Étiquette : Enfants

  • Mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

    Mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

    1 Si vous êtes très isolée : l’allocation de soutien familial (ASF)

    Cette allocation vous est réservée si vous vous apprêtez à vivre seule avec votre enfant, sans aide (ou très peu) de la part de l’autre parent. Cette aide est versée dans trois cas :

    • si l’autre parent ne verse aucune aide financière parce qu’il n’est pas solvable ou parce qu’aucune pension n’a été fixée par le juge des affaires familiales (JAF) ;
    • si l’autre parent ne verse pas entièrement ou pas régulièrement la pension prévue par le JAF ;
    • si l’autre parent verse une pension inférieure à 115,64 euros par mois.

    L’ASF est versé dès le premier mois de vie en solo et jusqu’aux 20 ans de l’enfant. Son montant est de 115,64 euros par mois. Si l’autre parent verse une pension inférieure à ce montant, l’ASF vient alors la compléter pour atteindre 115,64 eurps.

    Dès la naissance de votre enfant, la demande d’ASF est à adresser à la Caisse d’allocations familiale (CAF) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) selon votre caisse d’affiliation.

    Bon à savoir

    En cas de défaut de paiement de la pension alimentaire prévue par le JAF, l’ASF est versée à titre d’avance. La CAF ou la MSA entament alors une procédure en votre nom pour récupérer les pensions impayées auprès de l’autre parent. En cas de veuvage, l’enfant héritera de son parent en lieu et place de la pension alimentaire.

    2 Pour les petits : la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)

    La PAJE est en fait un groupement de plusieurs aides financières à destination des parents d’enfants de moins de 3 ans. Elles permettent de couvrir les dépenses liées à la naissance, comme l’achat de mobilier et d’équipement de puériculture, de participer au salaire des nounous, mais aussi, si vous choisissez de réduire votre activité professionnelle, de compenser les pertes de revenus. La plupart de ces prestations prennent en compte la situation de mère (ou père) isolé(e). Toutes ces aides sont à demander auprès de la CAF ou de la MSA.

    Pour s’équiper : la prime à la naissance ou à l’adoption

    L’arrivée de bébé, ce n’est pas rien ! L’achat des divers équipements comme le lit bébé, la poussette, les vêtements, ou le siège auto mettent votre budget à rude épreuve. Soumise à conditions de ressources, cette prime d’un montant de 944,51 euros vous est versée juste après la naissance de votre enfant. Une vraie bouffée d’oxygène pour le pouvoir d’achat !

    Pour l’entretien et l’éducation : l’allocation de naissance ou d’adoption

    Pour faire face plus sereinement aux premières années de votre bébé, cette allocation vient compléter les autres aides dès la naissance (ou l’arrivée de l’enfant adopté) et jusqu’à ses 3 ans. Également soumise à conditions de ressources, son montant varie de 92,31 euros à 184,62 euros en fonction de vos revenus.

    Si vous réduisez votre activité professionnelle : la Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)

    Vous souhaitez passer à mi-temps pour l’arrivée de bébé ? La PrePare est là pour compenser en partie la perte de revenus liée à une réduction ou un arrêt de l’activité professionnelle pour une durée déterminée (2). La PreParE n’est pas soumise à conditions de revenus, mais vous devez avoir travaillé pour y avoir droit : il faut en effet avoir validé au moins huit trimestres de cotisations vieillesse au cours d’une période de deux à cinq ans selon le nombre de vos enfants. Son montant va de 148,21 à 397,20 euros par mois en fonction de la réduction du temps de travail choisi. Une majoration est prévue jusqu’à 649,26 euros par mois si vous avez trois enfants à charge ou plus et que vous avez totalement arrêté de travailler.

    Pour faire garder bébé : le Complément de libre choix du mode de garde (CMG)

    Vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas mettre votre futur enfant à la crèche municipale ? Vous pouvez demander la CMG pour couvrir jusqu’à 85 % des frais de garde. Cette aide s’applique si vous avez recours à une assistante maternelle, une garde à domicile ou à une microcrèche. Le montant de l’aide varie en fonction de vos revenus et de l’âge de l’enfant, de 88,68 à 468,82 euros par mois (pour une assistante maternelle ou une garde à domicile) et de 310,39 euros à 857,27 euros par mois en microcrèche.

    3 Si vous êtes sans emploi : le revenu de solidarité active (RSA) parent isolé

    En tant que maman solo, vous avez droit au RSA si vous remplissez les conditions prévues, et son montant est même majoré par rapport au RSA « socle » (le RSA de base des personnes sans activité). Cette majoration au titre de parent isolé est valable pendant 12 mois suivant la naissance de l’enfant (ou de la séparation du conjoint), mais peut être prolongée jusqu’aux 3 ans de votre plus jeune enfant. Vous pouvez faire une simulation directement en ligne pour tester votre éligibilité et estimer son montant. À titre indicatif, les montants forfaitaires pour un parent solo (qui servent de base au calcul de votre RSA) s’échelonnent de 958,37 euros pour un enfant, 1 197,97 euros pour deux enfants, puis 239,59 euros par enfant supplémentaire.

    23 %

    En 2024, près d’une famille monoparentale avec un enfant sur quatre est touchée par la pauvreté (contre 8% pour les couples avec un enfant). (3)

    Et aussi… Trouver soutien et réconfort au quotidien

    L’argent ne fait pas tout… En tant que jeune maman solo, vous aurez parfois besoin de conseils, de soutien ou simplement d’écoute. Famille, amis, voisins et parents sont là, mais aussi de nombreuses associations de proximité et réseaux d’entraide. Renseignez-vous auprès de la mairie de votre domicile et n’hésitez pas à les contacter pour rencontrer d’autres mères dans votre situation, échanger vos questionnements et partager des bons plans ! Écoutez le témoignage de Margot, qui a vécu sa grossesse en solo :

     

    Le saviez-vous ?

    La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient l’association Parents Solos.

    Parents solos et compagnie, le bon réseau !

    Soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, l’association Parents solos et compagnie est un réseau national d’aide et de soutien aux mères et aux pères isolés. Ses missions : rompre l’isolement et apporter une aide quotidienne aux familles, mais aussi participer au financement de projets d’entraide organisés par et pour les parents solos. En proposant des études sur la monoparentalité, l’association contribue aussi à faire changer le regard de la société sur ces familles.

    L’Essentiel de l’article

    • L’allocation de soutien familial (ASF) est versée aux parents solos ne percevant pas ou très peu d’aide financière de l’autre parent.
    • Les aides de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) sont spécialement dédiées aux jeunes parents.
    • Le revenu de solidarité active (RSA) est majoré pour les mères (et les pères) solos.

    (1) Insee, 2024.
    (2) Jusqu’au 1er anniversaire de votre enfant (si vous n’en avez qu’un) ou jusqu’au 3e anniversaire du plus jeune de vos enfants.
    (3) Insee Références, édition 2018 – Fiches – Revenus.

  • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

    Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?

    1 Les parents exemplaires

    Les parents sont les plus à même de sensibiliser les enfants aux dangers de la route pour leur apprendre à bien anticiper lorsqu’ils seront prêts à aller à l’école sans eux.

    Ce rôle d’éducateur commence en montrant les bonnes attitudes et en respectant les règles :

    • traversez toujours sur les passages piétons et/ou lorsque le feu piéton est vert ;
    • si vous devez traverser une route sans passage piéton, n’oubliez pas de prendre le temps de regarder à droite, puis à gauche ;
    • et mieux vaut éviter d’utiliser votre téléphone portable, votre casque audio ou vos écouteurs, en marchant sur le trottoir, et encore moins sur la chaussée !

