Catégorie : Veiller sur ma santé

  • 5 choses à connaître sur l’homéopathie

    5 choses à connaître sur l’homéopathie

    1 Comment a été inventée l’homéopathie ?

    On doit l’invention de l’homéopathie à un médecin allemand : Samuel Hahnemann. En 1790, alors qu’il traduit les recherches d’un confrère sur l’écorce de quinquina, médicament prescrit contre la fièvre, Hahnemann a l’idée d’expérimenter sur lui-même les effets de cette substance. Il constate qu’elle entraîne des troubles identiques à ceux pour lesquels elle était habituellement prescrite. Le médecin est certain qu’il existe un principe de similitude : « Pour guérir radicalement certaines affections chroniques, on doit chercher des remèdes qui provoquent ordinairement dans l’organisme humain une maladie analogue. »

    L’homéopathie, nom formé à partir de deux mots grecs, homoios, semblable, et pathos, maladie, s’appuie sur la loi de la similitude : une substance qui provoque des symptômes chez une personne saine peut guérir ces mêmes symptômes s’ils se présentent chez une personne malade. Un principe qui s’oppose à l’allopathie qui utilise des substances dont les effets sont contraires à ceux que la maladie provoque (2).

    Bon à savoir

    En France, l’homéopathie ne peut être pratiquée que par des médecins, docteurs en médecine, docteurs en chirurgie dentaire, sages-femmes, selon les articles L4111-1 du Code du travail et conformément aux directives du rapport Lebatard-Sartre (1998).

    2 Quels sont les grands principes de l’homéopathie ?

    Cette « loi de similitude » est indissociable de deux autres grands principes de l’homéopathie : l’infinitésimalité et la globalité. Préparés à partir de substances végétales, minérales ou animales, les remèdes homéopathiques ont été dilués à plusieurs reprises selon une technique spécifique appelée « dynamisation » jusqu’au niveau dit « infinitésimal ».

    La dilution, c’est le fameux CH que l’on peut lire sur l’étiquette. Au regard de ses expérimentations, Hahnemann conclut que plus un remède est dilué, plus il agit et que, de surcroît, il peut, selon le degré de dilution, répondre à des usages différents. Les basses dilutions (4, 5 CH) agiraient sur les signes physiques et localisés comme une éruption de boutons par exemple. Les hautes dilutions (15 à 30 CH) sur les signes psychiques. Les moyennes dilutions (7 à 9 CH) sont réservées aux troubles dits fonctionnels (douleurs, spasmes, fièvres, etc.) (3).

    Autre principe propre à l’homéopathie : la globalité. Il est impossible de soigner un patient sans prendre en compte la totalité de ses symptômes. Pour déterminer un remède efficace, le médecin homéopathe va donc considérer l’individu dans son ensemble, avec tous les symptômes physiques et psychiques qu’il présente, en tenant compte de la description bien personnelle qu’il en donne. De même qu’un symptôme ne peut être pris en compte que s’il est précis. Par exemple, avoir le nez qui coule est insuffisant pour prescrire un remède contre le rhume. Y a-t-il écoulement clair ou jaune ou quand cela survient-il ? Cette recherche au plus près des symptômes propres à chaque patient est nommée individualisation par les homéopathes (2).

    Besoin d’une couverture santé ?

    Le contrat Santé de la Macif prend en charge* vos séances d’homéopathie jusqu’au 31 décembre 2020.

    3 Quels maux peut-on soigner avec l’homéopathie ?

    L’homéopathie ne permet pas de soigner les maladies graves, qui relèvent toutes de la médecine allopathique, mais elle peut être utilisée en complément d’un traitement médical, pour soulager des douleurs postopératoires, minorer les effets secondaires d’un traitement allopathique sévère, aider à la consolidation des os après réduction d’une fracture, ou encore prévenir les récidives (2). Votre médecin traitant peut vous conseiller.

    Elle est particulièrement indiquée comme médecine de prévention et permettrait de soulager un certain nombre de maux du quotidien : stress, diarrhée, allergies, mal des transports, piqûres d’insecte, angoisses, règles douloureuses, hypertension artérielle, problèmes de sommeil, etc.

    Pour les enfants et bébés, cette médecine douce est tout particulièrement appréciée. Des médicaments homéopathiques pourraient aider à soigner les angines, otites, coliques du nourrisson, rhume, gastro, poussées dentaires, bosses… (4)

    77 %

    des Français ont déjà pris de l’homéopathie au cours de leur vie et 74 % d’entre eux jugent qu’ils sont efficaces. (5)

    4 Quels sont les différents modes d’administration de l’homéopathie ?

    Il existe différentes formes de présentation des médicaments homéopathiques. Les plus courantes sont les granules et les globules. Les premiers sont des petites boules de lactose et de saccharose enduites du remède plus ou moins dilué. Ces granules se prennent chaque jour par trois, quatre ou cinq. Les globules de même composition que les granules sont de minuscules billes de 3 à 5 mg chacune. Conditionnées dans des tubes unidoses, elles s’administrent en une seule fois.

    Cette présentation est le plus souvent prescrite dans les traitements de fond, en moyenne et haute dilution, en prises espacées ou quotidiennes sur une courte période.

    Enfin, l’homéopathie en gouttes est particulièrement adaptée pour les enfants jeunes ou pour traiter certains troubles comme les difficultés d’endormissement. Les préparations homéopathiques en gouttes sont utilisées généralement à la dose de 15 à 100 gouttes de deux à trois fois par jour (2).

    5 L’homéopathie : quelle efficacité ?

    La controverse sur l’homéopathie est vieille de plus de 200 ans et n’est pas près de prendre fin. Il y a d’un côté les convaincus de son efficacité et de l’autre les sceptiques qui pensent que l’homéopathie, parce qu’elle ne contient pas de substances actives, n’a qu’un effet placebo.

    L’Essentiel de l’article

    • Aucune maladie grave ne peut être soignée par l’homéopathie.
    • L’homéopathie utilise des doses infiniment petites si bien qu’elle ne présente aucun danger de toxicité.
    • Pour prescrire le bon traitement, le médecin homéopathe tient compte de l’état de santé général du patient.

    (1) Sondage Odoxa, « Baromètre santé 360 », janvier 2019.
    (2) Dr Jean-Claude Houdret, Bien se soigner par l’homéopathie, éd. Solar.
    (3) Dr Joliot Nguyen Tan Hon, Dr Jean-Paul Nowak, Homéopratique familiale, éd. Jouvence
    (4) Passeport Santé, « 7 maux de l’enfant à soulager avec l’homéopathie ».
    (5) IPSOS-Boiron, « Les Français et l’homéopathie », 2018.

    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Manger sans pesticides : comment éliminer ces substances de notre alimentation ?

    Manger sans pesticides : comment éliminer ces substances de notre alimentation ?

