1 Rien de neuf pendant 1 an, d’où vous est venue l’idée ?
Ludivine. « On a entendu parler à la radio de ce défi lancé par l’association Zero Waste France. On a décidé de se lancer parce que nous cherchions à avoir un mode de vie plus cohérent avec nos préoccupations écologistes. »
2 Peut-on vraiment vivre sans rien acheter de neuf ?
Jérémy.« Évidemment, ce défi ne s’applique pas à tout ce qui est alimentaire ou aux produits d’hygiène et d’entretien. Nous avons concentré nos efforts sur les vêtements, le mobilier et les équipements électroniques ou électroménagers. »
Jérémy.« On a surtout appris à réparer les objets plutôt que les jeter. C’était nouveau pour nous ! On a, par exemple, prolongé la durée de vie d’un smartphone en l’apportant dans un « repair café » près de chez nous, à Niort (79). »
Ludivine.« Le secret, c’est d’utiliser tous les moyens disponibles : les boutiques solidaires, Emmaüs, les recycleries et ressourceries, les applis de vente en ligne, le prêt d’objets par des amis… Nous-mêmes, nous donnons beaucoup pour alimenter ces circuits alternatifs. »
Jérémy.« Anticiper nos besoins. Je pense notamment aux changements de saison pour les vêtements, en particulier pour notre fils de 3 ans. Exit les collections printemps-été, automne-hiver, il faut penser à plus long terme, par exemple ne pas hésiter à acheter des pièces pour l’année suivante si l’on tombe sur de bonnes occasions. »
5 Vraiment aucun craquage pendant 1 an ?
Ludivine.« Presque pas ! Une fois pendant des vacances, à cause d’une météo pourrie. Il a fallu s’équiper en vêtements chauds en urgence, donc neufs. La deuxième fois, c’est quand on a adopté un chat qui est arrivé plus tôt que prévu, on a dû acheter la litière… Depuis, nous faisons sa litière maison avec de la sciure de bois. »
Ludivine.« Nous n’avons pas vraiment fait le calcul mais les plus grosses économies ont probablement été sur les vêtements. Nous avons surtout cherché à dépenser mieux : acheter de la meilleure qualité et plus écoresponsable. »
Jérémy.« Notre but n’était pas de consommer moins, mais de consommer mieux. Et en fait, on se rend compte que quand on n’achète rien de neuf, on achète souvent moins. Une fois sur deux, on trouve une solution sans rien payer du tout ! »
7 Rien acheter, est-ce être en marge de la société ?
Jérémy.« Non, au contraire ! Notre entourage a bien accueilli la démarche, les gens étaient curieux. C’était intéressant de pouvoir discuter de cette démarche entre amis, en famille, sur les réseaux sociaux… On a même eu une petite couverture dans la presse locale. »
Ludivine.« Au bout d’un an d’expérience, on s’est rendu compte que l’achat neuf n’est pas forcément mauvais en soi. Aujourd’hui, on a recommencé à acheter du neuf, mais beaucoup moins et mieux. Par exemple, on a cherché longtemps des Thermos d’occasion en inox, sans en trouver. Plutôt que d’acheter des gourdes en plastique, même d’occasion, on a préféré acheter neuf, mais de bonne qualité et recyclable ! Le message qu’on veut faire passer, c’est qu’on peut réduire considérablement son empreinte carbone en jouant ne serait-ce que sur ses achats de vêtements et sur l’électronique, deux industries extrêmement polluantes. De petites actions qui font pourtant une grosse différence ! »
1 Investir en Bourse, c’est comme jouer au casino : pour gagner, il faut avoir de la chance !
C’est faux, car investir en Bourse n’est pas un jeu mais un investissement réfléchi qui fait du détenteur de l’action le copropriétaire d’une entreprise et donc amène à suivre son développement. Devenir actionnaire, c’est soutenir le capital ainsi que les emplois d’une entreprise. C’est aussi prendre des risques de perte en capital, qui s’avèrent payants dès lors que la société se porte bien puisque la valeur de ses actions grimpe ! Pour bien investir en Bourse lorsque l’on débute, mieux vaut donc demander un rendez-vous à votre conseiller financier plutôt que de miser sur un trèfle à quatre feuilles.
Petite histoire
C’est à Lyon en 1540 que fut créée la première Bourse en France. En 1563, « la place commune des marchands » fait son apparition à Paris. Mais ce n’est qu’en 1724 qu’un édit royal entérine définitivement la création de la Bourse de Paris.
2 Les placements boursiers, ça demande beaucoup d’argent !
Faux. Une centaine d’euros suffit pour ouvrir un PEA, un compte-titres ou une assurance-vie, par exemple. Le plan d’épargne entreprise (PEE) permet également de vous faire une place sur les marchés.
3 La Bourse, c’est pour les traders et les experts financiers. Pas pour moi !
Faux. Pas besoin d’être un ponte de la finance, il suffit d’appliquer certaines règles de « bon sens ». La première : diversifiez votre portefeuille d’actions, c’est-à-dire investissez dans des entreprises qui ne sont pas dans le même secteur d’activité ou qui ne sont pas toutes situées dans la même zone géographique. La seconde : préférez les petits investissements réguliers aux gros versements ponctuels. Et bien sûr, la règle la plus essentielle : n’investissez pas dans une solution que vous ne comprenez pas. Votre conseiller financier est là pour vous accompagner dans le choix de la solution qui vous permettra d’aborder les marchés financiers simplement, en fonction de la performance espérée, de votre capital et de votre goût du risque, mais aussi durant l’ensemble des étapes d’investissement.
C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)
76 %
C’est le pourcentage de Français qui jugent les actions « très risquées ». (1)
4 Fiscalement parlant, les placements, ce n’est pas intéressant !
Faux… à condition de choisir les bonnes solutions ! À l’instar de la plus-value sur la vente d’un compte-titres taxé à 30 % avant 8 ans, le PEA ou plan d’épargne en actions reste fiscalement très avantageux : les gains (plus-values et dividendes) acquis sont exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux de 17,2 %), pour peu que vous conserviez votre plan au moins cinq ans.
