Qui a eu l’idée de créer la sécurité sociale et quand ? Est-ce qu’aller chez le médecin ou le dentiste, c’est gratuit ? Qui finance les 183 milliards d’euros de la branche maladie ? Avec des archives et des questions d’enfant, plongez dans l’histoire et les mécanismes de la sécurité sociale en 3 minutes.
Épisode 2 : C’est quoi une mutuelle ?
Les mutuelles, c’est quoi ? À quoi ça sert exactement ? Avec des exemples et des cas concrets, comprenez enfin les rouages de ces institutions qui participent à la qualité et la réputation du système de santé français en 3 minutes.
Épisode 3 : comment fonctionne le duo Sécu – mutuelle ?
Dans de nombreux pays, les citoyens doivent débourser des milliers d’euros chaque année pour se soigner, pas en France. Pourquoi ? Grâce à une complémentarité entre la sécurité sociale et les mutuelles. On vous explique comment, à travers des exemples concrets et des comparaisons internationales en 3 minutes.
Épisode 4 : Comment fonctionnent les remboursements à la pharmacie ?
Un matin, Marin, se réveille patraque, avec le nez qui coule. Après son rendez-vous chez le médecin, il court à la pharmacie pour acheter ses médicaments. Combien ça va lui coûter ? Devra-t-il payer ses médicaments ? Dans quel cas, et pourquoi ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !
Épisode 5 : Comment fonctionnent les remboursements à l’hôpital ?
Mamie Violette a la vue qui baisse. Elle doit se faire opérer de la cataracte. Marin l’accompagne et sur la route, il se demande combien ce passage à l’hôpital va lui coûter ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !
Épisode 6 : Remboursements de vos lunettes
En pleine partie de jeu vidéo, Marin constate qu’il ne voit plus très bien son écran. Impossible de battre le boss ! Il va avoir besoin de lunettes… Chez quel spécialiste doit-il aller ? Combien ça va lui coûter ? Avec des exemples et des cas concrets, on vous aide à mieux comprendre vos remboursements santé en moins de 4 min !
« Jamais je n’ai été aussi en forme que depuis que je suis végétarien ! » Après une heure de foot en salle, Jérémy rayonne. Masseur-kinésithérapeute et sportif convaincu, ce père de 39 ans ne mange ni viande ni poisson depuis près de cinq ans. Comme sa femme, comme ses enfants, comme ses frères et sœurs, et 1,4 millions de Français(1). Ce sont surtout des préoccupations écologiques qui l’ont amené à faire ce choix. Et il ne le regrette pas, puisqu’il se sent parfaitement bien dans son corps : « Je n’ai jamais eu de quelconque problème de santé. Pas de fatigue, pas de déprime… »
Régime végétarien : des risques peuvent exister
Stanislas Kran, qui se définit comme un ancien « très mauvais végétarien », l’a observé et a d’ailleurs raconté son aventure dans un livre L’Expérience alimentaire (éditions Grasset) : « C’est en 2013 que, du jour au lendemain, j’ai foncé dans ce régime tête baissée, car je lisais partout que c’est très facile de devenir végétarien. En réalité, ça n’a pas été si simple. D’autant que, par souci de cohérence, je suis rapidement devenu quasiment végétalien (aucune consommation de produits d’origine animale, ce qui exclut le lait et les œufs ou encore le miel, ndr). Les effets sur mon corps ont été un affaiblissement généralisé, un amaigrissement, une perte de masse musculaire… Le tout associé à de la fragilité psychique et des symptômes dépressifs que j’ai fini par attribuer à une carence en tryptophane, un acide aminé précurseur de la sérotonine. »
Ce documentariste pour la télévision s’est décidé au bout de deux ans à faire une prise de sang qui a dévoilé une carence en vitamine B12, l’obligeant à faire machine arrière.
Le végétarisme n’est pas fait pour tout le monde
Son témoignage n’étonne pas les experts de la nutrition, lesquels expliquent facilement ces troubles physiques. « Pour la majorité des enfants et des adultes, le régime végétarien ne répond pas correctement aux besoins nutritionnels. Les produits carnés sont en effet indispensables pour les apports en fer, de même que les produits de la mer le sont pour ceux en DHA (acide docosahexaénoïque), un acide gras essentiel pour le fonctionnement et le développement du cerveau, explique Patrick Tounian, chef du service de nutrition et gastro-entérologie pédiatriques de l’hôpital Trousseau (Paris). Les végétaux riches en fer, comme les épinards ou les légumineuses, ne peuvent pas remplacer les produits carnés, car le fer qu’ils contiennent est huit fois moins bien absorbé par l’intestin. »
Même son de cloche chez le Docteur Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste et chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille ayant rédigé un ouvrage sur la question intitulé La viande : Un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout (Editions Buchet-Chastel) qui apporte certaines précisions : « Il faut distinguer le régime végétarien et le régime végétalien, ce dernier étant plus problématique en raison du manque de calcium, surtout concernant les personnes âgées, et les enfants en croissance. Pour le régime végétarien, les études montrent globalement des déficits de certains nutriments : il y a un peu moins de fer, de calcium et d’iode ou encore de zinc dans le sang des végétariens que dans celui des omnivores. Sans poisson, il y a aussi un déficit d’oméga-3. Ce n’est pas dramatique même si le cerveau et la vision peuvent être impactés, mais ça peut être dangereux pour les enfants, les femmes allaitantes et les femmes enceintes. »
En moyenne, on remarque également plus de cas d’ostéoporose et de fracture chez ceux qui ne mangent pas de viande ou de poisson.
