Étiquette : Bien-être

  • Les méthodes naturelles pour bien préparer son accouchement

    Les méthodes naturelles pour bien préparer son accouchement

    1 La préparation classique

    Recommandée pour le premier accouchement, elle est composée de huit séances totalement remboursées par la Sécurité sociale durant lesquelles les principales préoccupations sont traitées :

    • comment reconnaître une contraction ;
    • comment pousser efficacement ;
    • comment soulager la douleur ;
    • comment gérer la perte des eaux ;
    • etc.

    La sage-femme complète ces conseils par des informations sur l’après-grossesse, sur l’allaitement par exemple. Des exercices de relaxation et d’assouplissement sont également prodigués.

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    2 L’haptonomie

    Cette préparation permet un premier échange avec le bébé et d’associer l’autre parent à la grossesse.

    Les futurs parents appliquent leurs mains sur le ventre de la maman en exerçant de légères pressions. Le bébé perçoit ces gestes et entre en communication avec eux. Il est recommandé d’accompagner ces caresses et mouvements par des mots pour le bébé. Les voix graves étant bien diffusées à travers le liquide amniotique, le fœtus serait particulièrement sensible à la voix du père.

    Vous pouvez commencer les séances à partir du quatrième ou du cinquième mois de grossesse, dès que vous sentez le bébé bouger, au rythme d’une par mois au début.

    3 La sophrologie

    À l’instar de la sophrologie pour tout un chacun, cette préparation permet aux futures mères de gérer leur éventuelle angoisse et d’apprivoiser leur appréhension par la respiration, mais aussi de pratiquer l’autosuggestion mentale.

    Lors des séances, les futures mères travaillent différents types de respiration qui les aideront à mieux gérer les contractions. Elles se projettent également dans le futur.

    La sophrologie va permettre de construire une banque d’images positives à valeur émotionnelle forte : le bébé à un an, son premier anniversaire, à six mois en balade dans le parc… Cela favorise la création de liens entre la maman mère et le bébé.

    La sophrologie peut se pratiquer à partir du quatrième mois de grossesse. Elle vient en complément de la préparation dispensée par la sage-femme.

    4 L’acupuncture obstétricale

    Grâce à des aiguilles positionnées sur des points précis du corps, l’acupuncture soulage les maux courants la grossesse : lombalgies, nausées, vomissements, jambes lourdes…

    Pour chaque affection, il existe des points qui, stimulés judicieusement, permettent d’obtenir une amélioration voire un réel soulagement. Le nombre de séances dépend du problème à traiter.

    L’acupuncture obstétricale doit être effectuée par un médecin ou une sage-femme spécialement formés.

    L’acupuncture peut être aussi utilisée pour préparer le périnée à l’accouchement, assouplir le col de l’utérus, aider le bébé à se mettre en bonne position pour un accouchement par voie basse, et déclencher les contractions en cas de dépassement du terme.

    5 L’hypnose prénatale

    Cette préparation à la naissance, fondée sur une forme douce d’hypnose, conjugue détente corporelle et apaisement psychologique.

    En situation d’hypnose, la future mère perçoit les moindres sensations de son corps, et accède à son inconscient. Elle peut ainsi comprendre les doutes et les angoisses qui peuvent se poser au sujet de l’accouchement, et les remplacer par des images positives, suggérées par le thérapeute. L’objectif est qu’elle prenne pleinement confiance en elle et puise au plus profond d’elle-même la force nécessaire pour donner naissance à son enfant comme elle le désire.

    Les séances sont souvent individuelles et débutent par un temps de parole et d’échange entre le praticien et la future mère. Vient ensuite la phase de relaxation et d’hypnose. Il est conseillé de débuter au début du deuxième trimestre, et de suivre au minimum quatre séances.

    6 La méthode bonapace, ballon et le chant prénatal

    Née au Québec, la méthode Bonapace permet de réduire la douleur des contractions par différentes techniques : les digitopressions, les massages et la relaxation. Les pressions manuelles sont exercées sur des points réflexes par le futur papa (père) ou la sage-femme formés à cette technique afin de créer un second point douloureux éloigné de l’utérus et de faire ainsi diversion.

    La méthode ballon permet de travailler l’équilibre, améliore la posture et diminue les douleurs lombaires grâce aux ondulations du bassin sur le ballon.

    Le chant prénatal utilise les fréquences vocales et les sons ressentis par le fœtus. Grâce à des exercices variés, il favorise la mobilisation et le relâchement des muscles qui entrent en jeu lors de l’accouchement (muscles de la ceinture abdominale, muscles du diaphragme, périnée) ce qui permettrait de mieux gérer les douleurs associées.

    7 Mais aussi l’aquagym, le yoga et la kinésithérapie prénatale

    Les exercices d’aquagym destinés aux futures mères sont adaptés à la situation : ils permettent de travailler l’expiration et la relaxation.

    Dans les cours de yoga, les femmes enceintes apprennent à bien placer leur bassin et à adapter leur respiration aux mouvements nécessaires.

    Enfin, la kinésithérapie prénatale a pour objectif d’apprendre à se relâcher, à améliorer la circulation sanguine et à maîtriser la poussée.

    Si vous êtes intéressée par l’une des spécialités présentées ci-dessus, demandez à votre maternité de vous communiquer le nom d’un ou plusieurs praticiens. Le personnel en connaît forcément, et leurs recommandations constituent des gages de sérieux.

    L’Essentiel de l’article

    • Les préparations à l’accouchement sont très nombreuses et variées.
    • La préparation classique est recommandée pour le premier enfant.
    • Faites votre choix en fonction de vos attentes.
  • Une alimentation variée et équilibrée pour une grossesse épanouie

    Une alimentation variée et équilibrée pour une grossesse épanouie

    1 Privilégiez une alimentation variée pour vous et le bébé

    Une alimentation variée et équilibrée apporte tous les besoins nutritionnels pour votre bébé, notamment en vitamines et en oligoéléments. Voici les principaux apports nutritionnels auxquels faire attention.

    Les folates ou vitamines B9

    Les fruits et légumes sont riches en vitamines, minéraux et fibres. Les fruits et légumes contiennent des folates qui aideront au développement du système nerveux de l’embryon.

    Les aliments possèdent des teneurs en folates variées, certains en sont riches (épinards, cresson, mâche…), d’autres moins (carottes, petits pois, tomates…). Quoi qu’il en soit, il faut en consommer cinq par jour, à chaque repas et en collation. Et de préférence, favorisez les produits bio.

    Le calcium

    Des apports en calcium assurent la santé et la construction du squelette de votre bébé. Il est recommandé de consommer trois produits laitiers par jour (lait, yaourts, etc.).

    La vitamine D

    La vitamine D favorise la capacité de votre organisme à absorber le calcium des aliments. Son rôle est donc important dans la minéralisation du squelette de l’enfant à venir. Grâce à une exposition mesurée au soleil, vous pouvez apporter de la vitamine D nécessaire à votre organisme mais il s’en trouve également dans certains aliments, essentiellement les poissons gras comme le saumon ou le thon. Il est d’ailleurs recommandé de manger du poisson deux fois par semaine, dont un gras au moins.

    Le fer et l’iode

    Normalement, les besoins en fer sont couverts par votre alimentation si elle est bien équilibrée. L’iode constitue un élément nécessaire afin d’assurer le bon fonctionnement de votre glande thyroïde, mais aussi pour le développement du cerveau de votre enfant. D’ailleurs, vos besoins augmentent pendant la grossesse. Consommez des crustacés cuits (par vous-même de préférence), des moules, des poissons de mer, etc.

