Étiquette : Bien-être

  • Enfants : et si on se passait des aliments ultra-transformés ?

    Enfants : et si on se passait des aliments ultra-transformés ?

    1 Régime alimentaire d’un enfant : objectif variété

    Pour faire découvrir à vos enfants de nouvelles saveurs et varier leur alimentation (la clé de l’équilibre), quelques astuces simples sont à portée de main, même si vous n’êtes pas un(e) virtuose des fourneaux !

    Préparation et cuisson : soyez créatif !

    Un aliment = une infinité de possibilités, ou presque.

    Les légumes peuvent se découper en dés, en rondelles, en bâtonnets, en julienne, en quartiers… Comme pour les viandes, ils peuvent être mjotés, sautés, frits, braisés, cuits au four, à la plancha, à la vapeur, à l’étouffée, en papillote, en soupe, etc.

    Pas le temps ? Sachez que de nombreux légumes que l’on consomme généralement cuits peuvent également se manger crus comme les courgettes, le chou-fleur, les champignons de Paris, les épinards (en pousses). Inversement, les tomates et les endives, qu’on déguste volontiers en salade, sont également délicieuses cuites !

    Cuisinez avec les saisons

    Le rythme des saisons est également une façon simple de varier les plaisirs et d’éveiller les enfants à la nature et aux goûts.

    Emmenez-les au marché pour leur faire découvrir les étals et les odeurs des agrumes en hiver, des fraises au printemps, des melons en été…

    Pour trouver de nouvelles idées, et même tester de nouveaux fruits et légumes, pensez aux AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui proposent entre autres des « paniers » de fruits et légumes de saison, livrés chaque semaine près de chez vous.

    Les histoires dans l’assiette

    Pour intéresser les enfants à ce qu’ils mangent et les aider à s’ouvrir à la nouveauté, racontez-leur des histoires ! Un colombo de poulet ? Un délice de pirate des Caraïbes ! Un pot-au-feu ? Le plat préféré de papi quand il était petit. Une soupe de légumes ? Avec quelques pâtes alphabet, place à l’imagination ! 
     

    17%

    des enfants âgés de 6 à 17 ans en France sont en surpoids, dont 4 % en situation d’obésité.*

    2 La juste dose

    Les fruits et légumes : au moins 5 portions par jour

    Ils sont à consommer à tous les repas, en privilégiant les légumes et toujours en variant au maximum ! Une portion de fruits ou de légumes correspond par exemple à :

    • un demi-pamplemousse ou avocat ;
    • une tomate, une pomme, une poire, une banane, une tomate, une pêche, etc. ;
    • deux abricots ou deux clémentines… ;
    • une poignée de petits fruits ou légumes : tomates cerises, radis, raisin, fraises, framboises, haricots verts, petits pois, carottes, etc. ;
    • un bol de soupe ;
    • une assiette de salade composée.

    La viande, le poisson et les œufs : 50 grammes 1 à 2 fois par jour

    L’idée étant de varier au maximum, il est conseillé d’alterner les viandes (blanches, rouges), les poissons gras (saumon, sardine, maquereau…) et maigres (cabillaud, merlan, limande, etc.), et les œufs. Une portion de 50 grammes correspond par exemple à :

    • un demi-steak haché
    • un œuf (dur, à la coque, au plat…)
    • une portion de poisson frais
    • une tranche de jambon blanc

    Les féculents : selon l’appétit

    Importante source de fibres et d’énergie, les féculents ont leur place à tous les repas, d’autant qu’avec eux, on ne s’ennuie pas : pain, pâtes, riz, pommes de terre, lentilles, fèves, haricots rouges, etc. Pensez aussi aux produits céréaliers (biscottes, pain complet, céréales…), indispensables dans la nutrition des enfants. Le petit déjeuner et le goûter sont des moments idéaux pour en consommer. Évitez néanmoins les céréales trop sucrées, notamment au chocolat et au miel.

    Les féculents permettent d’être bien rassasié et donc d’éviter le grignotage entre les repas. Attention cependant à ne pas les « noyer » de sauces grasses, mayonnaise, beurre ou ketchup, pour éviter les calories inutiles. La modération est de mise !

    Les produits laitiers : 3 ou 4 par jour

    Parce qu’ils sont riches en calcium indispensable à la croissance des os, les produits laitiers doivent être consommés au moins trois fois par jour, idéalement quatre. Par exemple, un bol de lait cacaoté le matin, une portion de fromage à midi, un verre de lait au goûter, un yaourt le soir. Attention aux yaourts aux fruits ou aromatisés, souvent très sucrés ou édulcorés. Inutile également, sauf recommandation d’un nutritionniste, d’acheter des yaourts allégés.

    Les produits « plaisir » : à petite dose 

    Une alimentation équilibrée n’exclut pas la gourmandise, à condition de faire preuve de modération. Les gâteaux, biscuits, glaces, bonbons, le chocolat, chips, snacks salés et sodas doivent être consommés en petite quantité, et pas de façon quotidienne. Il est beaucoup plus facile de ne pas prendre une mauvaise habitude que de s’en défaire !

    Les boissons : eau à volonté !

    Les enfants ont besoin de boire environ 1 litre d’eau par jour, plus s’il fait chaud ou s’ils font du sport. Encouragez-les à boire, surtout les plus jeunes, car la soif ne suffit pas toujours à les tirer de leurs jeux ou de leurs activités !

    La boisson à privilégier en toutes circonstances est bien sûr l’eau plate (l’eau gazeuse peut ballonner). Les jus de fruits sont à consommer avec modération (pas plus d’un verre par jour) car ils contiennent beaucoup de sucre et peu de fibres par rapport à un fruit frais. Quant aux sirops et aux sodas, ils devraient rester occasionnels (goûters d’anniversaire, fêtes, etc.).

    Le sel, réduisez les doses !

    Pour les enfants comme pour les adultes, le sel est à consommer à petite dose. Il convient donc de limiter les aliments qui en contiennent beaucoup (parfois de façon cachée), comme les charcuteries, snacks apéritifs, plats préparés, fast-food… Salez peu les aliments lors de la cuisson et ne laissez pas les enfants saler leurs plats sans avoir goûté au préalable.

    3 Des repas réguliers et un petit-déjeuner musclé

    Les nutritionnistes s’accordent en grande majorité sur le bienfait des repas pris à heures fixes. D’abord, cela régule le métabolisme et permet au corps de ne pas « stresser » avec des apports de nourriture irréguliers. Les enfants ont besoin de 4 repas par jour : le petit-déjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner.

    Pour les enfants, le petit-déjeuner est particulièrement important : il doit leur permettre de tenir toute la matinée et d’être en bonne condition pour apprendre à l’école. Si les vôtres ont du mal à manger le matin, ne les forcez pas, mais encouragez-les chaque jour en leur proposant des options variées : fruits frais ou en compote, céréales, tartines de beurre, miel ou confiture, lait frais ou cacaoté, etc.

    Certains préfèrent manger salé : un œuf à la coque le matin est une option tout à fait recevable ! (À condition d’en tenir compte dans l’apport global de protéines de la journée).

    N’oubliez pas le goûter de 16 h. Il permet aux enfants de reprendre des forces pour se concentrer sur les devoirs ou les activités extrascolaires après l’école. Il doit être composé d’au moins 2 éléments parmi les 3 suivants : un fruit, un produit laitier et un produit céréalier.

    4 La cuisine pour éveiller et transmettre

    Impliquer les enfants dans le choix des aliments et leur préparation est une bonne manière d’éveiller leur curiosité et de les responsabiliser.

    Dès 4 ans, on peut aider papa et maman à laver les tomates cerises et à les mettre dans un petit ramequin. À 6 ans, on écosse les petits pois et à partir de 8 ans, on peut découper une courgette en rondelles ou faire une salade de fruits. Et à 11 ans, on passe aux fourneaux : gâteaux, crêpes, omelettes, on peut tout faire, en se faisant bien sûr aider et accompagner d’un adulte.

    Ménagez ces moments d’échange, le week-end, pour préparer un repas de fête ou faire une recette de famille, et ainsi intéresser l’enfant à ce qu’il mange et contribuer à construire sa culture culinaire et nutritionnelle.

