Étiquette : Auto/Moto

  • Mon ado veut un scooter, comment réagir ?

    Mon ado veut un scooter, comment réagir ?

    Une envie d’indépendance

    Une feuille blanche, un stylo, quelques arguments… Et surtout, le plus important, une bonne dose d’audace. Voilà les outils, inattendus, que Salomé a utilisés pour convaincre ses parents de lui offrir un scooter. Cette étudiante de 19 ans, qui avait quelques bougies de moins au compteur lorsqu’elle a écrit une lettre à l’attention de son père et de sa mère pour leur réclamer le deux-roues tant espéré. « Beaucoup de filles de son âge en ayant un, elle l’a très vite demandé, raconte Karine, sa maman. Au début, nous n’y étions pas favorables, car nous avions trop d’appréhension. Et son frère n’en ayant pas eu, on estimait qu’elle n’en avait pas besoin non plus. Mais dans son long message, Salomé promettait d’être sérieuse et prudente ou encore de ne jamais prendre quelqu’un avec elle… Elle nous a démontré que tout serait plus simple et insisté sur le temps gagné en évitant des allers-retours tous les jours pour un oui ou pour un non. Bref, nous avons fini par céder ! »

    Les moins de 18 ans représentent 8 % des utilisateurs principaux de deux-roues motorisés.(1)

    La quête de l’autonomie

    « Franchement, j’ai adoré vivre avec mon scooter, s’enthousiasme Salomé. J’étais bien plus libre, plus autonome pour faire ma petite vie. Entre les cours, la plage, le volley, les jobs, les sorties entre copines… Plus besoin de demander à Papa ou Maman de m’emmener partout ! Et le bonus, c’est que ça consomme moins qu’une voiture sans permis. » Sur le papier, et d’autant plus quand on a la chance d’avoir affaire à une adolescente aussi mature, les choses semblent en effet simple : la conduite du scooter est autorisée à partir de 14 ans (pour un 50 cm³ ne dépassant pas les 45 km/h), nécessite de disposer du permis cyclomoteur (catégorie AM) et l’autorisation des parents est obligatoire si l’enfant est mineur.

    Ado en scooter et parents inquiets

    Reste qu’au regard des statistiques, Karine et son mari avaient de bonnes raisons d’être inquiets. Les chiffres sur les accidents chez cette les jeunes font, souvent, froid dans le dos. « En 2023, en France, 116 jeunes de 14 à 17 ans ont été tués, dont 32 % en cyclomoteurs (soit 37) et 13 % en moto (soit 15), précise par exemple Thierry Monchâtre, de la Sécurité routière. Le nombre de victimes augmente fortement à partir de 14 ans et les garçons représentent 76 % des adolescents tués (en baisse, néanmoins, de -8 % par rapport à 2022), alors que les hommes représentent 82 % des morts parmi les adultes. » Avec l’ambition de réduire l’accidentalité des cyclomotoristes et l’ampleur de la mortalité, le permis AM a été rénové : dispensée par les écoles de conduite, la formation a été allongée à huit heures et s’étale désormais sur deux jours (afin de réduire la charge mentale et la fatigue de l’élève, pour une meilleure assimilation des connaissances comme des pratiques).

    « Pour responsabiliser les jeunes à l’importance de l’équipement, le port de vêtements adaptés – en plus du casque et de gants certifiés – est obligatoire pendant les heures de conduite, reprend l’expert. La formation est déclinée en cinq séquences, elle commence par un échange verbal entre le formateur et l’élève sur sa vision personnelle de la sécurité routière. Les thèmes abordés sont choisis pour susciter une réflexion sur l’acte de conduire, de l’évaluation des risques aux conséquences d’un bon ou mauvais comportement. Ensuite, place à une séance de 4 heures minimum de conduite “hors” et “en” circulation (complétée par des apports théoriques sur le Code de la route, la signalisation et les règles de circulation). Enfin, une séance de sensibilisation aux risques d’une heure minimum avec la présence de l’un des deux parents achève la formation. Le but est de sensibiliser, mais aussi d’impliquer les proches des élèves lors de la délivrance du livret d’apprentissage. »

    Le sérieux et la discipline au programme

    Ne pas se faufiler entre les voitures, ne pas changer de file brusquement, respecter les règles de priorité et les limitations de vitesse, signaler systématiquement les changements de direction, ne jamais dépasser par la droite, ne pas oublier d’utiliser les rétroviseurs, ne pas boire d’alcool, ne pas débrayer son scooter, porter une attention particulière à son équipement (casque, deux-roues, vêtements…) et à son assurance… Tels sont les impératifs et conseils, en apparence évidents, à conserver en tête pour le conducteur comme pour les parents. Dès lors, l’aventure cyclomoteur peut démarrer sur de bonnes bases et apporter tous les bénéfices attendus. Comme apprendre à vivre ensemble sur la route, à se responsabiliser et à comprendre l’importance des règles. « Cet épisode scooter a été très utile à Salomé pour faire évoluer son comportement sur la route et son apprentissage du Code de la route, elle a d’ailleurs ensuite fait de la conduite accompagnée à 15 ans sans souci, conclut Karine. Du coup, concernant son petit frère Louis, nous ne serions pas opposés à ce qu’il se déplace en scooter. C’est un enfant très discipliné et très sérieux pour son âge, mais il n’a encore rien demandé pour le moment ! »

    Le saviez-vous ?

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    (1) https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/etudes-et-recherches/vehicules/parc-des-vehicules/le-parc-deux-roues-motorises-des-menages

  • Les voitures recyclées, c’est pour demain ?

    Les voitures recyclées, c’est pour demain ?

    La vision d’une casse automobile dans laquelle s’entassent des véhicules cabossés et rouillés paraîtra-t-elle bientôt aussi anachronique que celle d’une locomotive à vapeur crachant une fumée noire ? C’est le vœu des écologistes, mais aussi des constructeurs automobiles. De Renault, qui ambitionne de devenir le leader européen de l’économie circulaire automobile, à BMW, qui promet de commercialiser une voiture utilisant 100 % de matériaux recyclés d’ici 2040, en passant par Stellantis qui a ouvert en novembre un hub dédié à la récupération et à la réutilisation des matériaux automobiles, la question de la fin de vie des véhicules semble être devenue une préoccupation pour les acteurs de l’industrie automobile, alors qu’en France, le ministère de la Transition écologique évalue le nombre de véhicules neufs mis sur le marché national à environ 2 millions par an, contre 1,3 million pour ceux mis hors d’usage.

