Étiquette : Bien-être

  • Temps d’écran : les adultes accros à leurs outils numériques

    Temps d’écran : les adultes accros à leurs outils numériques

    Smartphone, tablette, ordinateur, télévision… Les écrans sont plus que jamais omniprésents dans notre quotidien. Chaque foyer français disposerait ainsi de 5,6 écrans en moyenne (1). Pour travailler ou se divertir, communiquer ou s’informer, trouver son chemin ou réserver une table au restaurant, ils sont devenus quasi indispensables. Chaque jour en France, 37,4 millions (2) de personnes naviguent sur Internet depuis leur téléphone portable et 6 Français sur 10 (2) se connectent à leurs réseaux sociaux ou utilisent des applications.

    1 Un temps d’écran en constante augmentation

    La multiplication des écrans, des applications sociales et des services associés mobilise de plus en plus de temps. Ainsi, en 2019, les Français ont regardé la télévision 3 h 40 par jour en moyenne (2). Mais si la télévision reste à ce jour l’écran le plus répandu (présente dans 92 % des foyers) (1), elle est concurrencée par les smartphones (77 % des foyers) et autres tablettes (48,6 % des foyers) (1).

    « Les consommateurs passent en moyenne 50 minutes par jour sur Facebook. Les applications sociales telles que Snapchat, Instagram et Twitter se combinent pour prendre encore plus de temps. 38 % des Français consultent en moyenne 10 fois leur smartphone dans la journée et 28 % jusqu’à 25 fois », signale Alexis de Maud’Huy, coach et thérapeute, spécialiste des difficultés émotionnelles liées au numérique.

    Résultat, on estime que le temps consacré aux écrans s’élève aujourd’hui à 4 h 30 par jour (3), soit 8 minutes de plus qu’en 2018.

    2 L’addiction aux écrans, qu’est-ce que c’est ?

    Cette surconsommation préoccupe de nombreux Français. Près des trois-quarts des Français (3) se disent désormais dépendants des outils connectés et plus de 9 parents sur 10 (3) se disent convaincus des conséquences néfastes de la connexion sur la santé de leurs enfants.

    Une situation problématique au vu des préjudices qui peuvent découler de l’utilisation abusive des écrans, notamment sur la santé (douleurs musculaires ou mal de dos, troubles du sommeil, fatigue oculaire, migraines, alimentation déséquilibrée et problèmes de poids, risque cardio-vasculaire accru), la vie sociale (isolement, dégradation ou rupture des liens sociaux, désintérêt pour toute activité extérieure) et l’équilibre psychologique (stress, anxiété, trouble de l’humeur, mal-être, agressivité, sentiment de culpabilité).

     

    Bien qu’ils soient pratiques, efficaces et accessibles, les outils numériques génèrent une hypersollicitation permanente. C’est à nous de fixer les limites de nos usages. Tout en profitant des atouts des nouvelles technologies, il s’agit d’éviter la surconsommation.

    Alexis de Maud’Huy

    Selon lui, l’addiction aux écrans concernerait véritablement entre 1 et 2 % de la population générale et 5 % des adolescents. L’auteur de l’ouvrage Se protéger des addictions aux écrans, c’est parti ! (éditions Jouvence, 2018) définit l’addiction comme « la limite entre l’envie et le besoin. Il s’agit du moment où l’intention et la volonté sont dépassées, celui où l’on perd sa liberté de choix », explique-t-il. Et de poursuivre : « La forme de surconsommation aux écrans la plus fréquente reste celle qui concerne les jeux vidéo, en particulier ceux en ligne. Bien sûr, il existe de nombreuses autres façons de devenir addict à des services en ligne, les plus classiques étant les réseaux sociaux. »

    Chiffres-clés

    En sept ans, le temps quotidien passé devant un écran en dehors du temps de travail a augmenté de 20 minutes en moyenne chez les enfants et d’1 h 20 chez les adultes (5).

    À noter que, d’une manière générale, les personnes de moins de 30 ans seraient plus exposées à un usage excessif des écrans que les plus âgées (6).

    Le saviez-vous ?

    Le binge watching (ou visionnage boulimique) est la pratique qui consiste à regarder la télévision ou tout autre écran pendant une plus longue période de temps que d’habitude, le plus souvent en regardant plusieurs épisodes d’une série à la suite. Par exemple, l’abonné Netflix moyen regarde deux heures de contenu par jour. 61 % des abonnés avouent pratiquer régulièrement le binge watching. (4)

    3 Addiction aux écrans : comment l’identifier ?

    Mais à ce jour, aucun critère quantitatif ne permet de définir précisément le moment à partir duquel l’usage des écrans devient problématique. Cette situation ne se mesure pas au nombre d’heures passées devant l’écran, mais aux conséquences de ce comportement. En revanche, plusieurs indicateurs peuvent inciter à tirer la sonnette d’alarme.

    • Les écrans deviennent le principal, si ce n’est l’unique centre d’intérêt, au détriment des autres loisirs et relations sociales.
       
    • L’utilisateur perd le contrôle de sa pratique et ressent un besoin irrépressible de se connecter tous les jours sans exception, sans réussir à se fixer de limite et ressent un profond malaise en cas d’impossibilité de se connecter.
       
    • L’utilisateur est dans le déni et minimise souvent l’ampleur réelle de son utilisation des objets connectés lorsque vous lui faites remarquer.
       
    • L’usage des écrans influe négativement et durablement sur la vie sociale, professionnelle génère de la souffrance pour lui-même et/ou pour son entourage.

    Chiffre-clé

    En 2019, 77 % des Français s’adonnent chaque jour aux loisirs numériques – musique, vidéo, jeux vidéo, téléphone mobile. (7)

    4 Éviter la surconsommation d’écran

    S’il ne s’agit pas de recettes miracles ni de solutions universelles, quelques astuces peuvent limiter les risques de basculer dans un usage abusif des écrans, comme le fait de :

    • désactiver les notifications liées aux applications non indispensables ;
    • s’imposer un temps d’utilisation limité grâce à des applications spécialement conçues à cet effet ;
       
    • limiter le multitasking, c’est-à-dire l’usage de plusieurs écrans en même temps ;
       
    • s’accorder chaque jour des moments sans écran en faisant du sport, en lisant un livre ou en bricolant ;
       
    • oublier volontairement son téléphone à la maison ou le mettre en « mode avion » pour ne pas être dérangé.
       
    • ne regardez plus votre téléphone une heure avant de vous coucher car la lumière bleue émise par les écrans perturbent votre sommeil.

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    5 Vive la détox digitale

    Dans le cas d’un usage déjà abusif du téléphone, une désintoxication numérique peut constituer une bonne alternative. « Elle désigne le fait de s’abstenir volontairement d’utiliser des appareils électroniques et de stopper momentanément toutes les activités nécessitant d’être connectées à Internet », détaille Alexis de Maud’Huy.