    Mangez, bougez avec la Macif !

    Les ateliers « Manger, bouger » de la Macif vous font découvrir les gestes simples à adopter au quotidien grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée à chacun. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !

    L’Essentiel de l’article

    • Variez les modes de préparation et cuisinez des produits de saison.
    • Adaptez les doses pour chaque type d’aliment.
    • Assurez des horaires de repas réguliers et ne négligez pas le petit-déjeuner.
    • Cuisinez avec vos enfants.

    * Etude ESTEBAN 2014-2016, INPES

  • Comment faire pour conserver ses aliments dans son réfrigérateur ?

    Comment faire pour conserver ses aliments dans son réfrigérateur ?

    1 Effectuez une vérification de la température

    Le réfrigérateur est divisé en deux parties : la plus froide allant de 0 °C à 4 °C et la seconde allant de 4 °C à 6 °C. Elles vous permettent de conserver chaque aliment à la température qui lui convient. C’est indispensable car cela évitera la prolifération de mauvaises bactéries.

    Astuce

    Pour vérifier quelle partie est la plus froide, placez un thermomètre en haut ou en bas de votre réfrigérateur ou référez-vous à la notice de votre appareil. En effet, la répartition des zones fraîches dans un réfrigérateur diffère selon les marques.

    2 Bien préparer la conservation de ses aliments

    Avant le rangement, boîtes hermétiques, sachets de congélation ou film transparent seront vos meilleurs alliés pour bien conserver vos aliments. Attention à bien emballer vos aliments crus et cuits séparément. Les aliments crus comme la viande ou le poisson contiennent parfois des micro-organismes pouvant contaminer d’autres aliments.

    Astuce

    Pour conserver vos herbes fraîches, enroulez-les dans un papier absorbant humide, puis placez-les dans un sachet plastique fermé pour qu’elles ne se déshydratent pas.

    3 Répartir ses aliments dans son réfrigérateur

    À chaque aliment sa température : accordez les zones froides de votre réfrigérateur selon vos produits.

    Ouvrez la porte et placez-y les œufs, le beurre, le lait et les jus de fruits entamés. Mettez vos viandes, poissons, produits laitiers, fromages frais et au lait cru, plats cuisinés, jus de fruits frais et produits entamés ou en cours de décongélation dans la zone la plus fraîche.

    Dans la partie allant jusqu’à 6 °C, rangez vos préparations, viandes et poissons cuits faits maison, légumes et fruits cuits ainsi que vos yaourts et fromages faits à cœur.

    Bien sûr, le bac à légumes est parfait pour vos légumes et fruits frais lavés, mais aussi pour vos fromages non pasteurisés.

    Mieux manger avec la Macif !

    Les ateliers Nutrition vous conseillent pour adopter une alimentation plus saine. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !

    Astuce

    Mettez à portée de main les produits dont les dates limites de consommation (DLC) sont les plus proches pour ne pas les oublier.

    4 Toutes les bonnes choses ont une fin

    Faire plaisir à ses papilles oui, mais sans mettre en danger sa santé ! Tous les aliments ont une durée de conservation à respecter. La DLC des aliments vendus emballés est indiquée sur l’emballage. Pour les autres aliments il faudra faire travailler sa mémoire. La viande crue ou préemballée se consomme dans les 48 heures après votre achat et jusqu’à 72 heures si vous l’avez cuite et bien emballée. Conservez vos fruits de mer et poissons crus jusqu’à 24 heures. Vous aurez trois jours pour consommer vos préparations maison et vos légumes cuits placés dans une boîte hermétique et jusqu’à quatre jours pour vos pâtisseries contenant du lait ou des œufs.

    Astuce

    Indiquez sur des boîtes hermétiques de conservation la date de mise au frais de vos produits emballés ou cuisinés par vos soins.

    30 kg

    C’est le poids de nourriture par personne et par an qui finit à la poubelle. Sur ces 30 kg, 7 kg sont encore dans l’emballage. Cela équivaut à jeter en moyenne 160 € par an (1).

    L’Essentiel de l’article

    • Pour bien conserver vos aliments, pensez conditionnement.
    • Répartissez vos aliments en fonction des zones les plus froides de votre réfrigérateur.
    • Placez les produits proches de la date limite de consommation à portée de main pour ne pas les oublier.

    (1) Source : Ademe, « En avez-vous fini avec le gaspillage alimentaire ? », 2018.
  • Objets connectés : un coup de pouce vers l’autonomie

    Objets connectés : un coup de pouce vers l’autonomie

    La part des personnes en perte d’autonomie devrait augmenter de 25 % d’ici 2060 (1), mais pour près de 8 Français sur 10, le maintien à domicile reste le choix numéro 1 (2), et ils ont bien l’intention de s’en donner les moyens ! Par exemple, en adoptant au quotidien les objets connectés, capables – au choix – de détecter les chutes, appeler les secours, commander les courses…

    1 Contre les chutes, des objets qui appellent à l’aide !

    Près d’une personne de plus 55 ans sur quatre tombe chaque année à son domicile(3). Agir rapidement en cas de chute est donc un point clé de la préservation de l’autonomie. Mais comment faire lorsqu’on vit seul(e) ou qu’on est aidant et qu’on travaille ? Parmi les systèmes les plus répandus et les plus efficaces, le pendentif connecté peut être actionné facilement pour appeler de l’aide. À la maison, en courses ou en promenade, en cas de malaise, d’agression ou de désorientation, l’alerte est donnée rapidement. De quoi rassurer tout le monde ! Plus insolites, d’autres objets peuvent jouer le même rôle : canne, pantoufles ou chaussures, tous intègrent des capteurs capables de détecter un changement brusque de position traduisant une chute. Et tous peuvent alerter automatiquement les secours, même en cas de perte de connaissance. En cas de troubles cognitifs, pour les patients d’Alzheimer par exemple, il existe aujourd’hui des semelles connectées à glisser dans les chaussures. Si la personne s’égare, ses proches peuvent la retrouver facilement où qu’elle soit grâce à la géolocalisation.

    Vous aidez un proche au quotidien ?

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    2 Un coup de pouce pour la santé

    Les objets connectés sont aussi de précieux alliés santé. À l’exemple du pilulier intelligent, qui sonne à l’heure de la prise et indique les médicaments à prendre. Utile quand la mémoire commence à jouer des tours, ou tout simplement quand on doit cumuler plusieurs traitements. Sécurité supplémentaire, il émet un signal à l’aidant en cas d’oubli ou de dosage inadapté. Fini les oublis ou les doubles prises !

    Bien connus des sportifs, les bracelets, bandeaux et montres, qui mesurent et enregistrent la tension, le rythme cardiaque ou la température corporelle, sont aussi un moyen simple de surveiller soi-même son état de santé, et d’aider les soignants dans leur suivi quotidien. Plus surprenant, le gobelet antidéshydratation a également fait son apparition : un capteur vérifie le rythme des prises de boisson et les quantités bues. Un précieux coup de pouce quand on sait que les personnes dépendantes sont souvent sujettes à la déshydratation, et en particulier les personnes âgées et les enfants (4).

    65 %

    des plus de 70 ans trouvent utiles les bracelets connectés mesurant le rythme cardiaque. (5)

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    3 Des objets qui travaillent pour vous

    Quel que soit l’âge ou le degré de perte d’autonomie, les « smart objects » sont aussi de véritables assistants domestiques : aspirateur-robot, frigo connecté qui commande et fait livrer les courses… Un simple smartphone couplé à une application est aujourd’hui capable de décrypter son environnement pour le décrire à l’écrit ou en audio à son propriétaire malvoyant. Autre exemple : si on aime l’idée d’avoir une enceinte connectée, il existe aujourd’hui des ampoules connectées activables par la voix. Pratique quand on se lève la nuit, pour éviter de tâtonner dans le noir jusqu’à l’interrupteur ! Mais ces assistants vocaux peuvent rendre mille et un services : besoin d’un rendez-vous chez le médecin ou d’appeler un proche ? En un mot, c’est fait ! Réguler la température intérieure ? L’enceinte s’en charge ! Et cette drôle de machine peut aussi lire un livre à la demande, ou choisir la musique à votre place… De quoi être bien chez soi !