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    2 Gérez la prise de poids tout au long de la grossesse

    Vous prendrez du poids durant votre grossesse : rassurez-vous c’est normal ! La moyenne avoisine 12 kg, soit un poids qui permet une grossesse et un accouchement sans problème. Bien évidemment, cette prise de poids est variable et fluctue en fonction de votre corpulence de départ.

    La prise de poids est progressive : pendant la première moitié de la grossesse, le gain de poids varie entre 4 à 5 kg ; il s’accélère ensuite et profite essentiellement à la croissance du fœtus et du placenta.

    Contrôlez votre poids une à deux fois par mois pour vérifier que tout est en ordre.

    Sachez qu’en cas de prise de poids trop rapide, cela peut augmenter le risque de complications, comme le diabète gestationnel et l’hypertension, et donc la fréquence de la prématurité, des césariennes mais aussi des phlébites. Dans ces cas-là, consultez votre médecin, surveillez votre prise de poids de manière régulière et évitez de manger gras et sucré.

    2 700

    C’est le nombre estimé d’infections à la toxoplasmose contractées au cours de la grossesse chaque année. (1)

    3 Que manger quand vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose

    Effectuez une prise de sang dès le début de votre grossesse pour savoir si vous déjà eu la toxoplasmose. Si oui, vous êtes immunisée.

    Dans le cas contraire, vous n’êtes pas protégée, et des prises de sang régulières vous seront prescrites pour vérifier que vous n’êtes pas infectée. Sachez qu’en cas d’absence d’immunité contre la toxoplasmose, quelques précautions sont à prendre :

    • vous ne devez pas manger de viande crue ou de viande peu cuite ;
    • vous devez éviter les viandes fumées ou marinées comme le gibier sauf si elles sont bien cuites ;
    • vous devez laver soigneusement les légumes, les fruits et les herbes aromatiques, pour ôter tout résidu de terre. Il est recommandé de ne pas en manger si vous ignorez comment ils ont été nettoyés.

    Le saviez-vous ?

    Les risques théoriques liés à la toxoplasmose pour l’enfant à venir sont graves : hydrocéphalie, retard mental, calcifications intracrâniennes, choriorétinite, etc. Mais il peut aussi arriver que la maladie chez l’enfant soit inapparente. La toxoplasmose a des conséquences diverses selon le stade de la grossesse, durant lequel le bébé est contaminé.

    4 Comment gérer un diabète de grossesse ?

    Pour toute femme enceinte, une recherche de sucre dans les urines est prévue lors de la première consultation et du suivi mensuel de la grossesse. Si une présence de sucre est remarquée, un dosage sanguin de la glycémie est effectué.

    Si la femme enceinte présente un ou des facteurs de risque de diabète gestationnel (plus de 35 ans, antécédents de diabète dans la famille, antécédents personnels de diabète gestationnel…), un dépistage est automatiquement réalisé.

    Le diabète gestationnel se traduit chez la femme enceinte par de l’hypertension artérielle gravidique et de la prééclampsie. Il est aussi associé à un risque accru de césarienne (surtout si la femme enceinte présente un surpoids) et souffre d’anxiété.

    Chez le bébé, le diabète de grossesse a un impact sur son poids (ce qui se traduit par un poids de naissance supérieur à 4 kg). Il peut aussi avoir pour effet une hypoglycémie chez le nouveau-né.

    Si vous souffrez de diabète de grossesse (dit gestationnel), il vous faudra rééquilibrer votre alimentation en qualité et en quantité. Quelques principes à suivre :

    • vous devez manger souvent, en petites quantités et à heures régulières. Faites donc en moyenne cinq repas par jour : petit-déjeuner, collation, déjeuner, goûter, dîner ;
    • vous devez privilégier des féculents à index glycémique bas (IGB) : riz complet, pain complet, légumineuses (lentilles, pois chiches…) ;
    • essayez de consommer plus de légumes que de fruits ;
    • éliminez autant que possible les sucres rapides (pâtisseries, desserts sucrés, chocolat, sodas, céréales sucrées, jus de fruits…).

    Munissez-vous d’un lecteur de glycémie qui vous permettra de contrôler ce que vous pouvez manger et en quelle quantité. Pour cela, vous devrez vous autopiquer avant et après chaque repas pour contrôler votre niveau de glycémie. Vous saurez au regard des mesures effectuées ce qui vous convient ou pas.

    L’Essentiel de l’article

    • Adoptez une alimentation équilibrée et variée.
    • Faites attention à la prise de poids tout au long de la grossesse.
    • Les aliments proscrits si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose
    • Les conseils pour gérer son diabète gestationnel.

    (1) Anses, Toxoplasmose

  • Pratiquer une activité physique pendant la grossesse est indispensable

    Pratiquer une activité physique pendant la grossesse est indispensable

    1 La marche ou la course à pied

    La marche constitue l’activité la plus facile et la plus sûre, et ce, tout au long de la grossesse. Elle permet de rester en forme sans trop solliciter les articulations, et c’est un très bon exercice cardiovasculaire.

    Pour les femmes adeptes du jogging, être enceinte – et à la condition de ne pas présenter de contre-indication médicale et d’avoir l’approbation de son médecin – ne vous empêche pas de continuer de courir. C’est le moyen le plus efficace pour faire travailler le cœur et le corps et pour améliorer la circulation sanguine. Vous devez en revanche impérativement réduire la durée et l’intensité de vos entraînements. Et il est recommandé d’arrêter à partir du troisième trimestre pour éviter toute complication.

    L’avantage de la marche ou de la course à pied tient à ce que vous pouvez les pratiquer à votre guise, selon votre emploi du temps.

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    2 La natation

    Vivement recommandée par les professionnels de la santé, la natation allie détente, bien-être et activité sportive. Sans danger, elle peut être pratiquée par toutes les femmes pendant les neuf mois de grossesse.

    Elle fait travailler tous les muscles du corps, tout en étant profitable pour le système cardiovasculaire, évite ou diminue certains maux de la grossesse, comme le risque d’œdème, les nausées ou le diabète gestationnel, et soulage l’anxiété et l’angoisse parfois ressenties par les femmes enceintes.

    L’idéal est de faire deux à trois séances de natation par semaine. Elles doivent durer entre 45 minutes et une heure, avec quelques petites pauses. Pensez à varier les nages (brasse, crawl et dos crawlé) et les exercices.

    3 Le yoga

    Pratique ancestrale indienne, le yoga repose sur des postures et des étirements spécifiques conjugués avec des exercices de respiration.

    Sa pratique régulière va permettre de tonifier votre corps et vos muscles, d’augmenter votre « énergie vitale », et de ressentir de la sérénité.

    Les postures visant à délier la colonne vertébrale vont par exemple muscler le dos, permettre à la femme enceinte de moins se cambrer sous le poids du bébé et de rééquilibrer sa position. Autre exemple de ses bienfaits, le yoga procure une sensation de légèreté, appréciable en cas de jambes lourdes.

    À chaque trimestre ses exercices : besoin de détente et de changement de rythme au premier, assouplissement et connexion avec le bébé au deuxième, et enfin, regain de tonus à l’approche de l’accouchement en fin de grossesse.

    Faites attention de ne pas trop pousser les étirements et de ne pas trop forcer sur votre souplesse.

