Étiquette : Bien-être

  • Comment tenir ses bonnes résolutions sur la durée ?

    Comment tenir ses bonnes résolutions sur la durée ?

    La tendance du « vision board »

    Depuis quelques années, les sempiternelles bonnes résolutions semblent avoir peu à peu cédé la place au « vision board » ou tableau de visualisations, en français. Un outil généralement fabriqué à la main qui permet, comme son nom l’indique, de visualiser ses objectifs en les écrivant, puis en les affichant chez soi afin de pouvoir mieux les tenir. Cette pratique issue du développement personnel, venue des États-Unis, gagne du terrain et fait de plus en plus d’émules en France. Aurore, la trentaine, applique cette technique, depuis deux ou trois ans. « Ça me permet d’avoir des objectifs sur un moyen ou long terme, explique-t-elle. Ça donne une direction et me permet de réfléchir sur quoi j’aimerais m’investir dans l’année à venir. L’idée étant de se rapprocher autant que possible du but en cours d’année, je regarde régulièrement ce que j’avais noté pour me rafraîchir la mémoire et travailler à mes objectifs. » Pour Yann Hirsch, coach en développement personnel, « le vision board est une façon de se projeter plus facilement dans la réussite de son objectif ».

    Les moyens avant la fin

    Vincent, la quarantaine, longtemps habitué des bonnes et radicales résolutions, a lui aussi changé sa manière d’aborder la nouvelle année. « Je ne prends plus de résolutions en me disant qu’à partir de janvier, je fais ceci ou cela, ou que, dans les prochains mois, j’atteins tel objectif. Je prends désormais des engagements de moyens, des bonnes résolutions dans la continuité pour moi-même. Et je fais un point à la fin de chaque année pour voir là où j’ai progressé et les points qui restent à améliorer pour l’année à venir. » Une philosophie que partage aussi Aurore : « À la fin de chaque année, je fais le bilan et ça permet de voir sur quoi j’ai bien avancé, et ce qui pourra s’améliorer l’année suivante. »

    80 % des résolutions non tenues

    Si Aurore a renoncé aux résolutions, c’est parce que, pour elle, « il s’agit davantage d’un engagement, comme aller à la salle de sport trois fois par semaine. Ce sont des objectifs difficiles à tenir qui peuvent donner naissance à un sentiment d’échec ». Une analyse partagée et confirmée par Yann Hirsch : « 80 % des résolutions ne sont pas tenues parce qu’elles sont le fruit d’une projection, d’un soi idéalisé répondant à toutes sortes d’injonctions sociales, culturelles et personnelles. Je pense notamment au fait de boire moins, de faire plus de sport, de lire davantage, d’être plus performant au travail, ou encore de passer plus de temps en famille. Mais si ces résolutions peuvent nous donner bonne conscience en janvier, elles risquent d’être oubliées courant février. » Pour le coach, pas de mystère, pour changer d’habitudes ou de comportements en début d’année, il est nécessaire de faire un vrai travail en profondeur. Pour Yann Hirsch, si vous n’adoptez pas de nouvelles habitudes c’est soit qu’il s’agit de quelque chose qui n’est pas vraiment important à vos yeux, soit quelque chose vous bloque « Il convient alors d’identifier les blocages et de comprendre ce qui nous empêche pour mieux les dépasser. »

    Faire naître une nouvelle habitude en douceur

    Selon le coach, pour avoir une garantie de succès, il faut se fixer des objectifs faciles à atteindre et qui ne nécessitent pas de tenir, comme les régimes restrictifs. Pour ne pas avoir à se battre, il est nécessaire que la résolution soit la conséquence d’un changement interne, comme le sport ou les résolutions d’apprentissage. « Quand quelqu’un veut par exemple se mettre au sport, je vais lui conseiller de faire une minute d’exercice par jour, puis deux et ainsi de suite plutôt que de prendre un abonnement et un coach sportif une heure par semaine dès le 2 janvier, explique Yann Hirsch. Cela évite les courbatures, prend peu de temps, induit une répétition quotidienne et permet de faire naître une nouvelle habitude en douceur… et en profondeur. »

    En résumé, pour réussir votre nouveau départ, assurez-vous que les changements souhaités sont réellement importants à vos yeux et correspondent bien à vos valeurs. Optez pour une modification dans votre comportement à la fois, quitte à en effectuer un par saison. Réfléchissez à la raison qui vous a empêché de réussir auparavant et, enfin, n’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel ou par vos proches.

  • Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Le plat du chef

    Pigeon rôti sur coffre, cédrat confit, purée de panais, choux de Pontoise, châtaignes

    Le dessert du chef

    Mont-blanc aux agrumes

    Pour préparer le menu dans son intégralité, comptez 2 bonnes heures en cuisine.

    Repas de chef avec un prix accessible

    Pour épater vos convives avec ce menu du chef Marchon, comptez maximum 25 euros par personne. Cela correspond au budget moyen des Français qui prévoient cette année de dépenser environ 120 euros pour leur repas de fête. (1)

    Pour réaliser la recette pour 4 personnes il vous faudra :

    Pour le plat :

    • 2 pigeons (ou un par personne en fonction des appétits)
    • 1 cédrat (il est possible de remplacer cet agrume, aujourd’hui facilement disponible chez les primeurs par un citron)
    • 4 panais
    • 1 chou de Pontoise (si vous n’en trouvez pas, un chou pointu ou un chou vert feront parfaitement l’affaire)
    • 100g de châtaignes
    • 1L eau
    • 300g sucre
    • Beurre
    • Lait

    À noter : Une version végétarienne de cette recette est parfaitement envisageable et tout aussi savoureuse. Pour ce faire, il vous suffit de remplacer le pigeon par un cèleri rave.

