours théoriques et formation pratique
    en entreprise (3).

    L’Essentiel de l’article

    • 70 % des apprentis trouvent un emploi sept mois après leur formation (1).
    • L’artisanat permet d’accéder à 250 métiers dans 4 secteurs : alimentation, bâtiment, production, services.
    • La loi du 5 septembre 2018 facilite l’accès à l’apprentissage.

    (1) Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, « L’insertion des apprentis est marquée par la formation et par la conjoncture économique », 2018.
    (2) Légifrance, Article L. 6221.
    (3) Service Public Pro, « Contrat de professionnalisation et apprentissage : quelles différences ? », 2019.

  • La transmission-reprise : une solution idéale pour les futurs artisans

    La transmission-reprise : une solution idéale pour les futurs artisans

    1 Trouver un cédant d’entreprise

    Vous avez envie d’entreprendre et vous envisagez la voie de l’artisanat ? La reprise d’une entreprise existante représente une belle opportunité pour démarrer. Pour trouver un cédant, plusieurs solutions s’offrent à vous. Commencez par contacter votre entourage et votre réseau. Interrogez vos proches, évoquez votre intérêt pour une éventuelle reprise dans votre quartier. Le bouche-à-oreille est souvent précieux dans ce type de recherches. Si vous savez dans quelle branche d’artisanat vous souhaitez exercer, consultez les revues spécialisées qui publient régulièrement des annonces de cédants, comme la bourse de la transmission de la BPI (Banque publique d’investissement) qui recense près de 58 000 annonces de cession dans toute la France, le site de Pôle Emploi dédié aux reprises d’activités ou encore le portail des Chambres de métiers et de l’artisanat.

    31 %

    des entreprises artisanales sont issues d’une transmission-reprise (1).

    2 Se faire accompagner

    Se lancer dans l’entrepreneuriat est une décision importante qui nécessite une bonne préparation. Cela passe par la construction d’un business model solide. Les Chambres de métiers et de l’artisanat assistent gratuitement les candidats à la reprise dans ces différentes étapes. Chaque année, elles accompagnent la cession des entreprises artisanales et se mettent au service des candidats repreneurs pour les aider à formaliser leur projet. Grâce à leur réseau de partenaires (notaires, experts-comptables, avocats, banques), elles sont un vrai soutien pour les repreneurs. Ne négligez pas cette aide précieuse. Certains organismes et syndicats professionnels ou sectoriels (Confédération de l’artisanat du et des petites entreprises du bâtiment, Fédération Nationale de l’Habillement, etc.) peuvent aussi vous proposer des services d’accompagnement gratuits.

    Vous êtes indépendant ?

    Avec le contrat Multigarantie Activité Professionnelle, la Macif assure votre activité, vos biens et vos responsabilités.*

    L’ACRE, une aide précieuse à la reprise d’entreprise

    L’aide au créateur ou au repreneur d’entreprise présente de vrais avantages ! Elle permet une exonération totale des cotisations sociales lorsque les revenus sont inférieurs à 30 393 € par an et dégressive lorsque les revenus sont compris entre 30 393 € et 40 524 € par an. Mais cette aide donne aussi droit au NACRE (nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise). Ce dispositif permet d’être accompagné pendant 3 ans dans le montage et le financement du projet. Pour l’obtenir, il faut contacter un organisme d’accompagnement conventionné par l’État en passant par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) de votre région.

    3 Un savoir-faire précieux transmis par le cédant

    Si le cédant est d’accord, il est possible qu’il vous accompagne dans vos nouvelles fonctions pendant une période déterminée. Cela vous laissera le temps de bien comprendre le fonctionnement de l’entreprise et les relations avec les clients. Dans ce cas de figure, le mode d’accompagnement choisi (statut du cédant, durée d’accompagnement, mode de rémunération…) devra être indiqué dans l’acte de cession. Plusieurs formules sont possibles : le cédant peut devenir salarié de son ex-entreprise. Il peut agir en tant que conseiller du nouveau dirigeant et facturer ainsi ses prestations à l’heure ou au forfait ou encore devenir micro-entrepreneur, associé unique d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou gérant de société à responsabilité limitée et proposer ses services via une convention de tutorat. Cet accompagnement peut s’étaler entre 2 et 12 mois et être gratuit ou rémunéré. Il est possible de prolonger cette période par un avenant, pour une durée d’un an maximum.

    Vous êtes travailleur indépendant ?

    Pensez au contrat Prévoyance des indépendants de la Macif et bénéficiez d’une protection sur mesure !*

    L’Essentiel de l’article

    • L’État a mis en place l’ACRE, une aide au créateur ou au repreneur d’entreprise.
    • 31 % des entreprises artisanales sont issues d’une transmission-reprise (1).
    • De nombreux sites Internet (BPI, Pôle Emploi, Chambres des métiers) publient des offres de reprise.
    • Dans le cadre d’une transmission-reprise, il est possible d’être accompagné par le cédant pendant une période déterminée.

    (1) Source : Sénat, Rapport d’information, 2017

  • De commercial à boulanger : la trajectoire de Jean-François Bandet

    De commercial à boulanger : la trajectoire de Jean-François Bandet

    1 Comment êtes-vous devenu boulanger à 40 ans ?

    Dans la vie, j’aime les nouveaux défis. J’ai eu plusieurs vies professionnelles. Après avoir travaillé dix ans comme commercial dans de grandes entreprises comme IBM, j’ai ressenti un besoin de changement. Avec un ancien collègue, on a décidé de créer une marque de vêtements de sport de combat. Huit ans après, la marque se portait bien et j’ai eu envie de vivre une nouvelle aventure. J’ai cédé mes parts à mon associé et j’ai cherché dans quoi je pourrais me lancer. J’ai toujours aimé la gastronomie. Le secteur de la boulangerie évoluait à vitesse grand V en France. Il était possible d’innover, de proposer des produits faits maison de qualité, de transformer sa boutique en espace à vivre. Ça a été mon envie.