    4 La méthode pilates

    Les Pilates sont une méthode d’exercice physique qui permet de renforcer ses muscles tout en travaillant sa souplesse. Justement, la femme enceinte peut constater que son centre de gravité évolue au fur-et-à-mesure des mois. La pratique des Pilates permettra de rétablir une posture équilibrée, en renforçant la région abdominale qui porte le bébé, tout en contrôlant mieux sa respiration.

    Les exercices les plus doux, qui demandent peu d’efforts seront bien sûr à privilégier, parce que les muscles de l’abdomen ne doivent pas être trop sollicités, notamment ceux qui sont situés en haut du ventre.

    Au cours des deux premiers trimestres, travailler les muscles situés vers le bas du ventre est conseillé, comme le muscle transverse et le périnée pour prévoir les suites de l’accouchement. Au cours du dernier trimestre de la grossesse, l’effort portera plutôt sur les muscles du dos pour soulager notamment les douleurs lombaires.

    Prévoyez une durée d’environ 45 minutes pour chaque séance.

    5 Le vélo

    Bien sûr, pour ne courir aucun risque, il est préférable de privilégier la version appartement, mais le vélo constitue un sport parfait pour la femme enceinte. Il sollicite les capacités musculaires, circulatoires (meilleur retour veineux) et respiratoires (amélioration de la capacité d’oxygénation de votre corps) sans impact sur les articulations (genoux, chevilles et hanches).

    Choisissez bien votre modèle si vous privilégiez la balade. Et pédalez le dos droit. N’hésitez pas à consulter un expert (un coach sportif, un vendeur de cycles, …) qui corrigera votre position sur le vélo. Vous devrez l’adapter au cours de votre grossesse.

    Au cours des deuxième et troisième trimestres, vous pédalerez les jambes plus écartées et les genoux légèrement tournés vers l’extérieur. Votre selle doit être parfaitement horizontale, non inclinée vers l’avant. Ajustez le guidon pour éviter de pédaler dos rond qui entraîne de fortes pressions sur l’utérus et des douleurs.

    Vous pouvez faire du vélo tout au long de la grossesse, c’est votre fatigue qui décidera du bon moment pour arrêter.

    6 Ne jouez pas les casse-cou

    Inutile de prendre des risques inconsidérés pendant la grossesse. Évitez donc les sports extrêmes et brutaux comme :

    • l’équitation, le ski et de manière générale tous les sports qui vous font courir le risque de faire une mauvaise chute ;
    • les sports de balle collectifs ;
    • les arts martiaux (judo, karaté…) ;
    • le tennis ou l’alpinisme qui causent des secousses assez fortes et peuvent provoquer des entorses et donc de mauvaises chutes ;
    • la plongée sous-marine, l’apnée étant très dangereuse pour le fœtus.

    L’Essentiel de l’article

    • Faire du sport est recommandé pour les femmes enceintes.
    • La marche est l’activité physique la plus facile à pratiquer.
    • La natation est très appréciée des professionnels de santé.
  • Mal de dos au bureau : quelles positions adopter ?

    Mal de dos au bureau : quelles positions adopter ?

    1 Mal au dos au bureau : ce fléau

    Selon des chiffres publiés fin 2016, par la branche Accident de travail/Maladie professionnelle de la Sécurité sociale, plus d’un Français sur deux souffre d’au moins un épisode de lombalgie dans l’année. Un mal qui conduit une fois sur cinq à un arrêt maladie (1).

    Une tendance qui va à l’inverse des démarches actuelles des entreprises qui misent tout sur le bien-être et la qualité de vie au travail, sous toutes ses formes.

    2,3 MILLIARDS D’EUROS

    C’est ce que coûte chaque année la lombalgie aux autorités de santé*

    2 La position assise : une posture épuisante

    En l’espace d’un siècle, les changements d’habitudes liés à l’industrialisation ont profondément modifié les postures de travail. Désormais assis, quasiment immobiles face à nos écrans, nous travaillons des heures durant dans la même position.

    Conséquence : des maux de dos chroniques accompagnés d’une grande fatigue.

    3 Le bon matériel : le b.a.ba

    La chaise de bureau

    La chaise de bureau est l’élément clé de l’installation.

    Pour cela des particularités s’imposent :

    • votre chaise doit être réglable en hauteur ;
    • vous devez privilégier une surface d’assise arrondie à l’avant ;
    • la matière de votre chaise doit vous empêcher de glisser vers l’avant ;
    • son dossier doit être plein pour que la zone du bas du dos puisse trouver un appui ;
    • ses accoudoirs doivent pouvoir passer sous le bureau.

    Il est intéressant de privilégier les chaises ergonomiques, mais aussi roulantes et mobiles à 360°.

    Le bureau

    Le bureau doit être suffisamment profond avec, dans l’idéal, une profondeur supérieure à 70 cm. Il est également possible d’utiliser un « bureau debout » qui permet d’alterner entre position assise et debout grâce à un système d’élévation.

    L’écran plat

    Un écran plat de 17 ou 19 pouces est recommandé. Tenez-le éloigné de vos yeux (à environ 60 centimètres).

    La souris sans fil

    La souris sans fil permet une grande mobilité. Réglez sa sensibilité au maximum pour éviter de faire de grands gestes pour passer d’un bout à l’autre de l’écran. Pensez aussi aux souris ergonomiques, également appelées souris verticales, qui permettent une position du bras plus ergonomique. 

    Le minitraversin

    Un minitraversin peut améliorer votre confort s’il est placé en bas du dos. Choisissez-le un peu mou, mais évitez les coussins à microbilles qui sont trop souples.

    Bon à savoir

    La Macif organise des ateliers Gestes et postures pour limiter l’apparition des troubles musculo-squelettiques (TMS), première cause de maladies professionnelles.

    4 Prévenir le mal de dos au bureau  : les bonnes postures

    Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont souvent méconnus et sous-estimés dans les postes de travail en position assise devant un écran.

    Or, une mauvaise posture assise génère quasiment autant de contraintes qu’un soulèvement de charge dans une mauvaise position

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    On recense 13 millions de journées d’arrêt maladie par an et liées à avec des pathologies du dos et des articulations.
    Les TMS (troubles musculo-squelettiques) sont la première cause de reconnaissance de maladie professionnelle en France (2).

    Bien s’asseoir

    Être bien assis signifie être assis au fond de votre siège, votre dos bien droit et vos pieds à plat. Pour un effet optimal, votre fauteuil doit être réglable en hauteur : ajustez-le en fonction de la longueur de vos jambes.

    Attention : avoir un siège ergonomique comme mentionné plus haut peut être inutile, voire nocif, si on ne sait pas le régler.

    Une souris à la bonne hauteur

    Quand vous utilisez votre souris, veillez à ne pas décoller votre coude afin de ne pas désaxer cotre corps.

    Un écran bien placé

    Un écran est considéré comme mal placé lorsque vous placez vos yeux trop loin ou trop bas. L’idéal est qu’il soit situé en face de vous pour que vous puissiez conserver votre tête dans l’axe de votre corps.

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La posturologie est une discipline qui étudie la position de l’homme dans l’espace : son équilibre, sa stature, son aplomb et sa stabilité. Des ostéopathes et médecins posturologues proposent aujourd’hui des séances d’accompagnement aux bonnes postures.

    5 Les 6 gestes qui sauvent

    Changer de position

    Droit ou courbé face aux écrans, le bon réflexe est d’éviter de conserver une position statique trop longtemps. Alterner les postures et relaxer ses muscles est essentiel.

