Étiquette : Enfants

  • Après la naissance d’un enfant, quelle contraception choisir ?

    Après la naissance d’un enfant, quelle contraception choisir ?

    1 Contraception après l’accouchement : quand reprendre ?

    L’ovulation reprend avant les premières règles

    Chez la femme, les menstruations marquent la fin d’un cycle ovulatoire. Cela signifie qu’avant leur venue, l’ovulation a eu lieu avec la possibilité de tomber enceinte. Suite à l’accouchement, on considère que la date de la première ovulation reste aléatoire, voire imprévisible. Néanmoins, il est possible de se référer aux trois configurations suivantes :

    • En cas de non-allaitement ou en cas d’allaitement mixte : selon Antonin Jackal, maïeuticien, « il ne peut pas y avoir d’ovulation avant le 21e jour après la naissance de votre enfant. Les recommandations préconisent donc une reprise de la contraception dès la troisième semaine suivant la naissance d’un bébé ».
    • En cas d’allaitement uniquement au sein : une ovulation est rare, mais pas non plus impossible.

    Pour Antonin Jackal, maïeuticien, l’allaitement peut avoir un effet contraceptif jusqu’à six mois après l’accouchement si :

    • l’allaitement est exclusif : pas de lait industriel ;
    • l’allaitement se fait de jour et de nuit, avec 6 à 10 tétées par tranche de 24 heures ;
    • les délais entre chaque allaitement ne dépassent pas plus de six heures la nuit et quatre heures le jour ;
    • l’aménorrhée est persistante, c’est-à-dire qu’il y a une absence totale de règles.

     

    Avant le « retour de couches »

    Selon la reprise de l’activité sexuelle après l’accouchement, il est vivement conseillé de ne pas attendre le fameux « retour de couches », c’est-à-dire les premières règles après l’accouchement, pour songer de nouveau à une méthode contraceptive.

    Attention ! La période de reprise varie selon la méthode choisie : stérilet, pilule, préservatif…

    Quand et avec qui en parler ?

    Avant l’accouchement
    Pourquoi ne pas profiter de la grossesse pour réfléchir à tout ceci ? En s’informant en amont auprès de sa sage-femme, de son gynécologue ou de son médecin traitant, il est sans doute plus facile de choisir la méthode contraceptive adaptée à sa situation, et de connaître toutes les éventualités lorsque le moment se présentera.

    Après l’accouchement
    Il est possible de se renseigner auprès de votre sage-femme au moment de la visite de sortie de la maternité (1) ou de votre médecin traitant ou votre sage-femme pour la visite qui a lieu huit jours après l’accouchement. Et à tout moment auprès de votre gynécologue !

    Informez-vous en amont auprès de votre sage-femme, de votre gynécologue ou de votre médecin traitant.

    Antonin Jackal, maïeuticien

    2 Quelle contraception choisir après bébé ?

    Dans les semaines qui suivent un accouchement, une grossesse non prévue est possible. Une méthode contraceptive fiable et adaptée est donc essentielle. Pour la choisir, vous devrez tenir compte de certains facteurs, en particulier la décision d’allaiter ou non votre nouveau-né.
     

    Les contraceptions disponibles quelle que soit votre situation

    Le préservatif masculin ou féminin
    Pratique et fiable quand il est correctement utilisé, le préservatif est un excellent moyen de contraception. Vous pouvez toujours l’utiliser dans un premier temps, en attendant de choisir une solution de contraception à plus long terme.

    Le dispositif intra-utérin (DIU) ou stérilet
    Généralement appelé stérilet, le DIU constitue une méthode efficace de contraception. Il peut être mis en place à l’occasion d’une consultation gynécologique, à partir de quatre à six semaines après l’accouchement.

    L’implant
    Un implant contraceptif apporte les mêmes avantages qu’un stérilet : une contraception continue, sans besoin d’y penser. Son avantage : il peut être posé dans les jours qui suivent l’accouchement, avant même la sortie de la maternité.

    Grâce au contrat Garantie Santé de la Macif, votre contraception peut être en partie remboursée.*

    Renseignez-vous !

    À l’heure actuelle, le DIU hormonal est la contraception la plus fiable.

    Antonin Jackal, maïeuticien

    La contraception par suivi de la courbe de température : un pari risqué !

    L’ovulation entraîne une augmentation de quelques dixièmes de degrés de votre température. Ainsi, pour connaître vos jours d’ovulation, vous devez prendre votre température tous les matins au réveil, du premier jour des règles jusqu’au premier jour du cycle suivant. Lorsque celle-ci commencera à augmenter, c’est que l’ovulation s’est probablement enclenchée.

    Mais pour Antonin Jackal, ce moyen de contraception n’est pas fiable et ne peut pas être utilisé avant le retour de couches :

    « Il faudra attendre le deuxième, voire le troisième cycle dans certains cas, hors allaitement, pour que cela fonctionne. Mais son efficacité est faible et il faut une connaissance parfaite de son corps pour entreprendre de le faire. »

    L’allaitement, contraceptif naturel ?

    Lors de l’allaitement, les tétées du bébé déclenchent la sécrétion d’une hormone appelée prolactine, qui freine l’ovulation et diminue, de fait, la fécondité. Si l’allaitement est exclusif et à la demande – sans utilisation en complément de lait maternisé, la reprise des cycles d’ovulation peut être retardée de plusieurs mois. Il ne s’agit néanmoins pas d’une contraception fiable. C’est pourquoi il est recommandé d’avoir recours en parallèle à un autre moyen de contraception, si vous le souhaitez bien sûr.

    Si vous n’allaitez pas votre enfant

    En l’absence d’allaitement, la plupart des moyens de contraception habituels sont à votre disposition.

    Les pilules microprogestatives peuvent être reprises à partir de trois semaines après l’accouchement, et les pilules combinées à partir de six semaines. Les patchs contraceptifs, quant à eux, peuvent être utilisés au bout d’un mois. Enfin, vous pouvez également avoir recours à un anneau vaginal.
    Dans tous les cas, ces contraceptions doivent être prescrites par un médecin ou sage-femme, pour tenir compte des facteurs de risque qui ont pu évoluer pendant votre grossesse. Dans tous les cas, ne reprenez votre contraception d’avant grossesse sans en parler avec votre médecin ou votre sage-femme.

