Catégorie : Veiller sur ma santé

  • Les Gestes Qui Sauvent, vous connaissez ?

    Les Gestes Qui Sauvent, vous connaissez ?

    Vous avez un doctorat en génie informatique ? Des talents de chef étoilé ou de danseuse renommée ? C’est bien, mais ce n’est pas ça qui vous permettra de venir en aide à un proche, un ami, un collègue ou même un inconnu en cas d’urgence ! C’est pourquoi il est essentiel de connaître les gestes qui sauvent, comme vous allez le voir dans cette web-série !

    Arrêt cardiaque : Appeler, Masser, Défibriller

    PLS : mettre en position latérale de sécurité

    40% de la population française

    est formée aux GQS(1).

    Lire aussi : Êtes-vous incollable sur les gestes qui sauvent ?

    Malaise en voiture : savoir réagir vite

    Connaître les numéros d’urgence : une nécessité

    Que faire en cas d’accident ?

    La Macif se mobilise pour sensibiliser les Français aux Gestes Qui Sauvent. Apprenez les gestes de premiers secours en ligne avec Salvum, outil de formation en ligne.

    (1) Croix Rouge 2022

  • Comment réaliser un massage cardiaque ?

    Comment réaliser un massage cardiaque ?

    1 À quoi est dû l’arrêt cardiaque ?

    Plusieurs facteurs peuvent entraîner l’arrêt cardiaque.

    Il peut être causé par certaines maladies du cœur, comme l’infarctus du myocarde. Chez l’adulte, près de 50 % des arrêts cardiaques qui surviennent en dehors de l’hôpital sont liés à une anomalie du fonctionnement électrique du cœur appelé « fibrillation ventriculaire ».

    L’arrêt cardiaque peut aussi être consécutif à une détresse circulatoire, c’est-à-dire une hémorragie.

    Enfin, l’arrêt cardiaque peut aussi résulter d’une obstruction totale des voies aériennes, d’une intoxication, d’un traumatisme ou d’une noyade… Dans ces cas, l’arrêt cardiaque est en général la conséquence d’un manque d’oxygène.

    2 Reconnaîssez l’arrêt cardiaque

    80 % des arrêts cardiaques surviennent sur nos lieux de vie, de travail ou de détente. L’arrêt cardiaque peut, par ailleurs, se déclencher à n’importe quel âge. Il faut donc se montrer vigilant et réagir vite face à un arrêt cardiaque.

    L’un des signes de reconnaissance est la perte de connaissance. Face à une personne inconsciente, il est absolument essentiel de vérifier immédiatement s’il s’agit d’un arrêt cardiaque pour agir rapidement.

    • Allongez-la sur le dos, sur une surface dure (au sol) et vérifiez si elle est consciente en lui tenant la main et en lui parlant. Posez des questions simples : « Comment ça va ? », « Vous m’entendez ? », « Serrez-moi la main », etc.
    • Basculez ensuite sa tête en arrière et ouvrez sa bouche pour libérer les voies aériennes.
    • Placez alors votre oreille et votre joue au-dessus de la bouche et du nez de la victime pour sentir sa respiration. Dans le même temps, regardez si le ventre se soulève. Si aucun mouvement de la poitrine n’est visible et aucun bruit ou souffle n’est perçu, il s’agit d’un arrêt cardiaque. Si la personne présente une respiration anormale (mouvements respiratoires inefficaces, lents, bruyants et anarchiques), là aussi il s’agit d’un arrêt cardiaque.
    • Appelez immédiatement les secours : le Samu (15), les sapeurs-pompiers (18) ou le numéro d’urgence européen (112).
    • Si d’autres personnes sont présentes, demandez-leur de trouver un défibrillateur automatisé externe (DAE) au plus vite.

    On considère qu’il y a arrêt cardiaque lorsque le cœur ne bat plus ou lorsque le cœur bat de façon irrégulière ne permettant pas d’assurer l’oxygénation du cerveau.

    Les risques encourus par l’arrêt cardiaque

    Le risque d’un arrêt cardiaque est la mort rapide de la victime car l’apport d’oxygène au cœur et au cerveau est indispensable pour assurer la survie. Au cours d’un arrêt cardiaque, les lésions du cerveau consécutives au manque d’oxygène surviennent dès la première minute.

    1 minute gagnée

    c’est 10 % de chance de survie en plus (1).

    3 Réalisez le massage cardiaque

    Faire un bon massage cardiaque c’est faire les bons gestes dans l’ordre.