    À savoir

    Dans le cadre de la mission d’éducation civique et à la citoyenneté de l’école de la République, l’apprentissage de la Sécurité routière est présent dans le programme scolaire dès la primaire et jusqu’au lycée depuis 2006.

    2 Apprendre l’ABC de la sécurité routière tout en s’amusant

    Pour rendre le trajet ludique, prenez le temps d’expliquer à votre enfant ce que vous faites avec des mots simples (prendre le passage piéton, regarder le feu, surveiller les voitures, etc.) et pourquoi vous le faites. Vous pouvez aussi en profiter pour lui apprendre les principaux panneaux routiers et les attitudes pour être en sécurité. À pied ou en voiture, faites des quiz sur les panneaux que vous croisez : une bonne façon de les enseigner petit à petit en s’amusant. Et surtout, démontrez que ce n’est pas sorcier ! Les enfants apprennent très vite les principes élémentaires, reste ensuite à les appliquer. Et là, rien ne remplace l’expérience.

    Les règles de sécurité à pied

    • Bien marcher sur le trottoir et pas sur la route ou la rue.
    • S’il n’y a pas de trottoir, marcher sur le bas-côté à gauche de la route.
    • Éviter de descendre du trottoir ou traverser (même sur un passage piéton) sans avoir bien regardé des deux côtés pour vérifier qu’aucune voiture n’arrive.
    • Sur le trottoir, rester vigilant quand on passe devant des sorties de garage ou de parking.
    • Ne pas jouer au ballon sur le trottoir ni courir après les copains : on risque de se retrouver sur la route sans faire attention.
    • Ne jamais traverser devant ou derrière un bus (par exemple le bus scolaire) ou entre deux voitures, ni à la sortie d’un virage.
    • Le soir, porter des vêtements ou accessoires réfléchissants.

    Les règles de sécurité à vélo

    • Penser à mettre son casque (c’est obligatoire jusqu’à 12 ans).
    • Jusqu’à 8 ans, il est possible de rouler sur le trottoir, à condition de conserver l’allure du pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons ; ensuite, emprunter les pistes cyclables lorsqu’il y en a. À défaut, rouler bien à droite de la chaussée (mais pas trop près du trottoir quand même).
    • Tendre le bras à l’avance pour indiquer que l’on va tourner et bien regarder avant de tourner à gauche si aucun véhicule n’arrive.
    • Respecter le Code de la route : feux, panneaux, marquage au sol…
    • S’il fait sombre, porter des vêtements réfléchissants et allumer les éclairages du vélo qui sont obligatoires.

    Pour les autres engins à roulettes comme les trottinettes, skateboards, hoverboards, rollers, etc., la nouvelle réglementation à venir (loi LOM) devrait obliger les utilisateurs aux mêmes obligations que pour le vélo, à savoir le port du casque jusqu’à 12 ans.

    3 parents sur 4

    admettent avoir été déjà imprudents en marchant avec leur enfant, dont 30 % qui reconnaissent avoir déjà traversé alors que le feu piéton était rouge…*

    3 Elliott le pilote, l’ami des petits piétons !

    Pour aider les enfants à utiliser la route et les trottoirs en toute sécurité, la Sécurité routière a créé Eliott le pilote, une mascotte toute ronde qui propose des contenus spécialement adaptés aux enfants. Dans ses vidéos, jeux, posters et dépliants, Elliott explique comment se comporter à vélo, pourquoi il faut retirer ses écouteurs lorsqu’on marche dans la rue, comment bien attacher sa ceinture de sécurité en voiture, fait découvrir les panneaux routiers… Il est également en vedette d’un numéro spécial du Petit Quotidien entièrement consacré à la sécurité des jeunes piétons et cyclistes.

    Le site de la Sécurité routière propose de nombreuses autres ressources (jeux, posters, dépliants) à destination des enfants, à télécharger et imprimer sur securite-routiere.gouv.fr.

    L’appli Sécurité routière Junior

    Destinée aux 6-12 ans, l’application mobile Sécurité routière Junior est un jeu éducatif interactif qui permet de découvrir les panneaux routiers en famille, accompagné de la mascotte Eliott et de ses amis Zach, Léa, Toma et Zoé. Si vous n’avez pas de smartphone, le jeu est également disponible en ligne.

    Vos enfants sont déjà des champions ? Challengez-les au Grand quiz de la Sécurité routière !

    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à pied
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      Les règles de sécurité à pied
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      Les règles de sécurité à vélo
    • Comment parler de la Sécurité routière aux enfants ?
      Les règles de sécurité à vélo

    L’Essentiel de l’article

    • Il est toujours bon de montrer l’exemple : soyez un modèle de prudence et de pédagogie pour vos enfants.
    • Des explications sur les règles de sécurité et les panneaux de circulation sont les bienvenues quand vous marchez avec eux.
    • Vous pouvez utiliser des jeux et applis ludo-éducatives pour leur apprendre les bons comportements sur la route et les trottoirs.

    * Etude Attitude Prévention, 2016.

  • Attendre des jumeaux, ça change quoi ?

    Attendre des jumeaux, ça change quoi ?

    1 Vous vous attendiez à avoir des jumeaux ?

    Bizarrement, non. Pourtant j’ai moi-même une sœur jumelle ! J’avais entendu dire que les grossesses gémellaires sautaient une génération. J’étais restée sur cette idée. Le jour de la première échographie, quand on m’a annoncé qu’il y en avait deux, ça a été un vrai choc !

    Chiffre-clé

    On compte en France 12 847 naissances de jumeaux sur 740 000 naissances, soit 1,7 % des accouchements (1).

    2 Comment avez-vous réagi quand on vous l’a annoncé ?

    À vrai dire je rêvais d’un garçon. Alors sur le coup, j’avoue avoir pleuré toutes les larmes de mon corps en apprenant que j’attendais deux filles. Le gynécologue a ri quand je lui ai fait part de mes croyances :

    « Ce sont des histoires de grand-mère ça ! »

    Même si deux bébés d’un coup, ça faisait beaucoup, j’étais heureuse d’être enceinte et me réjouissais à l’idée de l’arrivée de ces bébés dans ma vie. Le fait d’être moi-même jumelle me rassurait sur ma capacité à gérer ces enfants et à éviter certaines erreurs. Petite, j’avais souffert qu’on parle toujours de moi et de ma sœur au pluriel, comme si nous formions la même entité. Avec moi, elles n’entendraient pas : « Ça va les jumelles ? » à longueur de journée !

    Vous souhaitez une mutuelle santé adaptée à votre situation ?

    Optez pour le contrat Santé de la Macif !

    3 Et le papa, comment a-t-il vécu la nouvelle de cette grossesse gémellaire ?

    Mon mari rêvait d’avoir des triplés. Il était au summum du bonheur. Aussitôt sorti du cabinet de gynécologue, il appelait tous ses amis pour leur annoncer la bonne nouvelle !

    4 Quelle a été la réaction de votre entourage ?

    Globalement, tout le monde était heureux pour nous, même si cette annonce a suscité beaucoup de surprise. On avait 31 ans. C’étaient les premiers bébés de la bande. Avec des jumeaux, nos amis savaient que le changement de rythme serait radical. Seule ma mère a manifesté beaucoup d’inquiétude. Cette grossesse l’a replongée trente ans plus tôt. « Comment tu vas faire ? », me disait-elle. Il a fallu que je la rassure pas mal.

