Étiquette : Enfants

  • Nouvelles technologies et contrôle parental : jusqu’où faut-il (ne pas) aller ?

    Nouvelles technologies et contrôle parental : jusqu’où faut-il (ne pas) aller ?

    1 Des enfants hyperconnectés

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 34 % des élèves de CM2 possèdent leur propre smartphone, passant à 65 % après l’entrée en 6e (1). Un engouement qui questionne de nombreux parents, inquiets des risques potentiels liés à l’utilisation des nouvelles technologies : cyberharcèlement, pornographie, mais aussi retards de développement du langage et des apprentissages socioaffectifs (2), fatigue et irritabilité (2), surpoids et obésité (3), troubles psychiques comme la dépression ou les difficultés de concentration (4), etc.

    Résultat : les applications de contrôle parental foisonnent. Non seulement elles permettent de restreindre l’accès à des sites ou applications et de réduire les temps d’utilisation, mais elles permettent également de consulter ses messages, l’historique de son navigateur… De quoi rassurer les familles, mais cela peut susciter des comportements excessifs de la part des parents et des frustrations chez les enfants. Après tout, eux aussi ont leur droit à leur part d’intimité… C’est même une recommandation de la CNIL (5) !

    2 Expliquer les dangers pour mieux les éviter

    Pour les parents, il reste néanmoins primordial de sensibiliser les enfants et les ados à un usage raisonné des écrans, autant en quantité que dans la nature des contenus et des services consommés. Pour Alexis de Maud’huy, coach émotionnel et auteur spécialiste des questions d’addiction aux écrans, il ne faut pas devenir technophobe, au contraire, mais apprendre aux adultes, aux enfants et aux ados à maîtriser cet outil :

    « Il est aujourd’hui tout à fait possible de paramétrer les appareils pour limiter les risques, notamment via les outils de contrôle parental ou tout simplement l’extinction du Wi-Fi la nuit. Bien sûr, ça ne remplace pas un accompagnement et une pédagogie adaptés à l’âge de l’enfant : un petit de moins de 5 ans ne devrait pas regarder un écran seul, mais toujours accompagné d’un adulte ! L’idée est d’avoir une discussion sur ce qui a été vu afin d’éviter une consommation passive “hypnotique”. Le temps passé devant l’écran est lui aussi important, et il doit être limité, mais la manière de consommer l’écran est clé, notamment chez les plus jeunes. »

    3 Des règles claires pour cultiver leur autonomie

    Pour autant, les appareils connectés ne sont pas des ennemis, bien au contraire… Bien utilisés, ce sont de précieux outils pédagogiques tout autant que des jouets aux multiples possibilités. Tout est question d’équilibre ! La bonne idée : un savant dosage de surveillance et d’autonomisation basée sur des règles claires et justes. Alexis de Maud’huy conseille d’agir dès le plus jeune âge pour mettre en place des routines qui responsabilisent les enfants sur l’utilisation des écrans et d’Internet. Elles pourront évidemment évoluer avec le temps, les besoins et les sensibilités de chacun : applications autorisées/interdites, plages horaires d’extinction du Wi-Fi, temps passé sur les écrans. Objectif : arriver à ce que l’enfant s’autorégule en posant un cadre clair et juste, au sein duquel il sera autonome.

    Pour maximiser les chances de succès, le choix des mots et la façon de présenter ces restrictions sont fondamentaux :

    « Il est essentiel d’introduire ces règles non pas comme des sanctions, mais comme une protection. C’est quelque chose qui doit être positif et présenté comme tel : ça permet d’éviter les mauvaises rencontres en ligne, de poster des choses qu’on regretterait ensuite, mais c’est aussi avoir plus de temps pour sortir et voir les copains, dessiner, faire de la musique… »

    Parmi les bonnes pratiques incontournables : le bannissement des appareils électroniques de la chambre à coucher pendant la nuit. En effet, la simple présence d’appareils, même éteints, suffit à perturber le sommeil des enfants et des ados. Ici, la volonté n’est pas en cause : s’ils se réveillent pendant la nuit, ils sont tentés de les utiliser et même s’ils ne le font pas, l’idée parasite l’esprit et empêche de se rendormir sereinement. Et parfois, la tentation est tout simplement trop forte…

    Les écrans, ça s’apprend !

    Le Conseil supérieur de l’audiovisuel propose un dépliant sur les bonnes pratiques d’usage des écrans pour les enfants : Les écrans, ça s’apprend. Consultable et téléchargeable sur le site du CSA, le livret propose des conseils pratiques pour l’éducation des enfants aux écrans (télévision, Internet) en fonction de leur âge : contrôle parental, types de contenus conseillés/déconseillés, etc.

    4 Quelques conseils pour une surveillance efficace et raisonnable

    Sécurisez l’utilisation

    • Expliquez les risques à vos enfants (par exemple, la pornographie ou le cyberharcèlement), et apprenez-leur à reconnaître et éviter les situations à risque. Ne les victimisez pas : expliquez-leur qu’ils doivent avoir un comportement responsable pour se protéger, mais aussi pour protéger les autres.
    • Utilisez le contrôle parental de façon raisonnée, pour limiter l’accès à certains sites et applis, mais pas pour lire les messages de vos enfants. Le respect de leur intimité est important ! Si vous suspectez une utilisation problématique ou du harcèlement, parlez-en avec lui et demandez-lui s’il serait d’accord pour vous montrer ses messages. S’il refuse, n’hésitez pas à en parler à un pédopsychiatre.

    Aidez-les à s’autoréguler dans leur utilisation

    • Bannissez les appareils électroniques des chambres pendant la nuit.
    • En dehors des périodes d’utilisation autorisées, rangez les appareils dans un tiroir.

    Pour les plus petits

    • Pour les 3-5 ans : ne les laissez pas utiliser un écran seul, et discutez ensemble de ce qu’il se passe sur l’écran.
    • Avant 3 ans, il est déconseillé de laisser les enfants utiliser des écrans quels qu’ils soient (6).

    Merci à Alexis de Maud’huy, coach émotionnel et auteur du livre Se protéger des addictions aux écrans, c’est parti !, paru aux éditions Jouvence.

