Étiquette : Bien-être

  • Cohabitation bébé / animal de compagnie : ce qu’il faut savoir

    Cohabitation bébé / animal de compagnie : ce qu’il faut savoir

    1 Y a-t-il des risques d’exposition, voire des dangers, par rapport à l’hygiène ?

    Oui et non.

    Oui, parce qu’il existe un risque important de contamination par vos animaux qui peuvent transmettre de nombreuses maladies. Tout d’abord, la maladie de Lyme via les tiques dont peuvent être porteurs les chiens. D’autres maladies parasitaires sont également transmissibles via les déjections (des chiens, des chats, des hamsters…). Veillez donc à ce que le bébé ou l’enfant ne soit pas en contact avec les excréments de l’animal, ni avec sa gamelle. Et, bien sûr, celui-ci doit être très propre, examiné régulièrement et être traité contre les puces, les tiques et autres parasites dont il peut être porteur, c’est la base ! Donc, prudence en cas de séances de câlins.

    Non, parce que si l’on suit bien les règles ci-dessus, les risques d’attraper une maladie sont extrêmement faibles. Quoi qu’il en soit, pour les nourrissons, il est préférable de ne pas laisser l’animal lécher l’enfant. Si vous vous donnez la peine de stériliser ses biberons, ce n’est pas pour laisser votre chien lui barbouiller la figure !

    Enfin, si à l’inverse votre enfant est malade (rhume, conjonctivite, gastro, etc.), évitez les contacts avec l’animal pour limiter tout risque de contagion.

    1 foyer français sur 2 possède au moins un animal de compagnie,

    dont 42 % ont un chien ou un chat. (1)

    2 Est-ce que l’animal peut déclencher des allergies chez mon bébé ?

    Oui, s’il existe un terrain atopique à la base : dans ce cas, mieux vaut éviter les contacts entre l’enfant et l’animal. Au contraire, chez les enfants ne présentant pas particulièrement de risque allergique préalable, des études récentes (2) ont montré que la présence d’un animal avait tendance à faire baisser les risques d’allergies (3) de toutes natures comme les rhinites, l’asthme, l’eczéma et certains troubles digestifs. En effet, il s’avère que le fait de vivre avec des animaux domestiques renforce le système immunitaire des enfants allergiques. En cas de doute, mieux vaut consulter votre médecin.

    3 Puis-je laisser mon chat dormir avec mon bébé ?

    D’une manière générale, ne laissez jamais un bébé ou un petit enfant seul avec un animal, surtout un chien ou un chat, à cause du risque de morsure ou de griffure, même involontaire. Il ne doit pas dormir dans le berceau de l’enfant à cause du risque d’étouffement. Il faut donc éviter à tout prix qu’il ait accès à la chambre de bébé lorsque celui-ci dort.

    Un tiers

    des personnes ayant un chien ont aussi au moins un enfant. (1)

    4 Comment faire pour que mon chien ou mon chat cohabite harmonieusement avec mon bébé ?

    Quitte à vivre sous le même toit, c’est mieux de bien s’entendre ! C’est pourquoi il est conseillé, à l’arrivée d’un bébé (ou d’un animal), de les « présenter » l’un à l’autre, et de provoquer des occasions de contact et de jeu entre eux. Ça aide à créer des liens… Bien sûr, il faut aussi composer avec la personnalité de l’animal (et celle de l’enfant !) : si les relations sont tendues, mieux vaut limiter les interactions et laisser le temps à chacun de s’habituer à l’autre. Il est également important que chacun ait son espace réservé où se retirer pour être tranquille : la chambre pour le bébé, le panier pour le chien ou le chat. Enfin, apprenez le plus tôt possible à votre enfant à bien se comporter avec l’animal, notamment les chiens : apprenez-lui à ne pas être brusque, pour éviter des réactions inattendues. Autant de règles de respect mutuel qui devraient assurer des relations harmonieuses.

    5 Y a-t-il des animaux à éviter lorsqu’on a un bébé ?

    D’une manière générale, les NAC (nouveaux animaux de compagnie) de types furet, serpent, petit rongeur, amphibien, etc., ne sont pas adaptés aux très jeunes enfants car ils doivent être manipulés avec précaution. Ça n’empêche pas d’en posséder, mais ils devront rester en cage ou éloignés du bébé.

    Merci au Docteur Marc Lederer, médecin généraliste, et au Docteur Catherine Laurençon, pédiatre, pour leurs conseils.

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    L’Essentiel de l’article

    • Ne laissez jamais votre bébé seul avec un animal.
    • Dépucez et vermifugez vos animaux.
    • Ne laissez pas votre enfant entrer en contact avec les déjections.
    • Les nouveaux animaux de compagnie (NAC) ne sont pas adaptés aux enfants.
    • Des études récentes montrent que la présence d’animaux réduit les risques d’allergie chez l’enfant.

    (1) Étude TNS-Kantar pour FACCO, 2017.
    (2) Revue d’épidémiologie et de santé publique, 2014.
    (3) Inserm, « Allergies : un dérèglement du système immunitaire de plus en plus fréquent ».

     

  • Fatigue oculaire : comment préserver ses yeux ?

    Fatigue oculaire : comment préserver ses yeux ?

    1 Qu’est-ce que la fatigue oculaire ?

    La fatigue oculaire correspond à une douleur au niveau des yeux.

    Les symptômes

    Les symptômes de la fatigue oculaire sont :

    • des douleurs au niveau des yeux : de la tension, de l’inconfort et de la lourdeur) ;
    • des irritations ;
    • des yeux qui piquent ;
    • une impression de brûlure ou bien de sécheresse oculaire ;
    • des démangeaisons et des larmoiements inhabituels ;
    • des rougeurs.

    On note également une fatigue visuelle avec des douleurs derrière les yeux.

    Apparaît, en fin de journée, une fatigue physique avec des maux de tête ressentis autour des orbites, au-dessus des sourcils, aux tempes ou au front.

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    5 H 07

    C’est le nombre d’heures passées en moyenne par jour par les Français devant leurs écrans. (1)

    Les causes

    La fatigue oculaire est principalement due :

    • au travail sur écran et à l’usage quotidien des tablettes et des smartphones ;
    • à la conduite longue d’un véhicule ;
    • à un éclairage trop fort ou trop faible ;
    • à une lecture prolongée ;
    • à des conditions de travail sollicitant beaucoup la vision.

