1 Les documents obligatoires à recevoir du vendeur
Lorsque vous achetez une moto ou un scooter d’occasion, le vendeur est tenu de vous remettre un certain nombre de pièces administratives. Ces documents sont nécessaires pour s’assurer que la vente est en règle et procéder à l’immatriculation de votre deux-roues :
Le certificat de situation administrative aussi appelé certificat de non-gage. Disponible gratuitement en ligne (https://ants.gouv.fr/), ce document permet de s’assurer que le véhicule vendu n’est pas gagé, ni volé et qu’aucune contravention n’est impayée.
Le certificat de cession. Ce formulaire Cerfa n° 15776*01 doit être rempli par l’ancien propriétaire et l’acheteur, puis signé par les deux parties, même s’il s’agit d’un don. Il indique le kilométrage inscrit au compteur, la date de la première immatriculation et l’adresse de l’ancien et du nouveau propriétaire. Les démarches peuvent être totalement dématérialisées grâce au site officiel ANTS.
Le carnet d’entretien (cahier recensant les révisions mécaniques effectuées sur le véhicule) représente une garantie supplémentaire et permet de juger de l’état général du deux-roues : il doit inclure le kilométrage et les dernières révisions en date.
2 Immatriculez votre deux-roues
Afin de pouvoir circuler avec votre deux-roues d’occasion, vous devez en tant qu’acheteur soumettre une demande de certification d’immatriculation, couramment appelée carte grise. Cette démarche est un impératif légal depuis le 1er janvier 2011 pour tous les deux-roues d’occasion (moto, scooters, cyclomoteurs) et quelle que soit la cylindrée.
Vous disposez d’un délai d’un mois pour faire cette démarche. Au-delà et en cas de contrôle, le risque est de payer entre 135 et 750 euros d’amende.
Sachez que vous ne pouvez plus vous rendre en préfecture ou en sous-préfecture pour effectuer votre immatriculation. Pour accomplir ces formalités, vous avez deux options : soit gratuitement en ligne sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), soit auprès d’un professionnel habilité (liste à consulter ici, veillez à vérifier les formalités auprès du professionnel en question). Si vous effectuez la démarche en ligne, commencez par créer votre compte usager ANTS. Si vous faites appel à un professionnel habilité, il faudra remplir le formulaire Cerfa 13757*03 afin de lui donner mandat.
Pour être certain d’avoir une carte grise en règle dans les temps, vérifiez la liste des pièces à fournir. Ensuite munissez-vous d’une copie numérique (photo ou scan) des documents suivants :
le formulaire Cerfa n°13749*04. Ce document « trois-en-un » fait office de demande de certificat d’immatriculation, de certificat de conformité et de vente d’un véhicule neuf ;
la carte grise du véhicule signé de l’ancien propriétaire ou des cotitulaires s’il y en avait (si le véhicule était détenu par plusieurs propriétaires) et revêtu de la mention « vendu » ou « cédé » avec la date de vente ;
le formulaire Cerfa n° 15776*01. C’est un certificat de cession de véhicule rempli et signé par l’ancien propriétaire et vous-même ;
le certificat de situation administrative également appelé certificat de non-gage, qui vous a été remis par l’ancien propriétaire. Disponible en ligne, ce document atteste que le deux-roues n’est ni volé ni mis en gage auprès d’un organisme tiers.
Votre dossier complet, il ne vous reste plus qu’à régler le prix de votre nouvelle carte grise, par carte bancaire uniquement. Le montant du certificat est variable selon le genre du véhicule, le type de carburant utilisé et aussi le lieu de domicile. Vous pouvez connaître le prix précis en utilisant un simulateur en ligne. À la fin de la procédure d’enregistrement, vous obtenez un numéro de dossier pour suivre son avancée, un accusé d’enregistrement de votre demande et un certificat provisoire d’immatriculation (CPI). Grâce au CPI, vous avez le droit de circuler pendant un mois en attendant la carte grise définitive envoyée sous pli sécurisé dans un délai de 7 jours ouvrés à un mois.
Contrairement aux voitures, les deux-roues d’occasion ne sont pas soumis à un contrôle technique obligatoire à la revente.
3 Assurez votre moto ou votre scooter
La loi vous oblige à assurer votre moto ou votre scooter dès le premier jour de son utilisation. Plusieurs niveaux de protection s’offrent à vous.
L’assurance tiers (ou responsabilité civile) est le minimum légal imposé par la loi. Elle couvre uniquement les dommages corporels ou matériels causés à une autre personne lors d’un accident. Les réparations de votre véhicule ne seront donc pas indemnisées si vous êtes responsable.
À cette assurance tiers, vous pouvez ajouter une garantie dommages (couvrant les dommages matériels en cas d’accident responsable), une garantie vol, incendie ou intempérie (tempête, grêle ou catastrophes naturelles…). Toutes ces garanties permettront une meilleure protection à votre deux-roues.
Enfin, pour rouler en toute sérénité, optez pour une assurance tous risques garantissant généralement une prise en charge de nombreuses situations.
Avec son crédit auto/moto, la Macif vous accompagne dans votre projet.*
* Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)
L’Essentiel de l’article
Obligatoire, le certificat d’immatriculation doit être demandé par l’acheteur auprès de l’Agence nationale des titres sécurisés dans un délai d’un mois après l’achat.
Lors de l’achat d’un deux-roues d’occasion, le vendeur doit vous remettre la carte grise et remplir une déclaration de cession.
Différentes formules d’assurance moto existent. Votre conseiller vous aidera à estimer les principaux risques à couvrir.
Lorsque vous achetez un véhicule à deux-roues neuf, le concessionnaire s’occupe systématiquement de soumettre la demande de certification d’immatriculation, aussi appelée carte grise, nécessaire pour pouvoir circuler. Depuis le 1er janvier 2011, c’est un impératif légal pour tous les deux-roues neufs (cyclomoteurs, scooters, moto), et ce quelle que soit la cylindrée.
