Catégorie : Veiller sur ma santé

  • Covid-19 : comment mieux retrouver le goût et l’odorat après la maladie ?

    Covid-19 : comment mieux retrouver le goût et l’odorat après la maladie ?

    1 Qu’est-ce que l’anosmie ou perte de l’odorat ?

    Pr Sven Saussez. L’anosmie est la perte totale de l’odorat, c’est-à-dire que vous ne sentez plus aucune odeur. C’est le cas le plus fréquent chez les personnes atteintes de la Covid-19, car le virus attaque les cellules nerveuses sensorielles. Ce trouble est généralement transitoire et peut également survenir en cas d’allergies saisonnières, de rhinites à répétition, d’infection ORL, etc. Nous avons constaté chez nos patients ayant contracté le coronavirus que 75 à 85 % d’entre eux récupèrent leur odorat deux mois après la fin de la maladie, sans aucune séquelle.

    Chiffre-clé

    86 % (1) des malades présentant des symptômes légers de la Covid-19 (souche originelle) souffrent d’une perte d’odorat.

    2 Pourquoi l’anosmie peut engendrer la perte du goût ?

    Pr S.S. Les papilles gustatives de la langue identifient le goût (salé, sucré, acide, etc.) pendant que les nerfs olfactifs (présents dans le nez) identifient les arômes des aliments. C’est la combinaison de ces deux sensations qui vous permet de reconnaître une saveur et de l’apprécier pleinement. Quand votre système olfactif est détérioré par une infection, vous pouvez perdre aussi les arômes et donc la saveur des aliments. On appelle cette perte de goût l’agueusie.

    3 Qui et quand consulter lorsque l’on perd l’odorat ?

    Pr S.S. Si dans un délai de 2 à 4 semaines après les premiers symptômes de la Covid-19, votre sens de l’odorat ne revient pas, il faut vous rendre au cabinet de votre médecin traitant (sous réserve que votre test PCR ne soit plus positif) ou consulter en ligne grâce à la téléconsultation. Si besoin, votre médecin vous orientera vers un ORL.

    Vous souffrez d’une perte de l’odorat ou du goût liée à la Covid-19 ?

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    4 Comment retrouver son odorat ?

    Pr S.S. Pour soigner l’anosmie, la rééducation olfactive fonctionne bien. Environ 60 % (3) des personnes qui suivent un training olfactif retrouvent l’odorat. Cette méthode consiste à sentir deux fois par jour (matin et soir) des huiles essentielles à base de fleurs, de fruits, d’épices ou de plantes aromatiques. Vous pouvez également utiliser des odeurs naturelles fortes comme la cannelle, le vinaigre, les agrumes, la menthe, le café, etc., en privilégiant celles qui vous sont familières et appréciables. Il faut vous concentrer sur l’odeur pendant 5 minutes, sans aucune pollution sensorielle. Vous pouvez répéter cet entraînement durant deux à trois mois, en utilisant les mêmes odeurs jusqu’à amélioration, avant d’en intégrer de nouvelles au fur et à mesure. Pour essayer de récupérer au plus vite vos sens, adoptez également une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes afin d’augmenter vos apports en antioxydants et en vitamine B qui peuvent améliorer la récupération nerveuse.

    Dernier conseil : armez-vous de patience, car la récupération de l’odorat peut, pour certains patients, être lente et difficile à vivre psychologiquement. On estime que 25 à 30 % (4) des personnes souffrant d’anosmie présentent des symptômes dépressifs à long terme. Si vous vous sentez en détresse face à cette perte de sens, parlez-en à vos proches, car ce n’est pas toujours évident pour les personnes non atteintes de comprendre cet handicap invisible. N’hésitez pas non plus à consulter un psychologue si vous vous sentez démunis face à la situation.

    5 Quelles peuvent être les séquelles de l’anosmie et comment y pallier ?

    Pr S.S. Durant la période où elles commencent à retrouver leur odorat, certaines personnes développent des fantosmies. Autrement dit, elles sentent des odeurs désagréables (cigarette, fer, vinaigre, chlore…), alors qu’il n’y a rien à sentir ! D’autres perçoivent des odeurs déformées, qui leur inspirent du dégoût (parosmie). Ces hallucinations olfactives surviennent plusieurs semaines après une perte brutale du goût ou de l’odorat. Pour en venir à bout, une seule solution : tout comme pour l’anosmie, il faut rééduquer son nez à sentir les odeurs.

    Bon à savoir :

    L’association Anosmie propose des réunions à distance d’information, de rééducation olfactive et de soutien entre malades.

    La perte d’odorat et de goût pèse sur votre santé mentale ?

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    L’Essentiel de l’article

    • L’anosmie désigne une perte totale de l’odorat.
    • Quand l’odorat est altéré, on perd aussi souvent les arômes des aliments en bouche.
    • L’odorat peut généralement se rééduquer petit à petit grâce au training olfactif.