    Si vous allaitez votre enfant

    Si l’allaitement a un effet contraceptif naturel, celui-ci n’apporte pas toutes les garanties. En dehors des préservatifs, stérilets et implants contraceptifs, vous pouvez également envisager l’utilisation de pilules microdosées ou de pilules progestatives sans œstrogènes. Là encore, il est indispensable de consulter un médecin qui évaluera leur compatibilité avec votre état de santé.

    * Selon les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Attention aux idées reçues : après un accouchement : il est inutile d’attendre à nouveau vos règles pour reprendre une contraception.
    • Médecin traitant, gynécologue ou sage-femme : parlez-en lors de la visite postnatale.
    • Allaitement exclusif ou pas : choisissez une méthode adaptée à votre situation.
    • Les méthodes naturelles et l’allaitement comme choix contraceptifs : vigilance !

    (1) Ameli.fr, « De retour à la maison »
    Inpes, Baromètre santé 2016 – Contraception
  • Enfants : comment prévenir les chutes à la maison ?

    Enfants : comment prévenir les chutes à la maison ?

    On vous appelle pendant que vous changez votre bébé ou que vous lui donnez à manger ? Laissez sonner ! La règle d’or : toujours le surveiller pour prévenir les mauvaises chutes.

    1 Table à langer et chaise haute sous surveillance

    Avant de changer votre bébé sur la table à langer, veillez à préparer tout ce dont vous avez besoin et à portée de main, afin d’éviter de vous éloigner pour les attraper. Votre enfant va avoir une chaise haute pour prendre ses repas en famille ? Comme en voiture, assurez-vous que sa ceinture est bien bouclée ! Et pour ne prendre aucun risque, choisissez une chaise haute portant la mention « conforme aux exigences de sécurité ». Et bien sûr, la surveillance reste de mise !

    2 Attention à la marche !

    Si votre logement possède des escaliers, apprenez à votre enfant à les monter et à les descendre en restant à ses côtés ! « Ce n’est que vers 2 ans que l’escalade complète de l’escalier sera possible debout, en s’aidant d’une rampe. Apprenez également à vos enfants à ne pas emprunter l’escalier avec des chaussettes, ce qui le rend particulièrement glissant », prévient Murielle Bouin, directrice adjointe de Calyxis, pôle d’expertise du risque.

    La spécialiste ajoute que « 6 à 8 % des chutes d’escaliers entraînent des traumatismes ». Prévoyez donc des barrières en haut et en bas… et fermez-les afin de prévenir les risques d’accidents à la maison ! Assurez-vous aussi que rien n’encombre les marches ou paliers.

    3 Gare aux glissades dans la salle de bains

    Entre les éclaboussures et le sol généralement en carrelage, une chute est vite arrivée dans la salle de bains. Celle-ci peut faire d’autant plus mal si votre enfant se cogne contre une surface dure (lavabo, rebord de baignoire, etc). Veillez donc à placer un tapis antidérapant dans la baignoire/douche et sur le sol à la sortie. N’hésitez pas non plus à faire s’asseoir votre enfant dans la baignoire pour qu’il puisse par exemple se savonner de façon autonome sans risquer de glisser.

    Chiffre clé

    Près de 40 % des accidents de la vie courante surviennent chez les moins de 15 ans : la chute est l’accident le plus fréquent (55 %), en particulier chez les enfants de moins d’un an (1).

    À savoir

    Votre enfant a chuté lourdement ? Même s’il semble aller bien, mieux vaut consulter un médecin. La gravité des blessures ne dépend pas toujours de la hauteur de la chute. Vous pouvez aussi apprendre les gestes de premiers secours sur les enfants pour savoir réagir en cas d’accident.

    4 Des sécurités pour les fenêtres et les balcons

    Vous appréciez de vous détendre et d’avoir quelques plantes sur votre balcon. Mais ne laissez jamais votre enfant y jouer tout seul. Installez aussi un filet de protection ou un garde-corps par exemple pour l’empêcher d’escalader ou de passer à travers les barreaux !

    Restez avec lui si une fenêtre est ouverte dans votre logement et bloquez-la avec un système de sécurité (les magasins de bricolage en vendent). Retirez aussi tous les objets placés sous vos fenêtres ou sur votre balcon pour qu’il ne grimpe pas dessus.

    Votre enfant vous réclame un lit superposé ? Pour aménager la chambre des tout-petits, il est important de choisir un mobilier répondant aux exigences des normes de sécurité françaises (sigle NF). Contrôlez la stabilité du lit superposé, celle de l’échelle et la barrière de sécurité qui doivent être solides et bien fixées. Attendez que votre enfant ait 6 ans (rassurez-le, ça passe vite !) pour le laisser dormir au-dessus. Et placez un tapis épais au sol, sans objets au pied du lit, pour éviter les chutes douloureuses.

    Votre enfant a fait une chute ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un médecin*.

     

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Ne laissez jamais votre bébé sans surveillance sur la table à langer.
    • Placez des barrières en haut et en bas de vos escaliers.
    • Restez à côté de votre enfant si une fenêtre est ouverte ou qu’il est sur le balcon.
    • Optez pour du mobilier répondant aux normes de sécurité pour sa chambre.

    (1) Assurance Prévention, 2020

  • Comment repérer le stress chez votre enfant et l’aider à le gérer ?

    Comment repérer le stress chez votre enfant et l’aider à le gérer ?

    1 Votre enfant est-il stressé ?

    Déménagement, événement imprévu, interrogation au tableau, naissance d’un petit frère peuvent être autant de sources de stress pour les enfants. Le changement de rythme de vie et des habitudes familiales, mais aussi l’isolement pendant le confinement n’y sont pas étrangers non plus ! L’importance de la réussite scolaire pèse également sur les épaules des enfants : qui n’a jamais eu peur de ramener une mauvaise note à la maison ?

    Mais si le stress infantile est une réaction naturelle et normale qui peut être positive quand elle permet d’évoluer et donne envie de se dépasser, elle peut aussi être nocive. « Un enfant stressé peut manquer d’appétit, dormir moins bien, présenter des maux de ventre, de tête ou une éruption d’eczéma, se replier sur lui ou au contraire se montrer irritable », constate le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre. Ces symptômes doivent donc vous mettre la puce à l’oreille !

     

    Comment repérer le stress chez votre enfant et l’aider à le gérer ?

