Catégorie : Veiller sur ma santé

  • Douleur aux oreilles : quels sont les maux les plus fréquents et comment les prévenir ?

    Douleur aux oreilles : quels sont les maux les plus fréquents et comment les prévenir ?

    1 Les otites

    Une otite est une infection et/ou inflammation qui touche l’oreille externe, moyenne ou interne. Elle peut survenir suite à un encombrement nasal, une baignade, un nettoyage trop intense de l’oreille, une méningite… « La prévention de l’otite commence par une bonne hygiène nasale pour que le nez puisse envoyer l’air dans l’oreille », précise le Dr Élisabeth Péri-Fontaa, ORL phoniatre. Pensez à vous moucher régulièrement et à utiliser, si besoin, du sérum physiologique, un spray d’eau de mer ou un mouche-bébé pour les plus petits. Oubliez le coton-tige, un filet d’eau dans l’oreille suffit à la nettoyer. Le bonnet de bain est aussi une bonne option pour prévenir l’otite du baigneur.

    La prévention de l’otite commence par une bonne hygiène nasale.

    Dr Péri-Fontaa, ORL phoniatre

    2 La perforation du tympan

    Le tympan est une membrane très fine et fragile à l’intérieur de l’oreille. Il peut se perforer au contact d’un objet, lors d’un coup sur l’oreille, d’une montée brutale en altitude ou une plongée sous l’eau. Dans ce cas, il est préférable de consulter immédiatement un médecin pour faire un diagnostic. « Le tympan peut cicatriser de lui-même au bout de deux à trois mois, sans traitement, mais si la perforation est trop importante, un traitement antibiotique voire une opération chirurgicale est nécessaire » explique le Dr Péri-Fontaa.

    Pour prévenir les risques, ne manipulez jamais le conduit auditif externe et limitez au maximum l’usage du coton-tige. En avion, pour atténuer vos douleurs, votre ORL peut vous prescrire des gouttes à mettre dans le nez. « Il existe aussi des égaliseurs de pression, une sorte de petit écouteur qui permet d’égaliser la pression de votre oreille avec l’extérieur » ajoute le médecin.

    3 Les acouphènes

    Les acouphènes sont des sifflements entendus alors qu’il n’y a pas de bruit. Ils surviennent souvent après un traumatisme sonore intense et prolongé. « Ça devient dangereux quand le volume dépasse 85 décibels. Quand on écoute de la musique sur son smartphone, par exemple, il faut toujours rester à moins de 75 % du volume sonore maximum », conseille le Dr Péri-Fontaa.

    Pour limiter les acouphènes, évitez de vous exposer à des sons forts qui pourraient aggraver vos symptômes. Vous partez bientôt en festival ? Prévoyez des bouchons d’oreilles pour vous protéger ! Attention également aux excitants comme le thé et le café qui peuvent amplifier les acouphènes. « Une bonne astuce consiste aussi à surélever sa tête pour dormir pour améliorer la circulation sanguine et réduire les sifflements » explique la spécialiste.

    Chiffre-clé

    28 %(1) des Français souffrent d’acouphènes.

    4 L’hyperacousie

    L’hyperacousie se caractérise par une perception douloureuse des sons pourtant peu intenses. Ça peut être lié à une inflammation de l’oreille, des médicaments, un traumatisme sonore ou psychologique… Côté prévention, limitez les volumes forts ! « Il est important de se tenir éloigné des enceintes et de faire des pauses toutes les deux heures lors d’un événement musical par exemple, pour préserver son audition » explique le Dr Péri-Fontaa.

    Pour soulager l’hyperacousie, pensez à protéger vos oreilles des bruits excessifs. « Il existe également des thérapies sonores pour se désensibiliser » explique le Dr Péri-Fonta. Vous pouvez aussi vous essayer au yoga ou à la sophrologie pour réduire votre stress.

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    (1) Enquête JNA-Ifop, 2018

  • Inflammations, infections des yeux : comment les prévenir et les soigner ?

    Inflammations, infections des yeux : comment les prévenir et les soigner ?

    1 La conjonctivite : l’infection oculaire la plus fréquente

    « De toutes les infections oculaires, c’est la conjonctivite la plus courante », observe Barbara Ameline-Chalumeau, chirurgienne ophtalmologue et membre de la Société française d’Ophtalmologie. Elle est reconnaissable à un œil rouge (ou les deux), à des picotements et à la sensation d’un grain de sable sous la paupière.

    « La conjonctivite, dans la majorité des cas, est une infection virale qui se transmet très facilement par contact », fait remarquer la spécialiste. D’ailleurs, le simple fait de mettre des gouttes dans les yeux de votre enfant atteint peut propager la conjonctivite si vous ne vous lavez pas les mains avant et après le soin. « Il vaut mieux aussi réserver une serviette pour les mains à la personne qui a une conjonctivite pour éviter que le virus ne se propage à toute la famille », explique Barbara Ameline-Chalumeau. Heureusement, la conjonctivite est une infection le plus souvent bénigne. « Si elle est d’origine allergique ou virale, elle passe au bout d’une à deux semaines, en lavant l’œil 3 fois par jour avec du sérum physiologique » affirme la chirurgienne.

    2 La kératite : l’inflammation de la cornée

    « Si votre conjonctivite dure plus de deux semaines, il faut voir un ophtalmologue car l’infection peut se transformer en kératite, une inflammation de la cornée », souligne le Dr Ameline-Chalumeau. La kératite peut être d’origine infectieuse, allergique, ou post-traumatique (à la suite d’une projection d’un objet au niveau de l’œil par exemple). L’inflammation entraîne une douleur intense, une vision floue, une sensation forte de gêne face à la lumière et un réflexe de fermeture des paupières. Si tout le monde peut être concerné par la kératite, les porteurs de lentille sont les plus sensibles.