Quant à l’assurance-vie, vous bénéficiez d’un abattement fiscal de 4 600 euros par personne au-delà de 8 ans.
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Le contrat d’assurance-vie Multi Vie* de la Macif vous permet de dynamiser votre épargne simplement et à votre rythme.
Tout savoir sur la flat tax
La flat tax, est un prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % sur les rachats de contrats d’assurance vie avant 8 ans auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 % ce qui fait au global un taux d’imposition à 30 %. Il s’applique sur les revenus de capitaux mobiliers (produits des placements à revenu fixe ou dividendes) perçus à compter du 1er janvier 2018.
5 Les investissements en Bourse, c’est plus risqué que les investissements immobiliers
Faux. S’il est vrai qu’un bon investissement dans la pierre reste l’un des placements les plus sûrs (2), un mauvais choix en la matière peut vous plomber (bien de mauvaise qualité, mal situé, charges démesurées, fiscalité excessive, etc.). Pas si simple ! La Bourse comme l’immobilier demande prudence et réflexion. Mais si vous êtes bien informé(e) et bien conseillé(e), la prise de risque est maîtrisée et ils peuvent l’un comme l’autre s’avérer rentables.
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(2)Étude comparative de l’IEIF (Institut de l’épargne immobilière et foncière), publiée en 2018, sur des durées de 10, 20, 30 voire 40 ans, en s’appuyant sur le taux de rentabilité interne (TRI), indice intégrant les prix d’entrée et de sortie.
1 Pédalage et covoiturage, boosters de mobilité durable
La mobilité durable, ou écomobilité, est un levier essentiel de la transition énergétique. Les mobilités dites douces comme le vélo électrique ou « sec », les transports en commun et le covoiturage sont donc au cœur de la LOM, visant à cadrer la politique des transports en France sur les prochaines années. Parmi les nombreux points qu’elle aborde, la loi prévoit un « forfait mobilités durables » pour développer les transports moins polluants comme le covoiturage ou le vélo.
80 euros/an
C’est le coût moyen d’utilisation d’un vélo ordinaire (300 euros/an pour un vélo à assistance électrique (VAE)), contre 6 000 à 10 000 euros pour une voiture. (1)
2 Un nouveau forfait de 400 euros maxi par an (ou pas)
Le principe ? Inciter les entreprises privées à verser un forfait aux salariés venant travailler à vélo ou en covoiturage (les voitures en libre-service devraient aussi en faire partie). D’un montant maximum de 400 euros net par an, il est destiné à couvrir les frais d’entretien et d’utilisation de votre monture ou du véhicule servant au covoiturage. Ce forfait, remplaçant l’actuelle indemnité kilométrique vélo, avec la prise en charge d’un abonnement de transports en commun ne pouvant dépasser le montant maximum de 400 euros.
Le hic ? La loi n’étant pas contraignante envers les entreprises privées, le forfait mobilité durable est donc optionnel. Avant de vous ruer pour acheter un vélo dernier cri, attendez donc 1/ que la loi entre en vigueur (un réexamen par L’Assemblée nationale est d’ores et déjà prévu à la rentrée) et la parution de décret(s) d’applications et 2/ d’en discuter avec votre boss.
Bon à savoir
Un VAE moins cher
De très nombreuses communes accordent une prime pour l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) à leurs administrés (renseignez-vous auprès de votre mairie pour savoir si vous pouvez en profiter). D’un montant forfaitaire ou en fonction du prix du vélo, elle peut considérablement alléger la facture ! De son côté, l’État propose également un « bonus VAE » soumis à condition de revenus.
L’Essentiel de l’article
Les chefs d’entreprise pourront choisir de l’accorder aux salariés venant travailler à vélo ou en covoiturage
Il est amené à remplacer l’indemnité kilométrique vélo
Son plafond de prise en charge peut aller jusqu’à 400 euros par an
La LOM sera réexaminée en nouvelle lecture par l’Assemblée nationale à la rentrée 2019 (10/09/2019) mais il faudra attendre le(s) décret(s) d’application pour connaître les modalités d’application.
Près d’un logement sur cinq en France est considéré comme « passoire thermique » : mal isolés, ces habitats pèsent lourds sur la facture énergétique du pays mais aussi sur le budget des ménages, notamment les plus modestes. Alors que le dérèglement climatique s’intensifie, sur fond de baisse du pouvoir d’achat, la lutte contre ces « passoires » est devenue urgente.
Un combat écologique d’abord, car le secteur du bâtiment résidentiel représentait selon l’Ademe (1) près de 26 % des consommations d’énergies finales du pays en 2015. Un enjeu de justice sociale ensuite car sur les 2,6 millions de ménages modestes occupant des « passoires thermiques », près de la moitié est en situation de « précarité énergétique ». Ces derniers dépensant plus de 10 % de leurs ressources économiques pour se chauffer. « En moyenne, un ménage consomme 1 500 euros de facture d’énergie annuelle. Au-delà de 2 000 euros, c’est qu’il vit probablement dans une passoire thermique », constate Franck Billeau, président du réseau Eco-Habitat qui accompagne les ménages dans l’amélioration thermique de leur logement.
« On peut diminuer jusqu’à 75 % sa facture d’énergie »
Pour les personnes résidant dans l’un de ces logements mal isolés, bien souvent construits avant 1975 (date des réglementations thermiques dans la construction), la rénovation énergétique peut être un moyen de gagner en pouvoir d’achat, tout en préservant l’environnement. Selon le collectif Renovons (2), la rénovation d’une passoire thermique permettrait à un ménage d’économiser plus de 500 euros par an sur sa facture énergétique. « On peut diminuer jusqu’à 75 % sa consommation d’énergie. Dans le cas des passoires les plus importantes, avec des chauffages coûteux tournant au fioul, on peut atteindre 1 000 euros d’économie par an », explique Marie Moisan, animatrice du Cler.
