Étiquette : Budget

  • Comment éduquer ses enfants à l’argent ?

    Comment éduquer ses enfants à l’argent ?

    « L’argent est tellement tabou en France que, souvent, les parents n’en parlent pas », déplore Véronique Forzini, experte finance-épargne de la Macif. Selon elle, il faut au contraire aborder le sujet avec les enfants tôt pour que ceux-ci apprennent progressivement « comment le dépenser et l’économiser pour remplir leurs projets futurs ». Le début de l’apprentissage du calcul, à 5 ans, est un bon point de départ pour l’éducation financière.

    De 5 à 11 ans : comprendre l’utilité de l’argent

    « En primaire, on comprend que l’argent peut être utile pour s’acheter des choses qui nous font plaisir », observe Véronique Forzini. C’est le début de l’argent de poche, qui avoisine quelques euros hebdomadaires en liquide. « À cet âge-là, l’argent est souvent considéré comme un cadeau, reçu grâce à une bonne note par exemple, puisque les parents subviennent à tous les besoins. » Donner à son enfant ces petites sommes permet alors de lui faire comprendre qu’il peut choisir comment le dépenser. On peut aussi commencer à aborder l’idée d’« économies », « mais surtout sur du court-terme » car les enfants ne se projettent pas encore et que « les sommes sont tellement petites que l’utilisation est quasi-immédiate ».

    De 12 à 15 ans : apprendre à économiser

    L’entrée au collège sonne le début du chemin vers l’indépendance et, avec elle, « un besoin d’argent plus important qui est naturel », relève Véronique Forzini : « Dans les villes, les enfants vont au collège eux-mêmes et ont plus de frais. » Cette étape est un bon moment pour basculer de l’argent de poche hebdomadaire à une somme mensuelle. « Cela permet à l’enfant d’apprendre à maîtriser ses dépenses et recettes sur le mois, même si les parents subviennent toujours aux besoins. » C’est également la première étape vers la notion de salaire et cela permet à l’enfant d’économiser sur un temps plus long. « Il faut d’ailleurs commencer à passer du terme ‘économiser’ à celui d’ ‘épargner’ », poursuit Véronique Forzini. Dès 12 ans, les parents peuvent lui ouvrir un livret d’épargne jeune.

    De 16 à 18 ans : la transition vers l’autonomie

    Le lycée est souvent la dernière – ou l’avant-dernière – étape avant que les enfants ne quittent le cocon familial. Il s’agit donc d’un moment primordial dans leur éducation à l’argent. Ils sont aussi nombreux à posséder une carte bleue sans autorisation de découvert, qui leur permet de s’initier à la gestion de l’argent lorsqu’il est dématérialisé et au suivi de leurs dépenses via des applications bancaires. « À ce moment-là, il est primordial d’insister sur le budget mensuel et de faire comprendre à son enfant l’importance d’épargner pour des projets de long terme plus ambitieux, comme le passage du permis ou des vacances entre amis », souligne Véronique Forzini. Ce moment de transition est celui où les jeunes apprennent à être véritablement autonome et à gérer leur épargne.

    De 19 à 24 ans : gérer son budget et consolider son épargne

    Une fois que les enfants ont quitté le cadre familial pour partir étudier, la notion d’argent de poche disparaît et devient « une allocation mensuelle qui doit permettre de subvenir seul à ses besoins », c’est-à-dire payer son loyer, se nourrir, gérer ses loisirs, etc. L’étudiant doit « identifier ses frais fixes et variables tout en épargnant régulièrement », préconise Véronique Forzini. Un modèle peut être intéressant à transmettre : la règle des 20-30-50. « 50 % du revenu mensuel doit être dédié aux charges fixes, 30 % au budget complémentaire et 20 % épargnés sur un livret en début de mois. » L’idéal est d’avoir « au moins trois fois de côté son budget principal, pour les coups durs ». Il en va de même pour les alternants et les jeunes actifs, qui partiront plus confiants dans la vie avec un matelas de sécurité.

    Les bases de l’autonomie

    « Mais pour pouvoir gérer son argent, il faut en avoir », observe Véronique Forzini. D’où l’intérêt, pour les parents, d’apprendre à leurs enfants la valeur de l’épargne le plus tôt possible. Et de leur ouvrir un livret jeune, voire une assurance-vie. « Il ne faut pas hésiter à parler argent dès l’enfance, pour que l’évolution soit la plus fluide possible », insiste la spécialiste. Les parents peuvent être accompagnés, notamment grâce au programme Educfi (Éducation économique, budgétaire et financière), accessible en 4ème sur la base du volontariat des professeurs. Discussion, pédagogie et continuité sont donc les maîtres mots pour faire de son enfant un épargnant et consommateur autonome.

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  • Reprise contre bon d’achat : une nouvelle habitude de consommation ?

    Reprise contre bon d’achat : une nouvelle habitude de consommation ?

    Récupérer du budget pour racheter

    Rapporter ses anciens produits en boutique en échange d’un bon d’achat en magasin : les enseignes à proposer ce type d’offres sont de plus en plus nombreuses. Et ce, dans toujours plus de secteurs. Le prêt-à-porter a saisi le créneau il y a plus d’une décennie et représente aujourd’hui une grande partie de ce marché. Mais on retrouve des démarches similaires dans les magasins de téléphones et ordinateurs portables, cartables, et même chez les concessionnaires automobiles. Concrètement, ces bons représentent généralement un pourcentage assez faible de la valeur d’achat initiale du produit, et peuvent varier selon l’état du bien, notamment dans le cas d’appareils électroniques. En général, ces produits sont soit réinjectés sur le marché après réparation et/ou reconditionnement, soit envoyés dans des centres de recyclage lorsqu’ils sont en mauvais état. « Proposer un bon d’achat en échange est un moyen pour les marques de fidéliser leur clientèle », observe Ilfynn Lagarde, spécialiste de l’économie circulaire et fondatrice de Youzd, une plateforme d’achat et de revente d’équipement de la maison de seconde main.

    Augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs

    Qu’en est-il du consommateur ? Le premier argument mis en avant par les enseignes en faveur de ce dispositif est qu’il permet d’augmenter le pouvoir d’achat de leurs clients. « Cette stratégie marketing a un impact direct sur les prix, permettant aux consommateurs d’acheter moins cher ou plus pour le même prix », observe Béatrice Siadou-Martin, chercheuse experte en consommation responsable au sein de la Chaire Maréson à l’université de Montpellier. « Aujourd’hui, le consommateur est dans une recherche de variété », ajoute la chercheuse. Dans cette optique, lui donner la possibilité de ramener régulièrement ses achats en magasin est un moyen de concilier cette volonté avec des enjeux environnementaux de réemploi des produits. « Cela permet de capter tout le stock, notamment de vêtements et d’appareils informatiques, qui dorment trop souvent dans nos tiroirs », confirme Ilfynn Lagarde. Chaque année, les Français jettent en moyenne 200 000 tonnes de vêtements et autres accessoires vestimentaires, selon les données de Refashion. Soit environ 40 % de la production annuelle. Proposer aux consommateurs de ramener leurs achats en magasin est donc, théoriquement, une manière de faire un pas de plus dans la réduction de l’empreinte environnementale de secteurs souvent très polluants.

    Une incitation à la consommation

    Mais, nuance Ilfynn Lagarde, « le principe de réinjection dans le marché de la seconde main ne fonctionne qu’avec des objets en très bon état ou dont le prix de revente sera suffisamment élevé pour que la réparation ou le reconditionnement, qui peuvent coûter très cher, soient rentables ». Autrement dit, en ce qui concerne la « fast-fashion », dont le prix de vente initial est déjà très bas, le coût de réparation est trop élevé pour espérer lui donner une seconde vie : « Dans ce cas, il n’y a pas d’économie circulaire. » Seuls certains produits sont donc susceptibles d’être réemployés. Certaines enseignes, comme Faume pour les vêtements et Back Market pour les téléphones et ordinateurs, en ont fait leur spécialité.

    « Sur des marques low cost, on est clairement sur du greenwashing », poursuit Ilfynn Lagarde. Un greenwashing qui encourage ces enseignes à continuer de produire en masse et à polluer. En fin de compte, ce système ne pousse pas à remettre en question le modèle de la fast-fashion, intrinsèquement ultra-polluant, même si ces vêtements sont effectivement recyclés, car recycler pollue toujours plus que produire moins.

    La question de la durabilité est essentielle, même en ce qui concerne le pouvoir d’achat des consommateurs. Si ce dernier augmente effectivement sur le court terme, la reprise contre bon d’achat est néanmoins « une incitation à la consommation et à l’achat frénétique », rappelle Béatrice Siadou-Martin : « Acheter un jean pour 140 euros, mais qui durera dix ans est probablement plus rentable que d’en racheter un chaque année. Même chose pour les cartables, qui sont maintenant changés chaque année. » Difficile de savoir si, sur le temps long, le consommateur est alors effectivement gagnant.

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  • Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Le plat du chef

    Pigeon rôti sur coffre, cédrat confit, purée de panais, choux de Pontoise, châtaignes

    Le dessert du chef

    Mont-blanc aux agrumes

    Pour préparer le menu dans son intégralité, comptez 2 bonnes heures en cuisine.

    Repas de chef avec un prix accessible

    Pour épater vos convives avec ce menu du chef Marchon, comptez maximum 25 euros par personne. Cela correspond au budget moyen des Français qui prévoient cette année de dépenser environ 120 euros pour leur repas de fête. (1)

    Pour réaliser la recette pour 4 personnes il vous faudra :

    Pour le plat :

    • 2 pigeons (ou un par personne en fonction des appétits)
    • 1 cédrat (il est possible de remplacer cet agrume, aujourd’hui facilement disponible chez les primeurs par un citron)
    • 4 panais
    • 1 chou de Pontoise (si vous n’en trouvez pas, un chou pointu ou un chou vert feront parfaitement l’affaire)
    • 100g de châtaignes
    • 1L eau
    • 300g sucre
    • Beurre
    • Lait

    À noter : Une version végétarienne de cette recette est parfaitement envisageable et tout aussi savoureuse. Pour ce faire, il vous suffit de remplacer le pigeon par un cèleri rave.

    Et pour le dessert :

    • 200g de blancs d’œufs (Soit 6 ou 7 œufs)
    • 300g de sucre
    • 400g de crème liquide 30%
    • 2 citrons verts, 2 citrons jaunes, 2 pomelos,
    • les zistes confits de cédrat (préparés pour la recette du pigeon)
    • 200g de crème de marrons
    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Une fois n’est pas coutume, commencez par le dessert.

    Cassez les œufs et séparez les blancs des jaunes. Réservez les blancs. Conservez les jaunes qui vous serviront pour une autre recette (dans des pâtes à la carbonara, mayonnaise, dorure de pate). Effectuez une meringue avec 200g de blancs d’œufs et 200g de sucre. Pour ce faire battez les blancs d’œufs en neige et incorporez-y petit à petit les 200 grammes de sucre.

    Astuce du chef : vous savez qu’elle est bien ferme quand la préparation forme un “bec”.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Étalez-la très finement sur une plaque recouverte de papier cuisson.

    Astuce du chef : vous pouvez appliquer des petits points de meringue sous le papier pour qu’il tienne bien en place une fois enfourné.

    Faites cuire au four à 90°C pendant 2 heures.

    Pendant ce temps-là, préparez une crème montée avec la crème liquide et 100g de sucre. Réserver.

    Levez les suprêmes des agrumes : épluchez puis coupez délicatement des quartiers avec un couteau.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Mettez la crème de marrons trouvée dans le commerce en poche à douille.

    Pendant que la meringue cuit, passez à la préparation du plat.

    Dans une casserole, préparez un sirop en faisant chauffer l’eau et le sucre jusqu’au frémissement.