    Faire une pause

    Privilégiez une pause de cinq minutes environ toutes les heures pour vous étirer, respirer, marcher, vous hydrater…

    S’étirer

    Prendre quelques secondes et s’étirer est important. Au changement de posture, décontractez votre dos en inclinant votre buste vers l’avant, ou encore faites des petits cercles circulaires avec vos cervicales.

    De plus en plus d’entreprises, soucieuses du bien-être de leurs salariés, proposent même maintenant des séances de yoga au moment du déjeuner ou tôt le matin.

    Bien respirer

    Faire des exercices de respiration, même de quelques secondes, oxygène le cerveau et apporte une nouvelle énergie mentale. Il suffit de prendre quelques secondes pour respirer avec votre abdomen aussi profondément que possible.

    Surveiller sa vue

    Vérifiez votre vue régulièrement et clignez des yeux souvent. Si vous portez des lunettes, celles-ci doivent être parfaitement adaptées à votre vue.

    Éviter de fumer

    Le tabac est un toxique qui asphyxie vos muscles et diminue vos capacités intellectuelles.

    6 Travailler debout : ça booste

    L’environnement de travail dans les grandes entreprises évolue constamment. Certaines d’entre elles proposent à leurs salariés de travailler debout via des bureaux à la verticale (standing desks). Le mobilier devient flexible et polyvalent (3).

    Il est même possible d’obtenir des plans de travail montés sur tapis de course ! (4)

    Mettre le corps en mouvement et en position debout est bon pour la santé : des idées claires, une énergie retrouvée et des coups de barre envolés !

    Et si la tendance parfaite était un mi-temps assis-debout ?

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    La start-up STIR*** a même mis au point un bureau dont la hauteur évolue au fur et à mesure de la journée.

    L’Essentiel de l’article

    • Plus d’un Français sur deux souffre d’au moins un épisode de lombalgie par an.
    • La position assise : une posture épuisante.
    • Le bon matériel : une chaise réglable, un bureau profond, un écran placé loin, une souris sans fil, un minitraversin.
    • Prévenir les troubles musculo-squelettiques : bien s’asseoir, un écran et une souris bien placés.
    • Les sept gestes qui sauvent au quotidien : faire une pause, s’étirer, s’hydrater, respirer…

    (1) Les Échos, « Accidents du travail : le mal de dos coûte près de 1 milliard d’euros », 2016
    (2) Posturopole, « Prise en charge des troubles musculo-squelettiques liés au travail sur écran »
    (3) Now bureaux, « Les 10 tendances 2018 pour augmenter la productivité »
    (4) BFM Business, « Travailler debout pour plus de productivité », 2014

    * Thuasne, Mon mal de dos, « Les chiffres clés du mal de dos »
    ** TMS – Troubles Musculo-Squelettiques
    *** Start-up STIR

  • En France, 25 à 30 % des personnes sont allergiques à au moins une substance

    En France, 25 à 30 % des personnes sont allergiques à au moins une substance

    1 Définition de l’allergie

    Une allergie est une réaction de défense excessive de l’organisme face à un « intrus » (appelé allergène). Il peut s’agir de pollens ou de plantes, d’un aliment, d’un venin d’insecte, de poils d’animaux, d’acariens, de métaux, d’additifs alimentaires, d’un médicament, ou même d’une simple poussière… Mais pas seulement ! On peut être allergique à tout ou presque. Les symptômes sont eux aussi très variés, d’une démangeaison bénigne à la crise d’asthme voire, dans les cas extrêmes, à un choc anaphylactique pouvant être mortel.

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    2 Les symptômes courants

    En France, les plus courantes sont les rhinites (nez qui coule) à égalité avec les dermatites atopiques (irritations, démangeaisons, eczémas de contact) qui représentent chacune 15 à 20 % des cas d’allergies. Viennent ensuite l’asthme (7 %) et les allergies alimentaires, autour de 2 à 5 % (1).

    3 Les allergènes les plus fréquents

    Le latex et les métaux comme le nickel et le chrome sont les matières le plus souvent responsables d’allergies. Chez les plantes, les pollens de bouleau, de cyprès, d’olivier ou de noisetier sont de grands responsables d’allergies, tout comme les graminées ou l’ambroisie. Du côté des aliments, le lait de vache, les œufs de poule, l’arachide et les fruits de mer sont les plus souvent rencontrés. Enfin, chez nos amis à quatre pattes, c’est le chat qui nous cause le plus de tracas puisque plus de 25 % des Européens (2) y seraient sensibilisés à des degrés divers ! À l’inverse, il existe des formes rares d’allergies comme l’urticaire aquagénique (allergie à l’eau) et ou encore l’allergie au froid.

    4 Les zones à risque

    Parce qu’elles dépendent de la végétation locale, les allergies aux pollens et aux plantes varient en fonction des régions et des saisons. Le Languedoc-Roussillon et le pourtour méditerranéen sont ainsi particulièrement concernés par les allergies aux cupressacées (famille d’arbustes et de plantes proches des pins) au mois de mars. Au même moment, la Bretagne ou le Val de Loire sont relativement épargnés… jusqu’à l’arrivée de la floraison ou de la germination en avril ou en mai. Pour connaître le risque en temps réel, consultez la carte de vigilance des risques allergiques liés aux pollens sur le site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ou téléchargez l’application mobile Alertes Pollens. Les autres allergies, en revanche, ne sont pas impactées par le facteur géographique.

    (1) Inserm, Les allergies

    (2) Medscape, Allergies animales : le chat est loin d’être l’unique coupable, 2012

  • Troubles des apprentissages scolaires : savoir les repérer pour mieux les traiter

    Troubles des apprentissages scolaires : savoir les repérer pour mieux les traiter

    1 La dyslexie – dysorthographie : la confusion du langage

    La reconnaître

    L’enfant a du mal à parler correctement, et notamment à découper les mots en syllabes. À l’écrit, il ne fait pas le lien entre le signe manuscrit et le son qu’il symbolise. Il confond les sons, ou a du mal à les différencier (ex : le « b » et le « p ») et a tendance à mélanger les lettres à l’écrit (ex : « on = no »). Il peine à lire, confond ou omet des syllabes et fait de grosses fautes d’orthographe à cause de mots mal coupés.

    Comment agir ?

    La prise en charge doit se faire dès le diagnostic posé. Sans quoi l’enfant pourrait prendre du retard sur le plan scolaire. Pour cela, l’enfant sera suivi par un orthophoniste afin de travailler sur le langage, les sons et les représentations. De plus, si c’est nécessaire, l’enfant pourra bénéficier d’un soutien psychologique.

    5% des enfants seraient atteints de dyslexie.*

    2 La dysphasie : le trouble de l’expression orale

    La reconnaître

    Ce dysfonctionnement touche la communication orale et empêche l’enfant de bien s’exprimer et de comprendre ce qui lui est dit. L’enfant présente souvent une intelligence logique ou visuelle normale et a un désir de communiquer mais ses propos restent incohérents ou décousus. Il cherche ses mots, peine à exprimer ses idées, différencie mal les mots questions (où, quand, pourquoi…), ne sait pas construire une phrase.

    Comment agir ?

    Un suivi par un orthophoniste est nécessaire dès le diagnostic posé (en général pas avant l’âge de 5 ans). Cela permettra à l’enfant de consolider son apprentissage du langage oral et de disposer d’outils nécessaires pour envisager de communiquer avec plus de facilité. Un aménagement du temps scolaire ainsi que des activités pédagogiques dédiées peuvent être adaptés si besoin.