Il n’est plus possible d’effectuer votre immatriculation en préfecture ou en sous-préfecture. Deux options s’offrent à vous pour accomplir ces formalités : soit gratuitement en ligne sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), soit auprès d’un professionnel habilité (liste à consulter ici, veillez à vérifier les formalités auprès du professionnel en question). Si vous effectuez la démarche en ligne, commencez par créer votre compte usager ANTS. Si vous faites appel à un professionnel habilité, il faudra remplir le formulaire Cerfa 13757*03 afin de lui donner mandat.
Pour être certain d’avoir une carte grise en règle dans les temps, vérifiez la liste des pièces à fournir. Ensuite munissez-vous d’une copie numérique (photo ou scan) des documents suivants :
le formulaire Cerfa n°13749*04. Ce document « trois-en-un » fait office de demande de certificat d’immatriculation, de certificat de conformité et de vente d’un véhicule neuf.
Une fois le dossier complet, vous n’avez plus qu’à payer votre nouvelle carte grise, ce par carte bancaire uniquement. Le montant du certificat est variable selon le genre du véhicule, le type de carburant utilisé et aussi le lieu de domicile. Vous pouvez connaître le prix précis en utilisant un simulateur en ligne. À la fin de la procédure d’enregistrement, vous obtenez un numéro de dossier pour suivre son avancée, un accusé d’enregistrement de votre demande et un certificat provisoire d’immatriculation (CPI). Grâce au CPI, vous avez le droit de circuler pendant un mois en attendant la carte grise définitive envoyée sous pli sécurisé dans un délai de sept jours ouvrés à un mois.
Contrairement aux voitures, les deux-roues d’occasion ne sont pas soumis à un contrôle technique obligatoire à la revente.
2 Choisir un contrat d’assurance moto-scooter
Assurer son deux-roues dès le premier jour de son utilisation est également une obligation légale. Vous aurez le choix entre différents niveaux de protection.
L’assurance tiers (ou responsabilité civile) est le minimum légal imposé par la loi. Elle couvre uniquement les dommages corporels ou matériels causés à une autre personne lors d’un accident. Les réparations de votre véhicule ne seront donc pas indemnisées si vous êtes responsable.
Pour offrir une meilleure protection à votre deux-roues, il est possible d’ajouter une garantie dommages (pour couvrir les dommages matériels en cas d’accident responsable), une garantie vol, incendie ou intempérie (tempête, grêle ou catastrophes naturelles…).
Enfin pour rouler en toute sérénité, optez pour une assurance tous risques garantissant généralement une prise en charge de nombreuses situations.
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Bon à savoir
Comment acheter un deux-roues dans l’Union européenne ?
Si vous achetez une moto ou un scooter dans un pays de l’Union européenne autre que la France, vous aurez besoin d’un quitus fiscal pour obtenir la carte grise. Ce document prouve que la situation du véhicule est conforme au règlement de la TVA. Pour l’obtenir, il faut vous adresser au service des impôts dont dépend votre lieu de résidence et présenter la facture d’achat ou le certificat de vente ou de cession, la carte grise du pays duquel provient le véhicule, la pièce d’identité du propriétaire et un justificatif de domicile de moins de trois mois.
Vous souhaitez acheter un deux-roues ?
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* Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
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L’Essentiel de l’article
Les documents indispensables pour l’immatriculation de votre deux-roues.
Le véhicule autonome dispose d’une intelligence artificielle. Il est composé de caméras et de capteurs qui lui permettent de comprendre l’environnement dans lequel il se trouve, s’y déplacer et même interagir avec les autres véhicules autonomes. Grâce à cette technologie, le véhicule autonome devrait à terme permettre d’améliorer la sécurité et de réduire le nombre d’accidents. Selon certaines études (1), le nombre d’accidents de la route pourrait baisser de 90 % avec la généralisation de la voiture totalement autonome. Cependant, sur les décennies à venir, la coexistence de véhicules à conduite déléguée avec des véhicules plus anciens pourrait faire émerger de nouveaux types d’accident.
Les erreurs humaines sont aujourd’hui responsables de près de 93 % des accidents (2). Par ailleurs, un conducteur met environ une seconde à appuyer sur la pédale de frein en cas d’obstacle sur la route ; temps qui peut être allongé par la fatigue par exemple. En somme, une faille humaine… Sur ces aspects, les « réflexes » du véhicule autonome seront potentiellement bien meilleurs. Par contre, il faut bien réaliser que la décision de freiner en urgence découle de l’analyse instantanée de centaines de paramètres qui caractérisent la situation, de la compréhension des éléments constituant le danger et qu’il faut donc une puissance de calcul et de traitement phénoménale pour prendre une décision pertinente : ce n’est malheureusement pas encore le cas et il reste beaucoup de travail aux ingénieurs pour réussir à donner à une machine les qualités minima possédées par la plupart des conducteurs humains. Il y aura donc une période de transition qui pourrait durer 30 à 40 ans, avant que le véhicule autonome n’offre toutes ses promesses. Le chemin pour parvenir aux bénéfices attendus de la part du véhicule robot sera donc très long et très incertain…
En réalité, le véhicule autonome n’est que la suite d’un mouvement entamé depuis les années 1970 et destiné à diminuer le nombre d’accidents : ceinture de sécurité, airbag, ABS, ESP, régulateur de vitesse, aide au parking…
Grâce aux datas, les véhicules autonomes détermineront la vitesse idéale de déplacement : cela permettra d’éviter les congestions de circulation. En effet, les véhicules communiqueront entre eux sous forme de notifications et s’autoréguleront, en vitesse et parcours, pour éviter les bouchons. La voiture de demain pourra également interagir avec son environnement, par exemple avec la route ou les panneaux de signalisation qui seront soit eux aussi connectés, soit reconnus par le véhicule. Les infrastructures seront elles aussi équipées de capteurs et autres dispositifs de détection. Infrastructures routières intelligentes et véhicules autonomes s’échangeront donc des données de façon automatique via la 5G. Ainsi, en cas d’accident, de chaussée bloquée, mais aussi de conditions météorologiques particulières (gel, pluie, etc.), la route enverra des informations vers les véhicules pour qu’ils adaptent leur comportement. Avec ce système, fini les écarts de vitesse entre chaque véhicule, c’est le trafic tout entier qui avancera au même rythme. Les distances de sécurité seront bien respectées et le Code de la route sera appliqué à la lettre.