    Pas encore assez de matières recyclées

    Environ 85 % d’une voiture serait recyclable, pourtant, « les nouveaux véhicules sont encore majoritairement fabriqués à partir de matériaux vierges », souligne Jean-Philippe Bahuaud, directeur général de The Future Is Neutral, entité spécialisée dans les solutions d’économie circulaire créée par Renault l’an dernier. D’après la Commission européenne, seules 19 % des matières plastiques provenant des véhicules hors d’usage (VHU) sont recyclées, tandis que l’électronique et les matériaux composites le sont à peine. « Une matière neuve est parfaitement calibrée, explique Jérôme Lavernhe, consultant en innovation pour le secteur automobile. Le problème avec les matières recyclées, c’est la stabilité des performances. Avec le métal, on arrive à maintenir des propriétés constantes, il y a moins de variations. Mais avec les plastiques, du fait de leur constitution, au fur et à mesure qu’on les broie, on fatigue la matière. Ce qui fait que c’est un peu compliqué de remettre du recyclé dans des pièces où il y a des attentes importantes en matière de sécurité, pas seulement de longévité. »

    Une amélioration qui passe par un meilleur tri, juge-t-il, et le développement d’usines de déconstruction avec du personnel qualifié. « Savoir identifier les bons plastiques et éviter que des matières non prévues atterrissent dans des lots, c’est le premier maillon pour pouvoir faire du recyclage à la plus haute valeur ajoutée possible. »

    Le reconditionnement, une pratique à la hausse

    Mais avant l’étape du broyage des matériaux, la première façon de recycler un véhicule hors d’usage consiste à récupérer les pièces exploitables. Des pièces de carrosserie, de garnissage, des vitres, mais également des pièces de motorisation réutilisées après avoir été nettoyées, inspectées et testées. « Ce qu’on appelle des pièces en échange standard, de l’économie circulaire qui existe depuis des décennies, rappelle Vincent Delmas, directeur général du pôle Stellantis Pyrénées pour le groupe Emil Frey. La vraie évolution, ce sont les réseaux de déconstruction, qui ont été mis en place pour la plupart par des constructeurs, qui proposent en ligne des pièces de réemploi et les mettent à disposition des réparateurs rapidement. »

    Même évolution concernant le reconditionnement des véhicules d’occasion. « Dans les réseaux de marque, depuis toujours, on reconditionne les véhicules qu’on reprend. On change les pneumatiques, les freins, on fait une révision mécanique, un peu de carrosserie. Ce qui est nouveau, c’est d’industrialiser le processus, de planifier le cycle de vie d’une voiture au-delà de deux possesseurs. » Ainsi, selon l’Anfa, il existe aujourd’hui une cinquantaine d’usines de reconditionnement de véhicules d’occasion en France, la première ayant été créée en 2013.

    Seul bémol, l’essentiel des pièces mécaniques utilisées sur des véhicules reconditionnés reste des pièces neuves. « Quand vous cherchez certaines pièces dans l’économie circulaire, celles qui sont susceptibles de plus s’user ou qui subissent les chocs les plus fréquents, vous ne les trouvez jamais, constate Vincent Delmas. Pour la simple et bonne raison que tout le monde cherche les mêmes. »

    Pour autant, une récente étude du SRA relève qu’entre 2017 et 2023, la part des pièces de réemploi dans le total des pièces remplacées est passée de 2,7 à 4,4 %.

    Bénéfique pour tous, l’utilisation de pièces de réemploi doit être un réflexe pour limiter les coûts environnementaux et financiers.

    Bertrand Delignon, Directeur IARD Macif

    Un enjeu écologique et économique

    Si l’idéal d’un cycle fermé, dans lequel le secteur automobile n’aurait presque plus besoin de faire rentrer de matières neuves pour produire et réparer des véhicules, semble encore loin, c’est un objectif affiché par le secteur automobile. « C’est devenu un sujet incontournable pour les constructeurs », considère Jérôme Lavernhe. Un enjeu qui est à la fois écologique et économique. La hausse du prix des matières premières, ainsi que les tensions sur la disponibilité de certains composants, rend « d’autant plus légitime l’emploi de matières recyclées », note ainsi Jean-Philippe Bahuaud sur le site de Renault Group.

    Un idéal qui passera également par la traque aux véhicules hors d’usage (VHU) clandestins. Le Commissariat général au développement durable estime ainsi que plus d’un tiers de ces VHU, traités ou exportés irrégulièrement, disparaissent chaque année de la filière légale de traitement.

    Mieux comprendre les bénéfices des PRE

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  • Quel regard des jeunes sur la voiture aujourd’hui ?

    Quel regard des jeunes sur la voiture aujourd’hui ?

    Il y avait 38,9 millions de voitures sur les routes de France au 1er janvier 2023. Un chiffre donné en novembre dernier par le ministère de la Transition écologique dans une étude sur l’utilisation des véhicules sur le territoire. Parmi les conducteurs, on retrouve un nombre important de jeunes nés après l’an 2000, la majorité des permis B français étant délivrés aux moins de 20 ans, d’après l’institut Statista.

