Catégorie : Veiller sur ma santé

  • Les vans gynéco au service de la santé des femmes

    Les vans gynéco au service de la santé des femmes

    4 septembre 2023. Ce matin, sur le parking faisant face à l’église de Royville – petite commune de 300 habitants en Seine-Maritime –, un étrange camion rose de 13 mètres de long y est garé. Il s’agit du Mammobile : un centre de dépistage du cancer du sein itinérant. Sur la devanture, on peut lire : « On a toutes à y gagner. » N’oublions pas que détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10, d’où l’importance du dépistage.

    Le van rose n’en est d’ailleurs pas à sa première tournée de prévention. Après avoir sillonné l’Eure, le Calvados et la Manche, c’est désormais dans les communes de Seine-Maritime les plus éloignées des centres de radiologie (au moins 15 minutes en voiture) qu’il s’est installé, proposant un dépistage gratuit aux femmes de 50 à 74 ans. Ce projet est mené depuis mars 2022 par l’unité Anticipe du centre de cancérologie François-Baclesse de Caen et le Centre régional de coordination des dépistages des cancers de Normandie. « Dès l’instant où les femmes s’éloignent des centres de radiologie, la participation est moins importante, c’est un frein connu. On essaie de démontrer la plus-value d’un Mammobile qui vient au plus près des femmes », expliquait à France Bleu en avril dernier, Marie-Christine Quertier, médecin directeur du CRCDC en Normandie.

    Et bien que passer une mammographie dans un camion est loin d’être orthodoxe, l’intérieur du cabinet est on ne peut plus traditionnel. « Quand les femmes arrivent, elles sont accueillies par la secrétaire, ajoute la médecin. Elles voient ensuite la manipulatrice qui va réaliser l’examen, puis le médecin qui fait la palpation, interprète la radio et fait une échographie si besoin. »

    Isolement et état de santé plus dégradé

    Direction la région Auvergne, où un autre camion baptisé Opti’soins vient en aide aux femmes isolées, mais pas n’importe lesquelles : les femmes enceintes. « Le projet de départ est né sur une cartographie de l’Auvergne, racontait Julie Duclos, sage-femme et échographiste, à la chaîne Brut. Il a été montré que sur ces quatre départements (l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme, ndr), il y avait des zones qui étaient des déserts médicaux […], des communes et donc des patientes qui étaient potentiellement à plus de 30 minutes de tout professionnel médical susceptible de suivre leur grossesse. »

    Au-delà du fait d’être isolées géographiquement, la cheffe du projet Isabelle Raimbault déplore chez ses patientes un état de santé « un peu plus dégradé que dans la population générale ». « [Elles] ont un suivi gynécologique qui est beaucoup plus décousu que dans les populations urbaines, et ce n’est pas par choix, ce n’est pas par manque d’intérêt, c’est vraiment parce qu’elles n’en trouvent pas. »

    « On ne va pas faire consulter les femmes dans un camion ! »

    Si les deux premiers camions proposent des services de santé spécifiques (dépistage, suivi de grossesse), il y en a un qui, depuis 2022, regroupe l’ensemble des soins gynécologiques et sillonne les routes de la Provence verte et du Verdon. Son nom : le « Gynécobus ». Imaginé en 2018 par Laure Fabre, sage-femme exerçant à Rians, ce dispositif est adossé à l’hôpital de Brignoles, sa base technique et administrative. Mais impossible de concrétiser cette belle idée sans financements – via l’État, la Région, l’Europe, les agglomérations ou encore l’Agence régionale de santé – ou sans véhicule (estimé à 100 000 euros). Une fois les communes ciblées (42 lieux d’intervention) et l’équipe montée (24 gynécologues, 20 sages-femmes), il faut cette fois s’attaquer aux idées reçues.

    « Au départ, les gens étaient circonspects, se souvient Laure Fabre. On me disait souvent : “On ne va tout de même pas consulter les femmes dans un camion !” Ce qui était compliqué, c’est qu’on innovait sur le fond et la forme. Sur la forme, en proposant un dispositif mobile – encore que, la mobilité était quelque chose qui existait déjà dans les communes reculées – et sur le fond, parce qu’on proposait d’agir en binôme. »

    Selon elle, avoir systématiquement une sage-femme et un gynécologue permet d’emblée un avis spécialisé et donc une prise en charge accélérée. Autre avantage : « Ce binôme aux sensibilités différentes donne un surplus d’humanité et ouvre le dialogue. Pour les patientes, c’est rassurant. En fonction des antécédents d’une patiente, de son âge, de son mode de vie, on va être en mesure de proposer une prise en charge adaptée, qui a du sens pour elle. Cela rend les choses plus intimes, on a presque une conversation à cœur ouvert, ce qui est plus difficile lors d’une consultation standardisée. »

    Redonner du sens aux examens gynécologiques

    Cela semble assez clair : le Gynécobus replace la patiente au centre et tente d’abolir les freins à la consultation. Qu’ils soient financiers (les soins sont pris en charge de la même manière qu’à l’hôpital, sans dépassement d’honoraires) ou plus personnels : « Pour beaucoup de femmes, être obligées de se déshabiller et de donner accès à la fois à la partie haute et basse du corps pose problème. C’est pour cela que tout ce que l’on fait est relié à de l’éducation à la santé, rappelle Laure Fabre. Lorsqu’on fait un frottis, on explique pourquoi on le fait, quelle est la nature de cet examen, quand est-ce qu’il faudra le refaire, qu’est-ce qu’il faut attendre comme résultats… Bref, on redonne du sens à ces examens. »

    Visiblement, cela fonctionne : aujourd’hui, 240 patientes sont vues chaque mois et l’agenda des rendez-vous – pris soit par le secrétariat gynécologique de l’hôpital de Brignoles, soit par Doctolib – ne désemplit pas. Mettant les créneaux en ligne tous les mois, il faut donc compter au maximum 30 jours d’attente. Rien à voir avec les 4 à 6 mois d’attente de l’hôpital ou du secteur libéral…

    Mais alors, la gynécologie serait-elle amenée à devenir une médecine itinérante ? À cette question, Laure Fabre partage un avis bien tranché : « Le Gynécobus ne peut être qu’un outil dans un système de santé. Ces vans sont des outils intéressants pour dépasser certains freins, mais qui ont aussi leur limite. À mon sens, ça ne peut pas être une solution à part entière. » Pour autant, la sage-femme n’est pas contre l’idée d’étendre le dispositif.

    À condition de considérer le projet dans sa globalité : « Le Gynécobus, ce n’est pas juste “acheter un van et mettre des gens dedans”. Si on arrive à recruter autant de monde aujourd’hui, c’est parce que nous avons redonné du sens et de la valeur à notre secteur. On ne s’oppose pas aux uns et aux autres, on est là pour prouver qu’on peut tous travailler ensemble et que chacun a sa place. »

    Où trouver un van gynéco ?

    • Les différents points d’étape du Mammobile sont à retrouver dans ce lien.
    • Pour savoir si votre commune est concernée par Opti’soins et prendre rendez-vous, écrivez à l’adresse e-mail [email protected] ou téléphonez au 07 73 75 01 0704 73 75 01 07.
    • Pour prendre rendez-vous avec le Gynécobus, contactez le 07 85 94 42 04 ou rendez-vous sur Doctolib.
  • La zoothérapie, pour qui et pourquoi ?

