Catégorie : Veiller sur ma santé

  • La turista : comment l’éviter et en guérir le plus rapidement possible ?

    La turista : comment l’éviter et en guérir le plus rapidement possible ?

    Comment prévenir les risques de turista avant le départ en vacances ?

    Docteur William Berrebi : Le plus efficace est de suivre un simple protocole consistant à prendre en prévention de l’ultra levure, c’est-à-dire de la Saccharomyces boulardii, en 200 mg. Le traitement débute cinq jours avant le départ et continue pendant toute la durée du voyage.

    Une fois sur place, quels sont les bons gestes à adopter ?

    Dr W. B. : Cette fois encore, ils sont relativement simples. Bien se laver les mains avant et après les repas. Il faut aussi être extrêmement prudent avec l’eau dans la mesure où elle est à l’origine de la plupart des contaminations. On évite donc l’eau du robinet. Le mieux étant de ne boire que de l’eau en bouteille ouverte sous nos yeux. Si on n’a pas d’autre choix, on fait bouillir l’eau ou on opte pour des sodas. Concernant l’alimentation, il y a les grands classiques à éviter, comme les crudités et les fruits rincés à l’eau du robinet. Mieux vaut consommer des fruits qui doivent être pelés ou épluchés, types bananes, oranges, etc.

     

    Le petit + #MacifAcadémie avec @drmaxouuu

    @macifassurances Mieux vaut voyager seul que mal accompagné ! 💩 @drmaxouuu ♬ son original – Macif

    Qu’en est-il des plats chauds ?

    Dr W. B. : Il faut éviter les plats réchauffés ou ceux qui restent plusieurs heures à température ambiante, car ils peuvent développer des bactéries. L’idéal étant de consommer des aliments cuits si possible devant vous, tels que des steaks ou du poisson. Mieux vaut également faire l’impasse sur les aliments vendus dans la rue ou sur la plage. Tout ce qui est manipulé à la main présente des risques élevés de contamination. Alors, autant les éviter, même si les habitants en consomment devant vous. Les locaux ont l’habitude et l’estomac mieux préparé que les touristes.

    Et si on tombe quand même malade, malgré toutes ces précautions ?

    Dr W. B. : Quand on a une tourista, on doit arrêter de manger des aliments solides, mais continuer à s’hydrater. Le plus simple, c’est de prendre de l’eau avec du sel ou du sucre. Ça peut être des bouillons de légumes salés. On évite le coca qui, malgré la légende, n’est pas un bon remède, même en ayant enlevant les bulles. Il contient de la caféine, c’est donc un accélérateur du transit, comme le café.

    Comment se soigner si malgré la diète, les symptômes persistent ?

    Dr W. B. : On peut traiter avec un anti diarrhéique type Smecta (Diosmectite pour l’équivalent générique) et on va aussi prendre un probiotique. Si on n’a pas pris l’ultra levure avant son départ, on en prend, sinon on prend du Lactobacillus rhamnosus GG. Si, malgré tout, ça ne va pas mieux au bout de 24 à 48 h, il faut prendre des antibiotiques en plus du probiotique. Enfin, il faut essayer d’éviter le lopéramide, type Imodium, sauf si on doit faire un voyage, parce qu’il empêche l’évacuation des toxines.

    [Attention : ne vous automédicamentez pas, faites appel à un médecin pour une prescription de médicaments adaptés]

    Une fois un peu rétabli, que faut-il éviter de consommer avant guérison complète ?

    Dr W. B. : Quand on recommence à avoir faim, on continue les bouillons en ajoutant des pommes de terre, des pâtes, des carottes ou du riz bien cuit. On peut même récupérer l’eau de cuisson du riz pour la boire. Et si on veut des protéines animales, il faut aller vers des poissons maigres, type merlus ou cabillaud cuit au gril sans matière grasse. En revanche, il faut exclure les aliments ultras transformés et remplis d’additifs. Les additifs abîment le microbiote intestinal et ce n’est pas bon pour le tube digestif. On va aussi éviter les légumes et fruits crus, les jus de fruits et les laitages. On se prive de tout ce qui est gras, en sauce, en fritures et du cacao sauf s’il s’agit d’un chocolat noir à 100 % ou à 90 %. Enfin on évite aussi les œufs, la viande et tout ce qui accélère le transit, comme les boissons glacées.

    Que doit-on faire et manger quand tout semble rentré dans l’ordre ?

    Dr W. B. : Lorsque la maladie a disparu et qu’on se sent mieux, il faut penser à augmenter son apport de fibres. Le microbiote intestinal a été impacté par l’infection, il faut le rééquilibrer en réintégrant des légumes, des fruits, des légumineuses, ou des céréales complètes, etc. 

  • « La non-consommation d’alcool devient un choix conscientisé et militant chez certains étudiants »

    « La non-consommation d’alcool devient un choix conscientisé et militant chez certains étudiants »

    Comment l’alcool rentre-t-il dans la vie des adolescents et des jeunes adultes ?

    L’entrée dans l’alcoolisation se fait souvent vers 13/14 ans avec un premier verre dans le cadre familial ou avec des amis. Puis, dans les années lycée, la consommation des adolescents se régularise lors de moments festifs. Enfin, pendant la vie étudiante, la majorité des jeunes consomme de l’alcool. Il y a une pression sociale forte, un phénomène de groupe. L’alcool est très lié à la fête durant les années étudiantes : c’est difficile de les dissocier. On peut entendre d’ailleurs souvent des phrases comme « si tu ne bois pas (d’alcool), tu ne fais pas la fête » ou « si tu ne bois pas (d’alcool), tu n’es pas drôle ».

    Quels sont les risques ?

    L’alcoolisation des étudiants est considérée comme problématique. Elle focalise les inquiétudes, car la recherche d’ivresse a des conséquences néfastes. Que ce soit des comas éthyliques, des traumatologies avec des accidents de la route ou des accidents domestiques. L’alcoolisation est aussi souvent présente dans les violences physiques, les violences sexuelles, etc. De plus, l’alcoolisation chez les étudiants crée la population dépendante de demain.

    La consommation d’alcool peut-elle amener à d’autres consommations ?

    On observe un lien étroit entre le niveau de consommation d’alcool et la probabilité de dériver vers d’autres produits psychoactifs comme le cannabis. Comme cela est mentionné dans l’étude Modération et sobriété chez les étudiants : entre éthos de vie et résistance aux normes que j’ai coécrite avec Ludovic Gaussot et Loïc Le Minor.

    Peut-on dire que la France est un pays où la consommation d’alcool a longtemps été banalisée ?

    Absolument. Il y avait une tradition française de l’alcool. C’était un phénomène culturel et générationnel. Longtemps, boire du vin à tous les repas a été quelque chose de normal. C’est en déclin, en particulier chez les jeunes. Aujourd’hui, dans la population française, il ne reste qu’une minorité de personnes qui ont une consommation quotidienne d’alcool. À l’inverse pourtant, le rapport à l’ivresse est plus fort, notamment chez les jeunes adultes, avec une consommation d’alcool ponctuelle qui est importante, avec 5 ou 6 verres dans une soirée ou une nuit(1). Les étudiants ont cette pratique occasionnelle centrée sur les week-ends et les vacances, pendant des moments festifs. Cette culture, à l’anglo-saxonne, s’est développée en France dans les années 1990 et 2000. Pourtant plus récemment, il y a eu un mouvement chez les étudiants et les jeunes adultes vers une moindre consommation d’alcool, voire une non-consommation.