    L’Essentiel de l’article

    • L’utilisation des appareils connectés doit faire l’objet de règles claires respectées par les enfants.
    • Une surveillance trop rapprochée peut déresponsabiliser l’enfant.
    • Le dialogue est essentiel pour sensibiliser les enfants aux risques liés aux nouvelles technologies.

    (1) LSA Commerce & Consommation, « À quel âge les enfants sont-ils équipés d’un smartphone », 2018.
    (2) Institut national de santé publique du Québec, « Le temps d’écran, une autre habitude de vie associée à la santé », 2016.
    (3) University of Alberta, 2012.
    (4) Université Toulouse III Paul Sabatier, « Impact des écrans sur le sommeil des enfants de 6 à 12 ans », 2018.
    (5) CNIL, « Montres connectées pour enfants : quels enjeux pour leur vie privée ? », 2018.
    (6) Conseil supérieur de l’audiovisuel, « Les enfants et les écrans : les conseils du CSA », 2018.

  • Comment protéger ses enfants en cas de décès ?

    Comment protéger ses enfants en cas de décès ?

    1 La donation simple : un coup de pouce fiscal non négligeable !

    Sachez qu’au cours de votre vie, si vous souhaitez commencer à protéger vos enfants en cas de décès, vous pouvez leur donner de l’argent mais aussi des biens meubles (voiture, tableau, bijoux…), immeubles et des valeurs mobilières (actions, parts sociales…). Chaque parent a la possibilité de donner la somme de 100 000 euros tous les quinze ans à ses enfants sans payer de droits de donation. En tant que couple, il est donc possible de transmettre à chacun de ses enfants 200 000 euros en exonération de droits. Cette somme peut être versée en une seule ou plusieurs fois au cours de cette période. Un coup de pouce fiscal fort intéressant auquel on peut ajouter une donation familiale de 31 865 euros tous les 15 ans dès lors que les enfants sont majeurs et que vous avez moins de 80 ans. En tout état de cause, pensez à déclarer cette donation aux impôts car en cas d’oubli, le délai de 15 ans ne court pas.

    En cumulant les donations classiques et ces dons familiaux d’argent soumis à un montant maximum de 31 865 euros (ces derniers peuvent être consentis en espèces, chèque ou virement), il est donc possible de faire une donation de 131 865 euros tous les quinze ans à ses enfants sans être taxé.

    « Au-delà de cette somme, des droits de donation s’appliquent. Le barème varie de 20 à 45 % », explique maître Nathalie Cozigou-Suhas.

    La notaire met cependant en garde contre certaines mauvaises surprises :

    « Imaginons le cas d’un couple qui donne à ses enfants 50 000 euros chacun. L’un d’eux achète un appartement grâce à cet apport. Le second dépense la somme au fil des ans. Au moment du décès des parents, si l’appartement de la fille a doublé de valeur (et vaut 100 000 euros), la sœur devra dédommager son frère de 25 000 euros pour compenser la plus-value qu’elle a réalisée sur l’appartement. Il s’agit d’une règle de droit civil qui s’ajoute au droit fiscal et on a tendance à l’oublier trop souvent. C’est la raison pour laquelle on encourage toujours nos clients à privilégier une donation-partage. La donation-partage consiste à transmettre et à répartir, de son vivant, tout ou partie de ses biens. Les deux parents peuvent ainsi consentir conjointement une donation-partage pour transmettre des biens personnels et des biens communs (donation « conjonctive ») », conclut la notaire.

    Les sommes transmises dans le cadre d’une donation-partage sont figées au jour de la donation, sans tenir compte d’une éventuelle plus ou moins-value intervenant entre cette date et la date du décès. Si les donations simples ont déjà été faites aux enfants, on réintègre les sommes versées par voie d’une donation-partage. Cela occasionne le paiement d’un droit de partage, égal à 2,5 % de la valeur du bien évalué au jour de la donation-partage. Mais qui évitera bien des difficultés par la suite… Cette donation fait l’objet d’une signature en présence des enfants chez le notaire.

    2,3

    Un ménage bénéficiant d’une donation avant 35 ans présente une probabilité d’achat immobilier 2,3 fois plus importante que le même ménage n’ayant pas profité d’une transmission.*

    2 Le testament : pour désigner un tuteur pour vos enfants

    En cas de décès d’un des parents c’est le parent survivant qui a la charge de l’éducation et de la gestion des biens des enfants mineurs. Si les deux parents disparaissent en même temps, ce sont les grands-parents, s’ils sont en capacité mentale et physique d’assumer cette charge, qui deviennent les tuteurs des enfants. Via un testament, vous pouvez prévoir la ou les personne(s) de confiance à qui vous souhaitez que la garde de vos enfants soit confiée. Il est possible de désigner un membre de la famille mais aussi un parrain ou encore un ami. Le juge aura néanmoins un droit de regard sur cette décision.

    « Il est important d’expliquer par écrit les raisons de ce choix, de mentionner le lien que l’enfant a créé avec cet adulte, les nombreuses vacances passées ensemble, les valeurs communes que vous partagez avec cette personne. Cela aidera le juge à valider cette décision », conseille Nathalie Couzigou-Suhas, notaire à Paris.

    Il est conseillé d’écrire un testament par parent. Cela permet d’envisager la situation où l’un des parents survivrait à l’autre mais décéderait avant la majorité des enfants.

    Le testament permet aussi de mentionner à qui vous confiez la jouissance de vos biens tant que vos enfants sont mineurs. Beaucoup de sites proposent l’enregistrement d’un testament en ligne mais ces sites ne vérifient pas la conformité du document. Enregistrer un testament chez le notaire permet d’être conseillé par un professionnel, de valider la vérité juridique du document et surtout que l’acte soit enregistré dans le fichier central des dispositions de dernières volontés, accessible à tous les notaires de France.

    Il est aussi possible de rédiger un testament chez le notaire en vue de protéger un majeur vulnérable et de prévoir ainsi un mandat de protection future pour autrui. La personne désignée aura alors la charge affective et matérielle de l’adulte majeur handicapé. Attention, ce mandat doit obligatoirement faire l’objet d’une signature chez le notaire.

    À savoir

    À l’heure actuelle, les abattements applicables aux donations-partages se renouvellent tous les quinze ans (100 000 euros par enfant et par donateur).

