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  • Économie circulaire et collaborative : quels sont les enjeux ?

    Économie circulaire et collaborative : quels sont les enjeux ?

    Ne pas jeter, recycler. Ne pas acheter, mais emprunter ou louer. L’économie circulaire et collaborative a pour objectif de repenser les modes de consommation pour les rendre plus responsables et plus durables. Explications.

    1 Qu’est-ce que l’économie circulaire et collaborative ? Définition

    L’économie circulaire est définie par l’Ademe comme une « économie qui consiste à produire des biens et des services de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources, mais aussi la production des déchets » (1). Il s’agit de passer d’une société du tout jetable à une société où rien ne se perd. Un modèle économique circulaire et collaboratif qui met en avant l’échange ou le partage de biens, de services ou même de connaissances entre particuliers avec ou sans échange monétaire.

    Bon à savoir

    L’économie circulaire et collaborative se distingue de l’économie sociale et solidaire (ESS). L’ESS réunit les organisations poursuivant une mission d’utilité sociale comme les associations, les mutuelles, les fondations, les coopératives, mais aussi de nouvelles formes d’entreprenariat. Contrairement à l’économie circulaire et collaborative, ces organisations n’agissent pas seulement pour le développement durable mais aussi pour l’inclusion sociale, le maintien de l’emploi, l’éducation à la citoyenneté, etc.

    2 Quelles sont les différentes formes de l’économie circulaire ?

    L’économie circulaire s’inscrit dans une logique de développement durable et repose sur six grands principes (2) :

    • L’écoconception : prendre en compte l’ensemble du cycle de vie d’un produit afin d’optimiser ses impacts environnementaux dès sa conception. C’est le cas, par exemple, des vêtements confectionnés à partir de coton biologique.

     

    • L’écologie industrielle et territoriale : mutualiser les différents flux des entreprises (matières, énergies, personnes) dans l’optique de réduire leur impact environnemental au sein d’un territoire. Il s’agit, entre autres, de partager un espace de travail grâce au coworking.

     

    • L’économie de fonctionnalité : proposer l’utilisation d’un produit ou d’un service plutôt que son achat et sa possession, dans une perspective de développement durable. Vous pouvez louer un vélo lorsque vous en avez besoin, plutôt que d’en acheter un que vous utiliserez peu.

     

    • La consommation responsable : conduire l’acheteur à prendre en compte les impacts environnementaux à toutes les étapes du cycle de vie du produit dans ses décisions d’achat. Pour consommer responsable, optez pour la récup’ et la seconde main et achetez en vide-greniers ou sur des sites d’annonces entre particuliers.

     

    • L’allongement de la durée d’usage des produits : privilégier la réparation des produits, comme votre vélo, pour leur donner une seconde vie, vendre ou acheter d’occasion, donner des produits qu’on n’utilise plus ou les modifier pour qu’ils soient réutilisés à d’autres fins. Essayez notamment d’utiliser votre smartphone tant qu’il fonctionne, afin d’éviter l’achat régulier d’un produit neuf, ou optez pour un modèle reconditionné. Pensez aussi à rapporter votre ancien téléphone en boutique pour qu’il soit recyclé.
    Économie circulaire et collaborative : quels sont les enjeux ?

     

    • L’amélioration de la prévention, de la gestion et du recyclage des déchets : réintroduire et réutiliser les matières issues des déchets dans l’économie, soit en boucle fermée avec des produits similaires, soit en boucle ouverte pour créer d’autres types de biens. Par exemple, les fibres polyester issus des bouteilles plastiques servent à fabriquer des vestes polaires.

    En résumé, l’économie circulaire et collaborative a pour objectif de préserver les ressources et l’environnement, en réduisant les déchets mais aussi le gaspillage. Oublié donc le modèle d’une société où tout se consomme et tout se jette. La seconde main n’a jamais eu autant la cote ! Ainsi, en 2024, 61 % des français ont acheté au moins un bien d’occasion ou reconditionné. (3)

     

    3 Quels sont les secteurs concernés par l’économie circulaire et collaborative ?

    L’économie circulaire et collaborative concerne de nombreux secteurs d’activité de la vie quotidienne :

     

     

     

     

    • L’habillement : seconde main, revente, échange, location… En plus des traditionnelles brocantes et vide-greniers, les applications et les sites Internet se multiplient pour vous aider à consommer la mode de façon plus responsable et ainsi favoriser l’économie collaborative et solidaire.

     

    Économie circulaire et collaborative : quels sont les enjeux ?

     

    Envie d’agir à votre échelle ?

    Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et lancez ou rejoignez un défi solidaire près de chez vous, ou même a distance, de chez vous !

    4 Un modèle économique qui séduit de plus en plus

    Les Français (1) semblent de plus en plus enclins à consommer autrement, et donc à s’impliquer dans une économie plus circulaire et collaborative. Ainsi, 69 % d’entre eux se sentent concernés par la question des emballages. Un chiffre confirmé par l’essor du vrac, mais aussi avec la bonne pratique du tri et du recyclage. Ils sont 59 % à affirmer trier et recycler plus qu’il y a cinq ans. Et ce n’est pas tout, près de 60 % des Français déclarent avoir acheté des produits d’occasion et 50 % en avoir vendu, révélant une véritable volonté de réutiliser et de consommer mieux tout en faisant des économies ! Preuve du changement des habitudes de consommation, les plateformes d’échange ou de revente de produits d’occasion entre particuliers rencontrent un véritable succès.

    Bon à savoir

    Grâce la démocratisation des nouvelles technologies d’information et de communication, l’économie collaborative est facilitée et les consommateurs s’impliquent de plus en plus dans leurs achats devenant « consommacteurs ». À travers leurs avis, leurs retours, leurs démarches d’achat (multiplication des comparateurs de prix…), ils exercent une influence sur les marques, et surtout sur les produits et services qu’elles proposent.

    5 L’économie circulaire, un modèle vecteur d’emplois

    En bousculant les habitudes sociétales, l’économie circulaire et collaborative permet de développer de nouvelles activités, et par conséquent de créer de l’emploi. La réparation des produits usagés, la réutilisation et le recyclage des déchets, par exemple, génèrent environ 25 fois plus d’emplois que leur mise en décharge. (2)

    Ainsi, près de 300 000 emplois (2) pourraient être créés dans le secteur de l’économie circulaire. De quoi vous encourager un peu plus à devenir, vous aussi, acteur de cette économie collaborative et solidaire.