    Est-ce à dire que la situation de l’alcoolisation va en s’améliorant ?

    Globalement, il y a un déclin très fort de l’alcoolisation dans la société française. La vente d’alcool a été divisée par deux et demi des années 1960 à aujourd’hui, selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Pour les Français de plus de 15 ans, la consommation est ainsi passée en cinquante ans de 26 litres d’alcool par an à 11 litres par an.

    Revenons sur l’abstinence alcoolique de certains étudiants. Comment expliquez-vous ce phénomène récent ?

    Depuis la médiatisation du Dry January(2), il y a environ cinq ans, les jeunes se questionnent davantage sur leur consommation d’alcool et on constate que le nombre d’étudiants qui ne consomment plus d’alcool s’accélère. Cette progression est clairement marquée et ce phénomène d’abstinence alcoolique a gagné en visibilité. D’autant qu’il y a des vidéos sur YouTube ou des blogs avec d’anciens consommateurs d’alcool qui incitent les autres jeunes à ne plus boire et à parler des bénéfices d’une vie sans alcool.

    1 jeune sur 2

    déclare consommer régulièrement de l’alcool et 27% en consomment de façon quotidienne ou hebdomadaire. (3)

    Quels sont les effets bénéfiques d’une non-consommation d’alcool ?

    Évidemment, il y a ce choix de préserver sa santé, d’être en meilleure forme physique et aussi de ne pas ressentir des lendemains difficiles, avec l’effet « gueule de bois ». Il y a également, pour les jeunes générations, cette envie de contrôle, de choix de vie. Avec une réflexion sur l’image qu’on renvoie ainsi que les photos compromettantes qui pourraient surgir sur les réseaux sociaux et ternir sa réputation.

    Quelles sont les raisons qui poussent certains étudiants à ne pas boire d’alcool ?

    Cela peut être des raisons médicales, religieuses, sportives. Cela peut être aussi par peur de la perte de contrôle, en particulier pour les jeunes femmes au regard des agressions ou des violences sexuelles qu’elles pourraient subir si elles étaient alcoolisées. Il y a aussi des raisons liées au dégoût de l’alcool ou à l’interdit moral de sa consommation. Certains jeunes peuvent également avoir des raisons familiales s’ils ont eu un parent dépendant à l’alcool. Enfin, la non-consommation d’alcool devient également un choix conscientisé et militant, voire politique, comme celui par exemple de la non-consommation de viande. Il y a d’ailleurs un discours plus militant des abstinents alcooliques. Un discours plus audible et plus impactant. C’est assez récent.

    Cette catégorie des étudiants abstinents alcooliques semble être en progression.

    Aujourd’hui, les jeunes, et les étudiants en particulier, s’affirment davantage et n’ont pas peur d’aller contre cette norme sociale de la consommation d’alcool. C’est un choix fort de contrôle qu’ils font sur leur vie. Les chiffres sont encourageants. En 2002, seulement 5 % des jeunes de 17 ans n’avaient jamais consommé d’alcool. En 2017, ce chiffre est monté à 15 %. Sous l’angle de la santé publique, c’est quelque chose de très positif !

    « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes »

    La Macif a lancé avec Ipsos le 1er baromètre sur les consommations de substances addictives chez les 16-30 ans afin de proposer des solutions de prévention adaptées.

    (1) Une consommation différente du binge drinking (alcoolisation ponctuelle importante), qui est la recherche d’une ivresse immédiate avec la consommation de 5 à 6 verres d’alcool dans un temps très court (deux heures).

    (2) Dry January (janvier sec) ou janvier sobre, mois sans alcool, est une campagne de santé publique incitant à l’abstinence de consommation d’alcool après la soirée du Jour de l’An et durant tout le mois de janvier.

    (3) Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » 5ème édition – Mai 2025

  • Les jeunes et le cannabis, un rapport ambivalent

    Les jeunes et le cannabis, un rapport ambivalent

    Dans le monde, 192 millions de personnes ont consommé du cannabis au moins une fois dans l’année, loin devant les opioïdes (58 millions), les amphétamines (27 millions), et la cocaïne (19 millions) en 2020. Ce qui place le cannabis à la première place des drogues illicites les plus couramment consommées dans le monde. Qu’en est-il de la consommation des jeunes ? Si 39% des adolescents ont déjà fumé du cannabis à 17 ans selon la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), la consommation globale des jeunes tend à baisser depuis quelques années.

    Le cannabis dès le collège

    La consommation au cours du mois des élèves de 3ème est passée de 11,1% en 2010 à 3,9% en 2021. Le nombre d’adolescents ayant déjà expérimenté le cannabis à 17 ans a baissé de 11 points entre 2002 et 2017. La France est désormais au 10ème rang en Europe en 2018 pour la consommation de cannabis des 15 ans au cours du dernier mois. Elle était au premier rang en 2014.

    De même, les données recueillies auprès des collégiens en classe de 3ème confirment un recul marqué de la consommation de cannabis entre 2018 et 2020. L’une des raisons principales de la surestimation de la consommation des jeunes selon l’Observatoire Français des Drogues et des tendances addictives (OFDT) : l’accessibilité au cannabis, perçue comme nettement plus difficile. Au collège, seuls 3,8 % des élèves de 4e et 6,8 % des élèves de 3e estiment qu’il leur serait très facile de s’en procurer, alors qu’ils sont respectivement 64,5 % et 53,3 % à indiquer que cela serait impossible. La diffusion s’étend sensiblement lors du passage au lycée, ou 16,2 % des élèves de seconde disent en avoir déjà consommé et près d’un élève sur trois en terminale (31,2 %).

    Vers une prise de conscience des jeunes ?

    Cette baisse globale de la consommation chez les jeunes s’expliquerait avant tout par une prise de conscience des risques psychosociaux provoqués par le THC, plus délibérément exprimés dans la société. Gaël, 20 ans, est revenu sur son ancienne addiction au cannabis dans le documentaire Une jeunesse en fumée diffusé en 2021 sur France Télévisions. « Dans mon 9m2 à Gare du Nord, je fumais jusqu’à huit ou dix joints par jour, comme un palliatif au stress et à la solitude. Je voyais ça comme un médicament naturel, jusqu’à ce que je ressasse des pensées bizarres en continu », confie le jeune homme qui ne consomme plus désormais. Perte d’attention, repli extrême sur soi, déscolarisation, solitude affective et même, dans certains cas, conduites psychotiques : la « fumette » est devenue un enjeu de santé publique, et les jeunes ne sont pas dupes. 