    • Tout d’abord, agenouillez-vous à côté de la victime.
    • Mettez le torse à nu, en déchirant les vêtements s’il le faut.
    • Placez vos mains, l’une sur l’autre, au milieu du thorax.
    • Vos bras doivent être tendus et les épaules positionnées au-dessus de la poitrine de la victime.
    • Comprimez verticalement le sternum en l’enfonçant de 5 à 6 cm. Appuyez avec l’ensemble de votre corps et pas seulement avec vos bras et vos mains.
    • Après chaque pression, laissez la poitrine de la victime reprendre sa position initiale. Cela permet au sang de revenir vers le cœur. La compression et le relâchement doivent être de durée égale.
    • Effectuez entre 100 et 120 compressions par minute (soit environ 2 par seconde) jusqu’à l’arrivée des secours ou d’un défibrillateur cardiaque.

    Ne paniquez pas : le service de secours appelé pourra vous aider à réaliser la réanimation cardio-pulmonaire, en vous donnant des instructions téléphoniques.

    Réaliser un massage cardiaque est sportif ! Si une seconde personne est proche de la victime, relayez-vous toutes les deux minutes.

    4 Effectuez le bouche-à-bouche, à condition d’être formé !

    Le bouche-à-bouche étant une technique bien précise, ne vous aventurez pas sur ce terrain si vous n’avez pas reçu une formation spéciale ! Vous pourriez mettre en danger les chances de survie de la victime. Poursuivez alors les compressions thoraciques jusqu’à l’arrivée d’un DAE ou des secours.

    En revanche, si vous maîtrisez le bouche-à-bouche, vous devrez donner deux insufflations à la victime toutes les 30 compressions thoraciques.

    Pour faire le bouche-à-bouche :

    • basculez de nouveau la tête de la victime vers l’arrière ;
    • soulevez son menton ;
    • placez une main sur son front et pincez ses narines ;
    • couvrez entièrement la bouche de la victime par la vôtre ;
    • insufflez l’air dans sa bouche en veillant à ce que sa poitrine se soulève.
    • recommencez une seconde fois.

    Si les insufflations ne peuvent pas être effectuées à cause de répulsions ou de vomissements, poursuivez le massage cardiaque en continu.

    Vous souhaitez vous former aux premiers secours ?

    La Macif propose des initiations aux gestes qui sauvent.
    Renseignez-vous !

    5 Appliquez le défibrillateur cardiaque

    Il faut mettre en œuvre le DAE le plus tôt possible. Par conséquent, si les secours ne sont toujours pas arrivés, mais qu’une personne a apporté un défibrillateur cardiaque (DAE), servez-vous-en ! Les chocs délivrés par les DAE permettent de restaurer le rythme cardiaque. Simple d’utilisation, l’appareil vous guidera vocalement, étape par étape.

    Pour en savoir plus sur l’utilisation d’un DAE, visionnez ce tutoriel : Comment utiliser un défibrillateur ?

    Rappel : en cas d’arrêt cardiaque, le sauveteur doit réaliser une série d’actions pour augmenter les chances de survie de la victime. Cette chaîne de survie est susceptible d’augmenter de 4 à 40 % le taux de survie de la victime.

    • ALERTER

      Appelez immédiatement les secours pour donner l’alerte.

    • MASSER

      Pratiquez une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) sur la victime.

    • DÉFIBRILLER

      Assurez la mise en œuvre d’une défibrillation à l’aide d’un DAE.

    • Comment réaliser un massage cardiaque ?
    • Comment réaliser un massage cardiaque ?
    • Comment réaliser un massage cardiaque ?

    Merci au Lieutenant Thierry Gautreau, vice-président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique.

    L’Essentiel de l’article

    • Placez la victime au sol sur le dos.
    • Vérifiez si elle respire.
    • Prévenez les secours.
    • Réalisez des compressions thoraciques et, si vous êtes formé, le bouche-à-bouche.

    (1) Fédération Française de Cardiologie
  • Reprends le contrôle : le podcast qui libère la parole sur les addictions

    Reprends le contrôle : le podcast qui libère la parole sur les addictions

    À partir de quel moment est-on dépendant ? Comment détecter et éviter des comportements à risque, notamment sur la route, chez soi et chez les autres ? A-t-on besoin d’aide ? Des questions qui se posent face à des consommations de substances addictives, en particulier chez les jeunes. Dans Reprends le contrôle, signé Macif, quatre témoins âgés de 21 à 28 ans ont choisi de raconter leur consommation d’alcool ou de drogues, les années passées sans se poser de questions, le moment où les choses ont basculé et comment ils et elles sortent la tête de l’eau aujourd’hui. Si ces témoins veulent partager leur histoire, c’est parce que finalement, ça n’arrive pas qu’aux autres. C’est d’ailleurs ce que confirme Jessica Sautron, psychologue : « l’addiction peut concerner tout le monde, et ça commence tôt. »

    Lire aussi : Consommation de drogues, comment savoir si on est addict ?

    Épisode 1 – « J’ai mis ma vie en danger plusieurs fois à cause de l’alcool » – Thomas

    Soirées trop arrosées, désinhibition sous l’effet groupe, prises de risques inouïs… À 26 ans, Thomas a déjà mis en danger sa vie plusieurs fois sous l’effet de l’alcool et des drogues, mais à l’époque les conséquences n’avaient pas d’importance pour lui. Jusqu’au jour où il s’est fait très peur en ne passant pas loin d’un accident fatal.