    6 Qui sont les acteurs et les bénéficiaires de la consommation collaborative ?

    Un tiers des Français a déjà eu recours à des pratiques collaboratives non marchandes (covoiturage, échanges de services de jardinage/bricolage, etc.). Mais qui sont-ils ? Contrairement à de nombreuses idées reçues, la consommation collaborative ne s’adresse pas uniquement aux étudiants, aux jeunes actifs et aux urbains. Elle concerne l’ensemble des Français : 89 % de la population française déclare avoir déjà réalisé au moins une fois une pratique de consommation collaborative(4).

    Consommer responsable, ce n’est donc pas si compliqué. Cela peut même vous faire réaliser des économies. Alors qu’attendez-vous pour vous lancer ?

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient des initiatives d’économie collaborative !

    L’Essentiel de l’article

    • L’économie circulaire consiste à produire des biens et des services de manière durable.
    • De plus en plus de Français sont prêts à s’engager dans cette économie collaborative.
    • Les nouvelles technologies favorisent l’économie collaborative grâce à des plateformes dédiées et accessibles à tous.

    (1) Ademe, Économie circulaire, 2014

    (2) ecologie.gouv, L’économie circulaire, 2020

    (3) OpinionWay pour Sofinco – Les Français et les achats de seconde main – Mars 2024

    (4) https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/Publications/2015/dossiers-dge/2015-07-consommation-collaborative-rapport-final.pdf

  • Étudiant(e) : une rentrée petit budget, max de style

    Étudiant(e) : une rentrée petit budget, max de style

    1 Ordinateur et smartphones : misez sur le reconditionné

    Acheter un produit électronique d’occasion peut comporter certains risques : origine douteuse, mauvais fonctionnement, problème de licence des logiciels… Avec le matériel reconditionné, vous êtes tranquille : celui-ci est vérifié et vous pouvez souvent bénéficier d’une garantie (6 mois à 1 an). Vous pourrez trouver en ligne ou en magasin des portables bien équipés pour la bureautique et des smartphones récents à partir de 200 €. Si vous avez besoin de logiciels pour votre nouvel ordinateur, traquez les offres spéciales destinées aux étudiants, souvent avantageuses.

    2 Livres : achetez et vendez dans les bourses étudiantes

    Pour les livres et le matériel pédagogique spécifique à votre formation, le plus simple est généralement de vous renseigner auprès de votre établissement : bourses aux livres, trocs et associations organisent généralement des achats/ventes au moment de la rentrée. Pensez aussi aux libraires d’occasion spécialisés, où vous pourrez également revendre vos anciens livres ce qui aide à gérer votre budget.

    Autre bon plan si vous cherchez des classiques de la littérature : pensez aux éditions numériques ! La plupart des œuvres écrites jusqu’au début du XXe siècle sont proposées en téléchargement gratuit.

    3 Électroménager : vive les bonnes occasions

    Besoin d’un lave-linge à petit prix : direction les sites de vente d’occasion entre particuliers. Du quasi neuf au très ancien, on peut y faire de vraies bonnes affaires, parfait pour un budget étudiant. Certains objets sont même donnés plutôt que vendus, car leur propriétaire ne souhaite tout simplement pas jeter. Profitez-en ! Il est même parfois possible de se faire livrer à domicile, moyennant un prix là encore très compétitif par rapport aux circuits classiques. N’hésitez pas à demander des photos supplémentaires de l’article pour vous faire une idée précise de son état, et si vous achetez un produit récent, réclamez si possible la facture.

    1 236.8 EUROS

    C’est le montant des frais mensuels et récurrents de la vie courante d’un étudiant pour l’année 2021 (logement, téléphone et Internet, repas au RU, transports, loisirs, alimentation et habillement), soit une hausse de 2,33% par rapport à 2019*. Le montant moyen est de 1 131,53 euros en Région et de 1 342,07 euros en Île-de-France.

    4 Mobilier : le vintage à le vent en poupe !

    Pour les meubles, les vide-greniers et les boutiques associatives comme Emmaüs regorgent de trésors d’époque à prix cassés. Dans les points de vente locaux et maintenant en ligne, Emmaüs agit depuis 1949 pour l’insertion des personnes précaires via la récupération, la remise en état et la revente de mobilier, d’équipements divers, de livres, d’électroménager, de multimédia… Il faut prendre le temps de chercher, mais ça vaut le coup ! Un buffet en formica fifties à 100 € ou une batterie de casseroles neuves à 15 € ? C’est par ici !

    5 Vêtements : vide-dressing, solderies et dÉstockages

    Pour garder le plaisir du shopping en profitant des prix de l’occasion, direction les vide-dressing et les dépôts-vente en ligne où vous pourrez dénicher des pièces de qualité. Pour les vêtements de tous les jours à prix vraiment mini, optez pour les friperies ou les solderies. Enfin, si vous aimez les marques, pensez aux magasins d’usine ou de déstockage, et aux centres de marques qui regroupent plusieurs enseignes.

    6 Voiture : covoiturez ou partagez !

    Vous habitez loin des transports en commun et vous n’avez pas de voiture ? Essayez le covoiturage : les offres sont de plus en plus nombreuses en France, et avec Internet et les applis mobiles, c’est simplissime ! Sur GoMore, vous pourrez trouver tous les trajets réguliers ou occasionnels dont vous avez besoin, idéal pour optimiser son budget mensuel. Pour un besoin ponctuel, vous pourrez également y louer une voiture de particulier à particulier, toujours à petit prix !

    Ordinateur, scooter, canapé-lit…

    De 750 à 1 000 €, empruntez à taux zéro pour vous équiper à la rentrée. Avec le crédit Jeunes Macif, c’est simple et rapide !

    L’Essentiel de l’article

    • Pour l’électronique et la téléphonie, préférez le matériel reconditionné.
    • Pour l’électroménager, testez la vente d’occasion entre particuliers.
    • Pour les meubles et la déco, direction Emmaüs.
    • Pour les vêtements : solderie, vide-dressing et magasins d’usine.

    Rapport FAGE, août 2020.

  • Jeunes : tout savoir pour bien gérer son budget logement

    Jeunes : tout savoir pour bien gérer son budget logement

    1 Les frais à prévoir

    Le dépôt de garantie

    Aussi improprement appelée caution, cette somme correspond au plus à un mois de loyer hors charges dans les locations vides. Elle est encaissée lors de la signature du contrat de location par le propriétaire et a pour but d’indemniser ce dernier en cas de dégradations éventuelles ou de dettes restées impayées. Ce n’est qu’au moment de son départ que le locataire pourra en récupérer tout ou partie selon l’état du logement et de l’existence ou non d’arriérés.