    À la fin de la journée, les yeux sont fatigués. Pendant plusieurs heures, ils ont dû faire des efforts d’accommodation pour passer d’une vision de près à une vision de mi-distance et de loin.

    2 Fatigue oculaire : comment la prévenir ?

    La lumière dite lumière bleu-violet émise en quantité importante par les écrans, est nocive pour nos yeux qui ne sont pas préparés à rester si longtemps exposés. Comment éviter ces yeux qui piquent ?

    Le saviez-vous ?

    Bien que la lumière bleu-violet soit invisible à l’œil nu, elle est émise en quantité importante par les écrans du quotidien ou par certains systèmes d’éclairage à LED. Elle est nocive pour la santé (2).

    Porter des verres traités antilumière bleue

    Pour les porteurs de lunettes, optez pour un traitement antilumière bleue de vos verres de correction.

    Pour les non-porteurs de lunettes, choisissez des lunettes sans correction visuelle, mais traitées antilumière bleue.

    S’équiper de lunettes antifatigue

    On les appelle aussi lunettes de repos, lunettes antifatigue, ou encore lunettes pour écran.

    Devant l’écran d’ordinateur

    Pour prévenir la fatigue visuelle devant un écran d’ordinateur quelques réflexes sont bons à adopter :

    • Choisir un écran inclinable ;
    • positionnez le haut de l’écran à la hauteur des yeux : 60 à 80 cm ;
    • réglez la hauteur du bureau et les pieds de la chaise ;
    • placez l’écran face à soi et non sur le côté ;
    • l’écran doit rester propre ;
    • l’écran ne doit pas être placé face à une fenêtre ;
    • réglez la luminosité de l’écran et veillez à la baisser, surtout en fin de journée.

    L’organisation du travail

    L’amélioration de l’organisation du travail, parfois difficile à appliquer, contribue elle aussi au confort visuel. Il est bénéfique de réduire le temps de travail. Faites une pause de cinq minutes par heure dans un travail de saisie ou une pause toutes les deux heures pour un travail non lié aux écrans.

    3 Fatigue oculaire : comment la traiter ?

    Des verres avec corrections d’optique

    Les lunettes jouent un rôle primordial, surtout pour les presbytes. Les verres progressifs sont la meilleure solution. Vous pouvez opter pour des verres « intermédiaires » qui permettent d’agrandir la profondeur ou la largeur de champ.

    L’orthoptie

    L’orthoptie permet de rééduquer des yeux ou réadapter des troubles de la vision. Elle est constituée d’exercices qui sont adaptés au problème visuel dont souffre le patient.

    Avant d’effectuer cette gymnastique oculaire, un bilan est nécessaire. D’abord prescrit par un médecin ou un ophtalmologiste, il sera ensuite réalisé par un spécialiste : l’orthoptiste.

    Pour plus d’informations : vous pouvez vous renseigner auprès du Syndicat national des orthoptistes.

    Quelques exercices de gymnastique oculaire

    Il existe divers problèmes pris en charge lors d’une séance de gymnastique oculaire, dont la presbytie, la détente oculaire et la fatigue visuelle. Des exercices peuvent ensuite être faits facilement à la maison tels que :

    • le palming : placez les paumes de vos mains sur les yeux, puis serrez vos doigts pour ne pas que la lumière passe. Vos yeux sont alors au repos, fermés derrière vos paumes. Restez ainsi pendant une minute, afin de les laisser se reposer. Le fait que les yeux soient dans l’obscurité, avec en plus la chaleur des mains, leur permet de se ressourcer fortement.
    • le « signe de l’infini » : tenez-vous les yeux ouverts, détendus et la tête immobile, et tracez avec vos yeux le signe de l’infini. Faites-le plusieurs fois, en un seul et même mouvement fluide et sans vous arrêter.
    • cligner des yeux : clignez vos yeux en exagérant le mouvement pendant trente secondes. Vous activez alors vos glandes lacrymales, produisant des larmes et humidifiant l’œil.

    Connaissez-vous le yoga des yeux ?

    Il favorise l’amélioration de la vision en évitant une fatigue des yeux, et ce à l’aide de mouvements oculaires particuliers et des visualisations (3).

    Des compléments alimentaires

    Des compléments alimentaires enrichis en vitamine A peuvent aider à soulager la fatigue oculaire. Demandez conseil à votre pharmacien.

    L’Essentiel de l’article

    • La fatigue oculaire : une douleur au niveau des yeux qui peut aller jusqu’à des maux de tête.
    • Cause : la lumière bleu-violet des écrans et le temps trop long passé devant.
    • En prévention : s’équiper de lunettes et filtre antilumière, adopter la bonne posture devant l’ordinateur…
    • Pour traiter la fatigue oculaire : des verres de correction, des exercices avec un orthoptiste.

    (1) Agence de la Santé Publique France citée par France Info, « Santé : nous passons deux heures de plus devant nos écrans qu’il y a dix ans », 2018
    (2) Guide-vue.fr, « Lumière bleue : attention les yeux »
    (3) Choisir ses lunettes, « Le yoga des yeux »
  • Lumière bleue : pourquoi et comment s’en protéger ?

    Lumière bleue : pourquoi et comment s’en protéger ?

    1 La lumière : kézako ?

    La lumière se décompose en un spectre (2) où chaque couleur correspond à une longueur d’onde précise.

    La lumière visible constitue la majeure partie des rayons émis par le soleil. Elle nous permet de distinguer les formes et les couleurs, du violet au rouge.

    La lumière invisible est constituée des rayons ultraviolets et des rayons infrarouges. Elle agit sur le corps : les rayons infrarouges sont les rayonnements qui nous réchauffent (3).

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Si, la nuit, la température baisse, c’est que la face de la Terre à l’ombre n’est plus exposée aux infrarouges. (3)

    2 La lumière bleue : nocive mais pas que !

    La lumière bleue

    La lumière bleue est la plus forte lumière énergétique atteignant la rétine. Elle est la partie du spectre lumineux à la bordure des UV invisibles. Et cette frange de lumière est très éblouissante dans le visible.

    On distingue :

    • la lumière bleu-turquoise qui est bénéfique ;
    • la lumière bleu-violet qui est nocive.