    Épisode 2 – « Je trouvais toujours des excuses pour boire » – Charlotte

    Avec une enfance baignée dans les traditions familiales de consommation d’alcool, des études supérieures aux soirées particulièrement arrosées et l’ouverture de son propre bar/restaurant, Charlotte a bu dès son jeune âge, sans modération. Aujourd’hui, à 28 ans, elle est sobre depuis plus d’un an, mais sait que l’alcool ne pourra plus jamais faire partie de sa vie.

    Lire aussi : Les jeunes et l’alcool : il y a comme un hic en France !

    Épisode 3 – « C’était impensable de passer une soirée sans consommer » – Elin

    LSD, ecstasy, speed cannabis…Pour Elin, 23 ans, les drogues se sont agrégées les unes aux autres, rendant encore plus compliquée la possibilité de les abandonner. Mais la jeune femme veut reprendre le contrôle sur sa consommation et ce qu’elle fait subir à sa santé.

    Lire aussi : Connaissez-vous les dangers des drogues ?

    Épisode 4 – « Mon joint seul dans mon lit, j’arrive pas à le lâcher » – Cédric

    Depuis ses 17 ans, Cédric consomme du cannabis quotidiennement. À tout juste 21 ans, son addiction l’a menée à plusieurs reprises devant la justice. Si la prise de conscience est là et qu’il voudrait bien en finir avec le cannabis, l’arrêt total n’est pas si évident.

     

    Face à l’addiction et l’usage de substances, de nombreux organismes existent pour vous écouter, vous renseigner et vous aider : les Maisons des Adolescents, les Missions Locales, les Espaces Santé Jeunes.

    Vous avez besoin d’aide ?

    Drogues info service : 01 70 23 13 13 – Gratuit – 8h-2h

    www.drogues-info-service.fr

  • Consommation de drogues : comment savoir si on est addict ?

    Consommation de drogues : comment savoir si on est addict ?

    Pour détecter un risque de dépendance, il s’agit d’abord de se poser quelques questions pour faire le point, car comme le dit Jessica Sautron, psychologue, « l’addiction peut concerner tout le monde et ça commence tôt. »

    La fête est plus folle (ou pas)

    Faire une soirée sans alcool, ça n’a aucun intérêt.

    Avant la fête, je m’échauffe en buvant un ou deux verres.

    Un nouveau produit circule dans la soirée, il faut l’essayer !

    Je ne sais plus combien de verres / de joints / de doses j’ai consommé hier soir.

    Un weekend sans soirée, c’est un weekend gâché !

    Vivement le weekend pour faire la fête ! (on est que lundi matin)

    Si vous vous faites régulièrement une ou plusieurs de ces réflexions, il pourrait s’avérer utile de faire un point sur votre consommation. Parlez-en autour de vous, avec des proches, si possible qui ne consomment pas ou peu, en qui vous avez confiance et qui ont l’habitude d’être francs avec vous. « L’entourage peut aussi donner des alertes en posant des questions simples sur la consommation et comment serait la vie sans celle-ci » complète Jessica Sautron, psychologue.

    Consommation dans la vie de tous les jours

    J’ai du mal à me concentrer sur mes activités habituelles.

    Je n’ai plus de motivation pour rien.

    Je consomme même en solo et en dehors de moments festifs.

    Tous mes amis consomment, les autres je les vois moins qu’avant, voire plus du tout.

    Mes proches se plaignent de ma consommation, on se prend souvent la tête sur ce sujet.

    J’ai du mal à dormir et/ou la fatigue me pèse tout le temps.

    J’ai parfois des crises d’angoisse ou de colère sans savoir pourquoi.

    Je sais pas dire non à un verre / un joint / une dose.

    Si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces situations, n’hésitez pas à demander de l’aide à vos proches mais aussi à des professionnels. « La prise en charge des addictions est multimodale, avec le médecin, le ou la psychologue ou psychiatre, on peut avoir des groupes de parole, des thérapies centrées sur le corps, des thérapies qui permettent la gestion des émotions, explique Jessica Sautron, mais la porte d’entrée c’est prendre conscience qu’on a un souci. »

    Lire aussi : Connaissez-vous les dangers des drogues ?

     

    De nombreux organismes existent également pour vous écouter, vous renseigner et vous aider : les Maisons des Adolescents, les Missions Locales, les Espaces Santé Jeunes.

    Besoin d’aide ?

    Drogues info service : 01 70 23 13 13 – Gratuit – 8h-2h

    www.drogues-info-service.fr

     

  • La Drogue : Dans tes rêves vs la réalité !