    9 Français sur 10

    ont envie de changer de vie et 28 % ont franchi le pas de la reconversion (dont 33 % de cadres). (1)

    2 Quelle formation avez-vous suivie pour cette reconversion ?

    En 2015, j’ai candidaté dans les meilleures écoles de pâtisserie parisiennes. Après avoir été sur liste d’attente, l’école Ferrandi, très cotée, m’a accepté en CAP adulte. C’est une formation qui avoisine les 7 000 euros. Seule condition pour être pris : la motivation ! Les cours théoriques ont commencé en septembre et ont duré cinq mois. Après ça, j’ai effectué deux stages, le premier dans une boulangerie appartenant à une chaîne, le second dans une boulangerie indépendante réputée.

    3 Ça fait quoi de se retrouver en formation à 40 ans ?

    Ça rajeunit ! On se fait de nouveaux copains, on apprend. Mais côté formation, il faut mettre son ego de côté. Quand on a dirigé une entreprise, ce n’est pas toujours évident de recevoir des ordres d’un manager de 20 ans. Parfois, je me levais à 4 h du matin pour chercher de l’eau et pétrir de la farine. Mais j’ai joué le jeu. Mon précédent parcours ne comptait plus. Il fallait accepter de repartir du bas de l’échelle pour atteindre mon nouvel objectif.

    5 Aujourd’hui, où en êtes-vous ?

    J’ai monté Bo&Mie, ma propre boulangerie située dans le IIe arrondissement de Paris. J’ai embauché pour commencer, une jeune femme, rencontrée à l’école Ferrandi mais aujourd’hui, nous montons une deuxième boulangerie dans le IIIe arrondissement, à laquelle elle sera associée. C’est une belle aventure !

    6 En quoi votre expérience passée vous aide dans votre métier actuel ?

    J’évolue dans un univers très différent de ce que je connaissais. Mais mon expérience en tant que cadre commercial et de dirigeant d’entreprise m’aide à définir la bonne politique de prix, à analyser la concurrence, et à gérer les équipes au quotidien. À l’heure actuelle, nous sommes 20 mais l’effectif va augmenter !

    7 Le métier de boulanger est-il compatible avec une vie de famille ?

    J’y veille ! Au début, ça a été difficile car au moment de l’ouverture en 2016, ma femme donnait naissance à des jumeaux. Il a fallu tenir le choc ! Les horaires ne sont pas simples : je commence souvent à 7 ou 8 h du matin et je finis à 20 h 30. Mais j’essaie de travailler 6 jours sur 7 et de m’accorder du temps libre pour profiter de ma famille.

    Vous êtes travailleur indépendant ?

     

    Avec le contrat Multigarantie Activité Professionnelle, la Macif assure votre activité, vos biens et vos responsabilités.*

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    Source :

    (1) Nouvelle vie professionnelle, Étude « Les Français et la reconversion professionnelle », 2017

    L’Essentiel de l’article

    • On peut se reconvertir à tout âge.
    • Il existe de nombreux CAP pour adultes.
    • Pour apprendre un nouveau métier, il faut accepter de repartir de zéro.
    • Près d’un tiers des Français a déjà franchi le cap de reconversion (1).
  • Audrey, partie à New York comme jeune au pair pour apprendre l’anglais !

    Audrey, partie à New York comme jeune au pair pour apprendre l’anglais !

    1 Qu’est-ce qui vous a motivée à devenir fille au pair ?

    J’ai fait un DUT en communication et je ne me sentais pas prête à m’engager tout de suite dans la vie professionnelle. J’ai donc décidé de faire une année de césure. J’avais l’habitude de faire du baby-sitting, donc partir comme jeune fille au pair était une excellente solution, d’abord pour améliorer mon anglais, mais aussi pour acquérir une expérience à l’étranger, gagner en maturité, découvrir une nouvelle culture… Bref, tous les bénéfices d’un séjour long dans un pays inconnu.

    30 ans

    C’est l’âge maximum pour partir au pair dans la plupart des cas. L’âge minimum est de 18 ans, sauf au Danemark, en Espagne, en Italie et en Norvège où l’on peut partir dès 17 ans (1).

    2 Comment trouver un organisme pour organiser son séjour au pair ?

    J’ai tout simplement cherché sur Internet : il y a beaucoup d’informations et d’organismes. J’ai choisi un peu à l’instinct, mais on peut aussi se référer aux commentaires des internautes et aux différents labels pour choisir.

    Bon à savoir

    Vous envisagez de partir au pair à l’étranger ? L’Ufaap (Union française des agences au pair) répertorie les organismes agréés pour vous permettre d’organiser et de mener votre séjour en toute sécurité et dans des conditions optimales.

    3 Quelles sont les démarches à effectuer pour partir au pair ? Combien de temps à l’avance faut-il préparer son dossier ?

    Je conseille de préparer son voyage six mois avant la date du départ. Pour partir en au pair, il faut justifier d’une vraie expérience de baby-sitting ou d’animation avec des enfants, que ce soit au sein de sa propre famille, avec des voisins, en centre de loisir ou autre. Avec mon organisme, j’ai dû justifier de 200 heures d’expérience avec les enfants ! Le dossier prend du temps car il nécessite de se présenter de façon très détaillée et de faire témoigner des proches ou d’anciens employeurs sur notre façon d’être, notre personnalité, nos rapports avec les enfants… L’organisme veut en savoir un maximum pour pouvoir retenir la candidature et présenter le profil aux familles qui recherchent un jeune au pair. En revanche, on peut avoir un niveau de langue très basique comme c’était mon cas, puisque de nombreux jeunes au pair partent justement pour se perfectionner.

    Vous souhaitez étudier à l’étranger ?

    La Macif vous accompagne pour partir sereinement.

    4 Combien coûte un séjour au pair ?

    Je pense que ça dépend des organismes, pour moi ça a été autour de 400 euros pour les frais de dossier et le visa, plus 330 euros pour le billet d’avion Toulouse-New York.