Mais au-delà des avantages pour votre sécurité, cela devrait apporter un bénéfice certain pour l’environnement avec la diminution des embouteillages. Les embouteillages sont aujourd’hui le fruit d’accidents, de travaux, de rétrécissements de la chaussée, mais surtout d’une saturation du trafic. La route intelligente et les voitures autonomes devraient permettre de fluidifier le trafic, de réduire les embouteillages et d’avoir un impact positif sur la pollution dans les grandes villes.
Mais l’impact écologique devrait être principalement lié au fait que ces nouveaux véhicules seront probablement propres, c’est-à-dire roulant à l’électricité ou à l’hydrogène. Cette transition écologique dans le secteur automobile est d’ailleurs engagée puisque le gouvernement français a annoncé la fin de la vente de voitures à moteur thermique d’ici 2040.
Si le véhicule de demain est autonome, cela signifie que vous n’aurez plus besoin de le conduire ! Le temps de trajet deviendra un temps dont vous pourrez disposer librement. Vous pourrez par exemple utiliser ce temps pour travailler ou pour vos loisirs : lecture, visionnage de films ou de séries, communication avec vos proches, réunion à distance, etc. À condition de garder votre ceinture de sécurité bien sûr !
3 000
C’est le nombre de véhicules autonomes nécessaires pour remplacer 14 000 taxis new-yorkais selon des chercheurs du MIT.*
2 Partager pour rouler moins cher
Pourvu de nombreux équipements extrêmement sophistiqués, le véhicule autonome devrait être très cher : probablement 50 % à 100 % plus cher qu’un véhicule classique. Un prix excessif pour de nombreux foyers même en comparaison des bénéfices qu’il apportera. Afin qu’il devienne une solution d’avenir, le véhicule autonome – et donc son coût – sera sans doute partagé entre différents utilisateurs.
Partager sa voiture ou louer celle de son voisin est déjà devenu très courant. En effet, dès à présent, 62 % des Français disent oui au covoiturage (3), des voitures en libre-service ou en autopartage sont disponibles dans la plupart des villes et la location de véhicules entre particuliers s’est démocratisée (3 % des locations en 2015 (4)). Le véhicule autonome pourra donc s’inscrire dans la lignée de ces nouveaux usages, économiques et conviviaux, qui séduisent de plus en plus de Français.
On peut notamment imaginer un système de location entre particuliers ou des systèmes gérés par des entreprises ou collectivités locales qui disposeraient de parcs automobiles entiers. Les véhicules autonomes seraient mis à la disposition des usagers qui n’auraient qu’à réserver leur véhicule au travers d’une application mobile ou d’une plateforme numérique dédiée. Un système de voiture à la demande qui devrait optimiser le partage de ce véhicule coûteux.
Les sociétés de VTC sont d’ailleurs en force sur le sujet. D’ici 2030, il pourrait y avoir jusqu’à un tiers des kilomètres faits, dans le monde, au travers de véhicules autonomes à la demande (2). Mais ce sont aussi les transports en commun et notamment les bus qui seront autonomes. En 2017, les premières navettes autonomes entraient dans la circulation : la RATP a expérimenté de nouveaux véhicules à Vincennes et Transdev a mis en circulation deux minibus autonomes sur le parc d’activités de Rungis dans le Val-de-Marne.
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3 Les freins au développement du véhicule autonome
Aujourd’hui, le véhicule autonome n’est pas tout à fait prêt ! Technologiquement, plusieurs accidents lors de tests prouvent que l’intelligence artificielle est encore à développer pour faire face à des situations imprévues.
Au-delà du véhicule en lui-même, c’est bien la route qui doit évoluer, ainsi que sa réglementation. Le Code de la route va devoir s’adapter à l’arrivée de ces nouveaux véhicules. Ainsi, pour chacun des acteurs de cet écosystème – constructeurs, financiers, prestataires de services, collectivités locales, mais aussi réseaux de transport et assureurs – cela implique des évolutions importantes de leur métier. Par exemple, à l’heure de la généralisation de la donnée automobile et de la connexion des véhicules, les constructeurs ne devront plus simplement être des fabricants, mais aussi des experts du service et de l’utilisation des données. De leur côté, les assureurs devront tenir compte de l’évolution probable du risque individuel (un conducteur, un véhicule, un usage), à un risque sériel : l’assurance de flottes de véhicules utilisés par des consommateurs multiples.
Autre point bloquant : la cohabitation entre véhicules autonomes et véhicules traditionnels. Car malgré tous ces radars, caméras et capteurs, il est difficile pour le véhicule autonome de se mouvoir dans un environnement composé d’innombrables carrefours, de routes parfois non marquées au sol, de camions de livraison arrêtés sur la voie, de voitures qui déboîtent sans clignotant, de scooters qui se faufilent, etc. Pour l’heure, les tests qui ont un lieu dans le trafic routier montrent que le véhicule autonome hésite face aux comportements humains. Il peut par exemple rester bloqué indéfiniment à l’intersection d’un carrefour sans signalisation ou rouler par à-coups. Le véhicule autonome ne peut pas se baser sur tout ce qui relève de la gestuelle ou même des jeux de regards entre conducteurs. Pour fonctionner de façon optimale, le véhicule autonome doit par conséquent être généralisé. Il a besoin d’évoluer dans un environnement formaté. Les experts estiment que d’ici cinq à dix ans, certaines zones données, comme une partie de Paris intra muros, pourront passer au tout-autonome (5). Mais à une condition qui pourrait poser pas mal de polémiques : exclure tous les véhicules non autonomes de cet espace…
Le frein le plus important pour le développement du véhicule autonome reste cependant le frein psychologique. La confiance envers ce véhicule doit s’imposer, sans cela, le développement technologique ne suffira pas à contribuer à son émergence.