    5 En quoi cela a été une grossesse différente ?

    J’avais rendez-vous tous les mois à l’hôpital pour faire une échographie, prendre ma tension et faire des tests d’urine pour détecter de l’hypertension. Le suivi en cas de grossesse gémellaire est plus régulier que pour une grossesse classique. D’ailleurs, je souffrais un peu qu’on ne prenne pas davantage en compte cette particularité. Je me souviens être sortie en pleurant d’une réunion à la maternité où la sage-femme ne s’était adressée à nous qu’en disant « votre bébé ». Autre particularité : j’ai pris 28 kg au cours de cette grossesse, mais beaucoup à cause de la rétention d’eau. J’étais donc surveillée et je devais faire attention à mon alimentation pour limiter les risques d’apparition d’hypertension artérielle. Et j’ai été arrêtée 12 semaines avant la date prévue de l’accouchement. Les mamans qui attendent des jumeaux ont la possibilité d’un congé maternité plus long. Le congé maternité dure 34 semaines, dont 12 semaines avant et 22 semaines après la naissance.

    Le saviez-vous ?

    La prise de poids d’une maman qui attend des jumeaux est généralement 30 à 40 % plus importante que pour une grossesse nullipare. Dès le second semestre, la prise moyenne est de 2 à 3 kg par mois (2).

    Comment s’est déroulé l’accouchement ?

    Avec mon gynécologue, il avait été convenu de déclencher l’accouchement à huit mois. C’est souvent le cas dans le cadre d’une grossesse gémellaire pour éviter d’arriver au moment où le placenta ne fonctionne plus, car celui-ci vieillit plus vite quand on attend des jumeaux. J’ai finalement accouché à sept mois et un jour. Je me souviens avoir dîné avec des amies cinq jours avant. Je leur avais dit :

    « C’est sûrement ma dernière sortie avant l’arrivée des bébés. Je commence à fatiguer. »

    Je faisais de la rétention d’eau et avais du mal à enfiler des chaussures tellement mes pieds étaient gonflés. Cinq jours après, lors d’une visite de contrôle, on m’a diagnostiqué une prééclampsie, de l’hypertension artérielle associée à une présence excessive de protéines dans les urines. Cela faisait d’ailleurs une semaine que je n’urinais plus… Et cela ne m’avait pas inquiété car je m’en étais à peine rendu compte. L’accouchement a donc été déclenché en urgence et Chloé et Lou sont arrivées, avec deux mois d’avance. Après deux semaines de couveuse et 28 jours à l’hôpital avec moi, la petite famille a pu rentrer à la maison.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le Guide des mamans.

    7 Et matériellement, comment vous êtes-vous organisée ?

    Malgré l’arrivée de deux enfants d’un coup, il n’était pas question de changer de voiture ni d’appartement. On pouvait accueillir nos deux bébés sans problème. En revanche, il a fallu s’équiper : deux lits, une double poussette, deux transats, deux sièges auto ! Sans compter les quantités de couches et de lait achetés chaque semaine au supermarché. Toutes ces dépenses ont sacrément alourdi notre budget.

    L’Essentiel de l’article

    • Une future maman de jumeaux est suivie au minimum tous les mois à l’hôpital.
    • Le congé maternité dans le cas d’une grossesse gémellaire dure 34 semaines.
    • La durée du congé prénatal est de 12 semaines et celle du congé postnatal de 22 semaines.
    • Les femmes enceintes de jumeaux risquent davantage de faire de l’hypertension artérielle pendant leur grossesse.

    (1) Insee, 2016.
    (2) Pons J.-C., Charlemaine C., Papiernik E. Le Guide des jumeaux, Odile Jacob, Paris, 2005, 322 p.

  • L’ostéopathie, une solution pour les maux de bébé

    L’ostéopathie, une solution pour les maux de bébé

    1 Un jeune parent doit-il prévoir un rendez-vous chez l’ostéopathe ?

    « Pour moi, il serait certainement très intéressant pour la santé publique que les femmes et les bébés soient vus tout de suite après la naissance, répond Dominique Blanc. Comme pour la visite du pédiatre, les bébés devraient bénéficier de celle d’un ostéopathe parce qu’on va les libérer tout de suite d’un certain nombre de tensions consécutives à l’accouchement. »

    Bon à savoir

    L’ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle, qui vise à rétablir un confort de vie, l’équilibre du corps, la bonne circulation des fluides sanguins et des influx nerveux qui transmettent notamment les commandes motrices du cerveau aux nerfs moteurs.

    2 Prévenir le syndrome de la tête plate

    Pour ce professionnel, qui a « vu quelques milliers de bébés » depuis qu’il exerce, les motifs récurrents de consultation sont souvent les mêmes : une mise au sein difficile, des difficultés à téter dues à des tensions crâniennes, ou encore un mauvais port de tête.

    « Si votre bébé tourne la tête ou qu’il l’incline plus d’un côté que de l’autre, il risque petit à petit de déformer son crâne qui est très malléable et d’avoir une plagiocéphalie (le syndrome de la tête plate), explique le président de l’association Ostéopathes de France. Lors de la séance, on va libérer les tensions du cou, de la colonne, du crâne, et de ce fait le bébé va pouvoir tourner sa tête aisément à droite et à gauche. »

    Avec le contrat Garantie Santé de la Macif ce sont jusqu’à 3 séances d’ostéopathie pour votre bébé qui peuvent être prises en charge par an.*

    3 La manipulation crânienne

    Pendant ses premiers mois de vie, la tête de votre nourrisson n’est pas encore totalement ossifiée. Les fontanelles, zones souples au toucher, sont souvent impressionnantes. Mais soyez rassuré, comme l’explique Dominique Blanc, « la voûte crânienne a une plus grande élasticité chez le bébé que chez l’adulte. On parle davantage de tissus membraneux que de tissus osseux. Les os du crâne se rejoignent au niveau des sutures. C’est ce qui permet notamment au crâne de grossir. En ostéopathie, nous travaillons en douceur, par le biais de petites pressions et dans le respect des tissus pour permettre une meilleure mobilité et une meilleure circulation dans cette zone. On sent alors tout de suite le bébé se détendre. C’est un bonheur de voir des bébés arrivés tendus et qui à la fin de la séance, s’endorment les bras en l’air ».

    Chiffre-clé

    En 2016, 1 Français sur 2 avait consulté un ostéopathe au cours des trois dernières années, que ce soit pour lui ou un membre de sa famille. (1)

    4 Soulager les coliques

    Votre bout de chou est inconsolable ? Il se tortille de douleur en début de soirée ? Pas de panique, il est certainement aux prises avec des coliques. L’ostéopathie est alors indiquée pour le soulager.

    « Je conseille de faire une séance d’ostéopathie dès que les premiers signes de coliques apparaissent. Elle permettra un meilleur transit et sera complémentaire du traitement médical éventuel qui aura été donné. »

    Les problèmes de canaux lacrymaux (bébé qui a un œil qui coule) et les phénomènes ORL (rhinopharyngites à répétition, otites séromuqueuses…) peuvent également être corrigés. Une seule séance peut suffire à soulager l’enfant.

    Une technique adaptée au bébé

    « On travaille en douceur avec un bébé sur ce que l’on appelle les techniques fonctionnelles, c’est-à-dire dans le sens des tissus et on ne les brutalise jamais. Les bébés qui régurgitent beaucoup sont en hyperextension, ils ont alors tendance à se cambrer. Pour étirer leur colonne vertébrale, on les manipule parfois dans des positions repliées qui peuvent être un peu spectaculaires pour les parents, mais il n’y a aucun risque. »

    L’ostéopathie considère le corps dans sa globalité. « C’est pour cela que l’on va voir le crâne, les viscères, les membres, mais en plus de cette globalité on s’adapte au patient selon sa propre histoire qui influe sur son corps. Parfois, on traite les bébés en position assise, ou dans les bras du parent. Certains dorment toute la séance, d’autres pleurent tout le temps. On change les positions pour s’adapter au bébé. »

    La séance dure en général une heure durant laquelle le professionnel vous interrogera sur votre enfant (sommeil, alimentation…), répondra à vos questions et vous prodiguera des conseils.