    5 Comment s’organisait votre quotidien de jeune fille au pair ?

    J’étais dans une famille basée à Manhattan, où je m’occupais de deux petites filles de 5 et 8 ans. Je leur consacrais environ six à sept heures par jour. Mes principales missions étaient l’aide aux devoirs, l’accompagnement à l’école et la garde à domicile. Le reste du temps, je pouvais suivre des cours de langue, et bien sûr visiter New York et la côte est des États-Unis. Je touchais 800 dollars/mois d’argent de poche, soit environ 710 euros, ce qui est plutôt correct lorsqu’on est logé et nourri ! J’avais aussi une bourse donnée par la famille pour financer mes cours de langue, donc je m’y retrouvais.

    Quel salaire pour un jeune au pair ?

    Le jeune au pair n’est pas considéré comme un employé dans l’ensemble des pays. Il ne touche donc pas de salaire à proprement parler. Il est avant tout payé en nature, c’est-à-dire qu’il a droit au gîte et au couvert en contrepartie de sa mission de garde d’enfant (2). À cela s’ajoute de l’argent de poche donné par la famille au jeune au pair dont les montants moyens varient d’un pays à l’autre : autour de 700 euros/mois aux États-Unis, 260 euros/mois en Allemagne, 600 euros/mois en Australie, etc. (3)

    6 Qu’avez-vous retiré de votre expérience d’au pair ?

    Plein de choses ! Personnellement d’abord : on fait beaucoup de rencontres que ce soit avec d’autres au pair ou des étudiants. Je ne me suis jamais sentie seule, même à 6 000 km de ma famille ! Et bien sûr, c’est enrichissant au niveau professionnel : je me suis orientée vers le secteur de la communication culturelle où l’ouverture, les capacités relationnelles et d’adaptation sont très importantes. Et bien sûr, mon nouveau niveau d’anglais est un avantage certain… Je pense aussi que pour un employeur, c’est un bon point de voir qu’on a été capable de partir loin de ses repères, de s’intégrer, de mener à terme un projet. Ça montre qu’on est dégourdi !

    7 Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut partir au pair ?

    Mon conseil serait de prendre le temps de bien choisir sa famille d’accueil. On est souvent pressé de partir alors on a tendance à se « jeter » sur la première proposition. Mais comme on va y passer beaucoup de temps, qu’on va vivre avec cette famille, partager son intimité, ça vaut le coup de bien étudier les dossiers et d’échanger avec les familles pour choisir des personnes avec qui on a vraiment envie d’être. Pour ma part j’ai contacté huit familles avant de faire mon choix ! Une fois sur place, il faut bien sûr s’ouvrir au maximum et mettre tous ses préjugés de côté pour profiter au maximum de l’expérience. L’autre conseil, c’est de garder en tête que ce n’est pas une année de totale liberté et de fête : on est dans une famille avec des règles à respecter et surtout une grande responsabilité vis-à-vis des enfants : il faut être prêt à assumer ce rôle !

    L’Essentiel de l’article

    • Le jeune au pair est intégré au sein d’une famille où il apprend la langue. En échange, il s’occupe des enfants (expérience requise).
    • Il bénéficie d’argent de poche selon un barème moyen établi pour chaque pays.
    • Pour partir au pair, mieux vaut choisir un organisme agréé.

    (1) Service-public.fr
    (2) Service public, « Salarié au pair », 2019.
    (3) Aupairworld.com

  • Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

    1 Le LDDS : comme un livret A, mais solidaire

    Ces livrets « développement durable et solidaire » fonctionnent comme un livret A (il est d’ailleurs possible de posséder les deux), à trois différences près :

    • les fonds sont investis dans le financement de PME, dans l’optimisation énergétique des logements et dans les entreprises de l’ESS (économie sociale et solidaire) ;
    • le plafond est limité à 12 000 € (hors intérêts) contre 22 950 € pour un livret A ;
    • le nombre de LDDS est limité à deux par foyer fiscal.

    Pour le reste : 3 % de taux d’intérêt, exonération d’impôts (sur le revenu et CSG) et disponibilité permanente de votre épargne.

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    +15%

    L’épargne solidaire a progressé de près de de 15 % entre 2022 et 2023. (1)

    2 Les livrets de partage : faire don d’une partie de ses intérêts

    Ces livrets d’épargne, comme le livret Solidaire ou le CSL, vous aident à soutenir les associations et les causes qui vous tiennent à cœur en reversant tout ou partie des intérêts sous forme de dons.

    Le livret Solidaire

    Ce livret bancaire est une alternative intéressante pour ceux qui ont atteint les plafonds sur leur livret A et leur LDDS. Les livrets Solidaires ne sont généralement pas plafonnés. En fonction de l’organisme financier qui le propose, les dons peuvent servir à financer différents types de projets ayant tous pour point commun une dimension solidaire certifiée (associations, crédit municipal, etc.). Si les intérêts sont soumis à la fiscalité en vigueur pour l’impôt sur le revenu et la CSG, il est en revanche possible de défiscaliser une partie des dons : 75 % des sommes versées jusqu’à 536 € et 66 % de la partie des dons supérieure à 536 € (dans la limite de dons représentant 20 % du revenu imposable et uniquement lorsque cela concerne des dons au profit d’organismes d’aide aux personnes en difficulté fournissant gratuitement des repas, des soins ou favorisant le logement).

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    Le saviez-vous ?

    À la Macif, le Livret Solidaire propose un taux particulièrement compétitif de 1,90 % (jusqu’à 2 000 € et 1.30 % au-delà)* et permet d’aider le Samu social de Paris, les Restos du cœur ou le Secours populaire français.

    *Les intérêts sont soumis à la fiscalité en vigueur.

    3 Investir dans les entreprises de l’ESS (et réduire ses impôts)

    Comme pour les entreprises cotées en Bourse, il est possible d’investir dans les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) pour toucher des dividendes en contrepartie.

    Cet actionnariat solidaire est accessible via des clubs d’investisseurs ou des établissements financiers spécialisés dans la finance solidaire. Vous trouverez une liste des établissements et des clubs sur le site de Fair (voir encadré).

    Solidarité : comment donner du sens à son épargne ?