    2 Stress infantile : mieux vaut prévenir que guérir

    Il est possible de limiter les effets du stress en agissant concrètement. Essayez de mettre en place des routines rassurantes, de respecter un rythme régulier pour les heures de repas, du bain et du coucher… Il s’ennuie ? Réjouissez-vous ! Cela lui donne, en effet, le temps de rêvasser, flâner, jouer et de se reposer. La pédiatre conseille en revanche de limiter les écrans (et leurs impacts négatifs) et notamment les journaux télé qui peuvent être anxiogènes. Chaque semaine, expliquez à votre enfant comment vont se passer les jours à venir, cela lui permettra de s’y préparer et donc de limiter son stress.

    « En tant qu’adulte on n’imagine pas toujours ce qui est générateur d’angoisse pour un enfant. »

    Emmanuelle Rondeleux, pédiatre

    3 Stress de l’enfant : en parler et agir

    Pour combattre le stress, engagez la discussion avec votre enfant (s’il en ressent le besoin) et écoutez-le. « On lui demande ce qui l’embête et ce qui le tracasse, car en tant qu’adulte, on n’imagine pas toujours ce qui est générateur d’angoisse pour un enfant. Ensuite, on l’aide à trouver par lui-même des moyens d’affronter cette source de stress », explique la pédiatre. Essayez également de limiter la pression, sans surprotéger votre enfant car le stress fait partie de la vie : si c’est la réussite scolaire qui le rend anxieux, rappelez-lui qu’il n’a pas à être le meilleur, l’important c’est de faire de son mieux. Encouragez-le et félicitez-le lorsqu’il fait des progrès dans la gestion de son stress. S’il est stressé face au coronavirus et le retour en classe, aidez-le à se préparer pour reprendre le chemin de l’école sereinement.

    Chez vous (et notamment dans sa chambre), créez une ambiance zen avec des couleurs pastel, une lumière douce ou naturelle, une musique relaxante afin de plonger votre enfant dans un environnement apaisant. Alternez également les activités physiques avec les moments de calme pour lire, dessiner, faire un peu de méditation, des massages, du yoga ou de la sophrologie, etc. « Les exercices de respiration comme la cohérence cardiaque sont intéressants pour retrouver son calme et réduire le stress. L’hypnose aussi : l’enfant pense à un moment positif, à quelque chose qu’il a bien réussi et s’appuie sur cette émotion pour gérer son stress », ajoute le Dr Rondeleux. La phytothérapie, l’homéopathie ou, moins connue, la zoothérapie (thérapie assistée par un animal) peuvent aussi aider. Le traitement varie alors en fonction de ce qui a généré le stress. Autant de remèdes pour armer son enfant pour la vie !

    Chiffre-clé

    11. Soit le nombre de minutes qu’il faut consacrer chaque jour à l’écoute de la musique pour profiter de ses bienfaits thérapeutiques (90% des personnes se sentent plus relaxées, 82 % se sentent plus heureux, 47 % se sentent moins tristes et 28 % maîtrisent leur colère après avoir écouté de la musique). (1)

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    Merci au Docteur Emmanuelle Rondeleux, pédiatre et fondatrice de monpediatre.net, pour ses conseils.

    L’Essentiel de l’article

    • Discutez, montrez-vous à l’écoute et encouragez votre enfant.
    • Aidez votre enfant à trouver par lui-même des manières de gérer son stress.
    • Privilégiez les rituels rassurants et les activités relaxantes.
    • Le harcèlement scolaire et le coronavirus peuvent être des sources de stress.

    (1) Étude scientifique menée par la British Academy of Sound Therapy (BAST) et par Fly Research sur l’impact d’une consommation journalière de musique sur le mental et le physique et réalisée sur 7 518 personnes au Royaume-Uni, aux États-Unis, en France, en Allemagne, au Brésil, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Égypte, 2019.

  • Chômage d’un parent : comment en parler à votre enfant ?

    Chômage d’un parent : comment en parler à votre enfant ?

    Vous avez perdu votre travail… Pas facile de trouver les mots justes, lorsque vous êtes vous-mêmes inquiets, pour rassurer vos enfants tout en restant honnête sur la situation. Stephan Valentin, docteur en psychologie, vous livre trois précieux conseils pour gérer au mieux cet épisode qui change le quotidien de toute la famille.

    1 Chômage : présentez clairement la situation

    Passer l’information sous silence n’est pas la solution. Les enfants sentent bien que quelque chose a changé, que leurs parents sont préoccupés. Ils risquent, comme souvent et à tort, de penser que c’est « de leur faute » si vous semblez un peu contrariés ces temps-ci. Mieux vaut donc expliquer clairement les choses. « On peut faire une réunion familiale pour annoncer la nouvelle avec des mots simples : “Papa ou maman a perdu son travail mais il (elle) est en train d’en chercher un autre” » suggère Stephan Valentin, docteur en psychologie.

    Il convient également de préciser à vos enfants la raison de la perte de l’emploi pour ne pas qu’ils s’imaginent que le parent a commis une faute ou qu’il a mal travaillé, mais tout simplement parce que c’est le choix de son entreprise pour des raisons économiques. Cela permet de rassurer l’enfant sur les compétences et l’image de son parent. Demandez-leur ensuite ce qu’ils ressentent et adaptez-vous à leurs questions qui, pour les plus jeunes, sont souvent assez simples : “Comment on va manger ?”, “Qui va s’occuper de moi ?”, “Qu’est-ce que c’est le chômage ?”

    Selon l’âge de votre enfant, il réalise plus ou moins la situation. Pour autant, il ne faut pas faire du chômage un sujet tabou. « Avant 3 ans, l’enfant n’est pas en mesure de comprendre mais il ressent tout de même l’ambiance de la maison. Il est donc important, s’il a des frères et sœurs plus âgés, de l’intégrer à la réunion familiale » souligne le psychologue. Organisez celle-ci lors d’un moment de détente : dans la journée (plutôt que le soir avant de se coucher), le week-end (plutôt le samedi que le dimanche, jour où les enfants se sentent parfois un peu anxieux à l’idée de reprendre l’école), par exemple.

    « Adaptez le discours en fonction de leur âge, mais aussi du tempérament de chaque enfant, plus ou moins anxieux. »

    Stephan Valentin, docteur en psychologie

    2 Laissez-les à leur place d’enfant

    Soyez honnête mais ne les alarmez pas pour autant. « Expliquez-leur franchement et concrètement les conséquences que cette nouvelle situation a dans leur vie », indique Stephan Valentin. Le parent au chômage est plus souvent à la maison, il a parfois plus de temps à leur consacrer, vous devez réduire certaines dépenses superflues pour privilégier celles qui sont nécessaires, manger à la maison plutôt que d’aller au restaurant, changer les plans des vacances ou attendre les promotions pour changer de garde-robe…

    Vous avez le moral en berne suite à la perte de votre emploi ? Vos enfants doivent certainement le ressentir. Là encore, allez au-devant de leurs questions et répondez-y. Faites-leur toutefois comprendre que c’est à vous de travailler sur votre tristesse et qu’ils n’y sont absolument pour rien.