    Le saviez-vous ?

    La Macif soutient toutes les mamans le jour de leur accouchement avec le Guide des mamans.

    6 Quand voir son ostéopathe ?

    « Il m’est arrivé d’être appelé à la maternité par des patientes deux jours après leur accouchement », indique Dominique Blanc.

    Ainsi, on peut prévoir une séance d’ostéopathie à la maternité ou tout de suite après le retour à la maison. Selon les textes réglementaires, pour consulter un ostéopathe, il faut avoir un certificat de non-contre-indication pour les nourrissons de moins de six mois.

    * Voir conditions du contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Le bouche-à-oreille entre parents est l’une des meilleures méthodes pour se renseigner sur la réputation d’un ostéopathe.
    • Un bilan ostéopathique permet de diagnostiquer d’éventuelles tensions du nourrisson.
    • L’ostéopathe agit sur différents troubles chez bébé : sommeil, transit, déformation crânienne…

    (1) Source : Sondage IFOP pour l’association Ostéopathes de France, « La notoriété et l’image des ostéopathes », 2016.

  • Échanges linguistiques : trois destinations pour votre ado

    Échanges linguistiques : trois destinations pour votre ado

    1 Quel séjour pour votre ado ?

    Il existe de nombreux types de séjours linguistiques : à vous de trouver la formule qui conviendra à votre ado en fonction de ses objectifs et de ses préférences. Les séjours sont en effet variables, notamment en durée, en mode d’hébergement (en famille ou en internat) et dans les modalités (avec ou sans échange). Tout est possible ou presque, à tous les prix : quelques centaines d’euros dans le cadre d’un échange entre collèges à plusieurs milliers d’euros pour un séjour « sur mesure » proposé par un organisme privé.

    Renseignez-vous dans un premier temps auprès de l’établissement de votre enfant : des programmes d’échanges linguistiques sont peut-être organisés. Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers le DAREIC (délégué académique aux relations européennes et internationales) de votre académie, en charge de la coordination des programmes linguistiques.

    Quelques recommandations avant de se lancer

    Laisser partir son enfant nécessite d’avoir discuté au préalable pour s’assurer que les choix de programmes sont les bons : la durée est-elle adaptée à l’âge de l’enfant et sa capacité à supporter l’éloignement ? Est-il assez mûr pour être immergé dans une famille inconnue ou l’internat est-il plus adapté ? En cas d’échange, est-il prêt à accueillir à son tour un autre enfant ? Bien se préparer, c’est mettre toutes les chances de réussite de son côté !

    2 Partir en Allemagne

    Le programme Brigitte-Sauzay

    Géré par l’OFAJ (Office franco-allemand pour la jeunesse), le programme Brigitte-Sauzay s’adresse aux élèves de la 4e à la 1re. Le principe ? Un échange franco-allemand de deux fois trois mois : votre enfant passe trois mois en Allemagne dans la famille de l’élève allemand et est scolarisé dans son collège pendant au moins six semaines. C’est ensuite à vous d’accueillir le correspondant allemand chez vous ! Chaque famille accueille le correspondant durant son séjour comme un membre à part entière de la famille, en veillant à sa bonne intégration au sein de la famille.

    L’OFAJ encadre l’échange grâce à un document nommé « dossier d’échange », rempli et signé par les familles et l’établissement scolaire.

    Une subvention forfaitaire pour frais de voyage peut être accordée par l’OFAJ. La demande doit être effectuée en ligne, au plus tard un mois avant le départ.

    Vous êtes intéressé par les séjours linguistiques ?

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    Macif Avantages !

    Bon à savoir

    La recherche du correspondant est à la charge de l’élève qui initie l’échange. Il peut pour cela consulter les petites annonces du site de l’OFAJ.
     

    • Renseignements : auprès du professeur d’allemand du collège et de l’OFAJ.
    • Inscription : au moins 1 mois avant le départ.
    • Bourse : l’OFAJ peut dans certains cas accorder un soutien financier pour couvrir les frais de voyage. La demande peut être effectuée directement en ligne.

    Pensez à l’autonomie financière de votre ado !

    Pour que votre enfant puisse être autonome financièrement durant son séjour linguistique, pensez à souscrire une carte bancaire pour mineur ou une carte prépayée.

    Le programme Voltaire

    Destinés aux élèves de 3e et 2nde, le programme Voltaire, également géré par l’OFAJ, permet de passer six mois en Allemagne. L’échange a lieu de mars à août pour les élèves français et de septembre à février pour les élèves allemands.

    Les organisateurs du programme se chargent de trouver une famille partenaire au participant. Les élèves Voltaire sont scolarisés dans les établissements de leurs partenaires. Pendant tout l’échange, Français et Allemands sont encadrés, dans chaque établissement, par un professeur tuteur chargé de veiller au bon déroulement de leur scolarité et de leur séjour. Ils sont également parrainés par un ancien participant.

    • Renseignements : auprès du professeur d’allemand du collège et de l’OFAJ.
    • Inscription : fin octobre, début novembre pour un départ en mars de l’année suivante.
    • Bourse : 10 euros par semaine et un forfait pour frais de voyage. La demande peut être effectuée directement en ligne.

    Et aussi…

    L’OFAJ propose de nombreuses formules d’échanges franco-allemands, mais aussi des cours de langues binationaux ou des échanges dans des tiers lieux (votre ado ne sera pas hébergé dans une famille d’accueil, mais dans une autre structure d’accueil, comme une auberge de jeunesse par exemple). Le tout est à découvrir sur le site.

    Votre ado part en séjour linguistique ?

    Donnez-lui de l’autonomie en optant pour la
    carte prépayée 12-17 ans Macif !

    3 Partir au Royaume-Uni

    Pour s’envoler pour le Royaume-Uni, il faut d’abord demander à l’école de votre ado et à votre mairie s’ils ont des programmes d’échanges ou des partenariats avec des écoles anglaises. Si ce n’est pas le cas, des plateformes web de mise en relation des familles pour des échanges linguistiques existent. Vous pouvez également passer par des associations spécialisées ou par des organismes spécialisés privés dans la recherche de familles d’accueil.

    Gardez votre ado au bout du fil !

    Si votre ado part pour l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne ou un autre pays de l’Espace Économique Européen(1), son forfait téléphonique français vous permettra de le joindre, sans que vos appels ou vos SMS ne soient surfacturés(2).

    4 Partir en Espagne… Ou ailleurs

    Erasmus+ scolaire

    Erasmus+ est un programme européen qui œuvre pour l’éducation, la formation et le sport, notamment via les échanges pour les élèves et les étudiants. Mis en place dans la plupart des universités mais aussi dans de nombreux collèges et lycées, les échanges Erasmus+ scolaires permettent à des classes ou des groupes d’élèves de travailler sur un projet commun et de séjourner dans le pays entre trois jours et deux mois. Toujours dans le cadre d’Erasmus+, les lycéens peuvent aussi partir à titre individuel dans le lycée d’un autre pays, pour une durée de deux à 12 mois.

    Pour accéder aux échanges Erasmus+, il faut que l’établissement de votre enfant ait noué un partenariat avec un collège ou un lycée du pays où il souhaite séjourner.