    Les frais d’agence

    Si vous avez fait appel à un professionnel de l’immobilier, vous devrez vous acquitter des frais d’agence. Ils couvrent les frais divers (visites, constitution du dossier, etc.). Les frais d’agence sont encadrés depuis 2014, et plafonnés en fonction de la surface et de la zone géographique du logement (de 8 à 12 euros par m2 selon les communes). Leur montant doit être clairement annoncé au candidat à la location.

    L’état des lieux d’entrée peut également faire l’objet de frais spécifiques, qui sont là aussi plafonnés à 3 euros par m2. L’état des lieux est à frais partagés entre le bailleur et le locataire. La part payée par le locataire ne peut excéder le montant payé par le bailleur. Par exemple, si l’état des lieux est facturé 100 euros, les frais à la charge du locataire sont de 50 euros maximum.

    Le premier mois de loyer à payer dès l’entrée dans le logement

    Qu’il s’agisse d’un logement loué directement à un particulier ou via une agence, vous devrez verser le premier mois de loyer immédiatement. L’entrée dans le logement se faisant généralement dans la foulée de la signature du bail, il vous faut donc anticiper qu’entre le dépôt de garantie et le premier loyer, vous devrez verser l’équivalent de deux mois de loyer d’un coup, voire trois mois dans le cas d’un meublé !

    Les provisions pour charges

    En plus du premier loyer vous aurez également à verser une provision sur charges. Ces dernières représentent les frais attenants au logement, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, entretien des parties communes, service de gardiennage, ascenseur et dans certains cas chauffage, consommation d’eau, etc.). Elles représentent en moyenne 7 % du loyer dans le secteur privé (1) mais peuvent être beaucoup plus élevées en fonction de ce qu’elles comprennent. La provision sur charge correspond à la mensualité versée au bailleur, au titre des charges locatives en plus du loyer. Elle peut faire l’objet d’une régularisation annuelle si les frais réels s’avèrent inférieurs à la provision. Le contraire peut également avoir lieu dans le cas d’une consommation d’eau supérieure aux prévisions, par exemple.

    Le contrat d’assurance

    Assurer votre logement est obligatoire afin de vous couvrir en cas de dommages (incendie, dégâts des eaux, etc.). Vous devez donc souscrire a minima une assurance pour les risques locatifs, et idéalement une assurance multirisque habitation, sous peine de voir votre bail résilié par le propriétaire.

    La (re)mise en service des compteurs

    Au moment de votre entrée dans votre nouveau logement, l’ancien locataire doit avoir résilié son contrat chez son fournisseur d’électricité et de gaz. À vous de contacter votre propre fournisseur pour souscrire un nouveau contrat, si possible au moins quinze jours avant votre date d’emménagement. Cela vous garantira d’avoir de l’électricité en arrivant dans votre logement, et réduira vos frais de mise en service, qui sont plus élevés pour une installation sous 24 h ou 48 h par exemple.

    Vous avez moins de 25 ans ? 

    Profitez du contrat habitation Prem’s à moins 6 euros par mois*.

    *Voir conditions 

    2 Les aides possibles

    Le dispositif Loca-Pass

    L’avance LOCA-PASS® est un prêt à taux zéro pour financer tout ou partie de votre dépôt de garantie (1 200 euros maximum). Cette aide est ouverte aux salariés d’une entreprise du secteur privé non agricole, aux moins de 30 ans en formation professionnelle ou en recherche d’emploi, et aux étudiants salariés, sous conditions. Vous pouvez également prétendre à la garantie Visale proposée aussi par Action logement, sous conditions.
    Plus d’infos sur https://locapass.actionlogement.fr/

    L’aide personnalisée au logement conventionné (APL)

    Cette aide financière allouée par la CAF est ouverte à tous, sans limite d’âge. Son obtention dépend du niveau de ressources, du montant du loyer, ainsi que du lieu de résidence. Vous pouvez faire une simulation pour connaître son montant. Elle est versée pour les locations et colocations. Le versement s’effectue en général directement auprès du bailleur (qui ne doit avoir aucun lien de parenté avec le locataire).

    Plus d’infos sur www.caf.fr

    Bon à savoir

    Depuis la loi Elan de 2018, l’encadrement des loyers fixe des plafonds à ne pas dépasser pour la location d’un logement, meublé ou non. Seules les villes situées en zone tendue sont concernées, où la demande locative est plus forte que l’offre, et où les loyers sont très élevés, comme à Paris, Lyon, Nantes, Lille ou encore Marseille. Le but de cette loi est de favoriser l’accès au logement et de limiter les hausses de prix abusives dans certaines grandes villes.

    L’Essentiel de l’article

    • Au moment de la signature, des frais qui s’additionnent.
    • Un dépôt de garantie à provisionner ou à se faire avancer.
    • Assurer son logement : une obligation !
    • Faire une demande d’aide au logement (ALS ou APL).

    (1) Insee, enquête logement 2013

    (2) Fage.org, Logement étudiant : des chiffres alarmants qui nécessitent des actes !, 2017

    * location-etudiant.fr, Le baromètre des loyers en temps réel, consulté le 05/08/2020

  • Soutien aux associations : quel est le vrai coût d’un don ?

    Soutien aux associations : quel est le vrai coût d’un don ?

    1 Le vrai coût du don

    Pour les organismes d’intérêt général ou reconnus d’utilité publique (1)

    Si vous soutenez une association, une fondation ou une œuvre, telles que SOS Villages d’Enfants, la Ligue contre le cancer, Reporters sans frontières ou la Fondation d’Auteuil, la réduction d’impôt sur le revenu correspond à 66 % du montant des dons, dans la limite de 20 % du revenu imposable de votre foyer. (2) Ainsi, un don de 100 € ne pourrait vous coûter en réalité que 34 €. Les 66 € restants étant déduits de vos impôts sur le revenu.

     

    Pour les organismes sans but lucratif d’aide aux personnes en difficulté (1)

    Si vous avez fait un don inférieur à 546 € sur l’année 2019, dans une association fournissant gratuitement des repas (comme Les Restos du Cœur), des soins médicaux (comme Médecins sans frontières) ou des logements (comme le Secours Populaire), la réduction d’impôt peut aller jusqu’à 75 % du montant donné. Si vous avez été particulièrement généreux et que vous avez donné plus de 546 € en 2019, la partie supérieure du don bénéficiera d’une réduction d’impôt de 66 % en 2020. (2)

    Bon à savoir

    Comment savoir si un organisme est d’intérêt général ou reconnu d’utilité publique ?