    Insecticides, fongicides, herbicides, parasiticides… Les résidus de pesticides de synthèse présents dans les aliments constituent une véritable préoccupation pour 93 % des Français (1) qui s’inquiètent de leurs effets sur la santé. Et pour cause, aussi infimes soient-elles, ces traces ne seraient pas inoffensives. Alors que de nombreux pesticides sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens (2), l’Inra a récemment rappelé leur responsabilité, à fortes doses, dans la survenue d’irritation cutanée, de dérèglement du système nerveux central mais aussi de la maladie de Parkinson ou de cancers (3).

    Problème, ces substances sont omniprésentes dans l’alimentation. Plus de 3 fruits sur 4 (72,6 %) et 4 légumes sur 10 (41,1 %) issus de l’agriculture non-biologique présentent ainsi des doses de pesticides supérieures à 0,01 milligramme par kilogramme (4). Les chasser de son assiette nécessite donc d’adapter ses habitudes de consommation.

    62 %

    des Français consomment des aliments bio.
    C’est deux fois plus qu’il y a 20 ans. (1)

    1 L’agriculture biologique, est-elle le meilleur rempart contre les pesticides ?

    Se tourner vers le bio* apparaît comme le moyen le plus simple et le plus efficace d’éliminer les pesticides de son alimentation. D’autant que, contrairement aux idées reçues, ces produits ne sont pas exclusivement réservés à une clientèle aisée, comme le confirme Angélique Piteau, chargée de communication et de plaidoyer du réseau Cocagne.

    « Nos 105 jardins produisent des légumes biologiques qui sont ensuite distribués sous forme de paniers hebdomadaires à nos adhérents-consommateurs. Notre objectif est de rendre l’alimentation durable accessible à tous et de prouver que, même avec un petit budget, il est possible de consommer des fruits et légumes bio », indique-t-elle. Et de préciser que les Jardins de Cocagne sont tous certifiés « Agriculture Biologique », un label qui atteste du non-recours à des pesticides de synthèse au cours de la production.

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient le Réseau Cocagne.

    Le Réseau Cocagne, qu’est-ce que c’est ?

    Le Réseau Cocagne est une structure d’insertion sociale et professionnelle composée de 105 jardins disséminés dans toute la France. Chaque semaine, des assortiments de fruits et légumes bio, frais et de saison sont vendus à des adhérents-consommateurs et/ou à des commerçants en circuit court.

    2 « Les pesticides se concentrent dans la peau des fruits et légumes »

    Dans le cas d’aliments non bio, l’élimination totale des pesticides s’avère plus compliquée, si ce n’est impossible. Un simple rinçage à l’eau ne suffit pas puisque ces substances pénètrent plus ou moins profondément dans les fruits et légumes. Mieux vaut donc les faire tremper plusieurs minutes dans une eau additionnée de bicarbonate de soude.

    Une autre solution consiste à les éplucher avant de les consommer, « car les pesticides se concentrent surtout dans la peau des fruits et légumes. En ne l’ingérant pas, les risques sont certes réduits mais on perd en apport nutritionnel, une grande partie des fibres et vitamines de ces aliments se trouvant dans leur peau », prévient Angélique Piteau. « De même, s’agissant des céréales, les pesticides se retrouvent surtout dans les graines et enveloppes. Il est donc préférable de les consommer raffinées. »

    Le saviez-vous ?

    Près de 9 Français sur 10 (89 %) souhaitent être informés de la présence ou non de pesticides dans les produits alimentaires. (1)

    3 Une sensibilité aux pesticides très disparate

    Acheter des produits de saison et/ou privilégier les circuits courts permet également de limiter la charge toxique de son assiette. En effet, la réglementation française sur l’utilisation des pesticides étant plus stricte que de nombreux pays exportateurs, les produits de saison cultivés en France devraient en présenter une quantité moindre.

    Enfin, sachez que les fruits et légumes ne sont pas tous égaux face à cette exposition.

    « Les raisins par exemple, sont très sensibles aux parasites et donc très traités. Les résidus y sont donc nombreux. L’arboriculture est également connue pour avoir énormément recours aux pesticides car les parasites y sont très résistants. Mais paradoxalement, ces parasites ont développé leur résistance à la suite de l’utilisation massive de ces substances. Aujourd’hui, nous voyons donc les limites des solutions chimiques. La meilleure alternative désormais semble être de revenir au bio », estime Angélique Piteau.

    En attendant le tout bio, il est recommandé d’opter pour les fruits et légumes les moins exposés (maïs, asperges, betteraves, patates douces, oignons, potirons, avocat, kiwi, banane ou ananas) et d’éviter les raisins, cerises, framboises et groseilles non issus de l’agriculture biologique (4).

    Viandes, poissons, laitages

    La consommation de produits d’origine animale peut exposer aux pesticides de synthèse si les espèces concernées (bétail, volaille, poissons, etc.) consomment elles-mêmes des plantes ou céréales saturées en pesticides. En effet, des traces résiduelles de ces substances seront alors présentes dans les graisses animales, le foie, les reins ou le lait. Toutefois, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments, la majorité des aliments d’origine animale (84,4 %) (5) sont exempts de résidus de pesticides de synthèse quantifiables.

    Quoi qu’il en soit, pour limiter les risques, mieux vaut opter pour de la viande, du poisson et des laitages certifiés AB ou Bio. Ces labels de la Communauté européenne certifient que les animaux ont reçu une alimentation issue de l’agriculture biologique, saine et variée. En cas de maladie, ils doivent être soignés au moyen de thérapies naturelles et, par ailleurs, pouvoir bénéficier d’espace suffisamment vaste pour évoluer en liberté.

    L’Essentiel de l’article

    • 72,6 % des fruits et 41,1 % des légumes non-bio présentent des doses de pesticides quantifiables (4).
    • Les raisins, cerises, framboises et groseilles font partie des fruits les plus sensibles aux pesticides.
    • Privilégier des aliments biologiques est le meilleur moyen de chasser les pesticides de son alimentation.

    (1) Ifop/WWF, Les Français pour un changement de modèle agricole, 2017
    (2) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Liste des produits biocides susceptibles de contenir des substances perturbatrices endocriniennes », 2017
    (3) INRA, « Pesticides, une trop grande dépendance », 2014
    (4) Générations Futures, « Rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments », 2018
    (5) European Food Safety Authority, « Résidus de pesticides dans les aliments : le risque pour les consommateurs reste faible », 2017

    * Le ministère de l’Agriculture définit l’agriculture biologique (ou le bio) comme un mode de production trouvant son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels ; et excluant l’usage des produits chimiques de synthèse et des OGM, entre autres.

  • Que faire quand la vue commence à décliner ?

    Que faire quand la vue commence à décliner ?