    Coupez à la mandoline (attention aux doigts, mettez bien la main à plat sur le fruit !) de fines tranches dans le ziste du cédrat. Le ziste c’est la membrane blanche placée entre la peau et la pulpe des agrumes.

    Faites confire les zistes dans le sirop une vingtaine de minutes.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    Videz le pigeon. Levez les cuisses et réservez. Levez les ailes et le coffre (vous pouvez éviter ces étapes de découpes un peu techniques en demandant à votre boucher de préparer votre pigeon)

    Pelez les panais, coupez-les en petits morceaux et faites-les cuire dans de l’eau ou du lait salé.

    Astuce du chef : contrairement à l’eau, le lait permettra à vos légumes de conserver une belle couleur blanche.

    Une fois vos panais bien cuits. Mixez-les, tout en ajoutant un peu de beurre pour réaliser votre purée. Réservez.

    Démarrez la cuisson des cuisses et du coffre du pigeon dans une poêle à feu vif en arrosant généreusement de beurre. Une fois que votre pigeon a acquis une belle couleur, terminez la cuisson au four : une dizaine de minutes à 150 degrés.

    Dans la même poêle que celle utilisée pour le pigeon, faites braiser les feuilles de chou et les châtaignes dans un peu de beurre. Vos légumes confieront ainsi dans les sucs de cuisson du pigeon.

    Tous les éléments sont prêts. Vous pouvez désormais dresser votre assiette en râpant un peu de cédrat sur le pigeon. 

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    La meringue est désormais prête.

    Vous pouvez maintenant dresser votre dessert.

    Disposez d’abord la meringue brisée en morceaux, puis la crème montée et les suprêmes d’agrumes.

    Dessinez des filaments de crème de marron puis saupoudrez de sucre glace votre mont-blanc.

    Le menu festif du chef Alexandre Marchon

    (1) CSA 2023

  • Comment la nouvelle génération gère ses économies ?

    Comment la nouvelle génération gère ses économies ?

    Depuis son enfance, Mona, 22 ans aujourd’hui, reçoit de l’argent de poche de ses parents. Quand elle avait 10 ans, la jeune Lyonnaise glissait tous les mois une pièce de deux euros dans une tirelire en forme de coffre à trésor. « Ma mère me conseillait de garder cet argent pour acheter quelque chose qui me plairait vraiment. J’ai économisé pour m’offrir un petit sac pailleté, qui devait coûter dix ou quinze euros. » Désormais, ses parents lui transfèrent 300 euros par mois sur son compte bancaire, « pour les courses, le téléphone et la carte de transport ». Mona, plus fourmi que cigale, met 20 euros de côté, parfois 30, dès qu’elle le peut, sur son livret A. L’étudiante en psychologie a déjà épargné près de 1 000 euros. « Je sais que s’il m’arrive une galère, je peux piocher dedans, explique-t-elle. Mais un jour, j’aimerais surtout acheter un appartement. »

    Des comportements éthiques et prévoyants

    Contrairement aux idées reçues, l’argent ne brûle pas les doigts des jeunes issus de la génération Z. 37 % des 18-24 ans épargneraient même déjà pour leur retraite(1). Si les jeunes adoptent désormais des comportements financiers précoces, c’est entre autres parce que la crise du Covid-19 a bouleversé leur vision de l’avenir. Selon l’enquête Gen Z : décoder les comportements financiers réalisée par le cabinet de conseil Oliver Wyman en 2023, 35 % des 18-26 ans affirment que « l’argent est une source de stress » contre 20 % chez les générations précédentes. La génération Z serait aussi « deux fois plus susceptible d’investir que les Millenials au même âge ». Quand certains, comme Mona, restent dans le circuit des produits d’épargne classiques, d’autres préfèrent se tourner vers des plateformes d’investissement éthiques : 75 % des 18-35 ans considéreraient que « tous les investissements devraient être socialement responsables aujourd’hui », d’après une étude OpinionWay pour Moka, l’une des nombreuses solutions d’investissement en ligne qui ont poussé comme des champignons ces dernières années.

    L’essor de la FinTok

    Le secteur bancaire l’a bien compris : les jeunes veulent qu’on leur parle de finance, et de préférence via le digital – 72 % d’entre eux utilisent des canaux numériques pour interagir avec leur banque, d’après le cabinet Oliver Wyman. À tel point que TikTok est devenue l’une de leurs premières sources pour s’éduquer financièrement, réunissant depuis quelques années des « finfluenceurs », soient des créateurs de contenu spécialisés dans les conseils en investissement, dont certains promettent les clés pour « devenir riche » en peu de temps. Les stars de l’investissement sur Tik Tok s’appellent Rachel Finance (près de 125 000 followers) ou Nicolas Finance (environ 485 000 abonnés), et des hashtags comme #FinTok, #moneytips ou #investing figurent parmi les plus populaires. Reste à s’assurer de la fiabilité de leurs recommandations : l’Autorité de Régulation professionnelle de la Publicité et l’Autorité des marchés financiers (AMF) ont donc créé en 2022 un « certificat d’influence responsable, option publicité financière » pour encadrer ce type d’activité. « La protection des épargnants est notre priorité », affirme Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l’AMF, sur le site de l’organisation.

    Pas une jeunesse, mais des jeunesses

    De son côté, Boris, 20 ans, pourtant « accro à TikTok et Instagram », « team “j’économise” » et « intéressé par une formation sur l’argent », s’est tenu à distance de la mode du FinTok. « Le peu de vidéos que je vois passer sont trop racoleuses », soutient l’étudiant, prudent. Il faut dire qu’à première vue, le jeune Parisien fait mentir les sondages sur la relation entre Gen Z et finance : « L’argent n’est pas spécialement une source de stress pour moi, je ne pense pas beaucoup à l’avenir, c’est trop flou, explique celui qui reçoit 750 euros par mois de ses parents pour toutes ses dépenses, et n’a jamais touché aux “grosses sommes” reçues à Noël et aux anniversaires, qu’il a placées sur son livret A. Le jour où je commencerai vraiment à travailler, je m’y intéresserai plus. Je me vois bien choisir un placement à long terme, stable, qui favorise l’innovation ou la transition écologique. » Mona, elle, ne se voit pas changer de banque pour le moment, contrairement à 30 % de ses pairs sondés par le cabinet Oliver Wyman. « Les banques en ligne, ça me fait un peu peur. C’est rassurant de pouvoir rencontrer un conseiller », se justifie la jeune femme, qui a gardé, dans un coin de sa chambre, la tirelire de son enfance en forme de coffre à trésor.