Savoir pallier aux carences
« La vitamine B12 est cruciale pour le système sanguin ou nerveux et elle n’est pas apportée par les végétaux. Si bien qu’au bout de trois à cinq ans, si aucun supplément n’est apporté, des troubles apparaissent : paralysie, dépression, anémie… On l’observe souvent, explique Patrick Tounian. Pour la vitamine B12 et le fer, les prises de compléments sont indispensables, sauf peut-être pour les rares individus qui possèdent un variant génétique leur permettant d’absorber anormalement le fer végétal et peuvent ne pas être carencés malgré l’absence de consommation de produits carnés. Pour le DHA, des compléments sont aussi nécessaires. »
C’est pourquoi Alice, kiné elle aussi, absorbe quotidiennement des compléments alimentaires, à l’instar de son confrère Jérémie. « Mais j’en prenais déjà avant de devenir végétarien, parce que je manquais de fer, détaille la trentenaire, qui indique que ses analyses médicales sont très bonnes. Je n’ai pas de cholestérol, pas de carence ou autre mauvais signal. Je dirais même que je me sens en meilleure santé depuis que je suis végétarienne : on a moins de ballonnements, de problèmes digestifs quand on retire la viande de son alimentation. Je ressens du confort, de l’énergie à force de végétaliser mon assiette. » Ses conseils, pour ceux qui seraient intéressés ? « Ne pas simplement supprimer la viande ou le poisson ! » De son côté, Jérémie recommande « d’y aller doucement, en se renseignant ».
Il faut transformer son alimentation, découvrir des recettes et réapprendre à composer un repas. C’est une nouvelle façon de s’alimenter .
Alice, kiné et végétarienne
« Nous, les scientifiques, préconisons de manger plusieurs fois végétariens dans la semaine plutôt que d’adopter un régime végétarien strict, conclut le Dr Lecerf, membre de la Société française de nutrition. Davantage de fibres, de fruits, de légumes… Le régime végétarien apporte des avantages par rapport à une mauvaise alimentation occidentale, on ne peut pas le nier. Mais il faut trouver le bon équilibre, en considérant notamment le système osseux et nerveux. Statistiquement, les végétariens font par exemple plus d’AVC, mais présentent moins de diabète et de pathologie cardio-vasculaire. Quant aux cancers, on ne sait pas, ce n’est pas très clair. »
À chacun son équilibre en se faisant accompagner !
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L’Essentiel de l’article
Le végétarisme consiste à ne pas consommer de chair animale (ni viande ni poisson)
Le régime végétarien n’est pas adapté à tout le monde, des carences peuvent subvenir
Se faire accompagner permet d’adapter son alimentation au plus proche de ses propres besoins
Mi casa es su casa est une expression qui traduit, certes, votre sens de l’accueil vis-à-vis d’autrui, mais il n’empêche que le logement reste avant tout un prolongement de soi-même. En particulier depuis les récents confinements et l’essor du télétravail qui ont conduit bon nombre de personnes à repenser l’habitat différemment.
Se sentir d’abord chez soi
Lorsqu’elle quitte le domicile familial pour aller étudier en fac d’Histoire à Tours, Marguerite emménage dans un petit studio proche de l’université. « Ce n’était pas grand, mais c’était chez moi », raconte elle. « Hormis mes vêtements et quelques objets personnelles, je n’ai rien déménagé car je voulais avoir l’impression d’écrire un nouveau chapitre à partir d’une page blanche ». Pour ce faire, la jeune femme se rend dans une célèbre enseigne d’ameublement suédoise, dans laquelle elle compose ce qui deviendra à la fois un refuge après les cours, un lieu de fête avec ses amis et un cocon pour les week-ends où elle ne rentre pas chez ses parents.
« Mon logement était d’abord un espace personnel. Pour me démarquer, je l’ai donc personnalisé autant que possible en affichant des posters, en chinant des bibelots en brocante et élevant quelques plantes vertes. C’était à mon image, mais en grandissant, j’ai fini par me sentir à l’étroit avec toute cette déco et aujourd’hui, je suis davantage partisane de la sobriété. »
Avec les confinements à répétition, l’usage-même du logement a fini par changer, en particulier depuis que le télétravail est entré dans les mœurs. « Mon job de graphiste me permet de régulièrement travailler chez moi », pose Jacques, qui réside dans la banlieue lyonnaise. « Cependant, j’accorde beaucoup d’importance à séparer vie pro et vie perso. C’est pourquoi j’ai transformé mon dressing en bureau, de telle sorte que, quand je suis posé dans le salon, je n’ai pas la sensation d’avoir le travail qui m’appelle. »
Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Ce précepte cher aux Allemands se matérialise à travers la méthode AIBI (pour Aménagement d’Intérieur Basé sur l’Introspection), conceptualisé par la décoratrice Nafi Rêve, et qui commence par identifier un besoin prioritaire (un espace de lecture ou de cuisine par exemple), avant de l’aménager en fonction de la surface disponible. Comme une sorte de feng-shui moderne, la dimension purement ésotérique en moins.