     

    Caractéristiques d’une association d’intérêt général (3) Caractéristiques d’une association reconnue d’utilité publique
    • Non lucrative
    • Gestion désintéressée
    • Ouverte à tous

     

    • D’intérêt général
    • Rayonnement dépassant le cadre local
    • 200 adhérents minimum
    • Au moins 46 000 € de recette par an
    • Un montant de subventions publiques inférieur à la moitié du budget
    • Résultats positifs au cours des 3 derniers exercices
    Soutien aux associations : quel est le vrai coût d’un don ?
    Les montants indiqués concernent des dons versés en 2019, pour une réduction d’impôt effectuée en 2020.

    À savoir

    Coronavirus : la défiscalisation des dons élargie pour aider les associations

    Pour faire face à la crise sociale actuelle, le plafond des dons aux associations (d’intérêt général, reconnues d’utilité publique ou oeuvrant en faveur des personnes en difficulté) vient d’être revu à la hausse. Ce dispositif, qui permet de bénéficier d’une déduction fiscale de 75 %, voit son plafond passer de 537 euros à 1 000 euros (4) pour les dons versés en 2020. Cette mesure vise à encourager l’élan de générosité et de fraternité en cette période de crise sanitaire.

    2 Quand bénéficier de la réduction d’impôt ?

    Le montant total annuel de vos dons est à indiquer dans la case 7UF ou 7UD de votre déclaration de revenus.

    Depuis la mise en place du prélèvement à la source, les réductions d’impôts relatives à vos dons vous sont désormais restituées en deux fois par l’administration fiscale (5) :

    • Vos dons effectués en 2020 bénéficieront d’une déduction en janvier 2021. Comme le ministère des Finances ne connaîtra pas le montant de vos dons sur l’année 2020, c’est sur la somme de vos dons de l’année 2019 qu’il se basera. L’État vous versera alors un acompte de 60 % du montant de votre déduction de 2019.

     

    • Les dons de l’année 2020 seront déclarés dans votre déclaration de revenus au printemps 2021. En septembre 2021, vous recevrez le solde de votre réduction d’impôt sur la base des dons que vous avez réellement effectués en 2020. Dans le cas où vous donneriez moins qu’en 2019, vous devrez rembourser tout ou partie de l’acompte perçu en janvier.
      
    • Si vous donnez pour la première fois, la réduction d’impôt ne vous sera intégralement remboursée qu’au cours de l’été de l’année suivant votre don.

    Le saviez-vous ?

    Les dons représentent 40 % des ressources de la Ligue contre le cancer. L’association soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif redistribue ensuite près de 65 % de son budget total en recherche médicale, prévention, soutien aux malades et autres politiques de santé. (6)

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient de nombreuses associations que vous pouvez vous-mêmes soutenir par vos dons. Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • Faire un don d’argent permet de bénéficier d’une déduction d’impôt sur le revenu.
    • Le montant de la déduction fiscale dépend du type d’organisme soutenu.
    • La réduction d’impôt vous est versée en deux fois sur une année.

    (1) Légifrance, Code général des impôts – Article 200, 2008
    (2) Service Public, Impôt sur le revenu–Dons aux associations et organismes d’intérêt général, 2020
    (3) Ministère de l’Action et des Comptes publics, Mon association est-elle d’intérêt général ou d’utilité publique ?, 2019
    (4) Sénat, Loi de finance rectificative pour 2020
    (5) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, Tout savoir sur le prélèvement à la source–Réduction d’impôt pour les dons aux associations et fondations, 2018
    (6) Ligue contre le cancer, Rapport annuel 2018 (p. 14), publié en 2019.
  • Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Combien coûte un mariage ?

    En France, si le nombre de mariages est en chute libre depuis les années soixante-dix avec 240 000 mariages célébrés en 2019(1), contre 297 900 en 2000 et 393 700 en 1970 (2). La note de cet événement peut, quant à elle, vite grimper ! En effet, bien qu’il existe des mariages à tous les prix, allant de quelques milliers d’euros pour les plus modestes à plus d’une centaine de milliers d’euros pour les plus extravagants, le budget mariage moyen en France s’élève à 8 284 euros (3). Une somme qui dépasse bien souvent les estimations des futurs mariés qui prévoient une enveloppe budgétaire de 7 043 euros (3) en moyenne. Soit 1 241 euros (3) à débourser de plus que ce qu’ils avaient prévu !

    Un surcoût le plus souvent dû au banquet qui représente 40 % (3) du budget total alloué au plus beau jour de leur vie et souvent sous-estimé par les amoureux. Dans la liste des postes qui pèsent lourd dans la note globale : le lieu de réception (15 %) (3) et l’organisation incluant les photos, les animations et la décoration (10 %) (3).

    Des projets à financer ?

    Optez pour un

    crédit à la consommation

    de la Macif !

    Mariés à tout prix (ou pas !)

    Pour financer le plus beau jour de leur vie, 51 % (3) des couples prévoient de casser leur tirelire personnelle. Beaucoup attendent d’avoir économisé suffisamment d’argent pour s’offrir leur mariage, ce qui explique en partie pourquoi, en France, l’âge des jeunes mariés recule. En 2017, les hommes se mariaient à l’âge de 38 ans en moyenne et les femmes 35 ans (contre 33 ans en moyenne pour les hommes et 30 ans pour les femmes en 1997 (3)). Beaucoup comptent aussi sur leur famille pour les aider financièrement (43 %), quand d’autres souscrivent un crédit (6 %) (3).

    Finalement, en France, on n’est pas les plus dépensiers quand il s’agit de se passer la bague au doigt puisqu’à titre comparatif, les Américains consacrent, par exemple, 31 428 dollars (4) en moyenne (environ 26 748 euros) pour leur mariage, soit un budget moyen trois fois supérieur à celui des Français.

    Le saviez-vous ?

    22 % des couples français hésitent à se marier en raison de l’investissement financier important que cela représente. (3)

    Mariage : quel budget faut-il vraiment prévoir ?

    Sources :

    (1) Mariages et Pacs, données annuelles, Insee, 2025

    (2) Statistiques sur les mariages, le Pacs et les divorces, Insee, 2018

    (3) Tendances, budget, motivations… Comment les Français organisent leur mariage ?, Ipsos, 2017

    (4) The Wedding Report, 2024

    L’Essentiel de l’article

    • En France, on dépense en moyenne 1 241 € de plus que prévu pour son mariage.
    • Le banquet représente le plus gros poste de dépense.
  • Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Crédits d’impôts, primes, chèques, TVA réduite, exonérations… Saviez-vous qu’il existe 11 aides à la rénovation énergétique aujourd’hui en France ? (1) L’objectif de ces aides ? Encourager les propriétaires à faire les travaux nécessaires pour optimiser la consommation énergétique des logements : isolation, changements du système de chauffage, changement d’énergie, etc. Si ces dispositifs financiers mis en place par l’État sont nombreux, ils sont malheureusement peu connus des Français. En effet, près des deux-tiers d’entre vous ne connaissent pas un seul de ces dispositifs d’aide, alors même que plus de 7 millions de logements sont considérés comme des « passoires thermiques » en France. (2)

    Chiffre-clé

    20 000 € : c’est montant maximal de MaPrimeRénov’ en 2020, la toute nouvelle aide à la rénovation énergétique de l’État. (3)

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

    Faites-vous partie des 64 % de Français à ne connaître aucune aide à la rénovation énergétique ?