     

    @macifassurances La question de l’opinion sur la voiture et sa représentation divise ! Très pratique mais potentiellement peu écologique, ce n’est pas toujours facile de faire un choix 🤯 Dites-nous en commentaire ce que vous en pensez ! 👇 #LaMacifCestVous #PourToi #Jeunes #Voiture #Symbole ♬ original sound – Macif

    Entre envie et praticité

    « On entend souvent que les jeunes n’aiment plus la voiture alors que c’est faux. La réalité est plus complexe que cela », assure Hervé Marchal, sociologue et co-auteur de l’ouvrage collectif Les jeunes au volant (Erès, 2022). Théo, 20 ans, ne peut qu’acquiescer. Cet étudiant en architecture à Vaulx-en-Velin (Rhône) se dit « soucieux de [son] empreinte écologique », mais utilise parfois son véhicule hybride pour se rendre à l’école, pourtant située à dix minutes à pied. « C’est plus facile lorsque j’ai de grosses maquettes à transporter, se justifie-t-il. Je culpabilise, mais je me rassure en me disant qu’au moins, je roule en électrique. »

    La dimension utilitaire et la praticité sont des raisons largement invoquées par les jeunes conducteurs pour expliquer leur utilisation de la voiture : 63 % d’entre eux s’en serviraient principalement pour travailler ou étudier, d’après un sondage YouGov pour L’Obs publié en 2020. Sans surprise, les chercheurs constatent des rapports différents à la voiture entre les territoires. D’après Hervé Marchal, également professeur à l’université de Bourgogne (Lab. LIR3S), les jeunes des milieux ruraux et périurbains restent extrêmement attachés à leur véhicule, contrairement à leurs homologues « urbano-centrés », plus enclins à s’opposer radicalement à la voiture, aux 4×4 en ville ou à l’autosolisme (pratique solitaire de la conduite). « Simplement parce qu’ils ne vivent pas la même réalité et n’ont pas le même usage de la voiture au quotidien », souligne le sociologue.

    Un habitat à soi

    Le sondage YouGov montre aussi que 34 % des 18-24 ans associent l’automobile au mot « liberté ». Outil privilégié des premières vacances sans parents, moyen de partir où l’on veut, quand on veut, sans contrainte de temps… La voiture est le premier mode de transport pour les départs en voyage, selon un sondage Ipsos effectué en mai 2023 auprès des 18-34 ans. « Avoir sa première voiture représente une étape identitaire importante, confirme Hervé Marchal. Je peux organiser mon quotidien comme je l’entends, je m’affirme davantage en conduisant. » Le sociologue pousse l’analyse en comparant ce véhicule pas comme les autres à un habitat : « Un espace dans lequel on passe du temps, que l’on va s’approprier, qui va accueillir nos affaires, dans lequel on connaîtra peut-être l’amour pour la première fois », énumère-t-il. De son côté, le jeune Théo vit la conduite comme une pause, « un moment relaxant où il n’y a rien d’autre à faire que penser ».

    Un coût élevé qui entraîne un nouveau rapport à la propriété

    Reste que ce mode de transport coûte cher – 35 474 euros en moyenne pour un véhicule neuf, sans compter le carburant, l’assurance, la carte grise, l’entretien et d’éventuelles réparations. Si Théo s’estime chanceux que sa mère prenne en charge la plupart des coûts, il compte tout de même une dépense de 40 à 60 euros par plein, à raison de deux par mois, en n’utilisant son véhicule qu’un week-end sur deux pour rentrer au domicile familial situé à 50 km de son studio. La somme peut paraître dérisoire, mais engloutit en réalité une grosse partie de son budget d’étudiant. « Si je devais tout payer seul, je ne garderais pas la voiture. C’est un luxe d’en avoir une », reconnaît celui qui a passé son permis à 17 ans, en conduite accompagnée.

    Quand il ne rentre pas chez sa maman, le Vaudais s’en sert surtout pour partir en vacances avec les copains. Le covoiturage est alors la meilleure option pour répartir les frais et réduire l’impact écologique du trajet. « Le rapport à la propriété est en train de changer, analyse Hervé Marchal, qui prévoit l’essor des voitures partagées ou des locations de courte et longue durée dans les prochaines années. Plutôt qu’un véhicule à proprement parler, on achètera du service, de la tranquillité, du temps. » Que ferait Théo s’il ne pouvait plus utiliser sa voiture ? « Je ne chercherais pas à la remplacer. Ce serait l’occasion de changer mes habitudes, même si les alternatives sont moins confortables », promet-il tout en espérant qu’un jour, les voitures seront « 100 % vertes ».

    Comment assurer un jeune conducteur ?

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  • Eau et électricité : comment être autonome en camping-car ?

    Eau et électricité : comment être autonome en camping-car ?

    1 Installez une batterie auxiliaire

    La batterie auxiliaire ou batterie cellule est indépendante de la batterie moteur. Elle alimente en 12 volts tous les éléments électriques situés dans l’espace de vie du camping-car : réfrigérateur, plaque de cuisson, téléviseur… Elle se recharge via la batterie moteur (grâce à un alternateur). Si elle est vide, il vous faudra rouler deux heures pour la recharger.

    Cette batterie est capable de supporter une décharge importante et régulière. À moins de disposer de panneaux solaires, choisissez un modèle de batterie à charge profonde.

    Lorsque vous utilisez moins votre camping-car (en hiver notamment), la batterie a tendance à se décharger naturellement. Veillez donc à recharger la batterie cellule sur le secteur (230 V) une fois par mois minimum, pendant 24 à 48 heures.

    La vie en camping-car, c’est aussi changer ses habitudes et profiter de la vie en plein air, alors apprenez à déconnecter en éteignant la TV et la radio : allez plutôt voir le coucher de soleil sur la jetée ! Pour l’éclairage, les derniers modèles de camping-car sont éclairés de LED beaucoup moins énergivores. Attention, une cafetière à expresso utilisée environ une heure par jour consomme 1 500 watts !

    Bon à savoir

    Les groupes électrogènes extérieurs sont très pratiques car ils rechargent vite la batterie : en deux ou trois heures seulement ! Mais attention, ils sont aussi très bruyants pour le voisinage.

    2 Équipez-vous de panneaux solaires

    Les panneaux solaires pour camping-car sont un complément d’énergie qui, en été, peut devenir votre principale source d’énergie. À condition d’avoir une installation électrique secondaire reliée à la batterie moteur (elle vous fournira de l’électricité en cas de mauvais temps). Leur coût est vite amorti puisqu’ils ont une durée de vie de vingt ans !

    Plus le panneau solaire est puissant, plus l’autonomie sera grande car la batterie se chargera plus vite.

    Faites poser le panneau solaire à plat sur la toiture de votre camping-car (et passez par les services d’un professionnel). Si vous pensez l’utiliser en hiver, il faudra alors une pose inclinée ou opter pour un panneau solaire orientable afin de profiter d’un ensoleillement maximum.