    3 La dyscalculie : des difficultés mathématiques

    La reconnaître

    Dès la maternelle, l’enfant présente des difficultés avec les chiffres et/ou les lettres. Il n’arrive pas à compter oralement et fait de nombreuses erreurs sur les chiffres. Par exemple, il aura du mal à dénombrer des objets, même en les pointant du doigt.

    En primaire, l’enfant peine à mémoriser les tables d’addition et de multiplication, à transcoder les nombres (98 est écrit 8018), à faire les opérations et à comprendre les problèmes mathématiques.

    Comment agir ?

    Si une dyscalculie est suspectée, cela nécessitera une prise en charge particulière avec notamment de la rééducation orthophonique et/ou psychomotrice, mais aussi avec des adaptations pédagogiques d’horaires et de programmes notamment.

    Mieux accompagner votre enfant ?

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    4 La dyspraxie – dysgraphie : la maladresse gestuelle

    La reconnaître

    Dès son plus jeune âge, l’enfant se désintéresse des jeux de construction, d’adresse ou des coloriages. Ses gestes sont imprécis, y compris pour s’habiller, ses dessins sont simplistes, maladroits, souvent en décalage avec une certaine vivacité de langage et d’esprit. En classe, il a des difficultés pour tracer les lettres, et a souvent la main crispée sur le crayon. Il peine à poser des opérations alors que son raisonnement est correct. Ses manipulations d’outils (ciseaux, règles, compas) sont malhabiles et imprécises.

    Comment agir ?

    La prise en charge doit être précoce et coordonnée, entre la rééducation (séances d’activités manuelles avec un ergothérapeute, développement moteur avec un psychomotricien ou rééducation fonctionnelle avec un spécialiste de l’orthoptie) et les aménagements pédagogiques au niveau scolaire (emploi du temps et activités dédiées). Le recours aux structures spécifiques telles que le SESSAD (Services d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) est souvent nécessaire. Les parents peuvent en faire la demande auprès des MDPH (maisons départementales des personnes handicapées).

    5 Trouble déficitaire de l’attention : l’hyperactivité

    La reconnaître

    Depuis qu’il est petit, l’enfant est très turbulent, développe une hyperactivité motrice qui l’empêche de tenir en place. Il a beaucoup de mal à maintenir son attention sur une activité. Il se montre impulsif, et ne supporte pas d’avoir à attendre son tour, qu’il ressent comme une frustration et déclenche chez lui une réaction instantanée d’agressivité ou de colère, qui le fait passer pour impatient et caractériel.

    Comment agir ?

    Ce trouble nécessite une prise en charge qui associera un psychologue, un psychomotricien, un orthophoniste si l’enfant a des soucis d’apprentissage du langage écrit, ainsi que des aménagements pédagogiques. Un traitement pharmacologique peut être prescrit le cas échéant selon des modalités précises.

    L’Essentiel de l’article

    • La dyslexie et la dysorthographie handicapent l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
    • La dysphasie impacte l’expression orale.
    • La dyscalculie peut être à l’origine d’une incompréhension des maths.
    • La dyspraxie et la dysgraphie sont des causes possibles du travail « brouillon ».
    • Le TDA-H cause un déficit de l’attention ou l’incapacité de se concentrer.

    Ministère de la Santé, « Difficultés et troubles des apprentissages chez l’enfant à partir de 5 ans », 2009.
     
  • 5 repères pour déchiffrer les étiquettes et consommer malin

    5 repères pour déchiffrer les étiquettes et consommer malin

    1 La composition : vérifier la qualité et traquer les indésirables

    Pour savoir ce qu’on achète, il faut d’abord lire la composition du produit. En Europe, les règles sont strictes : les ingrédients doivent être indiqués par ordre d’importance.

    Par exemple, pour un cacao de petit-déjeuner pour enfant, si la liste indique « Sucre, cacao maigre (21 %), dextrose, émulsifiant : lécithine de soja », ça signifie que le sucre est l’ingrédient majoritaire, suivi du cacao, du dextrose et enfin de la lécithine de soja en minorité. Vous savez donc que, non seulement il y a plus de sucre que de cacao dans le mélange, mais aussi qu’il est présent à plus de 21 % (et donc que le produit est très sucré).

     

     

    La liste des ingrédients doit également indiquer les additifs présents (colorants, conservateurs, etc.), les vitamines et oligoéléments ajoutés, la nature des graisses végétales utilisées. Les allergènes possibles sont signalés soit par un astérisque, soit en gras dans la liste des ingrédients ou de façon explicite sous la composition. 

    Bref, la composition d’un produit est une véritable mine d’informations, c’est donc une excellente façon de comparer la qualité des aliments et de savoir précisément ce qu’on mange. Généralement, plus la liste des ingrédients est courte, mieux c’est : ça veut dire que l’aliment est peu transformé.

    2 Les informations nutritionnelles : comprendre pour bien choisir

    L’autre étiquetage à consulter quand on achète un produit transformé, c’est le tableau des informations nutritionnelles. Vous y trouverez l’apport calorique pour 100 grammes, ainsi que la teneur en sucres, graisses, protéines et sel.

     

    L’apport calorique

    Il permet de connaître la quantité d’énergie apportée par le produit. Il se mesure en calories (kcal) ou en kilojoules (kJ). Le point de repère pour un adulte est d’environ 2 000 kcal par jour. Un apport excessif risque de provoquer une prise de poids, et un apport insuffisant une perte de poids. L’apport calorique est obligatoirement indiqué pour 100 grammes de produit, mais certaines marques indiquent également l’apport par portion.

     

    Les glucides

    Ils regroupent les sucres « rapides » (glucose, fructose, saccharose, etc. présents notamment dans les gâteaux, bonbons, boissons sucrées, mais aussi les fruits, le miel, etc.) et les sucres « lents » (notamment l’amidon contenu dans les féculents). La teneur en sucres rapides est également indiquée sous la mention simple « dont sucres ». L’apport journalier recommandé (AJR) en glucides pour un adulte est d’environ 250 grammes par jour, et de seulement 25 grammes de sucres « rapides » selon les dernières recommandations de l’OMS.

     

    Les protéines

    Elles nous permettent, entre autres, d’entretenir nos muscles, et sont donc précieuses ! Sauf contre-indication spécifique, plus il y en a, mieux c’est : l’AJR en protéines est d’un peu moins d’un gramme par kilo de poids (par exemple, si vous pesez 70 kilos, vous aurez besoin de 65 grammes de protéines par jour).

     

    Les lipides (graisses)

    Indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, les graisses doivent cependant être consommées avec modération (environ 20 à 25 grammes par jour pour un adulte).

    On distingue les graisses d’origine animale (beurre, crème, gras de la viande, etc.), riches en acides gras saturés, qui doivent être minoritaires dans l’alimentation. Les graisses d’origine végétales sont, elles, riches en acides gras mono et polyinsaturés bénéfiques pour la santé et doivent donc être majoritaires (huile d’olive, de colza, etc.).

     

    Le sel

    À consommer avec grande modération, il est pourtant souvent présent en quantité importante dans les aliments industriels. Un adulte ne devrait pas consommer plus de 5 grammes de sel par jour, sous peine d’augmenter considérablement le risque d’hypertension et donc de maladies cardiovasculaires.

     

    Les additifs alimentaires

    Tous les additifs alimentaires sont identifiés par un code composé de la lettre E suivie d’un chiffre dont le premier numéro correspond au type d’additif :

    • Les colorants : E100, E101, E102, E103…
    • Les conservateurs : E200 E201, E202, E203…
    • Les antioxydants (qui préservent l’aspect et le goût) : E300, E301, E302, E303…
    • Les agents de texture (émulsifiants, stabilisants, épaississants, gélifiants) : E400, E401, E402, E403…
    • Les édulcorants (aspartame)  : E951 et E962.