    (1) Journal of Medicine, Study reports patient-reported loss of smell in 86 % of mild COVID-19 cases, 2021
    (2) Ameli, Le médecin traitant et le parcours de soins coordonnés, 2021
    (3) Anosmie.org
    (4) Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon
  • Les allergies sont aggravées par la pollution

    Les allergies sont aggravées par la pollution

    1 Les pollens se développent avec la pollution

    Le cocktail pollen-pollution, lors des pics de pollution, aggrave les symptômes d’allergie aux pollens. La pollution atmosphérique accroît les effets des pollens :

    • elle rend les pollens plus allergènes ;
    • la sensibilité des individus aux pollens est accrue lors des épisodes de pollution ;
    • elle peut contribuer à l’accroissement de la période de pollinisation.

    Par ailleurs, la pollution stresse les plantes, lesquelles, de fait, se mettent à produire davantage de pollens.

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    2 Des conditions réunies en été

    En été, les pics de pollution sont fréquents. Le trafic routier bat son plein avec des chassés-croisés tous les week-ends et l’agriculture émet de nombreux solvants industriels. Et ces pics de pollution sont dopés par les épisodes caniculaires.

    De plus, printemps et été sont les saisons fortes de la pollinisation des plantes.

    3 Quels pollens favorisent l’allergie ?

    Toute personne, quel que soit son âge, peut être touchée, à condition d’avoir été exposée longtemps à ce pollen. Quelques grains suffisent pour déclencher une réaction allergique sévère.

    Les pollens de cupressacées

    Genévriers, cyprès, séquoias ou thuyas sont les plantes qui émettent ce type de pollens. Le pic de pollinisation a lieu en février et dure généralement jusqu’à la mi-avril.

    En mars-avril, soyez particulièrement vigilants avec les platanes, les bouleaux, les saules et les hêtres.

    À fin mars 2021, les risques d’épisodes allergiques sont faibles, mais ils peuvent rapidement augmenter à partir de la première semaine d’avril.*

    Les pollens de graminées

    Il existe deux types de graminées :

    • les graminées fourragères : dactyle, phléole, ivraie, pâturin, fétuque, chiendent.
    • les graminées céréalières : blé, orge, mais, avoine, seigle.

    L’allergie aux graminées, aussi appelée rhume des foins, connaît généralement son apogée aux mois de mai et juin. Mais les graminées pollinisent plus tardivement en montagne, après la fonte des neiges. Une personne allergique aux pollens de graminées sera donc gênée à Paris en mai et en juin et souffrira à nouveau de symptômes d’allergies si elle part en vacances à la montagne aux mois de juillet et août.

    Éternuements à répétition, rhinite obstructive (nez bouché), démangeaison du nez et du pharynx, conjonctivite, maux de tête et crises d’asthme sont les symptômes de l’allergie aux pollens de graminées.

    Les pollens d’ambroisie

    En été les pollens de graminées, laisse peu à peu la place aux pollens d’ambroisie. Alors que dans la mythologie, cette plante servait de nourriture aux dieux de l’Olympe et les rendait immortels, sur Terre, elle rend surtout allergique.

    Présente à l’origine dans la vallée du Rhône, la Nièvre et le Dauphiné, cette plante qui pousse dans les terrains vagues gagne du terrain. Une progression qui serait amplifiée par le réchauffement climatique. L’ambroisie pollinise le matin, entre 7 h et 11 h. Il est donc recommandé d’éviter de sortir, d’aérer son logement ou d’étendre son linge à l’extérieur à ces heures-là.

    Rhinite, conjonctivite, trachéite, toux, urticaire, eczéma, mais aussi crises d’asthme sont les symptômes de l’allergie aux pollens d’ambroisie.

    1 Pour en savoir plus

    Pour connaître le risque en temps réel, consultez la carte de vigilance des risques allergiques liés aux pollens sur le site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ou téléchargez l’application mobile Alertes Pollens.

    AirParif, « Surveillance des pollens dans l’air »

    Réseau national de surveillance aérobiologique, « Bulletin Allergo Pollinique »

    Santé Médecine, « Allergie aux pollens de graminées »

    Futura Santé, « Allergie aux pollens d’ambroisie : quels sont les symptômes »

    France Info, « Alerte aux pollens d’ambroisie », 2018

    *RNSA mars 2021

  • Protections hygiéniques jetables : 3 alternatives écologiques, saines et économiques

    Protections hygiéniques jetables : 3 alternatives écologiques, saines et économiques

    1 La coupe menstruelle ou “cup”

    La coupe menstruelle ou « cup », est un réceptacle en caoutchouc ou en silicone que l’on place à l’intérieur du vagin. Son prix varie entre 15 et 30 euros selon le modèle et sa taille. La cup peut rester en place pendant 4 à 8 heures (1), en fonction de l’intensité de votre flux menstruel, et se réutilise pendant 10 ans. Après l’avoir vidée, nettoyez-la, soit simplement à l’eau, soit à l’eau avec du savon doux ou un nettoyant intime, sans agent chimique (type parfum). Pour la nuit, il vaut mieux préférer une protection externe comme une serviette ou une culotte menstruelle afin de diminuer le risque de développer un syndrome du choc toxique menstruel.