    1 Presbytie, naturelle et bénigne

    La presbytie est un trouble de la vision très fréquent dont les premiers signes peuvent parfois se faire sentir dès 35 ans : la vision de près devient plus difficile, et on doit tenir son livre à bout de bras pour pouvoir lire… Elle est due à une perte de souplesse de l’œil liée naturellement à l’avancée en âge, et qui rend plus difficile la « mise au point ». Rien de grave donc, tout le monde ou presque est concerné et ça se « soigne » très bien ! Ce n’est cependant pas une raison pour la négliger : une presbytie non corrigée peut entraîner de réelles difficultés au quotidien, notamment pour la lecture, ainsi que des maux de tête dus à l’effort d’adaptation permanent des yeux.

    Bonne nouvelle pour les myopes (la myopie déforme la vision et la netteté sur les longues distances) : l’apparition de la presbytie va compenser partiellement la myopie pendant un temps. Vous pourrez donc sans doute voir de près sans lunettes pendant plus longtemps qu’une personne non myope. Mais pas de miracle : la presbytie finira par vous rattraper et, quoi qu’il en soit, vous aurez toujours besoin de vos lunettes pour voir de loin…

    1,1 milliard

    de personnes dans le monde sont concernées par la presbytie.*

    2 Faut-il consulter un ophtalmologue ?

    Oui, c’est conseillé ! Certes, la presbytie elle-même n’est pas grave et peut, au moins dans un premier temps, être compensée par une simple paire de lunettes achetée en pharmacie ou en supermarché (voir ci-dessous). Elle peut néanmoins masquer d’autres troubles de la vision jusqu’alors non détectés, et qui tendent à s’aggraver avec l’âge comme l’astigmatisme (déformation des contours des images) ou l’hypermétropie (une difficulté à voir de près différente de la presbytie).

    La consultation d’un ophtalmologue permettra alors de dresser un diagnostic complet et de prescrire la meilleure correction possible pour vos futures lunettes. Et bien sûr, d’écarter toute maladie grave comme le glaucome ou la DMLA (voir plus bas).

    3 Une paire de « loupes » pour patienter

    En attendant votre rendez-vous chez l’ophtalmologue et la fabrication de vos verres sur mesure, vous pouvez compenser votre presbytie naissante à l’aide de « loupes de lecture » vendues en pharmacie ou en supermarché. Il s’agit de lunettes à verres grossissants simples, qui vous permettront de retrouver instantanément le plaisir de lire ! Les corrections proposées sont exprimées en dioptries, qui correspondent au niveau de grossissement des verres : +0,5 pour un grossissement très léger, +1 pour un grossissement un peu plus fort, etc. On trouve ainsi des corrections qui montent le plus souvent jusqu’à + 3,5.

    Avantage : elles sont efficaces, disponibles partout et bon marché (de 4 à 40 euros selon les modèles et les points de ventes, comptez 15 euros en moyenne). Elles peuvent faire office de deuxième ou troisième paire lorsque vous aurez fait faire des lunettes à votre vue si nécessaire.

    Inconvénient : c’est du one size fits all (taille unique), c’est-à-dire que la correction n’est pas personnalisée et n’est donc peut-être pas exactement adaptée à votre cas, d’où l’utilité de consulter un spécialiste. Et bien sûr, le choix d’une monture est beaucoup plus limité que chez un opticien…

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    4 Comment se faire faire une paire de lunettes ?

    Une fois l’ordonnance de l’ophtalmologue en poche, rien de plus simple ! Rendez-vous chez un opticien pour faire faire vos verres et choisir la monture sur laquelle ils seront montés. Pensez à vérifier la prise en charge des frais d’optique par votre complémentaire santé : le remboursement de l’Assurance maladie est encore très bas (de 2,29 euros à 24,54 euros par verre en fonction des corrections, ou un forfait annuel de 39,48 euros par lentille), la facture peut grimper très vite.

    Si vous souhaitez payer le moins cher possible, choisissez un centre optique mutualiste, à condition que votre mutuelle y soit affiliée : vous y trouverez des montures à petits prix et vous pourrez en principe bénéficier du tiers payant.

    5 Verres progressifs ou unifocaux ?

    Cela dépend de vos besoins et de vos préférences. Les verres progressifs ont l’avantage de corriger la vision de près (dans le bas du verre) tout en permettant une bonne vision de loin (dans le haut du verre). Ils nécessitent souvent un petit temps d’adaptation de quelques jours, et cela implique a priori que vous portiez vos lunettes en permanence. Certaines personnes préféreront des lunettes corrigeant uniquement la vision de près, à verres unifocaux, à porter de façon occasionnelle pour lire ou travailler. Discutez-en avec votre ophtalmologue et votre opticien qui vous guideront dans le choix le plus adapté à vos besoins et à votre style de vie.

    6 Peut-on corriger la presbytie avec des lentilles ?

    Même si l’option lunettes est de loin la plus répandue (pour des questions de simplicité d’usage et de tolérance), la presbytie peut très bien être corrigée avec des lentilles, qu’elle soit simple ou accompagnée d’astigmatisme ou d’hypermétropie. C’est d’autant plus vrai chez les personnes déjà porteuses de lentilles, qui n’auront qu’à adapter la correction et éventuellement le type de lentilles.

    Il existe de multiples sortes de lentilles (souples, rigides, unifocales, multifocales…) : si vous préférez des lentilles aux lunettes, l’ophtalmologue et l’opticien vous aideront à choisir le modèle qui correspond à vos besoins.

    Prendre soin de sa vue au quotidien

    • Quand vous lisez ou regardez la télé, veillez à avoir suffisamment de lumière : lire dans la pénombre est mauvais pour la vue.
    • Si vous travaillez sur ordinateur toute la journée, limitez les temps d’écran le soir, en particulier les tablettes et smartphones qui émettent beaucoup de lumière bleue. Faites régulièrement de petits exercices pour entretenir votre « souplesse » oculaire.
    • L’été et à la neige, protégez vos yeux des UV avec des lunettes de soleil adaptées (indice 3, voire 4). Attention : il est interdit de conduire avec des lunettes de soleil indice 4.
    • Les opticiens proposent généralement d’appliquer un filtre antilumière bleue sur les lunettes, une bonne option si vous travaillez sur écran. Mais son efficacité n’est que partielle : rien ne remplace le repos !
    • Certains aliments sont réputés bons pour la vue, en réduisant notamment le risque de glaucome ou de DMLA : la vitamine A (carotte, citrouille, abricots, jaune d’œuf…), le sélénium combiné à la vitamine E (avocat, amandes, noisettes…), la vitamine C (agrumes, poivron rouge, brocoli…) et les oméga-3 (poissons gras, huile de lin, etc.).
       
    • Lire aussi : Lumière bleue : pourquoi et comment s’en protéger ?

    7 Chirurgie et presbytie : possible avant 60 ans

    La chirurgie au laser peut corriger partiellement la presbytie en « rabotant » la cornée pour retrouver la profondeur de champ qui va permettre de récupérer une bonne vision de près. Elle est particulièrement indiquée chez les « jeunes » presbytes (avant 60 ans) car, au-delà, les bénéfices sont faibles.