    Et pour le dessert :

    • 200g de blancs d’œufs (Soit 6 ou 7 œufs)
    • 300g de sucre
    • 400g de crème liquide 30%
    • 2 citrons verts, 2 citrons jaunes, 2 pomelos,
    • les zistes confits de cédrat (préparés pour la recette du pigeon)
    • 200g de crème de marrons
    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Une fois n’est pas coutume, commencez par le dessert.

    Cassez les œufs et séparez les blancs des jaunes. Réservez les blancs. Conservez les jaunes qui vous serviront pour une autre recette (dans des pâtes à la carbonara, mayonnaise, dorure de pate). Effectuez une meringue avec 200g de blancs d’œufs et 200g de sucre. Pour ce faire battez les blancs d’œufs en neige et incorporez-y petit à petit les 200 grammes de sucre.

    Astuce du chef : vous savez qu’elle est bien ferme quand la préparation forme un “bec”.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Étalez-la très finement sur une plaque recouverte de papier cuisson.

    Astuce du chef : vous pouvez appliquer des petits points de meringue sous le papier pour qu’il tienne bien en place une fois enfourné.

    Faites cuire au four à 90°C pendant 2 heures.

    Pendant ce temps-là, préparez une crème montée avec la crème liquide et 100g de sucre. Réserver.

    Levez les suprêmes des agrumes : épluchez puis coupez délicatement des quartiers avec un couteau.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Mettez la crème de marrons trouvée dans le commerce en poche à douille.

    Pendant que la meringue cuit, passez à la préparation du plat.

    Dans une casserole, préparez un sirop en faisant chauffer l’eau et le sucre jusqu’au frémissement.

    Coupez à la mandoline (attention aux doigts, mettez bien la main à plat sur le fruit !) de fines tranches dans le ziste du cédrat. Le ziste c’est la membrane blanche placée entre la peau et la pulpe des agrumes.

    Faites confire les zistes dans le sirop une vingtaine de minutes.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Videz le pigeon. Levez les cuisses et réservez. Levez les ailes et le coffre (vous pouvez éviter ces étapes de découpes un peu techniques en demandant à votre boucher de préparer votre pigeon)

    Pelez les panais, coupez-les en petits morceaux et faites-les cuire dans de l’eau ou du lait salé.

    Astuce du chef : contrairement à l’eau, le lait permettra à vos légumes de conserver une belle couleur blanche.

    Une fois vos panais bien cuits. Mixez-les, tout en ajoutant un peu de beurre pour réaliser votre purée. Réservez.

    Démarrez la cuisson des cuisses et du coffre du pigeon dans une poêle à feu vif en arrosant généreusement de beurre. Une fois que votre pigeon a acquis une belle couleur, terminez la cuisson au four : une dizaine de minutes à 150 degrés.

    Dans la même poêle que celle utilisée pour le pigeon, faites braiser les feuilles de chou et les châtaignes dans un peu de beurre. Vos légumes confieront ainsi dans les sucs de cuisson du pigeon.

    Tous les éléments sont prêts. Vous pouvez désormais dresser votre assiette en râpant un peu de cédrat sur le pigeon. 

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    La meringue est désormais prête.

    Vous pouvez maintenant dresser votre dessert.

    Disposez d’abord la meringue brisée en morceaux, puis la crème montée et les suprêmes d’agrumes.

    Dessinez des filaments de crème de marron puis saupoudrez de sucre glace votre mont-blanc.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    (1) CSA 2023

  • Repas de noël végétarien : des recettes pour les fêtes

    Repas de noël végétarien : des recettes pour les fêtes

    Noël sans viande et sans poisson

    Dans ce contexte, les fêtes de Noël peuvent rapidement devenir le cauchemar des Français ayant opté pour ce régime alimentaire. D’autant plus qu’il suscite encore trop d’interrogations, voire de moqueries. Entre les questions des grands-parents perplexes, les suggestions d’un proche un peu lourd, être végétarien au moment des fêtes de fin d’année demeure pour beaucoup un parcours du combattant. Anna, 25 ans, est végétarienne depuis 2018. À l’époque, elle a dû répondre à une ribambelle de questions quant à sa conversion : « Les premiers Noëls, c’était “Ah ! Tu ne manges pas non plus de noix de Saint-Jacques ? T’es sûre que tu ne veux pas de saumon ? Pourquoi t’es végétarienne ?”. » Des interrogations, que Paul, 35 ans, a aussi affrontées. Onze ans après qu’il soit devenu veggie, on continue de passer les plats de volaille à ce professeur des écoles, qui vient d’une famille où la viande est sacrée : « Dans ma famille, on continue à m’en proposer par gentillesse, mais bon… Les gens ne comprennent pas forcément que le poulet c’est bien de la viande. »

    Stratégie fromage dessert

    Quand il s’agit du menu de Noël, Paul a ses petites astuces : « Pour l’apéritif, il y a toujours une ribambelle de petits fours et de bonnes choses que je peux manger », explique ce natif du Loir-et-Cher qui, bien que végétarien, apprécie tout de même les huîtres. Ensuite, alors que la plupart des convives se ruent sur le plat, lui préfère se concentrer sur la suite : « Le soir de Noël, je ne prépare pas grand-chose de spécial parce que je sais que le plateau de fromages est toujours incroyable et que les autres convives ont souvent déjà trop mangé pour en profiter. Quand personne n’a plus de place, je me régale avec le fromage et les desserts », s’amuse Paul. Une stratégie validée par Anna, aussi adepte du plateau de fromages. Il n’empêche qu’il est parfois frustrant de passer à côté de l’aspect festif des plats de viande et de poisson dégustés par tous : « Au moment du plat, je dois reconnaître qu’il y a une frustration, je me souviens qu’une année ma grand-mère avait fait l’effort de m’acheter de bonnes pâtes fraîches sur le marché, c’était sympa, mais au final, j’ai mangé des pâtes, ça n’est pas franchement l’image qu’on se fait du repas de Noël », se souvient la jeune femme. Pour s’offrir ce côté festif, Paul a un grand allié : la truffe, qu’il aime notamment pour son côté exceptionnel et qui se décline dans de nombreuses préparations présentes en grande surface (fromage, purée, tartinade pour l’apéritif). Il y a quelques années, le professeur s’est même essayé à la confection d’un foie gras végétarien, à base de champignons et de pois chiches pour un résultat mi-figue mi-raisin : « Visuellement, ça rendait super bien, mais objectivement, ça n’était pas super bon. Je n’ai pas renouvelé l’expérience. »