    L’Essentiel de l’article

    • Les objets connectés comme les pendentifs, cannes, chaussures et gobelets aident les personnes âgées ou dépendantes.
    • Certains systèmes de vidéosurveillance aident à lutter contre les chutes.
    • Les enceintes vocales et la domotique peuvent assister les personnes en perte d’autonomie.

    (1) DRESS, Personnes âgées dépendantes : les dépenses de prise en charge pourraient doubler en part de PIB d’ici à 2060, 2016.

    (2) Cour des comptes, Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, 2016.

    (3) Santé publique France, Prévalence des chutes chez les personnes de 55 à 85 ans, 2010.

    (4) Ameli.fr, Déshydratation, 2019.

    (5) Institut français des seniors, Perception & utilisation des objets connectés par les seniors, 2016.

  • 3 conseils pour que vos enfants mangent de tout sans rechigner !

    3 conseils pour que vos enfants mangent de tout sans rechigner !

    1 Apprivoiser avant d’aimer !

    Après des mois de purées et de compotes pour bébé, votre enfant a besoin d’apprivoiser les nouveaux aliments que vous lui proposez. Il doit découvrir des formes, des couleurs et des textures inédites pour lui. Pour cela, apprenez-lui à comprendre d’où vient chaque aliment, comment il est fabriqué ou quel phénomène naturel lui a permis d’exister. D’où vient un œuf ? Qui le fabrique ? Le coq ou la poule ? ! Et la carotte ? Pousse-t-elle dans les arbres ?

    N’hésitez pas à faire découvrir à vos enfants les fermes et leurs animaux afin qu’ils se familiarisent avec la production du lait, la récolte de la salade et où poussent les fraises qui sentent si bon !

    Vous n’avez pas l’opportunité d’aller à la ferme ? Baladez-vous dans un marché et partagez avec votre enfant votre goût pour les produits de la nature, parlez-lui de vos fruits et légumes préférés ou même des souvenirs qui y sont associés. Racontez-lui la fois où vous êtes allé cueillir des cerises dans le verger de votre grand-oncle ou donnez-lui le secret de la recette du superbe gratin d’épinards que vous faisait votre arrière-grand-mère ! Autant d’anecdotes qui lui mettront l’eau à la bouche et éveilleront sa curiosité.

    2 Le goût, le goût, et encore le goût !

    Préparer des plats sains et équilibrés à base d’aliments frais est essentiel ! Mais comment préserver de façon optimale toutes les vitamines et le goût qui les composent ? Le choix des produits, la manière de les conserver puis de les cuisiner sont déterminants.

    Tout d’abord, préférez consommer local ! Les produits frais d’un producteur local contiendront naturellement plus de nutriments, car ils sont cueillis à maturité et ont généralement plus de goût que ceux trouvés en grande surface en surgelé (1) ! Votre enfant a le droit de connaître le vrai goût originel des aliments.

    Une fois chez vous, rincez minutieusement vos fruits et légumes à l’eau froide. Faites cela rapidement pour éviter de laisser s’échapper les vitamines hydrosolubles. Ensuite, mangez-les assez rapidement, et ne les conservez pas trop longtemps pour préserver le goût et les vitamines. Mais surtout, préparez-les au dernier moment ! Les jus, le râpage ou l’épluchage libèrent les vitamines dans un délai très court. Conserver si possible la peau lors de la dégustation est même recommandé, car elle contient de nombreuses vitamines.

    Privilégiez enfin les cuissons douces : certains aliments supportent mal la chaleur et perdent en goût et en nutriments avec des cuissons fortes et longues. C’est par exemple le cas de la vitamine C contenue dans les poivrons ou le persil : consommez-les crus ! Sinon, optez pour une cuisson lente au four, plutôt que bouillie, mode de préparation qui fera perdre aux aliments leurs vitamines.

    Vous souhaitez donner le meilleur pour votre enfant ?

    Participez aux ateliers Diffuz près de chez vous dédiés à l’alimentation. Renseignez-vous !

    3 « Cuisiner est un jeu d’enfant ! »

    On ne le dira jamais assez : « Cuisiner est un jeu d’enfant ! » Alors invitez votre enfant à jouer avec vous en cuisine ! Habillez-le avec un grand tablier ou un vieux t-shirt et partagez avec lui ces bons moments avant le repas, en lui laissant mettre la main à la pâte. Transmettez-lui vos astuces, celles qui vous ont été léguées par vos parents ou grands-parents et faites de ce moment de partage un moment de joie.

    S’il contribue à confectionner la quiche aux courgettes, nul doute que votre enfant voudra la goûter et même la dévorer ! En ayant un rapport direct avec le produit, en comprenant les étapes de préparation et en mesurant l’investissement engagé pour réaliser la recette, ce plat équilibré ne représentera plus une menace à ses yeux ! Si vous parvenez à lui inculquer le goût de la cuisine : pari gagné ! Pour la vie !

    Et voici une recette en vidéo avec Yoni Saada !

    L’Essentiel de l’article

    • Aidez votre enfant à se familiariser avec les produits et à comprendre d’où ils viennent et comment ils sont fabriqués.
    • Préservez le goût et les vitamines des produits en préférant les produits locaux, une conservation courte et une cuisson douce.
    • Invitez votre enfant à cuisiner avec vous.

    (1) Enquête 60 millions de consommateurs, « Analyses de pesticides dans les fruits et légumes », 2018

  • Pourquoi et comment manger de saison ?

    Pourquoi et comment manger de saison ?

    Déjà, que signifie manger de saison ?

    Un produit de saison est un « aliment que l’on consomme quand il arrive naturellement à maturité dans sa zone de production »1. Un fruit ou légume dit « de saison » respecte donc le cycle naturel de sa croissance sans que celui-ci soit accéléré par l’homme. Manger de saison, c’est donc manger des aliments produits dans leur environnement naturel, mais aussi selon leur cycle naturel. Exemple : Les tomates en été, en pleine terre et en plein soleil, car nos petites tomates adorent ça !

    Pourquoi recommande-t-on de manger davantage de saison ?

    Manger des fruits et légumes de saison au quotidien a plusieurs avantages :

    1. C’est meilleur pour la santé : les aliments de saison sont cultivés dans leurs conditions optimales, ce qui les rend plus riches en nutriments, et donc plus nutritifs.

    2. Les fruits et légumes de saison répondent à nos besoins : Vous constaterez, par exemple, que les fruits et légumes d’hiver sont souvent sources de glucides qui apportent de l’énergie pour nous réchauffer (pommes de terre, patates douces …). Quant aux fruits d’hiver, ils sont généralement plus riches en vitamine C pour stimuler nos défenses immunitaires très sollicitées à cette période (kiwi, oranges…). À l’inverse, les fruits et légumes d’été sont naturellement riches en eau, pour pallier le risque de déshydratation lié à la hausse de la température (melon, pastèque, tomates, courgettes…). La nature est bien faite !

    3. C’est bon pour la planète ! Consommer des fruits et légumes de saison permet de privilégier les productions locales, de réduire les temps de transports et donc la pollution et les émissions de gaz à effet de serre.

    4. Manger de saison, ça a plus de goût ! Les fruits et légumes de saison sont plus savoureux que les autres, car ils sont cueillis à maturité. Par exemple : les fruits et légumes d’été (comme la tomate) ont besoin de suffisamment de soleil pour mûrir. Les cultiver en hiver avec un taux d’ensoleillement moindre et des températures moins chaudes les rend moins savoureux et moins nutritifs.

    5. C’est moins cher ! En effet, les fruits et légumes de saison sont plus faciles à produire lorsqu’ils ne nécessitent pas d’interventions humaines artificielles, et ont ainsi tendance à être moins chers.

    Maintenant que vous avez compris l’importance de manger de saison pour notre santé et pour la planète, une question se pose : comment manger de saison ? Comment s’y prendre quand on est débutant ? Voici quelques astuces simples à mettre en place.