Faire plus avec moins
Le manque d’espace est en effet souvent le premier obstacle à surmonter, en particulier dans les grandes villes. « Lorsque j’ai fait des travaux dans mon petit appartement parisien, j’en ai profité pour casser les combles et au final, j’avais l’impression d’avoir gagné 8m² », témoigne Anne-Laure, propriétaire depuis 2014. Son locataire, Fred, la trentaine, n’a jamais entendu parler de la méthode AIBI, mais il a un truc pour se sentir à l’aise dans moins de 30m² : le tri. « Tous les ans, je me prends un week-end pour faire le point sur les objets et, surtout, les vêtements dont je n’ai plus besoin. J’en revends certains en ligne et je donne le reste à une association. Au quotidien, je me pose la question de savoir si j’ai vraiment besoin d’acheter tel ou tel truc. » Comme pour rappeler que la sobriété est souvent la clé du confort au sein du logement et que ces nouvelles habitudes riment souvent avec : « se recentrer sur l’essentiel ».
• AIBI : L’Aménagement d’Intérieur Basé sur l’Introspection est une méthode élaborée par l’instagrammeuse Nafi Rêve qui consiste à aménager une pièce de la maison en fonction de ses besoins véritables et du ressenti que l’on souhaite en retirer. • Feng shui : Expression chinoise signifiant “le vent et l’eau” et désignant un concept d’organisation d’un lieu de vie ou de travail dans le but de renforcer l’énergie vitale de son occupant.
• Home organizing : Ensemble de techniques de développement personnel popularisées par la consultante japonaise Marie Kondō. Le home organizing consiste en une méthode de rangement très précise qui vise à désencombrer la maison. On peut le pratiquer en faisant appel à un coach spécialisé.
• Sur-mesure : Pour optimiser l’espace, mieux vaut éviter les meubles préfabriqués qui ne correspondront pas forcément à la disposition du logement. Les rangements coulissants représentent une solution optimale, de même que le remplissage des espaces vides (sous un escalier par exemple).
• Swedish Death Cleaning : Pour vivre heureux, vivons légers ! Cette méthode d’inspiration scandinave consiste à ne garder que les objets que nous considérons essentiels et à faire une bonne action en donnant les autres.
• Zen To Done : Méthode développée par l’auteur américain Leo Babauta selon laquelle une vie bien organisée commence par une to-do-list de tâches à exécuter au quotidien. A essayer pendant un mois.
Locataire ou propriétaire, l’important est de se sentir bien chez soi
Plus qu’une tendance, mieux qu’une mode : depuis quelques années, les produits d’entretien faits maison ont le vent en poupe. En témoigne cette étude Ipsos publiée en 2019, selon laquelle 24 % des Français déclaraient en fabriquer eux-mêmes pendant que 46 % envisageaient de s’y mettre dans les cinq ans.
Pourquoi fabriquer soi-même ses produits ?
Les avantages de cette nouvelle habitude semblent, en effet, évidents. « On peut gérer la composition des produits, qui seront au nombre de deux ou trois et d’origine naturelle par rapport aux centaines de molécules potentiellement chimiques retrouvées dans les produits du commerce. Ensuite, on peut faire jusqu’à 85 % d’économie : on estime les dépenses d’un foyer dans les produits ménagers conventionnels à 240 euros par an alors qu’on peut descendre aux alentours de 35 euros en les confectionnant soi-même. Contrairement à ce que l’on croit, c’est très rapide et très simple, explique Laetitia Dartout, fondatrice de Naturel Factory (une start-up spécialisée dans ce domaine). Sans oublier les bénéfices sur l’environnement. Depuis deux décennies, des études démontrent que les produits maison sont moins néfastes. Le déversement des molécules de synthèse dans l’environnement, notamment aquatique, engendre de nombreux problèmes liés à l’effet cocktail de ces mélanges de produits. »
Des arguments qui convainquent puisque d’après l’étude Ipsos, 56 % des personnes interrogées fabriqueraient leurs produits ménagers dans le but de consommer moins et 45 % pour des raisons de santé.
Nous faisons deux cent trente lessives conventionnelles par seconde en France !
Laetitia Dartout, fondatrice de Naturel Factory
Le fait maison, bon pour la santé ?