    « Assurez-leur que, quoi qu’il arrive, vous êtes toujours là pour eux (les câlins et les bisous ne manqueront pas), et rappelez-leur que c’est aux adultes de gérer cette situation », poursuit le docteur en psychologie.

    Attention à l’écueil qui guette souvent les parents : même si vous souhaitez être le plus honnête possible avec votre enfant, celui-ci n’est pas votre confident. Évitez de partager avec lui les détails de votre situation ou l’état de votre compte en banque, insistez pour qu’il aille se détendre et jouer avec ses amis. « Les enfants doivent sentir que vous pouvez gérer seul ou avec l’aide de vos proches  de la famille, des amis  la situation », souligne Stephan Valentin.

    « Faites confiance à votre enfant, il est capable de s’adapter. »

    Stephan Valentin, docteur en psychologie

    3 Aidez-les à se projeter dans l’avenir

    Le chômage ne dure généralement qu’un temps, vous cherchez du travail et vous espérez en retrouver le plus rapidement possible. Pour Stephan Valentin, il est « important de se projeter dans l’avenir, de rappeler à son enfant que c’est une étape difficile mais souvent temporaire. C’est important pour votre enfant de voir que vous avez confiance en l’avenir et que vous faites votre possible pour surmonter l’épreuve du chômage ».

    Davantage que la console hors de prix, ce qui lui importe le plus, c’est que vous soyez là pour vous occuper de lui.

    L’Essentiel de l’article

    • Organisez une réunion de famille pour annoncer la nouvelle.
    • Expliquez avec des mots simples et répondez aux questions de chacun.
    • Projetez-vous dans l’avenir et dites-leur que vous recherchez déjà un nouvel emploi.
  • Lecture numérique : comment protéger les yeux des enfants ?

    Lecture numérique : comment protéger les yeux des enfants ?

    Votre enfant passe des heures à lire des histoires sur son écran ? Même si c’est pour la lecture, il est important de prendre quelques précautions afin de préserver la bonne santé de ses yeux et de prévenir l’apparition de troubles visuels.

    1 Écrans et lumière bleue : ennemis pour les yeux ?

    La lumière bleue se décompose en deux parties : la lumière bleu-turquoise qui est bénéfique pour le corps, et la lumière bleu-violet émise par les écrans, qui est nocive.

    Fortement décriée, la lumière bleu-violet est d’abord considérée comme un frein à l’endormissement parce qu’elle perturbe la sécrétion de mélatonine – hormone du sommeil – que le cerveau génère naturellement à la tombée du jour. C’est pourquoi, « on recommande de ne plus consulter les écrans le soir afin de favoriser l’apparition de cette hormone », explique le Dr Barbara Ameline, ophtalmologue.

    Concernant l’impact sur la rétine, « c’est surtout le fait de ne pas être exposé à la lumière du jour qui augmente considérablement le risque de déclinaison de la vue, plus que l’activité sur écran en tant que telle, l’exposition à la lumière bleue ou le facteur héréditaire », explique l’ophtalmologue.

    En revanche, l’écran devient mauvais pour le mouvement des yeux s’il est utilisé de trop près. Il peut être à l’origine de problèmes de convergence, voire de strabisme, sans compter qu’une activité trop longue sur écran engendre une mauvaise posture allant jusqu’à provoquer des douleurs musculaires ou un mal de dos.

    On recommande de ne plus consulter les écrans le soir afin de favoriser l’apparition de cette hormone. – Barbara Ameline, ophtalmologue

    Bon à savoir

    L’OMS recommande de ne pas exposer les enfants de moins de 2 ans aux écrans et de limiter leur usage à une heure par jour entre 2 et 5 ans pour privilégier une activité physique. (1)

    2 Lecture sur écran : les bons gestes

    Quand votre enfant est amené à lire sur écran, la distance et la posture comptent d’autant plus. « L’enfant doit conserver la posture qu’il aurait prise pour lire un livre papier avec le regard légèrement vers le bas pour favoriser le clignement des yeux. La bonne distance avec l’écran doit être de 50 à 70 cm, c’est-à-dire qu’il doit pouvoir étirer son bras en effleurant l’écran du bout des doigts », explique le Dr Ameline.

    De manière générale, il est déconseillé de lire sur un écran d’ordinateur, de smartphone ou de tablette, car il envoie directement la lumière dans les yeux. Si votre enfant utilise l’un de ces appareils, n’hésitez pas à utiliser le « mode nuit » disponible sur la plupart des tablettes pour limiter l’impact de l’écran sur la santé de votre enfant. « Il permet d’adapter le niveau d’éclairage de l’écran à l’ambiance lumineuse de la pièce », explique l’ophtalmologue.

    Votre enfant lit beaucoup ? N’hésitez pas à vous tourner plutôt vers les liseuses, dotées de la technologie papier numérique (aussi appelée encre électronique). Elle apporte un meilleur confort visuel en imitant les propriétés du papier imprimé et permet également une excellente lisibilité y compris en plein soleil.

    Papier ou numérique, chaque plateforme comporte ses avantages et ses inconvénients mais le risque de fatigue pour les yeux est le même. « Finalement, c’est surtout une question de préférence pour le lecteur. L’essentiel est de maintenir une bonne posture et de veiller à faire des pauses régulières, toutes les 20 minutes, dans sa lecture », souligne Barbara Ameline.

    Bon à savoir

    Le Dr Ameline préconise de faire un premier bilan chez l’ophtalmologue à l’âge de 3 ans ou dès un an lorsqu’il existe des antécédents familiaux de troubles de la vision (strabisme ou forte myopie).

    3 Pauses régulières pour les yeux : la règle des 20-20-2

    Afin d’éviter l’accommodation de l’œil, c’est-à-dire le réflexe de mise au point pour voir de près, les ophtalmologues encouragent les parents à faire appliquer aux enfants la règle des 20-20-2. Elle consiste à faire une pause de 20 secondes toutes les 20 minutes, en regardant au loin vers l’extérieur pour reposer ses yeux très sollicités par la lecture numérique, et passer 2 heures par jour dehors.