« Mais tendre vers une sobriété énergétique, c’est aussi lutter contre le réchauffement climatique, car ces logements utilisent de l’énergie issue de ressources fossiles (fioul, gaz) et produisent des gaz à effets de serre », ajoute-t-elle. Toujours selon l’Ademe, les émissions de CO2 liées aux bâtiments résidentiels représentaient 20 % des émissions totales françaises en 2015.
3,8 millions de ménages (14 %) consacrent plus de 10 % de leurs revenus aux dépenses d’énergie dans le logement
5,1 millions de ménages (12 millions d’individus) en situation de précarité énergétique, dont 62 % sont propriétaires-occupants
Sur un parc de 30 millions d’habitations, on compte aujourd’hui 7,4 millions de « passoires thermiques »
Ces logements très énergivores sont occupés par 2,6 millions de ménages modestes, dont la moitié en situation de « précarité énergétique ». Selon l’Inspection générale des finances et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), ce chiffre inclurait 218 000 propriétaires considérés comme « très modestes » et 200 000 propriétaires « modestes »
Source : Observatoire national de la précarité énergétique, Ademe, CGEDD.
Un millefeuille d’aides
Attention : l’idée n’est pas juste de changer de chaudière, mais d’isoler totalement son logement, en agissant sur les toitures, les combles et les parois. Certes cela coûter cher, de l’ordre de 40 000 euros pour une maison de 100 m² (3). Mais « plus on fait des travaux conséquents, plus les économies vont être conséquentes », note Marie Moisan.
C’est pourquoi de nombreuses aides existent pour aider à financer la rénovation énergétique des logements. C’est le cas du « Crédit d’impôt pour la transition énergétique » (CITE), qui s’adresse à tous (locataires ou propriétaires occupants), sans conditions de revenus, avec des plafonds de dépenses à respecter (4). « Il faut juste avoir déclaré ses revenus (pas besoin d’être imposable) et avoir comme projet de réaliser des travaux de performance énergétique, dans un logement achevé depuis plus de deux ans. Cette prime représente sur l’isolation 30 % du montant de la facture », indique Marilyne Vialles, responsable du Service mobilisation citoyenne et média de l’Ademe.
Dans le cadre du projet de loi énergie-climat débattu et adopté par l’Assemblée nationale le 28 juin dernier, ce crédit d’impôt sera transformé en prime (subvention) versée au moment des travaux dès 2020 pour les ménages modestes, et en 2021 pour tous. Les ménages modestes peuvent déjà bénéficier d’aides aux travaux, proposées par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Ces subventions, qui vont de 2 000 à 20 000 euros, sont soumises à des conditions de ressources, ainsi que de performances des travaux, une estimation des économies réalisées en fonction de la rénovation envisagée devant être réalisée par un professionnel (5).
« Tout un dossier doit être monté auprès de l’Anah : c’est plus compliqué que pour obtenir le CITE mais, au bout, il est possible de cumuler les deux afin de réduire la facture des travaux de 80 % », explique Marilyne Vialles. Pour de nombreux propriétaires, cela représente encore un investissement substantiel, d’où la nécessité d’aides complémentaires. Les collectivités territoriales, elles aussi, se mobilisent en proposant des aides complémentaires à celles de l’Anah. C’est par exemple le cas du conseil départemental de l’Hérault avec son Fonds d’aide aux travaux de maîtrise de l’eau et de l’énergie (6) qui, outre une enveloppe financière, accompagne aussi les ménages dans leurs démarches via l’association Gefosat.
Il est aussi possible de bénéficier d’autres aides, comme l’Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ). Sans intérêts, il peut aller jusqu’à 30 000 euros et financer la fourniture et la pose de matériaux et d’équipements, mais aussi les frais liés à la maîtrise d’œuvre (7). Enfin, les fournisseurs et distributeurs d’énergie, comme EDF, Engie ou encore Leclerc, qui ont l’obligation de participer à l’effort de réduction des émissions de CO2 et de consommation d’énergie de leurs clients, peuvent leur accorder des « primes énergie », ainsi que des prêts bonifiés dans le cas de ménages modestes, dans le cadre du dispositif des Certificats d’économies d’énergie (CEE) (8).
Que dit le projet de loi énergie-climat ?
Destiné à actualiser la loi de transition énergétique de 2015, le projet de loi énergie-climat discuté et adopté cet été par le Parlement prévoit un dispositif progressif afin de lutter contre les « passoires thermiques ». Pour les ménages les plus modestes, des primes (jusqu’à 11 000 euros) seront versées dès 2020 au commencement des travaux.
À partir de 2021, les propriétaires n’auront plus le droit d’augmenter librement le loyer d’une « passoire » (logement classé F ou G, consommant plus 331 kWh/m2/an) entre deux locataires sans l’avoir rénovée. Dès 2022, un « audit énergétique » – accompagné de propositions de travaux – sera rendu obligatoire pour tout logement mis en vente ou en location.
À partir de 2028, les propriétaires de logements (hors copropriété) classés F ou G auront l’obligation de les rénover pour atteindre au minimum la classe E.
Retrouvez une liste des différentes aides financières à la rénovation sur le site de l’Ademe.
Un accompagnement impératif
« Les solutions existent et il est possible d’en cumuler entre 10 et 15, jusqu’à mobiliser 40 000 euros d’aides. Mais pour cela, il faut se faire accompagner, sous peine de vite se décourager », remarque Franck Billeau de Eco-Habitat. Car ce millefeuille d’aides, et donc de dossiers à monter, peut en désorienter plus d’un. « La première chose à faire, c’est de prendre contact avec un opérateur agréé par l’Anah, des associations partenaires ou le réseau FAIRE (Faciliter, Accompagner, Informer pour la Rénovation Energétique). service public gratuit composé de 600 conseillers en rénovation énergétique », conseille Marie Moisan.. Ces opérateurs vous aideront ainsi à vous repérer parmi les différentes aides.
Pour améliorer les dispositifs existants, la plupart des spécialistes du sujet préconisent de réduire leur nombre et de simplifier les parcours de ceux qui veulent rénover leur logement. « Le fait qu’il y ait autant de dispositifs, sans cohérence dans les territoires, dilue souvent le message. Il faudrait peut-être s’interroger sur la possibilité d’une simplification de tous ces programmes, au travers de structures qui fédéreraient davantage les dispositifs privés et publics, afin de délivrer une réponse globale aux familles », estime Franck Billeau.