    Baisse du niveau de stress, gain de temps, capacité de concentration accrue, complicité avec ses proches retrouvée : les bienfaits d’une détox digitale sont multiples. Et si cette initiative ne suffit pas, la consultation d’un professionnel tel qu’un spécialiste des addictions, ne doit pas être exclue. « Lui seul pourra proposer l’accompagnement le plus adéquat et prodiguer les bons conseils. »

    L’Essentiel de l’article

    • Chaque foyer français dispose de 5,6 écrans en moyenne. (1)
    • Le temps d’écran moyen s’élève à 4 h 30 heures par jour. (3)
    • 71 % des Français pensent que l’usage croissant des écrans nuit à la qualité des relations. (4)
    • La forme de surconsommation aux écrans la plus fréquente concerne les jeux vidéo en ligne. (5)

    (1) Conseil supérieur de l’audiovisuel, Observatoire de l’équipement audiovisuel des foyers, Résultats des 1er et 2e trimestre pour la télévision, Octobre 2020.
    (2) Médiamétrie, « L’année Internet 2019 », 2020
    (3) BVA – Fondation April, 2ᵉ vague du baromètre de l’hyperconnexion, 2019
    (4) A. Maud-Huy, Se protéger des écrans, c’est parti ! Éditions Jouvence, 2018.
    (5) Anses, « Évolution des habitudes et modes de consommation, de nouveaux enjeux en matière de sécurité sanitaire et de nutrition », 2017.
    (6) Institut d’éducation médicale et de prévention, « Campagne d’information sur le bon usage des écrans », 2018.
    (7) Médiamétrie, Les Français orchestrent avec maîtrise leurs pratiques des médias et des loisirs numériques, 2020
  • Acupuncture : stop aux idées reçues

    Acupuncture : stop aux idées reçues

    Chiffre-clé

    361 (2). C’est le nombre de points d’acupuncture reconnus sur le corps, dont certains situés au niveau des poumons, du cœur, de l’intestin, du foie ou de la vessie par exemple.

    L’acupuncture fait partie des médecines dites « alternatives » à la médecine classique. Bien que son efficacité soit reconnue par la Haute autorité de santé, elle soulève encore de nombreuses questions. Petit tour d’horizon des idées reçues les plus répandues sur l’acupuncture.

    1 L’acupuncture sans aiguilles n’est pas possible

    FAUX – Les aiguilles ne sont que l’une des 6 techniques pratiquées par l’acupuncteur. Pour les enfants par exemple, l’acupuncture laser est utilisée pour envoyer des stimuli aux points d’acupuncture grâce à un laser infrarouge, qui remplace alors les aiguilles. « Une autre technique consiste à utiliser des ventouses ou des aimants pour soulager le mal de dos », explique le Dr Stéphan, acupuncteur. Attention, si différents professionnels peuvent utiliser ventouses ou aimants, seuls les professionnels de santé (médecins, sages-femmes ou chirurgiens-dentistes) sont autorisés à utiliser des aiguilles.

    2 Les aiguilles d’acupuncture font mal

    FAUX – L’aiguille utilisée pour l’acupuncture est très fine (0,16 mm à 0,18 mm). La pose est généralement indolore et ne laisse aucune marque sur votre peau. Toutefois, quand le médecin tourne l’aiguille pour stimuler les points d’acupuncture, vous pouvez sentir un léger picotement. « Ce n’est pas douloureux mais ces sensations sont recherchées par le médecin et font partie d’un traitement efficace », affirme l’acupuncteur.

    3 L’acupuncture peut entraîner une infection sanguine ou cutanée

    FAUX – Les aiguilles utilisées par les acupuncteurs sont stériles et à usage unique, ce qui élimine tout risque de transmission de maladie. « Il n’y a absolument aucun risque d’infection avec l’acupuncture, affirme le médecin. Toutes les aiguilles utilisées sont à usage unique. Nous les jetons ensuite dans un conteneur spécifique et les aiguilles sont incinérées. »

    4 L’acupuncture est remboursée par la Sécurité sociale

    VRAI – Les séances d’acupuncture sont remboursées en partie par la Sécurité sociale, à condition qu’elles soient réalisées par un médecin titulaire du diplôme d’État (appelé Capacité d’Acupuncture), ou par un professionnel de santé ayant obtenu un diplôme universitaire (DU) ou interuniversitaire (DIU), comme les médecins et les sages-femmes. Attention toutefois, un certain nombre de professionnels exercent en secteur 2 : renseignez-vous avant auprès du professionnel pour connaître son tarif et les éventuels dépassements d’honoraires.

    « Si le patient respecte le parcours de soins coordonnés, c’est-à-dire que la consultation est prescrite par son médecin traitant, il sera mieux remboursé », précise l’acupuncteur.

    5 L’acupuncture soigne et n’agit sur les douleurs que si l’on y croit

    FAUX« L’acupuncture n’est pas une croyance. Comme toute médecine, elle se fonde sur des données scientifiques, des études, des preuves et des milliers de tests sur des patients prouvant l’efficacité de cette pratique », souligne le Dr Stéphan. Cela concerne notamment le traitement des douleurs chroniques ou des nausées et vomissements (en période postopératoire, liés à la grossesse ou provoqués par une chimiothérapie anticancéreuse) (1). Certains hôpitaux proposent même des séances d’acupuncture à destination des malades du cancer.

    6 L’acupuncture soulage les maux de grossesse et prépare à l’accouchement

    VRAI « L’acupuncture est recommandée pour traiter de nombreux maux de la grossesse (nausées, vomissements, ou douleurs diverses) », constate l’acupuncteur. En fin de grossesse, les séances d’acupuncture pourraient aussi aider à préparer le corps à l’accouchement, en facilitant le positionnement idéal du bébé (soit la tête dirigée vers le sol, ventre appuyé sur celui de sa mère) ou en déclenchant les contractions par exemple.

    « Le diplôme universitaire d’acupuncture obstétricale permet justement de former de nombreuses sages-femmes mais aussi médecins gynécologues-obstétriciens à cette médecine traditionnelle chinoise », précise le Dr Stéphan.

    7 Les bébés peuvent aussi bénéficier d’une séance d’acupuncture

    VRAI – L’acupuncture peut aussi être utilisée chez les tout-petits (troubles du sommeil, problèmes digestifs, problèmes ORL à répétition, eczémas…) en complément d’une prise en charge médicale conventionnelle. « Mais chez les plus jeunes, on préférera mettre très peu d’aiguilles et utiliser le massage inspiré de l’acupuncture pédiatrique japonaise (appelée Shonishin) ou le laser », ajoute le Dr Stéphan.

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    * À partir de la formule Équilibrée et dans les conditions
    et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’acupuncture est un acte médical à part entière.
    • Les piqûres, réalisées à l’aide d’aiguilles très fines, ne sont pas douloureuses.
    • Les séances, réalisées par un professionnel de santé, sont remboursées par l’Assurance Maladie sur la base du tarif de convention (soit 70 % de 23 €).

    (1) Solidarités-santé.gouv, L’acupuncture

    (2) Inserm, Évaluation de l’efficacité et de la sécurité de l’acupuncture, 2014

  • Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    Comment adapter son alimentation à une baisse d’activité physique ?

    En cas de repos forcé, de confinement exceptionnel ou de modification de style de vie, une personne ayant l’habitude de pratiquer du sport en extérieur ou en salle va voir son quotidien changer. Pour accompagner le corps dans cette modification de rythme et de dépenses énergétiques, la gestion de l’alimentation se révèle particulièrement importante pour s’adapter aux nouveaux besoins, revus à la baisse.

    Quels sont en moyenne les besoins caloriques quand il n’y a pas ou très peu d’activité physique ?