    3 Aider un enfant à un moment clé, une possibilité !

    Un de vos enfants a besoin d’un coup de main pour s’acheter un appartement ? D’une aide pour financer les études de son enfant ? Rien ne vous empêche de l’aider à un moment précis de sa vie. Si vous ne voulez pas l’avantager par rapport aux autres héritiers, vous pouvez lui faire une donation « en avancement de part successorale ». Ce coup de pouce financier sera alors déduit de sa part d’héritage à votre décès. Attention cependant à la difficulté évoquée plus haut : si l’enfant investit la somme dans un achat immobilier, il sera comptable de la plus-value conférée à son patrimoine par son investissement vis-à-vis des autres héritiers.

    À l’inverse, si vous voulez favoriser un enfant par rapport aux autres, il faut lui faire une donation « hors part successorale » (aussi appelée « préciput »). Ce que vous donnez lui est alors attribué en plus de sa part normale d’héritage. Le notaire devra alors l’indiquer dans l’acte. Veillez cependant à ne pas être trop généreux. En effet, vos enfants vont recueillir leur réserve, cette part minimale de votre héritage dont vous ne pouvez pas les priver. Car en France, il est impossible de déshériter ses enfants. La différence appelée « quotité disponible » peut être léguée à la personne de son choix voire même à un enfant en particulier.

    4 Gare aux transmissions anticipées

    Certains parents très prévoyants décident de transmettre une partie de leur patrimoine de leur vivant à un mineur. Dans ce cas, il s’agit d’une donation avec réserve d’usufruit. Cela permet au donateur de conserver la jouissance du bien (droit de l’utiliser et d’en percevoir les loyers) tout en réalisant la transmission de son patrimoine.

    « Il faut cependant savoir que si vous souhaitez finalement vendre votre bien, vous devrez obtenir l’accord du juge des tutelles si l’enfant est mineur et de l’enfant lui-même s’il est devenu majeur… Cela peut poser de nombreux désagréments et il vaut mieux y penser avant », avertit Maître Couzigou-Suhas.

    Au décès, les enfants qui ont reçu une donation du vivant de leurs parents n’ont rien à payer au titre des droits de succession même si leur père ou leur mère s’était réservé l’usufruit du bien de leur vivant. Cet usufruit s’éteint sans frais au décès des parents.

    Une donation n’est jamais un acte anodin et ne doit pas être effectuée dans un seul but fiscal.

    Maître Couzigou-Suhas

    L’Essentiel de l’article

    • Chaque parent peut faire une donation de 100 000 euros tous les quinze ans à chacun de ses enfants sans avoir à payer de droits de donation.
    • La donation-partage est très sécurisante car elle ne peut pas être remise en question, ni réévaluée, à l’ouverture de la succession du donateur.
    • Si l’un de vos enfants a besoin de votre aide financière au cours de sa vie, vous pouvez lui faire une donation « en avancement de part successorale ». Elle sera prise en compte au moment de la succession et vos autres enfants ne seront pas défavorisés.

    * Insee, « Inégalités de patrimoine entre générations : les donations aident-elles les jeunes à s’installer ? », 2014

  • Quelle épargne pour votre bébé ?

    Quelle épargne pour votre bébé ?

    1 Le livret A*

    Le livret A (1) est le compte d’épargne le plus connu. Vous pouvez ouvrir un compte pour votre enfant dès sa naissance. L’ouverture d’un tel livret est gratuite, tout comme les dépôts, les retraits, voire sa clôture. Avec un livret A, les fonds sont disponibles à tout moment. Vous pourrez épargner pour votre enfant jusqu’à 22 950 euros. Il s’agit là d’un plafond que vous ne pourrez pas dépasser. Sachez par ailleurs qu’une personne ne peut pas détenir plus d’un livret A. C’est à partir de ses 16 ans que votre enfant pourra retirer de l’argent de son livret A, à condition que vous – en tant que représentant légal – ne vous y opposiez pas. Si votre enfant vous réclame une partie de son argent épargné avant ses 16 ans, vous avez tout à fait la possibilité de retirer vous-même la somme demandée. Grâce au livret A, les sommes épargnées bénéficient d’un taux d’intérêt de 0,75 % tous les ans. Des intérêts qui sont exonérés d’impôts sur le revenu ainsi que de prélèvements sociaux.

    * Conditions en vigueur au 01/02/2019.

    Quelle épargne pour votre bébé ?

     

    2 L’assurance-vie : pensez-y !

    On y pense moins pour un enfant, mais vous pouvez lui ouvrir un contrat d’assurance-vie (2). Le fait qu’il soit mineur n’est pas un problème. L’important à retenir est que cette épargne ouverte au nom de l’enfant est disponible à tout moment et qu’elle est fiscalement optimisée au-delà de huit ans. Votre enfant bénéficiera d’un abattement sur la part des plus-values rachetées à partir de huit ans d’ancienneté du contrat. En effet, les plus-values d’assurance-vie sont soumises à l’impôt sur le revenu. Au bout des huit ans d’ancienneté, le souscripteur pourra bénéficier d’un abattement annuel de 4 600 euros sur ces plus-values.

    Si vous pensez donc à cette solution, n’oubliez pas que vous avez deux options intéressantes :

    • vous lui ouvrez un contrat à son nom et déposez l’argent qui sera à sa disposition pour ses 18 ans ;
    • vous ouvrez un contrat à votre nom, mais dont le capital lui est réservé en cas de décès. Aussi, vous gérez totalement le capital qui sera exonéré de droits de succession. Il est possible de prévoir dans la clause bénéficiaire du contrat que ce capital soit bloqué jusqu’à sa majorité, voire jusqu’à ses 25 ans.
    Quelle épargne pour votre bébé ?

     

    Vous voulez épargner l’esprit tranquille ?

    Le contrat d’assurance-vie Multi Vie de la Macif vous permet de dynamiser votre épargne à votre rythme.*

    Trois bonnes raisons d’ouvrir une épargne dès la naissance de son enfant

    • 1

      Études, logement, séjours… Votre enfant partira avec une longueur d’avance dans la vie s’il bénéficie d’une première épargne à ses 18 ans.