    La zoothérapie, pour qui et pourquoi ?

    Trois chiens, un chat, un paon, un bouc nain, trois chèvres, un cochon nain, un cochon vietnamien, une ânesse, des lapins, des poules, un lapin nain… Bienvenue dans la ferme thérapeutique de Cendrine Funel, où de nombreuses familles et personnes fragiles viennent passer du bon temps ! C’est à une trentaine de kilomètres de Lyon, à Mornant plus exactement, que cette zoothérapeute a installé son petit paradis animalier pour aider au mieux ceux qui en ont besoin. Car après avoir été infirmière une bonne partie de sa vie, cette quinquagénaire a décidé de faire de sa passion son métier, dans une perspective de soins ou d’accompagnement.

    Une chèvre en laisse, des poussins en liesse

    « Écoute, mémoire, concentration, développement et maintien des fonctions cognitives, estime de soi, socialisation, contacts, échanges, acceptation des différences, équilibre, mobilité… Les animaux offrent des bénéfices incommensurables à l’être humain, c’est indéniable », explique Cendrine qui a été formée à l’Institut de Zoothérapie International, qui dispose également d’une certification d’entraîneur canin et qui propose depuis cinq ans des séances de médiation animale régulières à diverses structures en tant qu’autoentrepreneuse. Déjà très utilisée dans certains pays comme le Canada et de plus en plus en France, la zoothérapie englobe toutes les interventions assistées par l’animal lors de sessions individuelles ou collectives encadrées par un spécialiste de la médiation animale.

    L’homme en souffrance à tant de choses à gagner, au contact des bêtes. 

    Cendrine Funel, zoothérapeuthe

    En Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), à l’hôpital ou en clinique (surtout pour les soins palliatifs), dans les prisons, pour les associations de personnes handicapées (notamment les enfants), etc. Toutes ces structures hébergeant des personnes en difficulté peuvent bénéficier des apports des animaux, des plus petits au plus imposants, sans oublier les oiseaux. « En général, c’est plutôt la personne bénéficiant de la séance qui sélectionne les animaux qui vont l’accompagner en choisissant ceux avec qui elle se sent bien, explique Cendrine. J’ai beaucoup d’animaux et je peux proposer des races variées. Cohésion du groupe et respect des consignes avec les jeunes, temps de relaxation en se couchant dans le foin avec les lapins… En ce moment, j’ai des poussins à la ferme : c’est extraordinaire comme ils captent l’attention ! Pour les patients qui ont une mobilité réduite, c’est moi qui me déplace. Parfois, je me rends dans des structures avec ma chèvre à qui j’ai appris la marche en laisse ! Mes animaux jouent à leur manière le rôle de psychologues auprès des patients, qui parlent volontiers avec eux. Chacun y trouve son compte. »

    Des animaux pour retrouver son autonomie

    Cécile, éducatrice spécialisée depuis sept ans, raconte comment cela se passe : « Pour nos jeunes âgés de 17 à 25 ans qui ont des troubles du spectre autistique, nous travaillons depuis trois ans avec une zoothérapeute. Tous les mercredis après-midi, nous avons une séance d’une heure de 16h30 à 17h30 pour deux groupes (un de six et un de sept). Elle se passe en trois temps. Premier temps : le temps d’accueil des chiens, avec caresse et brossage à tour de rôle. Deuxième temps : une balade autour de l’établissement d’une vingtaine de minutes avec les bergers allemands, chacun prenant la laisse et participant à du lancer de balle. Puis, au retour, le troisième temps : on discute, on verbalise et on raccompagne les chiens au véhicule. Pendant la séance, on s’aperçoit que certaines personnes se calment et parviennent à se poser avec l’animal, même sans être en contact direct avec lui. Généralement, on voit que ça détend les personnes. Mais la régularité a une importance capitale, c’est primordial qu’il y ait une constance. L’évolution et la progression prennent du temps. »

    Des bénéfices visibles

    Cécile explique comment sont appréciés les bénéfices de ces séances : « On remplit une fiche d’évaluation par résident à la fin de chaque séance avec les objectifs atteints ou non et une échelle de cotation. Tenir la laisse, nourrir l’animal, prendre soin de lui, oser les caresses, est-ce qu’il le fait seul, est-ce qu’il a eu besoin d’une présence physique, est-ce qu’il y a au contraire eu des problèmes… Ça nous permet d’évaluer où en est le patient, et sur quoi on doit encore travailler. Dans un premier temps, on a des objectifs généraux : capter l’attention de la personne ou de l’animal, demander de l’aide, savoir s’adapter face aux différentes situations, accomplir une tâche demandée pendant un temps requis… Après, on affine au cas par cas : chercher l’acceptation de l’animal près de soi, proposer un cadre relationnel et sécurisant avec l’animal, favoriser la communication et la concentration sur une tâche… Certains ont, au niveau sensoriel, une hypo ou une hypersensibilité. Au toucher, par exemple. Donc on les accompagne, avec la dynamique de groupe, dans leur tolérance aux poils du chien. Au début, c’est compliqué. Puis, avec la confiance et le temps, ils parviennent à tenir la laisse seuls. Nous avons l’exemple d’un jeune qui a vraiment bien évolué. Lorsqu’on va à la ferme pédagogique en fin d’année avec chaque groupe, il apprécie énormément. La présence du moindre animal le met en joie. Il est devenu serein. Ces séances ont en remplacé le traitement préventif qu’il prenait pour les troubles du comportement. »

    Un discours qui n’étonne pas Pauline Mayel, ex-infirmière elle aussi, qui exerce également à son compte dans le Rhône à Irigny. « La médiation animale permet de créer du lien, de s’éveiller et de progresser, amorce l’experte trentenaire. Il s’agit d’un soin alternatif non médicamenteux que l’on pratique à l’aide d’animaux familiers consciencieusement sélectionnés et éduqués dans l’environnement immédiat des personnes. Les objectifs principaux ? Favoriser la relation et les échanges avec autrui, mais aussi éveiller des réactions visant à maintenir ou à améliorer le potentiel global (à savoir cognitif, physique et psychosocial ou encore affectif). »

    La zoothérapie, pas du pipi de chat !