    5 conseils de base pour manger de saison

    #1 Se procurer un calendrier des fruits et légumes de saison

    LA Règle de base pour apprendre à manger de saison, c’est… connaître les saisons des différents aliments. Bien évidemment ! Un grand nombre de sites internet proposent des listes ou des calendriers téléchargeables des fruits et légumes de saison. Procurez-vous-en un, imprimez-le et emportez-le avec vous lors de vos courses. – ou encore mieux téléchargez-le sur votre téléphone pour ne pas utiliser de papier !

    #2 Privilégier au maximum les aliments présents sur la liste des fruits et légumes de saison

    Une fois en magasin, faites vos choix selon la liste des fruits et légumes de saison du mois en cours. Privilégiez autant que possible les aliments qui y figurent. Pas de panique, au début il est normal d’être perdu sans son calendrier de poche, mais au fil du temps, vous apprendrez à connaître les saisons des différents aliments.

    #3 Méfiez-vous des aliments exotiques

    Les fruits et légumes exotiques (tels que la banane, la mangue, l’avocat…) sont aujourd’hui disponibles sur tous les étalages, à tel point que leur présence s’est banalisée. Pourtant ils ne sont pas de saison « chez nous » : ces aliments viennent de loin et ont un impact environnemental important. Limitez leur consommation en les gardant pour une consommation occasionnelle : une fois de temps en temps, pour le plaisir !

    #4 Et si j’ai une envie d’aliment hors-saison ?

    Que faire si j’ai envie d’un produit hors saison ? Faut-il les bannir à tout prix ? Plutôt que d’encourager l’achat de fruits et légumes FRAIS qui ne sont pas de saison, deux alternatives existent : les conserves et les surgelés. En effet, la conservation en bocaux ou en conserves sont deux moyens permettant de profiter des aliments en dehors des saisons et ayant un impact environnemental limité.

    a. j’opte pour les fruits et légumes en conserves

    Les conserves sont un excellent moyen pour utiliser les excédents d’aliments de saison afin de les consommer hors saison. C’est d’ailleurs ce que faisaient nos grands-parents pour diversifier leur alimentation en hiver, où le nombre d’aliments de saison était réduit. Vous pouvez choisir de faire vos propres conserves ou bien d’acheter ceux en magasins, à condition de bien vérifier les teneurs en sel (parfois très élevées dans les conserves industrielles).

    b. j’opte pour les fruits et légumes surgelés

    La congélation est une autre très bonne alternative lorsqu’on a envie de consommer un aliment hors saison. Lorsque les aliments sont congelés juste après la cueillette, les vitamines et minéraux sont parfaitement préservés. Un conseil néanmoins : privilégiez les fruits et légumes surgelés natures (et non ceux « déjà cuisinés » qui sont souvent riches en matières grasses de par l’ajout de sauces).

    #5 Faire ses courses auprès des producteurs locaux

    « Manger local » va logiquement de pair avec « manger de saison ». En effet, en mangeant “local”, on a plus de chances de manger de saison. On évite de faire venir des bananes ou des noix de coco du bout du monde et on se tourne davantage vers nos fruits et légumes à nous, ce qui est doublement bénéfique pour nous et pour l’environnement. Pour manger local, plusieurs choix s’offrent à nous :

    a. acheter ses fruits et légumes directement auprès des producteurs locaux

    ● Au marché

    Faire ses courses au marché est ce qu’il y a de plus évident lorsqu’on souhaite manger de saison. En effet, en France les marchés locaux sont de véritables institutions, avec plus de 10 000 référencés sur notre territoire ! Attention tout de même, la qualité des fruits et légumes peut être très variable d’un commerçant à l’autre. Renseignez-vous bien sur la provenance des aliments. Pour trouver le marché le plus proche de chez vous, consultez l’annuaire des marchés de France ici.

    ● Dans les AMAP

    Connaissez-vous les AMAP ? Une AMAP signifie “Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne”. Le principe est simple : il permet de recevoir un panier de fruits et légumes (et/ou de viande, oeufs, fromage, pain) toutes les semaines directement chez soi ou dans un point relais. Le producteur s’engage à livrer des produits frais et de qualité (et la plupart du temps bio) à un prix fixé de manière équitable. Le consommateur s’engage, lui, à prendre les paniers sur une période donnée. Cliquez ici pour découvrir l’AMAP le plus proche de chez vous.

    ● Dans les fermes cueillettes

    Autre façon de consommer local : les fermes cueillettes. Le concept ? Aller cueillir soi-même les fruits et les légumes que l’on désire acheter ! Que ce soit en famille, entre amis ou en amoureux, les fermes cueillettes nous donnent la possibilité de passer un bon moment, de découvrir comment poussent nos fruits et légumes préférés… et de faire remplir le « frigo » pour la semaine ! 

    ● Les paniers garnis

    Il existe de nombreuses autres initiatives favorisant la mise en relation des consommateurs avec les producteurs. Citons notamment une des plus connues : les paniers garnis. Le principe : récupérer un panier de produits locaux et de saison (fruits, légumes, produits laitiers, oeufs…) créés par une organisation de producteurs. De quoi tester de nouvelles recettes ! Le concept est le même que celui des AMAP, à la différence que ces groupes possèdent un but lucratif, tandis que les AMAP sont des associations de loi 1901 gérées par des bénévoles. Autre différence : l’engagement des AMAP est plus important, avec un engagement associatif demandé aux membres ou encore l’avancement du prix des paniers en début d’année. 

    b. le cas des supermarchés

    Il est également tout à fait possible de manger local en s’approvisionnant au supermarché, il suffit de scruter attentivement la provenance des aliments. Heureusement, c’est une mention obligatoire en magasin !

    Et vous, quelles sont vos astuces pour manger davantage de saison ?

    Et vous, quelles sont vos astuces pour manger davantage de saison ? Défi lancé à la blogueuse Les Tribulations d’Anaïs qui vous emmène faire le marché et vous propose de délicieuses recettes !

    (1) « Produit de saison : définition », www.etiktable.fr

    (2) « Les bienfaits de l’alimentation de saison », www.docteurbonnebouffe.com

  • Prévention toxoplasmose, transmission, traitement… Le point sur la toxo pendant la grossesse

    Prévention toxoplasmose, transmission, traitement… Le point sur la toxo pendant la grossesse

    1 Qu’est-ce que la toxoplasmose ?

    La toxoplasmose est une maladie parasitaire due à Toxoplasma gondii, un protozoaire susceptible d’infecter tous les animaux à sang chaud. Son cycle passe par des hôtes très différents (oiseaux, animaux domestiques et d’élevage), mais c’est le chat qui est son hôte définitif et assure sa reproduction. Le parasite est contaminant à tous les stades de sa vie : il se transmet le plus souvent à l’homme via la viande contaminée par des kystes toxoplasmiques ou les fruits et légumes souillés par des déjections de chat récemment infecté, voire par contact direct avec les excréments d’un chat porteur du Toxoplasma gondii. Chez l’humain, l’infection est généralement sans gravité et passe souvent inaperçue, et elle permet d’être immunisé(e) contre de nouvelles infections.

    La toxoplasmose est très répandue partout dans le monde : on estime que 25 à 30 % des personnes ont été infectées au moins une fois, un chiffre comparable à celui constaté en France où la prévalence est de l’ordre de 31 %. (1)

    « Les changements de mode de vie en matière d’hygiène et d’alimentation, et l’évolution des conditions d’élevage ont permis de limiter l’exposition », explique Isabelle Villena, médecin biologiste et responsable du Centre National de Référence sur la Toxoplasmose. « Chez les femmes de 30 ans, l’incidence est passée de 7,5 pour 1 000 en 1980 à 2,4 pour 1 000 en 2010, et pourrait être seulement de 1,6 pour 1 000 en 2020 ».

    2 Quels sont les risques si vous attrapez la toxoplamose enceinte ?

    Asymptomatique et bénigne dans la plupart des cas, la toxoplasmose est en revanche dangereuse pour les personnes immunodéprimées et lorsqu’elle est contractée pendant la grossesse et transmise au fœtus (on parle alors de toxoplasmose congénitale).