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    3 Consommez peu

    Le remplissage de l’eau (100 litres) prend du temps et ce service proposé sur les aires est généralement payant (entre 2 et 3 euros). C’est pourquoi, si vous voulez être plus autonome et ne pas devoir remplir vos réservoirs tous les jours, soyez économe.

    Prenez des douches plus courtes et profitez de vos haltes en camping pour utiliser les sanitaires. Vous pouvez également investir dans une petite douchette extérieure de 8 litres, dont la poche se réchauffe au soleil pour un rinçage express après une baignade en eau salée, par exemple.

    L’eau sert à la toilette (douche et brossage des dents). Pensez donc à être économe et à ne pas laisser le robinet ouvert inutilement !

    L’Essentiel de l’article

    • Alternez votre apport en énergie en installant une batterie auxiliaire et des panneaux solaires.
    • Soyez économe dans vos dépenses d’eau et d’électricité.
  • Camping-car : comment vidanger et ravitailler ?

    Camping-car : comment vidanger et ravitailler ?

    1 Anticipez votre plein d’eau et vos vidanges

    Vous n’avez pas envie de manquer d’eau, ni de transporter les cassettes de vos W.-C. chimiques pleines à ras bord ? Faites un stop tous les deux ou trois jours dans une aire de services équipée de bornes ! Cette étape de vidange et d’approvisionnement en eau est une opération indispensable pour votre confort. Sans cela, adieu douche et vaisselle !

    C’est là que vous pourrez remplir votre réservoir d’eau propre. Celui-ci contient environ 100 litres, soit deux jours en autonomie pour quatre personnes. Ce service est généralement payant (autour de 2 à 3 euros), alors autant choisir certaines aires qui disposent d’un tuyau qui quantifie les 100 litres du réservoir et le remplit plus rapidement. Pensez sinon à voyager avec un tuyau enrouleur (15 mètres), un embout 15/21 et un embout 20/27 utilisable et compatible dans de nombreux pays européens.

    Bon à savoir

    En cas de services payants, notamment pour vous ravitailler en eau : prévoyez de la monnaie ou des jetons à retirer en mairie ou à l’office de tourisme.

    2 Vidangez vos eaux usées

    Les eaux grises sont les eaux qui proviennent de la douche et des éviers. Le réservoir des eaux grises a une capacité d’environ 100 litres, il est situé sous le plancher du camping-car. Pour évacuer cette eau usagée, il vous suffit d’ouvrir les robinets, vannes ou trappes qui se déversent directement sous le camping-car.

    Les aires de services disposent d’une aire de vidange bétonnée équipée d’une trappe d’évacuation (de la taille d’une bouche d’égout) sur laquelle il faudra venir positionner votre camping-car. Une opération qui peut demander un petit peu d’adresse lors des premières vidanges.

    Comptez dix minutes pour évacuer les eaux grises. Pendant ce temps-là, vous pouvez commencer à détacher votre cassette amovible des eaux noires.

    Les eaux noires sont les eaux qui proviennent uniquement des W.-C. chimiques. Elles sont stockées dans une cassette extractible d’une contenance de 10 à 25 litres (à vider tous les deux à trois jours environ), laquelle se situe à l’extérieur du camping-car. Pour faciliter leur transport, certaines sont équipées d’une poignée et de petites roues. Il suffit ensuite de prendre la cassette et de la vider à l’aide de son bec verseur dans le réceptacle prévu à cet effet. Prévoyez des gants car il vous faudra soulever le couvercle. Utilisez deux litres d’eau et un mélange qui neutralise les mauvaises odeurs pour rincer votre cassette.

    Si vous n’avez pas trouvé d’aire, vous pouvez toujours utiliser les sanitaires du camping ou d’une station-service à condition que vos W.-C. chimiques ne renferment pas de produit chimique (bleu, vert, bouillie bordelaise ou autre). Il faudra bien veiller à nettoyer l’ensemble en partant !

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    3 Halte aux vidanges sauvages

    Vidangez sans polluer ! Aucune vidange des eaux noires ou des eaux grises ne doit être effectuée sur la voie publique, dans les bouches d’évacuation d’eaux de pluie ou dans la nature. Même si vous utilisez des produits biodégradables (liquide vaisselle, shampooing…) qui se déversent dans vos eaux grises, vous ne devez pas les vider sur la route en conduisant ou en pleine nature ! Cela fait partie de la charte éthique du parfait camping-cariste ! L’article R*116-2 du Code de la voirie routière prévoit en cas d’infraction une amende de 5e catégorie pouvant aller jusqu’à 1 500 euros (1).

    Par civisme, il faut vous interdire de vidanger n’importe où au mépris des règles essentielles de propreté, d’hygiène et par respect pour les communes que vous traversez.

    Avant de quitter l’aire de service, pensez à bien refermer vos vannes pour ne pas que l’eau continue à s’évacuer en roulant.

    L’Essentiel de l’article

    • Videz vos eaux grises et vos eaux noires dans les aires de service prévues à cet effet. Une opération à réaliser tous les deux ou trois jours.
    • Comptez 10 minutes pour remplir vos 100 litres d’eau propre. Ce service peut être payant.

    (1) Légifrance, Code de la voirie routière, Article R*116-2.

  • Comment stationner en camping-car ?

    Comment stationner en camping-car ?

    1 Campement ou stationnement ?

    Un camping-car peut « stationner » exactement aux mêmes endroits qu’une voiture : sur une place de parking située dans la rue ou sur le parking d’un supermarché ou d’une aire d’autoroute (sauf arrêté préfectoral ou barrières de limitation de hauteur). Seule condition : ne pas rester plus de sept jours sur le même emplacement. En général, les communes autorisent une durée de stationnement entre 48 heures et 72 heures. Vous devrez également vous acquitter d’un forfait post-stationnement en journée et veiller à ne pas gêner la circulation.

    En revanche, vous ne pouvez pas « camper » n’importe où avec votre camping-car. Camper signifie sortir vos cales, votre mobilier extérieur, votre auvent, votre marchepied…

    Bon à savoir

    Déballer ses affaires sur un parking peut vous coûter entre 1 500 et 3 000 euros selon l’article R*116-2 du code de la voirie routière.