    3 L’orgelet : un point douloureux sous le cil

    L’orgelet, c’est ce petit bouton rouge, douloureux, qui apparaît à la base des cils. Il est dû à une bactérie : le staphylocoque. Cette infection courante, « est un motif de consultation en urgences ophtalmologiques assez fréquent », observe Barbara Ameline-Chalumeau. Habituellement, le bouton se perce et l’orgelet guérit spontanément en quelques jours. « Dans le cas contraire, consultez un ophtalmologue qui pourra vous prescrire un traitement local antibiotique », conseille la spécialiste.

    4 Le chalazion : un gonflement de la paupière à prendre au sérieux

    Autre désagrément autour de l’œil : le chalazion, « qui se reconnaît par un kyste rouge sur la longueur de la paupière », explique Barbara Ameline-Chalumeau. Le chalazion touche majoritairement les personnes diabétiques, immunodéprimées ou celles atteintes d’une infection cutanée comme la rosacée. « Cette infection ne guérit pas spontanément et nécessite un traitement local pour se résorber », précise le médecin. Si la pommade antibiotique et anti-inflammatoire prescrite par l’ophtalmologue ne suffit pas, une excision chirurgicale, sous anesthésie locale, permet de supprimer le kyste.

    Inflammations, infections des yeux : comment les prévenir et les soigner ?

     

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    L’Essentiel de l’article

    • Une conjonctivite est contagieuse : lavez-vous les mains régulièrement.
    • La kératite (inflammation de la cornée) est souvent due au port de lentilles de contact.
    • L’orgelet disparaît spontanément en quelques jours.
    • Le chalazion (inflammation de la paupière) doit être traité par un ophtalmologue.
  • Dépistage du cancer du col de l’utérus : dès l’âge de 25 ans !

    Dépistage du cancer du col de l’utérus : dès l’âge de 25 ans !

    Contracté lors de rapports sexuels (même protégés), le papillomavirus humain (HPV) est une IST très répandue qui peut être responsable du cancer au col de l’utérus. « Le cancer du col de l’utérus se développe en moyenne 10 à 15 ans après une infection persistante par un papillomavirus », affirme Élisabeth Paganelli, médecin gynécologue.Mais dans 90 %(1) des cas, l’infection ne provoque aucune maladie et le corps évacue le virus dans les 2 ans.

    1 Pourquoi se faire dépister du cancer du col de l’utérus ?

    Dépisté tôt, le cancer du col de l’utérus, tout comme le cancer du sein, se soigne bien. « Le dépistage des lésions précancéreuses a permis de diminuer de moitié le nombre des nouveaux cas et des décès, depuis 20 ans », souligne le Dr. Paganelli. Depuis mai 2018, le dépistage du cancer du col de l’utérus est organisé, c’est-à-dire qu’il est proposé systématiquement à l’ensemble de la population cible. « Il s’adresse à toutes les femmes entre 25 et 65 ans », indique le Dr Paganelli. Si vous en faites partie et n’avez pas fait de dépistage ces trois dernières années, vous recevez alors une invitation par courrier. Votre test de dépistage du papillomavirus est ainsi pris en charge à 100 % et sans avance de frais par l’Assurance Maladie sur présentation de ce courrier au professionnel de santé.

    2 Quelle est l’efficacité du vaccin contre les papillomavirus (anti-HPV) ?

    La vaccination anti-HPV est recommandée car elle est efficace. En effet, selon une étude britannique publiée récemment dans la revue The Lancet, le taux de cancer du col chute de 87 % chez les femmes vaccinées entre 12 et 13 ans. Plus de 80 % des jeunes filles britanniques sont vaccinées contre les HPV, contre seulement 28 % en France, « nous sommes en retard », regrette le Dr Paganelli.

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    3 Comment se passe le dépistage contre le cancer du col ?

    Entre 25 et 29 ans, le dépistage consiste en un prélèvement au niveau du col de l’utérus. Appelé frottis, il permet un examen cytologique des cellules. Celui-ci « détecte précocement la présence de cellules anormales et de cellules précancéreuses qui pourraient évoluer en lésions cancéreuses », explique la gynécologue. Le premier examen est proposé à 25 ans puis un an plus tard. Il n’est pas nécessaire de vous faire dépister plus jeune, car il faut compter environ 10 ans entre les premiers rapports sexuels et l’éventuelle apparition d’anomalies. En cas de résultat normal, le dépistage est renouvelé trois ans plus tard.

    De 30 à 65 ans, le prélèvement sert à faire un test HPV-HR (détection des papillomavirus humains à haut risque cancérogène), plus efficace pour cette tranche d’âge.

    Bon à savoir

    Le frottis de dépistage est très rapide et indolore. Néanmoins vous pouvez ressentir une petite gêne, selon votre sensibilité, surtout s’il s’agit de votre première fois.

    4 Où faire le dépistage du cancer du col de l’utérus ?

    Trois professionnels de santé sont compétents pour réaliser le dépistage du col de l’utérus :

    • un gynécologue;
    • une sage-femme;
    • un médecin généraliste.

    « Si une femme ne fait pas de dépistage du cancer du col de l’utérus chez un médecin ou une sage-femme, elle peut recevoir un autotest(1) à domicile dans le cadre du cahier des charges du dépistage organisé du cancer du col », signale la secrétaire générale du SYNGOF. Néanmoins, si le résultat du test HPV est positif, il est nécessaire de consulter pour pratiquer un prélèvement cervical du col à la recherche d’anomalies des cellules. Alors n’attendez plus, le dépistage peut vous sauver la vie !

     

    Dépistage du cancer du col de l’utérus : dès l’âge de 25 ans !

     

    L’Essentiel de l’article

    • Le dépistage du cancer du col de l’utérus s’adresse à toutes les femmes entre 25 et 65 ans.
    • On peut se faire dépister chez un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme.
    • Le vaccin contre le papillomavirus protège contre le cancer du col de l’utérus.

    (1) Les autotests dépistent les HPV. Ils sont recommandés pour les femmes de plus de 30 ans. 