    Pour Pauline, ses compagnons de route qui la suivent non-stop dans son quotidien sont une grosse trentaine : vingt cochons d’Inde, quatre poules naines, six lapins de race différente, une lapine naine et une chienne. « Avant même que je ne devienne zoothérapeute, j’avais déjà observé les bénéfices de l’animal au contact de l’être humain. Pour moi, mais aussi pour mes proches. Quand je rentrais de mon travail au bloc opératoire des urgences, où je voyais des choses très difficiles et où il y avait beaucoup de pression ainsi que de souffrance humaine, me connecter avec mes petits protégés me faisait énormément de bien. Passer des moments simples, comme les caresser ou leur donner à manger, me détendait énormément, précise celle qui est zoothérapeute depuis un an. En soins palliatifs, j’ai parfois vécu des moments de grâce lorsque mon chien montait sur le lit de personnes qui allaient bientôt partir et qui profitaient d’un instant de répit. Le moment est beau et les malades le ressentent, ça ne s’explique pas. Dans certains Ehpad, des patients victimes de pathologies neurodégénératives assez poussées et qui ne s’expriment plus sont tout à coup super présents pendant la séance avec les animaux. Ils se remettent à parler, ils sont contents… Ils sont réveillés, ils sont là ! On sent que quelque chose se passe, indiscutablement. »

    « Ça me fait un bien fou, je vais bien dormir ce soir. Vous savez, rien que le contact avec la fourrure me fait du bien. L’importance du toucher… Ça me manque, les animaux. »

    Mme C., 95 ans

    Qui plus est, la médiation animale est accessible aux populations isolées. En témoignent l’expérience de Mme C., 95 ans qui vit seule chez elle et sans famille, une aide à domicile ou des IDE pour seules visites, comme le rapportte Pauline Mayel : « La zoothérapie lui apporte beaucoup de joie chaque mois. Elle s’installe dans son fauteuil en position inclinée avec Pepito le cochon d’Inde sur sa poitrine, ils discutent et parfois piquent une sieste ensemble… Elle prépare toujours une carotte en prévision de sa visite. » La zoothérapie, une approche au poil !

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    L’Essentiel de l’article

    • La zoothérapie est un soin alternatif et complémentaire au parcours médical classique
    • Chien, chat, chèvre, lapin, cheval, poule, cochon : de nombreuses espèces peuvent aider à retrouver une autonomie ou une sérénité
    • Les zoothérapeuthes interviennent dans des structures telles que les Ephad, les hôpitaux, les associations de personnes handicapées, les prisons…

     

  • Vos repères santé : le podcast pour comprendre notre système de santé

    Vos repères santé : le podcast pour comprendre notre système de santé

    Épisode 1 : C’est quoi la Sécu ?

    Qui a eu l’idée de créer la sécurité sociale et quand ? Est-ce qu’aller chez le médecin ou le dentiste, c’est gratuit ? Qui finance les 183 milliards d’euros de la branche maladie ? Avec des archives et des questions d’enfant, plongez dans l’histoire et les mécanismes de la sécurité sociale en 3 minutes.

    Épisode 2 : C’est quoi une mutuelle ?

    Les mutuelles, c’est quoi ? À quoi ça sert exactement ? Avec des exemples et des cas concrets, comprenez enfin les rouages de ces institutions qui participent à la qualité et la réputation du système de santé français en 3 minutes.

    Épisode 3 : comment fonctionne le duo Sécu – mutuelle ?

    Dans de nombreux pays, les citoyens doivent débourser des milliers d’euros chaque année pour se soigner, pas en France. Pourquoi ? Grâce à une complémentarité entre la sécurité sociale et les mutuelles. On vous explique comment, à travers des exemples concrets et des comparaisons internationales en 3 minutes.

    Épisode 4 : Comment fonctionnent les remboursements à la pharmacie ?

    Un matin, Marin, se réveille patraque, avec le nez qui coule. Après son rendez-vous chez le médecin, il court à la pharmacie pour acheter ses médicaments. Combien ça va lui coûter ? Devra-t-il payer ses médicaments ? Dans quel cas, et pourquoi ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !

    Épisode 5 : Comment fonctionnent les remboursements à l’hôpital ?

    Mamie Violette a la vue qui baisse. Elle doit se faire opérer de la cataracte. Marin l’accompagne et sur la route, il se demande combien ce passage à l’hôpital va lui coûter ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !

    Épisode 6 : Remboursements de vos lunettes

    En pleine partie de jeu vidéo, Marin constate qu’il ne voit plus très bien son écran. Impossible de battre le boss ! Il va avoir besoin de lunettes… Chez quel spécialiste doit-il aller ? Combien ça va lui coûter ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !

  • À la découverte de la musicothérapie

    À la découverte de la musicothérapie

    Le musicothérapeute n’est pas un médecin

    L’efficacité de la musicothérapie pour soulager certains types de pathologies est reconnue par des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des patients eux-mêmes. D’ailleurs, des institutions comme des hôpitaux y ont recours. Mais le musicothérapeute n’est pas un médecin : il est d’abord un musicien. Selon le site de la Fédération française des musicothérapeutes, « il s’inscrit dans une démarche de soin, d’accompagnement ou de soutien psychologique ».

    Ses séances viennent en complément d’un traitement médical ou d’un suivi médico-social, mais elles ne se substituent pas à ces derniers. 

    Un soin en musicothérapie ne guérit pas, il aide à apaiser des souffrances.

    Émilie Tromeur–Navaresi, la présidente de la Fédération française des musicothérapeutes

    Un bilan de réceptivité est nécessaire

    La musicothérapie n’est pas pertinente dans tous les cas de figure. Par exemple, certains individus ne sont pas réceptifs à la musique. Au contraire, un son ou une mélodie peuvent raviver des traumatismes chez d’autres. Mais, contrairement à une idée reçue, la musicothérapie peut fonctionner sur des malentendants grâce à un dispositif d’enceintes vibratoires posées au sol.

    « En revanche, précise Émilie Tromeur–Navaresi, il peut y avoir des contre-indications pour des personnes acouphéniques. » Pour toutes ces raisons, un bilan de réceptivité est indispensable pour déterminer l’opportunité de mettre en place une telle thérapie. Il comprend un questionnaire sur le parcours du patient et son rapport à la musique, ainsi qu’un test de réceptivité à l’écoute musicale.

    Un programme adapté à chaque patient

    La musicothérapie est utilisée dans des contextes très différents allant de la psychiatrie aux soins palliatifs, en passant par la pédiatrie, la gériatrie, l’addictologie, le handicap et bien d’autres domaines. C’est pourquoi, à l’issue du bilan de réceptivité, et en fonction de l’état du patient, le professionnel définit des objectifs, un programme et une méthode.

    La thérapie se déroulera alors en groupe ou de façon individuelle, sous une forme « réceptive » (le patient écoute et réagit) ou « active » (il utilise sa voix et son corps pour produire des sons, notamment par improvisation), à raison de plusieurs séances par semaine ou d’une séance tous les 15 jours. « Une séance dure entre 20 min et 1h30, précise la présidente de la FFM. Cela dépend des possibilités de chacun. » Si, pour certains, un cycle de huit séances suffit, d’autres suivront la thérapie pendant plusieurs années.