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    (1) Sondage de BPCE l’Observatoire 2024

  • La méthode des enveloppes pour gérer son budget : quel intérêt ?

    La méthode des enveloppes pour gérer son budget : quel intérêt ?

    Barbara a commencé à utiliser la technique des enveloppes budget il y a trois ans, alors qu’elle était enceinte de son troisième enfant, que cette fois-ci, elle attendait seule. La nécessité de faire des économies durant sa période de congé parental s’imposait : « J’allais faire face à une perte de revenus conséquente », anticipe à l’époque cette tractoriste aux revenus modestes, qui vit dans la campagne girondine. Habituée des chèques reportés, elle souhaite surtout rompre avec ce cercle vicieux. Alors un jour, elle se décide : elle se met à la méthode des enveloppes budget, plébiscitée par des dizaines de milliers d’internautes qui partagent leur expérience sur les réseaux sociaux.

    L’objectif est simple, mais plutôt fastidieux : faire une analyse sur six mois des dépenses du foyer et les regrouper par catégorie.

    Alimentaire, vêtements des enfants, loisirs, imprévus… Désormais, tout est passé au crible, pour mieux respirer quand arrive la fin du mois. Pour cela, le principe est de retirer à la banque en début de mois des espèces pour visualiser son budget et les répartir dans des enveloppes réservées à chaque catégorie de dépense pour éviter les écarts. La promesse ? Quand on a de l’argent en espèces, on contrôle plus. Et les petites économies réalisées chaque mois ont beaucoup plus de vertus qu’elle ne croyait. « Pour Noël, d’habitude j’ai 20 à 30 euros par enfant. Mais depuis les enveloppes budget, j’ai pu offrir une console de jeux vidéo portable à mes enfants ! », assure-t-elle, le sourire aux lèvres. Barbara est ainsi parvenue à mettre 300 euros de côté grâce aux enveloppes et son découvert de 600 euros a été résorbé.

    Une influence grandissante sur les réseaux sociaux

    Deux ans plus tard, elle décide de partager son travail sur Instagram. « Je l’ai fait avant tout pour booster ma rigueur », assure-t-elle. En quelques mois seulement, elle passe de 3 500 à 17 000 abonnés. Très vite, elle reçoit des centaines de messages de remerciements. « Des femmes, en grande majorité, me disent : “Merci, votre contenu m’inspire, me motive à sortir de la galère financière.” Quand on baisse les bras, ces petites vidéos sont un coup de pouce ». Divorce, maladie, chômage, les comptes dédiés à cette méthode de gestion budgétaire sont aussi l’occasion pour de nombreuses personnes de partager les tourments de la vie quotidienne par message privé. Mais qui dit abonnés, dit influence. Parmi les comptes qui promeuvent la méthode des enveloppes budgétaires, certains sont devenus viraux et comptent des centaines de milliers d’abonnés. Un succès qui permet de vendre des trieurs, classeurs et enveloppes budget selon sa propre méthode, ou même d’accompagner des familles dans la gestion de leur budget.

    Un métier à part entière ?

    C’est d’ailleurs devenu le métier d’Anna, 42 ans, qui vit à Vitrolles. Sur son compte, elle cumule 100 000 abonnés et a même publié un livre chez Larousse, Mieux gérer mon argent pour vivre mieux. Elle s’est lancée dans l’arène des enveloppes budgétaires en 2019 pour partager ses problèmes financiers. « J’avais des crédits à la consommation et une négligence vis-à-vis de la gestion de mon argent. Tant que j’avais de l’argent, je dépensais », se souvient Anna. De 17 000 euros de dettes, elle a réussi à revenir à zéro. Forcément, ce défi l’a rendue populaire. Elle vend désormais des formations, des livres, mais aussi ses cahiers budgétaires. Elle en écoule 3 000 chaque année.

    Les économies que provoquerait la méthode des enveloppes budgétaires ne mettent pas tout le monde d’accord. « On propose une méthode pour sortir les gens de la galère, alors ça me dérange que certains gagnent de l’argent sur le dos de personnes qui n’en ont pas », dénonce Barbara, qui déclare ne tirer aucun revenu de ses contenus sur les réseaux sociaux, mis à part des primes de parrainages avec quelques marques vendues en grande distribution.

    Se prémunir de l’obsession

    D’origine polonaise, Anna fut d’abord étonnée du tabou qu’ont les Français avec l’argent. « En France, on ne parle pas de nos galères avec nos proches, on ne demande pas à nos copines : montre-moi comment tu gères ton budget. Je suis très contente qu’il y ait de plus en plus de comptes qui font changer ça. » Dans le lot des followers, évidemment, il y a aussi parfois un peu de curiosité malsaine. « Les gens se comparent, regardent combien on paye nos abonnements téléphoniques, ce qu’on fait de notre temps libre… », reconnaît Anna. Barbara reconnaît aussi que cette méthode peut parfois virer à l’obsession : « Je vérifie mes comptes au moins une fois par jour. Le compte Instagram me sert de catalyseur. » Pourtant, conclut Anna, cette méthode permet « de travailler sa relation avec l’argent ».

    En étant très concrète, elle permet que l’argent soit moins virtuel, ainsi chaque dépense est immédiatement perceptible et chaque économie aussi.