     

    Bon à savoir

    Attention au démarchage par mail et par téléphone !

    Des entreprises peu scrupuleuses font miroiter des travaux à 1 euro alors qu’elles n’ont pas les certifications nécessaires et aucune assurance que le propriétaire y a effectivement droit. Une loi est en préparation pour interdire le démarchage téléphonique effectué par des professionnels d’équipements ou de travaux des logements visant à économiser l’énergie ou à produire de l’énergies renouvelable. En attendant, ne signez rien sans vous être soigneusement renseigné sur la nature des travaux, leur montant, les surcoûts éventuels (frais de dossier, compléments de travaux, etc.), ou encore les aides auxquelles vous pouvez prétendre, et l’entreprise mandatée.

     

    Envie d’optimiser la consommation énergétique de votre logement ?

    Pour financer ces travaux, pensez au crédit Développement Durable Macif !*

    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

    * Organisme prêteur : Socram Banque. La Macif agit en qualité d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    (1) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, Rénovation énergétique : les aides auxquelles vous pouvez prétendre, 2020
    (2) Opinion Way, Baromètre annuel Monexpert : Les Français et la rénovation énergétique, 2019
    (3) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, MaPrimeRénov : La nouvelle prime pour la rénovation énergétique, 2020
  • Et si manger mieux ne signifiait pas forcément manger plus cher ?

    Et si manger mieux ne signifiait pas forcément manger plus cher ?

    La responsabilité de l’agriculture industrielle dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les nombreux scandales sanitaires récents liés à l’utilisation des pesticides dans l’agriculture sont autant de (bonnes) raisons pour modifier en profondeur notre consommation alimentaire. Alors, pourquoi ne sautons-nous pas tous le pas ?

    Le prix des produits issus de l’agriculture biologique reste le principal obstacle à un basculement vers une alimentation plus respectueuse de l’environnement. De fait, selon une étude de l’UFC que choisir (1), le surcoût moyen du bio reste aujourd’hui de 80% supérieur à une alimentation non bio. De quoi refroidir les ardeurs à l’heure des courses. Pas toujours facile, quand on est dans le rouge la moitié du mois et qu’on tire son budget alimentaire au cordeau, de délaisser la promo du moment sur le porc, à 2,9 euros le kg, ou sur les carottes, à 0,55 centimes d’euros le kg… Mais pour un panier moyen, quelques pratiques permettent de manger mieux et responsable à prix égal. Une condition : accepter de modifier ses habitudes.

    Diminuer sa consommation de viande

    Déforestation, pollution des sols et de l’eau, perte de biodiversité ou production de gaz à effet de serre… Selon l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement)(2), l’élevage de bétail dans le monde est responsable de 14% des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origines « anthropiques » (liées aux activités humaines). Manger moins de viande est donc nécessaire à une alimentation plus durable. Mais cette transition peut se faire par étapes, en substituant par exemple une à deux fois par semaine à sa consommation de viande quotidienne celle de graines et légumes secs, riches en protéines.

    Lire aussi : Consommation raisonnée de viande : 3 conseils pour s’y mettre

    Le saviez-vous ?

    Les haricots rouges contiennent davantage de protéines que le poulet ou le bœuf : 22 grammes pour 100 grammes, contre 19 pour le poulet et 21 pour le bœuf (3) – moins que le porc néanmoins (25g).

    Pour les accrocs à la viande, mieux vaut privilégier au maximum les viandes dites « blanches », moins chères et moins polluantes que les viandes rouges. Ayant estimé l’empreinte carbone de chacun de nos aliments, l’Ademe place le bœuf dans le peloton de tête des viandes ayant la production la plus polluante : la production d’1 kg de viande bovine équivaut à une émission de 28 kg de CO2. Le poulet, lui, ne représenterait « que » 4,56 kg d’émission. À titre de comparaison, un trajet en voiture d’environ 80 km est aussi polluant en émission de GES que la production d’un kilo de viande bovine. (4)

    Privilégier les légumes de saison locaux

    Non seulement ils ont plus de goût et sont moins chers mais surtout, ils subissent moins de traitements et sont produits sur place, réduisant ainsi l’empreinte carbone liée au transport. Si la plupart des grandes surfaces proposent aujourd’hui des gammes de fruits et légumes bio facilitant grandement l’accès à ces produits, selon les enseignes, les prix peuvent rapidement grimper. Comme le signale également l’UFC-Que-Choisir, 46 % du surcoût du bio observé en magasin viendrait en réalité des « sur-marges » réalisées sur le bio par les grandes surfaces…

    Lire aussi : Pourquoi et comment manger de saison ?

    L’approvisionnement en « paniers » de fruits et de légumes peut alors offrir une solution alternative. Proposés par des organisations en circuit court comme les AMAP (Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne, où le prix est fixé dès l’inscription entre le consommateur et l’exploitation agricole partenaire), ils sont généralement livrés dans des points relais, à proximité du domicile ou du lieu de travail.

    Lire aussi : Les AMAP, des paniers pour mieux manger en circuit court

    Autre piste : les marchés, les ventes directes de producteurs et les magasins spécialisés de vente directe. À noter également que certains magasins bio proposent à des jours précis de la semaine la vente de légumes et de fruits à prix coûtant.

    Par ailleurs, de nouvelles épiceries bio en ligne valorisent une consommation plus responsable et moins coûteuse. C’est le cas par exemple d’Aurore Market ou de La Fourche, qui s’appuient sur des systèmes d’adhésion leur permettant de vendre leurs produits 25 à 50 % moins cher que dans le commerce traditionnel, tout en faisant la part belle aux marques et producteurs engagés.

    Acheter en vrac

    Dans une optique de réduction des déchets, acheter en vrac permet de s’affranchir des emballages superflus et de réduire dans certains cas ses dépenses. Selon l’Ademe, c’est généralement le cas : acheter en vrac coûtait entre 5 à 40 % de moins qu’acheter un produit conditionné. Grandes surfaces et magasins spécialisés proposent aujourd’hui à leur clientèle des gammes très larges de produits en vrac. On y retrouve bien sûr les grands classiques – pâtes, légumineuses, oléagineux – mais aussi des produits plus travaillés comme les céréales de petit déjeuner ou des biscuits.