    En fonction de votre situation, l’opération n’est pas la même :

    • pour les emmétropes, c’est-à-dire les personnes n’ayant jamais eu de troubles de la vue avant la presbytie : un seul œil est opéré, l’autre œil (le directeur) permettant de conserver une bonne vision de loin.
    • pour les myopes : s’ils choisissent l’opération, c’est pour corriger la myopie et non la presbytie. Le chirurgien laisse alors une légère myopie sur un œil pour compenser l’arrivée de la presbytie.
    • pour les hypermétropes : l’opération permettra de corriger principalement l’hypermétropie, ce qui a des effets bénéfiques partiels pour la presbytie.

    Dans tous les cas, on ne retrouve jamais la vision de sa jeunesse ! La presbytie continue d’évoluer et le port de lunettes devient généralement inévitable quelques années plus tard.

    8 Vue qui baisse : les autres causes possibles

    D’autres causes que la presbytie peuvent expliquer une baisse de la vision, même si leur apparition est souvent plus tardive (50 ou 60 ans). C’est le cas notamment de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), du glaucome et de la cataracte. Prises à temps, ces maladies peuvent voir leur évolution stoppée par un traitement adapté qui permettra de sauver la vue restante. Il est donc impératif de toujours consulter un ophtalmologue quand on constate une déperdition de vision dans un œil ou les deux.

    Si vous n’avez pas de problèmes de vue, il est conseillé de consulter un ophtalmologue tous les deux à trois ans jusqu’à 50 ans. À partir de 50 ans, tous les deux ans, voire tous les ans, et à partir de 60 ans, au moins une fois par an.

    L’Essentiel de l’article

    • La presbytie est une évolution naturelle de la vue.
    • De simples lunettes ou lentilles peuvent la compenser efficacement.
    • Mieux vaut consulter un ophtalmologue pour exclure toute autre cause et obtenir des lunettes à sa vue.
    • Une opération ou le port de lentilles est aussi possible.

    * OMS, Rapport mondial de l’OMS sur la vision, 2017.

    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

  • Pratiquer une activité physique pendant la grossesse est indispensable

    Pratiquer une activité physique pendant la grossesse est indispensable

    1 La marche ou la course à pied

    La marche constitue l’activité la plus facile et la plus sûre, et ce, tout au long de la grossesse. Elle permet de rester en forme sans trop solliciter les articulations, et c’est un très bon exercice cardiovasculaire.

    Pour les femmes adeptes du jogging, être enceinte – et à la condition de ne pas présenter de contre-indication médicale et d’avoir l’approbation de son médecin – ne vous empêche pas de continuer de courir. C’est le moyen le plus efficace pour faire travailler le cœur et le corps et pour améliorer la circulation sanguine. Vous devez en revanche impérativement réduire la durée et l’intensité de vos entraînements. Et il est recommandé d’arrêter à partir du troisième trimestre pour éviter toute complication.

    L’avantage de la marche ou de la course à pied tient à ce que vous pouvez les pratiquer à votre guise, selon votre emploi du temps.

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    2 La natation

    Vivement recommandée par les professionnels de la santé, la natation allie détente, bien-être et activité sportive. Sans danger, elle peut être pratiquée par toutes les femmes pendant les neuf mois de grossesse.

    Elle fait travailler tous les muscles du corps, tout en étant profitable pour le système cardiovasculaire, évite ou diminue certains maux de la grossesse, comme le risque d’œdème, les nausées ou le diabète gestationnel, et soulage l’anxiété et l’angoisse parfois ressenties par les femmes enceintes.

    L’idéal est de faire deux à trois séances de natation par semaine. Elles doivent durer entre 45 minutes et une heure, avec quelques petites pauses. Pensez à varier les nages (brasse, crawl et dos crawlé) et les exercices.

    3 Le yoga

    Pratique ancestrale indienne, le yoga repose sur des postures et des étirements spécifiques conjugués avec des exercices de respiration.

    Sa pratique régulière va permettre de tonifier votre corps et vos muscles, d’augmenter votre « énergie vitale », et de ressentir de la sérénité.

    Les postures visant à délier la colonne vertébrale vont par exemple muscler le dos, permettre à la femme enceinte de moins se cambrer sous le poids du bébé et de rééquilibrer sa position. Autre exemple de ses bienfaits, le yoga procure une sensation de légèreté, appréciable en cas de jambes lourdes.

    À chaque trimestre ses exercices : besoin de détente et de changement de rythme au premier, assouplissement et connexion avec le bébé au deuxième, et enfin, regain de tonus à l’approche de l’accouchement en fin de grossesse.

    Faites attention de ne pas trop pousser les étirements et de ne pas trop forcer sur votre souplesse.

    4 La méthode pilates

    Les Pilates sont une méthode d’exercice physique qui permet de renforcer ses muscles tout en travaillant sa souplesse. Justement, la femme enceinte peut constater que son centre de gravité évolue au fur-et-à-mesure des mois. La pratique des Pilates permettra de rétablir une posture équilibrée, en renforçant la région abdominale qui porte le bébé, tout en contrôlant mieux sa respiration.

    Les exercices les plus doux, qui demandent peu d’efforts seront bien sûr à privilégier, parce que les muscles de l’abdomen ne doivent pas être trop sollicités, notamment ceux qui sont situés en haut du ventre.

    Au cours des deux premiers trimestres, travailler les muscles situés vers le bas du ventre est conseillé, comme le muscle transverse et le périnée pour prévoir les suites de l’accouchement. Au cours du dernier trimestre de la grossesse, l’effort portera plutôt sur les muscles du dos pour soulager notamment les douleurs lombaires.

    Prévoyez une durée d’environ 45 minutes pour chaque séance.

    5 Le vélo

    Bien sûr, pour ne courir aucun risque, il est préférable de privilégier la version appartement, mais le vélo constitue un sport parfait pour la femme enceinte. Il sollicite les capacités musculaires, circulatoires (meilleur retour veineux) et respiratoires (amélioration de la capacité d’oxygénation de votre corps) sans impact sur les articulations (genoux, chevilles et hanches).

    Choisissez bien votre modèle si vous privilégiez la balade. Et pédalez le dos droit. N’hésitez pas à consulter un expert (un coach sportif, un vendeur de cycles, …) qui corrigera votre position sur le vélo. Vous devrez l’adapter au cours de votre grossesse.

    Au cours des deuxième et troisième trimestres, vous pédalerez les jambes plus écartées et les genoux légèrement tournés vers l’extérieur. Votre selle doit être parfaitement horizontale, non inclinée vers l’avant. Ajustez le guidon pour éviter de pédaler dos rond qui entraîne de fortes pressions sur l’utérus et des douleurs.

    Vous pouvez faire du vélo tout au long de la grossesse, c’est votre fatigue qui décidera du bon moment pour arrêter.