  • Cueillette d’automne : attention aux intoxications

    Cueillette d’automne : attention aux intoxications

    1 Un cueilleur de champignons averti en vaut deux

    Girolles, cèpes, pieds de mouton… vous aimez les champignons et savez peut-être les reconnaître en forêt. Mais ce n’est pas le cas de tous les promeneurs. Chaque année en France, près de 1 500 cas d’intoxication (1) sont dus aux champignons. Pour prévenir les risques, veillez à ramasser uniquement les champignons comestibles que vous connaissez, et cueillez ceux en bon état en prélevant la totalité du champignon : pied et chapeau, afin d’en permettre l’identification. Autre précaution : ne vous fiez pas aux applications de reconnaissance de champignons sur smartphone qui ne sont pas suffisamment fiables, d’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), face aux risques pour votre santé. Au moindre doute sur l’un des champignons récoltés, il vaut mieux le montrer à votre pharmacien ou consulter les associations et les sociétés de mycologie de votre ville.

    2 Le piège des courges sauvages

    Des courges poussent spontanément dans votre potager ? Ce n’est pas un cadeau de la nature. Ces courges sauvages ont la même apparence que les courges dont vous avez semé les graines. Mais elles renferment des substances toxiques, prévues pour repousser les prédateurs comme les chenilles. La différence principale est leur goût, amer, alors que celui des courges comestibles est légèrement sucré. Mais plutôt que de les goûter pour vérifier qu’elles sont comestibles, fiez-vous à d’autres critères. La courge toxique peut avoir la forme d’un œuf ou d’une poire. Sa chair est verte, blanche ou jaune et sa peau peut être lisse ou couverte de verrues. Amenez-les à votre pharmacien, qui pourra vous aider ou vous rediriger vers un expert.

    Les courges décoratives, parfois vendues au rayon des fruits et légumes, sont, elles aussi, toxiques. En cas de doute, demandez conseil au vendeur et prévenez vos enfants qui seraient tentés de jouer à la dinette avec.

    3 Colchique d’automne : belle mais toxique

    À l’automne, les balades en forêt sont l’occasion de cueillir de belles fleurs sauvages. Mais attention à ne pas confondre l’ail des ours avec le colchique. Cette dernière est en effet très toxique, voire mortelle. Pour ne pas vous tromper, l’ail des ours présente une odeur d’ail au froissage des feuilles, ses fleurs en forme d’étoile et son bulbe allongé sont de couleur blanche. Alors que les feuilles du colchique sont plus rigides, sans tige, le bulbe est rond et foncé et ses fleurs sont mauves. Cela dit, restez vigilant et au moindre doute, préférez admirer la fleur sans la cueillir.

     

    Cueillette d’automne : attention aux intoxications

     

    Bon à savoir : les signes de l’intoxication alimentaire qui ne trompent pas

    Les symptômes observés apparaissent dans les heures qui suivent la consommation (maximum 12 heures). Il s’agit de douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhées.

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    L’Essentiel de l’article

    • Avant de partir en forêt, apprenez à reconnaître les champignons comestibles et toxiques.
    • En cas de doute, montrez la plante ou le champignon à votre pharmacien.
    • Ne cuisinez pas les courges sauvages.

    (1) Santé Publique France, Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2019

    Anses, 2021

  • Maladies estivales : comment prévenir les maux de l’été ?

    Maladies estivales : comment prévenir les maux de l’été ?

    1 La conjonctivite : protégez les yeux des agressions

    Votre œil vous gratte, brûle, rougit ? Vous souffrez peut-être d’une conjonctivite liée à une bactérie, un virus ou une allergie. « Très contagieuse, la meilleure façon de s’en prémunir est de vous protéger des agents irritants (l’eau salée de la mer, l’eau chlorée de la piscine, le sable de la plage…) et des allergènes comme le pollen », explique le Dr Guez, médecin généraliste. Pensez aux lunettes de natation si vos yeux ou ceux de vos enfants sont fragiles et fermez les vitres de votre voiture en période de pollinisation. Rappelez également à vos enfants de se laver régulièrement les mains au cours de la journée pour éviter qu’ils irritent leurs yeux et montrez-leur l’exemple !

    2 L’angine : évitez les changements brutaux de température

    Le médecin généraliste le constate chaque été : c’est une période où il y a une recrudescence d’angines, souvent provoquées par des fortes variations de chaleurs (exposition au soleil, climatisation, boissons fraîches…) qui fragilisent les muqueuses et les rendent plus sensibles aux virus. Les angines virales se caractérisent par de la fièvre et une douleur aiguë dans la gorge. Celles bactériennes se reconnaissent par des amygdales très gonflées et blanches. « Comme pour prévenir le rhume, le bon réflexe est de prévoir, pour toute la famille, un pull le soir. Ce sont les températures fraîches en soirée et les courants d’air qui favorisent les angines, car on attrape froid, même en été, constate le Dr Guez. Pensez également à vous laver les mains, et celles de toute la famille, plusieurs fois par jour, car les virus s’immiscent dans la majorité des cas sur la peau. Enfin, veillez à vous hydrater suffisamment (entre 1,5 et 2,5 litres d’eau par jour en cas de fortes chaleurs) tout au long de la journée, car des muqueuses humides seront plus efficaces pour lutter contre l’angine » explique le médecin.

    Cet été, gardez les bonnes habitudes en évitant les contacts avec les personnes très fragiles et continuez à vous laver les mains fréquemment pour limiter la propagation des virus, quels qu’ils soient.