    2 Préférez le camping…

    Question autonomie, vous êtes obligés de faire une halte tous les trois jours pour refaire le plein en eau et vidanger votre véhicule. Alors pourquoi ne pas réserver un emplacement en camping ? Une solution certes payante, mais qui permet de profiter d’infrastructures (douche, sanitaire, restauration, jeux…). Profitez également de votre arrêt pour recharger toutes vos batteries à une borne. Tout dépend de votre consommation (télévision, éclairage, recharge de téléphone portable…), mais l’autonomie électrique dure en moyenne trois jours. Séjourner quelques jours en camping peut aussi être une petite halte bénéfique si vous avez des enfants et/ou un animal de compagnie ! C’est l’occasion également de rencontrer d’autres camping-caristes qui partagent votre goût pour ce mode de déplacement.

    Avant de vous installer, surveillez la nature du sol. Normalement, il doit être facile d’accès, parfaitement plat et stabilisé. Pour vous approprier l’encombrement du camping-car et stationner facilement, aidez-vous du radar de recul si votre camping-car en est équipé. N’oubliez pas que votre camping-car possède un gros gabarit : soyez par conséquent attentif lors de ces manœuvres.

    Pour éviter que le camping-car ne bouge lorsqu’il est immobilisé, il est conseillé de poser deux vérins sous le châssis à l’arrière pour plus de stabilité, surtout si les enfants chahutent ! Il faudra bien penser à les retirer avant de redémarrer.

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    3 … Ou stationnez dans des aires réservées aux camping-cars

    Beaucoup de municipalités proposent des aires spécifiques où les camping-cars peuvent stationner pour y passer une ou deux nuits.

    Soyez vigilant et respectez les règles de voisinage : évitez de faire trop de bruit ! Faites attention à l’affichage qui vous donnera des informations.

    Cette halte sera l’occasion pour vous de visiter les points d’intérêt de la région : plages, centre-ville, musées, festivals…

    4 En dernier recours, optez pour une aire de service

    Les aires de services spécifiques aux camping-cars permettent de trouver les services nécessaires : vidanges, remplissage d’eau et parfois bornes électriques pour recharger ses batteries. Vous pouvez y passer la nuit en sachant que ces aires ne sont pas faites pour rester très longtemps. D’ailleurs, elles consistent bien souvent en de grandes places de parking. Le gros avantage c’est que vous en trouverez facilement : il existe en effet 1 200 aires de services gratuites en France (2) !

    Le saviez-vous ?

    Il existe également 10 000 emplacements gratuits (3) chez l’habitant pour découvrir les éleveurs, fermiers et vignerons de la France entière… Une formule qui vous permet de visiter des lieux incroyables, de découvrir un savoir-faire, de goûter aux produits locaux et de dormir au calme.

    L’Essentiel de l’article

    • S’il est possible de stationner en ville pour un camping-car, il est en revanche interdit d’y camper.
    • Si vous souhaitez déballer auvent, mobilier extérieur ou marchepied, dirigez-vous vers une aire de stationnement autorisée ou un camping.

    (1) Fédération des campeurs, caravaniers et camping-caristes (FFCC).
    (2) Le Monde du Camping-Car.
    (3) France Passion.

  • Shopping du motard : 5 innovations high-tech à tester

    Shopping du motard : 5 innovations high-tech à tester

    Le marché français du deux-roues se porte bien. C’est du moins le constat qu’en faisaient les professionnels du secteur à l’automne 2020. Au mois d’octobre, ils notaient ainsi une hausse des immatriculations de 50% pour les cyclos de moins de 50cc, de 43% pour les 125cc et de 50% pour les motos ou scooters de plus de 125cc. (1) Un chiffre qui n’étonnera pas les adeptes des motos et scooters, convaincus depuis longtemps déjà par les atouts de ces véhicules. Entre la sensation de liberté qu’offre la conduite d’une moto et la facilité pour se garer en ville, ils multiplient les avantages.

    Parallèlement, avec la pandémie mondiale de la Covid-19 et les confinements, la France enregistre une baisse historique de la mortalité et de l’accidentalité en 2020. Ainsi, le nombre de personnes décédées est inférieur de 21% en 2020 (2) (vs 2019) avec 479 décès de motards et 100 de cyclomotoristes (soit -32% en motos et -60% en cyclomoteurs). Le nombre de blessés enregistre aussi une baisse de -20% (2). Pour autant, même si rouler à moto est un plaisir, il est indispensable de prendre ses précautions pour assurer sa sécurité et son intégrité physique. Pour preuve, alors que les usagers des deux-roues motorisés représentaient moins de 2 % du trafic (1,9 %) en 2017, ils constituaient 43 % des blessés graves et 22 % des tués sur la route (3). Chaque année, des innovations technologiques permettent à la fois d’améliorer la sécurité et le confort des usagers de motos et scooters. Zoom sur cinq d’entre elles.

    1 Un gilet airbag

    Protéger les zones vitales du motard en cas de chute ou d’accident : tel est l’objectif de l’airbag moto. À l’instar des coussins gonflables dont sont aujourd’hui équipées la plupart des voitures, l’airbag moto se déploie automatiquement et enveloppe le haut du corps du conducteur (tronc et cou) dès lors que le système détecte une situation anormale (accélération soudaine, chute, collision, etc.). Sans fil, muni d’un capteur électronique ou relié à la moto par ondes radio, cet équipement est intégré dans un blouson. Dos, abdomen, clavicules, cervicales et thorax sont ainsi mieux protégés qu’avec un blouson seul, même si ce dernier est certifié « Équipement de protection individuelle ».

    Roulez serein

    La Macif assure votre gilet airbag.

    2 Des gants connectés

    Et si, en plus de protéger les mains des motards, leurs gants pouvaient les avertir d’un danger imminent ? Plus qu’un projet, cet équipement a été nommé pour le Prix innovation sécurité routière 2020. Fonctionnant grâce aux signalements des utilisateurs, ces gants nouvelle génération, équipés de LED, vibrent et clignotent à l’approche de la zone de danger (virage dangereux, ralentissement, nid-de-poule, plaque de verglas, accident, travaux, etc.) repérée par la communauté. À noter que chaque motard muni de ces gants peut lui-même prévenir d’un incident et le géolocaliser en temps réel, grâce à un bouton situé sur les gants. Frileux ou adeptes des road-trip dans les régions froides ? Les gants chauffants réchauffent toute la longueur de vos doigts et le dos de votre main à la température souhaitée grâce à ses 3 niveaux de chaleur.