    La coupe menstruelle nécessite un peu d’entraînement avant de la poser et de la retirer en un seul geste. Elle ne contient pas de produits chimiques (2), mais une petite gêne est parfois ressentie lors des premières utilisations car la cup est plus rigide et imposante qu’un tampon.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    33,75 euros par an, soit 337,50 tous les 10 ans*

    Chiffre-clé

    Entre 10 000 et 15 000 (3) produits menstruels sont utilisés par les femmes au cours de leur vie.

    2 La culotte menstruelle

    La culotte de règles ressemble à une culotte ordinaire… sauf qu’elle retient vos menstruations grâce à ses multi-couches de tissus absorbants en matière naturelle (éponge de coton, bambou…). Elle ne contient aucun composant chimique. Discrète, vous pouvez la porter de jour comme de nuit, jusqu’à 12 heures maximum. Il faut donc penser à en acheter au moins deux pour tenir 24 heures et les laver à la main, avant de les mettre en machine après utilisation. Comptez ainsi entre 30 et 40 euros en moyenne pour une culotte de règles à garder entre 7 et 10 ans.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    25,50 euros par an, soit 255 euros tous les 10 ans*
     

    Le saviez-vous ?

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    Bon à savoir :

    Vous voulez savoir combien vous coûtent vos protections hygiéniques à l’année ? Faites vos comptes grâce au calculateur imaginé par le site du Monde.

    Le saviez-vous ?

    45 milliards (3) de déchets par an sont générés par les serviettes hygiéniques. Il faut environ 500 ans (2) avant qu’une serviette hygiénique ne se dégrade.

    3 La serviette hygiénique lavable

    Les serviettes lavables en tissu sont composées de matières naturelles et biodégradables, comme le coton bio ou la fibre de bambou, et ne contiennent pas de produits chimiques. Aussi absorbantes que les serviettes classiques, elles offrent une protection d’une durée équivalente (quatre heures environ selon votre flux). Sauf qu’elles se réutilisent pendant 5 ans.

    Une serviette lavable se rince à l’eau froide, puis se lave en machine. Une contrainte certes, mais cela vous permet d’éliminer la serviette à usage unique et donc de réduire vos déchets au quotidien ! Côté budget, comptez entre 15 et 25 euros pour un lot de 3 serviettes. À moins que vous ne cousiez vos propres modèles.

    Économies potentielles par rapport aux protections jetables :
    28 euros par an, soit 280 euros tous les 10 ans.*
     

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    *Protection hygiénique jetable : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’un lot (3 euros), du nombre moyen constaté de protections jetables par lot (24 pièces) et du nombre moyen constaté de protections jetables utilisées par une femme chaque mois (22 pièces) (4).

    Coupe menstruelle : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’une cup (22,50 euros) et d’une cup utilisée par une femme pendant 10 ans.

    Culotte de règle : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’une culotte menstruelle (35 euros) et de 3 culottes utilisées par une femme pendant 10 ans.

    Serviette lavable : Calcul basé sur le prix moyen constaté d’un lot de 3 serviettes lavables (20 euros) et de 2 lots de serviettes lavables utilisées par une femme pendant 5 ans.

    L’Essentiel de l’article

    • Une coupe menstruelle peut s’utiliser jusqu’à 10 ans.
    • La culotte menstruelle se porte de jour comme de nuit.
    • Vous pouvez coudre vos propres serviettes lavables.

    (1) ANSES, Sécurité des produits de protection intime, 2019
    (2) Sénat, Commercialisation de la coupe menstruelle, 2021
    (3) Planetoscope, Consommation mondiale de serviettes hygiéniques
    (4) Absorbent Hygiene Products Manufacturers Association
  • Temps d’écran : les adultes accros à leurs outils numériques

    Temps d’écran : les adultes accros à leurs outils numériques

    Smartphone, tablette, ordinateur, télévision… Les écrans sont plus que jamais omniprésents dans notre quotidien. Chaque foyer français disposerait ainsi de 5,6 écrans en moyenne (1). Pour travailler ou se divertir, communiquer ou s’informer, trouver son chemin ou réserver une table au restaurant, ils sont devenus quasi indispensables. Chaque jour en France, 37,4 millions (2) de personnes naviguent sur Internet depuis leur téléphone portable et 6 Français sur 10 (2) se connectent à leurs réseaux sociaux ou utilisent des applications.

    1 Un temps d’écran en constante augmentation

    La multiplication des écrans, des applications sociales et des services associés mobilise de plus en plus de temps. Ainsi, en 2019, les Français ont regardé la télévision 3 h 40 par jour en moyenne (2). Mais si la télévision reste à ce jour l’écran le plus répandu (présente dans 92 % des foyers) (1), elle est concurrencée par les smartphones (77 % des foyers) et autres tablettes (48,6 % des foyers) (1).

    « Les consommateurs passent en moyenne 50 minutes par jour sur Facebook. Les applications sociales telles que Snapchat, Instagram et Twitter se combinent pour prendre encore plus de temps. 38 % des Français consultent en moyenne 10 fois leur smartphone dans la journée et 28 % jusqu’à 25 fois », signale Alexis de Maud’Huy, coach et thérapeute, spécialiste des difficultés émotionnelles liées au numérique.