    Bien choisir son musicothérapeute

    En l’absence de réglementation de l’État concernant cette profession, n’importe qui peut s’autoproclamer musicothérapeute. Il faut donc faire preuve de prudence avant de prendre rendez-vous. La Fédération française des musicothérapeutes (elle-même membre de l’European Music Therapy Confederation) met à disposition le registre national des musicothérapeutes qu’elle référence. « Le musicothérapeute a suivi une formation spécialisée en musicothérapie, peut-on lire sur son site. Sa formation professionnelle lui assure un savoir théorique, pratique, clinique en psychologie et neuropsychologie, psychiatrie, psychopathologie, neurophysiologie de la musique, et de développement personnel. »

    La fédération liste aussi également les organismes de formation agréés et ils ne sont que quatre à ce jour :

    Faire appel aux médecines douces

    Si la musicothérapie n’est pas encore prise en charge, il existe des médecines douces permettant elles aussi de soulager les douleurs. Le contrat Macif Mutualité Santé rembourse certaines médecines douces : vos séances d’ostéopathie, d’acupuncture, de diététique, de pédicurie et podologie, de chiropraxie, d’homéopathie et d’étiopathie sont prises en charge.*

    *Voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • La musicothérapie s’inscrit dans une démarche de soin, d’accompagnement ou de soutien psychologique
    • Elle n’est pas pertinente dans tous les cas de figure
    • Un bilan de réceptivité est nécessaire avant de démarrer une thérapie
  • Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    1 Les problèmes d’audition, qu’est-ce que c’est ?

    Les acouphènes

    Les acouphènes sont des sifflements perçus de façon intermittente ou permanente par le patient. Ils peuvent être liés à des lésions de l’oreille interne, mais les causes ne sont pas toujours faciles à identifier. Quoi qu’il en soit, ils sont généralement provoqués par une exposition répétée au bruit, dans le cadre professionnel ou les loisirs. Souvent bénignes, les formes sévères d’acouphènes peuvent pourtant créer une réelle perte de qualité de vie.

    L’hyperacousie

    C’est une sensibilité accrue aux sons de moyenne à forte intensité. Elle se caractérise par une gêne auditive, des acouphènes ou des douleurs qui entraînent des difficultés de perception.

    La perte d’audition

    C’est une baisse de l’acuité auditive : on entend moins bien les sons de faible intensité (ou dans certaines fréquences aiguës ou graves) et on distingue moins bien les sons les uns des autres. C’est ce qui fait qu’on éprouve des difficultés à suivre une conversation à plusieurs ou s’il y a un bruit de fond.

    1 Français sur 4

    souffrirait d’une forme de perte et ou gène d’audition (tous âges confondus).*

    2 Les causes possibles de la perte d’audition

    Le bruit ambiant

    Circulation, travail en usine, travaux publics, concerts, discothèques… Les sources de bruit potentiellement dangereux pour l’audition sont légion. Cependant, il faut généralement une exposition prolongée et répétée pour que les sons ambiants aient de réelles conséquences sur l’audition : par exemple, si vous êtes un aficionado de concerts ou que vous travaillez dans un environnement particulièrement bruyant.

    La musique sur baladeur ou smartphone

    L’écoute de musique au casque (ou écouteurs) à des volumes inadaptés est responsable d’une part importante des pertes d’audition et troubles récurrents comme les acouphènes. C’est tout particulièrement vrai chez les adolescents et les jeunes adultes qui ne se séparent jamais de leur smartphone ! Une seule solution, baisser le son et se limiter à une heure d’écoute par jour(1).

    Les infections (otites, etc.)

    L’otite est une infection microbienne de l’intérieur de l’oreille. On parle d’otite externe lorsqu’elle touche le conduit auditif seul, et d’otite moyenne lorsqu’elle atteint le tympan. Très douloureuse, elle nécessite un traitement prescrit par un médecin pour ne pas risquer de laisser une infection proliférer : en fonction des cas, cela peut être des antibiotiques et/ou des gouttes antibactériennes ou anti-inflammatoires à base de corticoïdes.

    Problème : les otites à répétition, notamment chez l’enfant, peuvent provoquer des lésions du tympan. Il est donc important de limiter les facteurs de risque (froid, bâtonnet ouaté) et de consulter régulièrement l’ORL pour vérifier que le tympan est intact.

    Les traumatismes

    Accident, coup ou mauvaise utilisation des bâtonnets ouatés peuvent provoquer des lésions de l’oreille qui vont se répercuter sur l’audition. Ces traumatismes guérissent souvent spontanément, mais ils nécessitent parfois une intervention chirurgicale pour réparer le tympan endommagé. C’est une intervention rapide, sous anesthésie générale, mais qui peut se pratiquer en ambulatoire. Elle permet le plus souvent un rétablissement complet de l’audition.

    L’avion, la plongée, le saut en parachute…

    Dans une cabine d’avion (ou dans certaines situations de loisirs impliquant une forte variation de la pression environnante), la pression peut varier parfois fortement en fonction de l’altitude. Cela provoque ce phénomène bien connu « d’oreille bouchée », qui se résorbe le plus souvent spontanément en quelques secondes ou quelques minutes. Il arrive pourtant parfois qu’une mauvaise pressurisation de la cabine entraîne une surdité d’une, voire des deux oreilles pendant plusieurs heures. Si l’audition n’est pas rétablie au bout d’une journée, il est conseillé d’aller voir un médecin pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes sous-jacents ou de traumatisme du tympan.

    Bruit : à partir de combien de décibels est-on en danger ?*

    Le seuil de danger pour l’oreille est de 85 décibels. À quel niveau de bruit cela correspond ?

    • Lieu calme : 30 décibels. Tout va bien !
    • Rue ou restaurant bruyant : 70 à 80 décibels. À la longue, ça fatigue…
    • Bruit du marteau-piqueur ou d’un baladeur à volume maximum : 100 décibels. Votre oreille est en danger ! Il faut s’éloigner de la source sonore ou porter des protections.
    • Sirène, concert ou discothèque : 105 à 120 décibels. Bouchons obligatoires !

    3 Que faire ?

    Toute perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation pour faire un état des lieux précis de la situation et proposer un traitement adapté si nécessaire. Rendez-vous chez votre médecin traitant pour un examen à l’otoscope (ce petit appareil qui permet de regarder l’intérieur du conduit auditif) : en fonction des résultats, il pourra vous prescrire un premier traitement et/ou vous orienter vers un spécialiste (ORL) pour un diagnostic plus poussé.

    4 Dans quels cas faut-il porter un appareil ?

    L’audioprothèse : contre la perte d’audition installée

    Les prothèses auditives ont fait d’énormes progrès ces dernières années : fini le gros boîtier lourd à porter et difficile à régler ! Les appareils nouvelle génération sont plus performants, plus discrets et plus légers. Sur prescription médicale (obligatoire), ils permettent de compenser une perte d’audition plus ou moins sévère. Il existe plusieurs types d’appareil, correspondant à des besoins différents :

    • Les dispositifs intra-auriculaires (IA) : invisibles et très légers, ils se glissent à l’intérieur du conduit auditif pour corriger les pertes d’audition légères à modérées. 
       
    • Les contours d’oreille (BTE pour behind the ear en anglais) : ils s’accrochent derrière le pavillon (c’est-à-dire la partie visible de l’oreille externe) pour délivrer le son via un mini haut-parleur. Plus solides que les IA et souvent moins chers, ils permettent aussi de corriger des pertes auditives plus sévères. 
       
    • Les appareils à micro-écouteur déporté (RIC pour receiver in canal en anglais) : identiques aux BTE, sauf que le son est délivré à l’intérieur du canal auditif via un petit écouteur interne. Ils corrigent une large palette de pertes auditives et constituent une bonne alternative aux deux précédents. 