    70 %

    des usagers de deux-roues motorisés ont chuté au moins une fois. Près de la moitié a été blessée lors de cette chute (4).

    3 Un casque intelligent

    Parce que quitter la route des yeux quand on est au guidon d’une moto est dangereux, même s’il s’agit de vérifier l’itinéraire proposé par un GPS, il existe désormais des casques de moto affichant sur la visière le trajet à emprunter ainsi que toutes les informations relatives à celui-ci : vitesse autorisée, éventuel ralentissement, etc. Comment cela fonctionne ? Le motard renseigne son adresse de départ et sa destination sur une application avant que ces données ne soient transmises au casque grâce à la technologie Bluetooth.

    Pour renforcer la sécurité des motards, une entreprise planche sur la création d’un casque intelligent et connecté. Ce petit bijou de technologie dispose d’un feu stop arrière pour prévenir les véhicules de votre freinage et d’une assistance vocale vous indiquant en temps réel la situation du trafic routier. Certains modèles pourront même, en cas de choc, avertir vos proches et envoyer par message votre géolocalisation, votre groupe sanguin et vos antécédents médicaux.

    4 Des feux de stop amovibles

    Des feux amovibles : c’est l’une des dernières innovations technologiques visant à rendre les utilisateurs de deux-roues mieux visibles des autres usagers de la route, notamment la nuit. Qu’il s’agisse d’un deuxième feu de stop ou d’une seconde paire de clignotants, ils se placent sur la signalisation de la moto grâce au système Bluetooth. Portez ce type d’équipement au-dessus d’un blouson spécifique moto équipé de renfort type dorsale, pour éviter de provoquer une blessure complémentaire en cas de chute.

    Une moto à assurer ?

    Pensez à la Macif et à sa garantie « Accessoires et Équipement du Motard », pour assurer notamment votre blouson, votre top case ou vos bottes.*

    5 Une balise GPS de détresse

    Si une balise GPS s’avère très utile pour pouvoir localiser son véhicule en permanence (et le retrouver facilement en cas de vol), elle l’est davantage lorsqu’elle fait, en plus, office de balise de détresse. Aujourd’hui, certaines balises GPS sont en effet munies d’un système permettant d’envoyer un SOS à la personne de son choix, par une simple pression sur un bouton. Contenant un lien de géolocalisation, le message ainsi envoyé permet au destinataire d’avertir les secours en leur précisant la position exacte de l’expéditeur et de l’éventuel accident.

    L’Essentiel de l’article

    • À moto ou en scooter, bien s’équiper est indispensable pour assurer sa sécurité.
    • En 2020, 579 usagers de deux-roues (479 en motos et 100 en cyclos) sont décédés sur les routes françaises.
    • Gilet airbag, gants connectés, casques intelligents : ces équipements améliorent le confort et renforcent la protection des motards.

    (1) Etude Autoviza basée sur les déclarations d’immatriculations du Ministère de l’Intérieur, de janvier 2016 à octobre 2020.
    (2) Bilan définitif de l’accidentalité routière, 2020. 
    (3) Bilan définitif de l’accidentalité routière, 2017. 

    (4) Sécurité routière, « Les chiffres de l’équipement deux-roues motorisés », 2018.

    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
    ** Offres soumises à conditions et non rétroactives, réservées aux sociétaires Macif hors personnes morales.

  • 7 bons plans pour rentrer de soirée en toute sécurité

    7 bons plans pour rentrer de soirée en toute sécurité

    1 Faites le test 

    La limite d’alcool pour prendre le volant est de 0,5 g par litre de sang, soit 0,25 mg par litre d’air expiré. Emportez un alcootest pour contrôler votre alcoolémie avant de reprendre le volant. Il est important de se fier aux résultats plutôt qu’à son sentiment. On peut se sentir en forme alors que l’alcool n’a pas pour autant disparu du corps.

    Pour les jeunes conducteurs en permis probatoire, la consommation d’alcool est tout simplement interdite avant de prendre le volant, quelle que soit la quantité !

    Attention danger !

    33% des jeunes âges de 16 à 30 ans avouent être déjà rentrés chez eux en conduisant leur voiture alors qu’ils avaient consommer des substances (alcool, cannabis, autres drogues). (1)

    2 Prenez un duvet

    Plutôt que de reprendre le volant fatigué et alcoolisé, optez pour quelques heures de sommeil réparateur. Le taux d’alcool dans votre sang diminuera et vous serez reposé pour reprendre le volant. Votre retour de soirée n’en sera que plus serein. À votre réveil, utilisez un alcootest pour vérifier que vous pouvez bien conduire, ou faites appel à un conducteur sobre.

    Pour information, l’alcoolémie décroît de 0,15 g/l par heure. Si vous avez dépassé 0,5 g, comptez au moins quatre heures de repos.

    4 Jouez-la classique : métro, bus…

    En zones urbaines, vous pouvez toujours attendre un peu et opter pour les premiers métros ou bus du matin. Dans les grandes villes, des bus circulent même de nuit. Sinon, comptez sur vos fidèles pieds.

    5 Appelez un chauffeur professionnel

    Rentrer avec un chauffeur de taxi professionnel peut avoir un coût élevé si on est seul, mais cette solution offre l’avantage d’être déposé exactement là où on le souhaite. C’est une solution efficace si le retour à pied ne vous inspire guère, et plus abordable si vous êtes plusieurs à partager la note.

    6 Faites du covoiturage de proximité

    Pas envie de prendre les transports ou le taxi pour rentrer ? De nouveaux services collaboratifs se développent, surtout en dehors des villes, avec l’organisation de réseaux d’entraide via des pages communautaires. Rejoignez en un clic le réseau et proposez vos déplacements, même les plus proches, à d’autres utilisateurs habitant la même ville ou se rendant au même endroit. Une solution plus sécurisante et moins fastidieuse que l’auto-stop !