    Les partenariats Erasmus+ enseignement scolaire favorisent la mobilité des élèves dans le cadre de séjours scolaires. Il s’agit de mobilités courtes sous forme d’échanges de classes d’élèves pour une durée inférieure à deux mois ou de mobilités de longue durée (de 61 jours à 12 mois) pour les élèves de 14 ans et plus. Les coûts liés aux activités de mobilités (frais de voyage et d’hébergement, frais de préparation linguistiques) sont pris en charge par le programme Erasmus+ enseignement scolaire.

    Doit-on souscrire à une assurance particulière ?

    Outre la carte européenne d’assurance maladie, à demander à votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), les familles sont invitées à contacter leur compagnie d’assurance afin de connaître la couverture à l’étranger de leur enfant en cas de maladie ou d’accident, mais aussi pour s’assurer que son assurance responsabilité civile est bien valable à l’étranger.
     

    Carnet d’adresses pour vous y retrouver…

    • OFAJ ;
    • British Council ;
    • Euroguidance : réseau européen pour la mobilité en Europe, soutenu par l’Union européenne ;
    • L’agence Erasmus+ : tout savoir sur ce programme global d’échange européen pour les jeunes collégiens, lycéens et étudiants ;
    • Eduscol : liste des programmes et des bourses de mobilité européenne destinés aux élèves des collèges et lycées.

    L’Essentiel de l’article

    • Renseignez-vous d’abord auprès de l’établissement scolaire de votre enfant : il fait peut-être partie d’un programme d’échange.
    • Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers votre académie de rattachement.
    • Il existe des programmes Erasmus+ pour les collèges et lycées.

    (1) L’Espace Économique Européen (EEE) comprend les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Norvège, Islande et Liechtenstein.

    (2) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, « Téléphonique mobile : quels frais à l’étranger », 2019.

  • Foot : les filles sur le terrain !

    Foot : les filles sur le terrain !

    Qui a dit que le ballon rond était une affaire de garçons ? Les filles sont de plus en plus nombreuses à enfiler leur maillot. 163 000 (1) d’entre elles sont licenciées à la Fédération française de foot en 2019 (FFF). Encouragés par un plan de féminisation lancé en 2012 par la FFF, de nombreux clubs ont ouvert des sections féminines. Si la moitié des clubs avait une section réservée aux femmes il y a cinq ans, aujourd’hui deux clubs sur trois en ont créé.

    L’objectif pour l’année 2020, franchir le cap des 200 000 joueuses !

    En quoi consiste le plan de féminisation de la FFF ?

    Afin d’inciter les femmes à jouer au football, la FFF a mis en place des actions au cœur des régions. La campagne « Mesdames, franchissez la barrière » a permis de sensibiliser chaque club. Des éléments de langage ont été envoyés aux dirigeants afin de les aider à trouver les bons mots pour recruter de nouvelles joueuses. Des objets promotionnels et des affiches accompagnent aussi ce dispositif. Par ailleurs, depuis 2012, chaque club dispose d’une personne référente qui se charge de l’accueil et du suivi de chaque nouvelle joueuse. Des missions éducatives ont aussi été mises en place auprès des plus jeunes au travers du programme « Le football des princesses » : chaque enseignant reçoit un kit pédagogique lui permettant d’animer une séance de football. Une semaine dédiée au football féminin organisée en mai a aussi vu le jour. Enfin, 70 anciennes joueuses internationales ont été désignées comme ambassadrices : elles relaient donc leur expérience auprès du grand public. Autant de prises de parole qui permettent d’encourager les jeunes filles à jouer au football.

    À 11 ans, Alma est une mordue de foot. Elle évoque en compagnie de son papa, Jean-Christophe, sa passion et la manière avec laquelle elle s’est intégrée dans une équipe mixte.

    1 À quel âge as-tu eu envie de faire du foot ?

    Alma : « Dès l’âge de 5 ans. J’avais l’habitude de jouer au foot avec mes frères. J’aimais beaucoup ça ! Quand j’ai eu 6 ans, mes parents se sont renseignés pour m’inscrire dans un club. Une association créait justement une équipe de filles : on a sauté sur l’occasion ! »

    2 Aujourd’hui, tu joues dans une équipe de filles ?

    Alma : « Non, car la section filles n’a pas tenu longtemps. Il n’y avait pas assez de joueuses. Deux ans après le début de l’équipe, je me suis retrouvée toute seule parmi des garçons. Du coup, j’ai intégré une équipe de garçons qui avaient un an de plus que moi. L’entraîneur m’a encouragée à participer aux entraînements. Mais je faisais des exercices spécifiques pendant que les garçons disputaient de vrais matchs. Du coup, je m’ennuyais et j’en ai parlé : je voulais absolument participer aux matchs ! Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je joue dans ma catégorie tous les lundis et vendredis et j’ai droit au même traitement que les garçons. Et puis je ne suis plus la seule fille de l’équipe car ma meilleure amie, que j’ai initiée au foot, a rejoint mon club ! »

    x3

    Le nombre de femmes affiliées à la FFF a quasiment triplé en 7 ans : on n’en comptait que 55 000 en 2011 ! (1)

    3 Comment se comportent les garçons avec une fille dans leur équipe de foot ?

    Alma : « Pas toujours bien, car ils n’ont pas l’habitude de jouer au foot avec des filles… Au début, j’avais le droit à : « Mais t’es une fille ou un garçon ? ». Ce n’est pas toujours agréable. Un jour, j’ai tiré et le gardien a arrêté le but. Ils m’ont dit que j’étais nulle… Quand je jouais avec les filles, je n’avais jamais connu ça. Aujourd’hui, ils me connaissent tous et ils ne se moquent plus de moi : je fais vraiment partie de l’équipe ! »

    Le foot féminin passionne de plus en plus !

    En avril 2011, le match opposant les Lyonnaises aux Parisiennes, a battu un record d’affluence en France pour un match de foot féminin, avec 26 000 spectateurs dans le stade (2). À l’étranger, le foot féminin fait aussi des émules puisqu’en mars 2019, le match opposant l’Atlético de Madrid au FC Barcelone a rassemblé plus de 60 000 spectateurs (3) ! La rencontre avait lieu dans le stade madrilène Wanda Metropolitano.

    4 Comment cela se passe-t-il sur le terrain ?

    Jean-Christophe, le père d’Alma : « Alma se comporte avant tout comme une joueuse de foot. Quand elle entre sur le terrain, elle est là pour jouer, pas pour défendre son identité de fille. Certains garçons pourraient l’exclure et ne pas lui faire de passes, mais heureusement, le foot féminin devient de plus en plus populaire et les mentalités ne cessent d’évoluer. Mais je constate que c’est surtout un phénomène de groupe. Quand ma fille débarque sur un terrain avec deux garçons, ça se passe toujours mieux que quand ils sont quinze. Plus les filles seront nombreuses sur le terrain, plus l’idée que ce sport n’est pas réservé aux hommes entrera dans les mœurs ! »

    Alma : « Au début, quand je descendais au parc en bas de la maison et que je demandais à jouer, les garçons me laissaient attendre sur le côté, ou ils me cantonnaient au goal ou à la défense. Je suis souvent rentrée en pleurs à la maison… Aujourd’hui, ils ont compris que je savais jouer : ça change tout ! »

    Et la féminisation de l’arbitrage ?

    La France compte 1 000 femmes arbitres pour 26 000 hommes (4). Le 28 avril 2019, Stéphanie Frappart a été la première femme à arbitrer un match de Ligue 1 (Amiens-Strasbourg) (5). Elle participera également à l’arbitrage de la prochaine Coupe du monde.