    « T’inquiètes, je maîtrise, j’ai pas bu tant que ça ! », « Oh j’ai l’habitude, j’ai une haute tolérance ! » ou encore « On en a pour même pas 10 minutes de route, ça va le faire ! » Combien de fois avez-vous entendu, ou prononcé, ces phrases ? Sans doute trop ! Plus de 4 jeunes sur 5 ont déjà adopté un comportement à risque(1) dans leurs déplacements en raison de leur consommation. Pourtant, que ce soit avant un trajet en voiture, en moto, en trottinette, à vélo ou même à pied, consommer de la drogue comporte toujours des dangers.

    Lire aussi : Test : connaissez-vous les dangers des drogues ?

     

    2 jeunes sur 5

    déclarent être déjà rentrés, en tant que passager, avec un conducteur sous l’emprise de drogues ou d’alcool.(1)

    Alors pourquoi les jeunes âgés de 16 à 30 ans prennent-ils de tels risques ? Probablement parce qu’ils minimisent les dangers, pensant que cela n’arrive qu’aux autres. Malheureusement, chaque année en France, près de 30% des accidents mortels sont dus à une prise excessive d’alcool – pourtant interdite au volant. Et il n’y a pas que sur la route que l’usage de substances – légales (alcool, à partir de 18 ans) ou illégales (cannabis, cocaïne, LSD, ecstasy, héroïne, entre autres) – peuvent poser problème : en cours, au travail, dans la rue… Ne sous-estimez pas les effets sur la santé ni les dangers pour les autres !

    Lire aussi : Prendre conscience des impacts de la drogue avec Ludovik

     

    Que dit la loi ?

    Les consommateurs de drogues, dont les usagers de cannabis, peuvent recevoir une amende de 200 €.(2)

    1 Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » – Ipsos-Macif 2022

    2Service Public 2021

  • 10 idées reçues sur les coups de soleil

    10 idées reçues sur les coups de soleil

    1 Le parasol protège des coups de soleil

    VRAI et FAUX – Tout dépend du type de parasol. Le modèle basique, en tissu fin, protège très peu, alors que ceux en toile sombre anti-UV sont efficaces contre les rayons ultraviolets. « Il faut toutefois se méfier des UV réfléchis par le sable. La crème solaire, même à l’abri d’un parasol, est indispensable, rappelle Catherine Oliveres-Ghouti, médecin dermatologue. La meilleure protection reste l’évitement du soleil entre 12 et 16 heures, lorsque les rayons du soleil sont les plus nocifs. »

    2 L’ombre protège des coups de soleil

    VRAI et FAUX – Même à l’ombre d’un arbre ou d’un bâtiment, les rayons UV sont réfléchis par le sol et diffusés dans l’atmosphère. Ils peuvent être responsables d’un léger coup de soleil. Si vous optez pour une sieste à l’ombre, protégez-vous avec de la crème solaire ou portez un t-shirt.

    3 Il faut remettre de la crème après chaque baignade

    VRAI – 70 % de la crème solaire est diluée dans l’eau à chaque baignade ! La dermatologue conseille, pour les enfants, une crème solaire spéciale pour peaux sèches et peaux mouillées et des t-shirts anti-UV. « Préférez un chapeau anti-UV à une casquette qui ne protège ni les oreilles ni le nez, fait-elle remarquer. Beaucoup de patients adultes viennent consulter pour un mélanome (tumeur cancéreuse) situé sur l’oreille… ».

    40 %

    Seules 4 personnes sur 10 appliquent de la crème toutes les deux heures.(1)

    4 On ne peut pas attraper un coup de soleil derrière une vitre

    VRAI – Les vitres ne laissent pas passer les UVB, responsables du bronzage. Seuls les UVA atteignent la peau, derrière une vitre. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour autant car les UVA sont responsables du vieillissement cutané, des taches brunes et de lésions précancéreuses ou cancers de la peau. « Je conseille à mes patients qui passent beaucoup de temps au volant, d’installer un filtre anti-UV à la vitre de leur véhicule afin de se protéger au quotidien », précise la dermatologue.

    À savoir

    Les rayons du soleil qui parviennent jusqu’à notre peau sont composés de rayons ultraviolets, les fameux UV. On distingue les UVB et les UVA. Les UVB, permettent de bronzer, et les UVA, peuvent causer coups de soleil, vieillissement et cancers de la peau.

    5 Pas de coup de soleil quand on a une peau mate ou noire

    FAUX – Les peaux noires, mates ou métissées peuvent subir des coups de soleil. Il est conseillé de les protéger avec une crème solaire à indice 30. Pour les enfants, privilégiez toujours un indice 50, peu importe la couleur de la peau.

    6 Un coup de soleil se transforme toujours en bronzage

    FAUX – « S’il s’agit d’un coup de soleil léger, en restant à l’ombre le lendemain, le coup de soleil devient effectivement un teint hâlé », observe Catherine Oliveres-Ghouti. Pour autant, se protéger contre les coups de soleil est indispensable, car à répétition, ils peuvent mener au cancer de la peau.