    Résultat, on estime que le temps consacré aux écrans s’élève aujourd’hui à 4 h 30 par jour (3), soit 8 minutes de plus qu’en 2018.

    2 L’addiction aux écrans, qu’est-ce que c’est ?

    Cette surconsommation préoccupe de nombreux Français. Près des trois-quarts des Français (3) se disent désormais dépendants des outils connectés et plus de 9 parents sur 10 (3) se disent convaincus des conséquences néfastes de la connexion sur la santé de leurs enfants.

    Une situation problématique au vu des préjudices qui peuvent découler de l’utilisation abusive des écrans, notamment sur la santé (douleurs musculaires ou mal de dos, troubles du sommeil, fatigue oculaire, migraines, alimentation déséquilibrée et problèmes de poids, risque cardio-vasculaire accru), la vie sociale (isolement, dégradation ou rupture des liens sociaux, désintérêt pour toute activité extérieure) et l’équilibre psychologique (stress, anxiété, trouble de l’humeur, mal-être, agressivité, sentiment de culpabilité).

     

    Bien qu’ils soient pratiques, efficaces et accessibles, les outils numériques génèrent une hypersollicitation permanente. C’est à nous de fixer les limites de nos usages. Tout en profitant des atouts des nouvelles technologies, il s’agit d’éviter la surconsommation.

    Alexis de Maud’Huy

    Selon lui, l’addiction aux écrans concernerait véritablement entre 1 et 2 % de la population générale et 5 % des adolescents. L’auteur de l’ouvrage Se protéger des addictions aux écrans, c’est parti ! (éditions Jouvence, 2018) définit l’addiction comme « la limite entre l’envie et le besoin. Il s’agit du moment où l’intention et la volonté sont dépassées, celui où l’on perd sa liberté de choix », explique-t-il. Et de poursuivre : « La forme de surconsommation aux écrans la plus fréquente reste celle qui concerne les jeux vidéo, en particulier ceux en ligne. Bien sûr, il existe de nombreuses autres façons de devenir addict à des services en ligne, les plus classiques étant les réseaux sociaux. »

    Chiffres-clés

    En sept ans, le temps quotidien passé devant un écran en dehors du temps de travail a augmenté de 20 minutes en moyenne chez les enfants et d’1 h 20 chez les adultes (5).

    À noter que, d’une manière générale, les personnes de moins de 30 ans seraient plus exposées à un usage excessif des écrans que les plus âgées (6).

    Le saviez-vous ?

    Le binge watching (ou visionnage boulimique) est la pratique qui consiste à regarder la télévision ou tout autre écran pendant une plus longue période de temps que d’habitude, le plus souvent en regardant plusieurs épisodes d’une série à la suite. Par exemple, l’abonné Netflix moyen regarde deux heures de contenu par jour. 61 % des abonnés avouent pratiquer régulièrement le binge watching. (4)

    3 Addiction aux écrans : comment l’identifier ?

    Mais à ce jour, aucun critère quantitatif ne permet de définir précisément le moment à partir duquel l’usage des écrans devient problématique. Cette situation ne se mesure pas au nombre d’heures passées devant l’écran, mais aux conséquences de ce comportement. En revanche, plusieurs indicateurs peuvent inciter à tirer la sonnette d’alarme.

    • Les écrans deviennent le principal, si ce n’est l’unique centre d’intérêt, au détriment des autres loisirs et relations sociales.
       
    • L’utilisateur perd le contrôle de sa pratique et ressent un besoin irrépressible de se connecter tous les jours sans exception, sans réussir à se fixer de limite et ressent un profond malaise en cas d’impossibilité de se connecter.
       
    • L’utilisateur est dans le déni et minimise souvent l’ampleur réelle de son utilisation des objets connectés lorsque vous lui faites remarquer.
       
    • L’usage des écrans influe négativement et durablement sur la vie sociale, professionnelle génère de la souffrance pour lui-même et/ou pour son entourage.

    Chiffre-clé

    En 2019, 77 % des Français s’adonnent chaque jour aux loisirs numériques – musique, vidéo, jeux vidéo, téléphone mobile. (7)

    4 Éviter la surconsommation d’écran

    S’il ne s’agit pas de recettes miracles ni de solutions universelles, quelques astuces peuvent limiter les risques de basculer dans un usage abusif des écrans, comme le fait de :

    • désactiver les notifications liées aux applications non indispensables ;
    • s’imposer un temps d’utilisation limité grâce à des applications spécialement conçues à cet effet ;
       
    • limiter le multitasking, c’est-à-dire l’usage de plusieurs écrans en même temps ;
       
    • s’accorder chaque jour des moments sans écran en faisant du sport, en lisant un livre ou en bricolant ;
       
    • oublier volontairement son téléphone à la maison ou le mettre en « mode avion » pour ne pas être dérangé.
       