     

    3 Poids, pièce : savoir comparer les prix

    Pas toujours simple de comparer les prix des aliments face à la profusion de l’offre. Le prix indiqué sur l’étiquette ne suffit pas forcément à détecter le produit le moins cher, car cela dépend de la quantité vendue : un paquet de 250 grammes de coquillettes à 1,49 € est-il plus intéressant qu’un lot de trois paquets de 500 grammes à 6,29 € ? Pas si facile… Pour s’y retrouver sans risquer la migraine, reportez-vous au prix au kilo qui doit toujours être indiqué sur l’étiquette (en petit à côté du prix final).

    Au rayon fruits et légumes, les produits sont vendus à la pièce ou au poids. Par exemple, si une pastèque est vendue à la pièce, vous avez tout intérêt à en prendre une grosse, qui sera au même prix qu’une plus petite !

    Yuka, l’appli qui vous aide à décrypter les étiquettes

    Pas le temps d’éplucher les étiquettes quand vous faites les courses ? L’application mobile gratuite Yuka vous aide ! Scannez l’étiquette d’un produit et Yuka vous indique son niveau de qualité nutritionnelle. Si le produit choisi est médiocre, Yuca vous propose une alternative plus satisfaisante. Pratique, mais pas magique : une crème au chocolat reste un dessert gras et sucré, même quand elle est de bonne qualité ! À télécharger sur l’App Store et sur Google Play.

    4 Date de péremption : éviter le gaspillage

    Dernière info à consulter avant de mettre un produit dans votre panier : la date de péremption (DLC) ou la date limite d’utilisation optimale (DLUO).

    La date de péremption

    Signalée par la mention « À consommer jusqu’au… », elle indique qu’au-delà de cette date, le produit peut présenter des risques sanitaires. C’est le cas notamment des produits frais de types viandes, yaourts, fromages, charcuterie, etc. Il faut donc en tenir compte, surtout pour les viandes et poissons. En revanche, les produits pasteurisés comme les yaourts restent généralement consommables quelques jours après la date.

    Vérifiez bien cette date au moment de l’achat : une date de péremption trop proche peut vous conduire à jeter un aliment que vous n’aurez pas eu le temps de consommer.

    La DLUO

    Signalée par la mention « À consommer de préférence avant le… », elle indique la date jusqu’à laquelle le produit va conserver toutes ses qualités gustatives et nutritionnelles, sa texture et son aspect. Au-delà, il sera toujours consommable, sans danger pour la santé, mais aura peut-être perdu de son intérêt. C’est le cas notamment pour les produits « secs » comme les pâtes, le riz, le chocolat, etc.

    7 Kg

    Chaque Français jette 7 kilos de produits alimentaires encore emballés tous les ans.*

    5 Belles promesses, fausses promos : déjouer les pièges

    L’utilisation d’allégations santé par les industriels de l’agroalimentaire est très réglementée en France. Malgré tout, il faut rester réaliste et faire preuve de bon sens en toute circonstance ! Par exemple, ce n’est pas parce qu’un biscuit est bio qu’il n’est pas gras et sucré. Il doit donc être consommé avec la même parcimonie que les biscuits ordinaires. Idem pour les yaourts « light », certes moins gras que les produits classiques, mais souvent chargés en sucre ou en édulcorants, dont les effets bénéfiques ne sont pas prouvés.

    Côté prix, même combat : les formats « familiaux » et autres lots n’ont souvent pour seule vertu que de vous faire acheter plus. Comparez les prix au kilo pour déjouer ce traquenard très courant aussi bien en magasin qu’en ligne, en rayons comme en têtes de gondole.

    Mangez, bougez avec la Macif !

    Les ateliers « Manger, bouger » de la Macif vous font découvrir les gestes simples à adopter au quotidien grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée à chacun. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !

    L’Essentiel de l’article

    • La composition d’un produit mentionne tous les ingrédients, y compris les additifs, du plus important au moins important.
    • Les informations nutritionnelles aident à repérer les produits trop gras, salés ou sucrés et à ajuster les quantités.
    • L’étiquette de prix doit mentionner le prix au kilo ou à la pièce pour comparer facilement.

    * Ademe

  • Lutter contre le cancer en-dehors du parcours de soins

    Lutter contre le cancer en-dehors du parcours de soins

    1 Que faire pour améliorer la qualité de vie des patients ?

    S’occuper de la qualité de vie des patients, c’est les accompagner pour des soins qui ne sont pas directement liés à la maladie ou aux traitements. Par exemple, de façon courante, il s’agit des soins dits de « support » :

    • soutien psychologique ;
    • coachings personnalisés pour conserver une activité physique adaptée à chaque cas ;
    • recommandations nutritionnelles, soins socio-esthétiques, etc.

    Ces conseils sont bien évidemment prodigués par des professionnels de santé certifiés, spécialisés dans ces domaines, lors de consultations à l’hôpital et, depuis peu, au domicile des patients.

    2 Que propose la Ligue contre le cancer en matière de qualité de vie ?

    En plus des soins de support que je viens d’évoquer, nous conduisons aussi des expérimentations dans le cadre du Plan cancer national, qui consistent en un accompagnement des malades par d’autres malades. Ces « patients ressources » agissent à deux niveaux. D’une part, ils participent à la formation initiale des étudiants en médecine et des soignants en rapportant leur vécu et l’impact du cancer sur leur parcours de vie. Et en conséquence, sur ce qui peut être amélioré dans la relation aux soignants et au système de santé.

    D’autre part, les patients ressources interviennent directement auprès des malades pour les accompagner dans leur traitement, leur proposer des solutions pratiques pour certaines difficultés quotidiennes comme faire garder les enfants, par exemple. C’est un suivi humain qui vient en complément de ce que peuvent apporter les soignants.

    3 La stigmatisation des malades du cancer, notamment dans le milieu professionnel, est-elle encore présente aujourd’hui ?

    Malheureusement oui, elle est toujours très forte et c’est l’un des grands combats de la Ligue. C’est un point que nous travaillons car il est fondamental, surtout pour les patients jeunes, de se projeter dans un projet de vie après leur traitement. Il est très important de faire passer le message aux malades eux-mêmes, mais aussi et surtout aux entreprises et aux collègues, à savoir qu’il est tout à fait possible de reprendre une activité après la maladie.

    C’est la raison pour laquelle nous avons aussi mis en place des ateliers et des séances de coaching pour le retour à l’emploi ainsi qu’un programme d’actions auprès des entreprises (PACTE*). Ça paraît incroyable, mais j’ai parfois d’anciens malades qui me disent que le cancer a finalement été une chance pour eux, parce qu’il les a obligés à réévaluer leurs priorités dans la vie. Ce sont des personnes solides, de vrais battants ! Là aussi, nous pourrons faire appel aux patients ressources : ils peuvent se déplacer dans les entreprises pour faire de la sensibilisation. Leurs témoignages apportent un éclairage qui fait vraiment la différence auprès des personnes non malades.

    Nous avons également développé une plateforme de témoignages de personnes malades sur le champ de l’emploi : http://emploicancer.ligue-cancer.net. Ces témoignages courts sur des sujets précis participent à changer le regard sur le cancer et à poursuivre l’effort d’information essentiel pour un retour au travail réussi.