    Anthony Fardet « Les besoins énergétiques varient en fonction du sexe, de l’âge et de l’activité physique. Difficile de donner des conseils pour les enfants car l’apport nécessaire varie beaucoup entre 3 et 18 ans, lorsque le jeune est en pleine croissance. Après 18 ans, en période d’activité physique moindre, il est conseillé de ne pas dépasser en moyenne 2100 kcal par jour pour un homme adulte (contre 2700 pour une activité modérée) et 1800 kcal par jour en moyenne pour une femme adulte (contre 2000 pour une activité modérée). Il faut donc diminuer, en période de confinement ou de repos forcé, l’apport énergétique (de 10 à 20%), cela va de soi. En revanche, pour les personnes âgées, elles doivent au maximum garder les apports caloriques habituels pour maintenir leur forme physique. »

     

    Apports caloriques quotidiens conseillés en cas de sédentarité accrue*

    Homme

    19-30 ans

    2500

    31-50 ans

    2350

    51-70 ans

    2150

    71 ans +

    2000

    Femme

    19-30 ans

    1900

    31-50 ans

    1800

    51-70 ans

    1650

    71 ans +

    1550

     

    Quels sont les aliments conseillés lorsque l’on ne fait quasiment aucune activité physique ? Quid des aliments à calories négatives par exemple ?

    A.F. « On entend souvent parler des aliments à calories dites négatives qui contiendraient si peu de calories que l’énergie de notre corps consacrée à leur digestion serait supérieure à celle que les aliments fournissent. Cependant, il n’y a pas de preuve scientifique que des aliments puissent être à calorie négative. En revanche, on peut conseiller les légumes comme le concombre, céleri-rave, haricots verts, courgette, épinard, chou-fleur, endive ou asperge. Les produits végétaux sont riches en fibres et en eau, à la fois rassasiants et peu caloriques. De façon générale, il s’agit de cuisiner à partir d’ingrédients et/ou aliments plus ou moins bruts, sources de sucres lents et riches en vitamines. »

    Lire aussi : Avis aux gourmands : quelles alternatives saines au sucre blanc ?

    Quels sont les aliments caloriques et les faux amis à éviter en cas de sédentarité accrue ?

    A.F. « En période de diminution d’activité sportive, il est recommandé de réduire l’apport d’aliments ultra-transformés, hyper palatables (réconfortants à mâcher), souvent très denses en énergie et qui nous poussent à manger « sans faim », type snacks sucrés, salés, et/ou gras, confiseries, plats préparés comme les pizzas industrielles, glaces… Cela peut s’avérer difficile car durant une période de sédentarité accrue, le besoin de réconfort passe parfois par ce type de nourriture « doudou ». »

    « Aucun aliment n’est réellement à interdire, mais tout est une question de dose. »

    Anthony Fardet, nutritionniste

    A.F. « Il faut bien avoir conscience que sans activité sportive, le corps ne pourra pas gérer correctement un apport calorique trop important et le sucre se transforme vite en gras sous-cutané ou hépatique. »

    Lire aussi : Enfants : et si on se passait des aliments ultra-transformés ?

    Le gras et le sucre pour les personnes âgées

    Si un apport important en gras et en sucre est à limiter pour les enfants et les adultes en cas de sédentarité accrue, il faut noter que cette règle s’applique moins aux personnes âgées. Comme le souligne le nutritionniste Anthony Fardet, l’âge conduit souvent à une perte d’appétit, parfois à cause de l’isolement, souvent parce que la mobilité se dégrade, et elles ne bougent plus assez pour provoquer une sensation de faim. Dans ce cas, les aliments gras ou sucrés sont davantage permis car ils permettent généralement de stimuler leur appétit.

    Quelles sont les bonnes règles à adopter (nombre de repas, heure des repas, etc) ?

    A.F. « Il est toujours mieux de manger à heure fixe. En période de sédentarité forcée, il n’est pas conseillé de prendre des collations à 10h00 et 16h00 comme on a souvent coutume de le faire pour « caler une petite faim ». Trois repas équilibrés riches en vrais aliments, en produits végétaux, et diversifiés devraient apporter ce qu’il faut en cas d’inactivité physique. Cependant, si cela n’est vraiment pas suffisant, alors privilégiez des snacks à base de vrais fruits riches en eau (pomme, banane, etc.). Les fruits à coque (amande, noix, noisettes…) ou fruits séchés seront trop énergétiques. Si vous êtes confinés chez vous, c’est aussi l’occasion d’apprendre de nouvelles recettes et de prendre davantage le temps de cuisiner. »

    Lire aussi : Bien manger pour bien dormir

    *Source : https://www.sante-sur-le-net.com/nutrition-bien-etre/nutrition/besoins-energetiques/

    L’Essentiel de l’article

    – Éviter les aliments trop caloriques et trop sucrés – Adapter les portions et limiter à 3 repas par jour – Tester de nouvelles recettes avec des produits bruts
  • Effets du confinement sur la santé : quels sont-ils ?

    Effets du confinement sur la santé : quels sont-ils ?

    Cette période de confinement est loin d’être synonyme de vacances : plus de stress et de tensions familiales, un sommeil parfois perturbé et une prise de poids plus ou moins notable. Patrick-Ange Raoult, psychologue clinicien et le Dr Alice Perrain, médecin généraliste, relèvent cinq signes qui montrent que le confinement a un impact sur la santé psychologique et physique, sans que l’on s’en rende forcément compte.

    1 Un moral qui joue au yo-yo

    Vous souriez moins qu’avant ou ne ressentez pas la même énergie que d’habitude ? L’isolement social lié au confinement pèse sur le moral, même si ce n’est pas toujours quantifiable. « C’est une impression diffuse », analyse Patrick-Ange Raoult. « On a moins d’esprit d’initiative, moins d’envie en général, avec une plus grande fatigabilité » ajoute-t-il. Les personnes les plus exposées à cette baisse de moral sont celles qui vivent seules ainsi que « celles dont l’équilibre psychologique était seulement satisfaisant jusqu’alors, maintenu grâce aux relations sociales et amicales », souligne le psychologue.

    « On a moins d’esprit d’initiative, moins d’envie en général, avec une plus grande fatigabilité ».

    Patrick-Ange Raoult, psychologue clinicien.

    2 Une inquiétude permanente

    Le confinement crée aussi « un sentiment d’impuissance face à un virus et une situation qui nous échappent », expose Patrick-Ange Raoult. « C’est pour cela que certains, pendant le confinement, déploient beaucoup d’énergie à ranger ou à bricoler car ils ont ainsi l’impression de maîtriser leur environnement proche ». Le confinement peut être vécu comme un étau, notamment pour ceux d’un naturel déjà anxieux. Une anxiété grandissante qui perturbe la qualité du sommeil avec des troubles de l’endormissement ou des insomnies par exemple.

    Chiffre-clé

    74 % des adultes rapportent des problèmes de sommeil, la moitié d’entre eux estimant qu’ils sont apparus avec le premier confinement de mars 2020 (1).

    3 Quand le ton monte

    Une connexion internet plus lente que d’habitude déclenche la colère de votre ado ou de votre conjoint ? Vous êtes vous-même plus facilement irritable ? La faute aux troubles de l’humeur, décuplés par le confinement, d’autant plus si le logement est exigu ou si des tensions existaient déjà. Pour éviter que le ton monte, le psychologue conseille de préserver, lorsque cela est possible, un espace pour chacun dans le logement, des temps pour soi, sans oublier des activités ludiques partagées pour consolider l’unité familiale et/ou celle du couple.