    • ne regardez plus votre téléphone une heure avant de vous coucher car la lumière bleue émise par les écrans perturbent votre sommeil.

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    5 Vive la détox digitale

    Dans le cas d’un usage déjà abusif du téléphone, une désintoxication numérique peut constituer une bonne alternative. « Elle désigne le fait de s’abstenir volontairement d’utiliser des appareils électroniques et de stopper momentanément toutes les activités nécessitant d’être connectées à Internet », détaille Alexis de Maud’Huy.

    Baisse du niveau de stress, gain de temps, capacité de concentration accrue, complicité avec ses proches retrouvée : les bienfaits d’une détox digitale sont multiples. Et si cette initiative ne suffit pas, la consultation d’un professionnel tel qu’un spécialiste des addictions, ne doit pas être exclue. « Lui seul pourra proposer l’accompagnement le plus adéquat et prodiguer les bons conseils. »

    L’Essentiel de l’article

    • Chaque foyer français dispose de 5,6 écrans en moyenne. (1)
    • Le temps d’écran moyen s’élève à 4 h 30 heures par jour. (3)
    • 71 % des Français pensent que l’usage croissant des écrans nuit à la qualité des relations. (4)
    • La forme de surconsommation aux écrans la plus fréquente concerne les jeux vidéo en ligne. (5)

    (1) Conseil supérieur de l’audiovisuel, Observatoire de l’équipement audiovisuel des foyers, Résultats des 1er et 2e trimestre pour la télévision, Octobre 2020.
    (2) Médiamétrie, « L’année Internet 2019 », 2020
    (3) BVA – Fondation April, 2ᵉ vague du baromètre de l’hyperconnexion, 2019
    (4) A. Maud-Huy, Se protéger des écrans, c’est parti ! Éditions Jouvence, 2018.
    (5) Anses, « Évolution des habitudes et modes de consommation, de nouveaux enjeux en matière de sécurité sanitaire et de nutrition », 2017.
    (6) Institut d’éducation médicale et de prévention, « Campagne d’information sur le bon usage des écrans », 2018.
    (7) Médiamétrie, Les Français orchestrent avec maîtrise leurs pratiques des médias et des loisirs numériques, 2020
  • Le saviez-vous ? Mal nettoyée, votre gourde peut devenir un nid à bactéries !

    Le saviez-vous ? Mal nettoyée, votre gourde peut devenir un nid à bactéries !

    Vous avez dit adieu aux bouteilles en plastique pour les remplacer par une gourde réutilisable ? C’est une bonne décision ! C’est l’un des premiers gestes éco-responsables pour réduire ses déchets. Il ne faut pas néanmoins oublier de bien l’entretenir car les bactéries se développent très vite dans l’eau.

    Les bons gestes ? Privilégiez une gourde en acier inoxydable, plus facile d’entretien (l’inox ne retient pas les bactéries), évitez de boire à même le goulot lorsque c’est possible et laissez-la ouverte lorsqu’elle est vide si vous ne l’utilisez pas. Chaque jour, laissez tremper votre gourde réutilisable dans de l’eau avec du savon ou du bicarbonate de soude avant de bien la rincer. N’oubliez pas non plus de nettoyer le bouchon !

    ● Lire aussi : 5 conseils pour diminuer sa consommation de plastique

  • Grain de beauté : quand faut-il s’inquiéter ?

    Grain de beauté : quand faut-il s’inquiéter ?

    La plupart des grains de beauté ne sont pas dangereux, mais certains peuvent changer d’aspect et évoluer en cancer de la peau. C’est pourquoi, il est important de faire inspecter sa peau régulièrement par un dermatologue pour prévenir d’éventuelles complications.

    1 Comment apparaissent les grains de beauté ?

    Les grains de beauté se développent pendant l’enfance, surtout sur les zones les plus exposées au soleil comme le visage, les bras et le dos. Ils sont composés de cellules pigmentées, leur donnant cette couleur marron clair à marron foncé. Quant à leur nombre, cela dépend de facteurs héréditaires. Si l’un de vos parents a beaucoup de grains de beauté, il est fort probable que vous en soyez couvert aussi. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’un parent et son enfant aient un grain de beauté situé au même endroit sur le corps, par exemple. Généralement sans danger, ils peuvent parfois changer de forme et évoluer en cancer de la peau. À surveiller donc !

    2 Grain de beauté : l’importance du dépistage

    Selon le Dr Marc Perrussel, dermatologue à Nantes, « il ne faut pas hésiter à profiter chaque année de la consultation gratuite de dépistage lors de la Semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau (1). » Cet examen de prévention aide à détecter le cancer de la peau (appelé mélanome) et d’éventuelles anomalies. Il est particulièrement conseillé chez les personnes jugées à risque comme le détaille le dermatologue :

    • Les « peaux claires, avec antécédents de coups de soleil »
    • Les « personnes ayant des cas de mélanomes dans la famille »
    • Les « personnes pratiquant quotidiennement une activité en plein air, sous le soleil » comme jardiner, bricoler, faire du sport ou travailler sur des chantiers par exemple.
    • Les « personnes ayant un nombre de grains de beauté supérieur à 50 »

    Lors de la consultation de dépistage, des conseils vous sont prodigués afin d’apprendre à observer vous-même votre peau à l’aide d’un miroir.