    Stress : 1ère raison de consommation

    Pourquoi les jeunes consomment-ils du cannabis ? « Ça me permet de déstresser » pour 39% d’entre eux et « Ça me permet de me sentir bien » pour 37%. (1)

    « Je retrouve de la vitalité, de la bonne humeur et de la joie de vivre »

    Les variations de consommation s’expliquent par la perception du chanvre dans la société. La consommation de cannabis a d’abord été associée à des comportements sociaux marginaux symbolisant la rébellion et l’esprit du mouvement hippie dans les années 1960-1970, pour être investi comme un moyen de détente, d’introspection et de sociabilité dans les années 1980, avant un nouveau rebond dans les années 1990, jusqu’à devenir un produit d’usage relativement courant à partir des années 2000. Quant aux profils des consommateurs, là aussi, les clichés ont la peau dure. À 17 ans, la consommation de cannabis est plus importante en Languedoc-Roussillon et en Bretagne… qu’en Ile-de-France. A Paris, les jeunes de 17 ans des quartiers aisés du sud-ouest de la capitale ont plus expérimenté le cannabis (58 %) que ceux du nord-est (50 %), selon une étude de l’Ofdt.

    Si l’entrée dans la consommation de cannabis est avant tout récréative, l’envie de se débarrasser de cette addiction est tout aussi pressante chez les jeunes. « Je fumais pour fuir ma vie et pour arriver à dormir. Puis j’ai arrêté parce que j’en avais marre de dépendre de ça, d’organiser ma vie autour de ça et que je voulais me reprendre en main et affronter mes soucis sans les contourner » explique Lola* (le prénom a été changé à sa demande), 25 ans, infirmière dans le sud de la France. L’arrêt du cannabis sonne un quotidien plus léger pour Lola. « Je retrouve de la vitalité, de la bonne humeur et de la joie de vivre, même si je m’endors beaucoup moins bien. »

    Baisse du cannabis, hausse de la e-cigarette

    Si l’on observe une baisse continue des usages de drogues à l’adolescence, la consommation de cigarettes électroniques, elle, est en forte hausse. Ils sont 56.9% à avoir déjà essayé contre 52.4% en 2017. En 2022, ils sont 6.2% à vapoter régulièrement contre 1.9% cinq ans plus tôt. Les filles sont d’ailleurs plus touchées que les garçons par cette pratique. L’engouement pour la e-cigarette, observé depuis quelques années avec les résultats de l’enquête ESCAPAD se confirme, notamment auprès des plus jeunes. Au collège, l’usage quotidien de la e-cigarette concerne désormais 1,4 % des collégiens, soit une prévalence équivalente à celle du tabagisme quotidien. Avec son design moderne et ses goûts variés, elle se démarque des cigarettes, boudées par les 12-25 ans.

    Les conduites addictives des jeunes, qu’elles qu’en soit leur nature, restent une préoccupation importante dans la société, d’autant qu’ils sont désormais plus touchés par les idées suicidaires que la population générale selon cet article du Monde. Présents dans la quasi-totalité des départements français, 540 lieux consacrés aux jeunes consommateurs proposent une consultation gratuite qui peut être anonyme. Ils sont organisés par les Centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) y compris sous la forme de consultations avancées dans d’autres types de structures dont les Maisons des adolescents ou les Points accueil écoute jeunes.

    « LES ADDICTIONS ET LEURS CONSÉQUENCES CHEZ LES JEUNES »

    La Macif a lancé avec Ipsos le 1er baromètre sur les consommations de substances addictives chez les 16-30 ans afin de proposer des solutions de prévention adaptées.

    (1) Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » 5ème édition – Mai 2025

  • Sucre : faire le tri entre vérités et idées reçues

    Sucre : faire le tri entre vérités et idées reçues

    Le sucre est toujours mauvais pour la santé

    FAUX.

    « Il ne faut pas le voir sous cet angle. Notre organisme a besoin de glucose pour fonctionner, explique Nina Cohen Koubi, notamment les cellules du cerveau, c’est pourquoi un pic d’hypoglycémie peut provoquer un malaise. » Mais tous les sucres ne se valent pas pour autant ! Il en existe plusieurs types, dont le fructose, le lactose, l’amidon dans le pain et les féculents, aussi appelé sucre lent. Les sucres rapides contenus dans les produits transformés sont constitués de molécules de glucose dont les liaisons ont été coupées et qui provoquent une élévation du niveau d’insuline, l’hormone régulant la glycémie. « Et donc une potentielle hypoglycémie réactionnelle, qui a trois conséquences : la faim, la fatigue et le stockage sous forme de graisse du surplus de glucides absorbés », alerte la diététicienne. Il vaut donc mieux privilégier les sucres lents, absorbés plus lentement par l’organisme. L’OMS préconise une consommation de sucres simples n’excédant pas 10 % de la ration énergétique totale d’un individu.

    Un aliment salé ne contient pas de sucre

    FAUX.

    On trouve du sucre partout, même dans les légumes ou le fromage ! « Le fait que ça soit salé ne veut pas dire qu’il n’y a pas de glucides », prévient Nina Cohen Koubi. Les légumes sont ainsi beaucoup à contenir du fructose, mais ils contiennent également des fibres, des nutriments et des vitamines essentiels pour la santé.

    Un produit « sans sucres » ne contient pas de sucre

    FAUX.

    « En vérité, tout ce qui est industriel contient du sucre », nuance Nina Cohen Koubi. La mention « sans sucres » signifie que le produit ne contient pas plus de 0,5 g de sucres pour 100 g. En revanche, ces aliments contiennent en général des « faux sucres » comme l’aspartame, eux aussi nocifs. « Ils altèrent le microbiote, alors que celui-ci prévient les cancers, les maladies inflammatoires et chroniques, et favorise la bonne santé mentale », confirme la médecin nutritionniste.

    Le sucre des fruits est moins nocif que les autres

    VRAI.

    « Même si la structure moléculaire du fructose est identique à celle des sucres ajoutés, le fruit contient des fibres qui permettent de freiner l’absorption des glucides », explique Nina Cohen Koubi. En plus des fibres, les fruits sont riches en vitamines et antioxydants. Attention, cependant, aux jus de fruits qui ont une teneur en fructose, et donc en sucre, bien plus importante qu’un fruit classique.

    Le sucre roux est meilleur pour la santé que le sucre blanc

    FAUX.

    « Tout le monde croit ça, mais l’index glycémique (indice permettant de constater l’effet d’un aliment sur la glycémie, ndr) est équivalent. Je ne donnerais pas ce genre de recommandation à mes clients », observe Nina Cohen Koubi. La différence entre les deux est en général son origine, le sucre blanc venant de la betterave et le sucre roux de la canne à sucre.

    Le sucre est responsable du diabète

    FAUX.

    Le diabète insulinodépendant de type 1 est une insuffisance de sécrétion d’insuline par le pancréas. « D’un autre côté, quand une personne prend du poids, les cellules se distendent et assimilent moins bien le sucre, ce qui provoque une accumulation de glucose dans le sang et potentiellement un diabète de type 2 », explique Nina Cohen Koubi. C’est donc le système de régulation de la glycémie qui est perturbé. « Par contre, si la personne continue à consommer beaucoup de sucre, le diabète peut s’aggraver », complète la médecin.