    5 Ce sport est-il source d’épanouissement ?

    Jean-Christophe : « Oui, en se confrontant ainsi aux garçons, Alma a dû déployer des forces pour s’imposer. Elle a appris à s’affirmer dans un monde masculin, ça a forgé son caractère. Je suis fier d’elle ! Physiquement, elle se donne à fond. Elle est très dynamique, a besoin de se dépenser. Ce sport lui convient bien. »

    Alma : « C’est vrai, je suis moins timide. Avant, je n’osais pas demander à jouer. Je restais sur le bord du terrain et j’attendais qu’on m’autorise à entrer. Aujourd’hui, je m’impose et pendant les matchs, je dis aux garçons de me faire des passes, comme dans une vraie équipe ! »

    Vous êtes sociétaire Macif ?

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    Bon à savoir

    Une enquête menée par l’UEFA (6) sur 4 000 adolescentes a montré que le football boosterait davantage la confiance en soi que la plupart des autres sports. 80 % des jeunes footballeuses déclaraient avoir plus confiance en elles et 48 % se sentir moins complexées.

    6 Envisages-tu une carrière professionnelle dans le foot féminin ?

    Alma : « Je ne sais pas encore. Mais je compte changer de club bientôt pour rejoindre le FC Paris, un club qui a une équipe féminine. Cela me permettra de faire des déplacements et de disputer plus de matchs : j’ai hâte ! »

    L’Essentiel de l’article

    • La Coupe du monde de foot féminin se tiendra en France du 7 juin au 7 juillet 2019.
    • Depuis 2012, la FFF encourage les filles à jouer au football au travers de son plan de féminisation.
    • En 2019, la France compte 163 000 joueuses de foot (1). Objectif : 200 000 joueuses en 2020 !

    (1) Fédération française de football
    (2) Europe 1, « Foot féminin : Lyon écrase le PSG, record d’affluence en France », 2019
    (3) L’équipe, « Record mondial d’affluence battu pour un match de clubs féminins », 2019
    (4) Fédération française de football
    (5) France Info
    (6) UEFA, 2017

  • Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    Congé de présence parentale : faire face au handicap de son enfant

    1 Le congé de présence parentale

    Comment concilier vie professionnelle et vie privée lorsque vous êtes parent d’un enfant souffrant d’un handicap ? L’aménagement du temps de travail peut vous permettre de relever ce défi.

    Vous êtes salarié du secteur privé, de la fonction publique (après une année d’ancienneté) ou chômeur rémunéré ? Saviez-vous que vous pouvez demander à votre employeur (qui ne peut pas refuser) de prendre un congé de présence parentale pour s’occuper de votre enfant à charge de moins de 20 ans atteint d’une maladie grave, d’un handicap ou victime d’un accident.

    Vous devez faire votre demande de congé de présence parentale directement auprès de votre employeur, au minimum 15 jours avant la date de début du congé. Cette demande doit s’effectuer par lettre recommandée avec avis de réception ou remise en main propre contre décharge (signée à la date de la remise). Vous devez également justifier votre demande de congé par un certificat médical qui atteste de l’état de santé de votre enfant et de la nécessité de votre présence à ses côtés.

    Vous disposez alors d’une réserve de 310 jours ouvrés de congés (par enfant et par maladie, accident ou handicap), que vous utilisez en fonction de vos besoins dans la limite de trois ans maximum. Sachez toutefois que les jours ne peuvent pas être fractionnés en demi-journées.

    Concrètement, pendant la durée de votre congé, vous ne percevez pas votre salaire : votre contrat de travail est suspendu. Afin de compenser cette perte de revenus et de subvenir à vos besoins, vous pouvez bénéficier de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) à demander auprès de votre CAF.

    Vous aidez un proche au quotidien ?

    La Macif s’engage auprès des aidants. Renseignez-vous sur le site aveclesaidants.fr !

    Loi du 8 mars 2019 : ce qui change

    La loi du 8 mars 2019 renforce la prise en charge des cancers pédiatriques par la recherche, le soutien aux aidants familiaux, la formation professionnelle et le droit à l’oubli :

    • la durée du congé de présence parentale est désormais prise en compte en totalité (et non pour moitié) pour le calcul de droit à l’ancienneté dans l’entreprise. C’est-à-dire que si vous prenez 22 jours de congés dans le mois, ils seront comptabilisés dans le calcul de votre ancienneté ;
    • le certificat médical détaillé qui doit préciser la durée prévisible du traitement peut aller jusqu’à 1 an (au lieu de six mois auparavant) ;
    • au-delà de trois ans, le droit à l’AJPP peut être ouvert en cas de rechute ou de récidive de la pathologie de l’enfant nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants ;
    • la Caisse d’allocations familiales (CAF) est tenue d’informer le bénéficiaire de l’AJPP des modalités de demande de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    2 L’allocation journalière de présence parentale (AJPP)

    Si vous arrêtez ponctuellement votre activité professionnelle (salarié du secteur privé ou agent du secteur public) ou votre recherche d’emploi (chômeur indemnisé) pour vous occuper de votre enfant gravement malade, accidenté ou en situation de handicap, vous pouvez percevoir l’allocation journalière de présence parentale (AJPP).

    Elle est versée par la CAF dans la limite de 22 jours par mois. Le montant de l’allocation journalière de présence parentale est de 43,71 euros/jour si vous êtes en couple et 51,92 euros/jour pour une personne seule. Si les deux parents s’arrêtent, ils peuvent chacun percevoir 43,71 euros/jour. Attention, vous devez faire une nouvelle demande accompagnée d’un nouveau certificat médical tous les six mois. (1)

    Cette aide peut être cumulée avec l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Une aide complémentaire pour frais de garde d’un montant de 111,78 euros peut également vous être versée sous conditions de ressources (26 499 euros pour une personne seule, 35 020 euros pour un couple).

    Bon à savoir

    Ces prestations sociales prévues par la loi ne sont pas considérées comme des rémunérations et sont non imposables. (2)

    Don de jours de repos à un parent d’enfant gravement malade

    Vous avez envie d’être solidaire avec un de vos collègues arrêté pour s’occuper de son enfant gravement malade ou en situation de handicap ? Vous pouvez renoncer en accord avec votre employeur à tout ou partie de vos jours de repos (RTT, congés payés ou jour de récupération non pris) au bénéfice d’un autre salarié pour qu’il passe un peu plus de temps avec son enfant. (3)
     

    Envie d’en savoir plus sur les solutions qui redonnent de l’autonomie face au handicap ?

    Rendez-vous aux différents salons Autonomic organisés dans plusieurs villes de France en partenariat avec la Macif !

    L’Essentiel de l’article

    • Pendant la durée du congé de présence parentale, le contrat de travail est suspendu.
    • Sans contrat, le salarié ne perçoit pas de rémunération. En revanche, il peut bénéficier de l’AJPP : l’allocation journalière de présence parentale.

    (1) CAF, « L’allocation journalière de présence parentale (Ajpp) »
    (2) URSSAF, « Les congés »
    (3) Ministère du Travail, « Les congés et absences pour enfant malade », 2018

  • Quel sport choisir pour un enfant entre 3 et 6 ans ?

    Quel sport choisir pour un enfant entre 3 et 6 ans ?