    4 Mauvaise posture et espace de travail inadapté

    Face au télétravail, beaucoup de Français ont improvisé un coin de bureau chez eux sans toujours pouvoir se soucier des conditions matérielles : une table à la hauteur inadaptée ou un écran d’ordinateur portable trop bas. Pourtant, une mauvaise posture, répétée quotidiennement, peut entraîner des douleurs : ce sont les troubles musculo-squelettiques. Ils conduisent « à des douleurs au niveau des cervicales ou du dos, à des tendinites du coude ou du poignet,», indique le Dr Perrain. Il faut alors veiller au maximum à adopter les bonnes postures et les bons gestes pour éviter ces douleurs.

    5 Prise de poids anodine

    Qui dit confinement implique moins d’activité physique. « Même si une personne ne marchait que 15 ou 20 minutes par jour ou suivait une activité physique de loisir une seule fois par semaine, la masse musculaire va diminuer », souligne le médecin généraliste. Un effet souvent non visible : « On s’en rendra compte seulement à la reprise ! » ajoute-t-elle. Quant à la prise de poids, elle est la conséquence de cette sédentarité et d’une cuisine parfois plus riche en guise de réconfort. Mais le Dr Perrain tempère : « 3 ou 4 kg supplémentaires, ce n’est pas très grave si, dès le 11 mai, on se remet à une activité physique régulière. C’est souvent ce qu’un adulte prend pendant les fêtes de fin d’année ».

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    L’Essentiel de l’article

    • Une baisse de moral et de motivation.
    • Un sentiment d’impuissance et d’angoisse.
    • Des sautes d’humeur liées à l’enfermement.
    • La sédentarité provoque douleurs et changements physiques.

    (1) Résultats de l’étude COCONEL : Coronavirus et confinement – Enquête longitudinale. Menée par l’IFOP pour l’institut Méditerranée Infection. Sondage réalisé entre le 31 mars et le 2 avril 2020.

  • Contre le rhume : misez sur les recettes de grand-mère !

    Contre le rhume : misez sur les recettes de grand-mère !

    Comment soigner son rhume ?

    Nez bouché, nez qui coule, éternuements à répétition, maux de gorge et vitalité proche de zéro : pas de doute, c’est le rhume ! Inutile de courir chez le médecin : cette infection virale, bénigne en soi, ne peut être soignée par des antibiotiques. Il faut donc se contenter d’en traiter les symptômes pour mieux « faire avec » et, surtout, éviter de l’attraper pour pouvoir « faire sans » !

    1 Comment éviter le rhume

    Gardez la forme

    Parce qu’un organisme fatigué et stressé sera plus vulnérable au virus, il est important de respecter une bonne hygiène de vie : bien dormir (au moins sept heures), pratiquer une activité physique régulière, bien s’hydrater (même en hiver !).

     

    Passez à l’orange

    Rien de tel que la vitamine C pour booster le système immunitaire. Faites donc le plein d’agrumes, de kiwis, de goyaves, pour la version sucrée, et de brocolis, de choux-raves ou frisés (crus), pour la version salée.

     

    N’ayez pas peur des courants d’air

    Un logement surchauffé et peu aéré peut vite se transformer en ferme d’élevage viral ! Pensez donc à baisser les radiateurs et à aérer au moins dix minutes par jour chaque pièce.

     

    Lavez-vous les mains

    Ayez le bon réflexe (si ce n’est pas déjà le cas) : se frotter les mains avec du savon et de l’eau tiède (ou à défaut avec une solution hydroalcoolique) pendant au moins trente secondes permet de diminuer fortement tout risque de contamination. À raison de cinq ou six fois par jour.

     

    Gardez vos distances

    Contrairement aux idées reçues, le rhume ne s’attrape pas par la salive, mais plutôt par les mains, qui colportent le germe aux yeux et au nez. Évitez donc de serrer les mains des personnes enrhumées et écartez-vous en cas de toux !

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    1 Français sur 3

    (et même un peu moins : 32 %) se lave les mains après s’être mouché, selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES).

    2 Comment combattre le rhume

    Ail, ail, ail !

    En plus de ses vertus supposées pour chasser les vampires, l’ail est reconnu pour traiter les infections des voies respiratoires et en diminuerait les symptômes. À consommer frais, séché ou en capsule dès les premiers jours.

     

    Misez sur les tisanes

    Les infusions bienfaisantes à base de plantes sont légion. Privilégiez la menthe poivrée, le thym, la cannelle ou le sureau noir. Ajoutez à votre préparation du miel et du citron et buvez bien chaud.

     

    Prenez un bon bouillon

    Rien de tel pour dégager les sinus et lutter contre l’infection que de prendre du bouillon de poulet chaud ou de vermicelles. Pensez à l’assaisonner d’un oignon, d’ail, de poivre de Cayenne ou de piments forts.

     

    Tous au bain !

    Parce qu’une abondante sudation stimule le système immunitaire, prenez un bain bien chaud. Quand vous avez bien infusé, sortez, emmitouflez-vous et glissez-vous au lit. Mettez-vous au repos, et laissez le corps travailler.

     

    Un cocktail d’enfer

    Prêt à tout pour guérir ? Le cocktail total des Antilles est fait pour vous. Sa recette traditionnelle a fait ses preuves depuis des générations : mélangez 125 ml de jus de citron, 2 cuillères à soupe de vinaigre, 1 gousse d’ail écrasée, 1 cuillère à thé de gingembre frais râpé et un peu de poivre de Cayenne. Avalez cul sec !

    L’Essentiel de l’article

    • Le bon geste prévention : lavez-vous les mains.
    • Aérez les pièces et évitez de surchauffer.
    • Buvez bien chaud, bouillons et tisanes.
    • Transpirez ! C’est bon pour la santé.
  • « J’ai décidé de vivre sans téléphone portable »

    « J’ai décidé de vivre sans téléphone portable »

    Ils sont rares, mais ne changeraient de mode de vie pour rien au monde. Plus de liberté, moins de stress… Simon, 29 ans, a choisi de vivre sans téléphone portable. Qu’est-ce qui l’a poussé à faire ce choix ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Il raconte son quotidien « déconnecté ».

    1 Profiter de la vie et se sentir libre

    Simon n’a pas renoncé au téléphone portable, il n’en a tout simplement jamais eu. Pour lui, le téléphone n’est qu’un moyen de se donner rendez-vous : il préfère voir ses amis plutôt que de les appeler, profiter des bons moments sans écrans interposés. Renoncer au portable, c’est aussi cultiver l’instant présent. « J’ai déjà vu des couples au restaurant qui pianotent chacun sur leur téléphone sans se parler. Il y a aussi ceux qui font des selfies devant les monuments plutôt que de s’intéresser à la visite », s’étonne Simon, qui estime qu’en évitant la dépendance au portable, il a également davantage de temps pour lire, passer du temps avec ses proches… « Je n’ai rien contre le téléphone, mais lorsque je vois l’addiction de certaines personnes, ça me conforte dans le fait de ne pas en avoir. »

    Profiter plus largement de sa liberté, se déconnecter, faire une véritable coupure entre vie professionnelle et vie privée… sont aussi des avantages non négligeables. « Je n’ai pas envie d’être joignable tout le temps, reconnaît Simon. J’aime profiter de mon week-end sans être obligé de parler boulot. Bien sûr, on peut me joindre par mail sur ma tablette, mais c’est moins intrusif. Avec le téléphone portable, on se sent souvent obligé de rappeler dans la minute. »

    Chiffre-clé

    95 % des Français possèdent un téléphone portable (y compris un smartphone). (1)

    2 Assumer son côté « décalé »

    Les conversations What’s App ou le langage SMS sont, pour Simon, un grand mystère… « C’est vrai que je me sens exclu de certaines choses mais, pour l’instant, cela ne me dérange pas plus que ça, raconte-t-il. Tous mes amis et collègues savent que je n’ai pas de téléphone portable. L’avantage, c’est qu’ils arrivent à l’heure à nos rendez-vous car, en cas de retard, ils n’ont pas de moyen de me prévenir. » Sans GPS pour se guider, Simon imprime ses itinéraires à l’avance lorsqu’il doit se déplacer ou partir en vacances par exemple. « Avec mes papiers imprimés et mes petits Post-it, je passe parfois pour un original », s’amuse-t-il.