    • 2

      Même en épargnant de faibles sommes tous les mois, vous bénéficierez d’un temps long d’épargne. De quoi remplir la tirelire de votre enfant et lui permettre de bénéficier de sommes intéressantes à sa majorité (pour ses études, lancer son entreprise, acheter un bien immobilier, etc.). Par exemple, en déposant ne serait-ce que 50 euros par mois, cela représente 10 800 euros versés à ses 18 ans (hors taux d’intérêt). Si vous avez les moyens d’épargner 100 euros, il profitera de 21 600 euros (hors taux d’intérêt) : de quoi remplir quasiment son livret A.

    L’Essentiel de l’article

    • Le livret A : une solution d’épargne facile et avantageuse.
    • L’assurance-vie : parce qu’il n’est jamais trop tôt pour épargner sur du très long terme.

    (1) Service Public, « Livret A », 2018.
    (2) Service Public, « Contrat d’assurance-vie : fonctionnement », 2018.
    (3) Service Public, « Plan épargne logement (PEL) », 2018.

    * Multi Vie est un contrat d’épargne assurance-vie multisupport assuré par Mutavie. Sur les supports en unités
    de compte, il existe un risque de perte en capital.

  • 5 conseils pour choisir une nounou

    5 conseils pour choisir une nounou

    1 Vérifiez les références de la nounou

    L’auxiliaire parentale

    C’est l’autre nom donné à la « nounou » pour la différencier de l’assistante maternelle agréée ou de la baby-sitter. Vous l’employez via un contrat pour qu’elle s’occupe de vos enfants à votre domicile, mais elle n’est pas forcément diplômée.

    Accompagner vos enfants à l’école et/ou à leurs activités, les garder à votre domicile, préparer leurs repas et les aider à bien manger ou encore s’occuper de leur hygiène fait partie des tâches accomplies pour une nounou.

    Vous pouvez y ajouter, avec son accord, quelques tâches ménagères qui vous déchargeront. Elle est évidemment présente pour assurer la sécurité de vos enfants à la maison et à l’extérieur.

    Le curriculum vitae

    Vous devez choisir la nounou de vos rêves et donc avoir un maximum de garanties pour employer l’heureux(se) élu(e). Vous allez par conséquent devenir employeur d’une personne qui n’a pas d’agrément, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de lien avec une structure de l’État comme les centres de protection maternelle et infantile (PMI), contrairement à l’assistante maternelle agréée. Le plus important sera alors pour vous de vérifier ses références.

    Pour cela, vous pouvez lui demander ses papiers d’identité, une attestation de sécurité sociale, un justificatif de domicile et son certificat médical avec les vaccins à jour. Pour les références à proprement parler, vérifiez quel diplôme est en sa possession ou si elle a les coordonnées de ses précédents employeurs à vous fournir.

    2 Soyez assuré !

    N’oubliez pas de vous assurer pour être couvert en cas de dommages subis par votre enfant ou par la nounou pendant le temps où il est gardé chez vous. Vous devez avertir votre assureur de votre intention de recruter une nounou chez vous et vérifier avec lui les risques couverts. Attention, expliquez bien que c’est une auxiliaire parentale et non une assistante maternelle : on vous demanderait une assurance professionnelle de la part de votre nounou, qui n’est pas obligatoire.

    L’assurance multirisque habitation

    Comme vous employez cette nounou à votre domicile, cette assurance est primordiale. Les dommages couverts dépendent du contrat d’assurance multirisque habitation souscrit. Veillez à vérifier votre contrat pour savoir quels risques et dommages sont couverts.

    Bon à savoir

    Il est interdit de rembourser du matériel cassé par votre nounou en lui retirant une partie de son salaire.

    L’assurance individuelle accident

    C’est une assurance qui peut s’avérer très importante dans le cas où votre enfant se blesse tout seul, chez vous, en présence de la nounou, mais sans que ce dommage ne soit causé par celle-ci. L’assurance de responsabilité civile et l’assurance habitation ne pourront donc pas couvrir ce dommage. Il vous faudra par conséquent souscrire une assurance individuelle.

    L’assurance automobile

    C’est une assurance indispensable si votre nounou se déplace en voiture avec vos enfants dans le cadre de leur garde. Pour les accompagner à des activités extrascolaires, par exemple.

    Dans ce cas, il est obligatoire d’exiger de la part de votre nounou une attestation d’assurance automobile.

    Si cette assurance lui occasionne un surcoût parce qu’elle entre aussi dans le cadre d’une garde d’enfants, vous devrez lui rembourser ce dépassement en lui demandant de vous présenter des justificatifs. L’article 20 de la convention collective des salariés du particulier employeur signifie précisément que :

    « Dans le cas où le véhicule utilisé est celui du salarié, l’employeur vérifiera que le contrat d’assurance du salarié le lui permet et celui-ci sera indemnisé des frais supplémentaires engagés. »

    3 Le contrat de la nounou

    Le contrat à établir

    Vous avez enfin trouvé la personne qu’il faut pour garder vos enfants ! À vous de rédiger le contrat qui va vous lier à elle. Il faudra fixer les conditions de travail de cette personne que vous embauchez en formulant distinctement les horaires et votre règlement intérieur (voir ci-dessous). Vous devez aussi formuler les conditions d’une possible rupture de contrat.

    Pour cela, vous devez d’abord faire votre déclaration préalable à l’embauche auprès de l’Urssaf en tant qu’employeur. N’hésitez pas à consulter les pages qui concernent la garde d’enfant sur les sites de la Caf (Caisse d’allocations familiales), de l’Agence nationale des services à la personne et de Pajemploi. Vous y trouverez les grands points à formuler dans votre contrat et les étapes à suivre pour y parvenir et créer les futurs bulletins de salaire de votre nounou.

    Combien coûte une nounou ?

    Le contrat devra évidemment stipuler la rémunération de votre nounou, ainsi que d’autres éléments importants, comme les horaires et les règles établis pour la garde de vos enfants. Vous devez aussi y fixer les congés payés.

    Le coût est établi selon plusieurs critères. En plus de son tarif journalier, vous devez prendre en compte les frais de transport de votre nounou et ses repas. Dans tous les cas, le salaire minimum sera de 10,21 euros brut en France métropolitaine(1). Tout dépend également des tâches annexes dont votre nounou aura la charge en dehors de la garde de vos enfants.