    Dr Guez, médecin généraliste et vice-président du syndicat des médecins libéraux

    3 Les verrues et mycoses plantaires : gardez les pieds au sec

    De la peau sous les pieds qui se décolle, des rougeurs, voire des démangeaisons ? C’est sans doute une mycose plantaire ! Si cela ressemble plutôt à une petite bosse rugueuse, recouverte de points noirs, alors il s’agit sûrement d’une verrue. Et là aussi, toute la famille est concernée. Les verrues et mycoses sont causées par des champignons qui raffolent des endroits chauds et humides comme les bords de piscine ou le sable humide de la plage. « Le premier nid à bactérie reste le pédiluve à l’entrée des bassins, constate le Dr Guez. Pour protéger vos enfants des bactéries, virus et champignons, vous pouvez leur faire porter des chaussons de piscine ». Pensez également à garder vos tongs ou sandales au bord du bassin et dans les vestiaires afin d’éviter une contamination éventuelle.

    4 L’infection urinaire (cystite) : pensez à bien vous hydrater toute la journée

    Vous avez une envie très fréquente d’uriner et une sensation de brûlure au moment d’aller aux toilettes ? Ce sont les symptômes de l’infection urinaire qui concerne principalement les femmes (et les jeunes filles). La première cause est le manque d’hydratation, notamment en cas de fortes chaleurs. « Un long trajet en voiture, sans pause toilettes, avec la climatisation qui accentue la déshydratation est aussi responsable des infections urinaires », précise le Dr Guez. Pensez donc à vous hydrater régulièrement, mais également à vous changer après la plage, car porter un maillot de bain toute la journée engendre la prolifération des bactéries.

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    L’Essentiel de l’article

    • Protégez les yeux des agents irritants (chlore, pollen, etc.)
    • Portez des tongs à la piscine pour vous protéger des mycoses et verrues plantaires.
    • Buvez suffisamment pour prévenir les infections urinaires.
    • Couvrez-vous en soirée pour éviter l’angine.
  • Hyper-connexion : le cerveau des ados en danger ?

    Hyper-connexion : le cerveau des ados en danger ?

    Un chiffre inquiétant ressort d’une récente étude : 61% des 16-30 ans affirment avoir connu au moins une « perte de contrôle » suite à une exposition aux écrans lors des 12 derniers mois1. Jusqu’à quel point la santé mentale des jeunes peut-elle être impactés ? Quelles formes peuvent prendre ces pertes de contrôle ? Quelles en sont leurs origines ? Eléments d’explications avec Thibaud Dumas, docteur en neurosciences cognitives et président de l’association « Attention Hyper-connexion ».

    Des pathologies difficiles à cerner

    Hyper-connexion, addiction aux écrans, dépendance aux réseaux sociaux, « nomophobie »2 (peur du téléphone inutilisable ou perdu)… le côté obscur de la révolution numérique est une réalité qui porte bien des noms et présente bien des aspects. C’est d’ailleurs son côté protéiforme qui rend ce fléau si difficile à cerner et à étudier. Car employer le mot « écrans » de manière générique n’a que très peu de valeur scientifique. De la même façon que se baser simplement sur le nombre d’heures qu’on y consacre quotidiennement ne suffit pas à détecter ou non une utilisation à risque. Néanmoins, l’impact « physique » des interfaces numériques sur la santé est aujourd’hui quantifiable : troubles du sommeil, prise de poids, problèmes oculaires, entre autres. L’inconnu concerne davantage les possibles séquelles psychologiques, notamment chez les jeunes…

    Les jeunes sous-estiment les risques liés à la surexposition aux écrans

    Sur un panel de 3500 jeunes interrogés3, seulement la moitié d’entre eux estiment que passer du temps devant des écrans interactifs peut avoir une répercussion sur leur santé.

    « Plus de batterie ? C’est la crise d’angoisse, direct ! »

    En 2021, l’addiction aux écrans n’est toujours pas considérée comme une maladie par l’Organisation Mondiale de la Santé, qui reconnaît seulement, depuis 2018, l’existence d’un « trouble du jeu-vidéo »4. Mais un rapide sondage auprès de n’importe quel adolescent suffit pour comprendre la place qu’ont pris les écrans – et plus particulièrement le smartphone – dans leur vie. « Une journée sans mon portable ? Déjà une heure, je suis au fond du trou ! » rigole Aïssa, 16 ans, lycéenne dans le Val-de-Marne. A côté d’elle, sa copine, Manon, ne sort jamais de chez elle sans un chargeur de secours dans son sac. « Plus de batterie, c’est la crise d’angoisse, direct ! Quand ton téléphone est éteint, c’est fini, t’es seule au monde ! ». De là à « perdre le contrôle » face à une batterie dans le rouge ? « Carrément », répond Manon du tac au tac. « Tu penses plus qu’à ça, ça devient l’obsession… Moi franchement, ça me fait péter un câble. C’est pour ça que j’ai toujours un chargeur… ».

    Thibaud Dumas, docteur en neurosciences cognitives, n’est pas étonné par les propos de ces jeunes filles : « La peur de rater une info, d’être injoignable, coupé des autres, tout cela peut générer de l’angoisse et du stress… et pas seulement chez les ados ! Je conseille à chacun de faire l’expérience : laissez votre portable à la maison et sortez-vous balader. C’est une excellente manière de mesurer son niveau de « dépendance » ».

    Perdre le contrôle pour se déconnecter du réel ?

    Plus loin, quatre garçons de 17 et 18 ans sont assis à la terrasse d’un fast-food : tous ont les yeux rivés sur leur portable. Pour eux, la notion de « perte de contrôle » n’est pas forcément négative. « Parfois, quand tu joues à un jeu ou que tu regardes un truc, t’oublies tout, tu te déconnectes de la réalité et ça fait du bien » explique Saïd, approuvé d’un hochement de tête par ses amis. Un avis que partagent également 12% des jeunes interrogés5, pour qui se connecter à une interface numérique signifie avant tout… « se déconnecter du reste ».

    « Sollicité comme il l’est tout au long de la journée, notre cerveau a bien besoin de moments de « déconnection », c’est normal », abonde Thibaud Dumas. « Mais est-ce que pour ces moments de détente, les écrans sont les plus efficaces ? Je ne suis pas sûr que « binge-watcher » des séries sur une plateforme de streaming ou passer des heures à faire défiler des photos sur Instagram soit la meilleure manière de s’aérer la tête. Ça ne vaudra jamais mieux qu’une séance de sport ou une balade en forêt ».