    6 Ne jouez pas les casse-cou

    Inutile de prendre des risques inconsidérés pendant la grossesse. Évitez donc les sports extrêmes et brutaux comme :

    • l’équitation, le ski et de manière générale tous les sports qui vous font courir le risque de faire une mauvaise chute ;
    • les sports de balle collectifs ;
    • les arts martiaux (judo, karaté…) ;
    • le tennis ou l’alpinisme qui causent des secousses assez fortes et peuvent provoquer des entorses et donc de mauvaises chutes ;
    • la plongée sous-marine, l’apnée étant très dangereuse pour le fœtus.

    L’Essentiel de l’article

    • Faire du sport est recommandé pour les femmes enceintes.
    • La marche est l’activité physique la plus facile à pratiquer.
    • La natation est très appréciée des professionnels de santé.
  • Le droit à l’oubli bénéficie aux anciens malades du cancer

    Le droit à l’oubli bénéficie aux anciens malades du cancer

    Le droit à l’oubli permet aux personnes ayant été atteintes d’un cancer, dix ans après la fin du protocole thérapeutique et en l’absence de rechute (5 ans pour les cancers survenus avant 18 ans) de retrouver des conditions favorables pour leur assurance emprunteur liée à un prêt immobilier notamment. Il est régi et encadré par la Convention AREAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), signée par les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque, de l’assurance et de la mutualité et les associations de malades et de consommateurs. La convention couvre d’autres pathologies que le cancer, référencées dans une grille * qui évolue dans le temps en fonction des progrès thérapeutiques et peut ainsi concerner toute personne atteinte d’une maladie chronique ou certains types de handicaps.

    Si vous êtes concerné(e), vous pouvez invoquer le droit à l’oubli en changeant d’assurance emprunteur dans le cadre de la loi Bourquin. Vous pourrez ainsi pleinement bénéficier de garanties qui avaient pu, au titre de vos antécédents médicaux, vous être refusées ou qui avaient fait l’objet d’une majoration. Ainsi, vous serez à la fois mieux couvert par votre assurance emprunteur et vous êtes susceptibles de réaliser des économies sur les mensualités de votre prêt immobilier.

    Bon à savoir

    Même si vous ne remplissez pas les conditions du droit à l’oubli mentionnées ci-dessus, vous pouvez quand même renégocier votre assurance emprunteur avec de meilleures garanties et à un taux réduit. Faites établir un devis à garanties équivalentes pour évaluer le bénéfice.

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    ** L’économie de 10 000 euros dépend de la durée du prêt et du profil de l’emprunteur.

  • En France, 25 à 30 % des personnes sont allergiques à au moins une substance

    En France, 25 à 30 % des personnes sont allergiques à au moins une substance

    1 Définition de l’allergie

    Une allergie est une réaction de défense excessive de l’organisme face à un « intrus » (appelé allergène). Il peut s’agir de pollens ou de plantes, d’un aliment, d’un venin d’insecte, de poils d’animaux, d’acariens, de métaux, d’additifs alimentaires, d’un médicament, ou même d’une simple poussière… Mais pas seulement ! On peut être allergique à tout ou presque. Les symptômes sont eux aussi très variés, d’une démangeaison bénigne à la crise d’asthme voire, dans les cas extrêmes, à un choc anaphylactique pouvant être mortel.

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    2 Les symptômes courants

    En France, les plus courantes sont les rhinites (nez qui coule) à égalité avec les dermatites atopiques (irritations, démangeaisons, eczémas de contact) qui représentent chacune 15 à 20 % des cas d’allergies. Viennent ensuite l’asthme (7 %) et les allergies alimentaires, autour de 2 à 5 % (1).

    3 Les allergènes les plus fréquents

    Le latex et les métaux comme le nickel et le chrome sont les matières le plus souvent responsables d’allergies. Chez les plantes, les pollens de bouleau, de cyprès, d’olivier ou de noisetier sont de grands responsables d’allergies, tout comme les graminées ou l’ambroisie. Du côté des aliments, le lait de vache, les œufs de poule, l’arachide et les fruits de mer sont les plus souvent rencontrés. Enfin, chez nos amis à quatre pattes, c’est le chat qui nous cause le plus de tracas puisque plus de 25 % des Européens (2) y seraient sensibilisés à des degrés divers ! À l’inverse, il existe des formes rares d’allergies comme l’urticaire aquagénique (allergie à l’eau) et ou encore l’allergie au froid.

    4 Les zones à risque

    Parce qu’elles dépendent de la végétation locale, les allergies aux pollens et aux plantes varient en fonction des régions et des saisons. Le Languedoc-Roussillon et le pourtour méditerranéen sont ainsi particulièrement concernés par les allergies aux cupressacées (famille d’arbustes et de plantes proches des pins) au mois de mars. Au même moment, la Bretagne ou le Val de Loire sont relativement épargnés… jusqu’à l’arrivée de la floraison ou de la germination en avril ou en mai. Pour connaître le risque en temps réel, consultez la carte de vigilance des risques allergiques liés aux pollens sur le site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ou téléchargez l’application mobile Alertes Pollens. Les autres allergies, en revanche, ne sont pas impactées par le facteur géographique.

    (1) Inserm, Les allergies

    (2) Medscape, Allergies animales : le chat est loin d’être l’unique coupable, 2012

  • Piqûre de guêpe et bobos de l’été : comment les éviter et les soigner ?

    Piqûre de guêpe et bobos de l’été : comment les éviter et les soigner ?

    1 Attention aux piqûres des guêpes…

    Abeilles et guêpes viennent souvent jouer les trouble-fêtes lors des déjeuners en plein air. Leurs piqûres font plus mal qu’elles ne sont dangereuses. À moins que vous soyez allergique ou piqué à un endroit sensible (près des yeux, de la bouche…). Auquel cas, il faut appeler un médecin.

    S’il s’agit d’une abeille, retirez le dard de la piqûre avec une pince à épiler et désinfectez avec de l’alcool. En revanche, les guêpes et les frelons peuvent vous piquer à plusieurs reprises. La piqûre du frelon, et notamment celle du frelon asiatique, est plus douloureuse, car plus profonde et plus chargée en venin.

    Chez les personnes allergiques, la réaction à la piqûre se manifeste par des rougeurs accompagnées de fortes démangeaisons, un gonflement du visage, des vertiges, des difficultés respiratoires, de la pâleur, et une sensation d’étouffement. Il faut alors coucher la victime et lui surélever les jambes. Appelez ensuite les urgences pour la transporter à l’hôpital.

    Si vous êtes piqué dans la bouche ou dans la gorge, le gonflement peut être rapide et important et entraîner des difficultés respiratoires. Prenez un glaçon à sucer et consultez immédiatement un médecin, ou rendez-vous aux urgences d’un hôpital.

    Pour empêcher abeilles et guêpes de vous piquer, ne faites pas de mouvements brusques pour les éloigner, l’erreur que nous commettons tous, ne marchez pas pieds nus et portez des vêtements aux couleurs neutres.