    L’alternative végétarienne

    Cette année, Paul préparera sans doute un velouté de topinambour « pour une entrée chaude et réconfortante », puis son fameux crumble de légumes de saison, à base de patate douce, oignon, carotte, butternut et parmesan, qui fait toujours son petit effet. Anna pense, elle, avoir trouvé la recette parfaite pour réussir son réveillon. Cette journaliste a découvert il y a peu, dans une épicerie végane à Paris, un filet mignon de viande végétale à la texture incroyable. Pour Noël, elle a prévu d’en commander pour le cuisiner avec une petite sauce moutarde, des champignons et des carottes. « Ce qui est sympa, c’est que je vais pouvoir manger “comme eux”, raconte la jeune femme, qui constate que, depuis ses débuts en tant que végétarienne, les choses ont beaucoup changé. Aujourd’hui il y a des alternatives à la viande qui sont vraiment bluffantes. À chaque fois, mes proches veulent goûter. Il y a cinq ans, ça n’était pas le cas. » Une tendance qui accompagne un vrai changement sociétal, car, si la population française demeure en proportion peu nombreuse à adopter un régime végétarien, les jeunes vont faire bouger les lignes. 12 % des 18-23 ans se disent végétariens. Paul l’a constaté. Après s’être senti bien seul dans sa famille durant des années, il a vu son petit frère puis sa cousine tenter l’expérience. Qui sait, dans cinquante ans, ce sont peut-être ceux qui mangent de la viande qui seront soumis aux questions de leur famille ?

  • Comment savoir si mon chat a mal ?

    Comment savoir si mon chat a mal ?

    Comment savoir si sa boule de poil est en souffrance ? Ce n’est pas toujours aisé, concède Maud Lafon, vétérinaire et journaliste spécialisée : « Le chat a tendance à moins exprimer sa douleur que le chien. Il la masque davantage, la révèle plus tardivement… » Les félins sont plus indépendants que leurs amis canins, et peuvent parfois passer des journées entières sans croiser leurs maîtres, calmement nichés dans une autre pièce. « Rien à voir avec les chiens qui vivent dans notre environnement proche, note Maud Lafon. On remarque moins vite qu’ils ont mal puisqu’ils sont moins souvent dans notre champ de vision. » Alors, pour ne plus passer à côté d’indices cruciaux, la vétérinaire invite à aiguiser son sens de l’observation.

    Attention au refus de contact social

    Bien que le chat aime avoir son espace personnel, un déficit social marqué peut être révélateur d’une douleur sous-jacente. « Si vous observez davantage de refus de contact, d’irritabilité, de rejet des caresses, il est possible que votre félin ait mal quelque part », explique Maud Lafon. Habituellement câlin, votre matou ne se laisse plus approcher ? Direction le vétérinaire.

    Gare à l’hygiène du chat

    La malpropreté est un autre signe qui doit vous alerter. « S’il a du mal à aller dans son bac de litière, ou qu’il fait moins sa toilette, il est peut-être freiné par une douleur qui l’empêche par exemple de se lécher l’arrière-train », suggère Maud Lafon. Résultat : son poil sera plus terne, plus emmêlé, moins soyeux. « Ça aussi, c’est un signe d’appel ! » À l’inverse, un léchage intensif peut être signe de stress. « Or la douleur peut générer de l’anxiété », rappelle l’experte. Conclusion : si vous observez des variations dans la toilette de votre chat, demandez conseil à un expert.

    Surveillez ses mouvements

    Autre changement qui n’a rien d’anodin : la perte de mobilité de votre matou. « Un chat vit en 3D, donc s’il a des difficultés à sauter sur la table ou à grimper l’escalier, c’est peut-être qu’il a mal. Un chat arthrosique ira moins en hauteur, il prendra des précautions, aura du mal à descendre de là où il est perché. » Car comme pour les chiens, la douleur n’est pas forcément aiguë, elle peut être chronique et s’installer dans le temps. 70 % des chats de plus de 11 ans sont par exemple sujets à l’arthrose. Une maladie particulièrement répandue chez les félins de grande taille, à l’instar du Maine coon et du Sibérien. « Cela altère la qualité de vie de l’animal, d’où la nécessaire prise en charge. »

    Soyez à l’écoute de votre chat

    Les vocalises sont aussi des signes d’expression de la douleur. « Un chat qui miaule peut exprimer une douleur, comme un chien qui gémit. » Il ne faut pas ignorer ces appels à l’aide. « Si douleur il y a, il faut en traiter la cause, conclut l’experte. Et la seule personne en mesure d’en identifier l’origine, c’est le vétérinaire. On n’automédique jamais son chat ! »

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  • Blues hivernal : comment garder le moral et faire le plein d’énergie ?

    Blues hivernal : comment garder le moral et faire le plein d’énergie ?

    L’hiver serait la saison la moins appréciée par les Français. Seulement 6 % d’entre eux la considéreraient comme leur moment préféré de l’année(1). Dès l’arrivée de l’automne, ils seraient même 60 % à connaître une baisse d’énergie et presque autant à ressentir des effets sur leur moral.