    C’est vrai que je me sens exclu de certaines choses mais, pour l’instant, cela ne me dérange pas plus que ça.

    Simon, 29 ans

    3 Gérer les imprévus sans téléphone

    Dans certaines occasions, comme récemment, lorsque sa compagne, enceinte, était proche de son terme, le téléphone portable lui a un peu manqué. Heureusement, sa collègue institutrice, à l’école, en possède un. « Ma copine savait qu’elle pouvait me joindre sur ce numéro. Aujourd’hui encore, elle l’utilise parfois pour me faire passer de petits messages urgents relatifs au bébé ou à notre organisation quotidienne, admet-il. Elle sait qu’elle peut aussi m’appeler sur le téléphone de l’école. »

    Au quotidien, l’absence de téléphone portable devient tout de même difficile à gérer. « Avec les CM2, nous organisons parfois des courses d’orientation dans la ville : les enfants sont lâchés par petits groupes avec un adulte, qui doit avoir un téléphone en cas de problème. Avec moi, ce n’est pas possible », raconte Simon, qui admet ressentir une pression de plus en plus importante pour s’équiper. « Pour l’instant, je résiste encore, je me sens bien comme cela, conclut-il. Mais si, à l’école, cela devient trop handicapant, j’y réfléchirai peut-être… »

    L’Essentiel de l’article

    • Vivre sans portable permet de profiter davantage de l’instant présent, de se sentir libre et de déconnecter du bureau.
    • Les inconvénients : ne pas avoir de GPS, ignorer le « langage texto » et se sentir en décalage au travail.

    (1) economie.gouv, Baromètre du numérique 2019

  • Hydratation : démêlez le vrai du faux sur l’eau !

    Hydratation : démêlez le vrai du faux sur l’eau !

    Un adulte doit boire 1,5 litre d’eau par jour (1) pour rester en bonne santé. Cela peut sembler bien simple pour certains, et pourtant, beaucoup négligent leur hydratation. Démêlons le vrai du faux sur l’eau pour que vous ne restiez pas sur votre soif.

    1 Il ne faut pas boire d’eau pendant les repas

    FAUX – La consommation d’eau au cours du repas doit se faire selon votre soif, et contribuer à couvrir vos besoins journaliers.

    « Boire de l’eau au cours du repas peut générer un inconfort digestif (lourdeur d’estomac) chez certaines personnes mais ce n’est pas déconseillé. L’important est de couvrir ses besoins quotidiens tout au long de la journée, soit boire 1,5 litre d’eau, voire jusqu’à 2 litres en cas de fortes chaleurs » indique Nathalie Hutter-Lardeau, nutritionniste.

    Vous pouvez donc boire à table si vous en ressentez le besoin. « L’eau provient aussi de la nourriture ingérée au cours du repas, notamment certains fruits et légumes comme le melon, la pastèque, le concombre qui peut lui contenir jusqu’à 96 % d’eau », précise la nutritionniste.

    2 Il ne faut pas attendre la soif pour boire de l’eau

    VRAI – L’eau représente environ 60 % du poids du corps d’un adulte (1). Une bonne hydratation assure un bon fonctionnement de tous vos organes, y compris de votre cerveau ! Vigilance, mémoire, concentration… sont autant de fonctions qui ont besoin d’hydratation pour être optimales.

    « La soif est le mécanisme par lequel l’organisme avertit qu’il est en état de déshydratation. Il ne faut donc pas attendre d’avoir soif pour boire, car votre corps aura déjà commencé à souffrir de déshydratation, indique la nutritionniste. Il convient alors de s’hydrater régulièrement, plusieurs fois par jour. Pour cela, ayez toujours avec vous une bouteille d’eau ou une gourde recyclable (à nettoyer quotidiennement). Des applications permettent aussi de vous souvenir de boire grâce à une alarme régulière. »

    3 Boire chaud ne désaltère pas

    FAUX – En période de fortes chaleurs, on ne sait pas toujours quoi boire ni manger. Mais sachez que l’eau qu’elle soit fraîche ou chaude a le même effet sur l’organisme : elle lui fait du bien. « Vous pouvez vous sentir moins désaltéré avec une boisson chaude, car il n’y a pas de sensation de fraîcheur en bouche, mais l’hydratation de votre corps est identique », indique Nathalie Hutter-Lardeau.

    Bien sûr, il faut veiller à boire raisonnablement chaud et privilégiez une eau tempérée pour éviter le risque de trop transpirer et donc d’être déshydraté. De plus, selon une étude de l’université des sciences médicale de Téhéran, « boire trop chaud (> 60 °C) fragiliserait le tissu de l’œsophage et le rendrait alors plus sensible à d’autres facteurs de risque comme le cancer (2) par exemple, met en garde la nutritionniste.

    4 Boire glacé n’est pas bon

    VRAI – Avaler des boissons glacées peut engendrer des désagréments tels que des frissons, des maux de tête, et des troubles du système digestif (diarrhée…). « Lorsque l’on boit trop froid, le corps va chercher à compenser la baisse de température soudaine et va dépenser de l’énergie pour réchauffer le corps. L’idéal est de boire de l’eau à température ambiante ou légèrement fraîche », explique la nutritionniste.

    5 Trop boire peut favoriser la rétention d’eau

    FAUX – Au contraire, boire de l’eau aide à réduire la rétention d’eau ! Lorsque vous êtes déshydraté, votre corps à tendance à stocker le peu d’eau qu’il lui reste comme un réflexe de survie. En veillant à boire régulièrement et grâce à une bonne hygiène de vie, vous permettez à vos reins de bien fonctionner et de réguler la quantité d’eau dans votre organisme. Si vous faites de la rétention d’eau, vous devez donc boire le plus possible, et ne pas vous limiter aux recommandations nutritionnelles.

    Bon à savoir

    « Les eaux riches en sodium sont déconseillées pour les personnes devant suivre un régime pauvre en sel ou ayant tendance à faire de la rétention d’eau (car le sel en est le principal responsable) », précise la nutritionniste. Dans ce cas, privilégiez les eaux minérales peu salées et vérifiez la teneur en sel de vos aliments avant de les consommer.

    6 Les enfants et les personnes âgées doivent boire plus d’eau que les autres

    FAUX« Passé un certain âge, on ressent la soif plus tardivement qu’un jeune adulte (1). Le risque de déshydratation est donc plus élevé. De même chez les enfants, le mécanisme de soif n’est pas encore mature », indique la nutritionniste. Il est donc essentiel de veiller à ce que les personnes âgées et les enfants s’hydratent régulièrement tout au long de la journée, notamment en période de fortes chaleurs.