Les raisons de santé, justement, se justifient-elles vraiment ? « Bicarbonate de soude, vinaigre blanc, savons noir et de Marseille, huiles essentielles… Si je préfère parler de produits ménagers anciens ou “de grand-mère” plutôt que “faits à la maison”, ils sont effectivement très souvent dénués d’effets délétères et moins nocifs que les produits industriels, répond le Dr Jean Lefèvre, médecin et membre de l’Association Santé Environnement France. Il est aussi possible de préparer chez soi des crèmes à récurer utiles pour nettoyer lavabos, vitres ou autres bacs de douche : elles ne sont jamais toxiques, tant qu’on n’utilise ni soude caustique ni eau de javel. Les cristaux de soude sont, eux, à éviter compte tenu de leur agressivité pour la peau et les yeux. Comme les huiles essentielles, certaines d’entre elles ayant des effets secondaires et pouvant agir comme des perturbateurs endocriniens (comme l’huile essentielle de lavande, ou de l’arbre à thé). »
Et le professionnel de santé de préciser : « Lorsque les produits que l’on fabrique soi-même ne comportent que des composants simples comme ceux cités, les seuls problèmes de santé que l’on risque de rencontrer sont dus au vinaigre blanc (surtout supérieur à 8 %) entraînant parfois des vapeurs inhalées ou des brûlures oculaires. Le bicarbonate de soude n’a quant à lui pas d’effets notables sur la santé, tandis que les savons noirs en tant que produits ménagers sont très bien tolérés. De même que le savon de Marseille, utilisé pour le ménage ou la lessive. Par contre, l’un comme l’autre sont à éviter pour l’hygiène : les premiers, très concentrés, peuvent être irritants et les seconds desséchants à la longue. »
Enfin, la Terre s’en porterait également mieux : les produits maison émettraient moins de composés organiques volatils et pollueraient « bien moins que leurs équivalents industriels », d’après l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe).
Comment bien réaliser ses produits ?
Reste à ne pas se tromper de recette, au risque de se retrouver avec des résultats pour le moins décevants. Ce qu’a vécu Sarah, maman de 33 ans qui attend sa deuxième fille et qui a longtemps conçu ses propres produits… avant de revenir à des produits bios, du moins en partie. « Pendant une période, j’étais vraiment à fond dedans. Et puis, j’ai remarqué des problèmes d’efficacité. Notamment pour le linge, ça encrassait ma machine et ça ne lavait pas très bien les vêtements d’enfant. Ne parlons même pas des fringues de sport, une catastrophe niveau odeur, témoigne-t-elle, les mains posées sur son ventre gonflé. Pourtant, j’ai testé trois ou quatre formules… Finalement, je suis reparti sur une bonne lessive en poudre. En revanche, j’ai conservé des choses. Comme le vinaigre ou le bicarbonate, par exemple, pour les WC et la douche. »
Dans le parcours du fait maison, des pièges plus embêtants peuvent néanmoins apparaître : « Il y a des erreurs classiques. La première règle, c’est qu’il faut utiliser deux ou trois, voire quatre produits au maximum. Jamais au-delà. Bien souvent, l’eau simplement combinée à du vinaigre est extrêmement efficace ! D’autre part, certaines recettes ne sont pas bonnes. Ainsi, mélanger du bicarbonate avec des cristaux de soude est l’équivalent cuisine de l’ajout de sel fin puis de gros sel dans un même plat. Aussi, le vinaigre peut annuler les actions du bicarbonate » indique Laetitia Dartout.
Selon son expérience, « La clé est de comprendre les matières premières, les ingrédients à utiliser. Jouer avec le pH, savoir que le vinaigre d’alcool ou ménager et le citron sont des acides faibles, se rappeler que le bicarbonate et son grand frère les cristaux de soude font parties des basiques, choisir du bon savon de Marseille et du bon savon noir, utiliser le percarbonate pour l’action blanchissante, jongler avec quelques argiles pour le nettoyage à sec, s’aider de quelques huiles essentielles avec modération… »
À vous de composer !
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L’Essentiel de l’article
Vinaigre blanc, bicarbonate de soude et savon de Marseille sont les essentiels
Si l’on en croit les chiffres de l’Insee, le taux de divorce en France se situe depuis l’an 2000 aux alentours de 50%. Autrement dit environ un couple marié sur deux devrait être amené à divorcer. La situation n’a donc rien d’inédite. Il n’empêche que pour un enfant, la séparation de ses parents peut provoquer un véritable séisme.
À ce titre, selon une publication de la psychologue clinicienne américaine JoAnne Pedro-Caroll, les trois facteurs qui affectent le plus le bien-être des enfants, pendant et après la séparation ou le divorce de leurs parents, sont les suivants : le degré et la durée des hostilités entre les parents, la qualité des pratiques parentales et la qualité de la relation parent-enfant. Trois facteurs qui peuvent être contrôlés par les parents à condition de trouver les ressources nécessaires pour y parvenir.
Après une première vie de cadre dirigeante et d’entrepreneuse, Isabelle Jordan est devenue médiateur familial diplômé d’état. Elle reçoit quotidiennement dans son cabinet des couples qui se séparent dans des conditions houleuses pour leur proposer sa méthode : « La médiation familiale c’est une méthode pour désactiver les conflits qui travaille sur leurs deux causes principales : les erreurs d’interprétations et la sensation d’impuissance. L’objectif est d’éclairer ce qui a causé les erreurs d’interprétation et de permettre à chacun de se responsabiliser en donnant un champ d’action. Les conflits seront toujours là, mais ils seront moins inflammables ».
En déminant les principaux motifs de désaccord, la médiation familiale peut ainsi aider à apaiser et équilibrer les situations parentales. Il est même parfois utile d’y avoir recours en amont de la séparation pour la préparer, déblayer le terrain et permettre à chacun de reprendre sa part de responsabilité.