    « Elle peut alors provoquer chez le fœtus de graves lésions cérébrales, viscérales et oculaires, voire entraîner la mort in utero. Mais heureusement, dans la majorité des cas, le nouveau-né sera sans symptôme à la naissance. Le risque de contagion de la mère à l’enfant dépend du stade de la grossesse, détaille Isabelle Villena. Faible en début de grossesse, le risque augmente au fur et à mesure de l’avancée de la grossesse. En revanche, la gravité de la maladie pour le fœtus suit la courbe inverse : plus il est infecté tôt, plus les conséquences peuvent être sévères. »

    On estime ainsi à 600 000 le nombre de femmes enceintes non immunisées contre la toxoplasmose (1) chaque année, soit environ 80 % des femmes enceintes. Pour limiter les risques d’attraper la maladie ou limiter ses conséquences, elles doivent donc être suivies tout au long de leur grossesse.

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    3 Comment attrape-t-on la toxoplasmose ?

    Chez l’humain, le parasite responsable de la toxoplasmose se transmet le plus souvent par l’alimentation :

    • viandes crues ou mal cuites, en particulier la viande de mouton et de porc (moins de risque avec le bœuf) ; (2)
    • fruits de mer ayant séjourné dans une eau souillée par un chat infecté ;
    • fruits et légumes ayant été au contact d’excréments de chat infecté, puis mal lavés ou lavés avec une eau contaminée par le parasite.

    La transmission par le lait cru est exceptionnelle (un seul cas recensé selon une étude de 2015 (2)), mais celui-ci peut être porteur d’autres germes (en particulier la listeria) potentiellement dangereux pour les femmes enceintes.

    En cas d’infection maternelle pendant la grossesse, une contamination fœtale est possible via le placenta, avec une transmission variable selon le stade de la grossesse. Cette contamination n’est généralement possible que si la mère n’a jamais eu la toxoplasmose, même si de rares cas de transmission chez les mères déjà immunisées mais immunodéprimées existent. En revanche, il n’y a aucun risque de contagion d’une personne à une autre.

    Et les chats dans tout ça ? Nos chers compagnons sont principalement contaminés par la viande, soit celle qu’ils chassent, soit celle qu’ils reçoivent de leurs maîtres (abats ou viandes crus). On estime à 1 % le nombre de félins ayant été vecteurs de la maladie au cours de leur vie. (3) Un risque gérable donc, à condition de respecter certaines règles d’hygiène (voir plus bas).

    29 %

    C’est le taux de transmission de la toxoplasmose de la mère à l’enfant pendant la grossesse. (1)

    4 Comment savoir si vous êtes immunisée ou non contre la toxoplasmose ?

    La seule façon de le savoir, c’est de faire une prise de sang qui permettra de définir votre statut sérologique à partir de votre taux d’IgG et d’IgM (immunoglobulines G et M). Cet examen doit être réalisé idéalement avant grossesse et si vous n’êtes pas immunisée, dès le début de celle-ci :

    • vous avez des IgG mais pas d’IgM (IgG+/IgM-) : vous avez contracté la toxoplasmose avant la grossesse, vous êtes donc immunisée ;
    • vous avez des IgG et des IgM (IgG+/IgM+) : vous avez probablement été infectée récemment, mais il faut dater la contamination pour évaluer le risque de transmission ;
    • vous n’avez pas d’IgG mais vous avez des IgM (IgG-/IgM+) : l’infection est possible mais incertaine. Un second test est nécessaire pour confirmer ou infirmer l’infection et donc évaluer le risque ;
    • vous n’avez ni IgG ni IgM (IgG-/IgM-) : vous n’avez jamais eu la toxoplasmose, vous n’êtes pas immunisée.

    Rassurez-vous : si vous êtes enceinte, ce test vous est systématiquement proposé par votre médecin traitant en début de grossesse, afin de mettre en place les mesures de prévention adaptées si nécessaire.

    5 Quels sont les symptômes chez l’adulte et le bébé ?

    Chez un adulte bien portant, la toxoplasmose est sans symptômes dans plus de 80 % des cas. (4) Mais dans un peu moins d’un cas sur 5 (4), notamment en cas de déficit de l’immunité, deux types de complications peuvent se manifester environ cinq à dix jours après l’infection (4) :

    • des atteintes cérébrales (toxoplasmose cérébrale) : fièvre, mal de tête, troubles neurologiques (épilepsie, difficultés motrices voire paralysie…) ;
    • des atteintes oculaires (toxoplasmose oculaire), avec la survenue d’une choriorétinite. Cette inflammation de la rétine et de la choroïde se traduit souvent par une baisse de l’acuité visuelle, des « mouches » volant devant les yeux ou une rougeur de l’œil.

    Mais c’est chez le fœtus et le nouveau-né que les atteintes sont les plus sévères :

    • hydrocéphalie ou microcéphalie ;
    • atteintes hépatiques, cardiaques ou pulmonaires ;
    • lésions oculaires (choriorétinite) pouvant provoquer une perte de vision importante ;
    • en tout début de grossesse, la toxoplasmose peut entraîner la mort fœtale et une interruption de grossesse.

    Si ces symptômes sont souvent présents dès la naissance, la choriorétinite peut en revanche apparaître après plusieurs années sans que l’on puisse prévoir sa survenue.

    Pour autant, inutile de paniquer : « Dans la majorité des cas en France, la toxoplasmose congénitale est bénigne à la naissance et sans conséquences cliniques. Les femmes peuvent être rassurées ! », insiste Isabelle Villena.

    6 Le dépistage prénatal et le suivi pendant la grossesse, comment ça marche ?

    Pour lutter contre cette maladie aux conséquences potentiellement graves pour les enfants à naître, un programme de dépistage et de prévention a été mis en place en France en 1978. Il s’appuie notamment sur un test sanguin effectué lors du rendez-vous de déclaration de grossesse chez le médecin, donc avant la fin du premier trimestre. C’est le résultat de ce test qui va décider de la nature du suivi :

    • en cas d’immunité, aucun suivi particulier n’est nécessaire pour la toxoplasmose : il n’y a aucun risque pour l’enfant à naître, ni pour les grossesses ultérieures ;
    • en cas d’immunité incertaine, un nouveau test est effectué deux semaines après le premier pour confirmer ou infirmer l’immunité. Dans l’attente, des mesures préventives (hygiène et alimentation), sont mises en place et maintenues jusqu’à preuve de l’immunité ;
    • en cas d’absence d’immunité, les mesures hygiéno-diététiques sont mises en place et maintenues jusqu’en fin de grossesse, et des tests réguliers permettront de vérifier l’absence d’infection. En cas d’infection récente, une prise en charge médicale adaptée est proposée pour éviter la transmission au fœtus.

    7 9 conseils pour éviter la toxoplasmose enceinte (et garder votre chat)

    Ces fameuses mesures « hygiéno-diététiques » sont simples à mettre en œuvre, et d’ailleurs les femmes enceintes les appliquent souvent sans le savoir :

    • Ne pas consommer de viandes, poissons ou fruits de mer crus.
    • Bien cuire les viandes (y compris la volaille et le gibier), à au moins 65 °C sur toute l’épaisseur. Concrètement, elle doit être bien dorée et aucun jus rosé ne doit persister. Pour vérifier la température, équipez-vous d’un thermomètre de cuisson (à partir de 6-7 euros en magasins spécialisés ou sur Internet).
    • Évitez de consommer de la viande fumée, grillée ou marinée.
    • Lavez à grande eau les fruits, légumes et plantes aromatiques, surtout s’ils sont terreux ou que vous les consommez crus.
    • Nettoyez soigneusement à l’eau les ustensiles et plans de travail après avoir cuisiné.
    • Lavez-vous bien les mains : après avoir manipulé de la viande crue ou des fruits ou légumes souillés de terre ; après avoir caressé un chat ou changé sa litière ; après avoir jardiné ; avant chaque repas.
    • Portez des gants pour jardiner et pour changer la litière de votre chat. Nettoyez le bac tous les jours avec de l’eau à au moins 70 °C.
    • Congelez les denrées animales à -18 °C ou à -12 °C pendant trois jours.
    • Lors des repas au travail, chez des amis ou au restaurant, ne mangez que de la viande bien cuite et évitez les crudités (salades, fruits, etc.).

    Pas de psychose !