    Bon à savoir

    Si votre enfant porte une paire de lunettes, la correction est à faire vérifier tous les six mois afin qu’elle soit la plus ajustée possible.

    Votre enfant souffre de problèmes de vue ?

    Le contrat Garantie Santé de la Macif vous couvre en cas de consultation chez un ophtalmologue.

    Renseignez-vous !

    L’Essentiel de l’article

    • L’exposition à la lumière du jour est indispensable au bon fonctionnement des yeux.
    • Privilégiez le mode « nuit » et une liseuse sans rétroéclairage.
    • Appliquez la règle des 20-20-2 pour votre enfant : toutes les 20 minutes, 20 secondes de pause d’écran et 2 heures par jour en extérieur.

    (1) OMS, Le message de l’OMS au jeune enfant : pour grandir en bonne santé, ne pas trop rester assis et jouer davantage, 2019

  • Asthme de l’enfant : comment repérer les symptômes et prévenir les crises ?

    Asthme de l’enfant : comment repérer les symptômes et prévenir les crises ?

    Votre enfant tousse et a parfois des crises qui rendent sa respiration difficile ? Voilà des symptômes typiques de l’asthme, une maladie inflammatoire des bronches. « Chez l’enfant, dans plus de 90 % des cas, elle est liée à une allergie sous-jacente », explique le Dr Madiha Ellaffi, pneumologue-allergologue spécialisée en troubles respiratoires du sommeil de l’enfant et de l’adulte.

    1 L’asthme provoque des difficultés respiratoires

    Le symptôme le plus classique de l’asthme : c’est la crise. Votre enfant éprouve alors des difficultés à respirer. « Il va tousser et chercher l’air, sa respiration est bruyante et difficile, indique la pneumologue-allergologue. Cela peut aussi se manifester par des quintes de toux ou une gêne respiratoire constante quand les bronches sont en permanence encombrées », explique-t-elle.

    Il existe une prédisposition génétique à l’asthme, avec souvent une transmission des parents à l’enfant.

    Dr Madiha Ellaffi, pneumologue-allergologue

    2 L’enfant asthmatique demande un suivi médical régulier

    Rassurez-vous, un enfant asthmatique peut parfaitement mener une vie épanouie, même à l’école. Sans minimiser la gêne occasionnée par cette maladie respiratoire, un dépistage précoce et une prise en charge globale peuvent permettre à votre enfant de la maîtriser. Le diagnostic d’asthme a été posé ou suspecté ? Pas de panique, vous devez simplement faire suivre votre enfant régulièrement, avec une visite chez le pneumologue au moins une fois par an. « Il faut s’acharner à rechercher une allergie pour pouvoir la traiter », insiste le Dr Ellaffi. Pour soulager sa maladie, le médecin pourra prescrire à votre enfant un traitement de fond à prendre tous les jours. En cas de forte crise, l’inhalateur, qui délivre des bouffées d’un médicament dans les bronches pour les dilater, l’aidera à retrouver sa respiration.

    Bon à savoir

    « Il n’est pas forcément utile de faire des tests chaque année, mais régulièrement car chez les enfants les tests peuvent être négatifs la première fois et positifs par la suite », précise la pneumologue-allergologue.

    3 Des intérieurs pollués responsables de l’asthme

    Si votre enfant est asthmatique, veillez à maintenir un logement le plus sain possible. « La pollution intérieure est une forte source de sensibilisation à l’asthme. Les acariens sont les allergènes les plus fréquents chez les enfants », souligne la pneumologue-allergologue. Autres allergènes qui pullulent dans nos intérieurs : les poils d’animaux domestiques, les particules des meubles neufs, celles des peintures que l’on utilise, et des différents sprays pour nettoyer et embaumer les intérieurs. À cela s’ajoute le tabac. « Beaucoup de parents fument dans leur habitation. Le tabagisme passif abîme les muqueuses des enfants et augmente le risque pour eux de devenir allergiques », poursuit-elle. En extérieur, on note également la présence d’allergènes. « 25 % de la population générale en France souffre de rhinite allergique, notamment due aux pollens des plantes graminées », souligne la pneumologue-allergologue.

    Dans les années 1970, on avait moins de 10 % de la population qui avait des allergies. Selon les prévisions de l’OMS, 50 % des populations des pays occidentaux seront allergiques en 2050. Cela est lié à notre environnement qui contient de plus en plus d’allergènes.

    Dr Madiha Ellaffi, pneumologue-allergologue

    4 Avoir une bonne hygiène de vie

    Lorsque votre enfant est malade, le Dr Ellaffi préconise de lui nettoyer le nez avec du sérum physiologique. Et pour cause, « quand l’enfant a le nez encombré, il respire davantage par la bouche. Il risque alors d’inspirer des éléments allergènes, qui ne seront pas filtrés par le nez. C’est ce qui peut expliquer cet accroissement de l’allergie », explique la médecin.

    Autre point important : si votre enfant souffre de rhinite allergique (éternuements, nez qui coule), il faut être vigilant si son sommeil est perturbé, car cela peut être un facteur aggravant de l’asthme. « Il y a un cercle vicieux entre le sommeil et l’allergie. Quand on est allergique, on a le nez bouché et on ne dort pas bien. Un sommeil fragmenté a un impact sur les infections et les défenses immunitaires de l’enfant », explique le Dr Ellaffi. Des astuces simples à mettre en place peuvent l’aider à mieux dormir.

    Veillez à proposer également une alimentation saine et équilibrée à votre enfant, car elle influe sur la bonne santé de la flore intestinale, qui joue, lui, un rôle dans la prévention des allergies.

    Le saviez-vous ?

    Attention aux fausses joies

    Les crises d’asthme de votre enfant peuvent disparaître pendant quelques mois, voire quelques années, notamment au moment de la puberté, puis réapparaître à l’âge adulte.

    Votre enfant souffre d’asthme ?

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    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • L’asthme est généralement causé par une allergie.
    • Si votre enfant est asthmatique, il est important qu’il soit suivi par un médecin régulièrement.
    • Les pollutions intérieures et extérieures favorisent les allergies et l’asthme.

    (1) Ameli, Comprendre l’asthme de l’enfant de plus de 3 ans, 2019

  • Phobie scolaire : le témoignage d’une mère

    Phobie scolaire : le témoignage d’une mère

    Votre enfant se sent souvent mal avant d’aller à l’école ? Il se plaint de maux de ventre, de tête, de nausées. Il panique, il pleure… Ses absences scolaires se multiplient ? Ces symptômes, variables d’un enfant à l’autre, peuvent témoigner d’une phobie scolaire.