    3 La méthode ABCDE pour surveiller vos grains de beauté

    Outre un rendez-vous chez un spécialiste de la peau, la meilleure technique pour prévenir des risques potentiels avec vos grains de beauté est encore de « s’auto-examiner », environ tous les trois mois. Pour que cet « auto-examen » soit le plus fiable possible, le Dr Perrussel recommande d’appliquer la règle « ABCDE » qui prend en compte la taille, la couleur, l’aspect, entre autres.

     

    Grain de beauté : quand faut-il s’inquiéter ?

     

    « Si un de vos grains de beauté évolue en quelques semaines ou quelques mois, qu’il devient asymétrique, change de couleur, que ses bords deviennent irréguliers et que son diamètre est supérieur à 6 mm, il faut consulter rapidement », explique-t-il. Si votre grain de beauté répond à au moins 3 de ces critères, il peut vous être retiré par précaution.

    Au-delà de cette règle, le dermatologue conseille également de consulter si un grain de beauté « est vraiment différent des autres » afin de vérifier qu’il ne s’agit pas d’un cancer de la peau.

    Bon à savoir

    Contrairement aux idées reçues, « un grain de beauté en relief est un grain de beauté sans risque » selon le dermatologue. De même si l’on se coupe et que le grain de beauté se met à saigner. En revanche, le spécialiste conseille de consulter si un saignement spontané apparaît.

    4 Comment prévenir l’apparition du mélanome ?

    Selon le Dr Perrussel, « l’exposition solaire est le grand responsable de l’apparition des mélanomes ». Le dermatologue conseille ainsi de se protéger du soleil en portant vêtements et chapeau, et d’éviter l’exposition entre 12 h et 16 h. Il recommande également d’appliquer de la crème solaire « en quantité suffisante le matin, puis d’en remettre toutes les 2 heures », en insistant sur les zones sensibles comme le visage et le décolleté.

    Enfin, le dermatologue conseille aussi aux parents « d’éviter toute exposition solaire chez les enfants de moins de 3 ans », en raison de la peau qui est encore immature et ultrasensible aux rayons du soleil. Pensez également à leur faire porter des lunettes de soleil pour protéger leurs yeux et leur visage.

     

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    *voir conditions

    L’Essentiel de l’article

    • L’exposition solaire est la principale responsable dans l’apparition du cancer de la peau.
    • Il est conseillé de surveiller ses grains de beauté tous les trois mois en utilisant la méthode ABCDE.
    • L’Assurance Maladie permet un dépistage gratuit de la peau chaque année.

    (1) Syndicat National des Dermatologues-vénérologues, Semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau

  • Le saviez-vous ? Fumer tue… l’environnement !

    Le saviez-vous ? Fumer tue… l’environnement !

    Si la cigarette porte atteinte à la santé (plus de 75 000 décès en France chaque année (1)), l’impact du tabagisme sur l’environnement n’est pas non plus anecdotique.

    En effet, dès leur culture, les feuilles de tabac sont séchées au charbon de bois et de nombreux arbres sont coupés pour la construction de séchoirs à l’air libre. (2) Cette production participe à la déforestation mais aussi à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Les pesticides utilisés dans les cultures sont également responsables de la disparition de nombreux insectes et animaux (2).

    Une fois allumée, la cigarette continue de polluer l’air en libérant des substances toxiques. Mais l’industrie du tabac, c’est aussi des milliards de mégots (20 à 25 000 tonnes (3) jetés par an en France) retrouvés dans l’environnement, qui mettent en moyenne 12 ans (2) à se dégrader, laissant derrière eux des composants toxiques qui se diluent dans les sols, les eaux, et nuisent aux écosystèmes.

    (1) Santé Publique France, Tabac, 2020

    (2) CNCT (Comité national contre le tabagisme)

    (3) ecologie.gouv, Fumer tue, jeter un mégot pollue, 2020

  • Allergies estivales : nos conseils pour éviter qu’elles ne gâchent votre été !

    Allergies estivales : nos conseils pour éviter qu’elles ne gâchent votre été !

    À la période estivale, entre le pollen, le soleil et les insectes, votre organisme est mis à l’épreuve. Heureusement, certaines mesures préventives vous permettent de lutter contre vos allergies et donc de passer un bel été !

    1 Le rhume des foins, l’allergie la plus courante

    Vous avez des difficultés à respirer, le nez qui coule, les yeux qui pleurent ? Vous souffrez probablement du fameux rhume des foins, cette allergie causée par les pollens des plantes graminées. La chaleur et le vent favorisent la diffusion des pollens dans l’air et il est donc difficile de les éviter en particulier au printemps et en été. Mais certaines précautions permettent de s’en protéger efficacement.