    « Notre cerveau est de moins en moins habitué à gérer la frustration. »

    Thibaud Dumas, neuroscientifique

    Ecrans : le danger de la « satisfaction instantanée »

    Perdre le contrôle, cela signifie aussi parfois perdre son calme. On ne compte plus ceux – jeunes et moins jeunes – qui ont déjà cassé leur smartphone dans un accès de colère… Interrogés sur le sujet, nos quatre ados échangent des sourires entendus. « Quand tu t’embrouilles sur les réseaux ou autre, parfois c’est la machine qui prend ! » s’esclaffe Luca en montrant l’écran fissuré de son smartphone. « C’est comme un joueur de tennis qui casse sa raquette ! » surenchérit Anouar, déclenchant les rires de ses copains.

    Sur ce sujet-là, Thibaud Dumas apporte son expertise de neuroscientifique : « Le but des réseaux sociaux et de certaines applications, c’est apporter à l’usager de la satisfaction instantanée. Un clic, un like, un « match »… tout va très vite dans le monde du numérique. Ce qui fait que notre cerveau est de moins en moins habitué à gérer la frustration… Et cela, ce n’est pas inné, cela s’apprend. Déjà, à la base, quand on est jeune, c’est parfois compliqué de réfréner ses émotions. Mais avec l’essor de ces pratiques, je crains que ça ne fasse qu’empirer… »

    La perte de contrôle : l’un des objectifs recherchés par les concepteurs

    On le sait, les géants du web ne sont pas simplement des concepteurs de machines high-tech ou d’interfaces « communautaires ». Chez Google ou Facebook, on étudie également avec attention les comportements humains et surtout, leurs failles. Thibaud Dumas livre une analyse aussi éclairée qu’inquiétante sur les stratagèmes employés par les géants de la Silicon Valley pour séduire leurs utilisateurs.

    « Avec les addictions aux réseaux sociaux, on note les mêmes symptômes que dans d’autres addictions comportementales et cela ne doit rien au hasard. En fait, les techniques employées par les géants du web sont les mêmes que celles des casinos : il faut capter l’attention de l’utilisateur avec un maximum d’efficacité et surtout, ne pas la relâcher. Plus il perd le contrôle, plus ses gestes deviennent automatisés, plus il va consommer. C’est un système très perfectionné qui a clairement pour but d’encourager les comportements addictifs. »

    4h30

    C’est le temps moyen consacré par les Français aux écrans chaque jour, soit 8 minutes de plus qu’en 2018.

    Addiction aux écrans : les ados en première ligne

    En sa qualité de président de l’association « Attention Hyper-connexion », Thibaud Dumas est bien placé pour savoir que les adolescents sont les premières victimes de ces techniques de séduction plus que pernicieuses. Et d’après lui, le problème est encore trop minimisé par les pouvoirs publics. « Les ados sont livrés à eux-mêmes avec leur smartphone, leurs réseaux, leurs tablettes… Contrairement au tabac ou à l’alcool, il n’y a quasiment pas de prévention, pas de message, alors que les conséquences néfastes liées à l’utilisation des écrans chez les jeunes ne manquent pas : cyberharcèlement, dépressions, comportements addictifs… », explique-t-il.

    Son conseil aux parents qui sentiraient leur ado glisser sur la mauvaise pente : « C’est le même principe qu’avec d’autres addictions, il faut avoir une conversation avec lui. Il faut lui poser des questions, demander, par exemple : « Qu’est-ce que tu vas ressentir, si tu passes une journée sans portable ? » Il faut encourager la conversation. C’est la clé pour guérir toutes les addictions, quelle qu’elle soit ».

    Mais pour pouvoir en parler sereinement avec leurs enfants, encore faudrait-il que les parents ne soient pas eux-mêmes concernés par le problème. Car si les jeunes sont les premiers touchés par l’hyper-connexion, les adultes ne sont pas en reste. La « consommation » d’activités numériques connait une véritable explosion depuis la crise du Covid et l’essor du télétravail. Vigilance, donc. Et pourquoi pas même, abstinence ?

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    L’Essentiel de l’article

    Les jeunes n’ont pas conscience des risques d’une addiction aux écrans

    La perte de contrôle face à l’hyperconnexion est minimisée

    Le dialogue est nécessaire pour comprendre les usages de son ados

    1 – 3 – 5 Baromètre des addictons Macif 2021.

    Contraction de « No Mobile Phone Phobie », expression employée aux Etats-Unis pour décrire la peur du téléphone inutilisable ou perdu

    4 drogues.gouv

  • Prendre conscience des impacts de la drogue avec Ludovik

    Comme 10% des 16-30 ans1, Sophie-Pénélope consomme régulièrement – au moins une fois par mois – du cannabis, au grand dam de sa sœur aînée. Dans une vidéo interactive, le youtubeur Ludovik se voit confier la mission de trouver les responsables du trafic de drogue qui permet à la jeune fille de se procurer du “kanateushi”. Sauriez-vous faire les bons choix pour réussir le défi à ses côtés ?

    Votre mission est d’autant plus importante que Sophie-Pénélope fait partie des 53 % des fumeurs réguliers de cannabis qui estiment que leur consommation n’a aucun impact sur leur santé1. Pas question en revanche de lui faire la morale, mais plutôt de la pédagogie bienveillante. Sinon elle risque, comme 64 % des consommateurs1, de ne pas se sentir concernée par les messages de prévention que vous lui soumettrez !

    Que dit la loi ?

    Le cannabis est illégal en France, fumer un joint c’est donc se mettre hors la loi. Depuis 2020, l’usage des stupéfiants est sanctionné par une amende forfaitaire de 200 euros2.