    Néanmoins, la quantité d’eau recommandée n’est pas plus importante que pour les autres. « Chez les enfants de 3 à 6 ans, les besoins en eau sont de 500 ml à 1 litre/jour. Chez ceux de 6 à 12 ans, ils sont de 1,5 litre/jour. Pour les personnes âgées, les besoins sont similaires à ceux des autres adultes (1,5 litre par jour) », affirme Nathalie Hutter-Lardeau.

    Chiffre-clé

    75 %. C’est la quantité d’eau dans le corps d’un nourrisson. Ce ratio diminue à l’âge adulte pour atteindre 60 % (3). Chez les personnes âgées, le corps humain est composé de 50 % d’eau.

    7 L’eau aromatisée aux fruits est saine

    VRAI et FAUX – Une eau aromatisée aux fruits contribue à l’hydratation du corps, mais pour bien la choisir, regardez la teneur en sucre sur l’étiquette, mais aussi et surtout la liste des ingrédients. Votre eau aromatisée sera plus saine si vous la choisissez sans édulcorant et sans sucre. « Veillez à choisir une eau avec un minimum d’additifs. Boire de l’eau aromatisée, c’est plus fun et cela à meilleur goût, elle peut aider à combler l’apport en eau des personnes qui ont du mal à boire suffisamment au cours de la journée », explique Nathalie Hutter-Lardeau. Vous pouvez également la préparer vous-même à la maison avec des fruits frais.

    Au quotidien, privilégiez néanmoins l’eau naturelle car les fruits contiennent du sucre (fructose) et donc des calories. Sans compter que ces boissons aromatisées habituent le palais au “goût sucré”, ce qui peut renforcer une dépendance au sucre des enfants, notamment. À consommer en mode plaisir, occasionnellement donc !

    8 Café et thé peuvent remplacer l’eau

    VRAI et FAUX – Café, thé, jus de fruits ou de légumes peuvent contribuer à l’apport en eau tout au long de la journée. Au contraire, limitez votre consommation de sodas, boissons énergisantes ou alcoolisées qui déshydratent fortement votre organisme.

    « Mieux vaut consommer café et thé avec modération, en complément de l’eau, pour varier les plaisirs et les bénéfices. L’eau reste la boisson la plus adaptée pour hydrater l’organisme », rappelle la nutritionniste.

    L’Essentiel de l’article

    • L’eau est la boisson la plus adaptée pour hydrater l’organisme.
    • On trouve de l’eau également dans les aliments : fruits et légumes notamment.
    • Il faut boire régulièrement tout au long de la journée.

    (1) Ameli, L’eau, 2019

    (2) International Journal Of Cancer, A prospective study of tea drinking temperature and risk of esophageal squamous cell carcinoma, 2019

    (3) Hydratation for Health, Eau et hydratation

  • Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

    Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

    Le problème avec le sucre raffiné ? Il n’apporte aucune plus-value sur le plan nutritionnel. En effet, lors du raffinage, le sucre perd l’essentiel de ses nutriments, vitamines et oligo-éléments. La seule chose qu’il vous apporte finalement, ce sont des calories ! Totalement « dévitalisé », le sucre est ainsi très vite assimilé par l’organisme qui va alors réclamer tout aussi rapidement une « nouvelle dose ». Enfin, pour être blanc ou roux, le sucre passe par une coloration ou décoloration physique ou chimique, pas vraiment recommandable. Mieux vaut donc jeter son dévolu sur des sucrants plus intéressants tant sur le plan nutritionnel que gustatif.

    35 kilos par an

    C’est la quantité de sucre consommée par personne chaque année en France. La moyenne mondiale est de 20 kg par an.(1)

    Sucre blanc : quelles alternatives pour les gourmands ?

     

    Le saviez-vous ?

    Macif est partenaire de Yuka : l’appli qui vous aide à décrypter les étiquettes.

    1 Miel, sirop d’érable, sirop de maïs… Les sucres liquides

    Le miel

    C’est quoi : le miel est fabriqué à partir du nectar des fleurs (un petit liquide sucré) récolté et transformé naturellement par les abeilles. Veillez ainsi à acheter un miel venant d’Europe et non un « faux miel » importé d’Asie qui est dilué avec du sirop de sucre.

    Ses avantages : il est gorgé de nutriments aux propriétés antibactériennes, antioxydantes et anti-inflammatoires. D’un point de vue gustatif, il apporte une saveur particulière qui ravira les gourmands.

    Ses inconvénients : principalement composé de fructose et de glucose, le miel est non seulement riche en calories, mais aussi vite assimilé par l’organisme. À consommer avec modération !

    Au quotidien : il parfume à merveille un thé, un yaourt et se révèle magique pour donner du moelleux aux gâteaux car il retient l’eau.

    Index glycémique : entre 35 et 80 (le miel d’acacia possédant l’IG le plus faible vs le miel de fleurs dont l’IG est de 80, soit le plus élevé).

    Le sirop d’érable

    C’est quoi : le sirop d’érable est réalisé à partir de la sève d’érable (composée à 97 % d’eau) portée à ébullition.

    Ses avantages : il est particulièrement riche en antioxydants (bien plus encore que le miel), tandis que son goût naturellement prononcé et son pouvoir sucrant plus élevé que le sucre permettent de réduire les doses.

    Ses inconvénients : le sirop d’érable est avant tout une source de glucides concentrés… et donc de calories !

    Au quotidien : on l’adore sur une gaufre, une crêpe, un pancake, mais aussi dans une salade de fruits et les gâteaux. Plus original, il accompagne les plats à base de volailles et de viandes.

    Index glycémique : entre 55 et 65

    Le sirop de yacon

    C’est quoi : le sirop de yacon est fabriqué à partir de racines de yacon, plante verte très répandue dans les régions montagneuses des Andes sud-américaines.

    Ses avantages : outre ses qualités nutritionnelles, le sirop de yacon étant riche en potassium et en antioxydants, il est aussi très peu calorique. De plus, ce sirop est apprécié pour son goût légèrement fruité et caramélisé.

    Ses inconvénients : trop consommé, il peut entraîner des troubles intestinaux.

    Au quotidien : il se substitue au sucre dans le thé, le café, la limonade, les gâteaux, le muesli, et s’incorpore même dans les sauces et les vinaigrettes.