    Lire aussi : La tomate et la pomme de terre soignent les coups de soleil, info ou intox ?

    Un coup de soleil, c’est une brûlure.

    Catherine Oliveres-Ghouti, dermatologue

    7 Attraper un coup de soleil de temps en temps n’est pas grave

    FAUX – « Un coup de soleil, c’est une brûlure, une destruction des cellules de la peau et ce n’est jamais anodin ! », martèle la dermatologue. Elle insiste sur l’importance de protéger la peau des enfants, y compris des ados. « Des épaules parsemées de taches sont des coups de soleil répétés pendant l’enfance et cela représente un risque de tumeurs sur ces zones fragilisées. »

    8 Une crème solaire se garde d’une année à l’autre

    VRAI et FAUX – « Si le tube n’a pas été ouvert, la crème solaire est efficace tant que la date de péremption est valide », affirme la dermatologue. En revanche, si la crème a déjà été ouverte l’année passée, il convient de la jeter car sa protection sera peu ou pas efficiente, surtout si la crème est souvent restée dans le sac de plage au soleil.

    9 Une crème indice 50 protège totalement la peau

    VRAI et FAUX – L’indice 50 est seulement relatif aux UVB et non aux UVA. « Il est important de bien lire les informations sur le type de protection solaire contre les deux types d’UV », conseille le Dr Oliveres-Ghouti. Pour une protection optimale, optez pour une crème solaire qui protège à la fois contre les UVA et les UVB, et soyez généreux : « Pour protéger le corps d’un adulte, il faudrait la quantité d’une balle de tennis à chaque application. »

    Chiffre-clé

    95. C’est le pourcentage de rayons UV que laisse passer un voile nuageux. Raison pour laquelle il faut se protéger, même lorsque le temps est couvert.

    10 Un coup de soleil se voit immédiatement dès que la peau rougit

    FAUX – La rougeur ne vient pas immédiatement. « Le premier signe d’un coup de soleil est la sensation de chaleur. La rougeur n’apparaît que le soir, lorsque la peau est déjà brûlée », indique Catherine Oliveres-Ghouti. Calmez cette brûlure avec une crème ou une lotion adaptée.

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    L’Essentiel de l’article

    • Ne pas s’exposer entre 12 h et 16 h, lorsque les rayons du soleil sont les plus nocifs.
    • Mettre de la crème indice 30 pour les peaux foncées et 50 pour les peaux claires, et renouveler l’application toutes les deux heures.
    • Protéger les plus jeunes d’un vêtement et d’un chapeau anti-UV.

    (1) Santé Publique France

  • Que faire en cas de canicule ?

    Que faire en cas de canicule ?

    1 Hydratez-vous régulièrement

    Cela peut paraître évident, mais il est bon de le rappeler : buvez régulièrement de l’eau même si vous n’avez pas forcément soif. Seuls 45% des Français boivent suffisamment d’eau au quotidien. Pourtant, en temps normal, il est recommandé de boire au moins 1,5 à 2 litres par jour. En période de canicule, il semble raisonnable d’accroître cette quantité.

    Mouillez-vous aussi régulièrement le visage et les avant-bras. Si vous le pouvez, prenez des douches fraîches plusieurs fois par jour. Ou, solution plus écologique, utilisez des brumisateurs pour vous rafraîchir.

    65 %

    du corps humain est constitué d’eau. C’est dire l’importance de bien s’hydrater !*

    2 Gardez la maison au frais

    Pour maintenir une température fraîche dans votre intérieur, fermez vos fenêtres, volets et stores durant la journée. Ne les ouvrez que tôt le matin ou tard le soir une fois le soleil couché pour créer des courants d’air. Laissez aussi, si vous en avez la possibilité, les fenêtres ouvertes la nuit pendant votre sommeil.

    N’hésitez pas à investir dans l’achat d’un ventilateur ou d’un climatiseur.

    3 Sortez peu

    Évitez de sortir pendant les heures les plus chaudes : entre midi et 19 h. Si vous souhaitez absolument sortir, privilégiez un endroit climatisé : cinéma, supermarché, centre commercial…

    Prendre la voiture n’est pas une bonne idée, surtout si vous avez des enfants. Leur température corporelle augmente 3 à 5 fois plus vite que celle d’un adulte. Emportez des quantités d’eau suffisantes pour pallier les risques d’hyperthermie. Et ne laissez jamais votre enfant seul dans le véhicule !

    4 Mangez léger

    En période de forte chaleur, il est recommandé de manger des plats froids, des crudités ou encore des fruits. Évitez  les plats en sauce. Il ne faut pas non plus boire de l’alcool, lequel empêche le corps de correctement réguler sa température et favorise la déshydratation (1). Les boissons à forte teneur en caféine (café, thé, colas) ou très sucrées (sodas) sont aussi à éviter car elles sont diurétiques (1).