    Le générateur de bruit blanc : contre les acouphènes

    Il s’agit d’un appareil générant un bruit audible et monotone qui « dilue » les acouphènes dans un fond sonore, sans fatiguer l’auditeur. Le bruit des vagues, du vent dans les arbres ou de la pluie sur un toit sont de parfaits bruits blancs !

    5 Comment protéger ses oreilles ?

    Contre le bruit et l’eau : les bouchons d’oreille

    Le bruit est l’ennemi n° 1 de l’ouïe ! Si vous assistez à un concert où la musique est particulièrement forte ou si vous pratiquez une activité bruyante (bricolage, par exemple), protégez-vous avec des bouchons en mousse, en cire ou en silicone. À usage unique ou réutilisables, ils s’achètent en pharmacie ou sur Internet pour une somme tout à fait modique (à partir de 1 euro la paire). Pensez aussi à en munir vos enfants le cas échéant. Il existe aussi des casques antibruit très efficaces, plutôt réservés aux activités professionnelles ou aux travaux lourds.

    Vos oreilles craignent l’eau ? Certains bouchons d’oreille sont particulièrement adaptés à la pratique de la natation ou de la plongée : vous les trouverez en magasin de sport ou en pharmacie.

    Musique au casque : limitez les temps

    Apprenez à vos ados (c’est valable pour les parents aussi) à limiter le temps d’écoute et surtout le volume : à fort volume (85 % de la puissance maximale de l’appareil, sans jamais aller au-delà), pas plus de deux heures par semaine ! La plupart des smartphones ont une fonctionnalité de limitation du volume : parlez-en avec vos enfants ou ados pour l’activer et veiller à ce qu’ils ne puissent pas la désactiver (via un code numérique). Préférez aussi les casques aux oreillettes : celles-ci déversent le son plus près du tympan et provoquent donc potentiellement plus de dégâts.

    Contre les infections : lâchez ce bâtonnet ouaté !

    Les bâtonnets ouatés ont à juste titre la réputation d’endommager l’oreille et d’augmenter le risque d’infection ou d’eczéma. Le cérumen a en effet un rôle protecteur, l’oreille n’a donc pas besoin d’être récurée ! Si vous avez du mal à vous en passer, limitez strictement leur usage au pavillon, sans entrer dans le conduit auditif.

    Contre le froid : un joli bonnet

    L’hiver, couvrez-vous la tête ! Jusqu’à 20 % de la chaleur corporelle est perdue par la tête (3), et vous protégerez du même coup vos oreilles des infections.

    Vous avez des problèmes d’audition ?

    Vos consultations chez un ORL sont prises en charge dans votre contrat Santé Macif

    L’Essentiel de l’article

    • Les troubles de l’audition peuvent se traduire par des acouphènes, une hyperacousie ou une perte d’audition.
    • Ils sont généralement dus à une exposition excessive au bruit, à un traumatisme, à des infections ou à l’âge.
    • Une perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation.

    (1) OMS, « Écouter sans risque ».
    (2) Ameli, « Prothèses auditives : quelle prise en charge ? », 2017.
    (3) NHS, Hypothermie.

    * Inserm 2022

    ** Par rapport aux prix moyens du marché et selon prestations. Données Santéclair comparant sur la France entière, les tarifs réseaux et les tarifs pratiqués hors réseaux. L’assuré conserve la liberté de choix de son professionnel de santé.

  • Animal d’assistance : quand les animaux « soignent » les humains

    Animal d’assistance : quand les animaux « soignent » les humains

    Le chien : guide, assistant, médiateur

    Le meilleur ami de l’être humain a bien mérité son statut. Le chien possède en effet plus d’une qualité pour faciliter la vie, notamment face au handicap. Les chiens guides d’aveugle, souvent des labradors ou des golden retrievers connus pour leur docilité, sont ainsi éduqués pour accompagner les personnes mal voyantes ou non voyantes dans leur vie quotidienne. 

    Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent aussi compter sur le soutien de chiens d’assistance pour les alerter des différents sons (sonnerie à la porte, four, réveil, alarme incendie, etc.) de manière spécifique. Le chien est aussi un précieux allié pour les personnes en fauteuil roulant. Il sait, par exemple, ouvrir une porte, éteindre les lumières, ramasser tout ce qui tombe, ouvrir les placards pour prendre les médicaments

    Outre ce côté pratique, il facilite l’échange avec les autres : « Tous les chiens d’assistance ont pour point commun de créer du lien social, ce qui permet aux personnes d’être moins enfermées dans leur handicap », confie Édith Panero.

    450 chiens sont remis chaque année par le réseau Canidea.

    Des chiens pour les troubles mentaux et les maladies chroniques

    Leur aide ne se limite donc pas au handicap physique. Pour les enfants et adultes ayant un trouble autistique ou une maladie psychique (post-traumatique, etc.), des chiens spécialement formés peuvent éviter à leur maître de se faire mal lors des crises : par exemple, il empêche la personne de se gratter jusqu’au sang en repoussant sa main ; si une personne tremble, il vient sur elle ou lui met des coups de museau, etc.

    Des chiens d’alerte sont aussi éduqués pour les personnes épileptiques ou diabétiques. « On leur apprend à détecter les crises en prélevant et travaillant en amont sur des échantillons de salive ou de transpiration émises lors d’une crise. Le chien reconnaît cette odeur et prévient la personne et son entourage avant la crise », explique Édith Panero.

    Comment sont éduqués ces chiens d’assistance ?

    Les chiens d’assistance peuvent être de diverses races : huskies, spitz, cavaliers king-charles, bergers australiens mais aussi les caniches, par exemple. Plus que la race, c’est l’éducation et le caractère de l’animal qui importent. « On éduque ces chiens de façon positive. La base est toujours la même : ils doivent être à l’aise dans toutes les situations pour pouvoir bien faire leur travail. Ils ont ensuite des apprentissages spécifiques selon leur fonction future », ajoute l’éducatrice. Ces chiens sont formés généralement par des associations qui ont chacune leur spécialité.

    Bon à savoir

    La confédération Canidea réunit les principales organisations, nationales ou régionales, de chiens d’aide aux personnes (FFAC, le Centre national d’élevage, etc.). Il s’agit d’associations à but non lucratif qui forment des chiens aux activités diverses : médiation, assistance, alerte. Certaines proposent d’autres animaux que les chiens pour la médiation.

    Comment bénéficier d’un chien guide, d’alerte ou d’assistance ?

    Toute personne reconnue en situation de handicap et porteuse de la carte mobilité inclusion peut demander à bénéficier de l’assistance d’un chien qui aura été éduqué pendant deux ans. Il faut contacter l’une des écoles de formation pour faire une demande. Si celle-ci est acceptée, le chien sera remis gratuitement à son nouveau maître, mais l’école en restera propriétaire.

    Bon à savoir

    Les animaux de soutien émotionnel

    Très en vogue aux États-Unis où ils sont reconnus comme tels (contrairement à la France), les animaux de soutien émotionnels apportent du réconfort psychologique à leur maître (en cas de troubles anxieux, de dépression, de stress par exemple). Tout animal, chat, chien, cochon d’inde ou NAC (nouveaux animaux de compagnie) peut être un animal de soutien psychologique, car cela ne correspond à aucun critère précis d’éducation. 

