Étiquette : Bien-être

  • Santé mentale des étudiants : des dispositifs pour se sentir mieux

    Santé mentale des étudiants : des dispositifs pour se sentir mieux

    « Problèmes familiaux, isolement, discrimination. Mais il y a aussi la précarité, les problèmes de logement ou financiers, voilà les difficultés que rencontrent les étudiants qui viennent à nous », explique Quentin Bourgeon, président de l’association Rêves Jeunes, présente dans plusieurs universités françaises et qui s’engage pour la santé mentale des étudiants. Une étude menée par l’Institut CSA vient confirmer ce constat de terrain. Publiée en juillet 2022, elle montre une situation alarmante : 70 % des étudiants sont en situation de mal-être.

    35% des étudiants

    en France auraient eu des pensées suicidaires.(1)

    Des parcours de soins souvent trop longs

    Pour venir en aide à ces jeunes, différents dispositifs ont été mis en place ces dernières années. L’Etat tente de s’emparer du problème avec son programme Santé Psy Étudiant. Il permet de prendre un rendez-vous en ligne avec un des mille cent psychologues volontaires. Les consultations sont gratuites, mais nécessitent un passage préalable chez un médecin généraliste pour obtenir une lettre d’orientation. Ils peuvent ensuite profiter de huit rendez-vous annuels, renouvelables l’année suivante. « L’idée c’est aussi d’habituer les étudiants à un parcours de consultation classique. On voit un généraliste, puis son spécialiste », justifie Vikie Ache, responsable communication et animation de Santé Psy Étudiant. Un processus contraignant et des délais parfois longs qui peuvent freiner les étudiants qui vivent un mal-être. « J’ai essayé Santé Psy Etudiant, mais les rendez-vous étaient trop éloignés. Je n’ai pas continué » constate Judith, 25 ans, en double licence histoire et philosophie à l’université de Créteil. En 2022, le dispositif du gouvernement aura tout de même permis à quarante-trois mille jeunes en détresse de rencontrer un psychologue.

    Lire aussi : “Ça va (pas) la tête ?” le podcast pour décrypter le mal-être étudiant

    38% des étudiants

    ont renoncé à consulter un médecin au cours de l’année 2022 par manque de moyens et/ou de créneaux disponibles. (1)

    Des assos à l’écoute des jeunes

    Dans les facultés et écoles, des associations et des Bureaux d’aide psychologique universitaires (Bapu) travaillent aussi au quotidien pour améliorer la santé mentale des étudiants.

    Après avoir abandonné Santé Psy Etudiant, Judith est tombée par hasard sur une affiche de Rêves jeunes en sortant d’un partiel. Après avoir discuté avec des membres de l’association, elle a décidé de rencontrer une de ses psychologues. « Mon problème c’était que j’étais un peu perdue après avoir été alitée un mois à cause du Covid, j’avais aussi du mal à jongler entre mon travail et mes études. Alors j’ai franchi le pas » raconte-t-elle. Outre la gratuité, c’est la disponibilité de la spécialiste consultée qu’a appréciée l’étudiante. « On s’est vues toutes les deux semaines et elle a pu s’adapter à mon emploi du temps. Je pouvais la contacter entre deux séances si ça n’allait pas », explique-t-elle.

    Comme Rêves jeunes, l’association Nightline et ses six antennes partout en France permettent aux étudiants en détresse d’être entendus. Depuis sept ans, les bénévoles de Nightline proposent un service d’écoute par et pour des étudiants. L’association a également lancé il y a quelques mois une nouvelle ressource en ligne pour prendre soin de sa santé mentale et soutenir ses proches à travers un parcours personnalisé comprenant des mini-jeux, des entraînements, des activités et des fiches synthétiques. Pour Nightline comme pour tous les acteurs de la santé mentale des étudiants, la prévention reste un des enjeux majeurs. Tous constatent un tabou autour de ces questions, mais aussi une méconnaissance des dispositifs existants.

    Alors forcément, certains jeunes abandonnent. L’enquête de l’Institut CSA montre notamment que 28% d’entre eux n’ont pas réussi à trouver un médecin et 13% ont eu des difficultés à s’y retrouver dans le système de santé. « Nous ne sommes pas sensibilisés. On ne sait pas forcément vers qui s’orienter quand on rencontre un problème. Je pense qu’en plus du travail des associations, les universités elles-mêmes pourraient informer les étudiants, au moment de la prérentrée par exemple », estime Judith, devenue elle-même bénévole à l’association Rêves Jeunes.

    L’info en + Services d’écoute gratuits pour les étudiants

    Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236 : Service téléphonique anonyme et gratuit pour les 12-25 ans tous les jours de 9h à 23h

    Fil Santé Jeunes en Chat : sans inscription, anonyme, vous pouvez discuter avec un professionnel de l’écoute et votre conversation n’est stockée nulle part

    Nightline : Service téléphonique anonyme et gratuit tous les soirs de 21h à 2h30

    SOS Amitié au 09 72 39 40 50 : Service téléphonique anonyme et gratuit, tous les jours 24h/24

    VOUS ÊTES ÉTUDIANT ET SOCIÉTAIRE MACIF ?

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    L’Essentiel de l’article

    • 70 % des étudiants sont en situation de mal-être
    • Les temps d’attente et les coûts sont souvent trop élevés
    • Des associations de jeunes pour les jeunes existent partout en France

    (1) Institut BVA juillet 2022

  • Mon ado n’a pas de vie sociale, c’est grave ? Comment l’aider ?

    Mon ado n’a pas de vie sociale, c’est grave ? Comment l’aider ?

    Mon ado ne voit pas beaucoup de copains/copines, est-ce que c’est grave ?

    Stéphane Clerget. Ça peut être préoccupant, surtout s’il en souffre. Mais s’il a un ou deux copains de longue date avec lesquels il est très bien et qu’il a l’air heureux, alors tout va bien. Il y a des adolescents qui n’aiment pas le collectif et privilégient un ou deux « meilleurs amis ». Ils ont une vie sociale. Mais si l’adolescent ne voit personne, il y a de quoi se préoccuper.

    La vie sociale « en ligne » peut-elle remplacer la vie sociale « IRL » (in real life – dans la vraie vie) ?

    S. C. Non ! Beaucoup d’ados considèrent qu’ils n’ont pas besoin d’amis car ils ont des relations en ligne. C’est mieux que rien, mais ça n’apporte pas la même chose. En ligne, les échanges sont assez limités, il n’y a pas d’aide ou d’interaction concrètes. De ma propre expérience, ce sont par exemple des amitiés qui tournent autour du jeu vidéo collectif mais qui ne vont pas tellement au-delà.