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  • Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Propriétaire : 3 conseils pour réduire sa facture de chauffage

    Beaucoup de chaudières ont des performances énergétiques très moyennes. Renouveler votre installation peut permettre de faire des économies conséquentes. De plus, certains équipements utilisant des sources d’énergies renouvelables donnent droit à des aides ou à des crédits d’impôt, parfois cumulables à certaines aides régionales.

     

    Chaudière à basse température

    Elle permet entre 12 et 15 % d’économies d’énergie en fonctionnant à une température plus basse que les chaudières classiques. Son installation nécessite cependant un tubage des conduits de cheminée.

     

    Chaudière à condensation

    Elle est encore rare en France, mais représente jusqu’à 80 % des matériels posés aux Pays-Bas. La condensation générée par les gaz brûlés permet de récupérer de l’énergie. Elle est donc plus performante de 15 à 20 % suivant le modèle.

     

    Chaudière à bois

    Trois principes de combustion sont possibles, lesquels dépendent du système de ventilation qui optimise plus ou moins la combustion du bois. Évitez les bois de récupération : ils génèrent de fortes doses de polluants. En revanche, les bûches, les granules et les copeaux de chauffage sont destinés à cet usage. Choisissez une installation portant le label Quali’Bois.

     

    Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

    Ce matériel est aujourd’hui fiable et a une bonne durée de vie. Des capteurs solaires transmettent de l’énergie à votre installation afin d’avoir une eau chaude en permanence. Un système d’appoint vient pallier les irrégularités d’ensoleillement. Vous pouvez réaliser jusqu’à 70 % d’économies sur le chauffage de l’eau. Enfin, choisissez une installation portant le label Quali’Sol.

    Quelle chaudière choisir pour bénéficier d’un crédit d’impôt* ?

    • Chauffe-eau solaire individuel (CESI)

      Les + :
      une énergie propre et renouvelable et une longue durée de vie.
      Les – :
      nécessite un chauffage d’appoint.

    • Chaudière à condensation (sous réserve de caractéristiques techniques et de critères de performances minimales)

      Les + :
      performante, peut être reliée à des panneaux solaires.
      Les – :
      son coût élevé et sa taille imposante.

    2 Se chauffer autrement : diversifiez les énergies

    La pompe à chaleur (PAC)

    Elle utilise la chaleur qui se trouve à l’état naturel dans le sol, l’air ou l’eau souterraine, pour augmenter sa propre température et la restituer dans le logement. La PAC peut être de trois types :

    • géothermique
    • aérothermique
    • ou sur eau de nappe.

    Son installation nécessite donc un jardin et se révèle certes un peu coûteuse (de 70 à 200 euros le m²), mais permet ensuite d’économiser jusqu’à 75 % sur la facture de chauffage grâce à une énergie propre et renouvelable.

     

    Le puits canadien ou puits provençal

    Le principe est proche de celui de la pompe à chaleur, à la différence qu’il fonctionne sans assistance électrique. Le puits agit grâce à un système de tuyauterie qui permet de ventiler la maison avec un air plus chaud en hiver, plus froid en été.

    Son coût initial est plutôt faible (300 euros environ) et permet d’économiser 10 à 20 % sur le chauffage en hiver. Il est donc un bon régulateur thermique qui sert à diminuer les besoins énergétiques, mais ne peut remplacer totalement un système de chauffage.

     

    Le solaire thermique

    À privilégier dans les régions à fort ensoleillement, l’installation de panneaux solaires, posés généralement sur le toit, transmet la chaleur au circuit classique de chauffage de l’habitation.

    Cette énergie « gratuite » à long terme (compter tout de même 8 300 euros d’investissement pour une maison de 100 m²) permet de réaliser jusqu’à 70 % d’économie sur le chauffage. Sa combinaison est possible avec les chaudières et permet ce que l’on appelle le « système solaire combiné ».

     

    Le chauffage au bois

    Vous pouvez optimiser votre cheminée ouverte en y installant un insert au rendement énergétique beaucoup plus performant. Les inserts fonctionnent avec des bûches ou des granulés de bois, qui restent les combustibles les moins chers du marché !

    En raison des normes d’installation très strictes, faites appel à un professionnel et privilégiez le label Quali’Bois. Vous pouvez également opter pour des poêles en acier ou en fonte. Ces derniers sont plus chers, mais plus performants : ils peuvent restituer jusqu’à 85 % de la chaleur produite.

     

    Les 3/4 des logements en France

    affichent une mauvaise qualité thermique se traduisant par des consommations de plus de 150 kWh par m2 et par an.

    Observatoire national de la précarité énergétique, 2016.
     

    3 Adoptez les bons réflexes

    • C’est une évidence : vérifiez et renforcez votre isolation !
       
    • Installez un programmateur dans votre logement pour choisir précisément la température désirée.
       
    • Évitez la surchauffe ! Adaptez la température aux pièces et aux heures d’occupation. Dans les pièces de vie : 19 °C la journée quand vous êtes là et 16 °C la journée en votre absence et durant la nuit.
      Pour les chambres, ne dépassez pas 19 °C.
      À partir de 19 °C, chaque degré en plus, c’est 7 % de consommation supplémentaire !
       
    • Utilisez un thermostat à régulation automatique : vous bénéficiez d’un crédit d’impôt pour l’achat de ce type de régulateur. Ce système peut faire diminuer de 25 % la consommation de la chaudière.
       
    • Faites entretenir une fois par an votre chaudière ou votre chauffe-eau : vous pourrez économiser de 8 à 12 % d’énergie.
       
    • Faites régler la température du ballon d’eau chaude à 50 °C, c’est largement suffisant. Et adaptez la taille du ballon : une personne utilise en moyenne 50 litres par jour.
       
    • Les gestes malins en hiver : pour la nuit, fermez les volets et tirez des rideaux épais. N’installez rien devant les radiateurs (rideau, meubles…) et n’oubliez pas de les purger régulièrement.
    * D’autres équipements peuvent bénéficier de crédit d’impôt. Consultez le guide Ademe – Aides financières 2019

    L’Essentiel de l’article

    • Investir dans une chaudière de nouvelle génération, plus performante.
    • Diversifier les sources d’énergie.
    • Installer un programmateur ou un thermostat régulateur pour optimiser sa consommation.