    5 Habillez-vous avec des vêtements légers

    Recommandation classique, optez pour des vêtements légers, amples, de préférence de couleur claire et en coton ou en lin.

    Si vous avez un bébé, vous pouvez le faire dormir en couche (1). Toutefois si la température descend pendant la nuit, n’hésitez pas à lui passer un body à manches courtes en coton qui laissera passer l’air et absorbera la transpiration.

    BON À SAVOIR

    En période de canicule, appelez Canicule info service de 9 h à 19 h par téléphone au 0800 06 66 66 (appel gratuit depuis un téléphone fixe).**

    6 Évitez les activités physiques extérieures

    Réduisez vos activités à l’extérieur. Si vous devez néanmoins travailler en plein air, modérez vos efforts, et faites des pauses régulières à l’ombre.

    Si vous avez un enfant asthmatique, pensez à le dire ou le redire à l’école, le centre de loisirs ou le club sportif afin d’éviter tout accident.

    Pensez également à prendre soin des personnes les plus fragiles de votre entourage (personnes âgées, personnes handicapées, personnes dépendantes, etc.) en leur proposant régulièrement des boissons. Vous pouvez aussi appeler vos amis, les membres de votre famille ou vos voisins âgés.

    Par ailleurs, ces personnes peuvent bénéficier de dispositifs mis en place par leur commune. S’ils ne l’ont pas fait avant le début de l’été, incitez-les à s’inscrire sur la liste mise à leur disposition par chaque mairie afin qu’ils reçoivent de l’aide des bénévoles ou des équipes de secours mobilisés à cet effet pendant les vagues de chaleur.

    Communiquez-leur également la liste des lieux gratuits où il est possible de se rafraîchir en cas de canicule : les communes sont censées procéder au recensement de tous ces endroits (bibliothèques, églises, fontaines, supermarchés, etc.).

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    ***Dans les conditions et limites du contrat souscrit. Le contrat Garantie Santé est assuré par Macif-Mutualité ou Apivia Mutuelle, mutuelles régies par le Livre II du code de la mutualité et adhérentes à la Mutualité Française.

    L’Essentiel de l’article

    • Buvez régulièrement de l’eau.
    • Maintenez votre logement au frais.
    • Évitez les efforts physiques.
    • Mangez des plats froids et légers.

    (1) Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, « Les recommandations canicule »

    *CNRS

    **Service public

  • Insolation : les symptômes et les bons réflexes à adopter

    Insolation : les symptômes et les bons réflexes à adopter

    1 Que faire en prévention ?

    Pour éviter ce genre de désagrément, le bon sens doit l’emporter : ne vous exposez pas trop longtemps au soleil, protégez-vous en portant un chapeau ou une casquette, buvez très régulièrement (au moins 1,5 litre d’eau par jour), mouillez-vous la nuque et la tête, et n’hésitez pas à vous mettre à l’abri dès que vous ressentez une sensation de chaleur sur le corps. Enfin, si vous êtes sportifs, choisissez le matin et la toute fin d’après-midi pour faire des efforts.

    Seuls 45 % des Français

    boivent assez d’eau au quotidien.

    2 Repérer les signes d’insolation

    Les symptômes de l’insolation sont multiples. Le corps ne parvient plus à réguler sa température interne, qui augmente alors rapidement (on appelle cela l’hyperthermie). Cette chaleur corporelle entraîne d’autres manifestations :

    • déshydratation ;
    • chaleur au niveau du visage ;
    • sueurs excessives ;
    • nausées ;
    • maux de tête violents ;
    • crampes musculaires ;
    • accélération du rythme cardiaque…

    Il est primordial de faire baisser la température de la personne malade. Il faut immédiatement l’installer à l’ombre, si possible dans un endroit frais et ventilé – un ventilateur serait idéal ! Il faut ensuite la rafraîchir en l’aspergeant d’eau (ou en lui donnant une douche froide) et la réhydrater en lui donnant de l’eau à boire (fraîche, mais pas glacée).

    Si la personne paraît très désorientée, perd connaissance, ou est victime de vomissements, appelez immédiatement les secours !

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
  • Comment constituer sa trousse de premiers soins ?

    Comment constituer sa trousse de premiers soins ?

    1 Que mettre à l’intérieur ?

    • Antiseptique
    • Collyre
    • Sparadrap
    • Thermomètre
    • Pansements de différentes tailles
    • Baume contre les bleus et les ecchymoses
    • Couverture de survie
    • Épingles de sûreté
    • Alcool à 70 %
    • Ciseaux à bouts ronds
    • Compresses stériles
    • Bande extensible
    • Paracétamol
    • Pince à épiler

    2 Le + sécurité

    La trousse de premiers soins s’adapte en fonction des usages et selon chaque foyer. Vous pouvez y ajouter :