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    2 … des moustiques, des taons et fourmis…

    Les piqûres de moustiques, de taons et de fourmis entraînent de simples démangeaisons et rougeurs, voire des boursouflures. Elles nécessitent néanmoins d’être nettoyées à l’eau et au savon, voire d’appliquer une crème. La douleur disparaît toute seule dans les heures qui suivent la piqûre.

    Faites attention également au virus du chikungunya. Il est transmis à l’homme par la piqûre du moustique tigre, présent dans le sud de la France, ou du moustique Aedes aegypti, qui vit dans les départements et territoires ultramarins (Antilles, Nouvelle-Calédonie…). Notez également que la maladie est endémique, notamment en Asie du sud et en Afrique.

    Le virus provoque chez les patients des douleurs articulaires aiguës (aux poignets, aux doigts, aux chevilles…), souvent invalidantes et qui peuvent être persistantes. Elles s’accompagnent de fièvre, de maux de tête, de douleurs musculaires, d’une éruption cutanée au niveau du tronc et des membres. Les traitements existants reposent uniquement sur la prise d’antidouleurs et d’anti-inflammatoires.

    Les vêtements à manches longues constituent la meilleure parade. Les sprays antimoustiques sont aussi efficaces, mais leur odeur peut vous incommoder.
     

    3 … et des serpents

    C’est plus rare, mais vous pouvez aussi vous faire mordre par une vipère, le seul serpent dont la morsure est dangereuse en France, mais très rarement mortelle.

    Les symptômes surviennent entre une demi-heure et quelques heures après la morsure : douleur intense, gonflement autour de la morsure, nausées, vomissements, diarrhée, accélération du rythme cardiaque. Dans les cas les plus sévères, l’œdème se développe au-delà du membre mordu et un état de choc ainsi que des saignements peuvent survenir.

    Plutôt que de jouer les apprentis sauveteurs, prévenez les secours. Il est fortement déconseillé d’aspirer le venin avec la bouche, d’inciser la plaie ou de poser un garrot. La pompe à venin n’est également d’aucune utilité.

    En attendant que les secours arrivent, désinfectez la plaie, enlevez à la victime tout ce qui pourrait entraîner une compression si un œdème se forme (bague, ceinture…), appliquez un bandage sur le membre mordu et immobilisez-la en surélevant légèrement le membre atteint.

    Mieux vaut prévenir que guérir : lors de vos balades à travers champs ou dans les zones pierreuses, chaussez-vous de chaussures montantes et munissez-vous d’un bâton pour effrayer les serpents.

    Si vous voyagez en dehors de la France, voire de l’Europe, certaines morsures de serpents peuvent s’avérer mortelles. En cas de morsure, il faut tout faire pour ralentir la diffusion du venin, ce qui nécessite de ralentir le rythme cardiaque de la victime. Cela passe par les précautions d’usage évoquées ci-dessus. Le patient doit être ensuite impérativement évacué vers un hôpital où les médecins pourront lui injecter un sérum antivenimeux. Ils sont les seuls habilités à le faire en raison du risque d’allergie existant.

    4 Mais aussi au soleil

    Le soleil est souvent trompeur. Une trop forte exposition sans protection et vous voilà avec d’horribles coups de soleil. En plus d’être rouge, la peau vous brûle. Pour soulager la douleur, il faut appliquer des compresses d’eau froide plusieurs fois par jour sur les zones en feu ainsi qu’une crème analgésique. Et en cas de complication, là encore, consultez un médecin.

    Une exposition trop forte au soleil entraîne un vieillissement accéléré et prématuré de la peau et peut se traduire à long terme par un éventuel développement d’un cancer de la peau.

    Pour éviter les coups de soleil, les protections à prendre sont simples : appliquer une crème solaire, se mettre à l’ombre, porter des vêtements clairs (évitez les matières synthétiques et optez plutôt pour du lin ou du coton), un chapeau, etc.

    5 Le bon réflexe contre les brûlures

    Pas d’été sans barbecue. Reste qu’un accident est vite arrivé : un coup de vent qui ravive les flammes sans prévenir, une main qui se pose par erreur sur du métal chauffé à blanc… Et ce d’autant plus si vous ne respectez pas les recommandations d’usage (allumer le barbecue avec de l’alcool à brûler ou de l’essence par exemple).
     
    Pour refroidir la brûlure et arrêter la propagation aux tissus voisins, placer la partie brûlée sous l’eau froide pendant au moins cinq minutes, voire plus selon le degré et l’étendue de la brûlure, ou si ce n’est pas possible, appliquer un linge propre imbibé d’eau froide.

    6 Et les petites blessures

    L’été, les balades, les parties de foot improvisées dans le jardin ou la pratique de diverses activités (vélo en forêt ou en montagne, escalade, rafting…) n’épargnent pas les organismes : égratignures, coupures ou encore griffures. Rien de grave. Lavez les plaies au savon ou avec un antiseptique, en fonction de la gravité et de la profondeur de la plaie, et rincez-les bien.

    C’est d’autant plus important dans les pays tropicaux et chauds où les petites plaies peuvent rapidement s’infecter et s’aggraver.

    Avant de partir en vacances, vérifiez que vos vaccinations, notamment celle du tétanos, sont à jour.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Faites attention aux piqûres de toutes sortes.
    • Protégez-vous des coups de soleil.
    • Le barbecue, c’est convivial, mais une brûlure est vite arrivée.
    • Attention aux égratignures lors des sorties sportives.
  • Lutter contre le cancer en-dehors du parcours de soins

    Lutter contre le cancer en-dehors du parcours de soins

    1 Que faire pour améliorer la qualité de vie des patients ?

    S’occuper de la qualité de vie des patients, c’est les accompagner pour des soins qui ne sont pas directement liés à la maladie ou aux traitements. Par exemple, de façon courante, il s’agit des soins dits de « support » :

    • soutien psychologique ;
    • coachings personnalisés pour conserver une activité physique adaptée à chaque cas ;
    • recommandations nutritionnelles, soins socio-esthétiques, etc.

    Ces conseils sont bien évidemment prodigués par des professionnels de santé certifiés, spécialisés dans ces domaines, lors de consultations à l’hôpital et, depuis peu, au domicile des patients.

    2 Que propose la Ligue contre le cancer en matière de qualité de vie ?

    En plus des soins de support que je viens d’évoquer, nous conduisons aussi des expérimentations dans le cadre du Plan cancer national, qui consistent en un accompagnement des malades par d’autres malades. Ces « patients ressources » agissent à deux niveaux. D’une part, ils participent à la formation initiale des étudiants en médecine et des soignants en rapportant leur vécu et l’impact du cancer sur leur parcours de vie. Et en conséquence, sur ce qui peut être amélioré dans la relation aux soignants et au système de santé.

    D’autre part, les patients ressources interviennent directement auprès des malades pour les accompagner dans leur traitement, leur proposer des solutions pratiques pour certaines difficultés quotidiennes comme faire garder les enfants, par exemple. C’est un suivi humain qui vient en complément de ce que peuvent apporter les soignants.