    7 Prudence et vigilance dans tous les cas

    Vous êtes sobre et vous rentrez finalement en voiture ? Prudence et vigilance. La conduite nocturne demande un regain d’attention. Respectez scrupuleusement les limitations de vitesse et les distances de sécurité avec les autres véhicules, et pensez à allumer vos phares. Vérifiez toujours soigneusement avant de déboîter et ne doublez jamais dans une courbe ou une côte.

    L’Essentiel de l’article

    • « Boire ou conduire, il faut choisir ». Faites le test avec un éthylotest.
    • Désignez un capitaine de soirée qui restera sobre.
    • Emportez un duvet pour dormir sur place.
    • Jouez-la classique avec les transports en commun.
    • Appelez un chauffeur professionnel.
    • Pensez aux solutions locales de covoiturage.

    (1) Baromètre des Addictions – Macif 2023

     

  • Comment rester concentré au volant et éviter toute distraction ?

    Comment rester concentré au volant et éviter toute distraction ?

    Pour rouler en toute sécurité et rester concentré au volant, il faut éviter les distractions qui vont vous faire quitter la route des yeux ou lâcher le volant quelques instants.

    1 Le téléphone : ennemi n° 1

    Si vous avez l’habitude de répondre au téléphone ou de regarder vos SMS en voiture, il est primordial de revoir votre comportement. Cette mauvaise habitude est dangereuse, tant pour vous que pour les passagers que vous transportez ou les autres automobilistes.

    Par exemple, écrire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d’accidents(1). L’écriture d’un message constitue l’une des activités qui détourne le plus longtemps le regard de la route, et qui rend moins conscient du mouvement de la circulation qui vous entoure. Or trois secondes d’inattention suffisent pour provoquer un accident. Pour vous rendre compte des dangers de cette pratique, vous pouvez faire une simulation ici.
     
    En cas de problème sur la chaussée, si vous utilisez votre téléphone, le temps de réaction sera plus long. L’utilisation d’un téléphone portable tenu en main est d’ailleurs sanctionnée par une amende de 135 euros et un retrait de 3 points du permis de conduite (2). L’utilisation d’oreillettes ou d’un kit mains libres est également déconseillée, car une conversation téléphonique provoque une perte d’attention.

    Vous devez donc éteindre votre téléphone ou le mettre en mode avion et le programmer pour qu’il transmette un message d’absence automatique en cas d’appel ou de SMS reçu.

    Vous êtes un conducteur chevronné ?

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    3

    Téléphoner au volant multiplie par trois le risque d’accident. (3)

    2 Programmez votre itinéraire

    Programmez également votre itinéraire sur le GPS avant de partir, et non une fois sur la route. Du bon sens. Mettez le son suffisamment fort pour pouvoir entendre les directives sans devoir jeter un coup d’œil à l’appareil, et placez-le dans l’habitacle afin qu’il soit le plus visible possible.

    23

    Lire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d’accident. (3)

    3 Mais encore…

    D’autres éléments perturbateurs peuvent venir troubler votre attention :

    • consulter une carte, jeter un coup d’œil sur un titre de journal ou une vidéo, etc. Se concentrer sur autre chose que la route compromet le jugement du conducteur qui n’apprécie plus de manière précise les conditions de circulation ;
       
    • écouter de la musique très fort : votre attention diminue, vous n’entendez plus les bruits de la route, au point de pouvoir occulter par exemple le bruit d’une sirène ;
       
    • faire la conversation avec les passagers : ces derniers constituent une distraction courante, d’autant plus s’ils sont nombreux. Il faut éviter les discussions enflammées, ne pas se retourner pour parler avec les passagers assis à l’arrière, et leur demander de garder le silence lorsqu’une situation risquée se présente. L’ambiance de conduite idéale dans la voiture : le silence !
       
    • laisser des objets dans le véhicule à la volée : tous les objets, comme un sac à main, un sac à dos, des manteaux, etc., doivent être rangés, soit dans le coffre, soit au sol ou sous un siège, dans une position sûre, de sorte qu’ils ne se déplacent pas en cas de coup de frein soudain. Par mauvais réflexe, le conducteur peut être tenté de ramasser des objets qui tomberaient d’un sac après un coup de volant ou un freinage trop sec ;
       
    • manger ou boire : il est préférable de garder les deux mains sur le volant à tout moment. Si vous avez besoin de vous désaltérer ou de vous rassasier, faîtes plutôt une pause ;
       
    • fumer au volant : une cigarette dans la main provoque l’impossibilité de réagir convenablement en cas de besoin.

    L’Essentiel de l’article

    • Ne répondez pas au téléphone.
    • Programmez votre trajet sur votre GPS avant de partir.
    • Prenez garde aux nombreuses distractions (musique, passagers, etc.) qui peuvent détourner votre attention de la route.

    (1) Sécurité routière, « Smartphone au volant, attention danger »
    (2) Légifrance, Code de la route, article R412-6-1
    (3) Sécurité routière
  • Automobile : zoom sur les différentes énergies utilisées par les constructeurs

    Automobile : zoom sur les différentes énergies utilisées par les constructeurs

    1 Voiture « full » hybride

    Les avantages

    • Les économies de carburant, de 10 à 50 % selon votre utilisation (autoroute ou ville).
    • Pas de problème d’autonomie puisque les batteries se rechargent au freinage et que vous disposez d’un réservoir de carburant.
    • Vous pouvez rouler en ville même en cas de pic de pollution.

    Les inconvénients

    • Elles sont globalement plus chères que les voitures classiques.
    • Leur silence peut représenter un danger en ville (les vélos et piétons ne l’entendent pas arriver). Elles produisent un son artificiel pour prévenir les piétons.
    • Le voltage des batteries est potentiellement dangereux lors d’un accident.

    C’est fait pour vous si vous roulez essentiellement en ville et que vous avez des moyens confortables. 
     

    2 Voiture électrique

    Les avantages

    • Elle est silencieuse.
    • Elle ne rejette aucun CO2, ni aucune particule nocive pour la santé.
    • La recharge complète de la batterie ne coûte en moyenne que 2 € (pour parcourir jusqu’à 200 km). 
    • Elle offre une bonne souplesse de conduite.
    • Elle ouvre droit au bonus écologique à l’achat (27 % du coût d’acquisition TTC du véhicule dans une limite de 6 000 €).
    • Vous pouvez rouler en ville même en cas de pic de pollution.