Actuellement, plus de 3 500 personnes meurent chaque année sur les routes françaises (3 684 en 2017 (6)). Un chiffre glaçant, mais qui est considéré comme en partie incompressible, car il est le résultat d’erreurs humaines. Les individus accepteront-ils un plus petit nombre d’accidents, mais causés ou non évités par des machines ?
Pour l’heure, près de 24 % des Français se disent prêts à rouler en voiture autonome. Ils sont un peu plus (25 %) à s’y opposer fermement (7).
K-City : une ville fantôme pour tester le véhicule autonome
Cette ville de 35 hectares a été inaugurée en octobre 2017 en Corée du Sud, dans le seul but d’effectuer des tests grandeur nature pour les véhicules autonomes.
4 Le véhicule autonome au service des plus fragiles
Certains publics se montreront sans doute plus enclins à monter à bord du véhicule autonome. D’une part, les férus de technologies, et d’autre part… les seniors : eh oui ! Car avec l’âge, nombre de personnes perdent leur capacité de conduire. Les nouvelles technologies pourront probablement permettre aux personnes âgées de maintenir leur liberté de mouvement.
De même, les publics fragiles, comme les personnes en situation de handicap pourront peut-être demain bénéficier des avantages du véhicule autonome. Ils retrouveront ainsi une liberté de mouvement et gagneront en autonomie : ils ne seront plus dépendants de personnes tierces et ne seront plus obligés d’emprunter les transports en commun. Ils pourront se déplacer seuls, sur de courtes et longues distances.
Autres bénéficiaires potentiels : les jeunes. En 2016, un quart des 18-35 ans (33 %) ont renoncé à un emploi ou une formation en raison de difficultés de déplacement (8). Les 18-24 ans sont d’ailleurs de moins en moins nombreux à passer leur permis de conduire selon un sondage d’Opinion Way (9) : 60 % d’entre eux étaient, en 2017, titulaires du permis B, soit 5 points de moins qu’en 2013… Cette baisse s’explique par des raisons financières pour 48 % d’entre eux, le permis coûtant en moyenne entre 1 000 et 1 200 euros. Si le véhicule autonome est partagé entre différents utilisateurs, il deviendra dès lors plus abordable au quotidien qu’un véhicule traditionnel. Le véhicule autonome représenterait alors une solution de retour à l’emploi pour ce public jeune.
Enfin, et de manière plus large, le véhicule autonome représente une opportunité extraordinaire pour les populations souffrant d’une exclusion territoriale, notamment les habitants n’ayant pas le permis et vivant dans des zones mal desservies par les réseaux de transports en commun, notamment les zones rurales et périurbaines. Des navettes autonomes pourraient, par exemple, desservir ces zones aujourd’hui délaissées. Beaucoup de collectivités locales, communautés de commune, régions, villes, acteurs du développement local ou coopératives sont très motivés et intéressés par l’opportunité de désenclavement géographique lié au véhicule autonome.
Les publics fragiles ou à l’autonomie réduite sont donc ceux qui ont le plus à gagner avec le développement de la voiture autonome. Le véhicule autonome dépassera donc sa fonction première de transport pour devenir un vecteur social d’intégration à la société.
Bon à savoir
Dès 1940, l’architecte américain Norman Bel Geddes, imagine en avance l’arrivée du véhicule autonome, les nouvelles infrastructures urbaines et les avantages de ceux-ci dans son livre Magic Motorways :
Les voitures de 1960 et les autoroutes sur lesquelles elles rouleront auront en elles les dispositifs qui corrigeront les défaillances de l’être humain en tant que conducteur. Ils empêcheront le conducteur de commettre des erreurs. Ils l’aideront à traverser les intersections sans ralentir ni ralentir les autres véhicules et sans mettre en danger sa vie ou celle des autres.
L’Essentiel de l’article
Sécurité, confort et décongestion des villes : les avantages du véhicule autonome.
Une voiture très chère qui nécessite d’être partagée.
Technologie, réglementation et confiance : les freins au développement du véhicule autonome.
Le véhicule autonome : une véritable opportunité pour les seniors, les handicapés et les jeunes !
(1) Boston Consulting Group en collaboration avec le Forum économique mondial.
Le bonus écologique (autrefois appelé le bonus-malus) encourage les particuliers à l’achat de véhicules à empreinte carbone peu élevée. Le critère retenu pour le niveau de pollution est le taux d’émission de CO2, qui est un puissant gaz à effet de serre.
L’objectif affiché : favoriser la mobilité propre pour limiter la pollution de l’air ainsi que l’utilisation d’énergies fossiles.
À noter : depuis 2018, les véhicules hybrides rechargeables n’y sont plus éligibles.
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En février 2024, les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves étaient en baisse, à 93,5 g/km contre 94,4 g/km en janvier 2024.*
2 Qui peut bénéficier du bonus écologique ?
Pour bénéficier de cette aide, votre véhicule et vous devez remplir de nombreuses conditions. Parmi elles :
– vous devez être majeur et domicilié en France
– votre véhicule doit :
être neuf et immatriculé en France
acheté (coût inférieur ou égal à 47 000 € TTC) ou loué (avec un contrat d’une durée de 2 ans ou plus)
avoir comme source d’énergie : l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des 2
Depuis le 10 octobre 2023, les voitures particulières doivent répondre à un score environnemental minimal. Pour savoir si votre véhicule est éligible, rendez-vous sur le site de l’Ademe.
3 Bonus écologique : quel montant ?
Les modalités ont changé en février 2024. Désormais le montant de l’aide à l’acquisition d’un véhicule dit propre est fixé à 27 % du coût d’acquisition TTC. Il existe également des plafonnement à ce bonus en fonction des revenus et du type de véhicule (voiture particulière, camionnette, deux-roues…).