    • un antidiarrhéique ;
    • un antivomitif ;
    • un antispasmodique ;
    • un antihistaminique ;
    • une crème apaisante contre les piqûres d’insectes ;
    • une pommade contre les brûlures ;
    • des comprimés de désinfection de l’eau ;
    • des gants à usage unique ;
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  • Tout savoir sur l’endométriose : causes, symptômes et traitements

    Tout savoir sur l’endométriose : causes, symptômes et traitements

    1 Qu’est-ce que l’endométriose ?

    L’endométriose est une maladie chronique qui touche principalement les femmes en âge de procréer, et qui se caractérise par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine. Le tissu endométrial est la muqueuse qui se développe et tapisse l’utérus dès la puberté. Ce tissu est sensible aux hormones sexuelles féminines (progestérone et oestrogène). Lorsque les règles commencent, le tissu endométrial est détruit et les cellules endométriales sont évacuées du corps par les voies vaginales.

    Dans le cas de l’endométriose, le tissu endométrial s’accumule à l’extérieur de l’utérus (sur les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie, le rectum ou dans d’autres zones du pelvis, etc.). Des fragments de ce tissu peuvent exceptionnellement migrer et se retrouver sur d’autres organes du corps, tels que les poumons, le foie, le cerveau ou encore les reins. Lorsqu’il se développe à d’autres endroits, il peut provoquer des douleurs pelviennes intenses, des saignements abondants pendant les règles et des problèmes de fertilité.

    L’endométriose peut se présenter sous différentes formes allant de légère à sévère :

    • L’endométriose superficielle ou péritonéale (la forme la plus courante), qui se caractérise par la présence de tissu endométrial à la surface du péritoine (membrane qui tapisse les parois intérieures de l’abdomen) ;
    • L’endométriose ovarienne, qui se manifeste par la présence de tissu endométrial dans les ovaires, sous forme de kyste ;
    • L’endométriose pelvienne profonde (ou sous-péritonéale) qui se distingue par la présence de tissu endométrial (lésions) à plus de 5 mm sous la surface du péritoine. Elles peuvent se situer dans l’utérus, dans le cul-de-sac vaginal, dans l’intestin, dans la vessie, etc.

    Maladie déclarée enjeu de santé publique, l’endométriose touche 10 % à 15 %(1) des femmes en âge de procréer en France, soit 1,5 à 2,5 millions de femmes. Cette maladie est source de douleurs chroniques et d’infertilité.

    2 Quels sont les symptômes de l’endométriose ?

    Parmi les principaux symptômes de l’endométriose, on retrouve :

    • Les règles douloureuses ;
    • Les douleurs pendant ou après les rapports sexuels ;
    • Les douleurs abdominales ;
    • Les douleurs pelviennes ;
    • Les saignements vaginaux anormaux ;
    • La fatigue ;
    • Les troubles digestifs ;
    • Les troubles urinaires ;

    Associables à d’autres pathologies, ces symptômes peuvent rendre complexe la pose de diagnostic. Les médecins ont tendance à soupçonner une endométriose si une femme a des douleurs pelviennes, des crampes ou des ballonnements qui s’aggravent au moment de ses règles. Pour confirmer le diagnostic, une échographie ou une IRM peuvent être utilisées.

    Tout savoir sur l’endométriose : causes, symptômes et traitements

    3 Quels sont les facteurs favorisant l’apparition de l’endométriose ?

    De multiples facteurs contribuent au développement de l’endométriose. Selon différentes études, cela se produirait principalement pendant les menstruations car durant cette période, des fragments de l’endomètre remontent dans le pelvis en passant par les trompes de Fallope. Au lieu d’être expulsés, ces morceaux de muqueuse se fixeraient à l’extérieur de la cavité utérine, sur le péritoine ou encore les organes.

    D’autres facteurs favorisant l’endométriose ont été identifiés. C’est notamment le cas des femmes souffrant :

    • De problèmes mécaniques pouvant obstruer le système génital (par exemple, anomalies ou cancer du col de l’utérus) ;
    • D’une prédisposition génétique (antécédents familiaux de développement de la maladie) ;
    • D’un dérèglement hormonal ;
    • D’une réponse immunitaire et inflammatoire inappropriée de l’organisme, entraînant le développement de lésions.

    Aussi, il a été prouvé que le risque d’avoir de l’endométriose était plus important chez les femmes n’ayant pas eu d’enfants et chez celles qui ont eu des menstruations précoces (avant 12 ans) ou qui ont des cycles menstruels courts (moins de 24 jours).

    4 Comment diagnostiquer l’endométriose ?

    Pas toujours facile de savoir si on souffre ou non d’endométriose. Il est important de prendre en compte les signes d’appel et d’être à l’écoute de votre corps. Si vous ressentez un ou plusieurs symptômes associés à l’endométriose, il est important de consulter un professionnel de santé. Afin de poser le diagnostic, plusieurs examens et tests doivent être réalisés. Cela peut inclure :

    • Un examen physique, y compris un examen gynécologique ;
    • Une échographie pelvienne ;
    • Une IRM pelvienne ;
    • Une laparoscopie (examen qui consiste à observer les organes génitaux par une petite incision dans l’abdomen).