    Bon à savoir

    Les Points accueil écoute jeunes (PAEJ) reçoivent les ados et leurs proches. Ce sont des lieux d’écoute gratuits et anonymes où vous pourrez vous confier sur les difficultés rencontrées. 

    Mon ado est timide, introverti, est-ce que je dois le forcer à voir du monde ?

    S. C. On ne doit pas le forcer. Il y a des ados timides mais qui ont quand même des relations sociales. Ils sont dans des groupes où ils parlent peu, mais ont un ou deux amis. Ils sont bien intégrés socialement. Si ce n’est pas le cas, on doit l’aider à s’intégrer. 

    À partir de quand dois-je m’alerter de sa solitude ?

    S. C. À partir du moment où on l’observe et qu’elle perdure, il faut intervenir et trouver des solutions. 

    Qu’est-ce que je peux faire ou ne pas faire pour l’aider ?

    S. C. : Il faut déjà repérer cet isolement, voir ce qui bloque et, ensuite, apporter des réponses. Il a peut-être des soucis à communiquer avec les autres, à montrer de l’empathie, à entrer en discussion avec eux. Dans ce cas, on parle avec lui pour savoir où il se met à la récré, s’il va parler aux autres, quelles sont les différences entre eux, etc. On lui enseigne les codes sociaux : être à l’écoute de l’autre, répondre de manière adaptée… Si cet isolement est causé par du harcèlement ou une dépression, il faut traiter le problème en consultant un médecin. S’il est d’accord, on peut aussi l’aider à construire sa vie sociale en le déconnectant des réseaux sociaux et en l’inscrivant au maximum dans des activités socialisantes en dehors de l’école. Il pourra y rencontrer des gens qui lui ressemblent davantage et faire des activités qui lui correspondent. 

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    Le contrat Macif Mutuelle Santé prend en charge les consultations de psychologie*.

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Dépression, harcèlement, manque de connaissances des codes sociaux : essayez d’identifier la cause de l’isolement.
    • Proposez des solutions.
    • Inscrivez-le à des activités extrascolaires en lien avec ses centres d’intérêt.
  • Fatigue hivernale : les 3 ingrédients pour rester en pleine forme !

    Fatigue hivernale : les 3 ingrédients pour rester en pleine forme !

    Mis à jour le 20/02/2021

    1 Soleil et lampe de luminothérapie

    Même au mois de mars, la lumière peut se faire rare car l’hiver est encore là. Et si on ajoute à cela des restrictions de sorties, cela peut avoir des conséquences directes sur le moral avec ce qu’on appelle la dépression saisonnière. En cause ? Le manque de lumière blanche dérègle la production de mélatonine, « l’hormone du sommeil », et de sérotonine, « l’hormone du bonheur ». Résultat : on est fatigué, déprimé, parfois de façon assez intense.

    Pour lutter contre ce phénomène, il est donc important de s’exposer au maximum à la lumière du jour en se ménageant des sorties quotidiennes aux heures les plus lumineuses (autour de midi et début d’après-midi). Si cela ne suffit pas, investissez dans une lampe de luminothérapie (autour de 60 à 200 euros selon les modèles). Vous pouvez demander conseil à votre médecin pour savoir comment bien l’utiliser. Il pourra notamment vous indiquer le temps nécessaire d’exposition, la distance à garder entre le visage et la lampe, etc. Prenez un bain de lumière blanche une demi-heure seulement tous les jours et vous devriez retrouver la pêche ! Bien sûr, si les symptômes persistent (mauvaise humeur, tristesse, idées noires, fatigue intense), mieux vaut consulter votre médecin traitant.

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    Mélatonine et sérotonine : quèsaco ?

    La mélatonine, souvent appelée « hormone du sommeil », entre dans la régulation de nos rythmes biologiques et en particulier du cycle veille/sommeil. Elle est secrétée par la glande pinéale (située dans le cerveau), lorsque l’intensité lumineuse baisse. En toute logique, lorsque l’intensité lumineuse est faible au cœur de l’hiver, nous nous sentons souvent endormis !

    La sérotonine, surnommée « hormone du bonheur », est un neurotransmetteur étroitement lié à la régulation de nos humeurs et du rythme circadien (cycle jour/nuit). Présente majoritairement dans l’intestin (95 % de la sécrétion de sérotonine), le cerveau et les plaquettes sanguines, la sérotonine est synthétisée à partir d’un acide aminé, le tryptophane, et elle est à la base de la production de mélatonine. Conclusion, si vous voulez booster votre taux de mélatonine et de sérotonine, consommez des aliments riches en tryptophane comme les noix, les arachides, le poisson, les œufs, le foie, etc.

    Janvier 2021 très pluvieux !

    En janvier 2021, les précipitations de pluie moyenne en France ont été 40% plus importantes par rapport à la moyenne mensuelle de référence 1981-2010*. alors dès qu’il fait beau, profitez-en !

    Bon à savoir

    De récentes études ont montré un lien entre la vitamine D et la régulation de l’humeur (2). Or, plus de 80 % des Français présenteraient un déficit en vitamine D (2) ! Celle-ci étant synthétisée dans l’organisme grâce aux rayons ultraviolets, faire un break au soleil au cœur de l’hiver est un donc excellent moyen de faire le plein de vitamine D pour recharger les batteries et retrouver toute sa bonne humeur !

    2 Pour être plein d’énergie, mangez des aliments tonus

     

    L’hiver, c’est objectif vitamines, alors on fait le plein de fruits et légumes de saison !

    Les agrumes (orange, clémentine, mandarine), mais aussi la goyave et les litchis, sont les champions de la vitamine C. Ils vont donc booster vos défenses immunitaires.

    Les fruits secs, fruits de mer, le chocolat noir et certaines eaux minérales, sont sources de magnésium. Celui-ci agit positivement sur l’humeur.

    Les légumes verts (poireau, chou vert, chou frisé), les noix, les lentilles, les bananes sont quant à eux, riches – entre autres – en vitamine B9. Cette vitamine aide à lutter contre l’anémie, une baisse du nombre de globules rouges entraînant notamment une fatigue importante.

    Les poissons gras (maquereau, foie de morue, saumon, sardine, etc.), le lait et les œufs, regorgent de vitamine D et vous aideront à retrouver votre bonne humeur !