    Cumulés, ces petits gestes du quotidien permettent de mieux respecter l’environnement tout en réduisant l’écart de prix existant avec un panier dit « conventionnel ».

    Lire aussi : 7 jours pour réduire son empreinte carbone à table !

    Et les pouvoirs publics ?

    Reste que pour transformer l’essai, les efforts individuels doivent être accompagnés, à l’échelle des pouvoirs publics, d’un vrai volontarisme politique. Le récent constat de la cour des comptes du 4 février 2020 ne prête pas à l’optimisme : le recours aux pesticides dans l’agriculture française a fortement augmenté entre 2009 et 2018 (+25%).

    Lire aussi : Manger sans pesticides : comment éliminer ces substances de notre alimentation ?

    Loin, bien loin des objectifs fixés en 2008, quand la France ambitionnait de réduire de 50 % l’usage des pesticides en dix ans, mais aussi d’atteindre 20 % de surfaces agricoles en bio en 2020. Là encore, le bilan est amer : selon les derniers chiffres (5), 2,76 millions d’hectares sont aujourd’hui cultivés en bio en France, soit 10,4 % du territoire agricole.

    (1) UFC que choisir, enquête 2019
    (2) Bilan carbone de l’élevage, INRAE 2024
    (3) ANSES
    (4) Mesurer l’empreinte carbone de votre assiette, ADEME 2024
    (5) Les chiffres-clés de l’agriculture biologique en France et en Europe, Institut National de l’origine et de la qualité
  • Super Cafoutch, la petite coopérative marseillaise peu chère

    Super Cafoutch, la petite coopérative marseillaise peu chère

    1 De l’ambiance au rayon bio

    Inspiré du supermarché coopératif parisien La Louve, soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, le Super Cafoutch marseillais revendique haut et fort son ambition : permettre à ses adhérents de manger mieux pour moins cher. Une ambition qui mobilise chacun des coopérateurs, qui s’engagent à donner trois heures de leur temps chaque mois.

    Pour Charlotte Juin, coopératrice, le Cafoutch n’a rien à voir avec un supermarché classique : « C’est beaucoup plus convivial et les gens adorent ! Ici, toutes les personnes qui travaillent à la caisse, à la mise en rayon ou à l’accueil sont des coopérateurs, donc bénévoles. Chacun donne trois heures de service par mois à la coopérative pour assurer les tâches de son choix nécessaires au fonctionnement du magasin, et ça, ça change tout ! »

    Mais les adhérents ne recherchent pas seulement une atmosphère chaleureuse. Ils sont aussi les premiers acteurs et bénéficiaires d’une offre principalement bio, abordable et locale puisque les produits sont sourcés auprès de producteurs et entreprises de la région PACA ou d’Occitanie.

    « Quand le bio ou le local sont chers, on propose toujours une alternative conventionnelle (donc non bio, ndlr) pour que tout le monde puisse s’y retrouver. Le critère prix entre vraiment en ligne de compte chez nous, insiste Charlotte. On essaye aussi de s’adapter aux habitudes alimentaires des habitants du quartier. L’idée, c’est avant tout de rester un commerce de proximité. »

    Le saviez-vous ?

    « Cafoutch » est un mot marseillais qui désigne une sorte de débarras.

    J’adore aller au Cafoutch : les produits sont de bonne qualité et les gens sympathiques : il y a toujours une bonne ambiance ! Vivement l’étape suivante !

    Laure, coopératrice et cliente

    2 Mini Cafoutch deviendra grand

    Encore au stade de l’épicerie pilote (« Mini Cafoutch » pour les intimes), les coopérateurs souhaitent passer à la vitesse supérieure, sans dénaturer l’ADN du projet.

    « Chez nous, la gouvernance est partagée et toutes les idées et initiatives émanent du terrain. Les décisions sont votées en assemblée générale », poursuit Charlotte Juin.

    Outre le travail à l’épicerie, chacun peut amener ses compétences pour que le Super Cafoutch voie le jour au plus vite.

    « Nous sommes aujourd’hui en recherche active d’un local pour ouvrir le supermarché. Bien sûr, il y aura des travaux à faire pour l’aménager. On va s’appuyer sur l’expertise et les conseils de deux de nos coopérateurs bénévoles qui sont architectes. Pour eux, ça fait partie de leur engagement ! De mon côté, je m’occupe de la communication : on fonctionne au bouche-à-oreille, mais on communique aussi beaucoup au niveau local via des réunions d’information, la presse locale et les réseaux sociaux. »

    Comme partout ailleurs en France, Marseille se met à l’heure de la consommation coopérative, pour le plus grand bonheur des participants !

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient Super Cafoutch, et plein d’autres initiatives d’économie collaborative !

    Les supermarchés coopératifs en France

    La Louve (Paris)
    Les Nouveaux Robinson (Paris et proche banlieue)
    Prairial (Lyon)
    Supercoop (Bordeaux)
    Scopéli (Nantes)
    Superquinquin (Lille)
    Hop’la (Strasbourg)
    La Fourmilière (Saint-Étienne)
    … et bien d’autres !

    L’Essentiel de l’article

    • Super Cafoutch est un projet de supermarché coopératif principalement bio et local qui ouvrira en 2020 à Marseille.
    • Les coopérateurs peuvent déjà faire leurs courses à l’épicerie pilote du projet.
    • Chaque coopérateur s’engage à hauteur de trois heures de service par mois.
  • Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

    1 Un budget en légère hausse pour les fêtes

    La crise de 2008 semble bel et bien derrière les Français. Après plusieurs années de consommation en berne, le budget des Français pour les fêtes de fin d’année se stabilise : 592 euros par foyer en moyenne en 2019, en hausse de 2,8 % par rapport à 2018 (1). Ce budget englobe les cadeaux et le repas de fête. Ce dernier devrait être un vrai festin en 2019 avec un budget en hausse de plus de 13 % (1) ! Côté cadeaux en revanche, on se modère (un peu) avec 134 euros en moyenne par enfant contre 143 en 2018 (2). Le budget global pour les cadeaux atteint tout de même 331 euros, soit plus de 55 % de l’enveloppe totale prévue pour les fêtes (1).