    La médiation animale : l’animal allié du thérapeute

    La médiation animale consiste à travailler avec un thérapeute (ergothérapeute, psychologue, etc.) et un animal. « On vise un objectif précis. Ça peut être sur les émotions, la confiance en soi, la motricité, la mémoire. Faire les exercices avec des animaux permet de mener les séances de façon ludique et détournée. Après quelques ateliers, il y a de beaux résultats ! », assure la spécialiste. 

    Avec le cochon d’inde, le thérapeute peut par exemple travailler la douceur, la motricité (en coupant des légumes pour le nourrir), la reconnaissance des fruits et légumes, que ce soit en Ehpad ou avec des enfants ayant des troubles autistiques. Avec les ânes, il s’agit d’arriver à se faire écouter d’eux, d’exercer sa patience et sa douceur. Il est possible de faire de la médiation animale avec un large éventail d’animaux : cheval, oiseau, poule, chat, alpaga, lapin… Ce sont les thérapeutes qui choisissent leur animal de travail en fonction de leur affinité et des objectifs qu’ils vont se fixer. Les animaux de médiation sont remis à des professionnels qui ont suivi une formation en médiation par l’animal et qui ont construit un projet de médiation avec celui-ci.

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    *Dans les conditions et limites fixées dans le contrat Macif Assurance Chien Chat

    L’Essentiel de l’article

    • Les chiens sont d’excellents guides, ou animaux d’assistance, d’alerte ou de médiation.
    • La médiation animale permet un travail thérapeutique ponctuel.
    • Les chiens d’assistance ou chiens guides sont remis gratuitement aux personnes en situation de handicap.
  • Alcool : vrai-faux sur les idées reçues !

    Alcool : vrai-faux sur les idées reçues !

    Manger permet d’être ivre moins rapidement : VRAI

    « Avoir le ventre plein empêche la vidange gastrique. L’alcool reste plus longtemps dans l’estomac et a le temps de s’y dégrader davantage avant de rejoindre la circulation sanguine une fois dans l’intestin », assure le Pr Mickael Naassila, professeur de physiologie à l’UFR de pharmacie à l’université de Picardie Jules Verne et président de la Société française d’alcoologie (SFA). L’alcoolémie va donc monter moins vite… mais va monter quand même. Le danger reste présent, par exemple si on prend le volant.

    Boire de la bière rend moins ivre que le whisky : VRAI et FAUX

    Certaines études montrent que le pic d’alcoolémie est moins élevé après avoir bu de la bière qu’après avoir bu du vin ou un alcool fort (1), même si la quantité d’alcool pur ingérée est la même. « Par contre, après une consommation importante, tous les types d’alcool provoqueront une ivresse intense », alerte le professeur Naassila. Quelle que soit l’alcool consommé, la modération reste donc la règle.

    40 % des consommateurs d’alcool justifient avant tout leur consommation par l’envie de s’amuser(²)

    Quand on mélange l’alcool avec du jus de fruit, ses effets diminuent : FAUX

    Le jus de fruit peut diminuer l’amertume de l’alcool mais ses effets restent les mêmes. Selon l’expert, « Il y a une telle variabilité individuelle que les effets ne vont pas être vraiment influencés par la présence ou non de jus de fruit. Le sucre peut diminuer les effets subjectifs de l’ivresse mais ne diminue pas l’alcoolémie elle-même. »

    Les femmes ressentent plus vite les effets de l’alcool : VRAI

    « À consommation égale, l’alcoolémie monte plus vite et plus haut chez les femmes comparativement aux hommes », déclare le spécialiste. « Cela s’explique, d’une part, par la différence de corpulence, et d’autre part, par le fait que les femmes ont généralement plus de masse grasse en proportion que les hommes. Or la masse grasse favorise la montée rapide de l’alcoolémie. »

    Bon à savoir

    Vous souhaitez faire le point sur votre consommation d’alcool ou celle d’un proche ? Les experts d’Alcool Info Service sont joignables par téléphone au 0 980 980 930 (7j/7, de 8h à 2h, appel anonyme et non surtaxé), ou par tchat (de 14h à minuit du lundi au vendredi et de 14h à 20h le samedi et le dimanche). 

    Les personnes plus corpulentes tiennent mieux l’alcool : VRAI et FAUX

    « S’il boit six verres d’alcool, un homme de corpulence normale de 80 kg va atteindre environ 0,4 g d’alcoolémie, tandis qu’une femme de 50 kg atteindra les 2 g », constate le Pr Naassila. En effet, l’alcool se diffuse très vite dans l’eau que contient notre corps, et un grand corps en contient plus qu’un petit. En revanche, ce volume d’eau est plus important chez les personnes musclées et plus réduit chez les personnes en surpoids (du fait d’une masse grasse plus importante). Résultat, à poids égal, l’alcoolémie chez une personne en surpoids aura tendance à augmenter plus rapidement que chez une personne musclée ou sans surpoids. 

    Les cocktails accélèrent l’ivresse : FAUX

    Le fait de mélanger les alcools joue peu. Les facteurs qui vont le plus influer sur l’ivresse sont : le sexe de la personne, son poids et sa morphologie, la prise d’aliments, la vitesse à laquelle elle boit, sa capacité corporelle à dégrader l’alcool. On est loin d’être égaux face à l’ivresse, même si la consommation régulière d’alcool est mauvaise pour tout le monde.

    Vous vous interrogez sur votre consommation d’alcool ?

    La Macif prend en charge vos consultations chez un.e psychiatre. *

    *voir conditions

    Les alcools forts aident à digérer : FAUX

    « C’est de l’utopie. Il n’y a pas d’étude probante qui aurait démontré l’efficacité d’un alcool fort sur la digestion. Un alcool fort utilisé comme digestif a au contraire plutôt tendance à ralentir la vidange gastrique et la digestion », tranche le professeur Naassila.

    Le vin est un alcool comme les autres : VRAI

     « Le vin a la même toxicité que les autres alcools. Il est peut-être même plus insidieux car il bénéficie d’une communication positive », ajoute l’expert. Un verre reste un verre, quel que soit l’alcool consommé !

    Boire un café, prendre une douche ou faire du sport, ça dessoûle : FAUX !

    Seul le temps élimine les effets de l’alcool. Un individu en bonne santé élimine en moyenne 0,10g à 0,15g d’alcool par litre de sang par heure : il faut donc entre 3 et 4 heures pour éliminer 2 verres d’alcool. De même, prendre un chewing-gum ou une pastille mentholée ne fausse pas l’alcootest en cas de contrôle de police.

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    Profitez des ateliers prévention Diffuz consacrés à la santé et à la prévention.

    L’Essentiel de l’article

    • Manger permet de ralentir la montée du taux d’alcoolémie dans le sang.
    • Le gabarit de la personne influe sur sa résistance à l’alcool.
    • Certains alcools font monter l’alcoolémie plus vite que d’autres.