    1 Refus d’aller à l’école : pourquoi ?

    Les causes de la phobie scolaire sont diverses : troubles des apprentissages et/ou de l’attention, ennui des enfants dit “surdoués”, pression scolaire, harcèlement… Un problème qu’a connu Paul, 14 ans, le fils de Nicole. « Mon fils était très sociable. Il adorait l’école et apprenait très bien. Mais un élève l’a harcelé pendant des années en maternelle et primaire. Malgré leurs promesses, la direction et les enseignants n’ont jamais sanctionné cet élève. Nous trouvions injuste de devoir changer notre fils d’école, d’autant plus qu’il n’était pas la seule victime et qu’il y avait beaucoup d’amis, mais c’était la seule solution », se souvient Nicole.

    Chiffre clé

    La phobie scolaire concerne 2 à 5 % des enfants entre 6 et 12 ans. (1)

    2 Un refus scolaire anxieux qui refait surface

    Arrivé en CM2 dans une nouvelle école, Paul fait rapidement une crise de panique, mais grâce au soutien de ses instituteurs, l’année se déroule normalement. « L’équipe scolaire a fait preuve de beaucoup de compréhension. Ils lui ont parlé pour le rassurer. Ils l’ont accepté en classe, même s’il ne faisait que dessiner, pour qu’il ne décroche pas », explique Nicole.

    Puis une fois au collège, des élèves de sa classe s’en sont pris à d’autres. La phobie scolaire de Paul est réapparue immédiatement. « Mon fils était souvent absent. Ses jambes le lâchaient devant l’école et il faisait des crises de panique à répétition », se remémore Nicole. Deux élèves finissent par être exclus du collège mais les angoisses de Paul ne disparaissent pas.

    Pour aider l’enfant, il faut que tout le monde travaille dans le même sens.

    Nicole

    3 Surmonter la phobie scolaire, un travail collectif !

    En cas de phobie scolaire comme de harcèlement, il est important d’être à l’écoute de votre enfant mais aussi de discuter avec l’équipe éducative. « Mon fils avait perdu la confiance dans l’institution et les adultes. L’équipe du collège a su le rassurer. Pour aider l’enfant, il faut que tout le monde travaille dans le même sens », ajoute-t-elle.

    Selon sa maman, ce qui a aussi aidé Paul ce sont des séances d’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), une méthode basée sur les mouvements des yeux permettant de (re)traiter les vécus traumatiques. En parallèle, Paul a réalisé une thérapie en 5 séances avec une psychologue, ce qui lui a permis de comprendre d’où venait sa peur. De son côté, Nicole parle aussi beaucoup avec son fils et fait de la méditation avec lui pour l’aider à évacuer son stress infantile.

    Aujourd’hui, la peur est en sourdine mais n’a pas complètement disparu. Paul va entrer en 4e et appréhende toujours un peu les rentrées, mais sa famille continue de le rassurer et de le soutenir. De son côté, pour aider d’autres familles, Nicole a créé l’association « Parle, je t’écoute »

    À savoir

    Pour faire face à la phobie scolaire de votre enfant, l’association Phobie Scolaire peut vous aider. Ne restez pas seuls !

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    *Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Soyez attentif aux refus d’aller à l’école et essayez d’en comprendre la raison.
    • Rassurez votre enfant et soutenez-le.
    • Informez l’école pour trouver des solutions et éviter le décrochage scolaire.
    • Faites appel à un psychologue pour aider votre enfant à identifier l’origine de sa peur.

    (1) Fondation Hôpitaux de Paris, Le dégoût de l’école : actualités sur les phobies scolaires et leur prise en charge, 2017

  • Peut-on apprendre les bonnes habitudes alimentaires à son enfant ?

    Peut-on apprendre les bonnes habitudes alimentaires à son enfant ?

    Votre enfant préfère manger une brioche fourrée au chocolat qu’une banane et des fruits secs pour le goûter ? Il saute sur l’occasion dès que vous lui proposez un soda ? Rien d’étonnant à cela ! “ Les aliments ultra-transformés sont conçus pour être très appétant auprès des plus jeunes”, explique Anthony Fardet, docteur et chercheur en nutrition préventive. Pratiques à emporter, se consommant sur le pouce, agréables à mâcher et dotés de goûts faciles à reconnaître, ils ont tout pour plaire. Mais, bien que séduits par ces produits appétissants, les enfants semblent aussi avoir conscience de la nécessité de les consommer avec modération, comme Anastasia, 6 ans. “ C’est sympa les donuts, mais faut pas en abuser car sinon on aura des caries ou mal au ventre ! ” Écho d’un discours parental ou réelle prise de conscience ?

    Les enfants peuvent-ils comprendre ce qui est bien ou pas pour leur santé en termes d’alimentation ?

    Anthony Fardet : Ils sont capables de répéter les recommandations du PNNS (Programme national nutrition santé), comme « 5 fruits et légumes par jour » et « Mangez moins gras, salé et sucré », preuve qu’ils comprennent sans doute un peu ces notions. Mais en parallèle, ils focalisent à tort sur le « gras qui fait grossir ».

    Les enfants ont-ils tort de penser que le « gras » et le sucre sont les ennemis de la santé ?

    A.F. : En réalité, le vrai souci reste la consommation excessive d’aliments ultra-transformés riches en sucres cachés, sel et gras ajoutés de mauvaise qualité, qui poussent à consommer plus que de raison. Et il est effectivement démontré que cette consommation excessive est associée à un risque très accru d’obésité (au moins +26%)1. Les enfants retiennent donc cette notion car c’est une conséquence physique visible qu’ils associent à l’alimentation. Mais il s’agit d’une semi-vérité – on peut être en surpoids et en bonne santé, comme être mince et en mauvaise santé (diabétique par exemple) – qui stigmatise les personnes en surpoids ou obèses. Il est donc nécessaire d’expliquer aux enfants que le surpoids n’est pas toujours lié à la malbouffe.

    Lire aussi : Aider son enfant accro au sucre à décrocher

    Comment alors expliquer aux enfants les risques d’une mauvaise alimentation ?