    Dépression hivernale

    Les personnes les plus affectées par ces effets du changement de saison éprouveraient même à cette période de l’année ce qui pourrait être qualifié de déprime saisonnière ou de blues hivernal. « Il se poursuit tout au long de l’hiver, mais il se manifeste dès la rentrée de septembre, explique la psychologue Lise Mourey. La première raison en est sans doute le retour aux contraintes après la pause plus ou moins longue des vacances d’été. On retourne à son quotidien, à ses impératifs accompagnés parfois de pression professionnelle. C’est multifactoriel. C’est la fin d’une période plaisante et on sait qu’on s’embarque dans une période un peu plus dure. » Mais la luminosité et la baisse des températures y sont aussi pour quelque chose dans cette baisse de moral et d’énergie. « Le fait d’avoir des journées beaucoup plus courtes, des températures qui baissent et moins d’exposition au soleil, d’un point de vue biologique, cela a un énorme impact. Ça vient dérégler l’horloge biologique, on va avoir envie d’hiberner, de dormir plus, de moins sortir. Mais cela a aussi des conséquences sur l’humeur et le niveau d’énergie », poursuit Lise Mourey.

    Cocooning et sport

    Pour contrer cette déprime qui accompagne l’hiver, il existe cependant des solutions. « On peut profiter par exemple du froid pour s’autoriser des moments cocooning avec un chocolat chaud et ne pas culpabiliser si on reste un peu plus chez soi. Mais il ne faut pas non plus se morfondre et oublier de maintenir une activité physique qui, elle aussi, est bonne pour le moral », estime la professionnelle de la santé mentale. C’est exactement la formule qu’a choisie Émeline, 41 ans. Son secret pour combattre le blues hivernal : un savant mélange de motivation et de moments pour elle. « Je me fixe un emploi du temps pour la semaine. Il y a les soirs et les jours de week-end où je rattrape sur mon canapé et sous un plaid mes films et mes séries en retard, et les autres où je vais à la salle de sport ou faire un footing », témoigne la quadragénaire. Pour elle, c’est aussi le moment d’amener ses deux enfants au musée ou de se balader pour regarder les décorations de Noël avec eux : « C’est beau de voir leur émerveillement ! Du coup, moi aussi, ça me ramène un peu en enfance. »

    Les fêtes et la rentrée de janvier

    Mais l’arrivée des fêtes de Noël serait aussi pour certains une source de petite déprime hivernale. « Contrairement à ce qu’on pense, pour la majorité des Français, les fêtes de fin d’années sont redoutées. Il y a plus de personnes qui n’aiment pas Noël que l’inverse. L’enchaînement Noël, nouvel an, Saint Valentin, peut être difficile selon sa situation familiale ou sentimentale. Ce sont des moments où on est parfois confronté à sa solitude », analyse la psychologue. Mickaël, 35 ans n’a jamais été « très Noël ». « C’est une période que je n’aime pas en règle générale. Je crois que ça a débuté quand j’étais encore lycéen. Je me sentais déprimé et fatigué dès que les journées commençaient à raccourcir », se souvient-il. Avec les années, il a appris à contrer ce blues hivernal. « Il faut se donner un coup de pied aux fesses et réussir à maintenir une activité sociale le week-end et après le travail malgré le froid et la nuit qui tombe tôt », assure Mickaël. Pour lui, si l’été rime avec barbecue, l’hiver est forcément synonyme de raclettes entre amis : « C’est le plat réconfortant par excellence. Alors, bien sûr, ce n’est pas tous les week-ends, mais ça me donne du baume au cœur et une bonne raison d’affronter la météo pour aller faire du sport ! » Mickaël a une autre botte secrète qu’il a ramenée de son année passée en Finlande durant ses études. « Je me suis mis à la luminothérapie. C’est peut-être un peu extrême quand on habite à Lyon et mes amis se moquent de moi. Mais franchement, ça marche. J’ai ma propre lampe et je l’utilise tous les jours, ou presque, en décembre et janvier », sourit le trentenaire. La psychologue Lise Mourey valide volontiers les astuces de Mickaël pour que l’hiver se passe en douceur. La luminothérapie, pourquoi pas. « Mais si on passe ne serait-ce que 15 minutes dehors pendant la journée, même s’il ne fait pas beau, c’est déjà très bien. » Côté alimentation, attention à ne pas abuser du fromage fondu : « Le Mont d’Or et la raclette c’est super, mais il faut aussi un apport en vitamine grâce aux fruits et légumes de saison. On peut même parler avec son médecin pour envisager une cure de vitamine D. »

    Besoin de soutien psychologique ?

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    (1) https://d25d2506sfb94s.cloudfront.net/cumulus_uploads/document/187k2kwdy1/Results%20for%20YouGov%20(Saison%20pour%20Huff%20Post)%20159%2013.9.2019.pdf

  • Le shiatsu : quels bienfaits et pour qui ?

    Le shiatsu : quels bienfaits et pour qui ?

    Et si certaines de nos douleurs physiques et émotionnelles pouvaient être résolues par des pressions de doigts ? C’est le principe du shiatsu, technique manuelle de soin qui émerge au Japon dans la première moitié du XXe siècle. Inspirée par la médecine traditionnelle chinoise et reconnue par le ministère de la Santé nippon depuis 1964, cette discipline est apparue relativement récemment en France, où exercent près de 2 500 praticiens. Si elle n’y est pas reconnue officiellement, bon nombre d’experts s’accordent sur les bienfaits qu’elle peut procurer. Le point avec Anne Albaret, praticienne et secrétaire générale de la Fédération française de Shiatsu traditionnel (FFST) et Isabelle Laading, praticienne depuis une trentaine d’années et autrice de plusieurs ouvrages, dont Shiatsu, voie d’équilibre (DésIris, 1999).