    3 La stigmatisation des malades du cancer, notamment dans le milieu professionnel, est-elle encore présente aujourd’hui ?

    Malheureusement oui, elle est toujours très forte et c’est l’un des grands combats de la Ligue. C’est un point que nous travaillons car il est fondamental, surtout pour les patients jeunes, de se projeter dans un projet de vie après leur traitement. Il est très important de faire passer le message aux malades eux-mêmes, mais aussi et surtout aux entreprises et aux collègues, à savoir qu’il est tout à fait possible de reprendre une activité après la maladie.

    C’est la raison pour laquelle nous avons aussi mis en place des ateliers et des séances de coaching pour le retour à l’emploi ainsi qu’un programme d’actions auprès des entreprises (PACTE*). Ça paraît incroyable, mais j’ai parfois d’anciens malades qui me disent que le cancer a finalement été une chance pour eux, parce qu’il les a obligés à réévaluer leurs priorités dans la vie. Ce sont des personnes solides, de vrais battants ! Là aussi, nous pourrons faire appel aux patients ressources : ils peuvent se déplacer dans les entreprises pour faire de la sensibilisation. Leurs témoignages apportent un éclairage qui fait vraiment la différence auprès des personnes non malades.

    Nous avons également développé une plateforme de témoignages de personnes malades sur le champ de l’emploi : http://emploicancer.ligue-cancer.net. Ces témoignages courts sur des sujets précis participent à changer le regard sur le cancer et à poursuivre l’effort d’information essentiel pour un retour au travail réussi.

    4 Et la maladie peut aussi avoir des conséquences financières…

    Oui en effet, le cancer peut entraîner un arrêt de l’activité professionnelle sur des périodes plus ou moins longues – avec parfois une perte d’emploi à la clé – et/ou accentuer des difficultés matérielles existantes.

    Chaque comité départemental a donc aussi une commission sociale qui permet d’apporter une aide financière directe aux patients en grande difficulté financière.

    Ce sont des aides ponctuelles qui viennent en complément des dispositifs existants (assurance maladie, mutuelles, aides sociales, etc.) quand ceux-ci sont insuffisants. Quatre millions d’euros d’aide sont ainsi distribués chaque année en France aux patients en grande difficulté.

    5 En plus des actions directement destinées aux patients, quelles initiatives mettez-vous en place pour réduire l’impact du cancer sur la vie des malades et de leur entourage ?

    Nous réfléchissons activement à ce que nous pourrions faire pour soutenir également les aidants, c’est-à-dire les proches qui accompagnent directement un patient dans la maladie, car c’est une situation qui est souvent très difficile à vivre au quotidien.

    Enfin il ne faut pas oublier nos actions de lobbying, qui sont une façon plus indirecte mais très efficace d’améliorer la vie des malades et ex-malades, notamment avec la loi du droit à l’oubli, qui évite aux anciens malades de payer toute leur vie des surcoûts d’assurance ou d’avoir des difficultés à décrocher un prêt bancaire, par exemple. Là encore, les patients ressources sont une aide précieuse puisqu’ils intègrent aussi les instances de représentation des usagers du système de santé pour aider les malades à défendre leurs droits.

    6 Comment les patients peuvent-ils vous solliciter ?

    En plus de notre présence dans les services de cancérologie de certains hôpitaux, nous travaillons en proximité avec les personnes malades via nos comités départementaux présents partout en France, y compris dans les départements d’outre-mer.

    Nous essayons aussi d’ouvrir de plus en plus de points d’accueil – Espaces Ligue – dans les petites localités pour faciliter la vie des patients. Depuis peu, nous cherchons à développer l’accompagnement à domicile avec, au niveau de notre comité départemental de Loire-Atlantique, un nouveau service appelé Proxiligue.

    Il s’agit de proposer aux malades trois séances de soins de support à domicile portant sur l’activité physique, les soins esthétiques, le soutien psychologique et les conseils nutritionnels. L’aide à domicile est un nouvel axe d’expérimentation très prometteur car il permet d’éviter d’ajouter le stress des déplacements au stress de la maladie.

    Quand vous faites un don à Ligue contre le cancer, ce sont aussi tous ces dispositifs d’aide aux malades que vous soutenez.

    40 %

    des cancers pourraient être évités si les règles de prévention étaient respectées concernant l’alimentation, l’activité physique, le surpoids et l’obésité, la consommation d’alcool et de tabac.**

    Se faire dépister tôt pour mieux guérir

    En fonction de votre profil et facteurs de risque (âge, sexe, style de vie, activité sportive, etc.), l’INCA délivre des conseils personnalisés de dépistage des cancers les plus courants : sein, colon/rectum, bouche et poumons. Faites le tests sur e-cancer.fr.

    Aide à domicile, livraison de courses et de médicaments, garde d’enfant…

    En cas de pathologies lourdes*** le contrat Garantie Santé Macif offre de nombreux services. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Les soins de « support » regroupent le soutien psychologique, les conseils sur l’activité physique, la nutrition et les soins esthétiques.
    • La Ligue contre le cancer propose des coachings de retour à l’emploi et un soutien financier dans certains cas.
    • L’accompagnement des malades est assuré par des spécialistes, mais aussi par des « patients ressources ».
    • Des dispositifs d’accompagnement à domicile sont à l’essai dans certaines régions.

    Sources :

    * Programme d’actions toutes entreprises : sensibilisation des entreprises, formation des managers.

    ** Ligue contre le cancer.

    *** Prestations applicables aux assurés du contrat Garantie Santé Macif, concernés notamment par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.

  • 5 pistes pour arrêter le tabac

    5 pistes pour arrêter le tabac

    1 Les substituts nicotiniques

    Chewing-gums, patchs, inhalateur, pastilles… À chacun le sien, en traitement simple ou combiné. Le principe ? En délivrant une dose régulière ou ponctuelle de nicotine, ils atténuent la sensation de manque lié à l’arrêt du tabac. Le dosage et la durée du traitement dépendant du niveau de dépendance du fumeur, l’idée étant bien sûr de diminuer progressivement l’apport nicotinique. Prenez quelques pastilles pendant 6 semaines pour les chanceux, à plus de 6 mois de patch + inhalateur pour les plus accros.

    Utilisables dès 15 ans, les substituts ne connaissent quasiment aucune contre-indication. Ils doivent cependant être utilisés sous surveillance médicale par les femmes enceintes et les personnes ayant eu récemment un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Depuis peu, le forfait remboursé par l’Assurance maladie sur les substituts nicotiniques prescrits par un médecin a été augmenté pour passer à 150 € par bénéficiaire et par an.

    Le contrat Santé Macif vous accompagne dans l’arrêt du tabac en remboursant les substituts nicotiniques sur ordonnance médicale.