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

     

    2 Internet plutôt que les magasins

    En 2019, un peu moins de 9 Français sur 10 ont fait les repérages pour leurs courses de Noël sur Internet (3), pour comparer les produits et les prix, et vérifier les disponibilités. Ils seront finalement 8 sur 10 à acheter une partie de leurs cadeaux en ligne (3), pour une dépense globale de 15,5 milliards d’euros ! En Europe, les Français sont les deuxièmes plus gros cyberacheteurs à Noël, derrière l’Espagne (1).

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

     

    31 %

    des ventes en ligne sur la période de Noël sont effectuées sur mobile (3).

    3 Quels cadeaux, pour qui ?

    En toute logique, les enfants sont les plus gâtés, et c’est normal puisqu’ils sont 63 % à prendre la peine d’écrire une lettre au Père Noël (2) ! C’est à l’âge de 3 ans que les petits sont les plus chéris avec plus de 11 cadeaux, contre 8 à 6 ans et 6 à 13 ans (2). Plus inattendu, les Français sont aussi très généreux avec leurs collègues (1 personne sur 5 leur fait un présent) et avec les personnes des services de proximité (éboueurs, facteurs, etc.) auxquelles ils offrent un cadeau de 32 euros en moyenne (4).

    Qu’offre-t-on en priorité ? 6 fois sur 10, de l’argent tout simplement, mais aussi des vêtements, accessoires et bijoux pour un peu plus de la moitié des sondés (52 %), devant les jeux et jouets (41 %) et les cadeaux culturels (musique, cinéma, etc.) pour 41 % des personnes interrogées (5). Les cadeaux high-tech sont loin derrière (19 %), alors qu’ils arrivent en tête des souhaits pour 53 % des Français (5).

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

     

    Vous êtes sociétaires Macif ?

    Avec Macif Avantages, vous bénéficiez de réductions très avantageuses pour préparer et réussir les fêtes de fin d’année.

    4 Les Français plutôt bien organisés

    71 % des familles profitent des promotions du Black Friday (dernier vendredi de novembre) et du Cyber Monday (début décembre) pour faire leurs achats de Noël (3). Seuls 8 % s’y prennent au dernier moment (16-24 décembre), 3 % entre Noël et le Jour de l’An, et 1 % attendent même le 2 janvier pour profiter des soldes (6).

    5 Et pour le repas ?

    Côté menu, la moitié des Français donnent leur préférence aux produits nationaux et régionaux, avec une part importante accordée au local (42 %) et au bio (plus d’un quart des produits) (7). Plutôt traditionnels, ils seront majoritaires à déguster du foie gras, du saumon fumé ou des huîtres (6 sur 10), du vin ou du champagne (4 sur 10) et un bon dessert, tel qu’une bûche ou des pâtisseries (1 sur 2). Malgré tout, plus de 13 % d’entre eux décideront, pour des raisons économiques, de ne pas faire d’extra particulier pour le repas de Noël (8).

    Achats de noël : le choix des Français pour les fêtes de fin d’année

     

    6 Un vrai sapin de Noël sinon rien !

    Chaque année, 6,5 millions de sapins de Noël sont vendus en France, dont deux tiers de sapins naturels (9). Une bonne nouvelle puisque 6 millions des sapins vendus en France proviennent de forêts françaises en gestion durable (10).

    7 Du vintage et de l’éthique dans la hotte

    Par souci économique et écologique, plus d’un Français sur deux est prêt à offrir un cadeau d’occasion à Noël (4). Cette conscience environnementale et solidaire est désormais bien ancrée dans les mentalités, puisque 1 acheteur sur 2 à Noël envisage d’offrir un présent bio ou éthique à ses proches (4), et 7 sur 10 apprécient recevoir un cadeau solidaire (11). En 2018, près de 2 personnes sur 10 ont même offert des cadeaux faits maison à leurs proches (12).

    Le saviez-vous ?

    72 % des enfants sont prêts à accepter un cadeau d’occasion si celui-ci répond à leurs attentes. N’hésitez donc pas à vous tourner vers les plateformes collaboratives et les sites de vente d’occasion pour vos achats de Noël ! (13)

    L’Essentiel de l’article

    • Le budget moyen des Français pour les fêtes est de 592 euros (1).
    • Les budget des Français est en hausse pour le repas, en baisse pour les cadeaux.
    • 8 personnes sur 10 font leurs achats de Noël sur Internet, dont un tiers sur mobile (3).

    (1) Enquête RetailMeNot et CRR Research citée par CB News, Noël 2019 : les Français dépenseront plus de 70 milliards d’euros, 2019
    (2) Approuvé par les familles, Observatoire de Noël, 2019
    (3) Médiamétrie, 8 cyberacheteurs sur 10 comptent faire des achats de Noël en ligne, 2019
    (4) CB News, Pour Noël, la tendance est à la seconde main, 2019
    (5) Enquête Umami Bento citée par CB News, Cadeaux de Noël : attentes vs réalités sous le sapin, 2019
    (6) Accenture, Une consommation française stable pour la période de Noël, 2017
    (7) Étude « Approuvé par les familles » relayée par Adrexo, 2017
    (8) Sondage Toluna QuickSurveys pour LSA, 2017
    (9) Ademe, Pour #Noël, faites un cadeau à la planète !, 2017
    (10) Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, Le sapin de Noël… toute une histoire !, 2017
    (11) Sondage OpinionWay pour Unicef, Noël 2019, le cadeau solidaire plébiscité, 2019
    (12) BVA, Les Français et les cadeaux de Noël, 2018
    (13) Ademe, 5 idées cadeaux de l’Ademe pour Noël, 2018
  • ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

    ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

    L’objectif de l’ISR est de faire de la finance un des leviers de transformation des entreprises. Conscients des nouveaux enjeux liés au changement climatique ou à l’accès à l’emploi des personnes en difficulté, de plus en plus d’épargnants souhaitent en effet que leurs placements aient un impact positif sur l’environnement et la situation sociale des travailleurs. Idéalement, sans rogner sur le rendement !

    Avant de vous lancer, voilà toutes les réponses à vos questions concernant l’investissement socialement responsable.

    1 Qu’est-ce que l’investissement socialement responsable

    L’ISR désigne une méthode de sélection des entreprises cotées sur les marchés financiers en fonction de leur performance financière et d’une appréciation de leur comportement éthique, social et environnemental. Nous restons dans la sphère de l’économie classique.

    Les fonds ISR sont donc, au même titre que les fonds d’investissement plus classiques, un portefeuille d’actifs (actions, obligations, actifs monétaires) piloté par une société de gestion auquel vous accédez grâce à des produits d’épargne et financiers comme l’assurance-vie, un plan d’épargne, un compte titre (compte via lequel les particuliers peuvent investir sur des valeurs mobilières de placement) ou encore par des produits d’épargne retraite et salariale.