    La lumière bleue nocive

    La lumière bleue est nocive dans sa frange la plus proche des rayons ultraviolets (4). Il s’agit de la lumière bleu-violet. Elle est invisible à l’œil mais émise en quantité importante par les écrans à LED du quotidien ou par certains systèmes d’éclairage à LED (5).

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    LE SAVIEZ-VOUS ?

    On est ébloui par des lumières crues, froides, plutôt que par des lumières chaudes, rouges. (4)

    La lumière bleue bénéfique

    La lumière bleu-turquoise quant à elle est essentielle à notre santé. Elle participe à la qualité de notre sommeil et régule notre humeur et bien-être.

    La lumière bleu-turquoise régule de nombreuses fonctions non visuelles, dont :

    • le cycle veille-sommeil ;
    • les fonctions cognitives ;
    • l’équilibre psychomoteur et hormonal ;
    • le réflexe pupillaire ;
    • la température interne ;
    • le moral et l’équilibre psychique.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La vitamine D, « vitamine du soleil », est synthétisée par l’organisme sous l’action des UV. Ce qui génère des effets bénéfiques sur l’organisme.

    3 La lumière bleue : gare aux écrans !

    Les écrans plats

    Tablettes, écrans plats, TV à LED, smartphones… Les outils numériques rythment nos vies et nos activités. Ils sont de forts émetteurs de lumière bleue nocive. Pour autant, les yeux ne sont pas préparés à rester aussi longtemps exposés aux écrans.

    18,9 MILLIONS

    C’est le nombre de Français qui se connectent sur deux ou trois écrans au cours de la journée. (6)

    Les lampes à LED

    Progressivement les éclairages domestiques basculent sur des LED. C’est également le cas pour les éclairages intérieurs et extérieurs des voitures et des motos.

    4 La lumière bleue : quels dommages sur la santé ?

    Une forte exposition à la lumière bleue n’est pas sans risque sur la santé.

    Un sommeil modifié

    La lumière bleue excite notre rétine et l’empêche de produire suffisamment de mélatonine. Cette hormone, produite par une glande présente dans le cerveau, est pourtant essentielle pour réguler nos rythmes de veille et de sommeil.

    Conséquence : notre horloge biologique est décalée : la durée et la qualité du sommeil sont modifiées.

    Des troubles oculaires

    La lumière bleue nocive provoque un vieillissement prématuré de la rétine et du cristallin. Des recherches scientifiques ont conclu qu’une exposition prolongée au rayonnement de lumière bleue provoquait des lésions photochimiques de la rétine et du cristallin (4).

    Une fatigue visuelle

    On observe également une fatigue visuelle, avec les symptômes suivants :

    • des yeux secs et irrités ;
    • une vision trouble ;
    • des maux de tête
    • des douleurs au cou et au dos.

    20 MILLIONS

    C’est le nombre de Français qui souffriraient de fatigue visuelle. (7)

    5 Les enfants : une surexposition

    Des écrans : (trop) souvent

    Les écrans n’ont jamais autant fait partie de notre quotidien et ce dès le plus jeune âge. 81 % des 13-19 ans possèdent leur propre smartphone (8). Enfants et adolescents passent de plus en plus de temps sur Internet et parfois sur plusieurs écrans en même temps ! Pour rappel, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) déconseille fortement les écrans avant l’âge de 3 ans, autant pour un aspect sanitaire lié à la lumière bleue que pour l’aspect éducatif (images inappropriées).

    90 %

    C’est le taux des 20-65 ans qui utilisent tous les jours au moins un outil digital. (1)

    Des yeux à (bien) protéger

    Dans les foyers hyperéquipés, les enfants sont particulièrement sensibles aux effets néfastes de la lumière bleu-violet et des UV. C’est entre 3 et 12 ans qu’a lieu la formation du cristallin.

    Contrôler et mesurer le temps passé face aux écrans est essentiel pour leur santé.

    6 H 10

    C’est le temps passé en moyenne 7-12 ans sur Internet. (8)

    6 Lumière bleue : comment se protéger ?

    Les écrans et la lumière bleue nocive ont envahi le quotidien. Les personnes travaillant quotidiennement derrière les écrans et les enfants sont les plus vulnérables. Quelles solutions matérielles ?

    Des verres traités anti-lumière bleue

    Pour les porteurs de lunettes, choisir un traitement anti-lumière bleue sur les verres.

    Pour les non-porteurs de lunettes, optez pour des lunettes sans correction visuelle, mais traitées anti-lumière bleue.

    Les lunettes anti-lumière bleue : « blue blocker »

    Les lunettes dites « blue blocker » (ou bloqueuses de bleue en anglais) sont des lunettes anti-lumière bleue aux verres orange. Elles filtrent la totalité de la lumière bleue. Elles sont recommandées pour les travailleurs de nuit, les gros consommateurs d’écrans (hors TV) le soir.

    Un filtre anti-lumière

    Pour contrer la lumière bleue des écrans, on peut les équiper d’un filtre anti-lumière bleue (souvent adhésif). Simple et efficace !

    Des solutions logicielles

    Des applications mobiles, telles que F.lux., adaptent la couleur de l’écran selon l’heure qu’il est.

    Régler la luminosité de l’écran

    Plutôt efficace, réduire l’intensité lumineuse de l’écran repose les yeux.

    Agir sur la source lumineuse

    Choisir ses ampoules LED en fonction de leur température de couleur : plutôt chaude (pour la chambre) ou plutôt froide.

    7 Lumière bleu-violet : les bons gestes

    Au quotidien, quelques gestes réduisent l’exposition à la lumière bleu-violet :

    • limiter le temps passé devant les écrans, notamment en soirée ;
    • faire des pauses régulières : quitter l’écran des yeux quelques secondes toutes les vingt minutes ;
    • surélever suffisamment l’ordinateur pour le regarder de face ;
    • laissez 60 cm de distance entre les yeux et l’écran.