Et de citer l’exemple du dispositif Picardie Pass rénovation, un accompagnement de A à Z proposé par la région Hauts-de-France à tous les ménages, des conseils techniques à la recherche de solutions personnalisées de financement (9). De tels dispositifs de « tiers-financement », qui mobilisent tous les acteurs du secteur, ont également été lancés dans les régions Grand-Est et Occitanie.
1 Pourquoi placer et investir sur les marchés financiers ?
Investir sur les marchés financiers, c’est participer de fait au financement de l’économie. Pour les entreprises, c’est une façon de réunir les capitaux nécessaires à leur développement. Pour l’investisseur, c’est une façon d’épargner en espérant faire fructifier l’épargne placée.
Vous souhaitez donner du sens à vos placements ? Vous pouvez choisir d’investir dans des placements à vocations solidaire ou responsable qui intègrent les enjeux du développement durable.
Il existe quatre grands types de placements où investir votre épargne pour la faire fructifier. Ces placements sont accessibles via les produits financiers proposés par les organismes financiers comme les banques, les assurances, les mutuelles… Parmi les plus courants, on trouve l’assurance-vie, les livrets bancaires (livret A, LDD, etc.), le PEA (Plan d’épargne en action) ou le PERP (Plan d’épargne retraite populaire).
Pour faire fructifier votre épargne, l’argent peut être déposé/investi sur différents types d’actifs.
On en retrouve par exemple sur le livret A. Ce sont des placements détenus généralement à court terme. Peu risqués, voire sans risque, les actifs monétaires génèrent des rendements faibles. C’est un actif disponible, c’est-à-dire que l’argent de l’épargnant n’est pas bloqué.
Les placements obligataires (ou « obligations »)
L’épargne placée sur le support en euros d’une assurance-vie est majoritairement investie par l’assureur en obligations. Ce sont des créances (emprunts) d’entreprises à un taux d’intérêt connu et sur une durée fixée d’avance. À l’échéance, le prêteur récupère les sommes investies augmentées des intérêts. Sauf en cas extrême comme la faillite de l’entreprise, l’obligation assure un rendement régulier modéré avec une prise de risque relativement faible.
Les placements en actions
Lorsque vous détenez un PEA ou une assurance-vie multisupport, vous pouvez investir sur ces types de placement. Il s’agit de « parts » d’une ou plusieurs entreprises, c’est-à-dire une participation au capital de ces entreprises. Si les perspectives de résultats sont bonnes, les actions rapportent. Mais si la rentabilité des entreprises chute, le cours de l’action baisse, entraînant une moins-value sur votre épargne. Inutile cependant de s’affoler car tant que votre épargne n’est pas désinvestie, vous ne réalisez aucune perte. Il n’y a pas d’échéance ni de rendement connu d’avance : les actions sont des placements soumis aux aléas des marchés boursiers (CAC 40, Euronext, etc.), comportant donc une part de risque plus élevée que les actifs monétaires et les obligations. En contrepartie, elles offrent des rendements potentiellement plus forts sur le long terme.
Les actifs immobiliers
Il s’agit d’investissements dans l’immobilier d’habitation ou d’entreprise, en vue de percevoir des loyers et/ou une plus-value à la revente. Ces investissements peuvent être faits sous forme réelle (investir directement dans un bien), mais ils existent aussi sous forme immatérielle (la « pierre-papier ») où l’on investit dans le portefeuille d’une SCPI (Société civile de placement immobilier) ou d’un OPCI (Organisme de placement collectif en immobilier). Ce placement immobilier a l’avantage de générer des revenus qui peuvent être réguliers, correspondant aux loyers, avec l’inconvénient de bloquer le capital : pour le récupérer, il faut revendre le bien ou les parts de SCPI/OPCI. La pierre-papier présente l’avantage d’offrir une diversification en termes de localisation géographique et en termes de risque locatif.
Bon à savoir
Il est tout à fait possible pour un investisseur français d’investir à l’étranger. C’est un moyen de diversification intéressant, à condition de garder en tête que les intérêts seront versés dans la monnaie locale. Si vous êtes hors zone euro (Suisse, États-Unis, Japon, etc.), vos gains seront donc également soumis à la fluctuation des taux de change, ce qui peut jouer à votre avantage ou au contraire vous desservir.
3 Les 3 piliers d’un placement réfléchi
La disponibilité et la sécurité des fonds placés sont une question fondamentale dans le choix d’un placement. Il est également important de diversifier ses actifs pour atténuer les risques.
Le rapport temps/risque
En général, plus un capital peut être bloqué sur un temps long, plus la prise de risque de perte en capital pour l’épargnant peut être élevée.
Ainsi, le temps peut aussi jouer en la faveur de l’investisseur : en laissant son épargne placée, l’investisseur peut laisser passer une crise et récupérer son capital au moment où les marchés sont redevenus favorables. Les rendements sur des actifs dits « risqués » sont généralement plus rentables. Ce facteur est évidemment à mettre en regard de votre projet (court, long, ou moyen terme) et de votre besoin de liquidités.
La diversification
Le secret d’une épargne bien gérée, c’est une épargne diversifiée. Investir dans des produits différents permet de tirer parti des avantages de chacun d’entre eux, tout en répartissant les risques. Une façon de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » !
La connaissance des marchés et le conseil
Connaître le fonctionnement des marchés financiers et des différents produits d’investissement est un point clé pour un investisseur averti. Pour s’acculturer à la finance, l’Institut pour l’éducation financière du public (IEFP) propose un site pédagogique : La finance pour tous. Cette association d’intérêt général indépendante, soutenue notamment par la Banque de France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Fédération bancaire française, vous explique clairement tout ce qu’il y a à savoir lorsqu’on souhaite investir, s’assurer, préparer sa retraite, etc. Le site propose aussi des calculateurs en ligne pour vous aider à prévoir et gérer votre budget. Et bien sûr, n’oubliez pas de solliciter votre conseiller : tous les organismes proposant des produits financiers (banques, assureurs, mutuelles, etc.) ont un devoir de conseil. Vous pourrez alors exposer votre projet et vos contraintes pour trouver le ou les placements qui vous conviennent.