    (1) Mack C. Mitchell Jr., Erin L. Teigen, Vijay A. Ramchandani, 2014

    (2)  Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » 5ème édition – Mai 2025

  • Cancer du sein : dépister pour mieux soigner

    Cancer du sein : dépister pour mieux soigner

    1 La dépistage précoce pour mieux soigner

    Détecté tôt, le cancer du sein peut être guéri dans 9 cas sur 10 (1). Le dépistage est une démarche essentielle pour déceler au plus tôt un cancer chez des personnes a priori non malades, afin de le traiter à un stade précoce et ainsi offrir de meilleures chances de guérison.

    63 ans

    C’est l’âge médian au moment du diagnostic. (2)

    2 À quel âge se faire dépister ? Et où se faire dépister ?

    Plusieurs actions peuvent être mises en place afin de favoriser une détection précoce du cancer du sein.

    • Dès l’âge de 25 ans : tous les ans, un examen clinique des seins (palpations) est recommandé. Il peut être effectué par un(e) gynécologue.
       
    • Entre 50 et 74 ans : tous les deux ans, pour les femmes qui n’ont ni symptôme, ni facteur de risque autre que celui de l’âge, une mammographie est recommandée. Elle doit être complétée si nécessaire par une échographie. En cas de risques plus élevés, d’autres modalités de surveillance sont alors proposées.
       
    • À partir de 74 ans : la question du dépistage du cancer du sein doit être examinée au cas par cas avec votre médecin.

    Le saviez-vous ?

    C’est entre 50 et 74 ans que les femmes sont le plus exposées. (3)

    3 Le programme de dépistage organisé : pratique !

    Le programme de dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé en France en 2004. Il s’adresse à une « population cible » : les femmes entre 50 et 74 ans, sans symptôme ou risque apparent.

    Tous les deux ans, les structures de gestion envoient un courrier d’invitation personnalisé avec l’adresse de radiologues agréés. Un examen clinique et une mammographie sont alors proposés et pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.

    Plus d’informations sur les dépistages gratuits organisés par département ici.

    Le saviez-vous ?

    La mammographie est le terme technique utilisé pour définir un examen radiographique du sein. Celui-ci dure une quinzaine de minutes et ne requiert pas de préparation spécifique. Elle est prescrite par votre gynécologue ou votre médecin généraliste.

    4 Autopalpation mammaire : le bon réflexe !

    En plus de l’examen annuel et de la mammographie, l’autopalpation peut aider à un dépistage précoce. Il s’agit de gestes simples qui permettent de détecter toute anomalie ou de le signaler à son médecin.

    Il est recommandé de faire cet auto-examen régulièrement, à partir de 20 ans, quelques jours après les règles.

    Plus d’informations sur l’auto examen des seins ici.

    5 À quel professionnel de santé s’adresser ?

    Le dispositif de dépistage organisé du cancer du sein repose sur la mobilisation de plusieurs professionnels de santé (4).

    • Le médecin généraliste : un interlocuteur privilégié. Il accompagne et surveille.
    • Le gynécologue : un autre interlocuteur privilégié. Il peut donner son avis sur les mammographies et orienter vers un radiologue.
    • Le radiologue : il effectue un examen clinique et un examen radiologique de chaque sein avec une double lecture des clichés.
    • Le pharmacien : il peut répondre aux questions sur le dépistage du cancer du sein et orienter ensuite vers un médecin.

    5 Octobre Rose : des femmes unies !

    Depuis 28 ans, l’association Octobre Rose informe et communique autour du cancer du sein via différents événements.

    Durant tout le mois d’octobre se développent partout en France des initiatives de soutien et de sensibilisation : de la course à pied, à la marche nordique à l’habillage en rose de la tour Eiffel ! Tous et toutes plus que jamais uni(e)s !

    Aide à domicile, livraison de courses et de médicaments, garde d’enfants…

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    Renseignez-vous !

    * Dans les conditions et limites du contrat Garantie Santé souscrit pour les assurés concernés, notamment par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.

    (1) Ameli, « Dépistage gratuit du cancer du sein pour les femmes entre 50 et 74 ans »
    (2) Institut national du cancer
    (3) Ameli, « Prévention du cancer du sein »
    (4) Institut national du cancer, « Dépistage du cancer du sein : à qui vous adresser ? »
     
  • Contre le cancer, la médecine progresse !

    Contre le cancer, la médecine progresse !

    1 En quoi consistent les nouveaux traitements contre le cancer ? Comment fonctionnent-ils ?

    Jacqueline Godet : Les thérapies ciblées sont fondées sur la détection de mutation dans le génome des tumeurs. Des médicaments peuvent alors cibler les conséquences de la mutation, et lutter ainsi contre la multiplication des cellules cancéreuses, quel que soit le cancer. Les immunothérapies tirent parti des défenses immunitaires des patients, en les stimulant ou en utilisant directement certains anticorps capables de lutter contre les tumeurs cancéreuses.

    2 Ces nouveaux traitements expliquent-ils à eux seuls l’augmentation des chances de guérison ?

    J. G. : Ce ne sont en effet pas les seules raisons : il y a eu aussi beaucoup de progrès dans les traitements plus classiques, notamment la radiothérapie. Ils sont beaucoup mieux ciblés, et donc atteignent moins les tissus sains autour de la tumeur. Ils sont aussi mieux dosés, soit par fractionnement de la dose soit par contrôle très précis des doses administrées. Ils provoquent donc moins de séquelles lourdes. Concernant la chirurgie, qui reste un traitement très important des cancers, là aussi il y a beaucoup de progrès. Les actes chirurgicaux sont aujourd’hui assistés par des techniques d’imagerie beaucoup plus précises, et par la robotique toujours plus performante.

    La conséquence, c’est qu’on guérit beaucoup plus de cancers, environ 60 % contre moins de 30 % il y a cinquante ans. C’est le cas notamment pour le cancer du sein, et pour le cancer du côlon qui se guérit dans 95 % des cas quand il est détecté très tôt.

    99 femmes sur 100

    avec une détection précoce d’un cancer du sein sont en vie 5 ans après le diagnostic.*

    3 Justement, quelle est l’importance du dépistage dans la lutte contre le cancer ?

    J. G. : Le rôle du dépistage est fondamental dans les chances de guérison. Pour reprendre l’exemple du cancer du sein et du côlon, un dépistage précoce de la maladie augmente considérablement les chances de guérison et de survie sans récidive.

    Malheureusement, les Français ne sont pas très mobilisés par les campagnes de dépistage organisé… Par exemple, chez les jeunes filles, on n’a que 34 % de couverture vaccinale contre le virus HPV responsable de nombreux cancers du col de l’utérus, alors qu’au Royaume-Uni, en Norvège et en Suède, on atteint 85 % ! Pour le cancer du sein, ça fait plusieurs années qu’on est « coincés » sur 54 % de taux de dépistage, malgré la mise en place d’Octobre Rose. C’est très difficile de faire bouger les choses…

     

    Contre le cancer, la médecine progresse !

     

     

    4 Quels sont les principaux freins dans la lutte contre le cancer ?

    J. G. : Actuellement, il y a 40 % de cancers qu’on n’arrive pas à guérir ; il faut donc poursuivre une recherche intensive sur ces cas difficiles. C’est le cas notamment du cancer du pancréas, dont la fréquence augmente et qui répond mal aux traitements actuels. C’est aussi le cas des tumeurs cérébrales, dont il existe des formes très différentes, mais qui sont pour beaucoup très difficiles à traiter.