    Ces entreprises respectent un ou plusieurs de ces critères :

    • des critères environnementaux : la réduction des émissions de CO2, la consommation d’énergie, le recyclage des déchets, la prévention des risques environnementaux, etc.
    • des critères sociaux : le taux de renouvellement et la formation des salariés, l’emploi des personnes en difficulté (handicapés, jeunes de moins de 26 ans sans qualification, chômeurs de longue durée), lutte contre la discrimination, la contribution à l’abolition du travail des enfants ou du travail forcé, etc.
    • des critères de bonne gouvernance : la transparence de la rémunération des dirigeants, la lutte contre la corruption, l’indépendance et la féminisation des conseils d’administration, la présence d’un comité de vérification des comptes, etc.

    Épargner en aidant les autres, c’est possible !

    Avec le Livret Solidaire Macif, vous pouvez reverser tout ou partie des intérêts à des associations.*

    Bon à savoir

    63 % des Français déclarent que leurs décisions de placement prennent en compte les impacts environnementaux et sociaux. Pourtant, ils ne sont que 5 % à s’être vu proposer de l’ISR, tandis que 46 % se disent prêts à demander ce produit à leur conseiller bancaire ou financier. (2)

    2 Investir de manière vertueuse : qu’est-ce que ça change ?

    Faire un investissement socialement responsable, c’est investir dans des entreprises engagées dans des démarches concrètes de réduction de leur empreinte climatique et écologique par exemple.  En tant qu’épargnant particulier, choisir l’ISR, c’est donc soutenir financièrement des entreprises vertueuses ou en transition pour s’améliorer. Autant de « petits ruisseaux » qui, un jour, feront de grandes rivières !  L’ISR donne ainsi du sens à l’investissement et veille à l’intérêt des générations futures.

    3 Comment vérifier que les fonds ISR sont « vraiment » vertueux ?

    En France, 80 sociétés de gestion étaient identifiées comme actives sur le sujet de l’ISR fin 2018 et 530 fonds dédiés à la finance durable étaient accessibles au grand public (4). Mais comment distinguer des investissements réellement responsables de ceux qui relèvent plutôt du greenwashing (stratégie de communication et de marketing utilisée par les entreprises qui consiste à diffuser des messages vantant l’engagement écologique de la marque sans en avoir les preuves réelles). Pas si simple… L’investissement durable est en pleine croissance. Pour aider les particuliers à s’y retrouver, des labels se développent tel le label ISR d’Etat français créé par le Ministère de l’Economie et des Finances. Ce label est attribué aux fonds prenant en compte les critères ESG en amont des investissements et durant la vie du fonds. Il garantit également la transparence du fonds en matière de reporting.

    Le saviez-vous ?

    Axé sur l’environnement, le label Greenfin (anciennement TEEC), a pour ambition de soutenir la transition énergétique et écologique, et garantit que le fonds labellisé contribue au financement de la transition écologique et énergétique. 

    4 Quelles différences entre l’ISR et l’épargne solidaire ?

    La finance solidaire existe en complément de l’ISR et représente 0,25 % de l’épargne totale des ménages (3) qui consacre entre 5 et 10 % de son portefeuille à l’économie sociale et solidaire. Outre le financement d’entreprises vertueuses en termes d’ESG, l’argent placé permet de financer des entreprises non cotées, donc qui ne peuvent bénéficier des financements classiques, et qui ont une « utilité effective en matière de lutte contre l’exclusion, de cohésion sociale ou de développement. » (Baromètre 2018 de la finance solidaire Finansol/La Croix)

    5 L’ISR est-il performant financièrement ?

    Comme tout investissement, l’ISR vise la rentabilité. Ainsi, « 80 % des études examinées montrent que les pratiques de durabilité ont une influence positive sur la rentabilité des investissements » (5). La prise en compte de critères extra-financiers dans l’analyse d’une entreprise permet d’avoir une vision transversale de celle-ci et d’identifier des risques (de gouvernance, environnementaux et/ou sociétaux) auxquels la société pourrait être exposée à plus ou moins long terme. Cette analyse complémentaire à l’analyse financière classique (analyse sous l’angle rendement / risque) permet donc de réduire la prise de risque du fonds. En somme, l’ISR permet d’avoir une meilleure connaissance des entreprises dans lesquelles le fonds est investi. Longtemps sujet à caution, les fonds ISR offrent aujourd’hui des performances semblables aux fonds classiques sur le long terme, voire même supérieures. De quoi vous rassurer ! 

    Mauvaise presse

    56 % des acteurs estiment que la crainte d’une sous-performance de l’ISR est un frein à son développement. (6)

    6 Investissements responsables : quels impacts sur les entreprises ?

    De fait, avec l’intérêt grandissant des épargnants pour les fonds qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable, les entreprises sont incitées à changer leurs pratiques pour offrir un modèle plus respectueux de l’environnement et des hommes, mais aussi à mieux gérer les risques financiers sur le long terme.

    Vous voulez épargner de manière éthique et responsable ?

    La Macif vous permet d’épargner notamment sur une assurance-vie solidaire ainsi que sur des fonds labellisés responsables et solidaires.

    * Le Livret Solidaire Macif est accordé dans les conditions et limites définies dans les Conditions générales Épargne et le Guide tarifaire en vigueur. Les intérêts perçus sont soumis à la fiscalité en vigueur. L’abandon des intérêts donne droit à une réduction d’impôt et à un prélèvement forfaitaire libératoire à taux réduit, selon la fiscalité en vigueur.

    ** Contrat d’épargne assurance vie multisupport comprenant des supports en unités de compte susceptibles de perte en capital, assuré par Mutavie.

    L’Essentiel de l’article

    • Un fond ISR respecte au moins un des trois critères extra-financiers : environnemental, sociétal et de gouvernance.
    • L’ISR est aussi performant financièrement que les placements traditionnels.

    (1) Étude menée par l’Association française de la gestion financière (AFG), 2017.
    (2) Sondage Ifop pour Vigeo Eiris et le FIR, « Les Français et la finance responsable », 2018.
    (3) Les Echos, Comment la finance solidaire tente de résister face aux labels, 2019
    (4) Association française de la gestion financière.
    (5) Méta-analyse menée par l’université d’Oxford et Arabesque Partners, portée sur la base de 200 sources incluant des études académiques, des rapports de sociétés de gestion ou encore des articles de presse.
    (6) Étude KPMG réalisée auprès d’un panel constitué de 7 émetteurs cotés sur Euronext Paris, de 10 investisseurs et gestionnaires d’actifs français et de 6 acteurs tels que ONG, initiatives de place, régulateurs et universitaires, 2017.