    Si l’endométriose est diagnostiquée, cela vous permettra de bénéficier d’une prise en charge et de soins adaptés. Le traitement de l’endométriose varie selon la sévérité de la maladie et les symptômes ressentis par la femme.

    5 Comment soigner l’endométriose ?

    Si à ce jour il n’existe pas de traitements définitifs de l’endométriose, certains traitements peuvent permettre de contrôler son évolution et limiter la douleur des patientes, à savoir :

    • Un traitement hormonal : les pilules contraceptives sont souvent utilisées pour traiter l’endométriose. Elles peuvent aider à diminuer la douleur associée à l’endométriose en réduisant la quantité d’endomètre qui se développe chaque mois. Selon le degré de sévérité de l’endométriose, une ménopause artificielle peut être mise en place. Cela consiste à mettre la production d’œstrogène par les ovaires à l’arrêt, ce qui conduit à l’absence de menstruations. Cette action peut être temporaire, dans ce cas elle n’engendre pas d’effets secondaires sur la fertilité, ou irréversible.
       
    • La chirurgie : elle est recommandée en cas d’échec du traitement hormonal. Elle est utilisée pour traiter l’endométriose en enlevant les tissus endométriaux qui se sont développés à l’extérieur de l’utérus. Il s’agit d’une chirurgie complexe, surtout si les tissus se sont fixés sur des organes fonctionnels (vessie, rectum, colon, etc.). Il est donc important de s’adresser à des chirurgiens spécialisés dans le traitement de l’endométriose.

    La maladie étant invisible mais très handicapante, elle peut – au-delà des douleurs physiques – entraîner des troubles psychologiques tels que l’anxiété, la dépression, la fatigue mentale, la perte de productivité au travail, une baisse de libido, etc. Dès lors d’autres traitements, non médicaux, peuvent être mis en place pour soulager les douleurs physiques et psychologiques liées à la maladie :

    • Pratiquer la relaxation et la méditation, pour limiter son stress, reconnu comme étant un facteur aggravant de l’endométriose ;
    • Recourir à la médecine douce, telles que l’acupuncture, l’hypnose ou la sophrologie, réputées pour soulager la douleur liée à la maladie.
       
    • Lire aussi : Ces nouvelles disciplines qui font du bien

    6 Endométriose et grossesse : quelles possibilités ?

    Il est possible de tomber enceinte même si vous souffrez d’endométriose, mais cela peut être plus difficile. L’endométriose peut provoquer des dommages aux tissus de l’utérus, rendant parfois plus difficile l’implantation et le développement d’un embryon. Les femmes atteintes d’endométriose peuvent également avoir des difficultés à ovuler, ce qui rend plus difficile la rencontre entre un spermatozoïde et un ovule.

    En outre, l’endométriose peut également causer des lésions sur les trompes de Fallope, ce qui peut empêcher un ovule de se rendre dans l’utérus pour se fixer. La probabilité de grossesse est différente pour chaque femme. Elle dépend de l’âge, de l’étendue de l’endométriose, des traitements reçus et d’autres facteurs. Les femmes atteintes d’endométriose légère ont généralement autant de chances de tomber enceinte qu’une femme sans endométriose. On estime que 30 à 40 % doivent faire face à un problème d’infertilité.

    7 Une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose

    Depuis février 2022, une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose a été mise en place. C’est Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue et eurodéputée, qui s’est vue confier cette mission par Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé. Pour ce faire, près de 200 experts, associations de patients, professionnels de santé et chercheurs concernés par cette maladie ont été consultés. Après avoir remis leurs propositions au Président de la République, trois champs d’action ont été priorisés pour les prochaines années :

    • Pour la recherche : un programme d’investissements massifs dans la recherche sur l’endométriose va être élaboré ;
    • Pour améliorer l’offre de soins accessible aux personnes souffrant d’endométriose : des filières territoriales spécifiques à l’endométriose vont voir le jour dans chacune des régions. Elles permettront d’informer, de former, d’organiser le diagnostic, de soigner et si nécessaire d’orienter les patientes aux formes les plus complexes vers des centres de référence ;
    • Pour accroître la connaissance de l’endométriose non seulement parmi les professionnels de santé, mais plus largement au sein de la société : de nombreuses actions visant à former les professionnels et à informer le grand public sur cette pathologie encore méconnue vont être menées.

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    L’Essentiel de l’article

    • L’endométriose est une maladie chronique qui touche 10 % à 15 %(1) des femmes françaises en âge de procréer.
    • 30 à 40 %(1) des femmes souffrant d’endométriose doivent faire face à un problème d’infertilité.
    • Depuis février 2022, une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose a été mise en place.

    (1) Association EndoFrance,“Qu’est-ce que l’endométriose”, mars 2022.