    Fatigue hivernale : les 3 ingrédients pour rester en pleine forme !

     

    Pourquoi ne pas en profiter pour vous abonner à une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et avoir le plaisir de déguster des produits de qualité, de saison et cultivés localement ? Soupes, tians, légumes sautés ou vapeur, compotes, gratins : variez les plaisirs en attendant le retour des salades printanières.

    3 Bougez !

    Quand il fait froid et sombre, la tentation est grande de rester blotti au chaud dans son canapé. Pourtant, même au cœur de l’hiver, l’exercice est un moyen très efficace de lutter contre le blues et la fatigue. Et comme c’est un excellent stimulant du système immunitaire, faire du sport régulièrement vous aidera à lutter contre les infections saisonnières. En plus, le sport libère dans le corps des endorphines, des hormones qui procurent une sensation de bien-être caractéristique. Si vous peinez à vous motiver pour aller courir quand il fait froid, pensez à l’après-effort et à cette belle sensation de légèreté.

    Pas besoin de se faire violence : une heure de balade le week-end et une demi-heure de marche quotidienne le reste du temps peut suffire à entretenir votre forme. Si vous êtes adepte des efforts plus intenses, évitez les séances trop tardives qui pourraient perturber votre sommeil : laissez passer au moins deux heures entre la fin de l’exercice et le coucher.

    Lequel de ces fruits est le plus riche en vitamine C ?

    Mauvaise réponse La réponse était : Le litchi

    Non, il s’agit de la goyave

    Bonne réponse La réponse était : La goyave

    Oui c’est bien la goyave

    Mauvaise réponse La réponse était : La papaye

    Non, il s’agit de la goyave

    Mauvaise réponse La réponse était : L’orange

    Non, il s’agit de la goyave

    L’Essentiel de l’article

    • Exposez-vous autant que possible à la lumière du jour.
    • Mangez des fruits et des légumes frais et de saison à tous les repas, des poissons gras et des fruits secs.
    • Faites de l’exercice !

    (1) Cochrane, « La luminothérapie comme prévention des troubles affectifs saisonniers », 2015
    (2) Météo France, février 2021
    (3) Medscape, 2018

     

  • “Ça va (pas) la tête ?” le podcast pour décrypter le mal-être étudiant

    “Ça va (pas) la tête ?” le podcast pour décrypter le mal-être étudiant

    Originaire de Haute Savoie, Louise s’est installée à Lyon en 2019 pour poursuivre ses études à l’université. Comme nombre d’étudiants, elle a subi les conséquences du Covid et des confinements. Trois ans après le début de la crise sanitaire, le mal-être étudiant est-il toujours d’actualité ? Comment a-t-il évolué ?

    7 étudiants sur 10 en France se disent être en situation de mal-être

    Un chiffre en hausse de 9% par rapport à 2019. (1)

    “Ça va (pas) la tête ?” – Episode 1. Les études, source de stress et d’anxiété

    En pleine période de révisions, Louise ressent de l’angoisse face aux examens qui arrivent à grands pas. Comment parvient-elle à supporter le stress lié aux partiels en plus de celui dû à sa situation d’étudiante ? Celle qui avoue faire le tri entre les cours pour ne se concentrer que sur ceux qui influent le plus sur sa moyenne a dû apprendre à gérer son anxiété et son temps, non sans difficulté. Et elle n’est pas la seule. Ses professeurs racontent les changements observés chez les étudiants depuis le début de la crise sanitaire.

    Plus d’un étudiant sur 2 se dit régulièrement déconcentré dans ses études

    car sa situation le préoccupe. (2)

    “Ça va (pas) la tête ?” Épisode 2 : Le covid, accélérateur des maux étudiants

    En 2020, lorsque le premier confinement est prononcé, Louise s’installe chez sa sœur et suit ses cours à distance. Elle revient sur cette période particulièrement difficile à vivre pour elle et pour les milliers d’étudiants, souvent enfermés dans de petits logements, à suivre les cours en distanciel et pour nombre d’entre eux sans job leur permettant de tenir leur budget mensuel. Solitude, pensées sombres, dépréciation de soi, perte de repères… Les impacts sur la santé mentale des étudiants se font toujours ressentir 3 ans après le début de la crise sanitaire.

    68% des étudiants évoquent des symptômes dépressifs

    et 36% indiquent avoir déjà eu des pensées suicidaires. (1)

    “Ça va (pas) la tête ?” Épisode 3 : La solidarité entre étudiants, remède aux doutes et à l’isolement

    Comme 1 jeune sur 3, Louise a éprouvé un sentiment de solitude parfois pesant(1). Par chance, elle a pu compter sur le soutien moral de Nicolas, son meilleur ami et confident. Une aide mutuelle qui leur a permis de surmonter des périodes difficiles liées à la crise sanitaire mais aussi à leurs études et leurs préoccupations personnelles. D’ailleurs, depuis la fin du confinement, Louise a décidé d’être à l’écoute d’autres jeunes : elle raconte son engagement bénévole dans l’association Nightline, qui propose notamment un service d’écoute gratuit et anonyme par les étudiants pour les étudiants.

    “Ça va (pas) la tête ?” Episode 4 : Retour à la maison : choix assumés et peur de décevoir

    De retour chez ses parents à Viry (74) en Haute-Savoie, Louise et sa mère reviennent sur ses choix d’études et de réorientation parfois mal compris. Comment gérer la peur de décevoir quand on sait qu’un de ses parents est en désaccord et qu’on est soi-même proie aux doutes ? Pendant son séjour, l’étudiante retrouve également des amies d’enfance, qui racontent comment la crise sanitaire continue d’impacter leurs études, leur santé mentale et leurs choix de vie.

    Services d’écoute gratuits pour les étudiants

    • Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236 : Service téléphonique anonyme et gratuit pour les 12-25 ans tous les jours de 9h à 23h – au bout du fil : des professionnels de professionnels de l’écoute (psychologues, éducateurs, conseillers conjugaux et familiaux, médecins, travailleurs sociaux)
    • Fil Santé Jeunes en Chat : sans inscription, anonyme, vous pouvez discuter avec un professionnel de l’écoute et votre conversation n’est stockée nulle part
    • Nightline : Service téléphonique anonyme et gratuit tous les soirs de 21h à 2h30 – au bout du fil : des étudiants bénévoles formés à l’écoute. Rendez-vous sur leur site pour le numéro de votre territoire. Un chat est également disponible.
    • SOS Amitié au 09 72 39 40 50 : Service téléphonique anonyme et gratuit, tous les jours 24h/24 – au bout du fil : des bénévoles formés à l’écoute. Un chat est également disponible ici.
    • SOS Suicide au 3114

    Vous êtes étudiant et sociétaire Macif ?