(1) Le bonus s’applique pour les contrats de location d’une durée supérieure ou égale à deux ans – article D251-1, code de l’Énergie
Gaëtan Thareau. En tant qu’élu à la commission Formation Emploi-insertion de la communauté de commune de Chinon, Vienne et Loire (Indre-et-Loire), je m’étais rendu compte que le taux de chômage sur les petits villages excentrés était plus élevé qu’en cœur d’agglomération, à plus forte raison chez les personnes ayant des difficultés de mobilité et d’apprentissage. Ces personnes se retrouvent isolées et ne font plus de démarches vers l’emploi car elles sont exclues de fait. J’ai donc eu le sentiment qu’il fallait agir sur le levier de la mobilité et de l’aide à l’apprentissage de la conduite pour les accompagner sur le chemin de la réinsertion.
2 Comment avez-vous créé La Batoude, et qui sont vos utilisateurs ?
G. T. Retraité d’EDF, je n’avais pas de lien particulier avec l’univers de l’auto-école. Par hasard, j’ai rencontré une ex-monitrice qui, elle-même, était en train de monter un projet d’auto-école solidaire. Nous avons donc joint nos forces et nos idées, et c’est ainsi que La Batoude est née.
Une batoude, c’est un tremplin utilisé par les acrobates pour prendre de l’élan. C’est un clin d’œil vers les personnes en difficulté d’apprentissage à qui s’adresse l’auto-école. Nos utilisateurs nous sont envoyés uniquement par les services d’aide sociale, les missions locales et Pôle emploi. Les profils sont donc très variés : des jeunes qui entrent dans la vie active, des mères isolées, des personnes qui ont eu un retrait de permis, des personnes en recherche d’emploi depuis longtemps, des saisonniers agricoles qui ont besoin de passer le permis pour trouver ou conserver leur emploi, etc.
3 Qu’est-ce qui différencie La Batoude d’une auto-école ordinaire ?
G. T. L’idée repose sur deux piliers : d’une part, avoir des cours de code et de conduite adaptés aux difficultés de chaque élève. D’autre part, pratiquer des tarifs sociaux et mobiliser des aides financières permettant un reste à charge le plus faible possible pour eux.
Les apprenants passent un test écrit qui a pour but de cerner les difficultés de chacun et de permettre l’adaptation des programmes. Notre monitrice a une certification de lutte contre l’illettrisme des adultes, ce qui est évidemment un atout capital. Par exemple, certaines personnes peuvent suivre les cours de code sur ordinateur, mais d’autres auront besoin d’une projection vidéo sonorisée. Quand c’est pertinent, nous privilégions aussi la pédagogie participative, basée sur l’échange en groupe, pour entamer un processus de resocialisation.
Avec ce système, nous avons un taux de réussite de 70 % ce qui est un bon score ! En à peine plus d’un an d’existence, nous avons 13 codes et 13 permis passés et obtenus à notre actif, dont un sans-faute au code. Nous sommes très fiers !
C’est le taux médian de réussite au permis de conduire en France en 2017. (2)
4 Et comment arrivez-vous à pratiquer des tarifs aussi bas ?
G. T. Chaque élève s’acquitte d’une cotisation de 50 euros/mois comprenant 10 heures de code par semaine, à laquelle s’ajoute le prix des cours de conduite : 45 euros/heure minorés de 10 euros/heure grâce aux dons des fondations dont la Fondation Macif.
Mais le fait de passer par des prescripteurs sociaux permet de solliciter des aides de l’État, qui sont directement activées par ces prescripteurs pour le bénéficiaire. Comme nous sommes reconnus en tant qu’organisme de formation, ça permet aussi à nos élèves de financer tout ou partie de leur permis sur leur compte personnel de formation. Cumulé à d’autres aides, comme celles venant de la Fondation Macif, ce surplus permet de couvrir le coût des leçons pour qu’au final le reste à charge pour l’élève soit le plus faible possible. Par exemple, une personne qui a des revenus très faibles, qui touche le maximum d’aides et décroche son permis avec seulement 20 heures de conduite, ne paiera au final que 5 euros.
5 Vous avez donc besoin de ces aides et subventions pour mener à bien votre mission ?
G. T. En effet, les aides des fondations sont vitales dans notre modèle économique, car elles sont un complément indispensable au subventionnement du coût global du permis de conduire. Nous sommes depuis peu reconnus d’utilité publique, ce qui veut dire que nous sommes aussi éligibles aux dons.
Au lancement de La Batoude, la Fondation Macif nous avait déjà aidés avec une subvention de 3 000 euros afin d’acheter du matériel et de financer la location longue durée de la voiture utilisée pour les cours de conduite. En bonus, nous proposons aussi à nos bénéficiaires des ateliers formation aux premiers secours ou à la petite mécanique. Grâce à la Macif, nous leur proposons également des ateliers pour apprendre à remplir un constat à l’amiable. Un vrai avantage pour eux !
L’Essentiel de l’article
L’auto-école La Batoude propose des formations adaptées aux publics en difficulté et ayant des difficultés d’apprentissage.
Les formations sont financées par des aides publiques, des donations de fondations et le compte personnel de formation.
Le reste à charge pour les élèves est très inférieur au coût d’une auto-école classique.
Vous souhaitez emmener votre enfant sur votre moto ? Pour le conduire à l’école ou au sport, voire pour de plus grands trajets. La loi en matière de transport d’enfant à moto est assez souple.
Jusqu’à 5 ans, le siège enfant est obligatoire
L’une des rares précisions de la loi est l’obligation d’installer les enfants de moins de 5 ans dans un siège adapté. Au-delà de 5 ans, la loi est la même pour tous les passagers, quel que soit leur âge : la moto doit disposer de deux sièges ou d’une selle double, et le siège du passager doit posséder une courroie d’attache ou des repose-pieds.
Moto et enfants : les recommandations de la Sécurité routière
Si le cadre législatif est peu contraignant, la question se pose de savoir à partir de quel âge un enfant peut raisonnablement être transporté. Il est toutefois déconseillé de transporter un enfant de moins de 8 ans à moto ou en scooter (1). Avant leurs 8 ans, les enfants ont moins le sens de l’équilibre et du danger et leur corps est beaucoup plus fragile et sensible aux accélérations et aux freinages. Avant cet âge, le manque de concentration, la perception du danger et le sens de l’équilibre posent problème. De plus, les casques ne sont pas adaptés aux jeunes enfants : le poids peut constituer un danger pour les cervicales d’un enfant.