Pour optimiser votre stratégie patrimoniale, découvrez le nouveau contrat de la Macif Jeewan Patrimoine.
Petit lexique de la finance
AMF (Autorité des marchés financiers) : institution financière et autorité administrative indépendante française qui veille à la protection de l’épargne investie, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers.
CAC 40 : principal indice boursier français. Il est défini à partir des cours de 40 actions cotées parmi les 100 sociétés françaises dont les échanges sont les plus importants. Les autres indices boursiers les plus connus sont le Dow Jones (États-Unis), le Nikkei (Japon), Eurostoxx 50 (zone euro), le FTSE (Royaume-Uni) ou encore le NASDAQ (États-Unis, principalement pour la nouvelle économie).
OPC (Organismes de placement collectif) : fonds d’investissement gérés par des professionnels dans lesquels les investisseurs placent leur épargne pour investir. Ils peuvent proposer des placements diversifiés ou spécialisés sur un type d’actif : actions, obligations, monétaire…
DICI (Document d’information clé des investisseurs) : c’est un document réglementaire standardisé remis à tout investisseur qui souhaite placer son épargne dans un OPC. Le document regroupe les informations clés concernant l’OPC lui-même (objectifs, fonctionnement, etc.) et le placement envisagé, notamment son niveau de risque et la durée minimum recommandée de placement.
EURIBOR (Euro interbank offered rate/taux interbancaire offert en euro) : taux d’intérêt de la monnaie Euro qui fait référence sur les marchés monétaires de la zone euro.
L’Essentiel de l’article
Placer son argent, c’est investir dans l’économie.
Il existe quatre principaux types d’actifs : les actifs monétaires, les obligations, les actions et les actifs immobiliers.
Le rendement d’un placement est en lien avec sa durée et son importance d’exposition aux marchés.
Votre copropriété souhaite installer une chaudière collective dans votre immeuble, réaliser des travaux au niveau de la structure du bâtiment, ou encore faire des aménagements pour rendre l’immeuble ou les logements accessibles aux personnes à mobilité réduite ? Sachez que l’Anah, l’Agence nationale de l’habitat, peut, dans certains cas, verser des aides directes au syndicat de copropriétaires pour des travaux sur les parties communes ou sur des équipements, quand il s’agit d’un bâtiment datant de plus de 15 ans.
votre copropriété relève d’une procédure spécifique liée à un arrêté, comme un plan de sauvegarde ou une décision de justice.
Cette aide n’est attribuée que si 75 % des « lots » principaux sont des résidences principales.
Le programme « Habiter mieux » de l’Anah, dédié à la transition énergétique et la rénovation thermique, finance des travaux permettant une baisse générale de la consommation énergétique de l’ordre de 35 % ou plus. Les travaux de mise en accessibilité ouvrent droit à cette aide sans avoir à prouver une difficulté financière. 50 % du montant total des travaux HT peuvent être pris en charge. Le montant maximum est de 10 000 euros par accès aménagé.
Un label pour simplifier votre choix !
À qui allez-vous confier vos travaux ? Afin de vous éclairer dans votre choix, le gouvernement a harmonisé les différents signes de qualité professionnelle et a créé le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Il vous permettra de reconnaître facilement un artisan spécialisé dans les travaux d’économies d’énergie. Sachez que pour bénéficier des aides, il est souvent imposé d’avoir recours à des professionnels labellisés. Pour en trouver un, consultez le site Rénovation Info Service.
2 Les aides locales pour combattre la précarité énergétique
Pour encourager les foyers à effectuer leur transition énergétique, les collectivités territoriales peuvent, sous certaines conditions, apporter un coup de pouce financier au syndicat de copropriétaires. Si votre copropriété décide de réaliser des travaux pour résoudre une situation de dégradation, d’insalubrité ou de précarité énergétique, elle peut peut-être bénéficier d’aides de la part de la région, du département ou de la ville de résidence. Pour les obtenir, le bâtiment concerné doit être intégré à une Opération programmée d’amélioration thermique des bâtiments (OPATB), une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah) ou encore une opération suite à une décision relevant de la collectivité territoriale. Ces subventions publiques peuvent être octroyées même si les travaux sont déjà éligibles à un accompagnement de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Pour savoir si votre copropriété peut en bénéficier, demandez au syndic de contacter votre conseil régional, votre conseil départemental mais aussi votre commune.
Quelle est la différence entre syndicat de copropriétaires et syndic ?
Au sein d’un immeuble, l’ensemble des copropriétaires forme de façon automatique et non formelle le syndicat de copropriétaires. Ce syndicat gère les questions de conservation et d’administration du bâtiment. Le syndic est quant à lui le représentant légal du syndicat de copropriétaires. Ce syndic, qu’il soit professionnel ou non, est tenu de gérer l’administration et les finances de la copropriété.
3 La prime énergie
Si vous devez réaliser des travaux de rénovation énergétique dans l’immeuble, vous pouvez être éligible à une prime du Certificat d’économie d’énergie (CEE). Ce coup de pouce financier n’est pas donné par l’État, mais principalement par des fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, combustibles) au syndicat de copropriétaires, en fonction de leur quote-part (liée aux tantièmes). Ils peuvent, sous conditions de ressources, vous proposer des aides et des subventions pour vous aider à réaliser des économies d’énergie. Alors profitez-en ! Isolation (murs, toits…), chauffage et régulation (chaudière, pompe à chaleur…), production d’eau chaude, ventilation… Près de 200 types de travaux différents sont éligibles. La prime est versée au prorata des économies d’énergie réalisées. Deux possibilités : le montant de la prime est directement déduit du prix que vous avez à payer pour vos travaux, ou une partie de la prime vous est reversée en fonction de votre quote-part dans la copropriété. Cette prime énergie est soumise au plafond de ressources pour les foyers. Pour le connaître, consultez le site du service public.