    1 % des chats peuvent transmettre la toxoplasmose à un moment de leur vie. (5)

    8 Que se passe-t-il en cas d’infection toxoplasmique pendant la grossesse ? Quels sont les traitements ?

    Si votre statut sérologique (taux IgG/IgM) varie en cours de grossesse, un traitement antibiotique (spiramycine) vous sera prescrit pour toute la durée de la grossesse afin d’éviter la contamination fœtale. Un diagnostic prénatal permettra d’évaluer la transmission de la toxoplasmose au fœtus. Si le résultat est négatif, le traitement est maintenu. Si le résultat est positif, cela signifie que le fœtus est infecté, et il faut adapter le traitement (en général une association de deux antibiotiques, complémentés d’acide folinique pour contrer les effets secondaires du traitement)(1).

    « Chez les bébés touchés par la toxoplasmose, le traitement est poursuivi pendant un an après la naissance, poursuit Isabelle Villena. Un bilan ophtalmologique avec fond de l’œil devra être effectué annuellement au moins jusqu’à 6 ans, ou plus pour prolongement du traitement si nécessaire. »

    9 Ne vaut-il pas mieux attraper la toxoplasmose avant d’être enceinte pour être immunisée ?

    C’est une question pertinente (et souvent posée par les femmes qui essayent de concevoir un enfant), mais la réponse ne va pas de soi ! Bien sûr, la situation est plus simple pour les femmes enceintes immunisées. Pour autant, on ne décide pas d’attraper la toxoplasmose ! D’abord parce que sa transmission est incertaine. Ensuite, en cas d’immunodépression non détectée, elle peut avoir des effets graves. Mieux vaut donc ne pas chercher les ennuis… Au final, peu importe que vous soyez immunisée ou non. Si vous ne l’êtes pas, tout est mis en place en France pour éviter les atteintes fœtales : le nombre de cas de toxoplasmose congénitale observés chaque année est compris entre 250 et 300, soit 0,3 pour 1 000 naissances. Dans la majorité des cas, les enfants sont sans symptômes à la naissance et évoluent normalement au cours de leur vie. (1)  Et surtout, gardez en tête que neuf mois de steaks bien cuits et de ratatouilles longuement mijotées n’ont jamais fait de mal à personne !

    L’Essentiel de l’article

    • Contracter la toxoplasmose enceinte présente un risque grave pour le fœtus.
    • La toxoplasmose s’attrape principalement par la viande mal cuite ou des fruits et légumes mal lavés.
    • De bonnes habitudes d’hygiène et d’alimentation pendant la grossesse évitent de contracter la maladie.

    (1) Isabelle Villena et Laurence Lachaud, « Toxoplasmose et grossesse », Revue Francophone des Laboratoires, n° 509, 2019.

    (2) Radu Blagaa, Dominique Aubert, Catherine Perret, Régine Geers, Vitomir Djokic, Isabelle Villena, Emmanuelle Gilot-Fromont, Aurélien Mercier, Pascal Boireau, « Animaux réservoirs de Toxoplasma gondii : état des lieux en France », 2015.

    (3) Isabelle Villena, « Actualités sur la toxoplasmose », paru dans Spectra Biologie n° 206, janvier-février-mars 2014.

    (4) Ameli, « Toxoplasmose : définition, symptômes et complications possibles », 2019.

    (5) Isabelle Villena, « Actualités sur la toxoplasmose », paru dans Spectra Biologie n° 206, janvier-février-mars 2014.

     

    Pour aller plus loin : Blaga R., Aubert D., Perret C., Geers R., Djokic V., Villena I., Gilot-Fromont E., Mercier A., Boireau P., « Animaux réservoirs de Toxoplasma gondii : état des lieux en France », Revue Francophone des Laboratoires, n° 477, pp 31-48, 2015. Villena I. « Protozoaires : un risque émergent à mieux connaître ». Revue de l’Industrie Agro-alimentaire, n° 793, 2017.

  • Votre enfant a de l’asthme : comment faire avec l’école ?

    Votre enfant a de l’asthme : comment faire avec l’école ?

    1 Établir un projet d’accueil individualisé (PAI)

    Qu’est-ce que le PAI ?

    Le Projet d’accueil individualisé (PAI) est un document établi conjointement par les parents de l’élève et le médecin scolaire de la Protection maternelle et infantile (PMI) ou le médecin et l’infirmière de collectivité d’accueil. Il permet d’accueillir dans les meilleures conditions possible les enfants souffrant d’allergies sévères ou de maladies chroniques comme l’asthme, le diabète, les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin), etc.

    Le PAI fixe les aménagements spécifiques nécessaires à votre enfant, en particulier(1) :

    • le régime alimentaire ;
    • les conditions des prises de repas ;
    • les aménagements d’horaires ;
    • les dispenses de certaines activités physiques ou pédagogiques incompatibles avec la santé de l’enfant ;
    • toute autre information utile au bien-être de l’enfant en lien avec sa maladie.

    Comment rédiger un PAI ?

    D’abord, munissez-vous de l’ordonnance du médecin traitant de votre enfant, détaillant les traitements en cours. Appelez ensuite l’établissement scolaire, qui fixera le rendez-vous avec l’équipe médicale. Une fois fixé, le PAI est signé par le directeur et les différents responsables (parents, médecins, nutritionniste) avant d’être diffusé auprès de l’ensemble de l’équipe pédagogique. En fonction du département, les démarches peuvent varier, n’hésitez pas à vous tourner vers l’école de votre enfant pour avoir toutes les informations spécifiques.

    Bon à savoir

    S’il est étendu aux activités périscolaires, le document de PAI est alors appelé PAIP (projet d’accueil individualisé périscolaire).

    2 Désigner qui garde et qui donne les médicaments en cas de crise d’asthme

    En cas de survenue d’une crise d’asthme à l’école, il est important de pouvoir donner le traitement le plus rapidement possible. À la maternelle et en primaire, les médicaments doivent être confiés à l’infirmerie de l’établissement qui se chargera de les administrer en cas de besoin, ou directement aux enseignants (avec une copie de l’ordonnance dans les deux cas). Même s’il est assez grand pour les prendre tout seul, il est important que l’enfant puisse être accueilli à l’infirmerie en cas de crise, le temps d’un retour complet à la normale.

    10 à 16 %

    des enfants sont touchés par l’asthme. (2)

    3 Fixer les modalités de pratique des activités physiques

    Les recommandations du médecin traitant de votre enfant seront appliquées par l’équipe pédagogique. Vous pourrez donc demander dans le PAI à limiter ou proscrire la pratique de certains sports si l’état de santé de votre enfant le nécessite.

    4 Animaux, cantine, pollens, acariens… faire la chasse aux allergènes

    L’asthme de votre enfant est d’origine allergique ? Il est important d’en informer l’équipe pédagogique et d’en faire état dans le PAI. S’il s’agit d’une allergie alimentaire, les repas servis à la cantine mais aussi les aliments distribués en classe (par exemple à l’occasion de goûter de fêtes) feront ainsi l’objet d’une attention particulière. Si c’est une allergie aux poils d’animaux, vous ne pourrez pas faire bannir le hamster mascotte de la salle de classe, mais vous pourrez exiger que votre enfant soit assis loin de la cage. L’enseignant veillera aussi à éviter tout contact avec l’animal. Parlez-en avec lui pour convenir de la meilleure marche à suivre en classe.

    Si votre enfant est allergique aux pollens, n’hésitez pas à le rappeler à l’enseignant en cas de sortie scolaire. Enfin, en cas d’allergie à la poussière, ou aux acariens, l’attention devra être portée sur l’entretien des tapis de sol et des literies (pour les petits qui font encore la sieste).

    Bon à savoir

    L’asthme sévère reconnu comme ALD

    Dans certains cas, l’asthme peut être reconnu comme une ALD (affection longue durée) ouvrant droit à une couverture à 100 % des soins en relation avec la maladie. Parlez-en avec votre médecin traitant qui pourra effectuer la demande de reconnaissance en ALD directement auprès de votre Caisse d’assurance maladie.