    4 Et la maladie peut aussi avoir des conséquences financières…

    Oui en effet, le cancer peut entraîner un arrêt de l’activité professionnelle sur des périodes plus ou moins longues – avec parfois une perte d’emploi à la clé – et/ou accentuer des difficultés matérielles existantes.

    Chaque comité départemental a donc aussi une commission sociale qui permet d’apporter une aide financière directe aux patients en grande difficulté financière.

    Ce sont des aides ponctuelles qui viennent en complément des dispositifs existants (assurance maladie, mutuelles, aides sociales, etc.) quand ceux-ci sont insuffisants. Quatre millions d’euros d’aide sont ainsi distribués chaque année en France aux patients en grande difficulté.

    5 En plus des actions directement destinées aux patients, quelles initiatives mettez-vous en place pour réduire l’impact du cancer sur la vie des malades et de leur entourage ?

    Nous réfléchissons activement à ce que nous pourrions faire pour soutenir également les aidants, c’est-à-dire les proches qui accompagnent directement un patient dans la maladie, car c’est une situation qui est souvent très difficile à vivre au quotidien.

    Enfin il ne faut pas oublier nos actions de lobbying, qui sont une façon plus indirecte mais très efficace d’améliorer la vie des malades et ex-malades, notamment avec la loi du droit à l’oubli, qui évite aux anciens malades de payer toute leur vie des surcoûts d’assurance ou d’avoir des difficultés à décrocher un prêt bancaire, par exemple. Là encore, les patients ressources sont une aide précieuse puisqu’ils intègrent aussi les instances de représentation des usagers du système de santé pour aider les malades à défendre leurs droits.

    6 Comment les patients peuvent-ils vous solliciter ?

    En plus de notre présence dans les services de cancérologie de certains hôpitaux, nous travaillons en proximité avec les personnes malades via nos comités départementaux présents partout en France, y compris dans les départements d’outre-mer.

    Nous essayons aussi d’ouvrir de plus en plus de points d’accueil – Espaces Ligue – dans les petites localités pour faciliter la vie des patients. Depuis peu, nous cherchons à développer l’accompagnement à domicile avec, au niveau de notre comité départemental de Loire-Atlantique, un nouveau service appelé Proxiligue.

    Il s’agit de proposer aux malades trois séances de soins de support à domicile portant sur l’activité physique, les soins esthétiques, le soutien psychologique et les conseils nutritionnels. L’aide à domicile est un nouvel axe d’expérimentation très prometteur car il permet d’éviter d’ajouter le stress des déplacements au stress de la maladie.

    Quand vous faites un don à Ligue contre le cancer, ce sont aussi tous ces dispositifs d’aide aux malades que vous soutenez.

    40 %

    des cancers pourraient être évités si les règles de prévention étaient respectées concernant l’alimentation, l’activité physique, le surpoids et l’obésité, la consommation d’alcool et de tabac.**

    Se faire dépister tôt pour mieux guérir

    En fonction de votre profil et facteurs de risque (âge, sexe, style de vie, activité sportive, etc.), l’INCA délivre des conseils personnalisés de dépistage des cancers les plus courants : sein, colon/rectum, bouche et poumons. Faites le tests sur e-cancer.fr.

    Aide à domicile, livraison de courses et de médicaments, garde d’enfant…

    En cas de pathologies lourdes*** le contrat Garantie Santé Macif offre de nombreux services. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Les soins de « support » regroupent le soutien psychologique, les conseils sur l’activité physique, la nutrition et les soins esthétiques.
    • La Ligue contre le cancer propose des coachings de retour à l’emploi et un soutien financier dans certains cas.
    • L’accompagnement des malades est assuré par des spécialistes, mais aussi par des « patients ressources ».
    • Des dispositifs d’accompagnement à domicile sont à l’essai dans certaines régions.

    Sources :

    * Programme d’actions toutes entreprises : sensibilisation des entreprises, formation des managers.

    ** Ligue contre le cancer.

    *** Prestations applicables aux assurés du contrat Garantie Santé Macif, concernés notamment par un traitement par chimiothérapie, radiothérapie, trithérapie, quadrithérapie ou curiethérapie.

  • 5 pistes pour arrêter le tabac

    5 pistes pour arrêter le tabac

    1 Les substituts nicotiniques

    Chewing-gums, patchs, inhalateur, pastilles… À chacun le sien, en traitement simple ou combiné. Le principe ? En délivrant une dose régulière ou ponctuelle de nicotine, ils atténuent la sensation de manque lié à l’arrêt du tabac. Le dosage et la durée du traitement dépendant du niveau de dépendance du fumeur, l’idée étant bien sûr de diminuer progressivement l’apport nicotinique. Prenez quelques pastilles pendant 6 semaines pour les chanceux, à plus de 6 mois de patch + inhalateur pour les plus accros.

    Utilisables dès 15 ans, les substituts ne connaissent quasiment aucune contre-indication. Ils doivent cependant être utilisés sous surveillance médicale par les femmes enceintes et les personnes ayant eu récemment un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Depuis peu, le forfait remboursé par l’Assurance maladie sur les substituts nicotiniques prescrits par un médecin a été augmenté pour passer à 150 € par bénéficiaire et par an.

    Le contrat Santé Macif vous accompagne dans l’arrêt du tabac en remboursant les substituts nicotiniques sur ordonnance médicale.

    2 L’accompagnement psychologique à l’arrêt du tabac

    Parce que traiter le manque physique du sevrage nicotinique ne suffit pas toujours, il peut être intéressant de coupler les traitements basiques avec un suivi psychologique ou une thérapie comportementale et cognitive (TCC).

    Ces méthodes agissent directement sur les gestes et les habitudes du patient, en une ou plusieurs séances selon les cas. Elles s’avèrent ainsi très efficaces pour aider les fumeurs à se débarrasser des rituels liés à la cigarette, à gérer le stress et la mauvaise humeur, et à ne pas rechuter par exemple, s’ils sont entourés d’autres fumeurs.

    Prescrites par le médecin traitant ou le tabacologue à l’origine de la démarche d’arrêt du tabac, elles peuvent également être délivrées directement en consultation de tabacologie.

    3 Les médicaments antitabac

    Pour les fumeurs les plus dépendants, un traitement médicamenteux peut être envisagé, bien évidemment sous contrôle médical strict pour ajuster la posologie au cas par cas et éviter les contre-indications.

    Deux molécules sont actuellement disponibles : le Bupropion LP (Zyban) et la Varénicline (Champix). Ils agissent sur les mécanismes du manque et permettent de supprimer ses effets les plus négatifs. Délivrés uniquement sur ordonnance et remboursés par l’assurance maladie sous certaines conditions, ils ne sont pas adaptés aux fumeurs de moins de 18 ans et aux femmes enceintes.

    58% des fumeurs réguliers déclarent vouloir arrêter de fumer.*

    4 La cigarette électronique

    Si elle fait encore beaucoup débat faute de recul sur le long terme, la plupart des tabacologues s’accordent sur le fait que l’e-cigarette peut être un moyen efficace de réduire voire de stopper sa consommation de cigarettes ordinaires (- 9 cigarettes/jour en moyenne pour les vapoteurs(1)), qui sont considérées en l’état actuel des connaissances comme beaucoup plus nocives.

    Si on utilise des e-liquides à la nicotine, l’e-cigarette officie comme un substitut en limitant la sensation de manque liée à l’arrêt du tabac. On peut alors réduire les doses progressivement, jusqu’à la suppression totale de la nicotine. Elle évite aussi au fumeur de changer complètement ses habitudes, puisque le geste et les moments de consommation restent quasiment identiques à ceux des fumeurs.