    Le sucre peut entraîner une dépendance

    Vrai, mais…

    Il est vrai que la consommation d’un aliment sucré entraîne une élévation de la dopamine, l’hormone du bien-être. « Mais je ne sais pas si on peut véritablement parler d’addiction », nuance prudemment Nina Cohen Koubi : « C’est un phénomène que l’on observe surtout chez les personnes ayant des problématiques émotionnelles, qui mangent du sucre pour se calmer. » Dans ces cas-là, il faut trouver un autre moyen d’élever la dopamine.

    Le sucre n’est donc pas à proscrire systématiquement, mais il faut le consommer avec modération et manger de manière équilibrée. Une consommation trop importante peut ainsi favoriser l’apparition de maladies chroniques et cardiovasculaires, ainsi qu’une santé mentale dégradée.

    Vous prévoyez de consulter un.e nutritionniste ?

    La Macif vous éclaire sur le déroulé et le remboursement des séances.

  • Diabète gestationnel : risques et traitement

    Diabète gestationnel : risques et traitement

    Comme toutes les femmes enceintes, Anoushka a dû effectuer un test de glycémie à jeun au terme du premier trimestre. Si les résultats de ses prises de sang étaient bons, sa gynécologue a souhaité lui prescrire en plus un test HGPO (hyperglycémie provoquée par voie orale). La raison ? Anoushka était tombée enceinte à 35 ans, âge au-delà duquel le risque de diabète gestationnel augmente. Mauvaise surprise, on lui en a justement dépisté un à son sixième mois de grossesse.

    Diabète gestationnel, de quoi parle-t-on ?

    Cette intolérance au glucose se traduit par une augmentation de la glycémie chez une femme enceinte. Selon l’enquête nationale périnatale 2021, la fréquence du diabète gestationnel a augmenté, passant de 10,8 % en 2016 à 16,4 % en 2021. Augmentation en partie liée à un meilleur diagnostic, mais aussi à la présence plus fréquente chez les mères de facteurs de risque. « Il en existe plusieurs : le surpoids ou l’obésité des femmes démarrant une grossesse, un âge supérieur à 35 ans ou des antécédents de diabète (parent diabétique ou diabète gestationnel lors d’une précédente grossesse) », précise Romane Rivière, sage-femme en libéral. Dans le cas d’une détection de diabète gestationnel, la femme enceinte est suivie par une équipe pluridisciplinaire (gynécologue, endocrinologue, diététicienne, sage-femme) chargée de lui prescrire un régime alimentaire sain et équilibré pour stabiliser son taux de glycémie. « Elle devra aussi pratiquer une autosurveillance glycémique en se piquant le doigt pour prélever une goutte de sang avant et après chaque repas. Si le taux de glycémie ne diminue pas, on met en place un traitement par injection d’insuline », ajoute la sage-femme. Une autre précaution à prendre ? Pratiquer une activité physique régulière.

    Pour la mère, le diabète de grossesse augmente le risque de développer une prééclampsie (une maladie qui peut toucher jusqu’à 5 % des femmes enceintes) lors de l’accouchement et peut aussi être à l’origine d’un poids très élevé du nouveau-né, ce qui peut entraîner des complications. Si le diabète gestationnel disparaît en général après la grossesse, le risque de récidive du diabète lors d’une autre grossesse est plus important. La santé du bébé est elle aussi mise en jeu, avec un risque de développer plus tard un diabète de type 2.

    Régime alimentaire strict

    Malgré ses 35 ans, Anoushka ne présentait pas de facteur de risques : ni surpoids ni antécédents de diabète. Malade tout le long de sa grossesse, la future maman n’a trouvé qu’une solution pour apaiser ses nausées incessantes : consommer des aliments sucrés. « Je buvais du soda et je mangeais des barres chocolatées, alors que ce n’était absolument pas dans mes habitudes alimentaires. Les médecins ont soupçonné que ma consommation excessive de sucre, au même titre que le placenta de mon bébé, pouvait être à l’origine de mon diabète gestationnel », se souvient-elle. Reste que l’annonce de cette complication a été une douche froide pour Anoushka : « Je l’ai appris seule en lisant les résultats de la prise de sang. J’étais chamboulée et totalement perdue. »

    Sur les conseils d’une endocrinologue, elle a alors suivi un régime alimentaire strict. « Ça a été très brutal. Mais j’avais tout de même droit à un repas par semaine où je pouvais me lâcher », avoue-t-elle. Son diabète désormais maîtrisé, la future maman se piquait le doigt tous les jours après les repas pour vérifier son taux de glycémie. Mais lors des 15 premiers jours de son huitième mois, alors qu’elle suivait le régime à la lettre, son diabète est monté en flèche. Résultat : Anoushka a dû se faire des piqûres d’insuline tous les soirs pendant cette période. Lors de son dernier mois de grossesse, son taux de glycémie s’est finalement stabilisé. À la naissance du bébé, non seulement il était en très bonne santé, mais le diabète gestationnel de sa mère avait disparu. Bonne surprise, elle n’en a pas refait lors de sa deuxième grossesse.

    Application de suivi des glycémies

    Soline, 35 ans, n’a fait aucun diabète lors de sa première grossesse et n’avait pas non plus d’antécédents familiaux de diabète. Pour sa deuxième grossesse, les résultats de son premier test de glycémie à jeun étaient bons, raison pour laquelle on ne l’a pas contrainte à faire un test HGPO. Reste que passé son sixième mois, plusieurs complications ont inquiété cette future maman de jumeaux : « Mon ventre me démangeait, les fœtus grossissaient par à-coups, j’avais beaucoup de contractions et j’étais souvent hospitalisée. J’ai donc préféré faire tous les examens possibles pour être rassurée. » Parmi ces tests, elle fait celui de l’HGPO. Mauvaise surprise : on lui découvre un diabète gestationnel. « Je n’aurais jamais cru en avoir. C’est ma sage-femme à domicile qui me l’a appris », raconte-t-elle. Dès lors, Soline commence à se piquer avant chaque repas et deux heures après pour surveiller son taux de glycémie. « Ça n’a rien de compliqué. Je note simplement mes résultats sur mon application portable MyDiabby, ce qui permet à mon endocrinologue de contrôler au quotidien l’évolution de mon diabète », éclaire-t-elle.

    En autodidacte, la future maman se constitue un nouveau régime alimentaire en s’informant en ligne et auprès de son entourage. Comme Anoushka, elle bannit tous les aliments sucrés, mais s’octroie de temps en temps deux carrés de chocolat tout en contrôlant un éventuel pic de glycémie. Pour Soline, elle qui a toujours mangé sainement, changer quelques habitudes alimentaires n’a rien eu de difficile ou de très frustrant. « Parfois, c’est un peu contraignant comme lorsque je dois contrôler ma glycémie deux heures après mon repas alors que je suis en pleine sieste. Mais je préfère éviter de risquer de passer au stade de l’insulinothérapie (traitement par injection d’insuline, ndr). Et je suis rassurée de savoir que ce diabète gestationnel a de très grandes chances de disparaître après mon accouchement », se réconforte-t-elle.

    Prendre soin de soi enceinte et après

    La Macif vous accompagne dans ce nouveau moment de vie.