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    L’Essentiel de l’article

    • Établissez un Projet d’accueil individualisé (PAI) avec l’école pour décrire les besoins de votre enfant.
    • Précisez qui garde et qui administre les médicaments en cas de crise.
    • En cas d’allergie alimentaire ou aux animaux, n’hésitez pas à en discuter directement avec les enseignants.

    (1) Service public, « Qu’est-ce qu’un projet d’accueil individualisé ? », 2019.
    (2) Inserm.

  • 5 solutions antimoustiques sans danger pour la santé et l’environnement

    5 solutions antimoustiques sans danger pour la santé et l’environnement

    1 Les lotions antimoustiques naturelles

    Vendues en supermarchés bio et en parapharmacie, ces lotions sont formulées à partir de produits naturels, idéalement bios, sans danger pour la santé et l’environnement. Elles mobilisent généralement les classiques de la lutte antimoustiques comme la citronnelle, l’eucalyptus et le géranium, et ont la praticité des insecticides classiques. Un pschitt, et vous voilà protégé sans arrière-pensée. Vous trouverez même sur Internet des recettes pour fabriquer votre propre lotion, le plus souvent à base d’huiles essentielles. Dans ce cas, attention aux allergènes et au procédé de fabrication.

    Les insecticides, nocifs pour la santé et l’environnement

    Une étude de l’Inserm (1) a mis en évidence la toxicité de certains insecticides domestiques et agricoles pour la santé humaine, en particulier chez les enfants. Un taux élevé dans les urines serait en effet lié à des pertes cognitives significatives comme les capacités de compréhension verbale et la mémoire de travail. De nombreuses autres études ont également mis en évidence la nocivité des insecticides chimiques industriels pour l’environnement et la biodiversité.

    3 Les vêtements et bracelets antimoustiques

    De plus en plus en vogue, notamment pour les enfants, les bracelets imprégnés d’actifs antimoustiques offrent une protection facile qui vous suit partout sans y penser. Vendus en pharmacie ou en grande surface, leur prix varie selon les modèles : jetables ou rechargeables, en silicone, en plastique ou en fibres naturelles, waterproof ou pas… Ils sont efficaces plusieurs jours, parfaits donc pour les vacances ou un usage quotidien. Pour une approche écolo, préférez les modèles certifiés naturels et écologiques.

    Particulièrement plébiscités par les randonneurs et les pêcheurs, les vêtements antimoustiques sont vendus en magasins spécialisés sports et loisirs. Pour être efficaces, ils sont parfois traités aux huiles essentielles naturellement répulsives ou sont tout simplement fabriqués en mesh, un tissu qui combine légèreté et protection.

    4 La citronnelle sous toutes ses formes !

    En bougie, en lotion, en huile essentielle, en spray, en roll-on… La citronnelle est l’un des actifs antimoustiques les plus utilisés. Son odeur forte dérange les moustiques qui la fuient sans se retourner, vous assurant une bonne nuit de sommeil. Et si vous choisissez des produits issus de l’agriculture biologique, c’est encore mieux !

    5 La moustiquaire

    Écolo, non toxique et durable, la moustiquaire est un accessoire indispensable sous les tropiques… et qui peut se révéler fort utile aussi sous nos latitudes. Il en existe plusieurs types :

    • les moustiquaires à installer sur les portes et sur les fenêtres, qui empêchent les importuns d’envahir votre maison : rigide ou souple, en rideau, en store enroulable ou en cadre fixe, permanente ou amovible, demandez conseil pour choisir celle qui convient le mieux à vos besoins.
    • les moustiquaires mobiles, idéales pour protéger les lits : à suspendre, veillez à les choisir assez grandes pour qu’elles couvrent bien l’ensemble de la literie tout en tombant à terre. Mais il existe aussi des modèles de type « pop-up » – semblables à une tente igloo – qui se déploient autour du lit en un geste.

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    Astuce : Que faire en cas de piqûre ?

    Votre stratégie antimoustiques a échoué et vous voilà piqué ? Le premier réflexe est surtout de ne pas gratter pour éviter d’aggraver la sensation de démangeaison et l’inflammation. Si vous n’avez pas de crème apaisante (vendues en pharmacie), appliquez une compresse imbibée d’un mélange de vinaigre et d’eau ou de vinaigre pur si vous supportez l’odeur. Vous pouvez aussi utiliser une petite goute d’huile essentielle de lavande appliquée en massage sur la piqûre, sauf pour les jeunes enfants (moins de 3 ans).

    L’Essentiel de l’article

    • Préférez les antimoustiques naturels aux insecticides chimiques.
    • La citronnelle, le géranium et la plupart des plantes aromatiques sont des répulsifs naturels.
    • Les bracelets antimoustiques sont pratiques pour les enfants.
    • La moustiquaire est un moyen simple de se protéger des moustiques.

    (1) Source : INSERM 2015.
  • Vapoter peut-il aider à arrêter de fumer ?

    Vapoter peut-il aider à arrêter de fumer ?

    1 Un nombre de fumeurs en baisse

    Santé Publique France a mis en évidence une baisse de la consommation de tabac en France. En 2017, 26,9 % des adultes étaient fumeurs contre 29,4 % en 2016 (2). Il est probable que la perspective d’un paquet de cigarettes à 10 euros d’ici 2020 confirme cette diminution.

    La cigarette électronique est quant à elle utilisée par 3,3 % des Français âgés de 15 à 75 ans, dont 2,5 % l’utilisent quotidiennement (3).

    3e édition du #MoisSansTabac

    En novembre 2018, 242 000 personnes se sont inscrites pour l’opération #MoisSansTabac contre 158 000 en 2017. D’après Tabac info service, les appels traités par les tabacologues ont augmenté de presque 20 % et les visites du site Internet de plus de 30 % entre 2017 et 2018 (4).

    2 La cigarette électronique : une alliée pour arrêter de fumer ?

    Selon une étude publiée dans la revue scientifique New England Journal of Medicine, (5), la cigarette électronique serait plus efficace que le patch à la nicotine pour arrêter de fumer. Un an après le début de l’étude, le taux de sujets ayant arrêté le tabac était de 18 % dans le groupe « vape » (e-cigarette), contre presque moitié moins (9,9 %) dans le groupe des « substituts nicotiniques » (patchs et gommes).

    Mais ces bons résultats peuvent aussi amener à s’interroger sur le vapotage. Délaisser la cigarette pour ce substitut n’est-il pas comme remplacer une addiction par une autre ? Car, en effet, un an après l’étude, parmi les sujets qui avaient arrêté le tabac, « 80 % utilisaient encore l’e-cigarette, contre 9 % qui utilisaient encore les substituts nicotiniques. » (5)

    Anne-Laurence Le Faou, présidente de la société francophone de tabacologie, a conscience de l’effort que peut représenter le sevrage du tabac et admet que certains anciens fumeurs, par crainte de rechuter, « garderont la cigarette électronique ou un substitut nicotinique à vie pour ne plus fumer. »

    Les hôpitaux français étudient l’efficacité de l’e-cigarette dans le sevrage du tabac

    Lancée dans 11 hôpitaux par l’AP-HP, l’étude Ecsmoke (6) s’adresse aux personnes âgées de 18 à 70 ans fumant au moins 10 cigarettes par jour et souhaitant arrêter de fumer. Elle vise à comparer l’efficacité de la cigarette électronique dans le sevrage du tabac par rapport à un traitement de référence. Ce ne sont pas moins de 650 personnes qui participent à cette étude.

    3 Que sait-on des effets du vapotage ?

    Si les études ont démontré qu’une cigarette « classique » contient 4 000 composés chimiques responsables de la toxicité du tabac sur l’organisme (7), le Dr Le Faou émet également des réserves sur les effets de la cigarette électronique, encore trop peu connus.

    « Un médicament mis sur le marché a subi des études cliniques. Mais la cigarette électronique n’est pas un médicament : c’est un produit de consommation courante. Ses effets indésirables ne sont donc pas enregistrés. Si la vapoteuse est moins dangereuse qu’une cigarette, il s’agit toujours d’un choix en termes de bénéfices-risques. Bien que de très nombreux liquides présents dans les cigarettes électroniques soient analysés par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ndlr), nous ne pouvons pas affirmer de façon absolue qu’il n’y a pas d’effets indésirables sur l’organisme à moyen et long terme. »

    Un flou d’autant plus grand qu’il existe diverses formes de cigarettes électroniques (avec ou sans nicotine), chacune manifestant des effets différents sur la santé.