La responsabilité vous incombe, et le bon sens doit primer.
2 L’équipement moto de votre enfant
Le corps de l’enfant doit être protégé de la tête aux pieds.
Comme tout motard, votre enfant devra obligatoirement porter des gants et un casque. Ils doivent être adaptés à sa taille et homologués. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un spécialiste qui vous orientera vers les bons modèles. En plus, il est primordial d’avoir un équipement complet : combinaison ou pantalon doté de coques de protection, blouson et bottes montantes. Cela génère forcément des coûts, d’autant plus élevés que votre enfant va grandir très vite, mais il est indispensable de le protéger au mieux.
Être accompagné d’un enfant exige d’adapter sa conduite : n’accélérez pas et ne freinez pas brutalement, prenez les virages à vitesse réduite, etc. Dans la mesure du possible, optez pour des itinéraires « confortables », en évitant les routes en mauvais état, et abstenez-vous de circuler par temps de pluie.
Pendant le trajet, n’oubliez pas de communiquer avec votre enfant régulièrement afin de le maintenir éveillé et vigilant (notamment sur les longs trajets), et de le rassurer. Des pauses doivent être faites plus souvent. Il faut également avoir fait, au préalable, tout un travail de pédagogie sur la moto, la vitesse, les bons réflexes à adopter, etc. Dans tous les cas, ces trajets à moto ne doivent pas être imposés à un enfant : ils doivent être en accord avec son désir de vous accompagner à moto.
* Lorsque la moto est garantie en cas d’accident ou de vol, votre casque, vos gants homologués CE et votre gilet airbag agréé SRA de moins de dix ans sont également indemnisés. En cas de vol, les équipements doivent être remisés dans le top-case, le coffre ou les sacoches rigides verrouillées. L’indemnisation intervient une fois par année d’assurance, dans les conditions et limites du contrat souscrit.
L’Essentiel de l’article
La loi ne fixe pas d’âge minimum pour être passager d’une moto.
Les enfants de moins de 5 ans doivent être dans un siège spécial.
En vingt ans, la part de marché de la location longue durée pour les voitures a explosé en France : de 27,5 % du total des immatriculations en 2020, elle est aujourd’hui de 30,5 % en 2021(1) ! Le parc de véhicules en LLD s’élève à 1 952 404 pour fin 2020, en hausse de 2,2 % par rapport à 2019 (2) .
Si ce succès est majoritairement porté par les entreprises petites et grandes, les particuliers eux aussi choisissent de plus en plus souvent la LLD : au premier trimestre 2021, on comptait 108 787 immatriculations de véhicules particuliers, soit une hausse de 18,7% par rapport à 2020 (3) .
51 % des loueurs en LLD sont des femmes, et 49 % des hommes (1). Souple et ne nécessitant pas d’apport financier, la LLD (comme la LOA) est particulièrement populaire chez les jeunes de moins de 35 ans. 31% d’entre eux se révèlent être des jeunes cadres et ont au moins un enfant (4).
Côté services, véritables points forts de la formule, l’assistance arrive en tête, présente dans 81 % des contrats, suivie de la maintenance (76 %), des pneumatiques (38%), du véhicule de remplacement (32 %), de l’assurance hors perte financière (25 %) et enfin les perte financière (16 %). La gestion des amendes a également le vent en poupe avec 454 940 de procès-verbaux traités en 2020(1).
En parallèle, les moins de 35 ans pensent pour 44% d’entre eux qu’il est préférable de louer plutôt que d’acheter un véhicule pour des raisons environnementales. C’est pourquoi 23% déclarent qu’ils seraient prêts à passer le pas de la location longue durée pour préserver l’environnement.(4)
3 Le diesel en perte de vitesse
La tendance montre également une perte de vitesse des immatriculations au diesel. En 2021, 41,09 % des véhicules immatriculés en LLD étaient des diesels, contre 61,84% en 2016, soit une baisse considérable. Quant à l’essence, on voit une légère augmentation de ses parts de marché : 23,19 % à 27,79 % d’octobre 2020 à octobre 202. La part des véhicules électriques et hybrides augmente également considérablement, passant de 3% en 2018 à 11,45% en 2021.(1)
* Offre réservée aux sociétaires Macif éligibles et sous réserve d’acceptation par Leaseplan.
L’Essentiel de l’article
En 2021, la part de marché de la LLD est de 30,5 %.
17,8% des véhicules particulier fonctionnaient aux énergies alternatives en 2020
Les services les plus prisés sont l’entretien et l’assistance.
Les véhicules électriques représentent 11,45 % du parc total de la LLD.
(1) Le marché de la Location Longue Durée 1er trimestre 2021, Sesamlld, 2021
(2)Le marché de la Location Longue Durée 2020, Sesamlld, 2020
(3) La LLD a déjà séduit 1 client sur 4 depuis le début de l’année, Autoinfo, 2021
(4) La location longue durée, Flotte Automobile, 2021
1 Motards : des accidents plus graves, dans des lieux plus isolés
Les deux-roues représentent seulement 2 % du trafic, et pèsent pourtant lourd dans le bilan de la sécurité routière : 21 % des accidents mortels et 42 % des accidents graves. Les deux tiers (66 %) de ces accidents ont lieu en dehors des agglomérations et n’impliquent dans plus d’un tiers des cas aucun autre véhicule. Une part importante des accidents graves de moto survient donc dans des lieux isolés, sans personne pour prévenir les secours (1).
Ados et deux-roues : la sécurité avant tout !
La plateforme Diffuz propose des stages de sensibilisation et de conduite. Renseignez-vous !
J’utilise Liberty Rider car j’emprunte beaucoup de petites routes et en cas d’accident, je peux être seul coincé quelque part. Rassuré de voir que cela fonctionne très bien et qu’en plus, il y a un réel suivi.