  • Les douleurs médicales, marqueurs d’étapes dans la vie d’une femme

    Les douleurs médicales, marqueurs d’étapes dans la vie d’une femme

    Quand Agnès* a lu, impuissante, les résultats négatifs de son bilan de fertilité, après une échographie endopelvienne douloureuse, elle aurait souhaité recevoir une parole rassurante, au mieux bienveillante, de la part du médecin chargé de son suivi. Dans une pièce peu familière de l’hôpital Tenon, éclairée au néon en plein hiver, le soignant a préféré appeler trois internes du service pour leur montrer l’ampleur de la catastrophe. En insistant auprès d’eux sur la responsabilité de l’âge de la patiente, 35 ans à l’époque. « J’avais l’impression qu’il me disait : “Mais à quoi elle s’attendait à son âge ?” », explique Agnès, humiliée. Après avoir ravalé ses larmes à la sortie de l’hôpital, elle s’est ravisée : ce n’est pas la première fois qu’elle subissait des violences verbales et physiques dans un contexte médical, et surtout gynécologique. Comme elle, des milliers de femmes dénoncent la prise en charge de leur santé sexuelle par le corps soignant, pas toujours formé à ces questions. Au cours de sa vie, 1 femme sur 5 a été victime de violences gynécologiques et obstétricales et 6 % ont vécu de la violence verbale, selon un rapport du HCE.

    Des violences étudiées sérieusement

    Au-delà des violences perpétrées volontairement ou involontairement, les douleurs médicales jalonnent les étapes de la vie d’une femme. Durant un parcours d’assistance médicale à la procréation, tout au long de la grossesse (y compris en cas d’IVG), lors de l’accouchement et le post-partum, dans des consultations en cabinet libéral ou en établissement de santé. Le cancer du sein est l’un des exemples les plus parlants : 43 % des femmes touchées par la maladie estiment que la mammographie est douloureuse. Une peur de la douleur qui est souvent un obstacle au dépistage. Des alternatives existent cependant. Une étude néerlandaise publiée dans la Revue Radiology a montré que l’échographie seule peut diagnostiquer efficacement les affections mammaires focales chez une grande majorité de femmes. La pose du stérilet, dont la douleur est très variable selon les femmes, fait aussi l’objet d’interrogations au sein du milieu gynécologique.

    Au Danemark, la pose de DIU (ou stérilet) est systématiquement faite sous anesthésie locale avec prescription au préalable de décontractants et d’antidouleurs. « Nous savons que la pince de Pozzi, instrument utilisé pour poser le stérilet, est également réputée pour ne pas être agréable, voire douloureuse. Le recours à cet instrument n’est pas obligatoire », assure Anne Evrard, responsable du Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane). Là aussi, l’appréhension de la douleur peut décourager les femmes. 18 % d’entre elles se détournent du stérilet (DIU) comme méthode de contraception par peur de la douleur. Le Carevix, dispositif médical innovant, alternative moins agressive à l’utilisation d’un forceps cervical, est une option atraumatique au stérilet. Par une technique de succion pour adhérer au col de l’utérus, il élimine les douleurs et les saignements inutiles. Les résultats préliminaires de l’étude ADVANCE Women réalisée en Suisse ont montré une réduction significative de la douleur et des saignements lors de la pose d’un stérilet (DIU) avec Carevix.

    Des douleurs minorées

    Au moment de l’accouchement, là aussi, la douleur est très souvent banalisée par l’ensemble de la société, ne permettant aucune évolution des pratiques. À l’image de l’épisiotomie, qui consiste à inciser le périnée au cours de l’accouchement pour faciliter la sortie du bébé. Le Ciane notait pour la période 2010-2013 que 47 % d’épisiotomie étaient réalisées pour un premier enfant, dont 85 % sans consentement demandé. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) relève qu’un « taux supérieur à 20 % relève d’une déformation culturelle ». Depuis, ce taux est en baisse, grâce aux recommandations qui émergent dans le corps médical.

    Pour les femmes qui souffrent de douleurs chroniques, comme l’endométriose, les consultations avec des professionnels peu formés à la question des douleurs utéro-vaginales peuvent vite prendre la tournure d’un échange conflictuel. « Quand j’explique mon long parcours médical et que je pose des mots techniques sur mon endométriose, je vois que ça agace les médecins, qui se sentent probablement remis en question. Pourquoi un tel rapport de force entre soignant et soigné ? », se désole Agnès. « Certains médecins français peuvent être très dogmatiques, ne s’intéressant pas nécessairement aux autres méthodes exercées ailleurs dans le monde », complète Laure*, souffrant de douleurs vulvaires.

    Des violences que l’on ne tait plus

    Longtemps tues, les douleurs médicales et violences gynécologiques s’expriment désormais au grand jour. Tout commence en novembre 2014, quand le hashtag #PayeTonUtérus fait émerger plus de 7 000 témoignages de femmes en 24 heures dénonçant des propos porteurs d’injonction sur leur physique ou leur volonté ou non d’avoir un enfant, des examens vaginaux brutaux ou pratiqués sans leur consentement, jusqu’à des violences sexuelles. Un an plus tard, des documents de la Faculté de médecine de l’Université Lyon-Sud révèlent qu’il est attendu, dans le cadre de leur formation, que les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur des patientes endormies, donc sans leur consentement. Le terme de « violences gynécologiques et obstétricales » éclôt alors, mobilisé depuis près d’une vingtaine d’années en Amérique latine – où plusieurs pays l’ont inscrit dans la loi – et dans le monde anglo-saxon. Les conséquences des douleurs et violences gynécologiques sont encore peu documentées. Dans les cas les plus significatifs, elles peuvent être source de stress post-traumatique après un accouchement, dont les conséquences peuvent être importantes : renoncement aux soins, peur ou refus de grossesses ultérieures, sentiment de culpabilité, vie sexuelle en berne, perte d’estime et de confiance en soi.

     

    *Le prénom a été modifié

    Le bilan de fertilité désigne l’ensemble des examens qui permettent au médecin d’établir un diagnostic de la fertilité d’un couple afin de leur indiquer la prise en charge la plus adaptée. Chez la femme, ces examens peuvent être nombreux et varient selon le profil des patientes.

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  • Douleurs des femmes : l’éveil du corps médical

    Douleurs des femmes : l’éveil du corps médical

    Concrètement, quelles douleurs peuvent ressentir les femmes lors d’un examen gynécologique ?

    Camille Le Ray : Lors de l’examen gynécologique, le soignant est amené à réaliser des procédés intrusifs potentiellement douloureux pour les patientes (introduction d’une sonde pour une échographie endo pelvienne, un spéculum pour les frottis…). Pour les patientes qui souffrent déjà de douleurs chroniques comme l’endométriose, l’examen ou la palpation mammaire peuvent exacerber la douleur déjà présente, qu’elle soit abdominale, vaginale ou vulvaire. Ce qui est compliqué pour nous, c’est qu’on nous apprend à appuyer là où ça fait mal, au moins pour comprendre l’origine de la douleur. Mais la volonté de se former à le faire de la meilleure manière possible dépend entièrement de nous. Par exemple, c’est à nous de prendre les précautions quant à la meilleure position à adopter par la patiente (elle peut se sentir mieux en se plaçant sur le côté par exemple), mais aussi la lubrification du matériel…

     

    Quelles autres bonnes pratiques sont appréciées des patientes ?