    Macif Solidarité Coups Durs Spécial étudiant pourra vous orienter pour obtenir de l’aide psychologique et retrouver un équilibre.

    (1) CSA 2022

    (2) Linkee 2022

  • PSSM : comment se former aux premiers secours en santé mentale ?

    PSSM : comment se former aux premiers secours en santé mentale ?

    En quoi consistent les premiers secours en santé mentale ?

     

    Le secourisme en santé mentale est l’équivalent des gestes de premiers secours « physiques » : ils permettent d’apporter les tous premiers soins à une personne en crise psychique ou au début d’un trouble psychologique (voir plus bas). 

    Les premiers secours en santé mentale apportent un soulagement temporaire au malade, en attendant la prise en charge par un professionnel de santé. C’est une étape importante du processus car les troubles psychologiques sont souvent facteur d’isolement, ce qui aggrave la situation et la détresse du patient.

    Les premiers secours en santé mentale consistent principalement :

    • à savoir repérer les signes d’un mal-être ;
    • à réagir de façon adaptée ;
    • à écouter la personne souffrante de façon active et sans jugement ;
    • à rassurer la personne, à l’informer des ressources existantes susceptibles de lui apporter une aide : professionnels de santé, associations, centres de soin, etc. ;
    • à l’encourager à consulter ;
    • en cas de crise, à adresser la personne aux services adéquats.

       

    • Lire aussi : Cyberharcèlement et santé mentale : « le début de l’adolescence est un moment critique »

    Chiffre-clé

    36 000 secouristes en santé mentale sont formés en France (au total) (2).

    Dans quels cas peut-on avoir besoin de connaître les premiers secours en santé mentale ?

     

    Les problèmes de santé mentale sont encore tabous, et pourtant, ils sont extrêmement répandus. Toute personne, quels que soit son âge, sa situation familiale ou professionnelle, ou sa personnalité, est susceptible de traverser une crise. En France, on estime qu’une personne sur cinq est touchée chaque année par des troubles psychiques, soit 13 millions de personnes (1).

    Ces troubles peuvent se manifester de diverses façons : un renfermement soudain ou progressif, l’apparition de troubles alimentaires (perte d’appétit ou boulimie), une consommation problématique d’alcool ou de drogue, des colères fréquentes, mélancolie ou apathie, etc. Les enfants et les adolescents peuvent aussi, par exemple, développer une phobie scolaire

    En cas de crise aiguë, selon les cas, la personne peut faire une attaque de panique, devenir très agitée ou se mettre à délirer, menacer de passer à l’acte (suicide), devenir complètement mutique (catatonie), etc. Ce sont des situations d’urgence où les premiers secours en santé mentale peuvent faire la différence.

    En étant formé aux premiers secours en santé mentale, vous savez repérer ces signaux et réagir de façon adaptée.

    Comment devenir secouriste en santé mentale ?

    La formation en premiers secours en santé mentale dure généralement deux jours (ou quatre demi-journées). Toutes les formations sont assurées par des formateurs accrédités.

    Vous êtes professionnel de santé ou salarié (ou bénévole) d’une structure impliquée auprès du jeunes public (16-25 ans) : des formations gratuites peuvent être proposées par l’Assurance maladie. Renseignez-vous auprès de la CPAM de votre département.

    Pour le grand public : vous pouvez consulter le site pssmfrance.fr pour trouver le calendrier des formations dans votre région ou en distanciel. Le coût se situe généralement autour de 250 €.

    VOUS AVEZ BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Les problèmes de santé mentale sont très fréquents.
    • Les premiers secours en santé mentale permettent d’apprendre à réagir et à aider un proche en souffrance.
    • On peut se former en deux jours aux premiers secours en santé mentale.

    (1) Viepublique.fr, Santé mentale et psychiatrie : répondre à la forte demande de soins des Français, 2021.
    (2) pssmfrance.fr

  • Idées reçues sur l’hypnose : démêlez le vrai du faux !

    Idées reçues sur l’hypnose : démêlez le vrai du faux !

    L’hypnose est un état de veille modifiée qui a pour but de permettre au patient d’accéder à des ressources internes habituellement peu utilisées, en vue de sa guérison. L’état d’hypnose est atteint par l’écoute de la voix du thérapeute, parfois soutenue par la focalisation sur un objet (pendule ou autre). 

    L’hypnose, il faut y croire pour que ça marche : VRAI et FAUX

    Chantal Wood. 97 % des gens peuvent être hypnotisés. Pour que ça fonctionne, il faut établir une bonne relation thérapeutique, avoir confiance en l’autre et se concentrer. En revanche, pour pratiquer l’hypnose sur des personnes ayant des problèmes psychiatriques comme la schizophrénie par exemple, mieux vaut avoir une formation spécifique.
     

    L’hypnotiseur peut me faire faire des choses que je ne veux pas : FAUX

    C. W. En principe non. Dans les spectacles de magie, les hypnotiseurs choisissent les gens qui sont en attente de quelque chose. Ils ne sont pas neutres. L’hypnose médicale, ce n’est absolument pas ce qu’on voit à la télé : il y a une éthique et un respect de la personne. On ne cherche pas à se moquer d’elle mais à l’aider à progresser et à trouver ses propres ressources.

    L’hypnose peut aider à arrêter de fumer : VRAI

    C. W. Tout dépend de la motivation de celui qui consulte. Mais l’hypnose peut tout à fait aider à arrêter de fumer. Le thérapeute fait des suggestions (propositions d’idées et de pensées à visée thérapeutique) qui peuvent conduire à diminuer la consommation de tabac, notamment en incitant les patients à penser aux effets négatifs pour leur santé, aux dépenses que ça représente, etc.

    83% des professionnels de santé dont 85 % de médecins, croient aux bienfaits de l’hypnose.