Fabien, motard, 32 ans
2 La rapidité d’intervention des secours est décisive
Lorsque l’accident survient, chaque minute compte. Une prise en charge médicalisée dans les 60 minutes qui suivent l’accident réduit la mortalité de 80 % (2) ! Pour les automobiles, les pouvoirs publics ont bien compris la nécessité d’intervention rapide. Depuis le 31 mars 2018, les voitures neuves vendues au sein de l’Union européenne sont obligatoirement équipées d’un dispositif eCall capable de détecter les accidents et de prévenir automatiquement les secours. Malheureusement, aucune disposition similaire n’est prévue pour les motos ou scooters, bien qu’ils soient plus exposés que les automobilistes ! Il existe une solution : l’application pour mobile Liberty Rider.
3 Une appli qui détecte les accidents en deux-roues et appelle les secours
Le cœur de l’application Liberty Rider est un algorithme capable de détecter les accidents. Il prend en compte plusieurs paramètres et analyse les événements suivants :
une perte de vitesse ;
un choc ;
une période d’inactivité.
La succession de ces trois événements indique un accident, et enclenche une procédure qui permet de prévenir les secours en moins de 5 minutes.
Une fois l’accident détecté, l’application Liberty Rider lance une procédure qui peut être interrompue à tout moment. Pendant les 2 minutes qui suivent l’accident, l’application émet une alarme, et un écran sur le mobile permet soit de confirmer le besoin de secours, soit d’annuler la procédure si tout va bien. L’algorithme continue d’analyser la situation. Aussi, si la moto reprend son trajet normalement, la procédure s’interrompt également.
Sans action au bout de 2 minutes, un opérateur Liberty Rider essaie de joindre le motard accidenté. Sans réponse de sa part, les secours sont immédiatement prévenus et reçoivent une localisation précise de l’accident. Ils peuvent ainsi intervenir au plus vite.
« Lorsque j’ai repris conscience juste après le choc, j’ai attrapé mon portable dans ma poche pour prévenir mes proches de mon accident. À ce moment-là j’ai vu que l’application était en alarme. Dans mon souvenir, j’ai appuyé sur la touche rouge d’appel au 112. Je ne peux pas dire comment ça a été géré ensuite, mais quoi qu’il en soit, les pompiers sont arrivés très rapidement et j’ai été pris en charge. » Loïc, motard
7/10
C’est la part de motards qui a chuté au moins une fois et près de la moitié a été blessée. (3)
4 Un bilan très positif
Deux ans après son lancement en février 2016, l’appli Liberty Rider est utilisée par 200 000 motards en France. Son service d’appel d’urgence fonctionne dans toute la France, outre-mer inclue, et vient d’être étendu à 8 pays européens : le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, l’Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.
Elle a enregistré 400 accidents à ce jour, permettant 100 interventions des secours. Ce sont 21 vies qui ont déjà été sauvées grâce à elle !
La LLD, ou location longue durée, est un contrat de location de voiture d’une durée généralement comprise entre 12 et 60 mois. Les loyers (mensualités) incluent l’usage du véhicule, un kilométrage maximum (souvent 15 000 km pour un véhicule essence et 25 000 pour un diesel) ainsi qu’une gamme de services, couvrant généralement l’entretien et l’assurance. À échéance, vous restituez la voiture et vous pouvez choisir d’en louer une nouvelle, tout simplement.
2 La LLD vous simplifie l’automobile
Les propriétaires de voiture le savent bien : une fois le véhicule acheté et l’assurance payée, on est loin d’en avoir fini avec les dépenses… Outre le coût incompressible du carburant, l’entretien est un poste de dépenses important, en plus de créer du stress. Mais l’achat a aussi l’inconvénient de voir la valeur de votre bien chuter dès la première année : c’est le phénomène de décote, bien connu des acheteurs de voitures d’occasion.
Avec la LLD, ces inconvénients disparaissent : vous disposez en permanence d’un véhicule neuf ou récent, et vous profitez de services qui vous libèrent des soucis d’entretien.
Les loyers d’une LLD sont fixes sur toute la durée du contrat. Ils couvrent l’assurance, l’entretien et la maintenance (panne, révision, accident…), vous avez donc une visibilité totale sur votre budget au jour le jour et à terme. Un vrai confort par rapport aux imprévus liés à la possession d’une voiture !
4 LLD : les points de vigilance
Si la LLD a de nombreux avantages, elle contraint à rester vigilant sur quelques points.
L’un d’eux est qu’il faut conserver le véhicule pendant toute la durée du contrat. Ce qui peut être gênant en cas de changement de vie impromptu. Mais certaines LLD proposent une fin de contrat anticipée sans frais de restitution anticipée dans certains cas.
D’abord, le kilométrage inclus dans le contrat : en cas de dépassement, le surcoût peut peser très lourd si l’on utilise le véhicule quotidiennement. Certaines offres de LLD permettent de modifier le forfait kilométrique en cours de contrat pour éviter les dépassements.
Attention aussi à ce que couvre le contrat : s’il ne comprend pas l’entretien, vous devrez faire remettre la voiture en état avant la restitution en fin de location sous peine de payer les réparations au prix fort.
Enfin, contrairement à la LOA (location avec option d’achat), la LDD ne permet pas d’acheter le véhicule en fin de contrat.
5 La LLD est-elle faite pour les particuliers ?
Oui si vous souhaitez vous décharger le plus possible des questions d’entretien et de revente, et si vous n’êtes pas un gros rouleur. En revanche, si votre voiture « souffre » parce que vous en faites un usage intensif ou atypique (transport d’objets ou de matériaux salissants, roulage régulier sur des chemins chaotiques, etc.), la LLD n’est peut-être pas adaptée car vous risquez d’avoir des frais au moment de la restitution du véhicule. Enfin, si vous êtes un gros rouleur (plus de 20 000 km/an), la LLD reste possible mais les loyers seront élevés.