    C. L R. : Dans un premier temps, informer la patiente de ce qu’on est en train de lui faire, lui demander son consentement, vérifier si elle est prête est absolument essentiel. Dans mes consultations, quand je vois que la patiente a beaucoup d’appréhension, je lui propose d’introduire le spéculum elle-même. Ça fonctionne très bien. De même dans le cas d’une échographie endovaginale, où une grande sonde assez longue peut être introduite directement par la patiente. Par ailleurs, il est bon de savoir qu’il y a un certain nombre de situations où il n’est pas nécessaire de faire un examen vaginal.

    Vous avez fait de la grossesse et de l’accouchement votre spécialité. Peut-on vraiment éviter la douleur dans ces moments-là ?

    C. L R. : C’est indéniable, un accouchement sera douloureux, peu importe la qualité de l’équipe médicale qui accompagne la future mère. Mais les douleurs liées à l’expulsion de l’enfant peuvent aussi être liées aux gestes employés par les soignants. Par exemple, l’épisiotomie n’est pas toujours obligatoire, et elle requiert le consentement de la femme. En France, on est les champions du monde de la péridurale (80 % des femmes la pratiquent), mais elle ne garantit pas la disparition de la douleur, qui doit à tout prix être évaluée par la sage-femme tout au long du travail. Sa présence humaine, sa bienveillance et son support permettent vraiment d’améliorer le vécu de la future maman.

    Beaucoup de femmes plaident pour la reconnaissance de violences verbales, qui peuvent être tout aussi marquantes que les douleurs physiques lors d’un examen.

    C. L R. : Dans les compétences d’un gynécologue, il y a bien entendu le savoir-faire, mais on oublie peut-être de rappeler l’importance du savoir-être. Ce qui revient beaucoup dans les témoignages des femmes, c’est la violence verbale qu’elles subissent à plusieurs moments de leur vie (accouchement, bilan fertilité, IVG, PMA…). La culpabilisation de l’âge des patientes qui souhaitent devenir mères par exemple est une trop mauvaise habitude des soignants. Si c’est une réalité médicale, il faut réussir à expliquer aux patientes les faits sans les accabler. Sans tout édulcorer, il nous incombe de choisir les bons mots et d’employer le bon ton. C’est probablement la même chose pour les hommes : quand ils vont chez l’urologue pour un toucher rectal, certaines questions ou certains gestes peuvent être déplacés. Un certain nombre d’hommes n’y vont pas par appréhension, ce qui enraye la prévention.

    De plus en plus de femmes se tournent vers les sages-femmes, qui bénéficient d’une meilleure réputation que les gynécologues… Qu’en pensez-vous ?

    C. L R. : La profession de sage-femme a moins été éclaboussée par les scandales des violences obstétricales. Par ailleurs, elles font très bien leur travail, il ne doit pas y avoir de conflit entre nos professions, car il y a du travail pour tout le monde. Au contraire, on travaille ensemble pour améliorer la prise en charge des femmes. J’encadre en ce moment une thèse en santé publique écrite par une sage-femme sur les soins non appropriés durant l’accouchement. En réalité, il n’y a pas de frontières. Ceux qui veulent nous monter les uns contre les autres ont tout faux !

    Avez-vous la sensation que les choses bougent dans le corps médical ?

    C. L R. : Les scandales obstétricaux ont, il faut le dire, été un mal pour un bien. La libération de la parole des femmes a permis de faire avancer les choses. Face à ces violences, il y a deux façons de réagir : soit on tombe dans le corporatisme, et on n’avance pas, soit on reconnaît les mauvais comportements, et on envisage d’évaluer dans nos pratiques. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a établi une liste de recommandations qui posent les questions suivantes : dans quelles situations les examens pelviens sont-ils strictement nécessaires ? Comment faire pour que ces examens pelviens soient le moins douloureux ? Quelles positions proposer aux patientes ? Comment utiliser des lubrifiants ? Les choses bougent. Sûrement pas aussi vite que ce que voudraient les femmes, mais la pratique évolue. C’est la raison pour laquelle je me suis centrée sur la formation auprès des jeunes médecins, car l’espoir repose sur eux.

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  • Changement climatique : quels impacts sur les allergies ?

    Changement climatique : quels impacts sur les allergies ?

    Comment a évolué le nombre de personnes allergiques en France ces dernières années ?

    Sébastien Lefèvre : Nous constatons que les cas d’allergie ont énormément augmenté depuis plusieurs décennies. En 1962, lors de l’établissement d’un premier rapport national sur les allergies, il a été noté que 3 % des Français étaient touchés par des allergies. Ce chiffre grimpe à 30 % actuellement, d’après le livre L’Homme malade de son environnement1. Les causes environnementales expliquent la forte augmentation de ce nombre. Les allergies actuelles témoignent clairement d’une désadaptation de l’homme à son environnement.

    Comment expliquez-vous que les cas d’allergies aient explosé à ce point ?

    S. L. : C’est une accumulation de phénomènes. À cause du dérèglement climatique, les périodes pendant lesquelles les pollens flottent dans l’air débutent plus précocement et sont plus longues. De plus, il y a moins de pluies qui plaquent les pollens au sol. Plutôt que de parler de « changement climatique », je préfère utiliser le terme de « dérèglement climatique ». Ce dérèglement global se constate au fil des années dans l’ensemble de la France avec des périodes saisonnières changeantes : les hivers sont plus doux et les printemps commencent plus tôt notamment. Les végétaux éprouvent du stress à cause de ce dérèglement et sécrètent davantage de protéines de défense qui sont contenues dans les pollens. Les noisetiers par exemple commencent leur pollinisation dès la fin de l’année, alors qu’il y a dix ans, ce n’était pas avant en février.

    La pollution de l’air joue-t-elle également un rôle dans l’augmentation des allergies ?

    S. L. : La pollution de l’air influence doublement les situations allergiques. D’une part, les particules fines qu’on trouve dans l’air pollué vont obstruer les voies respiratoires, nez et bronches, et les fragiliser. D’autre part, ces mêmes particules fines vont rentrer en collision avec les pollens et les faire exploser dans l’air, avant qu’ils ne touchent le sol. Les pollens libèrent alors leurs protéines allergisantes.

    Les allergies sont-elles les mêmes selon les différentes régions françaises ?

    S. L. : Les allergies les plus fréquentes, c’est-à-dire les rhinites/conjonctivites et l’asthme, concernent toutes les régions françaises, mais elles ne sont pas provoquées par les mêmes végétaux et aux mêmes périodes. Dans la partie nord de la France, les pollens proviennent des noisetiers, des aulnes et des bouleaux durant la période allant de fin décembre à avril, puis il y a les pollens de graminées entre avril et mi-juillet. Dans la partie sud de la France, ce sont les cyprès qui génèrent des pollens, en novembre et décembre. Dans la vallée du Rhône et la région lyonnaise, il y a également l’ambroisie, une plante fortement allergisante, durant les mois de juillet et août. Nous constatons d’ailleurs que ces zones évoluent : les arbres et les plantes se « déplacent ». Au fil des années, les cyprès et l’ambroisie remontent progressivement vers le Nord. Le dérèglement climatique fait évoluer la végétation en France depuis plusieurs décennies, car ces espèces ne poussaient pas du tout dans certaines régions à cause d’un climat plus froid.