    1 Les sports collectifs

    Pour un enfant entre 3 et 6 ans, la pratique d’un sport collectif s’inscrit dans la continuité de l’apprentissage de la sociabilisation commencé à la crèche. L’enfant apprend l’autonomie tout en travaillant par la même occasion son rapport aux autres. Accessibles sous forme d’initiation, les sports collectifs véhiculent auprès des plus jeunes des valeurs comme l’esprit d’équipe. Ils favorisent la sociabilité, le respect des règles du jeu et les décisions de l’arbitre. Si votre enfant est plutôt de nature timide et introvertie, il apprendra à trouver sa place, à s’insérer au sein d’un groupe et à communiquer avec les autres. Le foot notamment est plébiscité pour l’esprit d’équipe qui y règne. Le basket développe l’élongation et la souplesse, la rapidité et l’endurance. Toutefois, gardez en tête qu’il s’agit d’un sport qui s’appuie beaucoup sur les articulations, les genoux et les chevilles en particulier. Le rugby, lui est un sport de contact (n’ayez crainte, les plaquages sont proscrits pour les enfants de moins de 12 ans), tout particulièrement recommandé pour l’adresse. Il enseigne également la discipline, la rigueur et l’altruisme. Enfin, le handball qui a la particularité de se jouer sur un terrain de petite taille développe le sens tactique et la rapidité de prise de décision.

    6 heures de sport extrascolaire par semaine

    C’est le maximum conseillé pour un enfant de 6 ans (1).

    À savoir

    Pour inscrire votre enfant à une activité sportive, la présentation d’un certificat médical de non-contre-indication à la pratique de la discipline concernée, et daté de moins d’un an, est obligatoire (2).

    2 Les sports individuels

    Faire des roulades, des jeux aquatiques ou encore de la danse, enchante très vite les plus jeunes. La plupart des sports individuels peuvent débuter dès 4 ou 5 ans et sont appréciés pour leur aspect ludique. Afin que votre enfant s’y sente bien, il doit pouvoir découvrir la discipline tout en s’amusant. La natation, par exemple, en plus d’être une activité divertissante, permet d’accroître la souplesse musculaire, et ceci sans aucune résistance ni onde de choc grâce à l’effet d’apesanteur. La nage développe également la coordination motrice mieux que n’importe quelle autre discipline. Généralement praticable dès 5 ans, le tennis apprend aussi à bien coordonner ses mouvements tout en sachant adapter son jeu face à un partenaire. Avec l’athlétisme, aucun risque qu’il ne se lasse. Cette discipline se compose de nombreuses spécialités : course haie, saut, sprint, lancer… Pareil avec la danse africaine, classique ou contemporaine, il aura l’embarras du choix. Entre l’art et le sport, la danse permet de travailler l’expression corporelle, l’équilibre et enseigne le sens du rythme.

    20 000

    C’est le nombre d’enfants de moins de 6 ans licenciés dans un club de natation en France (3).

    3 Les arts martiaux

    Taper, tomber, se débattre sont des comportements qui apparaissent très tôt chez l’enfant. C’est pourquoi les arts martiaux sont adaptés aux jeunes. Même s’il s’agit de sports de combat, les arts martiaux ne sont pas des disciplines agressives. Ils fournissent des techniques défensives non violentes. Recommandés pour les enfants peu confiants ou turbulents, ils apprennent à canaliser leur énergie dans le respect des règles et de ses adversaires. Le judo apprend à avoir un bon équilibre sur ses jambes, à se défendre, soulever une charge et à chuter sans se blesser. Plus qu’un sport, le judo est une école de la vie. Il inculque des valeurs comme le respect, la solidarité et apprend la maîtrise de soi. Le karaté, quant à lui, est davantage un sport d’attaque : il permet de se défouler et de se libérer des tensions tout en respectant son adversaire. La capoeira se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et acrobatique.

    Bon à savoir

    Si vous hésitez entre plusieurs sports, profitez des cours d’essai gratuits, proposés par de nombreux clubs et associations. Ces séances sont un bon moyen de se faire une idée des entraînements et de l’ambiance. Les mairies organisent également des journées associatives pour faire découvrir aux enfants les différents sports possibles.

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    * Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Pratiquer une activité sportive est indispensable au développement physique et psychomoteur de l’enfant.
    • Les sports collectifs favorisent la sociabilité.
    • Les sports individuels conviennent bien au tempérament indépendant.
    • Le judo permet de pratiquer un sport de combat en suivant un code de conduite.

    (1) IRBMS
    (2) Ministère des Sports, « Certificat médical »
    (3) Fédération française de natation
    Fédération française de football
    Fédération française de basketball
    Fédération française de rugby
    Fédération française de handball
    Fédération française de tennis
    Fédération française d’athlétisme
    Fédération française de judo
    Fédération française de karaté

  • Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    Allergie alimentaire chez l’enfant : comment les détecter ?

    1 Quels sont les symptômes d’une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question. Chez les nourrissons et chez les enfants, l’allergie atteint souvent le tube digestif et provoque des vomissements, des diarrhées ou des douleurs abdominales, mais les symptômes peuvent être plus sévères : urticaire autour de la bouche, œdème des lèvres et de la langue, irritation de la gorge, diarrhée, vomissements, asthme… Dans des cas extrêmes, une allergie alimentaire peut provoquer un choc anaphylactique, qui se traduit souvent par une chute de la tension artérielle voire une perte de conscience, qui exceptionnellement peut être fatal.

    Entre 5 et 8 % des enfants

    seraient touchés par une allergie alimentaire, contre 3 % des adultes (3).

    2 Quels sont les aliments le plus souvent en cause ?

    Jocelyne Just : Le lait de vache, les œufs et l’arachide sont les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez l’enfant (1). En grandissant, s’ajoutent à ces trois aliments les fruits à coque (noisette, amandes, noix…), les légumineuses (comme l’arachide), les poissons de mer, les crustacés, le lait de chèvre et de brebis pour les allergies les plus fréquentes. Il faut noter que le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique, qu’il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    3 Comment peut-on s’assurer qu’il s’agit véritablement d’une allergie ?

    Jocelyne Just : Le diagnostic est parfois difficile. Il faut consulter un allergologue spécialisé en allergie alimentaire. Celui-ci peut vous demander la tenue d’un journal alimentaire où seront notés tous les aliments ingérés afin de l’aiguiller dans ses recherches. Il procédera ensuite à des tests cutanés puis des tests sanguins pour valider son diagnostic.

    Bon à savoir

    Le remboursement par la Sécurité sociale d’une consultation d’un allergologue est effectué au taux de 70 %, si la consultation est effectuée dans le respect du parcours de soins (patient adressé à l’allergologue par son médecin traitant). La prise en charge de l’assurance maladie est au taux de 100 % pour les patients bénéficiaires de la CMU-C et pour ceux qui consultent dans le cadre de leur affection de longue durée (ALD).

    4 Quels sont les facteurs qui expliquent une recrudescence des allergies alimentaires de l’enfant ?

    Jocelyne Just : Notre mode de vie actuel explique en partie cette recrudescence. En s’éloignant de la nature et des animaux, nos muqueuses sont devenues plus sensibles et les microbes non pathogènes qui les recouvrent sont devenus moins diversifiés. Par ailleurs, notre alimentation, riche en sucres, en graisses et en produits remaniés incluant de nouveaux allergènes, favorise une hypersensibilité alimentaire. Par exemple, de nombreux produits contiennent aujourd’hui des liants à base de pois, et les allergies à cet ingrédient augmentent.

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    5 Comment traite-t-on une allergie alimentaire ?