    Une pratique qui considère le patient « dans sa globalité »

    Selon le ministère de la Santé japonais, le shiatsu a pour objectif « de corriger les déséquilibres énergétiques de l’organisme, d’améliorer et de préserver la santé ». Concrètement, il s’agit d’un massage réalisé avec les doigts qui permet de débloquer certaines zones du corps. « Le Shiatsu s’appuie sur des points d’acupuncture, le long des méridiens (sorte de canaux du corps humains via lesquels circule l’énergie, ndr), sur lesquels l’on va apposer une pression permettant la libération d’hormones et le soulagement de la douleur, détaille Anne Albaret. Ces stimulations « activent le système nerveux parasympathique », ce qui génère un état de détente profonde. « Les pressions sont douces », rassure Isabelle Laading. La libération d’énergies agit aussi sur l’état psychique du patient : dans cette discipline, les états physique et émotionnel sont interconnectés.

    L’être humain est considéré « dans sa globalité », poursuit Isabelle Laading, qui explique que le shiatsu est « un traitement du terrain » qu’est le corps humain. Il peut ainsi accompagner efficacement les soins conventionnels appliqués dans le cas de pathologies allant du stress à la dépression, en passant par des maladies chroniques et problèmes digestifs. Des séances sont même recommandées aux patients souffrant de cancers. « Elles permettent de mieux supporter les effets secondaires de la chimiothérapie, observe Anne Albaret. L’OMS le présente d’ailleurs comme une « médecine traditionnelle complémentaire ». Mais le shiatsu peut également jouer un rôle de prévention. « Il est plus facile de maintenir un équilibre que de remonter la pente du burn-out », prévient Isabelle Laading, qui rappelle que « sans remplacer les psychologues », les praticiens peuvent aider à entretenir la santé mentale des patients.

    Comment se déroule une séance de shiatsu ?

    Lors d’une séance, un temps est dédié dès le début à l’échange. « L’objectif est que le patient nous parle de sa souffrance afin de pouvoir cibler les déséquilibres énergétiques sur lesquels travailler », explique Isabelle Laading. Antécédents, alimentation, sommeil, tout est passé en revue. « Je vais ensuite faire quelques palpations et étirements pour voir comment le corps bouge », commente Anne Albaret. Puis, le professionnel commencera le travail. « Il y a différentes écoles, observe Isabelle Laading, mais dans la mienne, on effectue un shiatsu complet du corps à chaque séance, sur un matelas au sol. » À noter que le massage s’effectue habillé. Enfin, un bilan est réalisé. En tout, comptez entre 1h et 1h30 pour une séance, au terme de laquelle vous aurez sûrement besoin de vous reposer après un tel travail en profondeur du corps. Si le shiatsu s’adresse bel et bien à tout le monde, y compris aux femmes enceintes car cela permet de détendre et préparer l’accouchement, il existe toutefois quelques contre-indications. « C’est le cas lorsqu’il y a un risque de phlébite, ou encore un état infectieux ou de l’hypertension non stabilisée », prévient Anne Albaret.

    Bien choisir son praticien

    Mais comment faire pour bien choisir son praticien ? Il existe des certifications reconnues par la profession. En plus de celle proposée par le FFST, deux autres sont rattachées à des organisations professionnelles : le Syndicat des praticiens de shiatsu (SPS) et l’Union francophone des praticiens de shiatsu thérapeutique (UFPST). « Il faut faire attention à ce que le praticien ait bien l’un de ces trois certificats », conseille Anne Albaret. Ceux-ci sont gages de qualité et d’un enseignement comprenant, pour la FFST, 500 heures de théorie et 200 heures de pratique. N’hésitez donc pas à bien vous informer.

  • Pourquoi s’abîme-t-on les petites peaux et les ongles en cas de stress ?

    Pourquoi s’abîme-t-on les petites peaux et les ongles en cas de stress ?

    Se triturer les doigts : un TOC reconnu

    Petit geste compulsif, d’apparence inoffensif et bénin, saviez-vous que l’onychophagie, l’acte de se ronger les ongles est décrit pour la première fois en 1908 dans un article du médecin et psychiatre français Edgar Bérillon, qui se demande si se ronger les ongles n’est pas un acte de dégénérescence ? Rien que ça. En 2024, se ronger les ongles n’a plus si mauvaise réputation. L’onychophagie fait partie de la famille des troubles dermatillomanie, caractérisé par la vérification, le triturage et/ou le grattage répété et excessif de la peau, le plus souvent des ongles, induisant des lésions des tissus. Elle fait partie des comportements répétitifs centrés sur le corps (CRCC), entrant dans le champ des troubles obsessionnels compulsifs ou TOC. Dans la littérature médicale anglophone, les personnes atteintes par cette maladie sont souvent appelés « wolf biters », mordeurs de loups en français, puisque c’est précisément ce que font les loups lorsqu’ils sont piégés ou énervés.

    Onychophagie et dermatillomanie : des gestes anti-stress

    Pourquoi les personnes atteintes de ce trouble, qui représente 2 à 5% de la population, dont 54,7 % sont des femmes, s’en prennent-elles à leurs ongles et leurs doigts ? « Contrairement à ce qu’on peut lire sur Internet, ce n’est en aucun cas de l’auto-mutilation, ou une volonté de se faire du mal. Au contraire, quand on commence à se ronger les ongles, il y a une recherche d’auto-apaisement. Il y a quelque chose de satisfaisant à triturer, à toucher des irrégularités. Souvent, les CRCC sont sous-tendus par des difficultés de régulation émotionnelle. Se ronger les ongles devient alors un comportement doudou », rassure Julie Hemery, 35 ans, psychopraticienne spécialiste de la dermatillomanie à Ventabren. Depuis 2016, elle s’est intéressée à ce trouble en partie car très peu de professionnels de santé s’en saisissent. « Peu de soignants prennent ce trouble au sérieux. Pourtant, sur du long terme, il peut créer de l’isolement, une forte culpabilité, une baisse de l’estime de soi », ajoute la psychopraticienne.