     

    Le label Fair

    Fair, anciennement nommée Finansol, est une association loi de 1901 créée en 1995, dont l’objet est la promotion de la solidarité dans l’épargne et la finance. Grâce à un panel de critères intégrant (entre autres) la nature sociale ou environnementale de l’utilisation des fonds et la transparence de l’information, le label Fair garantit que les fonds collectés via un produit d’épargne labellisé sont utilisés de façon solidaire. Le site de Fair propose notamment la liste des produits d’épargne, de placement et d’établissements financiers labellisés.

    4 L’épargne salariale solidaire : pensez-y !

    L’épargne salariale ou PEE (Plan d’épargne entreprise) est un dispositif qui permet à certains salariés de se constituer une épargne via leur employeur, souvent grâce à l’intéressement ou la participation dont ils bénéficient. Or on n’y pense pas toujours, mais l’épargne salariale représente pourtant près des deux tiers des fonds solidaires actuellement collectés en France (1). Les salariés qui en bénéficient ont en effet le choix de placer leur épargne sur différents types de fonds, parmi lesquels des FCPES (Fonds commun de placement d’entreprise solidaire, ou fonds « 90/10 ») qui consacrent 5 à 10 % des investissements au financement d’entreprises agréées de l’ESS. Les 90 % restant sont investis dans des entreprises cotées qui intègrent des critères environnementaux et solidaires à leur gestion financière et leurs activités. Les FCPES sont également disponibles dans les portefeuilles de fonds des PERCO (Plan d’épargne retraite collectifs) proposés dans la plupart des grandes entreprises et certaines PME.

    Concrètement, si vous souhaitez vérifier et modifier le type de fonds sur lesquels votre épargne salariale est placée, il vous suffit de contacter l’organisme de gestion en charge pour connaître les modalités de changement d’attribution.

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe des produits d’épargne qui garantissent une utilisation solidaire des fonds.
    • Les plus répandus sont les LDDS et les livrets Solidaires.
    • Les produits d’épargne solidaire sont labellisés par l’organisme Finansol.

    (1)  baromètre de la finance solidaire Fair-La Croix  2024

  • L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

    L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

    1 Qu’est-ce que l’ESS ?

    Définition de l’économie sociale et solidaire

    L’ESS, ou économie sociale et solidaire, est un secteur économique émergent en France qui réunit les organisations poursuivant une mission d’utilité sociale comme les associations, les mutuelles, les fondations, les coopératives, mais aussi de nouvelles formes d’entreprenariat. Basées sur l’idée de progrès partagé et de solidarité, elles permettent d’apporter des réponses concrètes et innovantes sur l’exclusion sociale, le réchauffement climatique, la préservation de l’environnement, le maintien de l’emploi, etc.

    L’ESS reconnaît 5 formes juridiques

    • Les associations.
    • Les mutuelles.
    • Les fondations.
    • Les entreprises commerciales d’utilité sociale.
    • Les coopératives : les SCOP (Sociétés coopératives et participatives) et les SCIC (Sociétés coopératives d’intérêt collectif).

    2 Le poids de l’ESS en France

    Preuve de son intérêt et de sa pertinence, l’économie sociale et solidaire est un secteur florissant en France, ce qui est loin d’être le cas pour les secteurs plus traditionnels. Parce qu’elles redonnent du sens à leur mission et du pouvoir de décision aux parties prenantes, et qu’elles s’inscrivent dans une logique de développement durable, les entreprises et organisations de l’ESS séduisent en effet un nombre croissant d’investisseurs, de clients et de jeunes talents. C’est un secteur qui connaît une croissance régulière, ce qui est loin d’être la norme dans l’économie française (2) !

    L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

     

    25 %

    d’augmentation pour le budget de l’économie sociale et solidaire prévue par la loi de financement 2019 (3).

    3 L’ESS, créatrice d’emplois inclusifs et variés

    Les métiers et les profils de l’ESS

    Cette croissance globale du secteur tire tout naturellement l’emploi vers le haut. L’ESS regroupe toutes sortes de métiers. Par exemple, l’ESS représente (4) :

    • 60 % des emplois du secteur de l’action sociale* ;
    • 11 % des emplois de la santé ;
    • 57 % des emplois appartenant au domaine des sports et loisirs ;
    • 30 % des emplois provenant d’activités mutualistes ou financières ;
    • 26 % des emplois liés aux arts et spectacles.

    Tous les profils sont concernés, avec un accent mis sur l’accueil des personnes éloignées de l’emploi (chômeurs en fin de droits, personnes sans qualification ou en situation de handicap, etc.) qui représentent 65 000 salariés au sein de 1 200 entreprises d’insertion liées à l’ESS (5). 64 % des emplois sont des CDI à temps complet (4) et 7 % sont des contrats aidés (4). Au total, plus de 2,4 millions de personnes travaillent aujourd’hui dans le secteur, soit 10 % de l’emploi en France (4) !

    * L’aide sociale concerne l’aide à l’insertion, aide aux personnes âgées et handicapées, aide sociale à l’enfance, etc.

    L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

    L’emploi au cœur de la loi ESS

    Les effets bénéfiques de l’ESS sur l’emploi sont également liés aux dispositions de la loi du 31 juillet 2014. Parmi ses objectifs, la « loi ESS » vise en particulier à redonner du pouvoir d’agir aux salariés et à créer « un choc coopératif » en développant les SCOP, qui permettent la reprise et la pérennisation d’une entreprise suite à sa cession par les dirigeants aux salariés. La loi prévoit ainsi que pour tout projet de cession d’une PME, les salariés en soient informés en priorité pour leur laisser la possibilité de faire une offre de rachat et de se structurer en SCOP pour préserver l’activité et l’emploi. C’est donc une économie inclusive, qui redonne du sens au travail en mettant la mission et le bien-être des collaborateurs – plutôt que le profit – au cœur de toute prise de décision.

    Une loi pour encadrer l’ESS

    La loi du 31 juillet 2014 encadre désormais l’ESS : elle donne une définition claire de ses principes et institutionnalise le soutien de son développement. Pour être agréées entreprises de l’ESS et bénéficier des avantages du statut, notamment en termes de financements publics et privés, les organisations doivent donc répondre à certains critères précis :

    • poursuivre un but social autre que le seul partage des bénéfices, par exemple, participer au maintien de l’emploi dans une zone frappée par le chômage ou inclure les populations éloignées de l’emploi ;
    • encadrer la lucrativité et l’utilisation des bénéfices : ils doivent être principalement réinvestis dans le développement de la structure ;
    • mettre en place une gouvernance démocratique et participative qui implique les salariés, sociétaires, bénévoles ou adhérents, mais aussi les autres parties prenantes des entreprises comme les clients et les fournisseurs.