    L’hypnose n’est pas utilisée par les médecins, elle n’est pas reconnue : FAUX

    C. W. Elle est utilisée très fréquemment dans les services hospitaliers, dans les centres antidouleur contre les douleurs chroniques, ou encore dans les soins en cancérologie. Elle est aussi utilisée par les anesthésistes, les infirmiers, les kinés, les sages-femmes, les dentistes, etc. L’hypnose est aussi un outil psychothérapeutique mis en œuvre par les psychologues afin de permettre au patient de trouver en lui-même les ressources pour régler ses propres problèmes. Elle est efficace par exemple en cas de stress post-traumatique

    L’hypnose n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie : VRAI et FAUX

    C. W. L’hypnothérapie est prise en charge par l’Assurance maladie lorsque c’est un acte médical (c’est-à-dire prescrit et pratiqué par un médecin, par exemple votre médecin traitant). Le patient sera remboursé sur la base d’une consultation. En revanche, ce n’est pas remboursé lorsque l’hypnose est pratiquée par tout autre professionnel.

    Il est possible de s’auto-hypnotiser : VRAI

    C. W. Toute hypnose est de l’auto-hypnose. Le médecin hypnothérapeute va faire des suggestions, et, en fonction de la confiance qu’il lui accorde, le patient va suivre ses paroles. Si on lui dit d’imaginer qu’il part en week-end se détendre avec ses enfants, le patient part avec ses images à lui, pas celles du thérapeute. Un bon hypnothérapeute, c’est quelqu’un qui s’adapte à son patient et qui lui apprend à se servir de cet outil tout seul.

    L’hypnose fait se remémorer des souvenirs oubliés : VRAI et FAUX

    C. W. On peut se rappeler de choses, mais pas forcément avec exactitude. Notre mémoire peut être modifiée par ce qui a pu nous être dit. Il faut donc y faire très attention

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    Le contrat Macif Mutuelle Santé prend en charge les séances de médecine alternative comme l’hypnose médicale.

    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’hypnose médicale fonctionne chez la majorité des personnes.
    • Elle intervient dans la prise en charge de nombreuses pathologies, notamment en milieu hospitalier.
    • L’hypnose est remboursée quand elle est réalisée par un médecin.

    * Odoxa pour Orange Healthcare, NEHS, ASIP Santé, la Chaire Santé de Sciences Po, le Figaro Santé et France Inter, « Baromètre santé 360. Les médecines alternatives et complémentaires », janvier 2019.

  • Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    Perte et problème d’audition, mode d’emploi

    1 Les problèmes d’audition, qu’est-ce que c’est ?

    Les acouphènes

    Les acouphènes sont des sifflements perçus de façon intermittente ou permanente par le patient. Ils peuvent être liés à des lésions de l’oreille interne, mais les causes ne sont pas toujours faciles à identifier. Quoi qu’il en soit, ils sont généralement provoqués par une exposition répétée au bruit, dans le cadre professionnel ou les loisirs. Souvent bénignes, les formes sévères d’acouphènes peuvent pourtant créer une réelle perte de qualité de vie.

    L’hyperacousie

    C’est une sensibilité accrue aux sons de moyenne à forte intensité. Elle se caractérise par une gêne auditive, des acouphènes ou des douleurs qui entraînent des difficultés de perception.

    La perte d’audition

    C’est une baisse de l’acuité auditive : on entend moins bien les sons de faible intensité (ou dans certaines fréquences aiguës ou graves) et on distingue moins bien les sons les uns des autres. C’est ce qui fait qu’on éprouve des difficultés à suivre une conversation à plusieurs ou s’il y a un bruit de fond.

    1 Français sur 4

    souffrirait d’une forme de perte et ou gène d’audition (tous âges confondus).*

    2 Les causes possibles de la perte d’audition

    Le bruit ambiant

    Circulation, travail en usine, travaux publics, concerts, discothèques… Les sources de bruit potentiellement dangereux pour l’audition sont légion. Cependant, il faut généralement une exposition prolongée et répétée pour que les sons ambiants aient de réelles conséquences sur l’audition : par exemple, si vous êtes un aficionado de concerts ou que vous travaillez dans un environnement particulièrement bruyant.

    La musique sur baladeur ou smartphone

    L’écoute de musique au casque (ou écouteurs) à des volumes inadaptés est responsable d’une part importante des pertes d’audition et troubles récurrents comme les acouphènes. C’est tout particulièrement vrai chez les adolescents et les jeunes adultes qui ne se séparent jamais de leur smartphone ! Une seule solution, baisser le son et se limiter à une heure d’écoute par jour(1).

    Les infections (otites, etc.)

    L’otite est une infection microbienne de l’intérieur de l’oreille. On parle d’otite externe lorsqu’elle touche le conduit auditif seul, et d’otite moyenne lorsqu’elle atteint le tympan. Très douloureuse, elle nécessite un traitement prescrit par un médecin pour ne pas risquer de laisser une infection proliférer : en fonction des cas, cela peut être des antibiotiques et/ou des gouttes antibactériennes ou anti-inflammatoires à base de corticoïdes.

    Problème : les otites à répétition, notamment chez l’enfant, peuvent provoquer des lésions du tympan. Il est donc important de limiter les facteurs de risque (froid, bâtonnet ouaté) et de consulter régulièrement l’ORL pour vérifier que le tympan est intact.

    Les traumatismes

    Accident, coup ou mauvaise utilisation des bâtonnets ouatés peuvent provoquer des lésions de l’oreille qui vont se répercuter sur l’audition. Ces traumatismes guérissent souvent spontanément, mais ils nécessitent parfois une intervention chirurgicale pour réparer le tympan endommagé. C’est une intervention rapide, sous anesthésie générale, mais qui peut se pratiquer en ambulatoire. Elle permet le plus souvent un rétablissement complet de l’audition.

    L’avion, la plongée, le saut en parachute…

    Dans une cabine d’avion (ou dans certaines situations de loisirs impliquant une forte variation de la pression environnante), la pression peut varier parfois fortement en fonction de l’altitude. Cela provoque ce phénomène bien connu « d’oreille bouchée », qui se résorbe le plus souvent spontanément en quelques secondes ou quelques minutes. Il arrive pourtant parfois qu’une mauvaise pressurisation de la cabine entraîne une surdité d’une, voire des deux oreilles pendant plusieurs heures. Si l’audition n’est pas rétablie au bout d’une journée, il est conseillé d’aller voir un médecin pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes sous-jacents ou de traumatisme du tympan.

    Bruit : à partir de combien de décibels est-on en danger ?*

    Le seuil de danger pour l’oreille est de 85 décibels. À quel niveau de bruit cela correspond ?