    La garde partagée : une nounou pour plusieurs familles

    Plusieurs couples peuvent décider de faire garder leurs enfants par une seule et même nounou. On parle alors de « garde partagée ». Chaque parent devra bien rédiger un contrat de travail et la nounou devra garder les enfants alternativement chez chacun des parents. Par ailleurs, en garde partagée, le salaire de la nounou est à répartir entre les parents des enfants gardés.

    4 Fixez vos règles

    Vous devez établir un règlement pour organiser les journées de votre nounou avec vos enfants. Ces règles doivent être respectées et gagneraient à être établies avec votre nounou. Parmi elles :

    • les horaires, mais aussi les retards (de chaque côté) ou impossibilités de la part de votre nounou à venir garder votre enfant. Fixez ce qu’elle doit faire si cela arrive, de manière à vous laisser le temps de vous organiser. Même chose si c’est vous qui ne souhaitez pas faire garder votre enfant exceptionnellement, ou en cas de vacances par exemple ;
    • l’organisation de la journée : les horaires des repas, par exemple ;
    • les activités à la maison, mais aussi les activités prohibées (regarder la télévision, faire des jeux sur écran, etc.) ;
    • les sorties : donnez des impératifs de lieux ou de distance ;
    • l’hygiène, si vous chargez votre nounou de s’occuper du bain par exemple ;
    • la maison : dans le cadre de tâches ménagères, vous avez sûrement des indications précises à formuler ;
    • la santé : en cas de bobo ou d’un cas plus grave, imaginez ce que vous voudriez qu’elle fasse.

    Si votre nounou garde vos enfants chez elle, vous devez mentionner que les règles que vous aviez fixées dans le contrat ne changeront pas pour autant. Par ailleurs, vérifiez avec elle qu’elle détient une assurance professionnelle.

    5 Une confiance évidente

    Fixer les termes d’un contrat par écrit avec une rémunération est essentiel, mais c’est le lien humain avec votre nounou qui va déterminer la relation qu’elle va nouer avec vos enfants. La communication est ainsi primordiale et préventive. En mettant les choses au clair dès le départ, vous garantissez à votre nounou et à vous-même une transparence bienveillante.

    Le dialogue, l’écoute et l’organisation de comptes-rendus de la journée sont des éléments importants à également prendre en compte.

    À savoir

    Le crédit d’impôt vous concerne si vous employez une nounou à domicile. Il correspond à 50 % des dépenses annuelles liées à votre mode de garde. Plus d’informations sur impots.gouv.fr.

    Vous souhaitez protéger votre famille au quotidien en cas de dommage causé à un tiers ?

    Bénéficiez d’une couverture responsabilité civile avec l’assurance Habitation Macif.*

    L’Essentiel de l’article

    • Prenez le temps d’étudier toutes les candidatures.
    • Fixez bien les règles d’organisation à la maison.
    • Soyez attentif à la teneur du contrat qui doit décrire les conditions de travail de votre nounou.
    • N’oubliez pas de vous assurer.
    • La confiance doit être réciproque.

    Urssaf, « Le coût de la garde ».

    * Dans les conditions et limites fixées au contrat.

  • Alimentation de bébé : diversifier sans en faire tout un plat !

    Alimentation de bébé : diversifier sans en faire tout un plat !

    1 Des compotes et des purées pour commencer

    « Il y a 50 ans, on introduisait le jus d’orange et les céréales à un mois et les légumes à 3 mois, constate la pédiatre. Mais j’ai constaté combien cela favorisait allergies et intolérances. »

    C’est pourquoi il est aujourd’hui conseillé de ne commencer la diversification alimentaire qu’à partir de 5 mois. « Mieux vaut débuter par quelques cuillères de compotes et de yaourt. Déjà in utero, le fœtus déglutit mieux le liquide s’il est sucré ! » Pommes, poires, bananes : ils en raffolent.

    Les légumes suivent de peu les fruits dans la diversification alimentaire. « La purée de carotte et de pomme de terre est plébiscitée par la majorité des bébés. » Évitez dans un premier temps les légumes au goût fort et amer comme le chou-fleur, les champignons ou les brocolis. Et faites découvrir un aliment à la fois. Par exemple une purée de pommes de terre un jour et une purée de carottes le lendemain.

    « Ainsi il pourra apprendre à différencier les goûts de chacun. Cela vous permettra également de détecter une éventuelle intolérance. »

    Jouez tout doucement avec les textures variées en mixant ses aliments plus ou moins finement. En règle générale, on propose aux bébés du mixé bien lisse de 5 à 6 mois, du grumeleux vers 7 mois et des petits morceaux entre 8 et 9 mois. S’il recrache, redonnez un tour de moulinette et reproposez quelques jours plus tard.

    « Il y a des enfants tout à fait éveillés qui ont une petite immaturité de la déglutition, constate Edwige Antier. Les forcer à en avaler leur donnera une sensation d’étouffement, qui prolongera la phobie des morceaux. Continuez donc de mixer tant que votre enfant en ressent le besoin. Ils en viennent tous aux morceaux, certains seulement à 3 ans ! »

    Si vous préparez vous-même vos purées de légumes, mieux vaut éviter les matières grasses et le sel, recommande la pédiatre.

    Inutile d’habituer ses papilles à une nourriture salée ! Votre enfant voudra ensuite toujours manger salé, ce qui surcharge le travail de ses reins.

    Edwige Antier

    2 L’introduction des protéines

    Avec ses premières purées de légumes, vous pourrez lui proposer du poisson ou de la viande en petite quantité. Jusqu’à un an, les besoins en protéines sont plus que satisfaits avec le lait qu’il boit chaque jour. Toutefois de la viande lui apportera du fer, indispensable pour l’oxygénation des cellules. Et du poisson lui donnera des oméga-3, précieux pour le fonctionnement cérébral.

    Vous pouvez mélanger votre mixture à une purée de légumes. En revanche, il vaut mieux inscrire la viande et le poisson au menu du déjeuner plutôt qu’au dîner. « Le soir, il trouvera ses protéines dans un biberon de complément. » Vous pouvez également lui faire goûter aux œufs durs. Commencez par un quart.