    Jocelyne Just : Le traitement d’une allergie alimentaire repose sur l’éviction absolue de l’aliment responsable. Pour certains aliments comme les œufs, le lait, le blé, cela peut être complexe car on en trouve dans de nombreux produits industriels. Il faut donc apprendre au patient et à sa famille à déchiffrer les étiquettes et à reconnaître les symptômes de l’allergie. L’enfant doit alors avoir avec lui une trousse d’urgence avec un antihistaminique, plus exceptionnellement des corticoïdes, voire de l’adrénaline auto-injectable. Dans certains cas d’allergies sévères ou qui ne guérissent pas seules (comme des allergies au lait, œuf, gluten ou encore à l’arachide), on peut procéder à un travail de désensibilisation dans un centre spécialisé.

    6 Certaines allergies disparaissent-elles d’elles-mêmes ?

    Jocelyne Just : Oui, presque toutes les allergies au lait et à l’œuf chez le nourrisson disparaissent seules entre 18 mois et deux ans. En revanche, seules 20 % des allergies à l’arachide disparaissent vers l’âge de 6-7 ans. Et certaines vont perdurer et constituer un handicap dans la vie courante.

    Quels documents apporter à la crèche ou en milieu scolaire en cas d’allergies ?

    Si votre enfant est allergique, vous devez fournir à la crèche ou à l’école un projet d’accueil individualisé (PAI). Il s’agit d’un document écrit par le médecin traitant de l’enfant. Il lui permet d’être accueilli en toute sécurité en bénéficiant de son traitement médicamenteux, de son régime alimentaire ou d’aménagements spécifiques à son cas.

    L’Essentiel de l’article

    • Les symptômes d’une allergie alimentaire sont visibles entre 20 minutes et deux heures après l’ingestion de l’aliment en question.
    • Le lait de vache, les œufs et l’arachide figurent parmi les aliments les plus connus pour provoquer une réaction allergique chez les enfants (1).
    • Le risque d’allergie alimentaire est de 10 % lorsqu’aucun des deux parents n’est allergique. Il passe à 30 % lorsqu’un des parents est allergique et grimpe à 50 % lorsque les deux parents sont concernés (2).

    (1) Association Asthme & Allergies, « L’enfant allergique », 2018
    (2) Traité d’allergologie, page 345
    (3) Ministère de la Santé

  • Le MuMo fait voyager l’art au cœur des régions

    Le MuMo fait voyager l’art au cœur des régions

    1 Le MuMo a déjà une longue histoire, pouvez-vous nous raconter comment est née l’idée ?

    Ingrid Brochard : L’aventure du MuMo a commencé en 2008 avec un premier camion créé à partir d’un container par Adam Kalkin, architecte et artiste américain. Nous exposions alors des œuvres créées spécialement par les artistes pour le MuMo. Le camion a circulé pendant six ans : c’était un projet un peu fou, utopique, qui nous a emmenés sur les routes de France, de Belgique, en Afrique… Très vite, nous avons été amenés à travailler avec l’Éducation nationale et le ministère de la Culture. Quand le président de la République François Hollande a lancé le dispositif La France s’engage, nous avons présenté un nouveau projet de musée mobile itinérant qui aurait pour vocation de faire circuler les œuvres des collections des musées nationaux. Je suis alors entrée en contact avec Matali Crasset, une designer qui travaille beaucoup sur l’accès à l’art et l’ouverture, et qui a une vraie écoute et compréhension des besoins des publics et des commanditaires de projet. Notamment, elle a su créer des espaces de vie et d’interaction pas seulement dans le camion, mais aussi autour, ce qui était capital dans l’approche que nous voulions proposer.

    20 000

    visiteurs profitent des expositions du MuMo chaque année.*

    2 À quels publics s’adresse ce nouveau MuMo ?

    Ingrid Brochard : J’avais remarqué avec le premier MuMo que de nombreux publics étaient coupés du monde de l’art, que ce soit pour des raisons économiques, géographiques ou culturelles. Or l’art est un formidable outil d’éveil au monde, et je souhaitais offrir cette chance de premier contact avec des œuvres contemporaines, un peu sur le modèle des bibliobus qui se déplacent pour apporter des livres dans les quartiers. Nous tournons dans les secteurs éloignés des musées, donc principalement dans les banlieues et en campagne. Et où que nous allions, nous sommes toujours très bien reçus ! Les jeunes comme les parents sont ravis qu’on vienne au-devant d’eux pour leur présenter ces œuvres. Les visites se font en famille ou entre amis, c’est vraiment très varié. Parce qu’au-delà de l’expérience artistique et esthétique du camion qui se déplie pour présenter les œuvres, il y a une vraie dimension sociale : tout le monde est invité à la visite, tous âges confondus.

    3 Comment sont organisées les tournées ?

    Ingrid Brochard : Les quartiers et villages sont choisis en concertation avec les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain) dont nous exposons les œuvres, les DRAC (Directions régionales des affaires culturelles), l’éducation nationale et les collectivités locales, lors d’un comité de pilotage où l’on étudie les besoins des territoires pour fixer l’itinéraire de chaque tournée. Chaque tournée dure environ deux mois ou deux mois et demi, avec 10 à 12 étapes où nous restons environ une semaine. Ce temps nous permet de nouer de vrais contacts au sein du quartier, d’instaurer une forme pérenne de vivre ensemble et d’attirer des publics différents au fil des jours : d’abord, les enfants et les ados via les visites organisées avec l’école et les ateliers pédagogiques. Le soir et les week-ends, nous faisons des portes ouvertes pour tout public, et le vendredi, c’est le jour où nous exposons les œuvres produites par les enfants pendant les ateliers. Cette création de lien social sur la durée est vraiment au cœur du projet, c’est pour cela que nous restons plusieurs jours sur chaque étape.

    4 Quels types d’œuvres présentez-vous ?

    Ingrid Brochard : Aujourd’hui, nous travaillons uniquement avec les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain), avec l’idée, aussi, de faire la promotion des musées régionaux et du patrimoine artistique local. Ce sont donc des expositions qui changent en fonction du territoire… Cela ne veut pas dire que ce sont des artistes issus du terroir, mais que nous présentons des œuvres « domiciliées » dans la région. Par exemple, du 9 février au 12 avril 2019, nous sommes en Auvergne où nous présenterons des œuvres ayant déjà fait l’objet d’expositions au FRAC à Clermont-Ferrand (63), comme celles d’Abdelkader Benchamma, un artiste français exposé dans le monde entier, ou du dessinateur suisse Marc Bauer.

    5 Comment est financé le projet ? Son avenir est-il assuré ?

    Ingrid Brochard : Grâce à notre approche basée sur la promotion de l’art comme vecteur de lien social, nous avons obtenu une subvention de l’État (notamment dans le cadre du dispositif La France s’engage) et d’autres partenaires dont la Fondation d’entreprise du groupe Macif pour construire ce nouveau camion et avoir les fonds nécessaires au fonctionnement quotidien. Comme nos tournées ont beaucoup de succès, nous sommes déjà « bookés » jusqu’en 2021, avec un rythme de passage triennal dans les différents quartiers. Évidemment, notre souhait serait d’avoir plus de camions pour pouvoir démultiplier notre action. C’est quelque chose sur quoi nous allons travailler dans les mois à venir…

    La culture pour tous !

    En soutenant le MuMo, la Fondation d’entreprise du groupe Macif permet aux habitants des zones péri-urbaines et rurales d’accéder facilement à l’art. Une action qui lutte contre la fracture territoriale !

    L’Essentiel de l’article

    • Le MuMo (musée mobile) est un camion qui présente une exposition itinérante d’art contemporain.
    • Il présente des œuvres des FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain) auprès des publics ayant peu accès aux musées.
    • Il a été développé en collaboration avec l’artiste et designer Matali Crasset.

    MuMo