    L’autre point, c’est le coût des médicaments, qui sont très chers, d’autant qu’il faut souvent combiner plusieurs médicaments, notamment en immunothérapie, pour obtenir le maximum d’efficacité. La question est donc de savoir comment fournir ces traitements à toutes les personnes qui en ont besoin, sans créer d’inégalités de chance entre les patients.

    5 Quelle est la place de la prévention dans l’arsenal thérapeutique anticancer ?

    J. G. : La prévention est l’un des moyens les plus efficaces de lutter contre le cancer : les études montrent que 40 % des cancers sont évitables ! 

    Nous organiserons en novembre les premiers États généraux de la prévention du cancer, comme nous avions organisé, il y a vingt ans, les États généraux des malades qui ont été à l’origine du premier Plan Cancer du gouvernement et de la création de l’Inca (Institut national du cancer). L’objectif est d’élaborer un plan à destination des citoyens pour les inciter à changer leurs comportements en matière d’alimentation, d’hygiène de vie, d’activité physique… Et aussi, bien sûr, à participer aux campagnes de dépistage.

    Bon à savoir

    La Ligue contre le cancer est une association caritative. C’est la seule dans le domaine de la cancérologie présente sur tout le territoire français avec 103 comités départementaux. Une proximité fondamentale pour lui exercer sa mission d’écoute et d’accompagnement des patients, avant et après la maladie.

    La Fondation Macif soutient la Ligue contre le cancer avec PluriElles, un programme qui vient en aide chaque année à plus de 300 mères en situation de précarité atteintes de cancer.

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    L’Essentiel de l’article

    • 60 % des cancers peuvent aujourd’hui être guéris.
    • L’immunothérapie agit en stimulant le système immunitaire du patient.
    • Les thérapies ciblées s’attaquent directement aux cellules cancéreuses.
    • Les traitements chirurgicaux et la radiothérapie ont aussi beaucoup progressé.

    * Source : Institut national du cancer (Inca).
     
    ** Offre applicable aux assurés du contrat Garantie Santé Macif concernés par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.
  • Des Centres Ressource pour les personnes touchées par le cancer

    Des Centres Ressource pour les personnes touchées par le cancer

    1 Les Centres Ressource, un lieu dédié au bien-être des malades du cancer

    Le concept de Centre Ressource est apparu en France en 2001 avec la création de l’association Ressource. Quatre ans plus tard, naîtra la première structure du genre à Aix-en-Provence : le centre Petit Ressource, devenu grand en 2011. L’idée était de proposer un lieu différent de l’hôpital et du domicile, dédié au bien-être du malade. Il en existe désormais 7 en France : à Aix-en-Provence, à Lafrançaise, à Lyon, à Marseillle, à Montélimar, à Reims et à Valmont.

    Un Centre Ressource, c’est un centre d’accueil pour les personnes atteintes d’un cancer et leur entourage. Le Centre est là pour apporter du bien-être et passer un moment agréable, se retrouver soi, retrouver son corps et participer à des ateliers en groupe pour recréer du lien entre les personnes.

    Astrid Romain, naturopathe et présidente du Centre Ressource Lafrançaise – Occitanie

    Les Centres Ressource proposent de nombreuses activités, animées bénévolement par des spécialistes : réflexologie, sports adaptés à la maladie, ostéopathie, sophrologie, yoga, ateliers esthétiques, coaching… L’idée est non seulement d’offrir un moment de pause aux malades, mais aussi de leur apprendre à vivre avec leur maladie, à l’accepter.

    C’est un moyen pour moi de me libérer, d’oublier ma maladie. C’est retrouver des copines et n’échanger que des bons moments.

    Yolande, membre d’un Centre Ressource

    2 Lutter contre le cancer et rester positif

    Pendant longtemps, la lutte contre le cancer s’est presque uniquement jouée sur le terrain médical. Les efforts se sont longtemps portés sur le triptyque prévention – diagnostic – traitement, avec des bénéfices réels. Les messages de prévention sont largement passés auprès de la population, les diagnostics précoces permettent de diminuer la mortalité due aux cancers : par exemple, la survie à 5 ans est de 99 % pour un cancer du sein détecté à un stade précoce (1). De plus, les traitements d’aujourd’hui sont de plus en plus efficaces, ciblés, avec moins d’effets secondaires.

    Mais le cancer ne se contente pas de s’attaquer aux corps. Il bouleverse aussi la vie des malades et de leurs proches. Au fil des années, la société dans son ensemble, souvent à l’initiative d’associations, s’est donc organisée progressivement pour apporter une réponse plus globale à cette maladie qui touche de près ou de loin toutes les populations.

    Soutien financier pour aider les mères isolées à faire face à la maladie, remboursement de prothèses capillaires pendant les traitements, accompagnement pour reprendre le fil de sa vie professionnelle, etc. Les initiatives sont trop nombreuses pour être toutes citées, mais toutes contribuent à soulager le malade dans tous les aspects de son quotidien.

    Cette approche se traduit aussi au niveau législatif. Depuis la loi du 4 avril 2002, dite loi Kouchner (2), les malades sont intimement associés aux protocoles de soins. Et depuis la loi sur le droit à l’oubli de janvier 2016, les personnes guéries ne sont plus discriminées par leur ancienne maladie pour des actes essentiels de la vie, comme l’accès au crédit.

    3 Une aide psychologique pour améliorer la santé des personnes malades du cancer

    Selon une étude menée par la psychologue Barbara Andersen aux États-Unis et relayée par le Centre Ressource de Paris, un soutien psychologique auprès de personnes atteintes de cancer aurait des effets positifs sur leur santé (3). D’où l’importance de suivre une thérapie parallèlement au traitement médical, car il faut à tout prix éviter de se renfermer sur soi-même.

    Ce soutien est ainsi apporté au sein même des Centres Ressource, mais pas seulement. La Ligue Contre le Cancer, partenaire de la Macif, organise également un soutien psychologique à cet effet. Vous pouvez notamment appeler le 0 800 940 939 (service et appel gratuits) les jours de semaine de 9 heures à 19 heures. Il s’agit d’un numéro dédié animé par des psychologues. Et pas d’inquiétudes, c’est anonyme ! Des professionnels vous écouteront sans jugement. Vous pouvez aussi participer à des groupes de parole organisés au niveau départemental ou encore bénéficier d’un soutien psychologique individuel. Enfin, la Ligue Contre le Cancer orchestre des groupes de convivialité, l’idée étant ici de participer à diverses activités ludiques : rien de mieux pour se changer les idées et oublier la maladie pendant quelques heures.

    Pour plus d’informations, cliquez ici.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation Macif soutient les Centres Ressource !

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    L’Essentiel de l’article

    • Les Centres Ressource : des lieux dédiés au mieux-être des personnes atteintes du cancer.
    • Le soutien moral au service de la guérison.
    • La Ligue Contre le Cancer est à votre écoute, n’hésitez pas à les contacter.

    (1) Inca, Dépistage du cancer du sein : avantages et inconvénients, 2018
    (2) Légifrance, Loi Kouchner, « Loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé »
    (3) Centre Ressource, 2017