Bonne nouvelle : cette prime est cumulable avec le Crédit d’impôt transition énergétique (Cite) et la plupart des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique ! Avant la signature du devis, comparez les primes énergie (car son montant peut varier selon qui vous la verse) sur un site comme Quelle prime ?. Seule condition : faire appel à un artisan labellisé RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). La prime sera versée au copropriétaire sur présentation de sa facture ou déduite du prix que vous avez à payer pour vos travaux.
Un tantième permet de déterminer ce que chaque copropriétaire doit payer en termes de charges de copropriété. Les tantièmes généraux englobent les tantièmes associés à un lot d’appartements et la quote-part sur les parties communes. La répartition des tantièmes est indiquée sur l’état descriptif de division, en annexe du règlement de la copropriété.
4 Le Cite (Crédit d’impôt pour la transition énergétique)
L’environnement est au cœur des préoccupations du gouvernement et il entend bien réduire les émanations polluantes, qui proviennent en grande partie des habitats ! Si les constructions neuves sont soumises à de nombreuses normes et obligations en termes énergétiques, ce n’est pas le cas des constructions anciennes. Ainsi, les travaux engagés sur des équipements communs (isolation de l’immeuble, équipements de chauffage collectifs, etc.) pour améliorer la performance énergétique de la copropriété peuvent ouvrir droit à un Crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite), en fonction de leur tantième. Ainsi, les copropriétaires vont pouvoir déduire 30 % du montant de la facture de l’impôt sur le revenu du foyer, même s’il s’agit de travaux de copropriété. Il faudra cependant prouver que ces travaux ont vocation à lutter contre la précarité énergétique et les faire réaliser par un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) qui utilisera des matériaux reconnus pour leurs qualités énergétiques.
Vous envisagez des travaux ?
Pour financer votre projet de rénovation ou d’aménagement, pensez au crédit Travaux Macif !*
Certaines aides financières sont versées par des fournisseurs d’énergie.
L’Agence nationale de l’habitat propose des subventions aux copropriétaires.
Les collectivités territoriales interviennent aussi financièrement auprès des syndics.
La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations bancaire et services de paiement pour le compte exclusif de l’organisme prêteur Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr)
Un locavore, c’est quelqu’un qui mange essentiellement des produits cultivés dans un rayon de 50 à 100 km autour de chez lui. Et c’est une tendance de fond, puisque 80 % des Français achètent des produits locaux, et 4 sur 10 déclarent même en acheter souvent (1). Les raisons de ce choix ? D’abord, la traçabilité : pour près d’un quart des consommateurs (23 %), le fait qu’un produit soit vendu en direct par son producteur est ce qu’il y a de plus rassurant quant à sa qualité. Mais c’est aussi, pour la quasi-totalité d’entre eux (97 %), un excellent moyen de soutenir l’économie locale !
Le locavorisme a d’autres avantages : les exploitations tendent à être plus petites, donc plus facilement cultivées en bio ou en agriculture raisonnée. Et bien sûr, le transport des marchandises – donc les émissions polluantes – est réduit.
Comment devenir locavore ?
Pour devenir locavore, rendez-vous sur les marchés de votre commune : vous y trouverez des producteurs locaux. De plus en plus de grandes surfaces proposent également des produits régionaux, regardez bien les étiquettes ! Enfin, pensez aux « paniers » hebdomadaires des structures de types AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture de proximité) ou « ruches », qui proposent aussi des produits locaux.
des achats alimentaires en France sont faits localement via des marchés et magasins de producteurs, des AMAP et des ruches(2).
L’occasion : stop au gaspillage et à la surproduction
Acheter d’occasion, c’est moins cher ! Mais ça sert aussi à ne pas gaspiller en ne jetant pas ce qui peut encore servir. Ça limite aussi les déchets à traiter et le besoin en produits neufs, donc les émissions de CO2 liés à la fabrication, au transport et au recyclage. Un constat partagé par les consommateurs français, qui sont 9 sur 10 à penser que l’occasion est un bon moyen de prolonger la vie des objets et donc de contribuer à protéger l’environnement (3). Deux bonnes motivations qui expliquent que 65 % des Français ont déjà acheté ou vendu un objet d’occasion (3).
L’achat d’occasion n’a jamais été aussi simple grâce aux sites et applications web dédiés comme Le Bon Coin (4e site le plus visité en France (4)), le site d’enchères eBay, ou encore Vinted (qui a doublé son trafic entre 2017 et 2018 (4)) pour la mode. On peut bien sûr aussi se tourner vers les vide-greniers et brocantes autour de chez soi, et visiter les boutiques solidaires d’Emmaüs ou les recycleries et ressourceries (magasins de réparation et revente d’objets d’occasion).
des Français ont acheté au moins un vêtement d’occasion en 2018, soit deux fois plus qu’en 2010 (5).
3 La consommation collaborative : économies et partage
Louer la voiture de son voisin, troquer, vendre et acheter d’occasion, prêter ou donner… Tout ça, c’est « l’économie de partage », une tendance qui prend, elle aussi, de l’ampleur.
Deux tiers de Français la considère avant tout comme un moyen de faire des économies (6). Mais c’est aussi, pour la moitié des sondés, une façon de rencontrer des gens et donc de renforcer le lien social. L’aspect environnemental est également un moteur du développement de l’économie de partage : 30 % des consommateurs y sont sensibles, et ils sont 1 sur 4 à considérer que ce modèle peut contribuer à rendre le monde meilleur (6).
Et ils ont raison ! Partager, réutiliser ou revendre des objets permet de limiter les productions inutiles et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec. L’idée générale est d’adapter son niveau de vie pour préserver les ressources naturelles limitées : éviter leur épuisement et mieux répartir leur disponibilité entre les sept milliards d’êtres humains. C’est gagnant-gagnant, puisqu’au passage, on peut faire pas mal d’économies…
L’Essentiel de l’article
La consommation responsable est plébiscitée par les Français.
40 % des Français achètent souvent des produits locaux (1).
65 % des consommateurs pratiquent l’achat d’occasion.