    À savoir : La cigarette électronique validée par la Haute Autorité de la Santé

    En 2016, la HAS a publié des recommandations concernant l’utilisation de la cigarette électronique, notamment : « que l’e-cigarette peut être considérée comme un outil d’aide au sevrage » et « qu’elle constitue un outil de réduction des risques du tabagisme ». Cependant, elle ajoute que l’e-cigarette « pourrait constituer un point d’entrée dans le tabagisme » et « induit un risque de renormalisation de la consommation ». La HAS recommande donc « d’informer, sans en faire publicité, les fumeurs des avantages et des inconvénients de la cigarette électronique ».

    5 Les méthodes anti-tabac alternatives

    Même si les médecines douces ou alternatives n’ont pas véritablement fait la preuve de leur efficacité, notamment sur le long terme, elles peuvent néanmoins être à considérer pour vous aider à arrêter de fumer.

    Hypnose, acupuncture, mésothérapie (médecine antidouleur), sophrologie, relaxation, homéopathie… C’est avant tout une question de feeling personnel, et pour certain(e)s, ça marche !

    D’une manière générale, ces techniques sont plutôt à envisager en complément d’une approche classique, surtout en cas de réelle dépendance.

    L’Essentiel de l’article

    • Les substituts nicotiniques constituent un bon traitement de base. Ils sont remboursés 150 €/bénéficiaire/an.
    • Les thérapies comportementales et cognitives sont efficaces pour gérer le stress et changer ses habitudes en profondeur.
    • Les médicaments sont réservés aux plus dépendants si les autres méthodes ont échoué.

    * OMS, Tabagisme.

    (1) Tabac info Service.

  • 7 façons de lutter contre les allergies

    7 façons de lutter contre les allergies

    1 Un intérieur sain

    De nombreux allergènes se trouvent directement à l’intérieur de nos maisons : poussières, acariens, poils d’animaux, matériaux irritants… Le premier bon réflexe pour diminuer les risques d’allergies est donc de « dépolluer » son intérieur :

    • Aérez toutes les pièces au moins 5 minutes par jour.
       
    • Aérez la literie tous les jours et changez les draps souvent. Lavez-les à 60° C minimum.
       
    • Si votre salle de bain n’a pas de fenêtre, laissez la porte ouverte après les bains ou douches pour évacuer l’humidité.
       
    • Préférez des sols lisses (parquets, stratifiés, sols PVC, carrelage) aux tapis et moquettes.
       
    • Évitez les coussins, plaids, couvertures en laine, oreillers en plumes, jouets en peluche.
       
    • Évitez les parfums d’intérieur, encens, sprays, bougies et désodorisants… Ils peuvent aggraver les allergies, voire les déclencher.
       
    • Faites la chasse aux moisissures : s’il y en a sur vos murs, il y a peut-être une fuite d’eau ou une infiltration. Si vous êtes locataire, rapportez le problème au propriétaire par courrier recommandé avec accusé de réception. Il devra prendre des mesures pour régler le problème. Si vous êtes propriétaire, faites intervenir un plombier pour une éventuelle recherche de fuite.

    9% des collégiens français sont touchés par l’asthme.

    2 Des produits ménagers neutres

    Les produits ménagers sont une source importante de pollution intérieure, et donc facteurs d’allergies (directes ou indirectes parce qu’ils augmentent la sensibilité). Privilégiez donc les produits naturels comme le vinaigre blanc ou des produits bio et/ou à base de composants d’origine végétale.

    3 Des voies respiratoires dorlotées

    Est-ce utile de le rappeler ? Le tabagisme, actif ou passif, crée un terrain favorable aux allergies respiratoires. Arrêter de fumer est donc une excellente initiative pour lutter contre les allergies. Si vous vivez avec des fumeurs, aérez au maximum, videz les cendriers ou, mieux encore, laissez-les dehors (les cendriers, pas les fumeurs). Si vous sortez courir ou faire du vélo, privilégiez les itinéraires les moins fréquentés, donc les moins pollués.

    4 Des animaux sans « effet secondaire »

    Pour que nos compagnons à poils restent les bienvenus dans la maison, quelques règles simples permettent de limiter leur effet allergisant :

    • Toilettez-les et brossez-les régulièrement.
       
    • Évitez de les laisser pénétrer dans les chambres, de monter sur les canapés ou sur les lits.
       
    • Passez une brosse autocollante sur vos vêtements pour éliminer les poils.
       
    • Aspirez les sols au moins une fois par semaine (deux fois idéalement).
       
    • Évitez de vous frotter les yeux quand vous venez de les caresser (lavez-vous les mains avant).

    5 Une alimentation sécurisée

    Les allergies alimentaires peuvent avoir des conséquences très sérieuses, voire mortelles, il est donc essentiel d’éviter tout contact avec l’allergène.

    Soyez particulièrement attentif aux aliments transformés (bien lire la composition et les avertissements sur la présence d’éventuels allergènes) ou préparés par quelqu’un d’autre que vous. Nettoyez tous les mois votre réfrigérateur et vos placards. Stockez les aliments dans des boîtes bien fermées pour éviter les contaminations accidentelles.

    6 Des accessoires inoffensifs

    De nombreuses personnes présentent des allergies à des matériaux très courants comme le latex, le nickel, le chrome… S’il est assez facile d’éviter le latex (notamment grâce aux préservatifs sans latex disponibles en pharmacie et en grande surface), il n’est en revanche pas toujours aisé de connaître la composition d’un bracelet de montre ou d’une boucle de ceinture. Le plus simple est de s’en tenir aux accessoires dont on sait qu’ils sont inoffensifs pour soi : des boucles de ceinture et bracelets de montre en cuir, bijoux en or/plaqué or ou en argent, etc.

    7 Un traitement pour un jour ou pour toujours

    Vous n’avez pas pu échapper au rhume des foins ? Les antihistaminiques vendus en pharmacie sont en général efficaces, mais il convient de consulter son médecin au moins une fois sur le sujet pour s’assurer qu’il n’y a pas de contre-indication. Si votre allergie est handicapante, il pourra également vous prescrire une désensibilisation qui vous permettra peut-être de vous débarrasser du mal une bonne fois pour toutes.

    À savoir : Qu’est-ce que l’atopie ?

    C’est une réaction du système immunitaire qui se met à fabriquer des anticorps IgE spécifiquement en réaction à un allergène précis et uniquement dirigés vers celui-ci. L’asthme, le nez qui coule, la conjonctivite allergique (les yeux rouges) et la dermatite atopique (eczéma) sont les signes les plus courants de l’atopie.

    L’Essentiel de l’article

    • Aérer son logement tous les jours pour renouveler l’air, chasser les allergènes et éviter l’humidité.
    • Remplacer les produits ménagers classiques par des produits à base de composés naturels.
    • Faites la chasse aux poils d’animaux en les brossant et en aspirant souvent les sols. Limitez leur accès aux chambres et au canapé.
    • Lisez attentivement la composition des aliments transformés et traquez les allergènes dans les vêtements, bijoux et autres accessoires en contact avec la peau.

    ANSES, https://www.anses.fr/fr/content/pollens-et-moisissures-de-l%E2%80%99air-ambiant-dans-les-outre-mer-mieux-les-conna%C3%AEtre-pour-mieux

    American College of Allergy, Asthma & Immunology