    3 N’insistez pas !

    Après un an, votre enfant peut manger de tout. Mais inutile de le forcer s’il fait la grimace. « C’est le meilleur moyen de le bloquer. Certains petits sont souvent « monogoût ». Pas d’inquiétude ! » Laissez-lui le temps de la découverte. Sachez que le lait maternel ou infantile couvre ses besoins. Jusqu’à ses trois ans, il est recommandé de donner à votre enfant 500 ml de lait par 24 h. Si votre enfant rechigne à boire au biberon, proposez-lui d’autres types de laitages comme des yaourts ou des petits morceaux de fromage.

    Vous souhaitez donner le meilleur pour votre enfant ?

    Participez aux ateliers Diffuz dédiés à l’alimentation. Renseignez-vous !

    Le saviez-vous ?

    C’est toujours meilleur de manger avec les mains ! Les bébés ont ce besoin de toucher la nourriture, de l’explorer pour mieux la connaître. Comme les aliments peuvent parfois prendre des trajectoires improbables, le bavoir en plastique doté d’un réservoir pour récupérer la nourriture est indispensable.

    Source :

    Mon bébé mange bien de Edwige Antier, éd. Radio France, Balland-Jacob-Duvernet

    L’Essentiel de l’article

    • Il est recommandé de diversifier l’alimentation dès le 5e mois.
    • Le lait reste l’aliment de base du bébé afin de préserver un apport suffisant en calcium, fer et acide gras essentiels.
    • En séparant les aliments, le bébé apprendra à identifier les saveurs de chacun.

    Mon bébé mange bien de Edwige Antier, éd. Radio France, Balland-Jacob-Duvernet

  • Conseils pour trouver un(e) baby-sitter de confiance

    Conseils pour trouver un(e) baby-sitter de confiance

    Sortie, imprévu, horaires de bureaux qui se sont rallongés… En tant que jeune parent, vous avez parfois besoin d’une solution rapide pour faire garder votre enfant quelques heures. Vous pouvez compter sur un(e) baby-sitter comme solution d’appoint pour s’occuper de votre enfant en votre absence.

    1 Les solutions pour trouver un(e) baby-sitter rapidement

    Les agences de baby-sitting

    Si vous vous adressez à une agence, c’est certainement parce que vous voulez faire confiance à son mode de recrutement. Il faut dire que les candidat(e)s doivent répondre à des critères précis pour prouver leur compétence, et garantir une prise en charge de vos enfants sous les meilleurs auspices.

    L’agence sélectionne les candidat(e)s à votre place et vous propose des profils. Ces nouvelles agences aux horaires flexibles fleurissent dans les grandes villes où la concurrence est serrée. Les baby-sitters peuvent travailler à plein temps, à mi-temps ou encore en soirée.

    Les applications mobile

    Grâce au web et applications pour smartphones, les recherches de baby-sitters sont facilitées. Pour simplifier vos démarches, vous entrez vos besoins sur les plateformes créées avec un devis personnalisé : localisation, nombre d’enfants à garder, date et horaires.

    C’est le cas pour l’application Bsit. Grâce à cette application, vous pouvez consulter les recommandations d’autres parents. Vous pouvez donc vous servir de leurs avis pour faire votre choix. L’application vous propose des candidat(e)s disponibles et proches de votre domicile. Le système de géolocalisation, de messagerie interne et de paiement en ligne en fait un outil très pratique.*

    Le bouche-à-oreille et les petites annonces

    Le bouche-à-oreille reste une valeur sûre pour recruter un(e) baby-sitter. La recommandation d’une voisine, d’une amie ou encore d’un collègue de travail, c’est un gage de confiance.

    Autre solution : consulter les petites annonces de votre quartier. En faisant vos courses, ou en allant chercher votre enfant à l’école, vous trouverez certainement des petites annonces de baby-sitters.

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    La Macif vous facilite la vie grâce à l’application Bsit : trouvez un(e) baby-sitter en quelques clics !*

    2 Faites connaissance avec la/le baby-sitter

    Votre première rencontre

    Même si les références sur le papier donnent à penser que vous êtes face à la personne idéale, faites surtout confiance à votre instinct.

    Si vous hésitez entre plusieurs CV, établissez un premier contact par téléphone ou organisez un entretien en face-à-face. Faites la liste de toutes les questions que vous voulez poser à votre futur(e) baby-sitter. Discutez avec cette personne de tout ce qu’elle fera et de tout ce qu’elle ne souhaite pas faire.

    À l’issue de cette rencontre, vous devez avoir des réponses à chacune de vos questions (même celles que vous envisagez comme les plus simples), mais aussi le sentiment que cette personne plaira à vos enfants.

    Le feeling avec vos enfants

    Vous pouvez également inviter le/la futur(e) baby-sitter chez vous en préparant vos enfants à sa venue. Ensuite, il n’y aura plus qu’à l’observer avec eux. S’ils sont en âge de le faire, ils n’hésiteront pas à lui poser des questions et le lien se fera très naturellement.

    Pendant ce temps, votre avis va s’ancrer dans la réalité. Aimez-vous son énergie ? Sentez-vous que vos enfants sont à l’aise en sa présence ? S’ils passent un bon moment, la relation de confiance est garantie !

    3 Les formalités à ne pas oublier

    Combien coûte un(e) baby-sitter ?

    Dans la liste des critères de sélection de la personne qui conviendra le mieux, le prix fait évidemment partie de la phase de décision. Une étude (1) datant de 2017 dévoile que le salaire moyen d’un(e) baby-sitter est de 8,99 euros net pour une heure. Sachez tout de même que le prix peut varier en fonction du nombre d’enfants, de la zone géographique et des prestations que vous sollicitez : repas, aide aux devoirs ou sorties.

    Les aides financières possibles

    Des aides peuvent être à votre disposition pour financer le mode de garde de vos enfants.

    D’abord, vous pouvez bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt qui peut représenter l’équivalent de 50 % de vos dépenses sur une année qui sont dédiées à la garde de vos enfants (2). Vous pouvez donc déduire cela de votre montant d’impôts à payer.

    Les chèques CESU (Chèques Emploi Service Universel) sont prépayés et vous permettent de régler directement votre baby-sitter, sur le même principe que les chèques-restaurant. Certains employeurs, comités d’entreprise ou banques proposent des CESU. Renseignez-vous. Attention toutefois car toutes les baby-sitters n’acceptent pas les CESU.