    Index glycémique : 65

    2 Stevia, sucre de bouleau, sirop d’agave… Les édulcorants naturels

    La stevia

    C’est quoi : La stevia est une plante d’Amérique du Sud et Centrale dont les feuilles sont, une fois séchées, transformées en une poudre fine à laquelle on additionne des agents de charge.
    Ses avantages : elle ne possède pratiquement aucune calorie ni d’arrière-goût ! La stevia est donc idéale pour ceux qui prennent soin de leur ligne. La stevia limite aussi l’apparition des bactéries buccales responsables des caries.
    Ses inconvénients : si la stevia est issue d’un produit naturel, elle demeure un produit transformé. Certains lui reprochent également son goût de réglisse.
    Au quotidien : on l’aime dans un gâteau au chocolat, un tiramisu aux framboises et bien sûr, dans les boissons chaudes.
    Index glycémique : 9

    Le sirop d’agave

    C’est quoi : aussi appelé nectar d’agave, le sirop d’agave est extrait de la sève de cactus poussant au Mexique, le plus utilisé étant l’agave bleu.
    Ses avantages : il est naturellement riche en sels minéraux, calcium, magnésium, potassium et fer. Son origine végétale en fait le produit star des végétaliens.
    Ses inconvénients : constitué de 60 % à 90 % de fructose, le sirop d’agave est riche en glucides et possède donc un apport calorique assez élevé.
    Au quotidien : il est parfait dans une boisson chaude, un smoothie, une compote, une chantilly, mais aussi dans les desserts neutres telles que les madeleines et les gâteaux au yaourt.
    Index glycémique : 15

    Le sucre de bouleau

    C’est quoi : aussi appelé xylitol, le sucre de bouleau est obtenu à partir de l’écorce du bouleau.
    Ses avantages : il est beaucoup moins calorique que le sucre blanc. De plus, il ne provoque pas de pic de glycémie, et ce type de sucre est donc tout indiqué pour les personnes diabétiques.
    Ses inconvénients : consommé à haute dose, le xylitol est laxatif.
    Au quotidien : dans toutes les recettes froides ou chaudes. À noter qu’à la cuisson, son goût sucré augmente de 30 %, donc mieux vaut diminuer la dose de sucre dans votre préparation.
    Index glycémique : 7

    Bon à savoir

    Le sucre active un circuit de récompense dans notre cerveau qui nous donne envie d’en ingérer davantage. D’où une dépendance difficile à se combattre.

    3 Sucre complet, sucre de coco… Les sucres qui nous veulent du bien

    Le sucre complet

    C’est quoi : le sucre complet non raffiné est élaboré à partir de l’évaporation du jus de canne à sucre.
    Ses avantages : non soumis au raffinage, son apport en vitamines et nutriments est préservé. Il contient même un peu de protéines et de fibres.
    Ses inconvénients : il est tout aussi calorique et addictif que le sucre blanc ! Ses notes marquées de réglisse et de vanille peuvent également dénaturer certaines recettes.
    Au quotidien : il s’utilise de la même façon que le sucre blanc raffiné.  
    Index glycémique : 68

    Le sucre de coco

    C’est quoi : le sucre de coco provient de la fleur de cocotier et plus particulièrement de sa sève appelée toddy.
    Ses avantages : il possède en quantité importante du potassium et des polyphénols, mais aussi de l’inuline, un probiotique bon pour la flore intestinale. On l’aime aussi pour son goût subtil de caramel tandis que sa production est beaucoup plus écologique que celle des autres sucres.
    Ses inconvénients : il est à peu près aussi calorique que le sucre blanc.
    Au quotidien : dans un yaourt, un thé, une purée de bananes, et dans n’importe quelles préparations où vous mettiez du sucre blanc.
    Index glycémique : 35

    L’Essentiel de l’article

    • Le sirop de yacon est particulièrement intéressant pour la santé.
    • La stevia est l’alliée de votre ligne.
    • Le sucre complet est celui qui, gustativement, se rapproche le plus du sucre raffiné.

    (1) Rapport du Ministère de la santé et de la solidarité, sur la consommation alimentaire et état nutritionnel de la population vivant en France

  • Aidants familiaux : qui êtes-vous ?

    Aidants familiaux : qui êtes-vous ?

    La Confédération des organisations familiales de l’Union européenne (COFACE) définit l’aidant comme une « personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne ». La perte d’autonomie de la personne aidée est due à son âge, à un handicap ou à une maladie chronique ou invalidante. (2)

     

     

    1 Aidants familiaux : qui êtes-vous ?

    Toute personne valide peut un jour être amenée à devenir un aidant, à prêter main-forte, à accompagner un proche en perte d’autonomie dans son quotidien. Que vous soyez le conjoint, le parent, l’enfant, la sœur, le frère voire le voisin ou l’ami de la personne dépendante, vous pourriez un jour endosser ce rôle, quel que soit votre âge. Aucune qualification n’est requise, mais certains organismes proposent des formations gratuites pour les aidants, afin d’être certains de faire les bons gestes.

     

    Aidants familiaux : qui êtes-vous ?

     

    2 Quels actes du quotidien assume un aidant ?

    Être aidant consiste à effectuer certains actes de la vie quotidienne pour maintenir le proche dépendant à son domicile. Vous pouvez vous occuper de l’entretien du logement, l’aide à la toilette, les courses, la préparation des repas, l’accompagnement dans les déplacements ainsi que la réalisation de certains soins médicaux.

    En tant qu’aidant, vous pouvez aussi assumer certaines tâches administratives comme la recherche de services à domicile, d’une maison de retraite, l’obtention d’une prise en charge de frais divers, la gestion du budget ou encore apporter un soutien psychologique, un accompagnement à l’éducation (recherche d’un établissement scolaire adapté, aide aux devoirs par exemple pour les enfants malades ou handicapés scolarisés) et à la vie sociale de votre proche en perte d’autonomie. Vous pouvez ainsi l’accompagner à certaines activités ou tout simplement passer du temps avec lui. Être aidant est un rôle essentiel car il est le principal soutien moral et affectif de la personne dépendante.

     

    Besoin d’aide ?

    Le site aveclesaidants.fr de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

    3 Comment les aidants vivent-ils cette mission difficile ?

    La place de l’aidant auprès de la personne dépendante mais aussi sa personnalité, son histoire, sa disponibilité déterminent sa manière d’envisager ce rôle si particulier. Certains aidants réussissent à remplir leur mission avec sérénité, ils entretiennent surtout une relation affective avec la personne aidée mais effectuent peu de tâches. D’autres endossent ce rôle faute d’option disponible (lorsqu’ils sont par exemple le seul enfant de la fratrie en mesure d’aider ou tout simplement enfant unique) et aimeraient se désengager de cette responsabilité qui pèse lourdement sur leur santé morale et physique.

    On distingue aussi les visiteurs distants (3), qui réalisent les tâches du quotidien tout en limitant leur investissement psychologique auprès de la personne accompagnée. À l’opposé, il y a aussi les aidants surengagés qui s’investissent à 200 % tout en souffrant de la situation. Fatigue, manque de temps, impuissance, absence de soutien, manque de compréhension sont certaines des difficultés auxquelles ils font face dans leur mission.

    Heureusement, quelle que soit votre situation, de nombreux organismes et associations peuvent vous aider et vous soutenir dans cette mission parfois difficile, en vous permettant par exemple d’échanger avec d’autres aidants sur votre quotidien, sur les difficultés que vous rencontrez, ou encore le manque de soutien psychologique ou financier. Si vous êtes dans cette situation, n’hésitez pas à vous tourner vers l’une de ces structures qui saura vous épauler dans votre rôle si prenant. Vous pourrez notamment les retrouver sur le site aveclesaidants.fr.

    Bon à savoir

    Une plateforme pour les aidants de personnes âgées

    Le gouvernement a mis en place un site dédié à l’autonomie des personnes âgées et à l’accompagnement de leurs proches. Le Portail national pour les personnes âgées regroupe toutes informations nécessaires ainsi qu’un annuaire complet des organismes, établissements spécialisés et services d’aide ou de soins à domicile. Le site vous permet également d’effectuer de nombreuses démarches administratives en ligne.

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    Désormais la garantie assistance Aidants est incluse dans le contrat Garantie Accident* de la Macif. 