    L’Essentiel de l’article

    • La lumière bleue : une partie est bénéfique sur la santé et une autre est nocive.
    • La lumière bleu-violet est principalement émise par les écrans plats, TV et lampes à LED.
    • La lumière bleu-violet impacte cycle du sommeil, vision oculaire et fatigue visuelle.
    • Les enfants sont vulnérables : trop exposés aux écrans avec des yeux encore en formation.
    • Des solutions matérielles pour s’en protéger : filtre, lunettes pour écran, lunettes bleues de sommeil…

    (1) Étude quantitative conduite en 2014 par Ipsos pour Essilor auprès de 4 000 personnes en France, États-Unis, Chine et Brésil, « La vue et les écrans »
    (2) Larousse, définition de « spectre »
    (3) FuturaSanté, « Les différentes radiations émises par le soleil »
    (4) Guide-vue.fr, « Lumière bleue : attention les yeux »
    (5) ExpertOptic, « La lumière bleue, proche des UV »
    (6) Le bon usage des écrans, « Les écrans en France »
    (7) Doctissimo, « Fatigue visuelle : le nouveau mal du siècle »
    (8) Étude Ipsos, citée dans Les Échos, « Les enfants et les adolescents de plus en plus accros à la vidéo »

     

  • Les AMAP, des paniers pour mieux manger en circuit court

    Les AMAP, des paniers pour mieux manger en circuit court

    1 Agriculteurs et consommateurs, unissez-vous !

    Les premières AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) sont nées en France en 2003 du désir de rapprocher les agriculteurs des consommateurs des villes. Le principe est simple : un groupement de clients s’engage auprès d’un producteur de la région à récupérer chaque semaine une quantité donnée, sur une durée d’un an. En retour, le producteur s’engage à livrer des produits saisonniers de qualité, le plus souvent bios. Concrètement, cela se traduit par une offre de « paniers » composés d’un assortiment de produits de saison issus de l’exploitation (fruits, légumes, fromages, lait, charcuterie…).

    Chaque membre de l’AMAP s’engage alors contractuellement pour la saison, et règle l’intégralité des sommes à l’avance (généralement en une ou trois fois, mais certaines AMAP pratiquent le paiement hebdomadaire). Les paniers sont alors préparés et acheminés par l’agriculteur dans un point de livraison groupée, proche du domicile des adhérents.

    Pour Lionel L’Haridon, président du réseau d’AMAP Rhenamap, ce lien direct entre « consom’acteurs » et producteurs est primordial :

    « Il engage les deux parties, et c’est ce lien qui permet au système de durer. En mettant “un visage” sur un produit, on sait exactement pour quoi on paye et où va notre argent. On apprend comment marche l’exploitation, quelles sont éventuellement ses difficultés passagères, etc. C’est la meilleure façon de se réapproprier sa propre consommation, parce qu’on comprend mieux les enjeux environnementaux, économiques et sociaux de nos choix. Aujourd’hui, les AMAP de notre réseau représentent 70 emplois locaux, soutenus par l’engagement de 900 familles d’“amapiens” qui consomment chaque semaine leur panier de produits frais. »

    92 %

    des maraîchers partenaires d’AMAP en Île-de-France sont certifiés bios ou en conversion. (1)

    2 Un sérieux coup de pouce à l’agriculture biologique

    Manger bio et acheter local sont les deux piliers du dispositif :

    « La démarche AMAP a toujours été portée par ces deux priorités : le passage des exploitations en agriculture bio, et la consommation locale. Aujourd’hui, la dimension locale est même devenue prépondérante. Notre volonté est donc d’avoir non seulement des circuits courts, c’est-à-dire sans intermédiaire, mais aussi de vraie proximité. Nos producteurs sont donc tous situés dans un rayon de 40 ou 45 km autour de l’agglomération de Mulhouse. »

    Côté bio, les agriculteurs non certifiés sont invités à s’appuyer sur la trésorerie générée par l’activité AMAP pour se convertir dans un délai de cinq ans.

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    3 Avec les AMAP, c’est facile de manger sainement !

    L’autre moteur des AMAP, c’est bien sûr la volonté de mieux manger.

    « Il y a souvent une prise de conscience, par exemple à la naissance du premier enfant, de la nécessité de changer ses habitudes alimentaires, poursuit Lionel. Plus de fruits et légumes frais et de saison, moins de pesticides, moins d’aliments transformés… Les AMAP permettent d’avoir accès à des produits variés, saisonniers et bios pour la plupart. Le tout, à un prix beaucoup moins élevé que si on devait faire des courses équivalentes dans une enseigne bio généraliste, ce qui explique aussi le succès de cette formule ! ».

    Fruits et légumes, lait et fromages, pains, charcuteries… L’offre est aussi diversifiée que le permet la production locale, pour le plus grand plaisir des acheteurs. Pour autant, le choix de l’AMAP n’est pas anodin : c’est un engagement qui nécessite souvent de changer quelque peu ses habitudes quotidiennes.

    « D’abord, il faut venir récupérer son ou ses paniers chaque semaine au point de distribution. Ensuite, il faut se mettre à cuisiner, tout simplement ! Or on se rend compte que les personnes ont une vraie volonté de mieux manger, mais qu’elles ne savent pas toujours comment s’y prendre », constate Lionel.

    Comment cuisiner des panais ? Pas évident pour tout le monde… La saisonnalité peut aussi être déroutante :

    « Certes, c’est un gage de qualité, mais quand on a du chou pendant trois semaines en hiver, on peut vite manquer d’idées pour l’accommoder. C’est pour ça que nous proposons sur notre site et dans notre newsletter des recettes simples à réaliser avec les fruits et légumes des paniers. Nous envisageons aussi d’organiser des ateliers culinaires car il y a un vrai besoin, chez les adultes comme chez les enfants. Ceci dit, nos agriculteurs ont beaucoup diversifié leur production au fil des années pour permettre de varier les paniers, y compris en hiver ! »

    Comment trouver une AMAP près de chez moi ?

    Vous souhaitez souscrire à une AMAP près de chez vous ? Consultez le site reseau-amap.org pour tout savoir sur le fonctionnement des AMAP et trouvez celles de votre région.

    4 Un fablab culinaire pour aller plus loin ?

    Cette difficulté à cuisiner reste aujourd’hui un frein au développement des AMAP, mais Rhenamap n’est pas à court d’idées.

    « C’est ce qui a inspiré notre nouveau projet de tiers lieu à Mulhouse, en partenariat avec la fondation Macif. Dans une zone de la ville en reconversion, un grand bâtiment accueillera un magasin de vente direct, une plateforme logistique et un lieu de distribution pour les paniers, un lieu de restauration, une cuisine pédagogique et un “fablab”, c’est-à-dire un incubateur d’entreprises du secteur culinaire. »

    Bref, tout pour développer l’envie de bien manger, pour tous !