    1 Baromètre des Addictions Macif 2021
    2 Service Public 2020
  • Drogues : liste, effets et dangers sur la santé

    Drogues : liste, effets et dangers sur la santé

    1 Les différentes drogues

    Le mot drogue désigne des substances, naturelles ou synthétiques, ayant un effet modificateur sur l’état de conscience et/ou sur l’activité mentale. Elles sont consommées pour leurs effets spécifiques ou pour les sensations de bien-être immédiat qu’elles peuvent procurer. Toutes sont susceptibles de créer une dépendance psychologique ou physique.

    On les classe en trois catégories, selon les effets qu’elles produisent sur le système nerveux central. Il n’existe donc pas une drogue mais des drogues.

    Les perturbateurs/hallucinogènes

    Généralement, ces drogues créent une difficulté à se situer dans l’espace ou dans le temps. Le fonctionnement des sens comme la vue et le toucher sont modifiés.

    On retrouve :

    • le cannabis sous toutes ses formes : herbe (weed, beuh…), résine (haschich, hasch, shit…), etc.
    • les champignons hallucinogènes ;
    • le LSD et les acides, aussi appelés trips ou buvards ;
    • la kétamine ;
    • la MDMA (l’ecstasy) ;
    • le PCP ou poudre d’ange, et la mescaline.

    Les dépresseurs

    En général, ces drogues agissent sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps. Certaines d’entre elles peuvent également déformer les perceptions.

    On retrouve :

    • certains solvants et certaines colles (comme l’éther ou l’acétone) ;
    • le GHB – GBL (aussi appelé drogue du viol) ;
    • les benzodiazépines (comme le Valium®, le Xanax®, le Temesta®, etc.)
    • l’héroïne (aussi appelée horse, rabla, blanche…), ainsi que les autres opiacés comme la morphine ou la codéine.

    Les stimulants

    De manière générale, ces drogues causent de l’excitation et de l’agitation.

    On retrouve :

    • la cocaïne et ses dérivés comme le crack ;
    • le poppers ou nitrite d’amyle ;
    • les amphétamines ou speed ;
    • les méthamphétamines, aussi appelées Ice ou Crystal.

    France : une consommation de drogues qui n’est pas marginale*

    • 10 %

      des Français de 16-30 ans consomment du cannabis au moins une fois par mois.

    • 5 %

      des Français de 16-30 ans consomment de la cocaïne au moins une fois par mois.

    • 71 %

      des consommateurs réguliers de substances (toutes confondues) ont perdu le contrôle d’eux-mêmes au moins une fois au cours des 12 derniers mois au point de ne plus vraiment savoir ce qu’ils faisaient

    2 Drogues : conséquences et dangers

    Dépendance, diminution de l’appétit, pertes de mémoire, dépression, psychose toxique… Chaque drogue, qu’elle soit dite douce ou dure, très addictive ou peu addictive, a son potentiel de nuisance spécifique sur la santé, qui dépend aussi du consommateur et de son comportement, de sa sensibilité, de son état physique et psychique.

    La Mildeca (Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et les conduites addictives) classe les dangers de la consommation de drogues en trois catégories : les troubles physiques, les troubles psychiques et les risques sociaux.

    Les troubles physiques

    Ces troubles sont généralement directement liés aux effets immédiats de la drogue. Ils peuvent aller de simples vertiges, de nausées, de pertes de mémoire, d’hyperthermie, de tachycardie jusqu’à la perte de conscience ou au décès par overdose. Les dangers sont augmentés par la quantité de drogues prise, et leur composition (concentration trop forte de certaines molécules dans une drogue trop pure, addition de produits toxiques pour couper la drogue, ou combinaison de diverses molécules plus ou moins actives).
    Pour réduire les risques d’overdose accidentelle et d’effets secondaires potentiellement mortels, certaines associations proposent de tester la composition des drogues, en particulier chimiques, sur les lieux de consommation festive comme les festivals de musique. La démarche vise uniquement à prévenir les consommateurs des dangers particuliers de la drogue qu’ils s’apprêtent à prendre, et non à inciter à la consommation.

    Toutes les drogues sont susceptibles d’engendrer des troubles physiques, même si on les associe souvent aux drogues de synthèse (amphétamines, MDMA, etc.) ou à l’héroïne.

    Les dangers sont également sanitaires, notamment avec le risque de transmission du sida par l’échange de seringues usagées.

    Les troubles psychiques

    À court ou à moyen terme, ils peuvent aller d’angoisses, de nervosité, d’instabilité d’humeur à des états plus dépressifs ou à l’apparition de phobies. Les capacités de concentration diminuent et la mémoire est affectée. Sur le long terme, les risques concernent la dépression et des troubles importants de la santé mentale.

    On associe souvent les troubles psychiques aux drogues dites dures comme la cocaïne, l’héroïne ou le LSD. Néanmoins la consommation régulière de cannabis, ou la prise de MDMA, par exemple, sont tout aussi susceptibles d’entraîner l’apparition de ces troubles.

    De nombreuses études sur les toxicomanes demandeurs de soins contre l’addiction montrent que la majorité d’entre eux (de 70 à 90 % selon les études (1)) souffrent également de troubles psychopathologiques. Le lien entre consommation de drogues et troubles mentaux est toujours difficile à analyser, l’un pouvant être à l’origine de l’autre. Néanmoins, la toxicomanie constitue un terrain favorable à l’apparition ou l’exacerbation de ces troubles.

    Les risques sociaux

    La désinhibition liée à la consommation de certaines drogues peut entraîner des risques immédiats tels que la violence et la modification de la perception de son environnement. L’altération de la notion de danger, souvent associée à la prise de cocaïne par exemple, est aussi un facteur de risques majeurs pour le consommateur comme pour son entourage.

    Par ailleurs, des troubles psychologiques graves telles que les difficultés relationnelles et la dépression peuvent accompagner une désocialisation progressive.