    Les assurances incontournables

    Dans le cadre de la garde de vos enfants, l’assurance n’est pas à négliger. Personne n’est à l’abri d’un accident ! Même si un(e) baby-sitter n’a pas l’obligation d’être assuré(e), vous pouvez toujours lui imposer de vous fournir une attestation d’assurance responsabilité civile. Sinon, voici les assurances à ne pas oublier de votre côté :

    • l’assurance responsabilité civile : si vous avez souscrit une assurance Habitation, généralement l’assurance Responsabilité civile est comprise. Vous devez toutefois vérifier que votre contrat couvre aussi bien votre enfant que la/le baby-sitter. Il s’agit de couvrir les dommages causés par l’un ou par l’autre. Soyez attentif sur ce point pour ne pas être surpris par les éventuelles restrictions et conditions de garantie seulement à la suite d’un accident ;
       
    • l’assurance individuelle en cas d’accident corporel : imaginez que votre enfant se blesse seul, sans que ce soit de la faute de votre baby-sitter ; l’assurance de responsabilité civile ne pourra pas couvrir ce cas. Il faudra donc cette assurance individuelle en plus !

    À savoir

    Une personne peut devenir baby-sitter à partir de 16 ans. En tant que mineur(e), elle ne pourra en revanche pas travailler au-delà de 22 heures le soir et il faudra prévoir une pause de 30 minutes toutes les quatre heures.

    Vous souhaitez protéger votre famille au quotidien en cas de dommage causé à un tiers ?

    Optez pour l’assurance Habitation de la Macif et bénéficiez d’une couverture responsabilité civile.**

    L’Essentiel de l’article

    • Demandez des références à vos candidat(e)s.
    • Assurez vos enfants en cas d’accident.
    • Des aides financières sont possibles pour vous aider à rémunérer votre baby-sitter.

    (1) Yoopies, « Tarif baby-sitter, salaire nounou », 2018.
    (2) Ministère de l’Action et des Comptes publics, « Déductions liées à la famille », 2018.

    * Détails, conditions et tarifs des abonnements sur www.bsit.com/fr/parents
    ** Dans les conditions et limites fixées au contrat.

  • Modes de garde d’enfant : comment choisir ?

    Modes de garde d’enfant : comment choisir ?

    1 Les différents types de crèches

    La crèche collective (ou crèche municipale)

    Choisir une crèche ou même une micro-crèche, c’est faire le choix de la collectivité. Les enfants de trois mois à trois ans y sont accueillis par des professionnels de la petite enfance qui ont été agréés par un diplôme.

    Sachez que pour certaines crèches, il est nécessaire d’inscrire auprès de la mairie votre futur bébé dès la grossesse pour pouvoir espérer l’attribution d’une place.

    François, papa de Marion, a fait le choix de la garde en crèche collective :

    « On a choisi la crèche collective pour des raisons financières, mais aussi parce que pour ma femme et moi, c’était mieux que Marion soit en collectivité. Nous n’avons pas tant d’amis avec des enfants : la crèche permet ainsi à notre fille d’échanger avec d’autres enfants, de s’éveiller à l’altérité, c’est-à-dire s’ouvrir aux autres, et au partage d’attention. Et puis c’est aussi un bon moyen d’anticiper l’entrée en maternelle qui est finalement un prolongement de la vie collective en crèche. L’inconvénient principal de la crèche collective est selon moi la question des créneaux horaires. Le matin, ça peut aller, mais pour le soir, notre crèche fermant à 18 heures, l’organisation est assez sportive ! »

    La crèche familiale

    Vous pouvez aussi faire garder vos enfants par des assistantes maternelles agréées regroupées en crèche familiale. Votre enfant sera gardé une partie du temps directement au domicile de l’assistante maternelle, une autre dans une maison d’assistantes maternelles. Cette solution permettra à votre enfant de rester dans un environnement similaire à celui de son domicile. Par ailleurs, il pourra se socialiser au contact des autres enfants.

    La crèche familiale bénéficie d’un avantage : vous pouvez discuter des activités que l’assistante maternelle proposera à votre enfant.

    Pour Jeanne, la crèche familiale est certes une solution de facilité, mais c’est surtout une formule rassurante :

    « Pour mon fils Basile, j’ai choisi comme mode de garde la crèche familiale, c’est-à-dire que mon bébé est gardé par une assistante maternelle. Je dépose mon fils directement au domicile de l’assistante où il est gardé la majorité du temps. Et une à deux fois par semaine, l’assistante maternelle amène Basile dans les locaux de la crèche familiale pour qu’il puisse se sociabiliser avec d’autres enfants. J’ai fait ce choix par facilité car je n’avais pas envie de trop attendre pour obtenir une place en crèche. J’avais également eu accès via ma PMI à une liste d’assistantes maternelles disponibles à la date de mon retour au travail. Le fait qu’elle soit formée, encadrée et contrôlée par d’autres structures comme la PMI m’a sécurisée et rassurée. En cas de soucis avec cette assistante, je sais que j’ai à disposition des points de relais pour dialoguer et m’aider à gérer la situation : c’est important pour moi. L’inconvénient de ce mode de garde reste que l’assistante maternelle organise ses journées comme elle l’entend. En tant que parent, on doit accepter son rythme, y compris pour ses horaires de travail qui ne sont pas toujours flexibles. Le mieux reste de choisir une assistante maternelle qui travaille sur les mêmes horaires que soi. »

    La crèche parentale

    La crèche parentale consiste à s’associer entre parents pour créer une crèche associative. Horaires, activités, budget, repas et tâches administratives : c’est bien aux parents de gérer la crèche directement.

    Pour ouvrir une telle structure, vous devez avant tout recevoir un agrément de la part des centres de protection maternelle et infantile (PMI) : ils vérifieront l’hygiène de la crèche et pourront par ailleurs être un allié de taille en vous fournissant du matériel de puériculture. Vous pourrez également peut-être bénéficier d’un local de la part de votre commune.

    La crèche d’entreprise

    Si vous êtes salarié, votre entreprise propose peut-être un système de garde d’enfants en crèche. Généralement, la crèche ouvre et ferme ses portes en même temps que votre entreprise.

    La crèche privée

    Enfin, si vous n’avez pas trouvé de place pour votre enfant, vous pouvez toujours essayer de l’inscrire dans une crèche privée. Les horaires y sont plus flexibles, le personnel est formé et qualifié et les normes d’hygiène sont les mêmes que dans les organismes publics.