Séparation : l’enfant n’est pas un intermédiaire
L’un des dangers principaux en cas de séparation conflictuelle est d’impliquer les enfants dans le conflit. C’est une règle d’or, l’enfant ne doit en aucun cas être partie prenante. Des études le démontrent, les enfants ne vont pas forcément moins bien si leurs parents se séparent : « En revanche ils vont moins bien si leurs parents sont dans des conflits épouvantables et encore moins bien si on leur dit « ton père est un menteur ou ta mère est méchante ». Les qualificatifs et les jugements sur l’autre sont à proscrire » juge Isabelle Jordan.
Selon la médiatrice familiale, le besoin premier des enfants, qu’ils soient très jeunes ou adolescents est la sécurité. Un besoin qui passe notamment par le soutien et l’attention des deux parents. Attention donc à ne pas se battre pour le temps de garde et à faire de l’enfant, l’enjeu d’un règlement de compte qui ne le concerne pas : « En médiation j’entends souvent des gens qui font de la comptabilité, sur le nombre de jours où ils ont l’enfant. On a une compétition sur les termes de la garde alternée. Or mieux vaut moins de temps, mais du temps de qualité qui permet de consacrer plus d’attention à l’enfant » conclut Isabelle Jordan.
Thérapie Familiale VS Médiation Familiale
Lors d’une séparation conflictuelle, thérapie familiale et médiation familiale présentent chacune des intérêts, mais ce sont deux démarches finalement assez différentes. La médiation familiale est une démarche d’origine canadienne qui vise à résoudre les conflits. Elle implique un travail en présence des différentes parties qui se focalisent sur le présent et recherchent des solutions concrètes . En somme, cela n’est pas de la psychanalyse. La thérapie familiale va naviguer entre le passé, le présent et le futur, chercher à comprendre les origines, interroger les causalités du conflit. Le thérapeute aide à décortiquer les systèmes de relation afin de provoquer un changement pour adoucir les difficultés.
Enfin, pour assurer le bien-être de l’enfant lors d’une séparation conflictuelle, un suivi psychologique peut également lui être proposé afin de lui offrir un espace d’expression neutre qui n’implique aucun de ses deux parents.
Quand Simone, un petit bouledogue français de deux ans s’arrête en pleine rue et se couche au sol ou qu’elle se gratte, sa maîtresse Angie est parfois décontenancée. Elle ressent même un peu de frustration : « J’aimerais savoir si c’est parce qu’elle a une démangeaison, pour évacuer un éventuel stress, ou pour faire passer un massage. »
Comme pas mal de maîtres, cette trentenaire bien dans ses baskets aimerait mieux comprendre ce que ressent son chien. Julie Faure est comportementaliste. Son métier, c’est justement (entre autres) d’aider les gens à décrypter les comportements de leurs chiens : « Quand on appelle un chien et qu’il renifle le sol, se gratte ou fait semblant de ne pas entendre, c’est souvent parce qu’il n’est pas à l’aise avec ce qu’on lui demande de faire », estime-t-elle. Selon celle qui exerce son métier depuis cinq ans, les gens ont bien souvent tendance à ne pas bien interpréter certains signes. Il faut dire qu’entre l’homme et son meilleur ami, le dialogue est parfois complexe. Pourtant, certains signes ne trompent pas.
74% des propriétaires de chien
voit leur animal comme un membre de leur famille. (1)
Marques d’affection ou de stress ?
« Un chien qui lèche le visage, c’est un signe d’affection. Renifler, lécher, venir vers vous, mordiller, ce sont des signes sociaux positifs », explique Emmanuelle Titeux, docteure vétérinaire spécialisée en médecine du comportement. À l’inverse, certains signes dénotent eux du stress ou une réponse à une menace.
Cette spécialiste en éthologie canine l’exposait ainsi dans un article scientifique intitulé Relations hommes-chiens, les nouvelles hypothèses : « Les signes de stress définis par tous les scientifiques, notamment Beerda en 1997, sont parfaitement connus : bâillement, halètement, langue sortie, patte levée, léchage de la truffe, ébrouement. Pour ce qui est du détournement de regard ou de la tête, ce comportement correspond à la réponse d’un chien à la menace d’un autre. »
En revanche, ils ne sont en aucun cas des signaux envoyés aux humains, juste des réactions épidermiques à des situations données : « Les gens ont tendance à vouloir surinterpréter leurs chiens. Le chien n’envoie de signaux à personne. »
Faire appel à un comportementaliste canin
Julie Faure rencontre des chiens et leurs maîtres quotidiennement depuis cinq ans. Elle a donc eu l’occasion de constater que pas mal de propriétaires de chiens, très attachés à leur animal, avaient tendance à verser dans l’anthropomorphisme. Par exemple en les laissant dormir avec eux et s’allonger sur leurs oreillers. Ce qui n’est pas forcément souhaitable : « Certains pensent que si le chien vient dormir sur leur oreiller c’est parce qu’il aime son maître. Or pour l’animal : c’est aussi une manière de dire à son maître : “Tu es ma ressource.” Je te protège, mais c’est moi qui décide. » Les risques, c’est aussi que les chiens qui dorment avec leurs maîtres voient leur instinct de protection et d’exclusivité renforcé. Ou qu’ils prennent une fâcheuse habitude : « Les chiens qui attrapent vos chaussures quand vous devez partir, ce n’est pas pour dire : allons jouer. En réalité, ce geste n’a rien de rigolo, il veut dire : “Je ne t’ai pas autorisé à partir.” »
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L’Essentiel de l’article
Il faut être attentif au comportement de son animal sans surinterpréter les signaux
Les chiens ont besoin de moments de tranquilité et de repos
Le vétérinaire peut vous aider à comprendre le comportement de votre animal
En France, un foyer sur deux possède un animal de compagnie(1). Ils entrent donc forcément dans l’équation au moment d’un événement tel qu’un déménagement. « C’est une source de stress pour tout le monde », explique Jasmine Chevallier, qui est aussi consultante en médecine du comportement à Paris, dans le Var et le Loir-et-Cher. Des différences notables sont néanmoins à signaler selon les animaux, notamment entre le chat et le chien.