    Ademe (2015) et CNL (2017)
  • Vendre d’occasion, c’est simple et pratique !

    Vendre d’occasion, c’est simple et pratique !

    Bon à savoir

    Est-ce que je peux fabriquer ou acheter des objets pour les revendre ?

    Eh non ! Dans ce cas, vous êtes considéré comme professionnel. Vous devez alors choisir un statut (par exemple, auto-entrepreneur) et vous plier aux règles fiscales qui y sont rattachées. Impossible donc de revendre au pied levé des bijoux fantaisie faits main, ni d’acheter à petit prix pour revendre avec une plus-value. 

    Pourquoi vendre d’occasion ?

    Vous souhaitez vous débarrasser du vélo du petit dernier, vous séparer d’un micro-ondes que vous venez de remplacer, ou revendre une paire de baskets que votre ado n’a jamais portée ? Lancez-vous dans la vente d’occasion ! De plus en plus prisée par les acheteurs (7 personnes sur 10 achètent des vêtements d’occasion) (1), la seconde main a tout pour plaire : écologique, économique, elle permet aussi de dénicher des pépites neuves ou vintage. Meubles, vêtements, accessoires, électroménager, high-tech, livres, DVD, matériel de loisirs… presque tout se vend et s’achète d’occasion.

    Brocante, vide-grenier, en ligne… Comment vendre d’occasion ?

     

    Pour faire de la place dans vos placards ou votre cave, vous avez plusieurs possibilités :

    • les brocantes ou vide-greniers : vous vendez vos trésors sur votre propre stand (sur une table pliante par exemple ou à même le sol en fonction du règlement de l’événement). Il faut s’inscrire en amont auprès des organisateurs, qui vous attribueront un emplacement. Comptez généralement autour de 10 à 15 euros pour les prix de départ, qui peuvent monter en fonction de la ville ou de la taille de votre stand ;
       
    • les sites de revente sur Internet : ce sont tout simplement des sites de petites annonces. Vous vous inscrivez (c’est généralement gratuit), rédigez votre annonce, prenez quelques photos pour l’accompagner, et hop, le tour est joué. Il n’y a plus qu’à attendre la proposition d’un acheteur. Vous pourrez alors remettre l’objet en main propre contre un paiement en liquide ou l’expédier après réception du paiement, lorsque les sites proposent un système de paiement en ligne sécurisé. Certains sites proposent également un système d’enchères qui peut être intéressant pour la revente d’objets de collection ;
       
    • les dépôts-ventes : vous déposez vos articles (souvent des vêtements, sacs ou chaussures de marque) dans la boutique, et le commerçant vous propose un prix. Selon les cas, soit vous récupérez votre argent directement, soit vous devez attendre que les objets soient vendus.

       

    • Lire aussi : Écologie : comment donner une seconde vie à vos vêtements ?

    9 9 milliards d’euros C’est le montant du marché de l’occasion en France (+21% rapport à 2020)(2)

    Bon à savoir

    Certaines plateformes de vente en ligne entre particuliers transmettent les décomptes de leurs utilisateurs au fisc au-delà d’un certain plafond.

    Est-ce je dois déclarer les revenus de mes ventes d’occasion ?

    Si vos ventes restent occasionnelles et qu’elles n’ont pour but que de vous séparer d’articles dont vous n’avez plus l’usage, alors vous n’avez rien à déclarer. Si toutefois vos ventes dépassent 5 000 € sur un an, alors ces sommes doivent être mentionnées dans votre déclaration de revenus de l’année. Le cas échéant, elles pourront être imposables. Ne sont pas concernées par ce plafond : les voitures, l’électroménager et les meubles. Pas d’inquiétude donc si vous vous séparez d’un véhicule.

    Bijoux, objets d’art, et métaux précieux : les exceptions

     

    Vous revendez des bijoux précieux, des tableaux, des montres de collection, des pièces d’or ou autres objets en métaux précieux ? Ces ventes doivent faire l’objet d’une déclaration car elles sont soumises à la taxe forfaitaire sur les objets précieux. Selon les cas, son montant est de 6 % à 11 % du prix de vente du bien, auxquels s’ajoute 0,5 % pour la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale). Vous pouvez faire cette déclaration directement en ligne.

    VOUS SOUHAITEZ ÊTRE PROTÉGÉ LORS DE VOS VENTES EN LIGNE ?

    Avec l’assurance Protection Juridique de la Macif*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques aux achats en ligne.

    *Garantie optionnelle du contrat Habitation Résidence principale Formule Protectrice. (voir conditions du contrat)

    L’Essentiel de l’article

    • Vous pouvez vendre d’occasion toutes sortes d’objets.
    • Vous pouvez vendre via des vide-greniers, brocantes, dépôts-ventes ou sites de vente d’occasion.
    • Si vous revendez de façon occasionnelle et dans la limite de 5 000 €/an, vous n’avez rien à déclarer au fisc.
  • Arnaques téléphoniques : comment se prémunir contre les appels et SMS frauduleux ?

    Arnaques téléphoniques : comment se prémunir contre les appels et SMS frauduleux ?

    Les arnaques téléphoniques, toujours plus audacieuses, peuvent toucher tout le monde, notamment lorsqu’on ne connaît pas ce type de pratique ou qu’on baisse un peu sa garde face aux interlocuteurs téléphoniques. Quelques bons réflexes permettent néanmoins de s’en prémunir.

    1 Ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS suspect

    À l’instar des mails frauduleux, ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS dont vous ne connaissez pas l’expéditeur, n’ouvrez pas les pièces jointes et ne téléchargez pas d’applications si on vous le demande. Vous risquez d’installer un malware (logiciel malveillant) sur votre téléphone et de donner accès aux hackers à toutes vos données personnelles.