    Petites peaux et ongles : attention aux microbes !

    Si on adopte souvent ce comportement pour évacuer le stress, éprouver un plaisir apaisant, une forme de satisfaction ou encore ressentir le besoin de corriger une imperfection, ces impulsions s’apparentent parfois à des crises pouvant durer de plusieurs minutes à plusieurs heures par jour, sans que la personne ne s’en rende compte. Au-delà de la dégradation esthétique, l’ongle peut durablement se déformer et s’installe dans un état d’inflammation chronique. C’est aussi une porte ouverte aux bactéries et aux virus, surtout si les transports en commun font partie de votre quotidien !

    Comment arrêter de se ronger les ongles ou s’abîmer la peau des doigts ?

    Une fois ce constat posé, comment se débarrasser de cette mauvaise habitude qui nous colle à la peau ? « La dermatillomanie n’est pas une fatalité, c’est un trouble dont on peut se libérer, même adulte ! », rassure Julie Hemery. Pour soigner la dermatillomanie, et plus généralement les CRCC, il existe deux approches principales, qui sont complémentaires « En première intention, on pratique une thérapie cognitive et comportementale (TCC) qui vise la diminution voire la disparition complète des compulsions. Parmi les différentes approches, la Technique de Renversement d’Habitudes (TRH) est efficace », explique-t-elle. Bien entendu, identifier les problématiques qui ont déclenché la dermatillomanie ne fera jamais de mal. « À l’origine de la dermatillomanie, il peut y avoir des traumatismes ou des expériences de vie non digérées, une anxiété chronique, des troubles de l’attachement… »

    Si l’idée de consulter un professionnel vous bloque, il existe des solutions plus accessibles. « Toutes les techniques qui vont permettre de réguler ses émotions sont bonnes à prendre : les activités manuelles, le sport… Privilégiez des comportements barrière comme mettre de la crème grasse (qui rendra le triturage moins intéressant), le vernis amer, les pansements, les gants, ou encore les faux ongles en résine », liste Julie Hemery. Des pistes qui ne traitent pas les causes mais réduisent à coup sûr les dégâts !

    Besoin de soutien psychologique ?

    Parce qu’un problème de santé mentale ne doit pas être négligé, avec la Macif vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique.

  • Sport et mal de dos : quelles activités choisir ?

    Sport et mal de dos : quelles activités choisir ?

    1 Le mal de dos : le mal du siècle

    Si vous souffrez du dos, sachez que vous n’êtes pas seul ! En effet, les centres antidouleur sont en premier lieu sollicités pour le mal de dos.

    La nuque, le milieu du dos ainsi que le bas du dos sont les zones les plus touchées par le mal de dos.

    Quant à son origine, elle peut être multiple. Le mal de dos peut se manifester après un étirement ou suite à une inflammation des ligaments ou des tendons, voire des muscles. L’arthrose peut aussi être source de douleurs dans le dos.

    80 %

    C’est le nombre de Français qui souffrent, ont souffert ou souffriront du dos. (1)

    2 Le sport : un allié ?

    Si Churchill attribuait (entre autres) sa forme physique au « no sport », il est pour autant reconnu que l’activité sportive, quand elle est bien choisie, peut être une alliée du mal de dos. Un dos fragile ou douloureux ne doit pas être un frein à la pratique d’une activité physique régulière.

    L’important est d’apprendre à privilégier les disciplines et les mouvements qui lui font du bien ou tout au moins de proscrire celles qui risquent d’accentuer les tensions ou les douleurs.

    Néanmoins, avant de commencer une activité physique, passez chez votre médecin généraliste. Il pourra vous conseiller une activité sportive adaptée et vous fournira un certificat médical si vous souhaitez intégrer une association sportive ou une salle de sport.

    3 Mal de dos : les 6 sports à privilégier

    Le gainage ou la gym de dos

    Les exercices de gainage ou la gymnastique de dos améliorent la stabilité de la colonne vertébrale. Ils renforcent les muscles paravertébraux et abdominaux qui ont un rôle essentiel dans la protection du dos.

    Le stretching postural

    Le stretching postural permet d’assouplir le corps tout entier ainsi que d’agir sur le renforcement musculaire. Il permet au corps de mieux bouger et de moins se contracter.

    Le yoga, le tai-chi et le qi gong

    Le yoga, le tai-chi et le qi gong sont basés sur des postures statiques et lentes qui permettent de se muscler et de s’étirer sans tensions brusques. Associées à des exercices respiratoires, ces trois disciplines relaxent le mental.

    Certaines postures de yoga, plutôt douces, permettent d’estomper progressivement les contractions musculaires liées au stress ainsi que de nombreuses douleurs cervicales et dorsales.

    Attention toutefois : certaines postures peuvent s’avérer douloureuses pour le dos. Initiez-vous dans une salle de sport et prenez conseils auprès de votre professeur.

    La natation

    La natation est classiquement recommandée à tous ceux qui souffrent de la colonne vertébrale. Avec ce sport, le dos ne souffrira pas de chocs comme sur la terre ferme : le corps flotte et le dos est ainsi préservé.

    La brasse coulée et le dos crawlé restent les nages les plus sûres pour le dos. Le crawl reste néanmoins une nage plus technique qui nécessite de garder une bonne symétrie de mouvements.

    Le vélo

    La petite reine est un sport qui limite les tensions brutales et la dissymétrie qui fatigueraient le dos. Un vélo adapté, une bonne position et de l’entraînement suivi d’une série d’étirements sont à privilégier.