Recréer ses repères pour le chat
Le chat est en effet un animal attaché à son territoire et il a davantage de difficultés à transposer ses repères. « Son équilibre repose sur son petit chez lui, prévient la vétérinaire. Il faut faire attention à ce qu’il ne s’enfuie pas lors d’un déménagement, ça arrive parfois. Il lui faut une pièce où être tranquille pendant la pire phase du déménagement, quand il n’y a plus rien dans une maison et qu’il y a du désordre dans l’autre. C’est bien de l’isoler avec sa litière, en lui laissant de quoi manger et son panier, pour qu’il ait un peu de calme. En cas d’impossibilité, la solution peut être de le confier quelques jours à un proche pour éviter l’effervescence des cartons et des meubles qui bougent dans tous les sens. Les chats ont du mal avec ça. »
Des conseils qu’Aline, 26 ans, a appliqués avec son compagnon Minouchaton : « Quand le mobilier change, il est un peu déconcerté. Il se cache, il tourne un peu en rond, il lui faut une quinzaine de jours d’adaptation. Il avait besoin d’être rassuré alors je lui ouvrais les pièces petit à petit, pour qu’il explore à son rythme, qu’il n’ait pas trop d’informations en même temps. »
Cassandre, 24 ans, a aussi utilisé un diffuseur de phéromones pour « apaiser et mettre en confiance » son petit Sloop, sentant qu’il était stressé dans son nouveau logement. « Tant qu’il est inhibé, on le laisse dans une seule pièce, confirme la vétérinaire Jasmine Chevallier. Une fois qu’il est détendu, on lui ouvre le reste de la maison, et ensuite l’extérieur. Son état détermine le moment où il est prêt. Pour certains chats, ça prend trois heures, pour d’autres trois semaines. »
Ne pas tout bouleverser pour le chien
L’adaptation est généralement plus simple pour un chien puisque ses repères sont avant tout humain. « Le chien est un animal social, son groupe est primordial et il ne le perd pas dans le déménagement, confie la vétérinaire. Il convient avant tout de garder ses habitudes. Il peut aussi être indiqué de lui faire visiter le nouveau logement, par exemple de l’emmener quand on va prendre des mesures. »
Soucieuse de ne pas trop perturber son husky, Cassandre a fait le choix de déménager en deux temps : « On a attendu que les petits travaux soient finis avant de l’accueillir dans le nouvel appartement. Tout était en place, il n’était pas au milieu du bruit, de la poussière, des odeurs de peinture… Il est arrivé dans le contexte le plus serein possible. »
En clair, le mot d’ordre pour qu’un déménagement se passe au mieux : tranquillité et sérénité pour des animaux moins stressés !
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L’Essentiel de l’article
Les chats ont besoin de leur espace, les chiens de conserver une routine
Si possible, éviter la présence de votre animal lors des peintures ou la présence de poussière
Faire preuve de patience est essentiel
(1) Fédération des fabricants d’aliments pour animaux familiers (FACCO)
Quand Vincent et Marine se séparent après plusieurs années de vie commune, une question se pose immédiatement : qui gardera Shadow, l’adorable teckel à poil ras, qu’ils ont acquis ensemble un an plus tôt ? La décision menace de devenir un sujet de conflit supplémentaire au cœur d’un moment toujours délicat à gérer : « Au début, Marine voulait garder le chien. J’ai dû lui rappeler qu’on l’avait acheté à deux et que je m’étais engagé avec elle à prendre Shadow. Je lui ai donc proposé une garde alternée », raconte Vincent, office manager dans une entreprise de communication.
Entre ce quadragénaire et son ex-compagne, l’idée sera validée après quelques tractations, en bonne intelligence. Désormais Shadow partage son temps entre l’appartement de Vincent et celui de Marine sans qu’une règle précise ait été mise en place entre les deux ex-conjoints : « En réalité, on se partage la garde en fonction des impératifs de chacun. Si elle est en déplacement pour son travail, c’est moi qui ai Shadow. On n’est jamais exactement sur deux semaines de garde chacun, mais on fait en sorte que cela soit équitable. »
68% des Français
estiment que leur animal de compagnie fait partie de la famille. (1)
Que dit la loi ?