La LLD est compatible avec le bonus écologique(1) (6 000 € maximum) à condition de choisir un véhicule 100 % électrique et être loué pour une durée de 2 ans minimum. Inversement, si vous choisissez un véhicule polluant, le malus allant d’un montant de 50 à 30 000€ pourra s’appliquer**. Par ailleurs, en cas de remplacement d’un véhicule ancien par un véhicule électrique loué dans le cadre d’une LLD, il est possible de bénéficier de la prime à la conversion(2) pour un montant maximum de 5000 €.
* Offre réservée aux sociétaires Macif éligibles et sous réserve d’acceptation par Leaseplan.
** Loué avec option d’achat ou pour une durée d’au moins 2 ans.
L’Essentiel de l’article
La LLD est un contrat de location de voiture longue durée.
La durée de la location est généralement comprise entre 1 et 5 ans.
Les contrats de LLD incluent le plus souvent l’entretien, l’assistance, l’assurance et les réparations liées à un usage normal du véhicule.
(1) Service public, 2021 (2) economie.gouv.fr, prime à la conversion,2021
Pour devenir propriétaire de votre voiture, vous avez le choix entre l’acheter comptant ou souscrire un crédit auprès de votre banque ou directement auprès du constructeur, en concession.
Acheter une voiture : les avantages
Vous êtes propriétaire de votre voiture. Par conséquent, vous êtes libre de parcourir un nombre illimité de kilomètres annuels et de la garder aussi longtemps qu’il vous plaira. Personne ne vous reprochera rien si vos enfants tachent le tissu des sièges ou si votre chien lacère le cuir des portières ! Enfin, acheter directement sa voiture revient globalement moins cher que de passer par des solutions comme la location avec option d’achat (LOA).
Les inconvénients
Vous subissez la décote qui touche tous les véhicules neufs. Pour faire simple, votre voiture perd entre 20 et 25 % de sa valeur la première année en fonction du modèle et jusqu’à 50 % en trois ans. De plus, si votre voiture est accidentée ou volée, vous continuerez tout de même à payer votre crédit.
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des voitures vendues en France en 2021 étaient neuves. En effet, le marché automobile français a totalisé la vente de 1,9 millions de voitures neuves contre 4,5 millions de voitures d’occasion. (1)
Bon à savoir
Même si un véhicule neuf perd rapidement de sa valeur, il existe des solutions pour optimiser son prix de revente, grâce à des organismes et des plateformes d’aide à la revente. Par exemple, Carizy prend en charge votre vente à un particulier de A à Z, de la réalisation des photos pour la publication de l’annonce à la gestion des formalités administratives et la sécurisation du paiement (les sociétaires Macif bénéficient de 10 % de réduction sur le service).
2 La location longue durée (LLD)
Initialement destinée aux entreprises souhaitant augmenter ou renouveler leur flotte tout en déléguant la gestion de leur parc automobile, la LLD consiste à payer un loyer mensuel pour un véhicule généralement neuf sur une durée allant de 12 à 72 mois. Elle inclut généralement plusieurs services (entretien, assurance, assistance…) et définit un kilométrage à ne pas dépasser (de 10 000 à 30 000 km/an). Au terme du contrat, l’emprunteur restitue le véhicule au loueur.
Les avantages de la LLD
Cette formule permet de changer régulièrement de véhicule pour profiter d’une voiture récente et bien équipée et de ne pas se soucier de la revente. Enfin, cela évite les imprévus financiers (tout est inclus dans la même mensualité) et la décote qu’implique l’achat d’un véhicule, puisque ce dernier perd rapidement de sa valeur après l’achat. Bref, la LLD est souvent idéale pour les gros rouleurs (+ de 15 000 km par an), adeptes des derniers modèles proposés par les constructeurs.
Les inconvénients de la LLD
Vous n’êtes pas propriétaire de votre véhicule, la location est à durée limitée, les modalités d’usage sont parfois très restrictives et les mensualités généralement plus élevées qu’avec un crédit classique, et ce dû au fait que la LLD inclut des prestations (assurance, assistance, entretien). Attention également aux dépassements kilométriques qui peuvent coûter cher. Dernier point : à la fin du contrat, vous devez restituer un véhicule dans un état nickel. Bref, la LLD est donc plutôt réservée aux revenus stables et confortables (les garanties exigées sont relativement poussées) et aux conducteurs soigneux !
3 La location avec option d’achat (LOA)
La location avec option d’achat (LOA), autrement appelée leasing ou crédit-bail, diffère de la LDD dans la mesure où, à la fin du contrat, l’emprunteur peut se porter acquéreur de la voiture dans le cas où il ne souhaiterait pas l’échanger contre un modèle neuf.
Les avantages de la LOA
Là encore, c’est l’idéal pour changer de voiture régulièrement et toujours avoir un véhicule neuf doté des dernières options et technologies embarquées. Mais surtout, cela permet de maîtriser son budget mensuel et d’éviter le casse-tête de la revente.
Les inconvénients de la LOA
Comme pour la LLD, le kilométrage est encadré et la location limitée dans le temps. Vous devez par ailleurs verser un dépôt de garantie en début de contrat (10 à 15 % du prix d’achat, restitué si vous ne vous portez pas acquéreur du véhicule à la fin). La LOA peut aussi réserver de mauvaises surprises. Une enquête menée par la DGCCRF révèle que le prix de la LOA est plus élevé que l’achat traditionnel (+ 10 à 20 % (3)). Enfin, vous êtes responsable de votre véhicule : en cas de dégradation, si vous n’achetez pas votre voiture à la fin du contrat, vous vous exposez à des frais de remise en état.
Vous souhaitez financer une voiture ?
Le crédit auto sans apport est une solution intéressante : il vous permet de financer votre véhicule, tout en limitant votre effort d’épargne.
L’Essentiel de l’article
Devenez maître de votre voiture grâce à l’achat.
Location longue durée et location avec option d’achat : quelques différences.
Les questions à se poser : voulez-vous être propriétaire de votre véhicule ? Comptez-vous le conserver plus de six ans ?