    (1) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, « Les chiffres-clés de l’ESS », 2016.
    (2) Insee, 2018.
    (3) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Projet de loi finances 2019 : 25 % d’augmentation pour le budget de l’économie sociale et solidaire », 2018.
    (4) Chambre française de l’Économie Sociale et Solidaire, 2017.
    (5) Fédération des entreprises d’insertion, 2017.

    Envie d’agir à votre échelle ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et lancez ou rejoignez un défi solidaire près de chez vous, ou même a distance, de chez vous !

    L’Essentiel de l’article

    • L’ESS ou économie sociale et solidaire regroupe des organisations poursuivant une mission d’utilité sociale.
    • L’ESS est un secteur très dynamique en France, qui crée de nombreux emplois.
    • L’ESS est encadrée par la loi du 31 juillet 2014 dont l’un des objectifs est la sauvegarde de l’emploi.
  • Entrepreneurs : quelles assurances pour votre entreprise ?

    Entrepreneurs : quelles assurances pour votre entreprise ?

    1 Évaluez les risques potentiels pour choisir une assurance d’entreprise

    D’abord, tout dépend de votre activité. Cela change la nature de l’assurance. Si vous voulez vous lancer en tant que taxi ou diriger une agence immobilière, les assurances ne seront pas les mêmes. Il existe deux types d’assurances : celles qui sont obligatoires et celles qui sont fortement recommandées.

    Pour poser les bases d’un contrat d’assurance, vous devez donc songer à tous les risques liés à votre activité :

    • les dommages subis par votre entreprise ;
    • les conséquences financières dues à un sinistre ;
    • les conséquences juridiques en cas de conflit ;
    • les dommages subis ou créés par votre flotte automobile ;
    • ou encore les dommages causés par votre entreprise à un tiers.

    Dans tous les cas, il est très important de discuter de vos besoins en assurance avec votre conseiller en assurance.

    2 millions

    C’est le nombre d’entreprises françaises assurées en 2017.*

    2 Quelles sont les différentes assurances d’entreprise proposées ?

    Une bonne assurance doit répondre aux besoins de votre entreprise. Pour cela, les offres disponibles conviennent à différents types de risques.

    L’assurance des biens en cas de sinistre(1)

    En cas de sinistre, cette assurance protège vos biens. Cela regroupe à la fois votre bâtiment, le mobilier, le matériel, ainsi que votre stock, c’est-à-dire vos marchandises.

    Vos biens sont couverts en cas :

    • d’incendie, d’explosion et de chute de foudre ;
    • de variation de stock ;
    • de tempête, ouragan et cyclone. Vous pouvez également élargir cette garantie pour les dommages que peuvent causer la neige ou encore la grêle sur la toiture et les vitres de votre bâtiment ;
    • de catastrophe naturelle, à savoir les inondations, les coulées de boue ou les tremblements de terre. Il faut toutefois qu’un arrêté interministériel déclare l’état de catastrophe naturelle pour en bénéficier ;
    • les actes de terrorisme et les attentats (cela ne prend pas en compte les dommages résultant d’une guerre étrangère ou civile) ;
    • d’émeutes ;
    • le vandalisme : cette assurance couvre généralement les actes qui ont lieu à l’intérieur des bâtiments. Mais vous pouvez élargir l’assurance aux sinistres causés à l’extérieur (par exemple, les graffitis) ;
    • de vol ;
    • de dégât des eaux.

    Cette assurance peut aussi couvrir la perte de vos supports d’information (fichiers informatiques, archives, etc.), la perte du matériel informatique, ou encore le bris de machine si celui-ci est accidentel ou imprévu (attention : il ne s’agit pas de l’usure ou des défauts d’entretien de vos machines).

    L’assurance responsabilité civile professionnelle(2)

    C’est un contrat auquel toute entreprise peut souscrire pour se protéger et protéger ses salariés. L’assurance de responsabilité civile professionnelle existe pour couvrir ces dommages dont l’entreprise et ses salariés pourraient être responsables, qu’ils soient corporels, matériels ou immatériels.

    Elle est engagée pour les dommages subis par des tiers, des clients ou des fournisseurs :

    L’assurance des pertes d’exploitation de l’entreprise(3)

    Cette assurance couvre les pertes financières dues à l’arrêt ou au ralentissement de votre activité, après un sinistre, par exemple, une inondation.

    Pour ne pas confondre, l’assurance sur les biens de l’entreprise couvre les frais de remboursement et de réparation de vos biens en cas de sinistre, tandis que cette assurance permet de compenser la diminution du chiffre d’affaires, mais aussi de pouvoir payer les charges (salaires, loyer, emprunt, etc.) suite à un sinistre.

    C’est au moment de la souscription à ce contrat que vous pourrez déterminer la période maximale d’indemnisation. À vous d’estimer cette durée. Tenez compte, par exemple, du temps nécessaire pour la reconstruction de votre bâtiment, du temps de réapprovisionnement de votre stock, ou encore du remplacement de vos machines.

    L’assurance perte de valeur vénale du fonds(4)

    Cette assurance complète la précédente, mais est effective sur la valeur marchande des éléments incorporels de l’entreprise, comme le bail, le pas-de-porte ou encore l’achalandage. Cette assurance intervient donc, si, suite à un sinistre, vos locaux sont amputés d’une partie (et que vous perdez par conséquent de l’espace), que vous devez déménager car vous n’avez pas les moyens de faire reconstruire votre bâtiment, ou encore si la fermeture est prolongée à cause des travaux de réhabilitation.

    Dans le cas où vous devez déménager, cette assurance prend aussi en compte la perte de votre clientèle ! Vous serez alors compensé le temps de vous en refaire une.