Si comme dans le cas de Vincent et Marine, la garde alternée est parfois décidée par les propriétaires, rien ne l’oblige dans la loi française, muette sur cette question. Ce qui peut poser problème en cas de conflit. En revanche, l’Espagne a choisi de légiférer sur le sujet. Depuis janvier 2023, la loi permet de statuer en cas de désaccord entre les conjoints et le juge peut désormais acter le fait que chats, chiens et autres animaux séjourneront chez leurs deux maîtres, chacun leur tour. Ou attribuer la garde à l’un des deux conjoints, avec la mise en place d’un droit de visite pour l’autre. À l’heure de statuer, le juge doit toujours prendre en compte l’intérêt et le bien-être de l’animal, un peu comme il le ferait avec des enfants mineurs en cas de divorce.
Le bien-être de l’animal : priorité n°1
Le bien-être de l’animal est-il d’ailleurs impacté en cas de séparation ? La comportementaliste pour chiens Julie Faure n’est pas loin de le penser : « La garde alternée peut poser problème au niveau de l’équilibre du chien qui doit faire un double travail pour s’adapter à deux environnements différents. J’ai par exemple vu des chiens qui n’étaient plus propres ou qui devenaient destructeurs. Ceci dit, parfois cela se passe aussi très bien. Cela dépend avant tout des maîtres. »
Dans le cas de Shadow, tout va bien. Le teckel à poil ras de 2 ans n’a pas changé de comportement après la séparation de ses maîtres et semble vivre la garde alternée sans aucune difficulté. Vincent n’a d’ailleurs remarqué aucun signe de stress ou de mécontentement chez son chien, au contraire : « Tant que le chien est bien traité par deux maîtres aimants, je pense que tout se passe bien. Quand je récupère Shadow, il me fait la fête et c’est la même chose avec mon ex. En fait c’est presque comme un enfant de divorcés. D’ailleurs, il a aussi tout en double. Même les cadeaux de Noël. »
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L’Essentiel de l’article
Le bien-être de l’animal doit primer
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C’est une évidence, mais il faut bien sûr être attentif à tous les signes que peut communiquer le nourrisson, et ce dès les premiers mois. « À une période, on disait qu’il fallait laisser pleurer le bébé , explique Isabelle Iserable, psychomotricienne à Marseille. Mais non : il faut être à l’écoute de cet être qui manifeste des émotions, pour que l’enfant soit rassuré et qu’il ressente la sécurité interne essentielle à son développement. » Au fil du temps, et en fonction des réponses apportées par les parents, le bébé va développer des récurrences spécifiques, qu’il faudra décoder, comme l’ont observé Guillaume et Stéphanie sur leur bébé de 14 mois : « Quand il commence à avoir faim, il a un pleur qui est différent des autres. Même si d’autres fois, on ne sait pas pourquoi il crie, ou pourquoi il fait tel geste, alors on essaye différentes choses. Bref, on apprend sur le tas ! »
Pour aider le bébé à comprendre et communiquer ses propres émotions, il est essentiel d’établir très tôt une communication. Parents d’un garçon de 4 ans, Pierre et Mylène, musiciens professionnels à Toulouse, se souviennent avoir appliqué très tôt cette méthode. « On lui a toujours parlé comme à un “adulte”, un être conscient, mais en marquant bien plus les émotions dans nos intonations, pour l’encouragement ou pour le reproche. » Le champ visuel du bébé étant encore très limité, il ne faut pas hésiter à se placer très près de lui. Le couple poursuit : « On s’amuse à faire des grimaces et il est toujours amusant de le voir les reproduire. Ça l’aide à prendre conscience de son visage, de son corps, de ses capacités d’expression. » Côté expert, la psychomotricienne précise : « Il faut aussi éviter de charger la pièce de jeu, notamment en enlevant les écrans. » Limiter le nombre de jouets et « mettre en scène » des émotions précises (à travers des histoires, marionnettes, imagiers…) sont aussi de bons moyens de développer sa façon de communiquer.
« Le conseil qu’on donne le plus souvent aux parents, c’est de marquer, surjouer les émotions »
Isabelle Iserable, pédopsychiatre
Une question de tonus
Pleurs, sourire, gestes, regards… Les indices sont nombreux. Mais la communication passe aussi par des signes très subtils. Les psychomotriciens parlent ainsi de « dialogue tonique », selon un terme forgé en 1930 par le psychologue Henri Wallon, pour souligner la façon dont les émotions entre parents et enfant sont directement échangées.
En résumé, le bébé communique un certain tonus (une tension, ou au contraire une satisfaction), mais, comme détaille Isabelle Iserable : « Le bébé va également instinctivement se caler sur notre tonicité. Donc il est important que le parent soit dans une attitude de détente quand il prend l’enfant dans ses bras. » Les coussins dits d’allaitement ou de maternité peuvent ainsi servir à rassurer un jeune parent qui aurait peur de mal tenir son bébé – et donc de calmer ce dernier.
Les psychomotriciens peuvent également former au portage à l’écharpe, dont la proximité (plus encore que le porte-bébé) « rassure l’enfant et favorise la conscience de son corps ». Même si, bien sûr, un parfait contrôle de ses émotions reste impossible, comme a pu le constater Mylène : « Je me souviens quand je préparais un concours de musique, pendant deux mois mon fils dormait très mal, il sentait que j’étais tendue. Dès le lendemain du concours, il a de nouveau dormi comme un charme. » Guillaume et Stéphanie ont vécu la même expérience lors des préparatifs d’un déménagement compliqué.