     
    *voir conditions

    L’Essentiel de l’article

    • Toute personne valide peut devenir un aidant.
    • Ménage, préparation du repas, soins divers, tâches administratives, soutien psychologique, l’aidant réalise de nombreux actes du quotidien.
    • Le gouvernement a mis en place une plateforme en ligne et un numéro de téléphone pour soutenir les aidants.

    (1) gouvernement.fr, Aidants : une nouvelle stratégie de soutien, 2019

    (2) Coface, Charte européenne de l’aidant familial

    (3) Ipsos-Macif, enquête nationale aidants, 2020

  • Mal de dos : qui consulter ?

    Mal de dos : qui consulter ?

    1 Le médecin généraliste

    Si vous n’avez jamais consulté de spécialiste auparavant, le premier réflexe est de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant. Le médecin généraliste reste celui qui connaît le mieux son patient, son dossier médical et ses antécédents. Il établit un premier diagnostic au terme d’un interrogatoire précis et d’un examen clinique attentif.

    Selon la typologie de la douleur, des examens médicaux complémentaires peuvent être prescrits ou la recommandation de séances de soins chez l’un de ses confrères spécialistes.

    En cas d’urgence médicale seulement, contactez SOS Médecin au 3624, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

    Numéro 2

    C’est la place du mal de dos dans les motifs de consultation des médecins généralistes en France.*

    2 Les spécialistes : à chacun son approche

    Si elle disparaît spontanément dans la grande majorité des cas, il arrive parfois que la douleur perdure. Qualifiée alors de « douleur chronique », c’est à ce stade que le praticien spécialiste intervient.

    Ostéopathes, masseurs-kinésithérapeutes, rhumatologues, chiropracteurs… Tous apportent des solutions différentes. En vous prescrivant des examens, le médecin généraliste saura vous orienter vers le spécialiste adapté à votre pathologie.

    L’ostéopathe

    L’ostéopathie consiste en une approche dite « holistique », c’est-à-dire que la douleur peut venir de plusieurs endroits dans le corps et qu’ainsi il ne faut pas uniquement concentrer les efforts de soins sur la zone douloureuse (3).

    Vous êtes adhérent Macif ?

    Le contrat Garantie Santé Macif vous propose, selon les formules, un remboursement forfaitaire pour vos séances d’ostéopathie et d’acupuncture.**

    Le mal de dos peut être lié à un stress physique, psychique, voire émotionnel. De par son approche holistique, l’ostéopathie cherche à rétablir un équilibre pour être en bonne santé.

    Pierre, ostéopathe à Lyon

    L’ostéopathe travaille non seulement sur la colonne vertébrale, mais aussi sur les articulations, les ligaments, les muscles et même le crâne. Il a recours à des massages et des manipulations, le plus souvent en douceur.

    À retenir : un ostéopathe peut tout à fait être consulté en première intention.

    Les séances durent environ 45 minutes. Il faut prévoir deux à trois séances pour un mal de dos sans complication.

    Plus de 31 500

    porteurs du titre d’ostéopathe en France (4). Un chiffre en constante augmentation depuis 10 ans. 61 % sont ostéopathes, 32 % masseurs-kiné ostéopathes et 5 % médecins ostéopathes.

    Le chiropracteur

    La chiropracteur, à l’inverse de l’ostéopathe, exerce des manipulations presque uniquement au niveau de la colonne vertébrale. Celles-ci agissent sur le système nerveux de manière bénéfique. Vous devriez dès lors retrouver un bien-être général.

    Deux à trois séances suffisent à traiter un trouble dorsal léger.

    Le saviez-vous ?

    Pour devenir chiropracteur ou chiropraticien, il faut obtenir un diplôme sanctionnant près de six années d’études à l’Institut franco-européen de chiropraxie.

    Le rhumatologue

    Le rhumatologue est un médecin spécialiste. Il pourra effectuer un diagnostic à propos de douleurs et maladies des os, de la colonne vertébrale, des muscles et des articulations. Après examens, le rhumatologue vous orientera dans un second temps vers différentes solutions de guérison : séances de kiné, cure thermale, médicaments…

    Consultez ce spécialiste si vous souffrez d’un mal de dos persistant ou si les médicaments antalgiques ne font pas d’effets.

    Le masseur-kinésithérapeute

    La kinésithérapie a tendance à travailler spécifiquement sur la région concernée par la souffrance.
    Sorte de « gymnaste médical », le masseur-kinésithérapeute cherche à obtenir une amélioration de l’état physique en se concentrant sur l’assouplissement des articulations et des muscles et sur le renforcement musculaire.
    On y pratique souvent des exercices pour apprendre à mieux maîtriser ses mouvements et à utiliser les possibilités de sa colonne vertébrale.
    Le kinésithérapeute est en effet le plus « rééducateur » comparé à l’ostéopathe ou le chiropracteur : elle/il permet d’effectuer des exercices pour se muscler le dos.

    L’acupuncteur

    L’acupuncture existe depuis plus de 5 000 ans. C’est une branche de la médecine traditionnelle chinoise.

    L’acupuncteur pique le corps, à l’aide de fines aiguilles, et ce en des points très précis. Cette technique stimule la sécrétion d’endorphine. Suite à une séance d’acupuncture, vous vous sentirez sans doute dans une sensation de bien-être, voire d’euphorie.

    L’acupuncture est intéressante pour soulager la douleur.

    Attention : vérifiez bien que le médecin travaille dans une hygiène irréprochable : aiguilles jetables, désinfection, etc.

    Le saviez-vous ?

    Aussi appelée « hormone du bonheur », l’endorphine est une substance naturelle sécrétée par l’hypophyse, qui lutte contre la douleur.

    3 Quels remboursements sont pris en charge pour le mal de dos ?

    Le remboursement des consultations par l’Assurance maladie varie selon le praticien concerné.

    Concernant la partie complémentaire santé, vous pouvez regarder le forfait choisi sur votre contrat de mutuelle.

    • L’ostéopathe : tarifs libres, dans une fourchette de 50 à 100 euros, non remboursés par l’Assurance maladie.
       
    • Le chiropracteur : tarifs libres, de 50 à 80 euros. Non pris en charge par l’Assurance maladie.
       
    • Le rhumatologue : remboursement par l’Assurance maladie à hauteur de 70 % (si vous suivez bien le parcours de soins).
       
    • Le masseur-kinésithérapeute : remboursement à 60 % par l’Assurance maladie.
       
    • L’acupuncteur : la Sécurité sociale rembourse 70 % des frais de consultation, mais sur la base du tarif conventionnel des médecins généralistes.
    * Dans les conditions du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Le médecin traitant : pour une première orientation médicale.
    • Spécialiste : un choix avant tout personnel selon sa pathologie.
    • Ostéopathe, rhumatologue, chiropracteur, masseur-kinésithérapeute et acupuncteur : des approches du corps différentes et des méthodes spécifiques pour soulager la douleur.
    • Prise en charge des frais par l’Assurance maladie pour la plupart. Les complémentaires santé proposent un renfort « médecine douce ».

    (1) Enquête OpinionWay pour l’Association Française de Chiropraxie – mai 2020, « Les Français et le mal de dos »
    (2) Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés.
    (3) Registre des ostéopathes de France, « Définition et concept »
    (4) Compagnie des Experts Judiciaires Ostéopathes Exclusifs, 2019.