    Quelle est la posture idéale pour du vélo sur route ?

    • Tout d’abord, soyez le plus droit possible sur sa selle. Ne recherchez donc pas à être aérodynamique.
    • Relevez un peu la potence.
    • Et baissez la selle.

    Par contre, oubliez le VTT : les secousses provoquées par les chemins et les pierres affectant votre dos.

    L’idéal reste la pratique en salle sur des vélos spécifiques qui disposent de sièges adaptés aux personnes qui souffrent du dos.

    Vous êtes adhérent Macif ?

    Le contrat Santé Macif vous propose selon les formules, un remboursement forfaitaire pour vos séances d’ostéopathie.**

    Bon à savoir

    Les réglages de la selle et du guidon sont essentiels sur un vélo pour prévenir les douleurs. Incliner la selle vers l’avant de 10 à 15° éviterait les douleurs lombaires. Vous pouvez également installer un rehausseur de guidon pour une position redressée.

    La marche

    Qu’elle soit rapide ou lente, la marche permet de muscler son dos en douceur.

    Il convient de :

    • favoriser les petits pas plutôt que les grandes enjambées ;
    • privilégier les terrains souples en campagne lors de grandes randonnées ;
    • éviter les sacs à dos trop chargés ;
    • être toujours bien chaussé ;
    • prendre des bâtons de marche pour caler son pas et son souffle.

    4 Mal de dos : les sports à éviter

    Tout ce qui « tasse » le dos

    On retrouve : le saut à la corde, l’équitation et la moto qui se révèle mauvaise sur le long terme.

    Les impacts forts

    Tous les sports qui génèrent des pressions importantes sont à bannir. On note : le tennis, le rugby, le judo et surtout le squash, particulièrement violent avec des arrêts et des rebonds très brutaux.

    Les postures dissymétriques

    Si vous souffrez du dos, évitez certains sports comme le tennis, le judo ou même le golf qui font travailler le même côté du dos. À terme, cela pourrait causer un déséquilibre de la colonne vertébrale.

    ** Dans les limites et conditions du contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Le gainage et le stretching postural améliorent la stabilité de la colonne vertébrale.
    • Le yoga, le tai chi et le qi gong musclent et étirent sans tension brusque.
    • La natation fait travailler le corps en douceur.
    • Le vélo est adapté et, avec une bonne position, il limite les tensions.
    • La marche muscle le dos en douceur.

    (1) Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés.
  • Barbecue végétarien : recettes d’adeptes

    Barbecue végétarien : recettes d’adeptes

    Les végétariens, gourmands délaissés

    Laurent, 32 ans, installé près de Toulouse ne mange plus de produit animal depuis maintenant quatre ans. « Au début c’était un peu compliqué. Parfois on se moquait même de moi pendant le barbecue entre amis. C’est le moment où tout le monde mange de la viande, alors j’étais un peu l’intrus », s’amuse aujourd’hui ce trentenaire. Pas encore très au fait des solutions qui existaient pour se faire plaisir, Laurent se contente d’abord de quelques légumes grillés : « Je n’avais pas encore de recettes dignes de ce nom. Ce n’était pas très fun. Mais j’ai vite fini par trouver des idées pour apprécier de nouveau ces repas. » Aujourd’hui, ses barbecues ne se résument plus à un morceau de poivron ou d’aubergine cuit sur un coin de la grille. « Ce que j’aime préparer, ce sont des brochettes avec des légumes de toutes sortes et de la feta ou du halloumi, le tout, badigeonné avec un peu d’huile d’olive. C’est un délice », détaille le Toulousain. Selon lui, la clé d’un barbecue végétarien réussi réside dans la sélection des épices pour assaisonner les légumes : « Ma préférence va au mélange tandoori qui est d’ordinaire utilisé pour le poulet. Quand on en recouvre une courgette coupée en deux, ça lui donne un goût délicieux. »

    Place aux fruits marinés

    De son côté, Louise, 26 ans, de Valence, s’est lancé le défi d’apporter encore plus d’originalité à ses barbecues. « Je commençais à avoir fait le tour des légumes. Alors depuis trois ans, je teste tous les étés des recettes que je pioche sur Internet. À base de fruits, plutôt que de légumes », raconte-t-elle. Abricots, pêches, figues et autre pamplemousse s’imposent dorénavant lors de ses repars estivaux entre amis. « La pastèque grillée est ma recette préférée. Je la coupe en tranche et la recouvre d’un mélange d’ail, de citron et d’épices. Puis, je laisse cuire sur chaque face quelques minutes », explique Louise, qui accompagne généralement cette préparation d’une sauce au yaourt à la grecque et au citron vert. Pour la jeune femme, c’est la marinade dans laquelle elle fait baigner ses légumes ou ses fruits qui fait changer de dimension son barbecue végétarien. « Sinon on retrouve dans tous les cas un goût un peu similaire, un goût fumé. Pour une vraie plus-value, il faut préparer des marinades originales », raconte cette passionnée de cuisine. Et pour ça, Louise mise le plus souvent sur les saveurs asiatiques : « J’utilise tout le temps de la sauce tamarin et de l’huile de sésame. »

    Et substituts de viande

    Catalina teint le compte Instagram et le site Internet VeggiesFrance. Cette trentenaire originaire du Chili organise régulièrement des sorties à la découverte des restaurants véganes du sud de la France. Depuis 2016, elle a choisi de ne plus consommer de viande et a même supprimé les produits d’origine animale il y a quatre ans, mais elle a appris à s’adapter pour que ses barbecues restent gourmands. Sa solution : les substituts de viandes. Des aliments à base de protéines végétales qui ont l’aspect et la texture de la viande, et parfois un goût qui s’en rapproche : « Grâce à eux, on peut trouver de tout, merguez, steaks, brochettes… »