    L’Essentiel de l’article

    • Les AMAP sont des associations qui mettent en relation directe des consommateurs et des agriculteurs.
    • Les consommateurs s’engagent sur l’achat de « paniers » de produits frais hebdomadaires, payés d’avance.
    • Les producteurs s’engagent sur la production et la livraison de produits de qualité à prix fixe.
    • Les produits proposés par les AMAP sont de saison, très majoritairement bios et locaux.

    (1) amap-idf.org, 2017.
  • 7 conseils nutrition pour bien manger

    7 conseils nutrition pour bien manger

    1 Mangez de tout en quantité adaptée

    Au quotidien, l’alimentation doit s’articuler autour des trois repas principaux et fournir ainsi les 2 000 à 2 500 calories nécessaires à un organisme adulte. Pour votre assiette, objectif variété : aucun aliment n’est à bannir, tout est affaire de quantité !

    2 Les fruits et légumes de saison, c’est meilleur !

    Consommez au moins cinq fruits et légumes par jour, riches en vitamines et en acides aminés dont nous avons besoin. Choisissez-les de saison, pour plus de goût et de qualités nutritionnelles ! Si vous le pouvez, privilégiez les productions bios ou achetées en circuit court (en AMAP, par exemple) pour profiter d’un panier encore plus vitaminé.

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    3 Sel et sucre : avec modération

    Attention au saupoudrage ! Sachez que pour votre santé, il est recommandé de ne pas dépasser 6 g de sel par jour et 24 g de sucre, soit quatre morceaux. Pour vous y retrouver, consultez les informations nutritionnelles sur les emballages, et n’hésitez pas à utiliser l’application Yuka, recommandée par la Macif. Vous pourrez ainsi détecter les sels et les sucres cachés, y compris dans des produits que vous n’auriez pas soupçonnés !

    Vous pouvez télécharger l’application Yuka sur Google Play et sur l’App Store.

    4 Diminuez la viande rouge et la charcuterie

    Accro au steak ou à la charcuterie ? Attention aux excès : trop de viande rouge favorise certains cancers (1). En consommer moins (500 g par semaine maximum) est largement suffisant : c’est meilleur pour la santé, et aussi pour la planète ! En remplacement, optez pour le poisson, la volaille, le soja et les légumineuses, tout aussi riches en protéines et pleines de fibres.

    5 Prenez vos repas au calme et à heures fixes

    Rythmez vos repas à heures régulières, ce qui donnera à votre corps des repères pour mieux réguler vos prises alimentaires. Installez-vous au calme et soyez attentif à ce que vous mangez. Prenez le temps de bien mâcher vos aliments, vous parviendrez plus rapidement à satiété.

    6 Hydratez-vous : buvez de l’eau !

    L’eau est un élément indispensable pour notre corps. Il a besoin d’environ 1,5 litre par jour. Buvez six à huit verres tout au long de la journée et votre objectif sera atteint ! De plus, c’est un antifatigue naturel, bénéfique pour les organes et pour la peau.

    7 Snacks et en-cas : gérez les petits creux !

    Aux sucres rapides, préférez une poignée d’amandes, de noix, de noisettes, de pistaches… Non grillées, non salées, elles apportent de vrais bénéfices pour la santé : antioxydants, protéines, fibres, vitamines et minéraux. De bons alliés pour prévenir les maladies cardiovasculaires !

    L’Essentiel de l’article

    • Aucun aliment n’est interdit, tout est question de quantité.
    • Privilégiez les fruits et légumes de saison.
    • Buvez au moins 1,5 litre par jour.
    • Limitez le sel, le sucre, les viandes rouges et la charcuterie.

    (1) Inserm
  • Ces disciplines qui font du bien

    Ces disciplines qui font du bien

    1 Un esprit sain dans un corps sain

    Face à nos rythmes de vie effrénés, s’exprime le besoin de rééquilibrer nos corps et nos émotions. Yoga, méditation, relaxation… Ces disciplines aux pratiques « douces » ont aujourd’hui le vent en poupe.

    Parmi elles, on retrouve :

    Le yoga

    Faire du yoga, c’est allier le corps et l’esprit. Il n’existe pas une forme de yoga mais plusieurs. Vous pouvez ainsi jouer entre exercices respiratoires, méditation, relaxation mais aussi postures physiques.

    Le yoga est réputé pour aider à mieux gérer son stress, à se recentrer et à améliorer sa posture et sa souplesse. La pratique s’inscrit dans une véritable hygiène et philosophie de vie.

    Le saviez-vous ?

    Le yoga fusionne avec d’autres disciplines. Par exemple, le fly yoga consiste à pratiquer le yoga sur un tissu aérien, pour avoir la sensation de s’envoler et de planer en apesanteur.

    Le tai-chi et le qi gong

    Bien que différents dans leur pratique, on retrouve aussi les deux arts chinois, le tai-chi et le qi gong, visant l’harmonie de l’esprit et du corps. Les gestes sont très lents et les techniques de respiration profondes. Les bienfaits de ces disciplines sont sensiblement les mêmes que ceux du yoga : maîtrise du corps, gestion du stress et hygiène de vie.

    La méditation

    Du latin meditare qui signifie « contempler », la méditation se pratique individuellement ou collectivement. Elle utilise des techniques de concentration et de relaxation pour canaliser son « brouhaha intérieur ». Il existe différents types de méditation en pleine conscience, transcendantale, etc. Des stages, cours collectifs ou encore retraites fleurissent un peu partout en France.
    La méditation permet d’améliorer les capacités de concentration, réduit le stress et l’anxiété au quotidien.

    La relaxation

    La relaxation est bien plus qu’une simple détente. Elle travaille sur la respiration, la prise de conscience et la détente de toutes les parties du corps. En libérant les tensions musculaires, en améliorant l’écoute du corps et du mental de manière générale, elle constitue un bon entraînement pour se relier à son intériorité.

    La relaxation est également pratiquée dans le cadre de séances de sophrologie.