    La fondation Macif

    soutient La sauvegarde du Nord, qui accueille des toxicomanes en soins, ainsi que de nombreuses initiatives pour lutter contre la désocialisation.

    x 2

    Les taux de THC de la résine et de l’herbe de cannabis sont aujourd’hui en moyenne environ deux fois plus élevés qu’il y a dix ans.**

    3 Se faire aider

    En cas de consommation régulière de drogue, il est important de trouver de l’aide pour décrocher. Il est conseillé de rencontrer un professionnel de l’addictologie pour établir un protocole d’arrêt adapté. Les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) et les unités hospitalières d’addictologie proposent une prise en charge complète du sevrage par des équipes médicales pluridisciplinaires, intégralement remboursée par la Sécurité sociale (pour la recherche d’un CSAPA ou un service d’addictologie, consulter cette page). Des structures comme Drogue Info Service proposent de l’aide dans une démarche d’orientation, en garantissant l’anonymat, par tchat en ligne ou par téléphone (0 800 23 13 13).

    L’Essentiel de l’article

    • Une drogue est une substance naturelle ou synthétique modifiant l’état de conscience et/ou l’activité mentale.
    • LSD, weed, cocaïne, MDMA, heroïne, etc., chaque substance procure des effets spécifiques recherchés par leurs consommateurs.
    • Les impacts sur la santé sont à prendre particulièrement au sérieux à court comme à long terme. Les dangers sont d’ordre physiques, psychiques et sociaux.
    • Les CSAPA et les unités hospitalières d’addictologie proposent une prise en charge complète et intégralement remboursée de la toxicomanie.

    (1) Troubles psychiatriques associés à la toxicomanie, Dr Alain Morel
    (pour référence : https://www.rvh-synergie.org/prises-en-charge-des-addictions/penser-ensemble-les-prises-en-charge/comorbidites/comorbidites-psychiatriques/167-troubles-psychiatriques-associes-a-la-toxicomanie.html)

    * Baromètre des addictions Ipsos-Macif – juillet 2021

    **Agence des drogues de l’UE, sept 2020 

    Fédération addiction, Rapport européen sur les drogues 2017

    Drogues dépendance, « Qu’est-ce que le cannabis »

    Ministère de la Santé, Informations sur les addictions et les drogues

    drogue-info-services

  • Piercing : quelles précautions pour prévenir les risques de complications ?

    Piercing : quelles précautions pour prévenir les risques de complications ?

    1 Quelles sont les contre-indications au piercing ?

    « Si la peau de votre enfant est particulièrement irritable, avec un eczéma atopique ou un psoriasis par exemple, le piercing est fortement déconseillé, car il pourrait amplifier les lésions sur les zones touchées », précise d’emblée le Dr Rousseaux, dermatologue. En revanche, si votre enfant souffre d’allergie au nickel, il n’y a pas de contre-indication. À une seule condition : que le bijou soit en acier chirurgical et fabriqué en Union Européenne (n’hésitez pas à poser la question au perceur). En effet, « les normes européennes ont banni le nickel, principal métal qui déclenche une allergie », observe la spécialiste.

    Bon à savoir

    Si votre enfant est mineur, vous devez signer une autorisation parentale pour qu’il puisse se faire percer dans un salon sans vous. Sinon, vous pouvez également l’accompagner en présentant votre pièce d’identité au professionnel.

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    2 Quel professionnel choisir pour se faire percer ?

    N’hésitez pas à accompagner votre ado dans différents salons de piercing pour échanger avec le professionnel sur le piercing souhaité, vous renseigner sur les soins pour la cicatrisation et checker les conditions d’hygiène. Tout comme le tatouage, le perçage corporel est très réglementé : port du masque et de gants, utilisation de matériel à usage unique, lavage des mains, désinfection de la peau avant le piercing, etc. C’est aussi l’occasion de vérifier que le professionnel utilise bien une aiguille plutôt qu’un pistolet pour percer. Ce dernier augmente le risque d’éclatement du cartilage, ce qui rend difficile la cicatrisation.

    3 Quelles sont les zones percées les plus sensibles aux complications ?

    « Si le piercing au lobe de l’oreille guérit facilement (environ 1 mois de cicatrisation), d’autres zones sont plus sensibles et difficiles à cicatriser », explique Isabelle Rousseaux. C’est le cas des tétons, des sourcils ou des lèvres, qui peuvent facilement s’infecter. En revanche, le piercing à la langue est plutôt bien toléré. « La bouche est autonettoyante, ce qui diminue le risque d’infection. Néanmoins, vous pouvez souffrir de petites complications comme des douleurs, des inflammations ou des saignements de la langue, qui disparaissent au bout de 2 à 3 jours », précise la dermatologue.

    Pour un premier piercing, il est conseillé d’opter pour une zone moins fragile, comme l’oreille ou le nombril, pour s’habituer au bijou et aux soins à lui apporter, avant de choisir des piercings plus originaux et sensibles tels que ceux sur le visage par exemple.

    À savoir

    « En dehors des piercings sur la langue, une fois la plaie cicatrisée, le trou du piercing ne se referme plus », explique Isabelle Rousseaux. Chaque piercing laisse donc une marque définitive (plus ou moins visible) sur votre peau, même après avoir retiré le bijou.

    4 Combien de temps doit-on attendre après un piercing pour se baigner ?

    « Comptez environ 4 à 6 semaines pour que la peau cicatrise après la pose du bijou », observe le médecin dermatologue. Pendant ce laps de temps, votre enfant doit éviter les baignades, car le sable, les germes et les bactéries dans l’eau des lacs et des piscines favorisent l’infection du piercing. Autre précaution : ne pas exposer la zone percée au soleil pendant la même durée pour une meilleure cicatrisation. Et si « la peau de la zone percée commence à rougir ou à gratter, demandez à votre enfant de retourner chez son perceur pour qu’il lui retire le bijou et consultez un médecin », rappelle Isabelle Rousseaux.

    Votre ado veut un piercing ?