    L’assurance protection juridique(5)

    Si vous êtes dans un cas de litige, cette assurance de protection juridique intervient à la fois sous forme d’une prise en charge des frais de procédure (honoraires d’avocats, d’experts ou d’huissiers notamment), mais aussi sous forme de conseils juridiques.

    Vous pourrez par exemple bénéficier d’une équipe de juristes, disponibles par téléphone, pour vous informer sur vos droits et vous guider sur les démarches à accomplir. Ces juristes peuvent aussi se saisir personnellement de votre dossier et défendre vos intérêts d’assuré.

    La protection juridique peut être garantie incluse au sein d’un autre contrat de l’entreprise ou nécessiter une souscription spécifique.

    L’assurance « Homme clé »

    L’assurance Homme clé est un contrat d’assurance ayant pour objet de compenser le préjudice subi par une entreprise lors de la perte momentanée ou définitive d’une personne essentielle à son activité. Le contrat Homme clé prend en charge certains frais comme les pertes d’exploitation ou de chiffre d’affaires ou encore les remboursements d’emprunt. La garantie Homme clé libère les capitaux nécessaires pour réorganiser l’entreprise et/ou recruter ou former un collaborateur.

    (H3) L’assurance des véhicules professionnels(6)

    C’est une assurance pour les véhicules de votre entreprise : flotte automobile, deux-roues… Vous devez assurer ces véhicules, que vous en soyez propriétaire ou non. Tout véhicule doit a minima être couvert par une assurance de responsabilité civile. S’il y a accident, cette assurance indemnisera les dommages causés à des tiers par le conducteur ou le passager : dégâts matériels ou blessures et décès.

    Sachez que des options sont disponibles selon l’usage que vous faites de votre flotte automobile. Vous pouvez par exemple souscrire à des assurances facultatives comme la garantie dommages collision, la garantie vol et incendie, la garantie dommages tous accidents, etc.

    Cette assurance est obligatoire.

    Vous êtes indépendant ?

    Avec le contrat Multigarantie Activité Professionnelle, la Macif assure votre activité, vos biens et vos responsabilités.**

    3 Peut-on souscrire à une assurance une fois le dommage causé ?

    Une assurance souscrite au moment du dommage constaté ne pourra pas couvrir le dommage en question. Mieux vaut donc prévenir que guérir.

    Un contrat d’assurance est la rencontre de trois éléments nécessaires à sa formation : une prime, moyennant laquelle une prestation sera exécutée en cas de réalisation d’un événement incertain (le risque dont la survenance ne dépend pas de la volonté de l’assuré). C’est donc à vous de bien énumérer tous les types de risques qu’il faut couvrir en amont.

    Vous êtes indépendant et vous souhaitez assurer votre véhicule à usage professionnel ?

    Pensez à l’assurance auto des professionnels de la Macif. Un contrat d’assurance adapté à vos déplacements professionnels.

    L’Essentiel de l’article

    • Vous devez faire une liste des biens et des circonstances à assurer pour votre activité. Et discuter de vos besoins avec votre conseiller !
    • De multiples assurances sont proposées pour couvrir votre entreprise. Certaines sont obligatoires.

    (1) Fédération Française de l’Assurance, « L’assurance des biens de l’entreprise », 2018.
    (2) Fédération Française de l’Assurance, « L’assurance de la responsabilité civile de l’entreprise », 2018.
    (3) Fédération Française de l’Assurance, « L’assurance des pertes d’exploitation de l’entreprise », 2018.
    (4) Fédération Française de l’Assurance, « Commerçants : l’assurance des pertes d’exploitation et de la valeur vénale du fonds de commerce », 2018.
    (5) Fédération Française de l’Assurance, « L’assurance de protection juridique », 2018.
    (6) Fédération Française de l’Assurance, « L’entreprise, les véhicules et l’assurance », 2018.
    (7) Fédération Française de l’Assurance, « Assurance-crédit : un moyen, pour les artisans et les entreprises, de se protéger contre les risques d’impayés », 2018.

    * Fédération Française de l’Assurance, « Chiffres-clés 2017 ».
    ** Dans les limites et conditions du contrat souscrit.

  • Quitter son emploi pour devenir indépendant : quelles sont les démarches à entreprendre ?

    Quitter son emploi pour devenir indépendant : quelles sont les démarches à entreprendre ?

    1 Les conditions de votre départ conditionnent votre droit au chômage

    Vous démissionnez et préparez votre départ

    Si vous envisagez la démission, commencez par vérifier le délai de préavis précisé dans le contrat qui vous lie à votre employeur. Pouvant aller d’un mois pour un salarié employé à trois mois pour un salarié cadre, c’est le délai qui définit la date à laquelle votre contrat sera officiellement terminé. Votre contrat prendra donc fin à l’issue de cette période de préavis. N’ayant pas été involontairement privé de votre emploi, vous ne pourrez pas bénéficier d’allocations chômage. Certaines exceptions liées à des situations particulières peuvent tout de même être prises en compte. Renseignez-vous auprès de Pôle Emploi !

    À savoir

    L’application de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 sur la liberté de choisir son avenir professionnel permettra d’ajouter, sous certaines conditions, une possibilité de prise en charge des démissionnaires ayant un projet de création ou de reprise d’entreprise, ou un projet de reconversion professionnelle.(1)

    Vous avez négocié une rupture conventionnelle

    Si vous envisagez de devenir indépendant, la meilleure option de départ est la rupture conventionnelle. Parce qu’elle est négociée avec votre employeur, elle vous permet de partir positivement d’une entreprise et d’envisager votre avenir sereinement. C’est en effet une rupture à l’amiable, puisque l’employé et l’employeur sont tous les deux d’accord pour signer la fin du contrat de travail. Concrètement, les conditions de votre départ sont définies d’un commun accord et vous percevrez des allocations chômage.(2)

    Vous êtes en procédure de licenciement

    Si vous êtes licencié pour un motif économique, vous percevrez des indemnités de départ. Celles-ci seront plus ou moins importantes selon votre ancienneté dans l’entreprise. Il faut néanmoins que vous ayez 8 mois d’ancienneté pour toucher ces indemnités.(3)

    Dans certains cas, l’employeur peut vous dispenser d’accomplir le préavis de départ. Le licenciement a donc un effet immédiat et vous devrez quitter l’entreprise sans délai. Pour cela, l’employeur vous versera une indemnité compensatrice de préavis. Celle-ci correspond au salaire que vous auriez dû toucher si vous aviez travaillé pendant la période de préavis.(4) Par exemple, si celui-ci avait dû s’étaler sur 3 mois, l’employeur vous versera ces 3 mois de salaire malgré tout.