Le recours au langage signé
Par ailleurs, de plus en plus de parents s’initient, dès les 6 mois, à la technique des signes pour bébé – basée sur une simplification de la langue des signes. Une manière d’exprimer des besoins précis : « besoin d’aide », « encore », « manger », etc. Attention de ne pas y voir une solution miracle, et de l’utiliser en complément de la parole. Mais pour la psychomotricienne Isabelle Iserable, son développement est une bonne chose : « ça permet d’éviter des frustrations, qui peuvent donner des enfants colériques. Et des études tendent à montrer que cela facilite l’acquisition de la parole », en ancrant le langage dans des besoins corporels. Pierre et Mylène s’y sont essayés, tout comme Guillaume et Stéphanie, à l’aide d’un livre et de vidéos YouTube : « Il commence même à nous répondre. » Bref, pas besoin d’attendre pour communiquer avec son bébé : cela se fait dès les premières semaines.
Qui a dit que le rôle de parent était un jeu d’enfant ?
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L’Essentiel de l’article
Observez votre bébé, il vous envoie de nombreux signes
Le bébé cale son énergies et ses émotions sur celles de ses parents
Il existe de nombreux moyens de communiquer avec votre bébé, trouvez le vôtre !
Les conclusions du rapport des 1 000 premiers jours de l’enfant, présidé par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik et remis au ministère des Solidarités et de la Santé en septembre 2020 sont formelles : pour son bon développement psychique et affectif, un bébé a besoin d’un lien d’attachement sécurisant avec au moins un adulte. Plus tard, cet attachement sera crucial pour le développement de ses capacités à s’exprimer, à voir, sentir, toucher, mais aussi sa confiance en lui et sa capacité à nouer des relations stables et de qualité. Ce n’est pourtant pas chose évidente. D’après un récent rapport de l’association caritative londonienne Sutton Trust, environ 40 % des enfants manqueraient d’un attachement fort avec leurs parents. Mais alors, quelle est la recette magique ?
Attachement naturel ou à travailler ?
Oubliez les méthodes élaborées, l’attachement d’un enfant à ses parents se tisse très naturellement dès ses premiers instants de vie. « Le regard fonde rapidement quelque chose de très intense, bien avant la mise au sein », assure Marie-Claude Bossière, pédopsychiatre à la Maison des femmes de Saint-Denis, rappelant bien que l’allaitement n’est pas un indispensable à l’attachement pour autant. Créer un lien d’attachement se fait donc plutôt naturellement, dès lors que le parent répond de façon adaptée, affectueuse et régulière aux signaux que lui envoie son enfant. « Je prends mon bébé dans mes bras quand il pleure, je prête attention à ce qu’il me montre, je lui donne à manger quand il a faim, sans oublier de lui rendre son sourire à chaque fois qu’il nous sourit », raconte Jeanne, 32 ans, auxiliaire de puériculture et mère de trois enfants.
À mesure que l’enfant grandit, les marques physiques d’affection ne sont plus les seuls moyens de nouer un lien fort avec lui. « Raconter une histoire, faire un puzzle, chanter une comptine ou simplement dessiner avec lui sur la même feuille peut aider à renforcer ce lien », complète Marie-Claude Bossière. Le tout, selon elle, étant de partager une activité, favorisant la communication verbale ou non verbale. « Idéalement, le jeu est choisi par l’enfant et mieux encore, le parent peut inviter son enfant à lui expliquer les règles, c’est une interaction qui lui donnera confiance » poursuit-elle.
Réciproquement, le lien d’attachement avec son enfant a aussi des bienfaits pour le ou les parents, qui prennent confiance en leur capacité à assumer leur rôle parental. « Lorsque j’ai appris à masser mon bébé lors d’un atelier organisé entre mamans, j’ai senti qu’il comprenait que je lui voulais du bien », explique Jeanne.
Écouter son enfant
Vous voulez serrer votre enfant dans vos bras et il s’enfuit ? Éviter vos bras est devenu son petit jeu favori ? Pas de panique. Loin d’être universelle, la nature de l’attachement est singulière à chaque individu. Si le refus d’un bébé envers les marques d’affection physique est relativement rare selon Marie Claude Bossière, il arrive qu’en grandissant, l’enfant exprime un besoin de s’affirmer, rejetant temporairement cet affect. C’est si grave que ça docteur ? Il semblerait que ce soit plutôt sain, au contraire. « Le développement d’un enfant est toujours marqué d’étapes d’opposition qui peuvent commencer dès l’âge d’un an, lorsqu’un enfant apprend à marcher par exemple » rassure Marie-Claude Bossière.
À ses yeux, il est important que le parent puisse accepter ces manifestations d’opposition et comprendre qu’elles ne sont pas dirigées contre lui, tout en continuant à lui assurer l’attention qu’il lui porte (jouer avec lui, lui sourire, lui demander comment sa journée à l’école s’est passée). « En s’opposant, l’enfant apprend juste à affirmer son tempérament et sa personnalité devant ses parents », complète Jeanne.
L’Essentiel de l’article
L’attachement est essentiel dans le développement de l’enfant
Le lien se crée de diverses façons, propres à chaque enfant
Faites-vous confiance et restez à l’écoute de votre enfant
Qui a dit que le rôle de parent était un jeu d’enfant ?
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