    2 Ne communiquez jamais vos données personnelles

    Vous avez reçu un message (mail ou SMS) qui semble provenir de votre banque ou de la CAF ? Méfiez-vous ! Surtout si celui-ci vous invite « à vérifier, compléter ou mettre à jour vos informations personnelles liées à votre compte bancaire, à activer une fonctionnalité de sécurité mise en place par votre établissement », prévient le site gouvernemental cybermalveillance.gouv.fr.

    Vous faites probablement face à une tentative de smishing* par des cybercriminels, dont le but est de se faire passer pour une organisation que vous connaissez, pour vous inciter à dévoiler vos coordonnées bancaires. Sachez que votre banque, la CAF ou le service des impôts, par exemple, ne vous demanderont jamais dans un message ou par téléphone de leur fournir directement vos identifiants ou toute autre information confidentielle.

    *contraction de SMS et phishing (hameçonnage)

    Finies les arnaques par 06 et 07

    Le démarchage téléphonique est désormais interdit via des numéros de téléphone ressemblant à des utilisateurs « classiques » commençant par 06 ou 07.

    3 Méfiez-vous des numéros inconnus

    Un numéro inconnu a tenté de vous joindre (plusieurs fois), sans laisser de message ? Ne le rappelez surtout pas. Il peut s’agir d’un proche qui vous appelle d’un autre numéro, d’un service administratif qui cherche à vous joindre à juste titre, mais il se pourrait très bien aussi que ce soit un numéro surtaxé. En effet, le spam vocal est une méthode d’escroquerie qui consiste à faire sonner une seule fois le téléphone mobile d’un utilisateur depuis un numéro, pour inciter ce dernier à rappeler le même numéro. Mais, cet appel vous est en réalité facturé.

    Dans tous les cas, évitez de rappeler tout de suite un numéro non identifié. Si on cherche effectivement à vous joindre, votre interlocuteur finira par vous laisser un message vocal ou vous envoyer un SMS.

    Bon à savoir

    Vous pouvez vérifier à qui appartient un numéro en utilisant un annuaire inversé sur internet. Autre astuce : tapez le numéro non identifié dans votre moteur de recherche pour voir s’il est signalé comme un numéro spam ou une arnaque.

    4 Bloquez tout numéro suspect

    Si un numéro que vous ne connaissez pas et qui vous semble douteux vous contacte régulièrement, pensez à le bloquer en l’inscrivant sur votre liste noire depuis votre historique d’appels. Par ailleurs, les autorités incitent les utilisateurs à signaler tout numéro suspect auprès de la plateforme de lutte contre les spams vocaux et SMS. Pour cela, envoyez un SMS au 33 700 avec le texte « Spam vocal 01 XX XX XX XX » en précisant le numéro de téléphone suspect ou au 0 811 02 02 17. Vous pouvez également vous inscrire sur la liste gratuite d’opposition au démarchage téléphonique sur le site de Bloctel.

    VOUS SOUHAITEZ ÊTRE PROTÉGÉ EN CAS D’ARNAQUE TÉLÉPHONIQUE ?

    Avec l’assurance Protection Juridique de la Macif*, vous bénéficiez de conseils et d’un accompagnement juridique personnalisé en cas de litige avec un tiers, dont les arnaques téléphoniques.

     

    *Garantie optionnelle du contrat Habitation Résidence principale Formule Protectrice.
    (voir conditions du contrat)

    L’Essentiel de l’article

    • Ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS suspect.
    • Ne divulguez jamais vos informations bancaires par téléphone ou par SMS.
    • Ne rappelez jamais un numéro inconnu.
    • Bloquez tous les numéros qui vous semblent suspects.
  • Les aides financières au déménagement et à la mobilité

    Les aides financières au déménagement et à la mobilité

    En France, un habitant sur dix change d’adresse chaque année (1). Toutefois, il existe des disparités face à la mobilité professionnelle et la mobilité résidentielle. Selon une étude du Conseil d’orientation pour l’emploi (2) : « 56 % des salariés et 55 % des personnes en recherche d’emploi ne seraient pas prêts à déménager pour trouver un emploi. » Parmi ces freins la deuxième raison la plus souvent évoquée serait « le coût d’un déménagement et d’un nouveau logement. »

    Pourtant, il existe des aides et des prêts qui peuvent financer une partie des frais engagés par votre déménagement.

    1 La prime de déménagement de la CAF

    La famille s’agrandit et vous êtes allocataire de la CAF ? Vous pouvez bénéficier d’une prime de déménagement (1119,46 € max pour trois enfants à charge) à condition d’en faire la demande dans les six mois qui suivent votre déménagement et sous réserve de satisfaire à ces trois conditions (3) :

    • avoir trois enfants à charge (nés ou à naître) ;
    • déménager entre votre 3e mois de grossesse et avant les 2 ans de votre dernier enfant ;
    • être bénéficiaire de l’Aide personnalisée au logement (APL) ou de l’Allocation de logement à caractère familial (ALF) dans votre nouveau logement.

    Bon à savoir

    Pensez à conserver vos justificatifs et factures pour les frais engagés : location de camionnette, prestation de déménageurs, etc. Ils vous seront demandés par la CAF.

    2 Le Fonds de solidarité logement pour les plus démunis (FSL)

    Si vous êtes en difficulté financière et sous certaines conditions de ressources, le département de votre région peut vous octroyer un soutien financier (sous forme de subvention ou de prêt sans intérêt) pour avancer le premier loyer ou effectuer un dépôt de garantie pour un nouveau logement. Vous devez en faire la demande auprès de votre CAF ou du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de votre ville.

    3 L’aide MOBILI-JEUNE

    L’aide MOBILI-JEUNE est disponible pour les alternants de moins de 30 ans sous certaines conditions : salaire mensuel brut supérieur à 120% du SMIC, résider à plus de 70km de son ancienne adresse… Vérifiez si vous êtes éligible ICI.

    Vous souhaitez déménager ?

    Bénéficiez de réductions chez Demeco ou Les Gentlemen du Déménagement grâce à Macif Avantages*.