2 Français sur 3 considèrent que l’économie collaborative permet de dépenser moins.
Pour trouver un bon artisan, faites fonctionner votre réseau social et professionnel. En effet, si une personne vous recommande un artisan, c’est qu’elle est satisfaite des résultats ! Si vous voulez sécuriser votre choix, demandez à effectuer une visite chez elle pour constater de vous-même la qualité du travail.
63 %
des Français ont effectué des travaux au cours des 5 dernières années et 30 % d’entre eux les ont confiés à un professionnel. (1)
2 Assurez-vous du sérieux de l’artisan
Afin de vous assurer de l’expertise de votre artisan, vous pouvez vérifier sa présence sur un site comme Infogreffe.fr qui répertorie les informations sur les entreprises. Vous pourrez ainsi savoir si l’entreprise existe réellement, connaître son ancienneté, ses secteurs d’activité (date de création, capital social, secteur d’activité, numéros SIREN et SIRET, adresse, dirigeants, etc.) en demandant un extrait Kbis.
Vous cherchez un artisan ?
Faites appel au Service Travaux de la Macif, qui vous aide à trouver le bon artisan parmi un réseau de professionnels agréés.
3 Privilégiez un artisan labellisé
En premier lieu, des certificats de type Qualibat (organisme de qualification et de certification des entreprises du bâtiment) sont une garantie de qualité pour trouver un artisan reconnu ! Leur mission ? Apporter des éléments d’appréciation aux clients lorsqu’il s’agit de compétences et de savoir-faire des acteurs du bâtiment. Depuis 2015, le certificat Qualibat est obligatoire pour que l’artisan soit reconnu RGE, c’est-à-dire reconnu garant de l’environnement. Or, ce label permet aux particuliers souhaitant effectuer des travaux d’économie d’énergie de bénéficier d’aides financières de l’État (crédits d’impôts, éco-prêt à taux zéro, primes liées aux certificats d’économies d’énergie) qui choisissent des artisans reconnus RGE. Enfin, le label Qualit’ENR est un repère fiable lorsqu’il s’agit de choisir une entreprise d’installation de qualité et qui accompagne les particuliers dans leurs choix.
Pour bénéficier du prix juste, il est important de comparer les devis et les différentes lignes de prix. Chaque poste doit être détaillé. Par exemple, si vous refaites la peinture, veillez à ce que l’enduit, la sous-couche et deux couches de peinture apparaissent. Cela est indispensable pour évaluer les solutions et méthodes proposées par chacun des artisans. Et de vous assurer que rien n’a été omis afin de ne pas avoir de mauvaises surprises en cours de travaux. L’idéal étant de comparer au moins deux devis. Si certains points ne vous semblent pas clairs, n’hésitez pas à demander des explications. C’est la clé pour éviter les tensions !
Travaux : quand faut-il payer ?
Avant de signer un devis, établissez avec l’artisan un échéancier des paiements. Il est d’usage de verser environ 20 % du montant total au début des travaux. Le reste est payé, en plusieurs fois, selon l’avancement des travaux. Un conseil : ne donnez jamais la totalité de la somme avant la fin des travaux.
5 Vérifiez que votre artisan est assuré
Avant de faire appel à un artisan, demandez-lui de vous présenter une attestation d’assurance, le couvrant pour la nature des travaux à réaliser.
Bon à savoir
Si, au cours des travaux, l’artisan se retrouve face à une difficulté technique imprévue, il peut être amené à vous faire une recommandation de travaux supplémentaires. Il doit donc vous proposer un avenant au devis initial.
L’Essentiel de l’article
Votre propre réseau amical et professionnel est un moyen simple et efficace pour trouver un artisan sérieux.
Tous les artisans reconnus par l’État doivent être immatriculés au Répertoire des métiers et posséder un numéro de SIRET ou de SIREN.
Pour faire un choix éclairé, demandez un devis à au moins deux artisans et comparez-les.
Assurez-vous que les travaux sont couverts par la garantie décennale.
Votre première solution en tant que locavore urbain pour consommer local : produire vous-même ! Pour vous lancer dans l’aventure du jardinage et si vous ne disposez pas d’une grande terrasse, optez pour le jardin partagé ou communautaire, développé par de nombreuses municipalités ! On peut faire pousser des herbes aromatiques (basilic, coriandre, thym…), des légumes de saison et des fruits. Et les fraises, groseilles ou autres framboises pourront vous servir à faire vos propres confitures !
Sinon, voyez s’il est possible de faire votre propre potager sur le toit de votre immeuble ou d’installer des jardins suspendus si vous avez un balcon. Mais oubliez le minibac dans votre cuisine ou sur le rebord de votre fenêtre avec lequel vous ne produirez que quelques maigres tomates cerises…
En ville, vous devez veiller à bien dimensionner votre potager, car cela peut être très chronophage à entretenir et le but n’est pas de se décourager. Commencez par exemple par cultiver 20 mètres carrés la première année.
Comment préparer le terrain ? À quelle période faut-il planter ses petites graines ? Comment bichonner ses jeunes pousses ? Pour éviter les erreurs de débutants (comme planter les tomates avant les Saints de glace), il existe des applications pour se faire coacher. Et on pense écologie et économie, en récoltant l’eau de pluie pour arroser ses plantations. Il suffit pour cela d’installer un réservoir extérieur sous le toit de votre immeuble. Celui-ci sera alimenté par un collecteur d’eau de pluie, relié aux gouttières (1).
Cultiver en milieu urbain implique de petites surfaces. Il est donc important de densifier au maximum grâce aux techniques de la permaculture.
Karen Yvan, coordinatrice de la ferme urbaine Le Champ des possibles, soutenue par la Fondation d’entreprise du Groupe Macif.
2 Défi n° 2 : faites du troc de légumes entre voisins ou copains
Pour mener à bien votre mission commando, créez des alliances ! Un chou contre une salade, des concombres contre des courgettes… Un jardin produit bien souvent plus que ce que l’on peut ou veut consommer. Alors, pour ne pas se retrouver à manger du gratin de courgettes ou des tomates farcies du lundi au dimanche, on pense au troc entre voisins ! Une bonne solution pour éviter le gaspillage, mais aussi pour créer du lien social !