    Une consultation chez un dermatologue est recommandée avant de se faire percer. Elle est couverte par le contrat Garantie Santé de la Macif.* Renseignez-vous !

     

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • En cas de maladie(s) de peau, le piercing est déconseillé.
    • Il faut veiller à choisir un perceur agréé, qui utilise une aiguille.
    • Pour les mineurs, une autorisation parentale est nécessaire pour se faire percer.
    • Les baignades et l’exposition au soleil sont à proscrire pendant 4 à 6 semaines.
  • Tatouage : 4 précautions à prendre avant de se faire tatouer

    Tatouage : 4 précautions à prendre avant de se faire tatouer

    1 Bien choisir son tatoueur : fiez-vous au bouche-à-oreille !

    Prenez le temps de découvrir plusieurs salons de tatouage pour discuter de votre projet et checker les conditions de travail et l’hygiène. Sur ce point, sachez que tous les tatoueurs professionnels doivent respecter un cahier des charges très strict (1) : lavage antiseptique des mains, port de gants à usage unique, utilisation de matériel stérile, etc. Soyez intransigeant ! « Si vous voyez que ce n’est pas le cas, fuyez, car le non-respect de ces règles d’hygiène est susceptible d’entraîner une infection bactérienne, voire la transmission du VIH » prévient Isabelle Rousseaux, médecin dermatologue. À noter que hors épidémie, le port du masque par le tatoueur n’est pas obligatoire, mais vivement conseillé pour éviter toute transmission de germes par voies respiratoires.

    Chiffres-clés

    18 % (2) des Français majeurs sont tatoués (soit + 8 points depuis 2010). Les premiers concernés sont les 25-34 ans : 31 % (2) d’entre eux sont déjà tatoués, puis viennent les 35-49 ans (26 %) et les 18-24 ans (22 %).

    2 S’informer sur les contre-indications : prenez soin de votre peau

    « Toutes les maladies de peau comme le psoriasis ou le vitiligo sont des contre-indications aux tatouages », fait remarquer la dermatologue. En effet, l’encre peut être responsable de complications et amplifier vos lésions sur les zones concernées. Idem si vous souffrez d’allergies (encre, métaux, latex…) car le matériel utilisé par le tatoueur peut contenir des allergènes.

    Si vous présentez des troubles de la coagulation (hémophilie), le tatouage est également déconseillé, car vous risquez de saigner abondamment. Autre contre-indication : les maladies chroniques, auto-immunes ou inflammatoires. « Chaque tatouage présente un risque d’infection (malgré les précautions d’hygiène), on évitera donc de tatouer une personne au système immunitaire affaibli, qui peut avoir du mal à cicatriser, explique le Dr Rousseaux. Si vous êtes porteur de l’une de ces maladies, il convient de consulter votre médecin au préalable avant de vous faire tatouer », prévient-elle.

    Enfin, le tatouage est contre-indiqué aux femmes enceintes ou allaitantes. « Il s’agit davantage d’un principe de précaution, car on ne sait pas encore bien comment les encres migrent dans l’organisme », ajoute la dermatologue.

    3 Déterminez l’emplacement de votre tatouage : évitez certaines parties du corps

    Selon la dermatologue, deux zones sont à éviter. Celle de la colonne vertébrale, notamment pour les femmes. « C’est l’endroit où l’on peut être amené à poser une péridurale avant un accouchement. Le risque est de faire pénétrer des pigments d’encre dans votre moelle épinière » explique-t-elle. La seconde zone à ne pas tatouer, c’est le grain de beauté. « En tatouant une zone avec un ou plusieurs grains de beauté, on ne peut plus voir comment ils évoluent, ce qui rend difficile, pour ne pas dire impossible, le dépistage d’un éventuel cancer de la peau », prévient Isabelle Rousseaux.

    Le saviez-vous ?

    Vous pouvez faire effacer votre tatouage grâce au laser. Cette technique, consiste à pulvériser les particules d’encre dans votre peau afin que votre corps les éliminent naturellement et que le dessin disparaisse. Ce processus est long (comptez entre 5 à 6 séances espacées de 5 à 7 semaines chacune (3)), et coûteux (entre 50 euros la séance pour un tatouage de 3 cm de diamètre et jusqu’à 200 euros ou plus pour un grand tatouage (3)). Le détatouage au laser comporte des risques d’infections et de brûlures de la peau. À ce titre, il doit être pratiqué par un médecin dermatologue spécialisé pour prévenir toute complication. Les séances de laser ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale.

    4 Bien choisir son encre de tatouage : privilégiez les tons neutres !

    Les encres noires sont les moins cancérigènes selon une récente étude de Que Choisir Santé (4). Tandis que les encres rouges, bleues, vertes et blanches concentrent le plus de substances néfastes. « Toutes les couleurs contiennent des substances cancérigènes qui sont susceptibles, un jour, de se dégrader dans l’organisme, observe le Dr Rousseaux. Mais ce n’est pas tant le choix de la couleur qui pose le plus problème, mais la quantité utilisée, notamment pour les très grands tatouages », précise-t-elle. Si vous souhaitez vous faire tatouer, privilégiez si possible les tatouages unis à l’encre noire qui représentent le moins de danger.

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    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Assurez-vous des bonnes conditions d’hygiène du salon de tatouage.
    • En cas de grossesse ou de maladie(s) de peau, le tatouage est contre-indiqué.
    • La colonne vertébrale et les grains de beauté sont des zones à éviter.
    • Le détatouage est un processus long et coûteux.

    (1) Légifrance, Décret n° 2008-149 du 19 février 2008 fixant les conditions d’hygiène et de salubrité relatives aux pratiques du tatouage avec effraction cutanée et du perçage, et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires), 2008
    (2) Ifop pour La Croix, La pratique du tatouage en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, 2017
    (3) AFME, Le détatouage laser pour enlever un tatouage, 2019
    (4) Que choisir, Dossier « Tatouages, du poison dans les encres », 2021