    Les inconvénients

    • Le prix à l’achat reste assez élevé.
    • Son autonomie est reste faible (150 à 200 km selon l’usage), ce qui la rend principalement urbaine. Sur les nouveaux modèles cette autonomie augmente (300 à 350 km pour certains).
    • Elle doit être souvent rechargée et le temps de charge est long. Comptez 8 heures pour une charge complète. Un écueil qui devrait rapidement disparaître puisque les batteries de demain devraient pouvoir se recharger cinq fois plus rapidement. Et il existe d’ores et déjà des bornes de recharge rapide permettant 80 % de charge en 40 minutes.
    • Le rechargement des batteries n’est pas possible partout, notamment dans certaines zones rurales (l’Etat s’est engagé à en installer 7 millions de bornes d’ici 2030). Par ailleurs, un dispositif spécial (et payant) est parfois nécessaire pour le rechargement à domicile.
    • Elle présente un risque de surchauffe (donc prévoir un système sécurisé à domicile). En cas de surcharge, la batterie alors en surchauffe présente des risques d’explosion.
    • La batterie n’est pas systématiquement fournie avec la voiture, il faut dans ce cas en prévoir l’achat ou la location.
    • Son silence peut représenter un danger en ville (les vélos et piétons ne l’entendent pas arriver). Pour pallier ce problème, les constructeurs ont équipé leurs véhicules de signatures sonores artificielles.
    • La voiture électrique n’est peut-être pas un véhicule si « propre » que ça. En cause, l’utilisation de métaux rares pour les batteries, dont les conditions d’extraction posent des problèmes environnementaux et sociaux. Pensez donc bien à recycler votre batterie lorsqu’elle arrive en fin de vie.

    C’est fait pour vous si vous êtes plutôt urbain et écolo et que vous ne comptez pas traverser la France avec. 

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    3 Diesel / Gazole

    Les avantages

    • Un moteur diesel consomme environ 15 % de moins qu’un moteur à essence de même catégorie (donc plus d’autonomie).
    • Le gazole est moins cher que l’essence car moins taxé (mais plus pour très longtemps).

    Les inconvénients

    • A l’accélération, le moteur diesel libère des particules fines nocives pour l’environnement et la santé (donc impropre à un usage en ville). 
    • Un véhicule diesel est souvent plus cher à l’achat qu’un modèle essence.
    • Un moteur diesel chauffe lentement et a tendance à surconsommer sur les petits trajets.
    • Plusieurs constructeurs ont déjà tourné le dos au diesel et ils sont de plus en plus nombreux à supprimer les véhicules fonctionnant au gazole de leur catalogue.  

    C’est fait pour vous si vous roulez plus de 20 000 km par an majoritairement sur route et autoroute et que la durée de chaque trajet est supérieure à 30 minutes.
     

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    4 Essence

    Les avantages

    • À catégorie équivalente, son prix d’achat est généralement moins cher qu’un diesel, que ce soit une voiture d’occasion ou neuve.
    • Vous avez davantage de choix dans les modèles, notamment pour les petites citadines.
    • Les révisions sont moins fréquentes et moins coûteuses que pour un moteur diesel.

    Les inconvénients

    • Un moteur essence consomme 10 à 15 % de plus qu’un moteur diesel (donc moins d’autonomie).
    • Le carburant est plus cher car plus taxé (mais plus pour très longtemps).
    • La durée de vie est généralement plus faible que celle d’un moteur diesel (le moteur tournant plus vite, il se fatigue plus vite).
    • Lors de la revente, la décote est plus brutale au-delà de 15 000 km par an (contre 25 000 km pour le gazole).
    • Le moteur à essence libère plus d’hydrocarbures imbrûlés et plus de gaz carboniques rapporté à la consommation volumique (responsable de l’effet de serre et du réchauffement) que le diesel.

    C’est fait pour vous si vous roulez moins de 15 000 km par an, essentiellement en ville et/ou sur de courts trajets.

    40% En 2017, les ventes de véhicules hybrides en France ont augmenté de 40 %.

    5 Voiture GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié)

    Les avantages

    • Cette combustion « propre » permet d’espacer les vidanges et d’assurer la longévité du moteur.
    • Le moteur est plutôt souple à conduire et plutôt silencieux.
    • Le prix du carburant reste très raisonnable.
    • De nombreux départements ont partiellement ou totalement exonéré la carte grise des voitures GPL.
    • Prime d’assurance entre 10 et 30 % moins chère.
    • L’autonomie du véhicule est quasiment doublée grâce aux 2 réservoirs (essence et GPL).
    • Il ne libère pas de particules et limite les émissions de CO2.
    • Vous pouvez rouler en ville même en cas de pic de pollution.

    Les inconvénients

    • Voitures plus chères à l’achat.
    • Choix de modèles restreint. 
    • Pour les non-équipés, le GPL nécessite l’installation d’un kit de carburation et de son réservoir dont le coût varie de 1 500 à 3 300 €.
    • Le réservoir supplémentaire est encombrant, ce qui peut induire un volume de coffre disponible plus faible.
    • En dehors des grands axes, les pompes à GPL sont peu nombreuses (environ 2 000 soit 1 sur 6 en France).
    • Le contrôle technique est plus poussé que celui d’un véhicule classique et doit être effectué dans un centre agréé équipé.
    • Certains sites (parkings publics) sont interdits aux véhicules GPL pour leur dangerosité potentielle (risque d’explosion).

    C’est fait pour vous si vous empruntez principalement les grands axes.

     

    À savoir

    Pour savoir où trouver le carburant le moins cher autour de vous, le site officiel du Ministère de l’Economie et des Finances met à disposition une carte actualisée des stations sur tout le territoire.
     

    L’Essentiel de l’article

    •    Roulez-vous principalement en agglomération ou hors agglomération ? 
    •    Faites-vous essentiellement de courts ou longs trajets ?
    •    C’est votre usage de la voiture qui définira votre motorisation.

    (1) ACEA, 2022
    Bonus écologique pour un véhicule électrique, Service-Public.fr, 07 mars 2018.