    • Lieu calme : 30 décibels. Tout va bien !
    • Rue ou restaurant bruyant : 70 à 80 décibels. À la longue, ça fatigue…
    • Bruit du marteau-piqueur ou d’un baladeur à volume maximum : 100 décibels. Votre oreille est en danger ! Il faut s’éloigner de la source sonore ou porter des protections.
    • Sirène, concert ou discothèque : 105 à 120 décibels. Bouchons obligatoires !

    3 Que faire ?

    Toute perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation pour faire un état des lieux précis de la situation et proposer un traitement adapté si nécessaire. Rendez-vous chez votre médecin traitant pour un examen à l’otoscope (ce petit appareil qui permet de regarder l’intérieur du conduit auditif) : en fonction des résultats, il pourra vous prescrire un premier traitement et/ou vous orienter vers un spécialiste (ORL) pour un diagnostic plus poussé.

    4 Dans quels cas faut-il porter un appareil ?

    L’audioprothèse : contre la perte d’audition installée

    Les prothèses auditives ont fait d’énormes progrès ces dernières années : fini le gros boîtier lourd à porter et difficile à régler ! Les appareils nouvelle génération sont plus performants, plus discrets et plus légers. Sur prescription médicale (obligatoire), ils permettent de compenser une perte d’audition plus ou moins sévère. Il existe plusieurs types d’appareil, correspondant à des besoins différents :

    • Les dispositifs intra-auriculaires (IA) : invisibles et très légers, ils se glissent à l’intérieur du conduit auditif pour corriger les pertes d’audition légères à modérées. 
       
    • Les contours d’oreille (BTE pour behind the ear en anglais) : ils s’accrochent derrière le pavillon (c’est-à-dire la partie visible de l’oreille externe) pour délivrer le son via un mini haut-parleur. Plus solides que les IA et souvent moins chers, ils permettent aussi de corriger des pertes auditives plus sévères. 
       
    • Les appareils à micro-écouteur déporté (RIC pour receiver in canal en anglais) : identiques aux BTE, sauf que le son est délivré à l’intérieur du canal auditif via un petit écouteur interne. Ils corrigent une large palette de pertes auditives et constituent une bonne alternative aux deux précédents. 

    Le générateur de bruit blanc : contre les acouphènes

    Il s’agit d’un appareil générant un bruit audible et monotone qui « dilue » les acouphènes dans un fond sonore, sans fatiguer l’auditeur. Le bruit des vagues, du vent dans les arbres ou de la pluie sur un toit sont de parfaits bruits blancs !

    5 Comment protéger ses oreilles ?

    Contre le bruit et l’eau : les bouchons d’oreille

    Le bruit est l’ennemi n° 1 de l’ouïe ! Si vous assistez à un concert où la musique est particulièrement forte ou si vous pratiquez une activité bruyante (bricolage, par exemple), protégez-vous avec des bouchons en mousse, en cire ou en silicone. À usage unique ou réutilisables, ils s’achètent en pharmacie ou sur Internet pour une somme tout à fait modique (à partir de 1 euro la paire). Pensez aussi à en munir vos enfants le cas échéant. Il existe aussi des casques antibruit très efficaces, plutôt réservés aux activités professionnelles ou aux travaux lourds.

    Vos oreilles craignent l’eau ? Certains bouchons d’oreille sont particulièrement adaptés à la pratique de la natation ou de la plongée : vous les trouverez en magasin de sport ou en pharmacie.

    Musique au casque : limitez les temps

    Apprenez à vos ados (c’est valable pour les parents aussi) à limiter le temps d’écoute et surtout le volume : à fort volume (85 % de la puissance maximale de l’appareil, sans jamais aller au-delà), pas plus de deux heures par semaine ! La plupart des smartphones ont une fonctionnalité de limitation du volume : parlez-en avec vos enfants ou ados pour l’activer et veiller à ce qu’ils ne puissent pas la désactiver (via un code numérique). Préférez aussi les casques aux oreillettes : celles-ci déversent le son plus près du tympan et provoquent donc potentiellement plus de dégâts.

    Contre les infections : lâchez ce bâtonnet ouaté !

    Les bâtonnets ouatés ont à juste titre la réputation d’endommager l’oreille et d’augmenter le risque d’infection ou d’eczéma. Le cérumen a en effet un rôle protecteur, l’oreille n’a donc pas besoin d’être récurée ! Si vous avez du mal à vous en passer, limitez strictement leur usage au pavillon, sans entrer dans le conduit auditif.

    Contre le froid : un joli bonnet

    L’hiver, couvrez-vous la tête ! Jusqu’à 20 % de la chaleur corporelle est perdue par la tête (3), et vous protégerez du même coup vos oreilles des infections.

    Vous avez des problèmes d’audition ?

    Vos consultations chez un ORL sont prises en charge dans votre contrat Santé Macif

    L’Essentiel de l’article

    • Les troubles de l’audition peuvent se traduire par des acouphènes, une hyperacousie ou une perte d’audition.
    • Ils sont généralement dus à une exposition excessive au bruit, à un traumatisme, à des infections ou à l’âge.
    • Une perte d’audition doit faire l’objet d’une consultation.

    (1) OMS, « Écouter sans risque ».
    (2) Ameli, « Prothèses auditives : quelle prise en charge ? », 2017.
    (3) NHS, Hypothermie.

    * Inserm 2022

    ** Par rapport aux prix moyens du marché et selon prestations. Données Santéclair comparant sur la France entière, les tarifs réseaux et les tarifs pratiqués hors réseaux. L’assuré conserve la liberté de choix de son professionnel de santé.

  • La sophrologie, source de bien-être pour les enfants

    La sophrologie, source de bien-être pour les enfants

    La sophrologie fait partie des médecines alternatives dites « douces ». Elle est 100 % naturelle. 

    La sophrologie peut-elle convenir aux enfants ?

    Virgine Ricart. Les enfants sont particulièrement réceptifs à la sophrologie. Elle est indiquée dès leur plus jeune âge. Les exercices proposés ne sont pas les mêmes et les séances sont plus courtes que pour un adulte, mais on peut tout de même mettre en place un accompagnement. Il faut cibler la thématique de l’intervention afin d’établir un protocole de plusieurs séances.

    Comment la sophrologie peut-elle aider les enfants ?