    4 L’aide à l’installation des personnels de l’État (AIP)

    Vous venez d’intégrer la fonction publique ? Pour la location d’un bien vide ou meublé, des frais d’agence ou des frais de déménagement, une aide peut être accordée pour faciliter votre installation en tant que membre du personnel de l’État (fonctionnaire, magistrat, agent recruté, ouvrier d’État) (5). Son montant est de 1500 euros maximum pour les agents résidant dans une zone ALUR, c’est-à-dire une zone où le logement est tendu, 700 euros dans tous les autres cas. Seule condition pour en bénéficier, vous devez percevoir un revenu annuel égal ou inférieur à 28 047 euros pour une personne seule ou 41 083 euros pour un couple.

    Vous avez la bougeotte ? Pensez au Bail Mobilité !

    Créé dans le cadre de la loi ELAN, le bail mobilité (6) est un contrat de location de courte durée entre 1 et 10 mois, sans dépôt de garantie, d’un logement meublé. Le bail mobilité facilite l’accès au logement, aux personnes en mobilité professionnelle puisque le délai de préavis pour donner congé est réduit à 1 mois.

    * Offres soumises à conditions et non rétroactives réservées aux sociétaires Macif hors personnes morales.

    L’Essentiel de l’article

    • Famille nombreuse, demandeur d’emploi, salarié du privé ou du public, vous avez peut-être droit à une aide au déménagement.
    • Pensez à conserver toutes les factures et justificatifs des frais engagés.
    • Respectez les délais. Certaines demandes doivent être effectuées dans les 6 mois suivant le déménagement.

    (1) Observatoire des territoires, « Les mobilités résidentielles en France », 2019
    (2) Anil, « Conditions de logement et mobilités des ménages d’actifs », 2022
    (3) CAF, « La prime de déménagement » 2022
    (4) Action logement, « Financement de la mobilité professionnelle »
    (5) Ministère de l’Action et des Comptes publics, « Aide à l’installation des personnels de l’État (AIP) » 2022
    (6) Anil, « Bail mobilité »

  • Déménagement pas cher : les bons plans !

    Déménagement pas cher : les bons plans !

    1 Comparez les prix

    Tout déménagement a un prix, évidemment celui-ci dépend à la fois du volume à déménager, de la distance qui vous sépare de votre nouvelle adresse, du service proposé mais aussi de la date prévue (certaines périodes de l’année, comme juin ou septembre, sont très demandées).

    Si vous faites appel à une entreprise de déménageurs, vous aurez à choisir parmi plusieurs formules, allant du simple transport de vos cartons (version économique) à une plus coûteuse qui prendra en charge l’emballage, le transport et le déballage sur place.

    Pour choisir le service adapté à votre budget, n’hésitez pas à demander des devis et à comparer les prix.

    Vous êtes sociétaire Macif ?

    Avec Macif Avantages, bénéficiez de réductions pour votre déménagement !

    2 Les cartons : mission récupération !

    Pour limiter les frais : récupérez. Faites d’abord le tour de vos amis et voisins qui ont récemment déménagé, et pourraient vous donner les cartons qu’ils ont peut-être remisés. Ensuite, n’hésitez pas à vous adresser aux commerçants ou entreprises de votre quartier qui reçoivent régulièrement des marchandises conditionnées. À privilégier : les enseignes alimentaires, les magasins de déco (pour les gros cartons), les librairies et les pharmacies (pour les petits formats). Pour ce qui est de l’emballage, optez pour de vieux journaux froissés, qui amortiront les chocs presque aussi bien que du papier bulle. Et n’oubliez pas le gros scotch et des marqueurs !

    3 Des bras en veux-tu en voilà !

    C’est le moment de faire appel à vos amis, musclés de préférence. Pour les motiver, rien de tel que la promesse d’un en-cas inaugural, pris sur le pouce dans votre futur logement. Regardez également sur les sites de voisinage, tel que AlloVoisins, pour trouver de l’aide à coût réduit ou contre échange de service en fonction de vos compétences (un voisin vous aide à déménager, vous pourriez l’aider plus tard avec du jardinage ou du bricolage).

    70% des Français préfèrent déménager seuls.*

    4 Le camion : ça roule !

    Commencez par évaluer le volume dont vous aurez besoin afin de rechercher le véhicule le plus adapté. Première option : vous décidez de passer par un site de location professionnel. 

    Vous pouvez également louer directement votre utilitaire via certaines plateformes de location entre particuliers. En fonction du lieu, des dizaines de véhicules sont souvent disponibles pour environ 40 euros par jour.

    Dernière option, pour disposer d’un camion encore moins cher, pensez aussi à consulter des sites de rapatriement de véhicules qui proposent la location parfois à 1 euro d’un véhicule, qui doit être conduit d’un point A à un point B.
    Pourquoi si peu cher ? Parce que les sociétés de location ont souvent besoin de déplacer leurs véhicules pour les mettre à disposition dans toutes leurs agences. Pour éviter les frais dus aux camions transporteurs, ils proposent à des particuliers de faire ces trajets à leur place avec la possibilité de charger les véhicules à moindre coût. Gagnant-gagnant !

    Une fois au volant, n’oubliez pas d’adapter votre conduite à la taille du véhicule. Respectez les hauteurs de ponts ainsi que les panneaux d’interdiction. Enfin, attention aux accrocs ! Vous êtes responsable du véhicule pendant toute la période de la location. Pensez à vérifier ce qui est prévu dans le contrat de location (franchises à payer en cas de dommage, bris de glace, crevaison…).

    La Macif vous accompagne pendant votre déménagement

    Découvrez la checklist pour ne rien oublier !

    L’Essentiel de l’article

    • Comparez les devis et faites jouer la concurrence
    • Collectez des cartons gratuits.
    • Louez un utilitaire à un particulier.
    • Trouvez de l’aide sur les réseaux.

    * Source : Officiel du Déménagement, « Le marché du déménagement en France ».