    2 Vers un équilibre de vie global

    Que l’on cherche à dénouer certaines problématiques privées ou professionnelles, ou tout simplement à accéder à un équilibre de vie, la sophrologie, l’hypnose ou le shiatsu présentent de nombreux bienfaits. Pratiques reconnues, il est possible de suivre des séances accompagnées par un praticien.

    La sophrologie

    La sophrologie est une technique de relaxation dont l’avantage est qu’elle peut être appliquée à tout moment. En pratique, il vous suffit d’effectuer des exercices de respiration, de visualisation et de mouvements particuliers et simples. La sophrologie permet d’affiner l’état de conscience, de vaincre la peur et d’optimiser ses possibilités. Elle offre de nouveaux champs d’application dans la vie quotidienne, privée ou professionnelle.

    L’hypnose

    L’hypnotiseur, pas sa voix, va faire plonger le sujet dans un état à la frontière du sommeil. Hypnose signifie d’ailleurs « sommeil » en grec. C’est à travers une série de suggestions faites au patient, que l’hypnotiseur parviendra à le soigner.

    L’hypnose peut intervenir dans le traitement des dépendances, des traumatismes divers et des maux physiques.

    Le shiatsu

    Venu du Japon, le shiatsu consiste à stimuler des points précis du corps par pressions faites grâce aux doigts, aux coudes ou aux mains, puis par des séries d’étirements. Son objectif ? Détendre en profondeur.

    16 % C’est le taux de Français qui ont déjà pratiqué la sophrologie.

    3 Ces nouvelles disciplines sont-elles reconnues ?

    La reconnaissance scientifique des bienfaits de l’hypnose est aujourd’hui établie en médecine et en psychothérapie. Depuis 2014, le métier de sophrologue est enregistré à la CIPAV. Les écoles de sophrologie délivrent un titre témoignant de l’inscription au Répertoire national de la certification professionnelle (RNCP).

    Les professeurs de tai-chi et de qi gong doivent posséder une certification de qualification professionnelle ou un diplôme ou brevet d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DEJEPS ou BPJEPS) pour pouvoir enseigner dans leur discipline.

    En revanche, l’enseignement du yoga n’est pas réglementé en France.

    * Dans les limites et conditions du contrat souscrit.
     

    L’Essentiel de l’article

    • Des disciplines orientées bien-être au naturel fleurissent.
    • Yoga, tai chi, qi gong, méditation et relaxation : une véritable hygiène de vie personnelle.
    • Sophrologie, shiatsu, hypnose : de nouvelles pratiques pour un équilibre de vie global.
    • L’hypnose est pratiquée en milieu hospitalier.

    (1) La chambre syndicale de la sophrologie
    Fédération française de shiatsu traditionnel
    Fédération nationale des enseignants de yoga (pour référence : https://www.la-croix.com/Culture/Art-de-vivre/Le-nouveau-souffle-yoga-France-2017-05-25-1200850049)
  • La méditation avec Christophe André

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    Les vieux conseils – Mieux gérer son stress

    Comment ne plus stresser quand on est étudiant ? Francine et René vous montrent comment mieux gérer son stress pour arriver en cours sereinement et réussir ses examens !

    1 Quel lien établissez-vous entre bien-être et santé ?

    Christophe André : Pour la plupart d’entre nous, la santé se conçoit comme l’absence de maladie, de douleurs physiques ou de handicap. Le bien-être est un état plus subjectif, de ressenti émotionnel agréable. En réalité, les deux sont interdépendants, car la santé facilite le bien-être et le bien-être nous protège des maladies en renforçant notre système immunitaire.

    Il est essentiel de favoriser le lien social et les échanges pour combattre les effets néfastes de la solitude.

    Christophe André

    2 La date du 11 juin est la Journée mondiale du bien-être. quelle place occupe-t-elle au sein de notre société ?

    C. A. : C’est en effet une aspiration des sociétés économiquement avancées, quand les besoins fondamentaux sont déjà assurés. Loin d’être accessoire, le bien-être est un enjeu de santé essentiel, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) définit d’ailleurs la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social ».

    3 Quels sont les chemins possibles vers le bien-être ?

    C. A. : Cela passe d’abord par une alimentation saine et la pratique d’une activité physique régulière. Et pour chasser les émotions négatives, le yoga ou la méditation s’avèrent souvent très efficaces. Le contact avec la nature peut aussi se révéler bénéfique : marcher deux heures par semaine en milieu naturel améliorerait notre état émotionnel et notre production d’anticorps. Enfin, il faut aussi favoriser le lien social, vecteur fondamental de bien-être.

    4 Empathie, pleine conscience, bienveillance : le bien-être passe-t-il aussi par l’hygiène mentale ?

    C. A. : Le bien-être implique de limiter les émotions négatives telles que le stress, le ressentiment… Il est donc utile de cultiver des rapports humains harmonieux. Pour cette raison, travailler la bienveillance, la compassion ou l’empathie – y compris envers soi-même ! – est une démarche indispensable.

    LE BIEN-ÊTRE VOUS INTÉRESSE ?

    Retrouvez les conférences animées par Christophe André à la Maison de la radio à Paris, organisées par France Inter et soutenues par la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Le bien-être est à la fois un état physique et mental.
    • L’alimentation et l’activité physique jouent un rôle clé dans le bien-être.
    • Le yoga, la méditation et le contact avec la nature aident à limiter les pensées négatives qui diminuent le bien-être.
  • Se sentir bien au travail : 4 gestes simples à effectuer

    Se sentir bien au travail : 4 gestes simples à effectuer

    1 Tenez-vous bien pour éviter le mal de dos

    Travailler assis

    Quand on travaille assis devant un ordinateur, il est important d’adopter la bonne posture. Réglez votre siège en hauteur pour que vos coudes forment un angle à 90 % et que vos avant-bras soient parallèles à la surface du bureau. Les poignets doivent être détendus, dans une position neutre, le regard légèrement incliné vers le bas et les pieds posés à plat.

    Travailler debout

    Avoir un plan de travail adapté et la bonne hauteur ou encore améliorer les rangements pour éviter les chutes et les positions contraignantes font partie des choses essentielles pour les personnes qui travaillent debout. Si vous devez soulever des charges lourdes, pensez à bien fléchir les genoux de façon à forcer avec les jambes et non avec le dos.