    V. R. La sophrologie peut permettre à un enfant de se poser, se relaxer, se détendre, lâcher prise, se concentrer, renforcer la confiance en soi. Les séances donnent aussi à l’enfant un ancrage corporel, ils sont plus conscients d’eux-mêmes. Autre bienfait : la sophrologie peut aider à soulager des problèmes comme l’énurésie (pipi au lit), l’encoprésie (incontinence des selles), les troubles du sommeil, l’anxiété, une phobie, un événement difficile à venir, une timidité excessive… Après un entretien avec le parent et l’enfant, un protocole adapté et individualisé est proposé à l’enfant. J’ai par exemple le souvenir d’un petit garçon qui faisait pipi au lit la nuit. Il a fallu restaurer la confiance en lui et son image. Deux séances ont suffi pour que le problème soit réglé. C’est ce petit garçon qui a lui-même trouvé les clés grâce aux exercices qui lui ont été proposés.

    11% de Français ont déjà eu recours à la sophrologie (x2 en quatre ans)*.

    Les bienfaits peuvent-ils aussi être d’ordre psychique ?

    V. R. En effet, la sophrologie est aussi libératrice de paroles et de maux. Lors de mon intervention dans une école auprès d’un groupe d’enfants où l’on travaillait sur les 5 sens, la détente et le lâcher-prise, un garçon a pris la parole pour dire qu’il avait pensé à sa maman décédée quelques années plus tôt. Il a beaucoup pleuré. À la fin de mon intervention (6 séances sur 6 semaines), alors que je faisais un tour de table pour savoir ce que la sophrologie leur avait apporté, il a répondu que cela lui a permis de parler avec son père.

    Comment se déroulent les séances avec un enfant ?

    V. R. La séance commence par un temps d’échange, puis se poursuit avec des exercices de sophrologie dynamique, où l’on va mettre le corps en action avec de petites contractions musculaires ; on va aussi travailler sur la respiration (inspiration, expiration, souffle plus ou moins fort selon les exercices), et la visualisation. Je fais toujours les exercices avec un enfant, ça l’encourage et cela le met vite à l’aise.

    Ensuite, vient la sophronisation où l’enfant est allongé sur un tapis ou sur une table de soins, recouvert d’un plaid. J’invite l’enfant à fermer les yeux. La voix douce et posée, je lui demande d’imaginer que son corps se détend petit à petit en commençant par le dessus de la tête jusqu’aux orteils. J’utilise dans son imaginaire une petite gomme magique qui va détendre chaque partie du corps, puis, on visualise une scène où l’enfant est acteur. Enfin, une discussion est consacrée à ce que l’enfant a ressenti durant la séance. 

    Quelle différence avec la méditation et la relaxation ?

    V. R. La méditation et la relaxation sont utilisées par la sophrologie : toutes les deux sont utilisées lors des séances. La médiation passe par l’esprit : on se centre sur l’instant présent, sur son corps, son esprit, sa respiration afin de trouver l’apaisement. La relaxation passe avant tout par le corps. Ce n’est qu’une fois que le corps est détendu que l’esprit peut souffler.

    Peut-on faire les exercices à la maison ?

    V. R. Il n’y a aucune contre-indication pour la pratique de la sophrologie, et les exercices peuvent être réalisés à la maison. En dehors de gérer un stress, c’est aussi un moment d’échange et de partage où le parent se pose avec son enfant. D’ailleurs, j’encourage à faire certains exercices de respiration et de visualisation à la maison. La sophrologie, c’est comme un sport : plus on s’entraîne et plus on est à l’aise et autonome avec son bien-être.

    BESOIN D’UNE COMPLÉMENTAIRE SANTÉ ?

    Le contrat Macif Mutuelle Santé rembourse aussi les consultations de médecines alternatives comme la sophrologie et l’ostéopathie*.

    * Dans les limites et conditions du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • La sophrologie permet aux enfants de se détendre, se concentrer et renforcer leur confiance en eux.
    • Les exercices peuvent être réalisés à la maison.
    • Il n’y a aucune contre-indication.

    La Chambre Syndicale de Sophrologie

  • La chirurgie esthétique chez les jeunes : une fausse réponse à un vrai problème ?

    La chirurgie esthétique chez les jeunes : une fausse réponse à un vrai problème ?

    Qu’est-ce qui pousse les jeunes dans cette quête du physique parfait ?

    J.-Ch. Seznec. Nous sommes dans une société très individualiste. Le manque de lien social accroît l’angoisse et les troubles narcissiques. On passe beaucoup de temps à s’occuper de notre apparence, de notre vitrine, de peur d’être en contact avec notre « arrière-cuisine », c’est-à-dire nos pensées profondes. Or comme dans un livre, ce n’est pas la couverture qui importe mais ce qui est écrit dedans. Le côté consumériste de la société influe aussi. On consomme de la beauté : on veut un beau nez, de belles fesses… On a l’illusion que si l’on change telle chose, on sera plus épanoui mais ça ne répond pas aux questions existentielles.

    Les réseaux sociaux jouent-ils aussi un rôle ?

    J.-Ch. S. Probablement, car ils renforcent l’importance de cette vitrine. Ils alimentent les comparaisons mais en même temps ils les faussent car on compare notre arrière-boutique à la vitrine des autres. On est forcément perdants. Ça alimente une mauvaise image de soi parce qu’on a l’impression que tout le monde est meilleur et plus beau. 

    Bon à savoir

    Est-ce que la chirurgie esthétique est remboursée par l’Assurance maladie ?

    D’une manière générale, non. Mais il existe certaines exceptions. On parle alors plutôt de chirurgie réparatrice : par exemple, une chirurgie des paupières ou du nez peut être prise en charge s’il existe une gêne fonctionnelle réelle (attestée par  un médecin). D’autres actes peuvent être pris en charge : reconstruction mammaire après un cancer, réduction mammaire (à partir d’un certain volume), recollement des oreilles chez les enfants, repris de cicatrices d’accident, etc. Renseignez-vous auprès de votre CPAM ou de votre médecin traitant.

    Outre les risques pour la santé physique, quels sont les impacts possibles de ces interventions sur la santé mentale des jeunes ? 

    J.-Ch. S. Ça peut engendrer de la tristesse et de l’anxiété car ça ne répond pas aux problèmes existentiels comme le fait d’oser être soi. Ça peut donner des troubles délirants ou obsessionnels. Certaines personnes, après s’être fait opérer du nez, pensent qu’il n’est jamais assez droit et enchaînent les opérations. Ça devient une spirale.

    Comment gérer la situation si son ado veut recourir à la chirurgie esthétique ?