    2 614

    C’est le nombre de boutiques spécialisées en vente de cigarettes électroniques fin 2017 en France, soit environ 5 % de plus qu’en 2016 (2).

    4 Faut-il rembourser la cigarette électronique ?

    Selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le passage au remboursement à 65 % des traitements obtenus sur prescription, c’est-à-dire les patchs et les gommes à mâcher, continue à avoir un fort impact sur le choix d’arrêter de fumer (8). Au Royaume-Uni, l’e-cigarette est aussi remboursée. Une mesure qui, d’après Anne-Laure Le Faou, n’est pas encore envisageable en France :

    « Les Anglais n’ont pas la même façon de financer leur santé qu’en France, et avec seulement 17 % de fumeurs, ils veulent utiliser tous les moyens pour encore baisser ce chiffre. En France, nous venons juste de rembourser les traitements médicamenteux et nous avons encore beaucoup de formations à diffuser auprès des professionnels de santé, qui connaissent les complications liées au tabac mais pas forcément comment aider les personnes à arrêter de fumer. Rembourser la cigarette électronique, cela suppose que ce soit un médicament et ce n’est pas le cas, ce n’est donc pas le champ de l’assurance maladie. Il faut des études nationales comme celle lancée par l’AP-HP avant d’envisager un éventuel remboursement. »

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    L’Essentiel de l’article

    • En 2018, Santé Publique France note une baisse de la consommation de tabac en France.
    • La cigarette électronique est utilisée par 3,3 % des Français âgés de 15 à 75 ans (3).
    • La cigarette électronique serait plus efficace que le patch nicotinique pour arrêter de fumer.
    • Mais les effets du vapotage sont encore trop peu connus.

    Sources :

    (1) Tabac info service, « Chiffres du tabac »
    (2) Santé publique France, « Tabagisme en France : 1 million de fumeurs quotidiens en moins », 2018
    (3) Santé Publique France, « Tabagisme et arrêt du tabac en 2017 », 2018
    (4) OFDT
    (5) The New England Journal of Medicine, « A Randomized Trial of E-Cigarettes versus Nicotine-Replacement Therapy », 2019
    (6) Assistance Publique Hôpitaux de Paris, « Fumeurs : vous pouvez encore participer à l’étude ECSMOKE », 2019
    (7) Haute Autorité de Santé, « Dépistage du tabagisme et prévention des maladies liées au tabac », 2015
    (8) Observatoire Français des drogues et des toxicomanes, « Tableau de bord Tabac »

  • L’ostéopathie, une solution pour les maux de bébé

    L’ostéopathie, une solution pour les maux de bébé

    1 Un jeune parent doit-il prévoir un rendez-vous chez l’ostéopathe ?

    « Pour moi, il serait certainement très intéressant pour la santé publique que les femmes et les bébés soient vus tout de suite après la naissance, répond Dominique Blanc. Comme pour la visite du pédiatre, les bébés devraient bénéficier de celle d’un ostéopathe parce qu’on va les libérer tout de suite d’un certain nombre de tensions consécutives à l’accouchement. »

    Bon à savoir

    L’ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle, qui vise à rétablir un confort de vie, l’équilibre du corps, la bonne circulation des fluides sanguins et des influx nerveux qui transmettent notamment les commandes motrices du cerveau aux nerfs moteurs.

    2 Prévenir le syndrome de la tête plate

    Pour ce professionnel, qui a « vu quelques milliers de bébés » depuis qu’il exerce, les motifs récurrents de consultation sont souvent les mêmes : une mise au sein difficile, des difficultés à téter dues à des tensions crâniennes, ou encore un mauvais port de tête.

    « Si votre bébé tourne la tête ou qu’il l’incline plus d’un côté que de l’autre, il risque petit à petit de déformer son crâne qui est très malléable et d’avoir une plagiocéphalie (le syndrome de la tête plate), explique le président de l’association Ostéopathes de France. Lors de la séance, on va libérer les tensions du cou, de la colonne, du crâne, et de ce fait le bébé va pouvoir tourner sa tête aisément à droite et à gauche. »

    Avec le contrat Garantie Santé de la Macif ce sont jusqu’à 3 séances d’ostéopathie pour votre bébé qui peuvent être prises en charge par an.*

    3 La manipulation crânienne

    Pendant ses premiers mois de vie, la tête de votre nourrisson n’est pas encore totalement ossifiée. Les fontanelles, zones souples au toucher, sont souvent impressionnantes. Mais soyez rassuré, comme l’explique Dominique Blanc, « la voûte crânienne a une plus grande élasticité chez le bébé que chez l’adulte. On parle davantage de tissus membraneux que de tissus osseux. Les os du crâne se rejoignent au niveau des sutures. C’est ce qui permet notamment au crâne de grossir. En ostéopathie, nous travaillons en douceur, par le biais de petites pressions et dans le respect des tissus pour permettre une meilleure mobilité et une meilleure circulation dans cette zone. On sent alors tout de suite le bébé se détendre. C’est un bonheur de voir des bébés arrivés tendus et qui à la fin de la séance, s’endorment les bras en l’air ».

    Chiffre-clé

    En 2016, 1 Français sur 2 avait consulté un ostéopathe au cours des trois dernières années, que ce soit pour lui ou un membre de sa famille. (1)

    4 Soulager les coliques

    Votre bout de chou est inconsolable ? Il se tortille de douleur en début de soirée ? Pas de panique, il est certainement aux prises avec des coliques. L’ostéopathie est alors indiquée pour le soulager.

    « Je conseille de faire une séance d’ostéopathie dès que les premiers signes de coliques apparaissent. Elle permettra un meilleur transit et sera complémentaire du traitement médical éventuel qui aura été donné. »

    Les problèmes de canaux lacrymaux (bébé qui a un œil qui coule) et les phénomènes ORL (rhinopharyngites à répétition, otites séromuqueuses…) peuvent également être corrigés. Une seule séance peut suffire à soulager l’enfant.

    Une technique adaptée au bébé

    « On travaille en douceur avec un bébé sur ce que l’on appelle les techniques fonctionnelles, c’est-à-dire dans le sens des tissus et on ne les brutalise jamais. Les bébés qui régurgitent beaucoup sont en hyperextension, ils ont alors tendance à se cambrer. Pour étirer leur colonne vertébrale, on les manipule parfois dans des positions repliées qui peuvent être un peu spectaculaires pour les parents, mais il n’y a aucun risque. »

    L’ostéopathie considère le corps dans sa globalité. « C’est pour cela que l’on va voir le crâne, les viscères, les membres, mais en plus de cette globalité on s’adapte au patient selon sa propre histoire qui influe sur son corps. Parfois, on traite les bébés en position assise, ou dans les bras du parent. Certains dorment toute la séance, d’autres pleurent tout le temps. On change les positions pour s’adapter au bébé. »

    La séance dure en général une heure durant laquelle le professionnel vous interrogera sur votre enfant (sommeil, alimentation…), répondra à vos questions et vous prodiguera des conseils.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le Guide des mamans.

    6 Quand voir son ostéopathe ?

    « Il m’est arrivé d’être appelé à la maternité par des patientes deux jours après leur accouchement », indique Dominique Blanc.

    Ainsi, on peut prévoir une séance d’ostéopathie à la maternité ou tout de suite après le retour à la maison. Selon les textes réglementaires, pour consulter un ostéopathe, il faut avoir un certificat de non-contre-indication pour les nourrissons de moins de six mois.

    * Voir conditions du contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Le bouche-à-oreille entre parents est l’une des meilleures méthodes pour se renseigner sur la réputation d’un ostéopathe.
    • Un bilan ostéopathique permet de diagnostiquer d’éventuelles tensions du nourrisson.
    • L’ostéopathe agit sur différents troubles chez bébé : sommeil, transit, déformation crânienne…

    (1) Source : Sondage IFOP pour l’association Ostéopathes de France, « La notoriété et l’image des ostéopathes », 2016.