    Installée en France depuis plusieurs années, elle a fait découvrir à ses amis une des spécialités chiliennes, le completo, une déclinaison du hot-dog américain auquel on ajoute une purée d’avocat, de la mayonnaise et des tomates. Mais elle s’est permis de revisiter la recette. « Au lieu de la saucisse, je fais cuire au barbecue une saucisse seitan à base de gluten de blé que je prépare moi-même. Ça a bon goût, c’est bon pour la planète et très économique », assure Catalina. Pour préparer des saucisses seitan, il faut mélanger dans un saladier 350g de gluten de blé, une cuillère à café de piment rouge, de l’ail, un peu d’oignon et une pincée de levure, arrosés d’un peu de sauce soja. Puis, laisser reposer le tout 20 minutes avant de donner à sa préparation des formes de saucisses à l’aide d’un film alimentaire et faire mijoter le tout dans une casserole frémissante pendant une cinquantaine de minutes. Une fois précuites, les saucisses iront doucement griller sur le barbecue avant de rejoindre leur pain. Une recette qui fait un tabac chez les amis français de Catalina. « Et même chez ceux qui ne sont pas végétariens ou véganes ! »

  • Pratiquer du sport en été : astuces pour se dépenser en sécurité

    Pratiquer du sport en été : astuces pour se dépenser en sécurité

    L’été, lorsque le thermomètre est au plus haut, la pratique d’une activité sportive peut fatiguer l’organisme. « Le risque de l’exposition aux fortes températures pendant l’effort est la déshydratation et un coup de chaleur. Des signes comme des crampes montrent que vous sollicitez trop votre organisme », prévient Agnès Verrier, chargée de prévention en santé environnement à Santé Publique France.

    Bien manger, bien dormir, bien se vêtir

    Depuis le mois de mai, l’agence a lancé le dispositif « Vivre avec la chaleur » avec un site internet qui donne tout une série de conseils destiné notamment aux sportifs qui voudraient continuer à se dépenser malgré les fortes chaleurs. Le principe est « de proposer notamment aux sportifs qui ont une pratique individuelle et non encadrée des solutions pour adapter l’activité sportive quand les fortes chaleurs arrivent », explique Agnès Verrier qui a participé à la mise en place de ce dispositif. Mais celle-ci insiste sur le fait que les hautes températures ne doivent pas dissuader les sportifs, tout est une question de bons réflexes. « Le sport est bon pour la santé : il ne s’agit pas d’y renoncer. Quand les températures augmentent, on préfère pratiquer son sport tôt le matin. Il est aussi important d’écouter son corps, de continuer à manger équilibré et revoir peut son activité en cas de manque de sommeil. Un conseil important et facile à mettre en œuvre : boire de l’eau avant, pendant et après son activité sportive. Une autre solution est de porter des vêtements adaptés : une tenue respirante qui permet d’évacuer la transpiration. »

    Et attention aux idées reçues. Santé publique France conseille bien sûr d’éviter le sport en milieu de journée, mais aussi en fin d’après-midi. « Il ne faut pas confondre risque solaire et risque chaleur. Attention les températures augmentent au-delà des heures où le soleil est le plus dangereux pour sa peau, entre midi et 16 heures. Dans la journée, il fait de plus en plus chaud jusqu’à 17-19 heures, voire plus tard dans les zones très urbanisées, appelés îlots de chaleur urbains », alerte Agnès Verrier.

    Attention au risque chaleur

    Maxime, 34 ans et habitant à Lyon, est justement tombé dans ce piège l’été dernier. « J’habite en centre-ville et j’avais pris l’habitude depuis quelques mois de courir après mon travail aux alentours de 18 h. Sauf qu’en été, le bitume emmagasine la chaleur toute la journée et quand je commençais à courir, il faisait encore extrêmement chaud. J’ai senti que je fatiguais très vite, jusqu’au jour où j’ai carrément eu des vertiges. J’ai dû arrêter de courir après 15 minutes, je pense avoir fait un coup de chaleur », raconte ce fan de course à pied. Une mauvaise expérience qui l’a poussé à changer totalement ses habitudes. Dès que les températures quotidiennes commencent à avoisiner 30 °C, ce sportif se lance dans des footings matinaux. « Je me lève une heure et demie plus tôt pour commencer à courir vers 6h30, c’est tôt, mais c’est bien plus agréable », assure le trentenaire. Une pratique que préconise la chargée de prévention de Santé publique France, qui donne même des astuces pour trouver des oasis de fraîcheur près de chez soi : « Pendant les pics de chaleurs, il faut se renseigner auprès de sa mairie. Parfois les parcs sont ouverts toute la nuit, ça permet de courir très tôt le matin. C’est peut-être aussi une belle occasion pour aller à la piscine. De plus en plus de mairies adaptent leurs horaires quand il fait très chaud. La nage est un moment agréable, mais c’est aussi un sport complet qui permet d’entretenir entièrement son corps. »

    En été, Thibault Mevel, coach sportif à Eguilles, près d’Aix-en-Provence, privilégie lui aussi les cours en matinée. « De toute manière, les sportifs que j’accompagne me demandent eux-mêmes des rendez-vous le matin ou en toute fin de journée. Et dans la journée, j’essaie de garder ma salle ventilée et rafraîchie au maximum », explique-t-il. Il prévient ses élèves de bien boire et de bien s’alimenter au quotidien pendant ses pics de chaleurs pour pouvoir continuer à se dépenser en sécurité : « Sinon ça vient s’ajouter au stress que provoque la chaleur sur le corps. » Pour éviter les coups de chaud, le coach réduit aussi un peu l’intensité des exercices : « On fait plus de pauses. Mais je leur dis aussi que la chaleur n’est pas une excuse pour ne pas faire de sport. Il faut garder la motivation, s’adapter et écouter son corps ! »