    Les allergies sont-elles dangereuses ?

    S. L. : Avec les rhinites/conjonctivites, il n’y a pas de danger vital, mais comme les durées des symptômes s’allongent, les traitements sont plus longs, que ce soient par antihistaminiques, sprays nasaux ou collyres oculaires. Les rhinites/conjonctivites provoquent surtout des effets indésirables qui peuvent gâcher la vie de tous les jours et empêcher d’aller travailler. Par contre, l’asthme est encore mortel en France, avec 1000 à 2000 décès chaque année. Ce chiffre stagne alors qu’il devrait baisser, car l’asthme est une maladie chronique que nous savons très bien traiter aujourd’hui. Mais, lors de pics polliniques, certains asthmatiques font des crises aiguës qui se révèlent mortelles.

    Quels coûts représentent les allergies en France ?

    S. L. : Les rhinites/conjonctivites légères représentent un coût de 13 millions d’euros par an en France, car elles génèrent une baisse de la productivité au travail et de l’absentéisme. Pour les rhinites sévères liées aux pollens d’ambroisie, le coût monte à 40 millions d’euros par an. Enfin, le coût de l’asthme est considérable pour la société : 900 millions d’euros sont dépensés chaque année en hospitalisation en France. Avec évidemment un coût humain, car il y a beaucoup de décès.

    La France est-elle suffisamment dotée en médecins allergologues ?

    S. L. : Malheureusement, non. Comme il y a de plus en plus de patients, il devient de plus en plus difficile pour eux d’obtenir un rendez-vous. Aujourd’hui, il faut compter neuf mois de délai pour voir un allergologue. Il y a actuellement 800 allergologues en France. Un chiffre qui monte à 1200 praticiens si nous ajoutons les autres spécialistes, généralistes et pédiatres formés à l’allergologie. Mais c’est trop peu : 35 nouveaux allergologues sont formés chaque année, il en faudrait 80 !

    Comment voyez-vous évoluer la situation des allergies en France ?

    S. L. : Je ne suis que spectateur de la situation… et plutôt fataliste. Les pouvoirs publics n’ont pas pris la pleine mesure des changements de l’environnement. Les rapports du GIEC2 devraient être suivis de décisions plus concrètes. En soignant les patients, nous traitons les conséquences du dérèglement climatique et de la pollution de l’air, mais pas les causes.

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    1 L’homme malade de son environnement de Michel Aubier, professeur de pneumologie à l’Université Denis Diderot – Paris VII et chef de service de pneumologie A de l’Hôpital Bichat à Paris.

    2 GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

  • Cancer de la prostate : comprendre, prévenir et dépister

    Cancer de la prostate : comprendre, prévenir et dépister

    1 Quels sont les facteurs de risque ?

    Les facteurs de risques établis du cancer de la prostate sont : (1)

    • L’âge : le cancer de la prostate est fortement lié à l’âge. Il est rare avant 50 ans et augmente autour de 70 ans. 94 % des décès ont lieu après 65 ans.(1)
       
    • Des antécédents familiaux : vous avez deux à cinq fois plus de chances de développer un cancer de la prostate si votre père ou votre frère a déjà été touché par la maladie.

    2 Quels sont les signes d’alerte ?

    Dans la plupart des cas, le cancer de la prostate n’occasionne pas de symptômes visibles particuliers, notamment aux premiers stades de la maladie.

    Certains signes peuvent néanmoins vous alerter, comme les troubles urinaires (brûlures, difficulté à uriner ou besoin plus fréquent d’uriner) ou des troubles de l’éjaculation. Le mieux est simplement d’en parler avec votre médecin. À ce stade, ces symptômes ne témoignent pas forcément d’un cancer et peuvent être causés par des pathologies plus bénignes comme l’hypertrophie de la prostate (aussi appelée adénome ou HBP) ou une simple infection – on parle alors de prostatite.

    3 Un diagnostic prÉcoce est-il utile ?

    Un dépistage pas forcément systématique (2)

    À l’inverse du cancer du sein, il n’existe pas en France, ni dans aucun autre pays, de programme national de dépistage du cancer de la prostate s’adressant aux hommes de manière systématique. Cela suit les recommandations de la Haute Autorité de santé. (3)
     

    Le dépistage individuel : à discuter avec son médecin

    Le cancer de la prostate ayant un développement plutôt lent (10 à 15 ans), l’Association française d’urologie recommande un dépistage annuel, pour les personnes de plus de 50 ans et jusqu’à 75 ans, pour optimiser les chances de dépister la maladie à un stade précoce (4).

    Il permettra de détecter un éventuel cancer, sans pour autant déterminer s’il est susceptible d’évoluer vers une forme agressive ou non. Aussi le dépistage peut être utile pour répondre à vos inquiétudes, ou déclencher une surveillance accrue.

    Avant de vous faire dépister, il est important de disposer d’une information complète sur les avantages et inconvénients des examens de dépistage et de leurs conséquences.

    4 Comment se déroule le dépistage du cancer de la prostate ?

    Deux examens de dépistage de cancer de la prostate sont possibles (5) :

    • Le toucher rectal : cet examen permet de contrôler directement l’état général de la prostate. S’il est souvent considéré comme inconfortable, il s’agit néanmoins d’un examen rapide et sans conséquence.

     

    • Le dosage du PSA (Prostate Specific Antigen ou antigène prostatique spécifique) sérique total : cet examen consiste à analyser le taux de PSA dans une prise de sang. Souvent, un taux de PSA élevé indique la présence de cellules cancéreuses dans la prostate. Cependant, un chiffre de PSA élevé peut simplement marquer la présence d’une anomalie ou d’une infection de la prostate, comme une prostatite aiguë. (4)

    En cas d’anomalie, des biopsies de la prostate seront nécessaires pour confirmer le diagnostic de cancer.

    Dans 70 % des cas,

    un dosage du PSA élevé n’est en réalité pas lié à un cancer de la prostate (2).

    Le saviez-vous ?

    Théoriquement, un homme de moins de 50 ans ne doit pas dépasser un taux de 2,5 ng/ml (nanogramme par millilitre), alors qu’après 70 ans, le maximum toléré est de 6,5 ng/ml (2).

    5 Quand et où se faire dépister ?

    L’Association française d’urologie recommande un dépistage annuel systématique du cancer de la prostate entre 50 et 75 ans. L’âge est abaissé à 45 ans en cas d’antécédents familiaux.

    Il est possible de consulter auprès de professionnels de la santé. Votre médecin généraliste pourra vous prescrire des examens complémentaires précis s’il le juge nécessaire. Vous devrez aller voir un urologue, spécialiste des affections urinaires et génitales masculines, si des complications, même non liées à un cancer, sont détectées. En cas de doute, vous pouvez le consulter directement, sans passer par votre généraliste.