    « La première étape pour lutter contre une allergie est d’identifier le pollen ou les pollens responsables avec un test spécifique chez le médecin allergologue pour ensuite, si nécessaire, se faire désensibiliser », détaille le Dr Catherine Quéquet, médecin allergologue. Un traitement médical préventif peut aussi vous être prescrit par le spécialiste. L’allergologue conseille également de porter un chapeau et des lunettes de soleil pour vous protéger, lors de vos balades en forêt, par exemple.

    « Si les cheveux n’ont pas été couverts, il est prudent de se les laver le soir pour éviter que les pollens ne se déposent sur l’oreiller », précise-t-elle. Autres conseils : aérer votre logement le matin et le soir, quand les pollens sont les moins actifs, et étendez votre linge à l’intérieur de votre habitation.

    La première étape pour lutter contre une allergie est d’identifier le pollen ou les pollens responsables avec un test spécifique chez le médecin allergologue […].

    Dr Catherine Quéquet, allergologue

    Le saviez-vous ?

    Pas tous égaux face aux allergies.

    Deux facteurs déclenchent l’allergie : l’exposition à un allergène et la prédisposition génétique. « Une personne ne devient pas allergique du jour au lendemain, précise le Dr Quéquet. Son organisme va réagir face à un allergène comme le poil de chat parce qu’il aura été exposé plusieurs fois ou plusieurs années. Ce risque est démultiplié si l’un de ses parents est lui-même allergique. »

    2 Allergies : gare aux piqûres d’abeilles ou de guêpes

    Pendant l’été, les piqûres d’insectes sont courantes et pour certaines personnes, elles révèlent alors une allergie. « Ce sont surtout les piqûres d’abeilles ou de guêpes qui déclenchent une réaction allergique, observe le Dr Quéquet. Si la zone de piqûre s’étend sur une dizaine de centimètres, déclenche démangeaisons et brûlures, ou un gonflement de la peau, il est nécessaire de consulter un médecin. » Si vous constatez un gonflement au niveau du visage et du cou, avec une gêne respiratoire, ou face à un choc anaphylactique (réaction allergique rapide et violente), il faut appeler le Samu au 15.

    Face aux piqûres d’insecte, la solution est de se faire désensibiliser. « La désensibilisation est très efficace, de l’ordre de 95 % pour la guêpe et plus de 80 % pour l’abeille », assure le médecin allergologue. Le traitement médicamenteux est lui aussi efficace en cas de réaction modérée. Au quotidien, il convient d’utiliser des répulsifs anti-insectes pour vous protéger.

    3 Les acariens et les chenilles : le risque allergique existe !

    Les acariens aiment l’humidité et la chaleur des maisons l’hiver, mais on les retrouve aussi en été ! Responsables de la majeure partie des allergies, ces insectes prolifèrent dès que la température dépasse les 20 °C. Pour vous débarrasser des acariens, pensez à aérer votre logement tous les jours. « Il convient aussi de dépoussiérer régulièrement vos meubles avec un chiffon humide, puis de passer l’aspirateur deux à trois fois par semaine. Lavez vos draps à 60 °C et n’oubliez pas de passer en machine les peluches de vos enfants », indique l’allergologue.

    Un contact avec une chenille processionnaire peut également vous provoquer une allergie : urticaire, éruption cutanée douloureuse, fortes démangeaisons, éternuements… Ces chenilles possèdent des poils urticants qui peuvent se détacher et être transportés facilement sous l’effet du vent, et atteindre votre peau ou vos vêtements. Les symptômes disparaissent généralement d’eux-mêmes en quelques jours à quelques semaines, mais si vous constatez une aggravation des symptômes, il est préférable de consulter votre médecin.

    4 La lucite estivale ou l’allergie au soleil

    Autre réaction : l’allergie au soleil. « Aussi appelée lucite estivale, elle concerne surtout les jeunes femmes », indique le Dr Quéquet. Elle se manifeste par des boutons rouges sur toutes les zones exposées aux UV, y compris si le temps d’exposition est bref, pendant un trajet métro/bureau par exemple. « La lucite estivale dure plusieurs années et disparaît comme elle est venue », rassure l’allergologue. Pour prévenir cette allergie, le médecin préconise, les deux mois précédant les beaux jours, des séances de photothérapie chez un dermatologue. En parallèle, il est essentiel de vous appliquer une crème solaire indice 50+ à chaque exposition, peu importe la couleur de votre peau et la nature de votre allergie.

     

    La lucite estivale dure plusieurs années et disparaît comme elle est venue.

    Dr Catherine Quéquet, allergologue

    Le saviez-vous ?

    Certains médicaments et cosmétiques peuvent provoquer des réactions cutanées semblables à la lucite estivale : rougeurs, boutons, plaques, démangeaisons ou coloration anormale de la peau… Il ne s’agit pas d’une allergie, mais si vous prenez des médicaments, veillez toujours à consulter votre pharmacien pour savoir s’ils sont photosensibilisants. Pour les cosmétiques, il convient d’en utiliser des sans parfum l’été.