    En cas de licenciement pour faute, et quel que soit le critère de la faute, sachez que vous avez droit aux allocations chômage de retour à l’emploi (ARE).(5)

    En revanche, dans le cas d’une faute grave, votre employeur ne vous devra pas d’indemnités de licenciement ni d’indemnités compensatrices de préavis.

    2 Accompagnement et formation à la création d’entreprise

    Une fois votre transition préparée, Pôle Emploi peut vous mettre en relation avec les bons interlocuteurs qui pourront vous accompagner dans la réalisation de votre projet. Il pourra également vous aiguiller sur des formations qui vous permettront de vous former au nouveau métier que vous souhaitez exercer ou de vous perfectionner dans certaines compétences qui seront fondamentales pour réussir votre projet. Un gage de réussite important pour l’avenir de votre projet.

    Pôle Emploi vous accompagne

    En tant que futur travailleur indépendant, Pôle Emploi vous aide à définir votre projet à chaque étape. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’attendre l’échéance de votre fin de contrat pour vous inscrire au Pôle Emploi. Il vous aiguillera vers des spécialistes qui seront en mesure de vous accompagner avec professionnalisme. De multiples services ou ateliers gratuits sont également proposés, comme le service « Activ’Créa » ou les ateliers « S’imaginer créateur » ou « Mon projet de création d’entreprise ».(6)

    En association avec l’Agence France Entrepreneur, Pôle Emploi vous informe et vous guide gratuitement, du business plan au statut juridique. Une excellente manière d’appréhender votre futur environnement et de connaître les fondements d’une création d’entreprise.

    N’oubliez pas que Pôle Emploi peut également vous accompagner dans l’obtention d’un diplôme lié à des compétences acquises durant votre expérience professionnelle. Des ateliers de VAE(7) (validation des acquis par l’expérience) sont organisés périodiquement et vous permettront de connaître les conditions requises pour vous lancer dans ces démarches. En choisissant la VAE, vous pouvez, sous certaines conditions, valider vos compétences acquises en travaillant, en passant un diplôme. Vous pouvez également reprendre le travail tout en suivant parallèlement une VAE : cette dernière s’étend en moyenne sur 12 mois.

    Le compte personnel de formation (CPF)

    En tant que demandeur d’emploi, vous pouvez avoir accès à de nombreuses formations, selon votre secteur et vos besoins. Anciennement appelé DIF, droit individuel à la formation, ce compte cumule des heures destinées à la formation, que vous pouvez effectuer pendant ou en dehors de votre activité professionnelle.

    Pour information, si cette formation a lieu sur vos heures de travail, vous devez avant tout obtenir l’aval de votre employeur : celui-ci décidera de votre calendrier de formation et pourra avoir un droit de regard quant au contenu de la formation que vous souhaitez suivre. Par exemple, si votre formation n’est pas en rapport avec votre secteur d’activité, l’employeur a le droit de la refuser. Dans tous les cas, soyez prévoyant : vous devrez faire une demande écrite 60 jours avant le début de la formation si celle-ci dure moins de 6 mois, et jusqu’à 120 jours avant si c’est une formation qui dure plus de 6 mois.

    Pour connaître le nombre d’heures qui sont à votre disposition, vous devez vous munir de votre numéro de sécurité sociale et vous connecter à moncompteactivite.gouv.fr.

    Vous avez jusqu’au 1er janvier 2021 pour cumuler vos heures anciennement intitulées DIF et celles de votre compte personnel de formation (CPF). Aussi, au 1er janvier 2019(8), vos heures CPF seront converties en euros. Vous ne serez plus éligible à une formation selon votre nombre d’heures, mais selon ce qu’elles valent en argent.

    Vous pouvez aussi vous rapprocher d’organismes privés ou associatifs comme le Fongecif pour vous conseiller et vous trouver une formation au plus près du métier et des compétences que vous visez. Ces formations sont généralement payantes. Elles peuvent être de courte ou de longue durée, de quelques heures à des années, et leur coût varier selon les domaines. Vous pouvez encore vous former grâce à des MOOC.

    Un MOOC, qu’est-ce que c’est ?

    Les MOOC (Massive Open Online Courses) sont des cours en lignes accessibles à tous. Grâce à une plateforme dédiée, vous pouvez suivre des cours sous forme de vidéos et vous exercer, puis répondre à des quiz pour finaliser votre apprentissage. Certains MOOC organisés par des écoles donnent accès à des certificats de compétences acquises, vous permettant de vous présenter à un examen comme un étudiant lambda, ou bien de passer un examen en ligne, moyennant un montant qui peut varier selon la structure et le type de cours, et un travail régulier chez vous. Aujourd’hui, vous pouvez accéder à des cours d’HEC ou d’Harvard depuis votre ordinateur !

    3 Aides et conseils au lancement de votre activité

    Des aides financières : l’ARCE et l’ACCRE

    En tant que demandeur d’emploi, vous pouvez être aidé pour équilibrer financièrement votre projet et la nouvelle vie qui va avec !

    Si vous percevez l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi), vous pouvez demander à maintenir vos allocations qui seront recalculées en fonction de votre chiffre d’affaires. Vous pourrez continuer à être demandeur d’emploi durant le démarrage de votre entreprise. Il faudra atteindre un chiffre d’affaires plus important que les allocations pour ne plus les recevoir et ainsi ne plus être considéré comme chômeur.

    Vous pouvez aussi demander l’ACCRE : une aide dédiée aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise. Avec cette aide, vous ne payez pas (ou peu) de charges sociales pendant la première année d’activité de votre entreprise. Un coup de pouce notable lorsque l’on démarre.