    6 Movember : des hommes unis !

    Chaque année en novembre, le Movember (contraction en anglais des mots moustache et november) incite les hommes à ne pas raser leur moustache pendant 30 jours – d’où le nom de ce mouvement. Il réunit des millions de participants dans 21 pays. Son objectif ? Donner notamment de la visibilité au cancer de la prostate et des testicules, et bien entendu lever des fonds pour la recherche. Rendez-vous sur le site de la Movember Foundation pour faire un don. Et, Messieurs, pour soutenir d’autant plus le mouvement, vous pouvez très simplement ranger votre rasoir pendant un mois : la moustache vous va si bien !

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’Association française d’urologie : https://www.urofrance.org/

    L’esprit tranquille avec le contrat Garantie santé de la Macif.

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    L’Essentiel de l’article

    • Les facteurs de risque dominants : l’âge et les antécédents familiaux.
    • Pas de symptômes particuliers aux prémices de la maladie.
    • Il n’existe pas en France de dépistage ou examen systématique.
    • Le dépistage individuel est un choix personnel à évoquer avec son médecin.
    • Il est possible de consulter son médecin généraliste ou un urologue.

    (1) Fondation ARC
    (2) Ameli.fr, « Le dépistage du cancer de la prostate »
    (3) Haute Autorité de santé, « Détection précoce du cancer de la prostate », 2013
    (4) Association française d’urologie, « Cancer de prostate : dépistage du cancer de la prostate »
    (5) E-santé, « Diagnostic du cancer de la prostate : quelle est l’utilité du dosage sanguin du PSA ? »
  • Cancer dès 30 ans : comment se faire diagnostiquer ?

    Cancer dès 30 ans : comment se faire diagnostiquer ?

    Sein et col de l’utérus : dépistages nécessaires dès 25 ans

    Si l’âge moyen lors de la détection d’un cancer du col de l’utérus est de 51 ans, les infections à VPH (virus du papillome humain) sont fréquentes chez les femmes de moins de 30 ans. Il est recommandé de faire un premier dépistage du cancer du col de l’utérus dès 25 ans, puis tous les 3-5 ans entre 30 et 65 ans.

    Autre cancer à surveiller : celui du sein. Environ 10% des cas concernent des femmes âgées de moins de 35 ans. Il est ainsi recommandé de faire tous les ans dès 25 ans, un examen clinique des seins (palpations), par un.e gynécologue ou une sage-femme.

    Mélanomes : se protéger du soleil

    Le mélanome est la plus grave forme de cancer cutané. Mais dépisté précocement, il est tout à fait guérissable. Avec 15 000 nouveaux cas par an et 1 700 décès en France, le nombre de mélanomes double tous les 10 ans, particulièrement chez les personnes de 30 à 40 ans. Comme le rappelle le centre Gustave Roussy, expert mondial de la recherche sur le mélanome, les rayonnements ultraviolets naturels ont des effets nocifs sur la peau et l’exposition solaire est le principal facteur de risque.

    Se protéger des coups de soleil est primordial, c’est pourquoi juste avant l’été, une grande campagne de prévention relayée par le site web du centre a été organisée, avec les meilleures techniques de prévention de ce cancer de la peau particulièrement agressif. Rechercher l’ombre, éviter de s’exposer entre 12 h et 16 h l’été, appliquer toutes les deux heures une crème solaire avec un indice maximal… Les enfants doivent être encore plus protégés, puisque leur peau est plus fine et que leur système pigmentaire est encore en construction : vêtements longs, casquette et lunettes doivent absolument faire partie de leur panoplie estivale ! Il faut se rappeler que les coups de soleil, surtout ceux reçus dans l’enfance sont le signe d’une trop longue exposition solaire et donc d’un risque accru de développer plus tard un cancer de la peau.

    « On n’imagine pas que ce cancer puisse réellement arriver. J’ai une ancienne camarade de mon école qui est décédée à 36 ans des suites d’un mélanome. C’est arrivé très vite. Elle a laissé un mari et des enfants. Depuis ce jour, je fais très attention, et me protège réellement du soleil ! », raconte Mattéo, 39 ans.

    Une surveillance régulière de ses grains de beauté doit être effectuée pour détecter le plus précocement possible tout signe suspect. Tout d’abord grâce à un autoexamen de la tête aux pieds, sans oublier les zones peu visibles, et en utilisant la technique ABCDE (voir encadré). Tout grain de beauté ou tâche pigmentaire qui change de taille ou de couleur, qui démange, saigne ou présente un aspect rugueux ou perlé doit faire l’objet d’un avis médical rapide. La surveillance doit aussi se faire lors de rendez-vous réguliers avec un dermatologue, jusqu’à une fois par an pour les personnes présentant des facteurs de risque. Si le mélanome est un cancer qui peut être très agressif, certaines techniques permettent donc de s’en protéger, et de le détecter précocement, afin d’obtenir de bien meilleures chances de guérison.

    Règle ABCDE pour l’étude des grains de beauté :

    • A pour Asymétrie
    • B pour Bords irréguliers
    • C pour Couleur inhomogène
    • D pour Diamètre
    • E pour Évolution

    Le cancer du testicule : le plus fréquent chez l’homme jeune

    Même si les cancers du testicule sont assez rares globalement puisqu’ils représentent 1 à 2 % des cancers masculins, les jeunes sont les plus touchés puisqu’il s’agit du cancer le plus fréquent de l’homme entre 15 et 35 ans. De plus, ces trente dernières années, une augmentation de leur fréquence a été constatée, heureusement couplée avec d’importants progrès thérapeutiques qui ont permis de diminuer la mortalité associée. Les facteurs de risques du cancer du testicule sont principalement la cryptorchidie (testicule non descendu) ainsi que l’exposition à certaines substances chimiques comme le benzène, les hydrocarbures, les pesticides et le bisphénol A, même si ce n’est pas encore scientifiquement totalement établi.

    Apprendre à palper ses testicules à la recherche d’une grosseur anormale est une mesure de dépistage qui doit être effectuée régulièrement. D’autres signes peuvent se manifester comme une sensation de lourdeur, une gêne ou une douleur qui persistent dans le temps. Le testicule dans son ensemble peut gonfler et augmenter de volume, parfois de façon soudaine. En cas de doute, une consultation médicale rapide s’impose.

    En conclusion, s’il existe de nombreux facteurs de risques d’apparition des cancers, qu’ils soient internes ou externes, la moitié des cancers détectés chaque année pourraient être évités en changeant nos comportements quotidiens.

    Chiffres sur le cancer : https://www.frm.org/recherches-cancers/cancers-en-chiffres

    Site de Gustave Roussy : https://www.gustaveroussy.fr/fr/un-ete-sans-melanome-cap-sur-la-prevention-gustave-roussy

    Le cancer du testicule : https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-testicule/Les-points-cles

    La moitié des cancers pourraient être évités : https://www.e-cancer.fr/Acces-thematique/Prevention-des-cancers