    A. F. : Il faut rappeler aux plus jeunes que les aliments ultra-transformés sont le véritable problème, et non le sucre, le gras ou le sel en tant que tels. Mais les effets d’une mauvaise alimentation sur la santé, comme le diabète, soit ne se voient pas, soit ne se dévoilent qu’à long terme. C’est là que réside la principale difficulté de compréhension pour les enfants. Il faut alors essayer de leur expliquer avec du vocabulaire et des exemples à leur portée [mauvais fonctionnement de certains organes, nécessité de prendre des médicaments au quotidien ou d’aller chez le médecin régulièrement, etc.].

     

    En Europe, l’apport en sucres libres (sucres ajoutés + sucres des jus de fruit et du miel) dans l’alimentation des enfants est compris entre 12 et 25 % de la ration énergétique totale nécessaire 2. Un taux trop élevé puisque la recommandation de l’OMS est de moins de 10 %. De leur côté, les adultes européens dépassent eux aussi souvent ce seuil (entre 7 et 17 % de la ration énergétique quotidienne).

    Les parents peuvent-ils apprendre les bonnes habitudes alimentaires à leurs enfants ?

    A.F. : En plus d’expliquer le principe des aliments ultra-transformés, on peut aussi essayer l’apprentissage de la lecture des étiquettes alimentaires, mais seulement en se basant sur la liste d’ingrédients, et non sur la composition [valeurs nutritionnelles pour 100g] qui n’est pas compréhensible pour un enfant. De façon générale, il me semble qu’il vaut mieux éduquer qu’interdire. Par exemple, il ne s’agit pas de bannir les sodas mais de les réserver à des occasions bien particulières, autant pour les plus jeunes que pour les adultes. Les enfants observent beaucoup les comportements des adultes et repèrent vite les contradictions. Aux parents donc d’être cohérents, et mesurés.

     

    1 Askari, M.; Heshmati, J.; Shahinfar, H.; Tripathi, N.; Daneshzad, E., Ultra-processed food and the risk of overweight and obesity: a systematic review and meta-analysis of observational studies. International Journal of Obesity 2020.
    2 OMS 2015
  • Hygiène des dents de bébé et du petit enfant : comment éviter les caries ?

    Hygiène des dents de bébé et du petit enfant : comment éviter les caries ?

    Pour une dentition saine et prévenir les caries, il est important de prendre soin des premières dents de votre bébé, dès leur apparition. « Une bonne santé bucco-dentaire passe par une bonne hygiène bucco-dentaire et alimentaire », explique le Dr Christophe Lequart, chirurgien-dentiste et porte-parole de l’Union française pour la santé bucco-dentaire.

    1 Gare aux bactéries

    Quand votre enfant naît, les bactéries responsables des caries ne sont pas présentes dans sa bouche. C’est généralement vous qui les lui transmettez par les gestes du quotidien. C’est pourquoi, il est important de bien rincer la cuillère de votre bébé après avoir goûté sa purée ou sa compote. « La carie est une maladie infectieuse d’origine bactérienne. Si le parent a une dent cariée, en partageant la cuillère, il va transmettre ses bactéries », rappelle le chirurgien-dentiste. La tétine tombée par terre « nettoyée » dans votre bouche véhiculera, de la même manière, ces bactéries.

    Bon à savoir

    À partir de 2 ans, il convient d’emmener votre enfant chez le dentiste au moins une fois par an. Cela permet de repérer très tôt les enfants ayant une fragilité des dents de lait, et ainsi de mettre en place des mesures de prévention adaptées.

    Hygiène des dents de bébé et du petit enfant : comment éviter les caries ?

    2 La carie du biberon

    Prévenir la carie chez votre bébé passe aussi par une alimentation saine et équilibrée. Christophe Lequart met en garde contre les effets néfastes d’un biberon de lait chocolaté ou d’eau sucrée. « C’est ce que nous appelons le syndrome du biberon. Un biberon sucré mis à disposition de l’enfant pour la sieste ou la nuit est en contact permanent avec les dents antérieures de l’enfant. Celles-ci peuvent se carier à un tel point que nous devons les extraire ! Il faut ensuite attendre les premières dents définitives vers l’âge de 6 ans pour que l’enfant retrouve ses dents de devant, engendrant en conséquence des problèmes d’apprentissage du langage et de l’alimentation », explique-t-il. Le grignotage, par l’apport régulier de produits sucrés ou acides comme les sodas, favorise lui aussi la carie en attaquant l’émail dentaire. Grignoter ne laisse pas non plus le temps à la salive de reminéraliser naturellement les dents en attendant le prochain brossage.

    3 Le brossage des dents, c’est tous les jours !

    Dès la première incisive, qui apparaît vers l’âge de 6 mois, vous pouvez brosser tous les jours les dents de votre bébé avec une compresse humide ou une brosse à dents souple à petite tête. Quant au dentifrice, choisissez-le fluoré, inférieur à 1 000 ppm (c’est-à-dire moins de 100 mg pour 100 g de pâte). « Le fluor va se fixer sur la dent et renforcer la structure de l’émail, en le rendant moins sensible aux attaques acides qui se forment après les repas », précise le chirurgien-dentiste.

    Lors du brossage, placez-vous derrière votre enfant dont la tête sera légèrement inclinée afin de bien visualiser toutes les faces de ses dents. À partir de 2 ans, vous pouvez lui brosser les dents deux fois par jour avec une brosse à dents manuelle ou électrique adaptée à son âge. Votre enfant gagnera ensuite en autonomie pour se brosser progressivement les dents tout seul. Prenez l’habitude, si possible, de vous brosser les dents en même temps que lui, le matin ou le soir. Il vous copiera alors naturellement.

    À la perte d’une dent de lait, il convient d’appliquer une compresse contre la gencive de votre enfant, jusqu’à ce que le saignement s’arrête. Les jours qui suivent, veillez à ce qu’il ne concentre pas trop son brossage sur la zone de la dent perdue, pour éviter toute irritation.

    Bon à savoir

    Un programme de prévention gratuit pour les 3-24 ans

    Grâce au programme M’T Dents, l’assurance maladie permet aux enfants et adolescents entre 3 et 24 ans, de bénéficier tous les 3 ans d’un rendez-vous gratuit chez le dentiste, et de soins si nécessaire.

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    Renseignez-vous !

    *voir conditions du contrat

    L’Essentiel de l’article

    • Il est important de bien rincer les couverts de votre enfant avant de le nourrir.
    • Les produits sucrés et acides sont les ennemis des dents.
    • Vous pouvez nettoyer les dents de lait de votre enfant dès 6 mois.
    • Le brossage des dents c’est 2 fois par jour pendant 2 minutes.
  • Les poux : comment en venir à bout ?