    2 L’accompagnement psychologique à l’arrêt du tabac

    Parce que traiter le manque physique du sevrage nicotinique ne suffit pas toujours, il peut être intéressant de coupler les traitements basiques avec un suivi psychologique ou une thérapie comportementale et cognitive (TCC).

    Ces méthodes agissent directement sur les gestes et les habitudes du patient, en une ou plusieurs séances selon les cas. Elles s’avèrent ainsi très efficaces pour aider les fumeurs à se débarrasser des rituels liés à la cigarette, à gérer le stress et la mauvaise humeur, et à ne pas rechuter par exemple, s’ils sont entourés d’autres fumeurs.

    Prescrites par le médecin traitant ou le tabacologue à l’origine de la démarche d’arrêt du tabac, elles peuvent également être délivrées directement en consultation de tabacologie.

    3 Les médicaments antitabac

    Pour les fumeurs les plus dépendants, un traitement médicamenteux peut être envisagé, bien évidemment sous contrôle médical strict pour ajuster la posologie au cas par cas et éviter les contre-indications.

    Deux molécules sont actuellement disponibles : le Bupropion LP (Zyban) et la Varénicline (Champix). Ils agissent sur les mécanismes du manque et permettent de supprimer ses effets les plus négatifs. Délivrés uniquement sur ordonnance et remboursés par l’assurance maladie sous certaines conditions, ils ne sont pas adaptés aux fumeurs de moins de 18 ans et aux femmes enceintes.

    58% des fumeurs réguliers déclarent vouloir arrêter de fumer.*

    4 La cigarette électronique

    Si elle fait encore beaucoup débat faute de recul sur le long terme, la plupart des tabacologues s’accordent sur le fait que l’e-cigarette peut être un moyen efficace de réduire voire de stopper sa consommation de cigarettes ordinaires (- 9 cigarettes/jour en moyenne pour les vapoteurs(1)), qui sont considérées en l’état actuel des connaissances comme beaucoup plus nocives.

    Si on utilise des e-liquides à la nicotine, l’e-cigarette officie comme un substitut en limitant la sensation de manque liée à l’arrêt du tabac. On peut alors réduire les doses progressivement, jusqu’à la suppression totale de la nicotine. Elle évite aussi au fumeur de changer complètement ses habitudes, puisque le geste et les moments de consommation restent quasiment identiques à ceux des fumeurs.

    À savoir : La cigarette électronique validée par la Haute Autorité de la Santé

    En 2016, la HAS a publié des recommandations concernant l’utilisation de la cigarette électronique, notamment : « que l’e-cigarette peut être considérée comme un outil d’aide au sevrage » et « qu’elle constitue un outil de réduction des risques du tabagisme ». Cependant, elle ajoute que l’e-cigarette « pourrait constituer un point d’entrée dans le tabagisme » et « induit un risque de renormalisation de la consommation ». La HAS recommande donc « d’informer, sans en faire publicité, les fumeurs des avantages et des inconvénients de la cigarette électronique ».

    5 Les méthodes anti-tabac alternatives

    Même si les médecines douces ou alternatives n’ont pas véritablement fait la preuve de leur efficacité, notamment sur le long terme, elles peuvent néanmoins être à considérer pour vous aider à arrêter de fumer.

    Hypnose, acupuncture, mésothérapie (médecine antidouleur), sophrologie, relaxation, homéopathie… C’est avant tout une question de feeling personnel, et pour certain(e)s, ça marche !

    D’une manière générale, ces techniques sont plutôt à envisager en complément d’une approche classique, surtout en cas de réelle dépendance.

    L’Essentiel de l’article

    • Les substituts nicotiniques constituent un bon traitement de base. Ils sont remboursés 150 €/bénéficiaire/an.
    • Les thérapies comportementales et cognitives sont efficaces pour gérer le stress et changer ses habitudes en profondeur.
    • Les médicaments sont réservés aux plus dépendants si les autres méthodes ont échoué.

    * OMS, Tabagisme.

    (1) Tabac info Service.

  • Le diabète touche 3,5 millions de personnes en France*

    Le diabète touche 3,5 millions de personnes en France*

    1 Une hyperglicémie chronique

    Le diabète est une maladie chronique liée à une concentration accrue de sucre dans le sang(1). Plus précisément, le taux de glucose dans le sang (glycémie) est élevé : on parle d’hyperglycémie. Cette instabilité de la glycémie vient du non-fonctionnement de deux hormones : l’insuline et le glucagon.

    Les disparités sont légion face au diabète :

    • le sexe : les hommes sont plus touchés que les femmes ;
    • les conditions sociales ;
    • et l’emplacement géographique : on retrouve plus de cas de diabètes dans les départements d’outre-mer et dans le nord de la France.

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    1/4

    des personnes âgées de plus de 75 ans sont diabétiques.

    2 Les différents types de diabètes

    Le diabète de type 1

    Il est appelé diabète insulino-dépendant (DID) : l’organisme ne fabrique pas assez d’insuline.

    L’environnement et les prédispositions génétiques sont les causes de ce diabète qui touche principalement les enfants, adolescents et jeunes adultes.

    Les symptômes du diabète type 1 sont plutôt évidents : amaigrissement, soif intense, infections répétitives… Son diagnostic est immédiat.

    10% des diabétiques sont touchés par le diabète de type 1.

    Le diabète de type 2

    Il est appelé non insulino-dépendant (DNID) : l’organisme n’est ici pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit.

    L’origine génétique, l’alimentation déséquilibrée, l’absence d’activité physique et le surpoids favorisent le développement du diabète de type 2.

    Les symptômes du diabète type 2 sont initialement peu visibles : envie fréquente d’uriner, sensation de bouche sèche, somnolence excessive, vision trouble, infections bactériennes plus fréquentes… Aussi son diagnostic peut arriver 5 à 10 ans après son arrivée.

    90% des diabétiques sont touchés par le diabète de type 2.

    Le diabète gestationnel

    La grossesse peut révéler à certaines femmes un diabète jusqu’alors méconnu. La grossesse peut aussi être la cause d’un diabète passager, celui-ci disparaissant généralement après la naissance de l’enfant.

    3 Des symptômes difficiles à identifier

    Le diabète reste une maladie dite silencieuse, puisqu’on estime à 700 000 le nombre de personnes non diagnostiquées en France, selon la Fédération française des diabétiques. Dans le doute, faites-vous dépister ! Il vous suffit de faire une prise de sang dans un laboratoire, le matin à jeun. Pour être pris en charge par votre Sécurité sociale, passez en premier lieu chez votre médecin généraliste récupérer une ordonnance.

    La Macif est engagée au plus près des sociétaires face au diabète avec des actions de prévention menées partout en France en 2017.

    Des garanties d’assistance existent. Renseignez-vous !

    (1) OMS : Organisation Mondiale de la Santé, Définition du diabète.

    * Fédération française des diabétiques, Chiffres clés France.

    Fédération française des diabétiques, Le diabète gestationnel.