D’après une étude de l’Observatoire de la consommation responsable Mes courses pour la planète réalisée en 2017, près d’un Français sur quatre est locavore. Le local est donc central dans leur vie quotidienne et leurs choix de consommation (2).
Défi n° 3 : fournissez-vous directement auprès de producteurs locaux
Faites un tour au marché
Pour adopter la démarche « du producteur au consommateur », autre solution : rendez-vous au marché de votre ville. Bien souvent, des petits producteurs ou des jardiniers locaux y vendent leurs récoltes. L’avantage ? On consomme de saison et on peut discuter avec eux de leurs pratiques. Certains proposent même des recettes ! Ça a du bon quand on ne sait que faire d’un chou romanesco !
Inscrivez-vous dans une AMAP
Pour embrasser pleinement la démarche du locavorisme, tournez-vous vers une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) près de chez vous. L’objectif est de créer un lien direct entre les producteurs paysans et les consommateurs. Les paysans sont par ailleurs payés par avance à un prix équitable.
Si d’aventure vous quittez le centre-ville pour vous rendre sur les routes de France, certains producteurs vendent aussi directement aux particuliers au sein de leur ferme. Levez le nez du volant et vous apercevrez des panneaux comme « Ici vente de fraises ou de pommes de terre ». Le principe est de cueillir soi-même ses fruits et légumes, vendus au kilo. C’est local et sympa ! Et là aussi on peut trouver de quoi faire ses confitures !
…ou en magasin
Quand vous entrez dans une grande surface, bannissez les produits suremballés provenant de contrées lointaines. Bien heureusement, certaines grandes surfaces et épiceries mettent en avant des producteurs locaux.
Mieux manger avec la Macif !
Les ateliers Nutrition vous conseillent pour adopter une alimentation plus saine. Inscrivez-vous sur Diffuz.com !
Défi n° 5 : fabriquez votre propre miel
Installer une ruche sur le toit de son immeuble afin de produire son propre miel, c’est une autre belle idée pour consommer local ! Une aubaine pour récolter un produit sain, qui pourra remplacer le sucre dans certaines de vos préparations culinaires. Il est indispensable de se renseigner auprès de votre mairie au préalable car, certaines, en plus des normes nationales, mettent en place des arrêtés préfectoraux spécifiques.
Le saviez-vous ?
La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient des AMAP. Renseignez-vous !
6 Défi n° 6 : élevez des poules pondeuses
Des œufs frais toute l’année, ça vous donne envie ? Aménagez sur le toit de votre immeuble un poulailler pour élever des poules pondeuses. En zone urbaine, il est vivement déconseillé de prendre un coq pour leur tenir compagnie ! Son chant matinal risque de vous mettre tout le voisinage à dos ! Sans regret aucun, car les cocottes n’ont pas besoin de coq pour pondre.
L’Essentiel de l’article
Être citadin et locavore, c’est possible ! Des solutions simples existent.
Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre copropriété pour effectuer certains aménagements (poulailler, ruche, etc.).
Être locavore permet de manger local, de saison, et aide les producteurs à mieux vivre de leur métier.
Une PIEC (pièce issue de l’économie circulaire) est une pièce automobile de réemploi. Elle provient d’entreprises de déconstruction et de recyclage des véhicules hors d’usage qui constituent une profession réglementée
Ces pièces répondent aux mêmes exigences que les pièces d’origine neuves en termes de qualité, d’endurance et de sécurité.
On trouve sous forme PIEC : des vitres, des pièces de carrosseries amovibles (ailes, portières, pare-chocs…), des pièces de garnissage intérieur et de la sellerie (sièges, garniture de porte planche de bord…), les vitrages non collés, des optiques de phare, mais aussi des pièces mécaniques ou électroniques à l’exception de celle faisant partie des trains roulants, des éléments de la direction, des organes de freinage, des éléments de liaison au sol qui sont assemblés, soumis à une usure mécanique et non démontables.
1,3 million
de véhicules sont traités dans les centres VHU (véhicule hors d’usage) chaque année en France (1).
2 Quels sont les avantages et les inconvénients d’une PIEC ?
En acceptant de faire réparer votre véhicule avec des pièces issues de l’économie circulaire, votre démarche permet de :
promouvoir le recyclage des véhicules retirés de la circulation,
réduire la consommation de matière première et d’énergie nécessaire à la fabrication de pièces neuves
contribuer à la réduction de l’impact écologique et économique des sinistres automobiles (les PIEC sont moins chères que les pièces neuves)
Comme les PIEC sont remises en état et sécurisées, il n’y a en fait aucun inconvénient pour l’utilisateur, à part la question de la disponibilité : il n’est en effet pas toujours possible de trouver « au pied levé » la bonne pièce disponible rapidement. Les pièces peuvent être repeintes pour correspondre à la couleur du véhicule. Les PIEC émanant de centres VHU certifiés sont garanties par ces derniers, tout comme les pièces neuves sont garanties par le constructeur.
Vous n’êtes toutefois pas obligé de choisir l’option PIEC et restez libre de préférer une pièce neuve.
3 Comment y avoir accès ?
Depuis le 1er avril 2019, les garagistes ont obligation de vous proposer en priorité une PIEC quand celle-ci est disponible. Pour le vérifier, il se connecte aux bases de données qui recense toutes les PIEC disponibles sur le marché français. Vous n’avez donc rien à faire ! Bien sûr, si aucune PIEC correspondant à votre besoin n’est disponible, une pièce neuve vous sera alors proposée.
Attention, les PIEC ne peuvent pas être proposées dans le cadre d’un rappel de véhicule ou de la garantie contractuelle de votre véhicule.
Les PIEC viennent de centres auto de traitement des véhicules hors d’usage (centres VHU) agréés par l’État, ou sont des pièces remises en état par les fabricants dans le cadre d’échanges standards.
Le réemploi de ces pièces permet de limiter la production de nouvelles pièces.
Elles sont aussi sûres et moins chères que les pièces neuves.