    J.-Ch. S. Il faut essayer de différer ce moment et discuter des sujets existentiels : à quel besoin ça va répondre ? C’est quoi le bonheur, l’amour ? Ce n’est pas forcément une opération esthétique qui rendra l’ado plus heureux. On peut s’appuyer sur la métaphore de la vitrine et l’arrière-cuisine pour l’aider à raisonner. La médecine esthétique peut être utile pour aider à mieux vieillir (par exemple dans le cas d’une réduction mammaire ou de paupières très tombantes), ou quand on a été blessé et qu’il y a des cicatrices, mais pour le reste, il faut faire attention.

     

    La chirurgie esthétique chez les jeunes : une fausse réponse à un vrai problème ?

     

    Quelle prise en charge pour une réduction mammaire ?

    Une réduction mammaire peut être prise en charge par l’Assurance maladie et par votre mutuelle santé sous certaines conditions. Il faut notamment que l’intervention soit motivée par des raisons médicales.

    L’Essentiel de l’article

    • Se concentrer sur son apparence est une manière de fuir les questions existentielles.
    • Un changement physique n’est pas gage d’épanouissement.
    • Mieux vaut différer la demande de son ado et le faire réfléchir avant de se lancer.
  • Alcool : vrai-faux sur les idées reçues !

    Alcool : vrai-faux sur les idées reçues !

    Manger permet d’être ivre moins rapidement : VRAI

    « Avoir le ventre plein empêche la vidange gastrique. L’alcool reste plus longtemps dans l’estomac et a le temps de s’y dégrader davantage avant de rejoindre la circulation sanguine une fois dans l’intestin », assure le Pr Mickael Naassila, professeur de physiologie à l’UFR de pharmacie à l’université de Picardie Jules Verne et président de la Société française d’alcoologie (SFA). L’alcoolémie va donc monter moins vite… mais va monter quand même. Le danger reste présent, par exemple si on prend le volant.

    Boire de la bière rend moins ivre que le whisky : VRAI et FAUX

    Certaines études montrent que le pic d’alcoolémie est moins élevé après avoir bu de la bière qu’après avoir bu du vin ou un alcool fort (1), même si la quantité d’alcool pur ingérée est la même. « Par contre, après une consommation importante, tous les types d’alcool provoqueront une ivresse intense », alerte le professeur Naassila. Quelle que soit l’alcool consommé, la modération reste donc la règle.

    40 % des consommateurs d’alcool justifient avant tout leur consommation par l’envie de s’amuser(²)

    Quand on mélange l’alcool avec du jus de fruit, ses effets diminuent : FAUX

    Le jus de fruit peut diminuer l’amertume de l’alcool mais ses effets restent les mêmes. Selon l’expert, « Il y a une telle variabilité individuelle que les effets ne vont pas être vraiment influencés par la présence ou non de jus de fruit. Le sucre peut diminuer les effets subjectifs de l’ivresse mais ne diminue pas l’alcoolémie elle-même. »

    Les femmes ressentent plus vite les effets de l’alcool : VRAI

    « À consommation égale, l’alcoolémie monte plus vite et plus haut chez les femmes comparativement aux hommes », déclare le spécialiste. « Cela s’explique, d’une part, par la différence de corpulence, et d’autre part, par le fait que les femmes ont généralement plus de masse grasse en proportion que les hommes. Or la masse grasse favorise la montée rapide de l’alcoolémie. »

    Bon à savoir

    Vous souhaitez faire le point sur votre consommation d’alcool ou celle d’un proche ? Les experts d’Alcool Info Service sont joignables par téléphone au 0 980 980 930 (7j/7, de 8h à 2h, appel anonyme et non surtaxé), ou par tchat (de 14h à minuit du lundi au vendredi et de 14h à 20h le samedi et le dimanche). 

    Les personnes plus corpulentes tiennent mieux l’alcool : VRAI et FAUX

    « S’il boit six verres d’alcool, un homme de corpulence normale de 80 kg va atteindre environ 0,4 g d’alcoolémie, tandis qu’une femme de 50 kg atteindra les 2 g », constate le Pr Naassila. En effet, l’alcool se diffuse très vite dans l’eau que contient notre corps, et un grand corps en contient plus qu’un petit. En revanche, ce volume d’eau est plus important chez les personnes musclées et plus réduit chez les personnes en surpoids (du fait d’une masse grasse plus importante). Résultat, à poids égal, l’alcoolémie chez une personne en surpoids aura tendance à augmenter plus rapidement que chez une personne musclée ou sans surpoids. 

    Les cocktails accélèrent l’ivresse : FAUX

    Le fait de mélanger les alcools joue peu. Les facteurs qui vont le plus influer sur l’ivresse sont : le sexe de la personne, son poids et sa morphologie, la prise d’aliments, la vitesse à laquelle elle boit, sa capacité corporelle à dégrader l’alcool. On est loin d’être égaux face à l’ivresse, même si la consommation régulière d’alcool est mauvaise pour tout le monde.

    Vous vous interrogez sur votre consommation d’alcool ?

    La Macif prend en charge vos consultations chez un.e psychiatre. *

    *voir conditions

    Les alcools forts aident à digérer : FAUX

    « C’est de l’utopie. Il n’y a pas d’étude probante qui aurait démontré l’efficacité d’un alcool fort sur la digestion. Un alcool fort utilisé comme digestif a au contraire plutôt tendance à ralentir la vidange gastrique et la digestion », tranche le professeur Naassila.

    Le vin est un alcool comme les autres : VRAI

     « Le vin a la même toxicité que les autres alcools. Il est peut-être même plus insidieux car il bénéficie d’une communication positive », ajoute l’expert. Un verre reste un verre, quel que soit l’alcool consommé !

    Boire un café, prendre une douche ou faire du sport, ça dessoûle : FAUX !

    Seul le temps élimine les effets de l’alcool. Un individu en bonne santé élimine en moyenne 0,10g à 0,15g d’alcool par litre de sang par heure : il faut donc entre 3 et 4 heures pour éliminer 2 verres d’alcool. De même, prendre un chewing-gum ou une pastille mentholée ne fausse pas l’alcootest en cas de contrôle de police.

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    L’Essentiel de l’article

    • Manger permet de ralentir la montée du taux d’alcoolémie dans le sang.
    • Le gabarit de la personne influe sur sa résistance à l’alcool.
    • Certains alcools font monter l’alcoolémie plus vite que d’autres.

    (1) Mack C. Mitchell Jr., Erin L. Teigen, Vijay A. Ramchandani, 2014

    (2)  Baromètre « Les addictions et leurs conséquences chez les jeunes » 5ème édition – Mai 2025