    Les poux : comment en venir à bout ?

    Chaque année c’est la même chose… Après la crainte estivale des punaises de lit, l’année scolaire s’accompagne de la hantise des poux. Le pou de tête est un insecte hématophage, c’est-à-dire qui se nourrit de sang. Il se loge particulièrement dans les cheveux d’enfants âgés notamment entre 3 et 8 ans (1), qui fréquentent des lieux de vie en collectivité (crèches, écoles, centres de loisirs). Si le pou ne transmet pas de maladie à l’humain, il reste néanmoins fortement invasif et résistant. Il peut survivre deux mois sur le cuir chevelu de votre enfant et entre 4 et 36 heures (1) sur ses vêtements et les surfaces. Quant aux femelles, elles sont capables de pondre 10 à 20 lentes (œufs) par jour (1). La prolifération est sans danger, mais particulièrement dense ! Mais avant d’aller plus loin, savez-vous démêler le vrai du faux sur les poux ?

    Idées reçues sur les poux : Vrai / Faux

    1/ Les poux se plaisent dans les chevelures sales

    FAUX. Les poux sont attirés par la chaleur et le sang du cuir chevelu, peu importe la nature du cheveu. Une hygiène quotidienne n’y change rien.

    2/ Les poux résistent à l’eau !

    VRAI. Un bain ne servira donc pas à les éradiquer puisqu’ils ferment leurs orifices respiratoires pour éviter la noyade.

    3/ Seuls les enfants peuvent attraper des poux

    FAUX. Certes les enfants sont plus sujets aux poux parce qu’ils fréquentent les milieux scolaires et les lieux de collectivité, mais toute la famille est concernée par les poux lorsque l’un des membres en ramène à la maison.

    4/ Les animaux domestiques peuvent transmettre des poux aux humains

    FAUX. La contamination se fait uniquement entre humains car le pou est un parasite spécifique à l’homme.

    5/ Les poux n’apparaissent qu’à une certaine période de l’année

    FAUX. Il faut être vigilant toute l’année car les poux ne sont pas présents qu’à la rentrée scolaire.

    1 Une transmission cheveu à cheveu

    Contrairement aux puces, les poux ne sautent pas d’une tête à l’autre. En revanche, le contact direct entre chevelures facilite grandement leur passage. Embrassades, contacts proches et même selfies suffisent à contaminer une tête ! Autre mode de transmission fréquent : les échanges de bonnets, de manteaux ou d’écharpes entre les enfants. Les draps, taies d’oreiller, peignes et brosses à cheveux sont des vecteurs plus rares mais ne doivent pas échapper à votre vigilance pour éviter la propagation dans votre foyer.

    2 Comment détecter la présence des poux ?

    Les poux se cachent très rapidement de la lumière. Il faut plutôt partir à la recherche des lentes, plus faciles à voir parce qu’elles sont accrochées – voire collées – à la racine du cheveu. Les lentes sont beaucoup plus visibles à l’aide d’un peigne anti-poux, spécialement conçu en métal avec des dents resserrées pour attraper les parasites. Un pou mesure entre 2 et 4 millimètres (2). Muni de trois paires de courtes pattes qui agissent comme des pinces, il se déplace très vite mais il ne vole pas et ne saute pas. Sa couleur varie entre transparence et rouge, voire noire, une fois qu’il est gorgé de sang. Quand votre enfant se gratte la tête, il est déjà trop tard ! Les démangeaisons sont provoquées par les piqûres des insectes sur le cuir chevelu.

    3 Comment s’en débarrasser efficacement ?

    Votre enfant a des poux ? Prévenez le responsable du lieu (école, crèche, centre de loisirs) dans lequel votre enfant est pris en charge pour éviter toute contamination. La présence de poux ne l’empêchera pas d’être accueilli.

    Deuxième étape : entamez le plus rapidement possible un traitement anti-poux. Il est préférable de privilégier un mode d’action physique en achetant des produits asphyxiants en parapharmacie. À base de diméticone (2), qui est une huile de silicone, ce traitement n’est pas toxique, contrairement aux insecticides, et permet l’éradication des poux et des lentes par son effet étouffant.

    Tous les produits s’appliquent sur cheveux secs. Une fois rincés, il est vivement conseillé de passer un peigne anti-poux pendant 30 minutes tous les 2 ou 3 jours (3) sur les cheveux mouillés pour enlever les lentes. Entre 7 à 10 jours (3) plus tard, une seconde application du produit doit être effectuée, pour venir à bout des poux issus des dernières lentes présentes dans la chevelure de votre enfant. Dans les 2 jours suivant la seconde application, vous devriez constater une nette amélioration, sinon il vous faudra recommencer le protocole méticuleusement.

    À savoir

    Après le traitement anti-poux, il est fréquent que les démangeaisons continuent, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas fonctionné. En revanche, une surinfection cutanée (impétigo) liée aux démangeaisons est possible et nécessite un avis médical.

    4 Prévenir la réinfestation

    Vous étiez cernés, vous voilà débarrassés… Mais gare à une nouvelle invasion ! Pour prévenir au maximum le retour des poux, n’oubliez pas de laver draps, serviettes de bain et vêtements (notamment bonnets, écharpes, manteaux) de votre enfant en machine à 60°.

    Pour prévenir une nouvelle contamination, plusieurs gestes sont recommandés. Examinez régulièrement le cuir chevelu de votre enfant. Relevez et attachez ses cheveux s’ils sont longs pour éviter qu’ils soient en contact avec d’autres têtes. Veillez à utiliser un peigne et une brosse à cheveux différente pour chaque membre de la famille. Enfin, évitez les échanges et les prêts de bonnets, écharpes et autres vêtements dans lesquels les poux pourraient se nicher.

    Votre enfant souffre de lésions cutanées suite à des poux ?

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    L’Essentiel de l’article

    • Les poux de tête sont particulièrement fréquents en milieu scolaire ou en collectivité.
    • Il faut les traiter avec des produits spécifiques vendus en parapharmacie.
    • Pour éviter la réinfestation : cheveux attachés, pas d’échanges de bonnets ni de brosses à cheveux.

    (1) Dermato.info, Les poux – Pédiculose humaine, 2020
    (2) AMELI, Poux : comment s’en débarrasser ?, 2020
    (3) INRS – Pédiculose du cuir chevelu, 2015