    N° 1

    des causes d’inaptitude médicale chez les salariés de moins de 45 ans : le mal de dos. (1)

    2 Apprenez à respirer pour rester zen

    Tensions, stress… Pour évacuer ces mauvaises sensations, rien de plus efficace qu’une petite séance de relaxation. Assis, les épaules relâchées, concentrez-vous sur votre respiration en tentant de faire le vide autour de vous. Inspirez par le nez en gonflant le ventre sur cinq secondes, bloquez l’air un petit temps, puis expirez doucement par la bouche pendant dix secondes. Renouvelez l’exercice cinq fois.

    40 MILLIONS

    de personnes souffrent de stress au travail au sein de l’Union européenne. (2)

    3 Boostez votre énergie

    La paume de la main est le « palais du travail » dans la tradition chinoise. Pour essayer de remobiliser votre énergie, vous pouvez masser l’intérieur de chaque paume avec le pouce de la main opposée en effectuant un massage circulaire profond, puis effectuez de petites pressions sur chaque doigt en l’étirant de la base jusqu’à l’extrémité.

    4 Soulagez vos yeux

    Pour éviter les picotements, la sécheresse oculaire et la fatigue visuelle, accordez-vous deux minutes de pause. Frottez vos mains, l’une contre l’autre énergiquement, puis placez vos paumes sur vos yeux fermés. Respirez calmement. Détendez-vous. Gardez la pose environ trente secondes, retirez ensuite vos mains et finissez par masser du bout des doigts les pommettes jusqu’à l’arcade sourcilière.

    5 Marchez un peu, beaucoup…

    La sédentarité augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Si vous travaillez assis(e), il est important de vous lever régulièrement et de faire quelques pas pour stimuler la circulation. Si vous le pouvez, profitez de vos pauses pour sortir et vous promener quelques minutes à l’air libre. Et bien sûr, prenez les escaliers plutôt que l’ascenseur : chaque pas compte ! Vous venez travailler en transports en commun ? Descendez une ou deux stations plus tôt pour marcher sur les dernières centaines de mètres. C’est bon pour le cœur et pour le moral !

    Le saviez-vous ?

    La Macif organise auprès d’entreprises adhérentes des ateliers Gestes et postures pour limiter l’apparition des troubles musculosquelettiques (TMS), première cause de maladie professionnelle.

    L’Essentiel de l’article

    • Ajustez votre assise pour éviter le mal de dos.
    • Pratiquez la respiration abdominale pour évacuer le stress.
    • Stimulez votre énergie avec un massage des mains.
    • Faites des pauses régulières pour ménager vos yeux.

    (1) INRS, 2015
    (2) Organisation internationale du travail, Stress au travail : un défi collectif, 2016
  • 3 pistes pour bouger plus

    3 pistes pour bouger plus

    1 Baskets ou maillot de bain ?

    Le running, vous connaissez ? 13,5 millions (1) de Français le pratiquent déjà, toutes générations confondues. Très abordable (une bonne paire de chaussures suffit !) et à condition d’avoir un avis médical favorable, il est parfait pour la santé : renforcement musculaire, santé cardiaque, perte de poids, vitalité…

    Il permettrait même de lutter contre l’hypertension artérielle, le diabète et l’asthme ! La distance ou le temps dépendent des besoins et des capacités de chacun, mais, d’une manière générale, c’est la régularité qui prime : courir deux à trois fois par semaine, même sur de courtes durées (15 à 20 minutes), est toujours bénéfique.

    Fatigués de courir ? Vous pouvez aussi choisir la marche, qui offre quasiment les mêmes bénéfices en sollicitant moins les articulations, ou encore la natation, un sport très complet et doux pour le corps.

    30 minutes/jour

    C’est la durée de l’activité recommandée par les professionnels de santé pour un adulte.*

    30 minutes/jour

    C’est la durée de l’activité recommandée par les professionnels de santé pour un adulte. (2)

    2 Pédalez en ville, à la campagne… ou dans l’eau !

    Le vélo est la solution idéale pour joindre l’utile à l’agréable : entretenir sa forme tout en se déplaçant. La « petite reine » a de quoi séduire ceux qui préfèrent une activité douce et de plein air. En effet, le cyclisme est un sport complet, à pratiquer seul ou en groupe pour une approche conviviale. Il sollicite toutes les parties du corps, entretient la résistance cardiaque et stimule la circulation sanguine. En version douce, vous pouvez opter pour l’aquabiking, qui se pratique en piscine sous la direction d’un coach pour un prix qui varie de 10 à 30 euros la séance environ.

    3 Inspirez, expirez, twittez !

    Rien de plus facile grâce aux nouvelles technologies et aux applications mobiles spécialisées qui vous proposent de « bouger connecté ». Plutôt que d’être seul(e) face à l’effort, vous pouvez ainsi vous faire coacher en ligne et suivre précisément vos progrès au fur et à mesure. Et surtout, partager vos performances sur les réseaux sociaux pour recueillir des encouragements de vos proches ou, pourquoi pas, organiser des séances d’activités physiques groupées pour garder la forme ensemble. Intéressé(e) ? Testez par exemple les applis 5K Runner (running) ou Runstatic (running, marche et vélo).

    À savoir

    De très nombreuses études pointent les bénéfices de l’activité physique pratiquée à tout âge. À partir de 50 ans, pratiquer un sport ou une activité régulière permet (3) :

    • de préserver la santé cardiovasculaire ;
    • d’entretenir les muscles, les os et les articulations, de garder de la souplesse ;
    • de préserver les facultés cognitives : le sport réduit les risques de maladie d’Alzheimer et de Parkinson ;
    • de réduire l’inflammation et les risques de cancer, de renforcer le système immunitaire ;
    • d’augmenter l’espérance de vie.

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    ** Offres soumises à conditions.

    L’Essentiel de l’article

    • Le running est le sport le plus pratiqué en France.
    • La marche est plus douce pour les articulations.
    • Le vélo est excellent pour le cœur et la circulation sanguine.

    (1) Étude Union Sport & Cycle, 2017.
    (2) INPES, Mobilité physique à des fins préventives : ce que recommandent les experts, 2007.
    (3) Institut de veille sanitaire, Activité physique ou sportive : des bénéfices pour la santé à tout âge, 2015.
  • Mal de dos et travail physique : les bons réflexes

    Mal de dos et travail physique : les bons réflexes

    1 Travail manuel : plein le dos

    Selon le métier exercé, la douleur peut aussi bien concerner la zone cervicale et le haut du dos que le milieu du dos ou les lombaires. Quand la douleur perdure sur le long terme, on parle alors de mal de dos chronique.

    Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et la lombalgie sont les premières causes d’accident et d’arrêt de travail liées à la manutention manuelle, y compris avec incapacité permanente pouvant entraîner une reconversion professionnelle (1).

    85 %

    C’est la part des personnes souffrant d’une maladie professionnelle concernée par des troubles musculo-squelettiques et des lombalgies (1).

    2 Les métiers à risque

    La vie professionnelle expose certains métiers à un environnement inadapté avec des conditions de travail pénibles (phrase un peu lourde – à simplifier). Conséquence : un mal de dos qui perdure sur le long terme.

    Parmi ces métiers on retrouve, entre autres :

    • les chauffeurs de poids lourds : ils conduisent sur de longs trajets et procèdent eux-mêmes à la manutention des marchandises transportées ;
    • les infirmières et aides-soignantes : astreintes à de nombreuses heures debout et sollicitées pour procéder au lever des malades, souvent dans des positions délicates ;
    • les déménageurs ;
    • les agents de propreté ;
    • les manutentionnaires ;
    • les artisans ;
    • les commerçants ;
    • tous les travailleurs de force ;
    • les musiciens.

    Bon à savoir

    La Macif organise des ateliers Gestes et postures pour limiter l’apparition des troubles musculo-squelettiques (TMS), 1re cause de maladies professionnelles.

    3 Les facteurs à risque

    Les mauvaises postures

    La mauvaise posture en contexte professionnel est une cause essentielle des problèmes de dos liés au travail. Les métiers de services aux particuliers, les chauffeurs-livreurs et professions médicales sont particulièrement touchés : la position debout, assise ou courbée prolongée provoque en effet de manière quasi inévitable des douleurs au dos.

    Et le stress

    Au-delà des mauvaises postures, le stress professionnel peut provoquer ou aggraver les douleurs dorsales. Le stress émotionnel et psychique agit sur le corps et les tensions. Les travailleurs non salariés sont particulièrement sujets au stress : employeurs de petites entreprises et indépendants à plein temps qui travaillent seuls et se trouvent isolés.

    4 Comment ne pas avoir mal au dos au travail ?

    Adapter son poste de travail

    Adapter son poste de travail, ses outils, son mobilier et son ergonomie est essentiel. C’est principalement le cas pour les manutentionnaires et les chauffeurs-livreurs.

    • Travailler à la bonne hauteur : un plan de travail adapté.
    • Régler son siège correctement : selon son poids, ses jambes, l’accès aux commandes.
    • Privilégier un accès facile au poste de travail.
    • Déposer les objets sur des rehausseurs.
    • Réduire les distances d’atteinte des objets.
    • Améliorer les rangements pour éviter les chutes et les positions contraignantes.
    • Dans le cas de l’utilisation d’un véhicule : éviter les vibrations et les chocs en entretenant les systèmes de suspension : siège, amortisseurs.

    Organiser son travail

    Les gestes répétitifs et monotones (qui varient peu) deviennent vite fatigants, car ils sollicitent toujours les mêmes muscles et les mêmes articulations.

    Pour éviter ces effets néfastes, il convient de varier et alterner autant que possible les tâches, changer régulièrement de position, alterner les tâches lourdes et légères.

    Gare aux mauvaises postures

    Ménager son dos pendant un effort est parfois très simple. Dans bien des cas, il suffit par exemple de plier ses jambes en gardant les pieds bien ancrés au sol pour soulever une charge au lieu de tirer ce poids avec le dos.

    Il est important de penser à :

    • encadrer la charge (se rapprocher) ;
    • respecter des courbures naturelles de la colonne vertébrale ;
    • fléchir les genoux de façon contrôlée.

    5 Les solutions matérielles

    Des appareils de massage

    Pour évacuer le stress et les tensions après une journée difficile, il existe des appareils de massage pour le dos et les épaules. Il existe notamment des fauteuils, tapis et matelas massant.

    Un collier cervical souple

    Idéal pour maintenir le cou au chaud et maintenir les vertèbres fragilisées, le collier cervical en mousse est disponible dans des boutiques spécialisées sur les maux de dos. Il peut être porté de jour comme de nuit. Cet article peut être pris en charge par la Sécurité sociale.

    Un oreiller ergonomique

    Pour les moments de pause et de récupération, il est possible de se procurer un oreiller ergonomique en mousse mémoire de forme ou un oreiller spécial cervicales à la forme incurvée pour soutenir les vertèbres.

    6 Les gestes préventifs

    La médecine du travail

    Comme pour les métiers de bureau, certains acteurs comme les médecins du travail peuvent aider à adopter les bons gestes pour éviter et prévenir les risques au quotidien.

    En cas de douleur régulière, il est indispensable de voir son médecin traitant afin d’identifier la cause.

    Le saviez-vous ?

    L’ostéopathe peut également être contacté en première intention. Par son approche du corps dans sa globalité (stress physique, psychique et émotionnel), l’ostéopathie est une alternative efficace aux solutions médicamenteuses.

    Des exercices simples

    Voici une série d’exercices simples pour prévenir et guérir son mal de dos au quotidien :

    • pratiquer une activité physique « douce » : yoga, vélo, natation ;
    • travailler son renforcement abdominal avec des exercices de gainage ;
    • faire des pauses pour se relaxer ;
    • respirer lentement, profondément et de façon contrôlée ;
    • s’étirer : redresser et mieux positionner le dos ;
    • prendre conscience des mouvements de son dos et de son bassin.
       
    • Lire aussi : Quel sport faire quand on a mal au dos ?

    L’Essentiel de l’article

    • Le travail manuel : des accidents et des arrêts de travail fréquents.
    • Des facteurs de risque : stress et mauvaises postures.
    • Les bons réflexes : gare aux mauvaises postures, adapter son poste de travail, organiser son travail.
    • Des gestes préventifs : la médecine du travail et l’ostéopathie, des exercices de relaxation simples et une activité physique régulière.

    (1) Lombalgie, « Quelques chiffres sur la lombalgie »
    Ameli.fr, « Comprendre les troubles musculo-squelettiques »