    Autre solution, vous pouvez demander le versement d’un capital qui correspond à une partie de vos allocations chômage restantes : c’est l’ARCE. Cette aide à la reprise ou à la création d’entreprise est une aide financière qui consiste à vous verser 45 % du montant total de vos allocations chômage lors de votre début d’activité. Vous ne bénéficiez alors plus d’allocations chaque mois mais disposez d’un capital pouvant vous aider pour lancer votre activité. Pour en bénéficier, vous devez avoir précédemment obtenu l’ACCRE.

    Sachez que vous pouvez cumuler l’ACCRE et l’ARCE, ou maintenir vos allocations chômage mensuelles et bénéficier de l’ACCRE.

    À noter

    À partir du 1er janvier 2019, les conditions d’éligibilité seront élargies et l’aide sera renommée « exonération de début d’activité de création ou reprise d’entreprise ». Ainsi, à partir de cette date, toute personnes reprenant ou créant une entreprise bénéficiera, sous conditions de revenus, d’une exonération de ses cotisations de sécurité sociale.

    Des conseils avisés : les chambres de commerce et d’industrie (CCI)

    N’oubliez pas de solliciter les chambres de commerce et d’industrie (CCI) de votre région : elles peuvent vous conseiller concrètement, en lien avec un réseau d’experts.

    Pour Laurent Mabire, chargé de coordination entrepreneuriat à la CCI Paris Île-de-France, les chambres de commerce agissent comme facilitateurs de contacts, aiguillant les demandeurs selon leurs connaissances du marché de l’entrepreneuriat :

    « Nous accueillons des personnes de niveaux professionnels différents et aux motivations diverses. Il peut s’agir d’une personne qui a déjà lancé son activité mais qui se trouve devant une incompréhension, ou bien un entrepreneur préoccupé par le choix du statut juridique de son entreprise. »

    Les chambres de commerce et d’industrie se positionnent comme des acteurs légitimes pour accompagner les nouvelles entreprises. Comme le résume Laurent Mabire :

    « Il est important de savoir que toute personne souhaitant devenir travailleur indépendant peut demander un rendez-vous gratuit de conseil auprès de la CCI de sa région, à tout moment, quelle que soit l’étape de son projet. Nous aimons rappeler qu’être travailleur indépendant est un métier de pilotage avec du savoir-faire et du savoir être. »

    Pour réussir son lancement, Laurent Mabire insiste sur le fait qu’il ne faut pas hésiter à poser des questions et à chercher à comprendre et à maîtriser certains aspects juridiques et financiers :

    « Des conseillers de création d’entreprises apportent des solutions individuelles ou collectives. Concrètement, cela se caractérise sous forme de formations en groupe ou lors de rendez-vous individuels. Au cours des ateliers que nous proposons, nous voulons faire prendre conscience que le créateur est au cœur de son activité et qu’il va devoir gérer d’autres personnes, collaborateurs et clients, tout en gardant l’œil pointé sur son objectif. Pour cela, nous créons des mises en situation et travaillons sur la capacité à dialoguer avec des experts. »

    Pour favoriser les interactions, la CCI a donc mis en place de nombreux partenariats :

    « Nous travaillons en étroite collaboration avec la Banque de France, l’Ordre des notaires, les chambres des métiers et les réseaux professionnels, de façon à mettre concrètement les futurs entrepreneurs en face du marché qu’ils découvrent et dont ils veulent faire partie. »

    N’hésitez donc pas à demander une aide juridique gratuite, en mairie par exemple, ou à faire fonctionner votre réseau. Avocat, expert-comptable, assureur, banquier : toute aide peut profiter à une meilleure compréhension de vos objectifs et à envisager un développement épanouissant.

    591 000

    C’est le nombre d’entreprises qui ont été créées en France en 2017 (7 % de plus qu’en 2016).*

    4 Les démarches pour se déclarer indépendant

    Maintenant que vous avez fait la liste des possibilités d’aides financières, juridiques et que vous avez récolté de précieux conseils, vous pouvez larguer les amarres et déclarer votre activité.

    Sachez que vous devez avoir au minimum entre 16 et 18 ans, selon le statut juridique de votre entreprise, pour la déclarer, et donc vous lancer comme indépendant. Certains statuts vous demanderont également de prévoir un capital d’investissement.

    Vous vous déclarez en micro-entreprise sur la plateforme dédiée, ou bien vous déclarez votre société en solo ou avec un ou des associés auprès de la chambre de commerce : un numéro SIRET vous permettra de facturer à vos clients et de percevoir vos premiers bénéfices. Vous devez déclarer votre entreprise auprès de la banque de votre choix et récupérer le Kbis de votre entreprise : un passeport attestant l’existence juridique de votre entreprise. Vous devez aussi penser à assurer votre entreprise et les biens qui y sont rattachés.

    Enfin, vous déclarez votre entreprise au Centre de formalités des entreprises (CFE) qui va conduire toutes les démarches de déclarations administratives, à l’Urssaf et au centre des impôts, vous permettant de vous consacrer à vos objectifs de développement.

    Vous êtes travailleur indépendant ?

    Pensez au contrat Prévoyance des indépendants de la Macif et bénéficiez d’une protection sur mesure !**

    L’Essentiel de l’article

    • N’attendez pas de quitter votre emploi pour vous pencher sur votre futur projet.
    • Profitez du droit à la formation, en tant que salarié ou demandeur d’emploi.
    • Renseignez-vous sur les aides à la création.

    (1) Service Public, « Apprentissage, formation, chômage… : ce que dit la loi sur l’avenir professionnel », 2018.
    (2) Service Public, « Rupture conventionnelle », 2018.
    (3) Service Public, « Indemnité de licenciement », 2018.
    (4) Service Public, « Indemnité compensatrice de préavis », 2018.
    (5) Service Public, « Allocation chômage d’aide au retour à l’emploi (ARE) ».
    (6) Pôle Emploi, « Votre accompagnement ».
    (7) Pôle Emploi, « À qui s’adresse la VAE ? ».
    (8) Service Public, « Compte personnel de formation (CPF) », 2018.

    * Insee

    ** Dans les conditions et limites fixées au contrat.