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    L’Essentiel de l’article

    • En cas d’allergie au pollen, portez chapeau et lunettes pour vous protéger.
    • La désensibilisation est une solution efficace contre les allergies.
    • L’été, privilégiez des cosmétiques sans parfum.
    • Si vous êtes allergique au soleil, protégez-vous avec une crème solaire indice 50+.
  • Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

    Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

    La première chose à connaître lorsque vous choisissez des lunettes de soleil, c’est le type de couleur qui correspond le mieux à votre correction : marron si vous êtes myope, gris ou vert si vous êtes hypermétrope, par exemple. « Un emmétrope (vision normale) peut opter pour n’importe quelle couleur », explique Stéphane Benarrous, opticien.

    1 Choisir la bonne teinte selon ses activités

    Le choix des verres de vos lunettes de soleil dépend également de l’usage que vous souhaitez en faire. « Pour la course à pied, le vélo, les sports aquatiques ou en montagne, préférez les verres bruns, qui permettent de bien distinguer les reliefs et les contrastes. Vous pourrez ainsi anticiper les obstacles ou les bosses. Le brun clair, quant à lui, est conseillé pour faire une partie de golf ou de tennis par exemple, soit des sports qui nécessitent une bonne vision de près et de loin. Le jaune et l’orangé sont des teintes idéales pour la pêche et les sports de cibles comme la chasse », explique l’opticien. Pour un usage général, les teintes vertes et grises sont appréciables car elles ne dénaturent pas les couleurs.

    Fact-checking : plus les verres des lunettes de soleil sont foncés, plus ils protègent du soleil

     

    À savoir

    Les verres catégorie 4 sont les plus protecteurs, mais généralement aussi les plus foncés. Ils sont fortement déconseillés en voiture car ils n’offrent pas une visibilité optimale pour la conduite.

    2 Une protection optimale

    « Quels que soient la couleur des verres et votre type de correction, je recommande au minimum une protection 3 pour être parfaitement protégé. En pleine mer ou en haute montagne, privilégiez une protection 4, car il y a beaucoup de réverbération. Pour l’esthétique et le confort, les classes 0 à 2 suffisent », ajoute Stéphane Benarrous. Mais il ne faut pas se fier seulement à la couleur des verres pour la protection. « Seules les lunettes certifiées « UV CE » apportent un filtre anti-UV », précise-t-il. Il est donc recommandé d’acheter vos lunettes de soleil chez un opticien qui possède toute l’expertise pour vous conseiller.

    À savoir

    Sur le plan réglementaire, le marché des lunettes de soleil est soumis à un strict contrôle de la part de la DGCCRF (1) afin de garantir la protection de vos yeux.

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    L’Essentiel de l’article

    • Choisissez une couleur de verre adaptée à votre correction.
    • Optez pour des lunettes certifiées « UV CE ».
    • Privilégiez une classe de lunette adaptée à vos activités.

    (1) DGCCRF, Lunettes de soleil : comment choisir la bonne protection ?, 2020

  • En cas de morsure de tique ou de taon, faut-il endormir l’insecte pour le retirer ?

    En cas de morsure de tique ou de taon, faut-il endormir l’insecte pour le retirer ?

    Endormir la tique pour la retirer, en voilà une fausse bonne idée ! En effet, prendre un coton imbibé d’éther ou d’alcool à 90 °C pour anesthésier la tique et donc la retirer plus facilement, c’est risqué que cette dernière ne régurgite sa salive, augmentant donc le risque de transmission de virus.

    La bonne méthode : Saisir l’insecte à l’aide d’un tire-tique, en tournant doucement pour ne pas séparer la tête du corps. Une fois débarrassée de l’intrus, désinfectez la plaie et vérifiez qu’aucune rougeur n’apparaît les jours suivants. Si vous observez des signes de surinfection au niveau de la piqûre (gonflement, rougeur, chaleur, douleur), prenez rendez-vous chez un médecin ou consultez en ligne grâce à la téléconsultation.

    À savoir

    La morsure de tique peut être à l’origine de nombreuses maladies, notamment la maladie de Lyme qui touche la peau, les articulations et le système nerveux.

    Et que faire en cas de piqûre de taon ?

    Bien souvent bénigne, la piqûre de taon peut être douloureuse et provoquer des démangeaisons. Le premier réflexe à avoir est de la désinfecter avec une solution antiseptique ou de l’eau et du savon. Ne vous grattez pas, vous risqueriez d’infecter la lésion. Pour calmer les démangeaisons, appliquez une crème apaisante ou un gel antihistaminique en cas de réaction allergique. Il serait dommage de laisser une allergie gâcher votre été !

    Bon à savoir

    Les tiques sont répandues partout en France, surtout en dessous de 1 500 m d’altitude. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Le taon, quant à lui, est visible durant la journée, dans les régions chaudes, à la campagne et près de points d’eau tels que les rivières ou les piscines, mais aussi des élevages de bétail.

    L’Essentiel de l’article

    • Ne surtout pas endormir la tique/le taon avec de l’alcool.
    • Utiliser un tire-tique pour retirer la tique entièrement.
    • Toujours bien désinfecter la peau après une piqûre d’insecte.