    2 L’assistante maternelle agréée pour une garde à domicile

    Après avoir obtenu son agrément et une formation obligatoire, l’assistante maternelle peut garder des enfants à son domicile. À temps complet ou partiel, elle garde votre enfant chez elle. L’assistante maternelle agréée est sous la responsabilité des PMI (protection maternelle et infantile) qui effectue des contrôles réguliers. L’assistante maternelle agréée doit avoir souscrit à une assurance professionnelle. Si vous choisissez cette solution de garde, vous pouvez prétendre à une aide de la Caisse d’allocations familiales (CAF).

    C’est le complément de libre choix du mode de garde ou CMG qui vous est versé par la CAF. Il est calculé selon vos ressources annuelles et le nombre d’enfants à charge et de leur âge. Le CMG peut prendre en charge jusqu’à 85 % du salaire de l’assistante maternelle. Vous pouvez consulter les informations nécessaires pour faire cette demande sur le site de la CAF.

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    Les centres PMI

    Appelés centres de protection maternelle et infantile (PMI), ces structures sont ouvertes à toutes et tous. Les femmes enceintes, les parents et les enfants de moins de 6 ans sont accueillis gratuitement. Vous pouvez les consulter dans le cadre de votre suivi de grossesse, mais aussi pour des questions d’hygiène, d’alimentation ou encore de vaccination de votre enfant. Les PMI délivrent des agréments, suivent et contrôlent les assistantes maternelles et les structures qui accueillent des jeunes enfants.

    3 La nounou à domicile

    Cette « nounou » est plus spécialement appelée une « auxiliaire parentale ». Elle a un diplôme ou un certificat de qualification. Pour en trouver une, vous pouvez faire appel à une agence spécialisée ou publier une annonce dans un journal « familial ». C’est une garde particulière. Elle est votre employée et travaille à domicile. Vous pouvez bénéficier des aides de la CAF selon vos revenus. Concrètement, vous pouvez demander un Complément de Libre Choix de Garde (CMG) qui peut couvrir jusqu’à 85 % de vos frais de nounou, selon le barème familial de la CAF.

    Mélanie, maman de Paloma, Telma et Marceau, explique son choix :

    « Pour mon petit dernier Marceau, je n’ai pas eu de place en crèche et j’ai opté pour une nounou à domicile. Je trouve cette solution de garde vraiment adaptée pour les bébés : ça me permet de reprendre le travail sereinement en imaginant mon bébé au calme à la maison. Je bénéficie de plusieurs aides de la CAF [la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) et l’allocation familiale de base] qui me permettent d’alléger le coût de ce mode de garde. Le matin, cela représente un gain de temps énorme car je peux partir de la maison sans avoir à le réveiller ou à l’emmitoufler pour sortir. Le soir, les horaires sont souples et la nounou prend le relais pour s’occuper des aînés qui rentrent de l’école. Et puis lorsqu’il est malade, je n’ai pas besoin de poser des jours de congé pour le garder, ce qui représente un gros plus pour moi. Pourtant, je suis toujours à la recherche d’une place en crèche collective car maintenant qu’il n’est plus un nourrisson, je me dis qu’il serait plus éveillé et ouvert aux autres s’il grandissait en collectivité. »

    La garde partagée : une nounou pour plusieurs familles

    C’est une façon de réduire le coût du mode de garde de votre enfant. Vous employez avec d’autres parents une auxiliaire parentale à votre domicile ou chez eux. La garde est ainsi partagée avec d’autres enfants et le coût l’est aussi.

    4 La/le jeune au pair

    La/le jeune au pair est une personne étrangère, âgée de moins de 30 ans et qui vient en France pour apprendre la langue, dans un cadre familial, un peu comme si elle arrivait dans une famille d’adoption. En échange du gîte et du couvert, elle garde votre enfant. Même si elle ne bénéficie que d’une rémunération en nature, elle est considérée comme une employée : on parle d’ailleurs de salarié au pair. Vous devez donc établir un contrat de travail en remplissant un formulaire Cerfa n° 11469*03 et l’envoyer à l’Urssaf dans les huit jours qui suivent l’embauche, de préférence par courrier recommandé.

    La/le jeune au pair s’adapte à votre agenda et à vos impératifs. Elle peut apprendre sa langue natale à vos enfants. Sachez en revanche que son temps de travail est limité à 30 heures par semaine. Vous devrez donc prévoir un mode de garde supplémentaire si vous travaillez à temps plein.

    Le congé parental d’éducation

    À l’occasion de la naissance ou de l’arrivée au foyer d’un enfant, un salarié ayant au moins un an d’ancienneté dans son entreprise peut bénéficier d’un congé parental d’éducation pour garder son enfant. Celui-ci peut être envisagé à temps plein ou à temps partiel. À temps plein, la durée initiale du congé est d’un an, renouvelable sous certaines conditions.

    * Détails, conditions et tarifs des abonnements sur www.bsit.com/fr/parent

    L’Essentiel de l’article

    • L’inscription de votre enfant en crèche collective doit se faire le plus tôt possible.
    • Une assistante maternelle agréée accueille votre enfant chez elle.
    • Pour la crèche ou l’assistante maternelle, vous pouvez demander une aide financière.
    • Un(e) baby-sitter ou une fille au pair garde votre enfant chez vous.
  • Comment trouver une place en crèche pour votre enfant ?

    Comment trouver une place en crèche pour votre enfant ?

    1 Les différents types de crèches

    La crèche municipale

    La crèche municipale est gérée par la mairie de votre commune : l’attente peut parfois être longue… C’est une puéricultrice, un médecin ou un éducateur pour jeunes enfants qui gère l’établissement. Le personnel travaille en collaboration avec les centres de PMI (Protection Maternelle et Infantile) dont il dépend et l’ensemble des intervenants en crèche collective doit être diplômé en puériculture. C’est une structure véritablement dédiée aux tout-petits. Ils apprennent à vivre en collectivité, avec d’autres enfants de leur âge et ils sont sous la surveillance de professionnels du domaine de la petite enfance. Vous pouvez demander une prise en charge de votre enfant à temps partiel, mais les horaires peuvent être très rigides. Aussi, si votre enfant est malade, vous ne pourrez pas le laisser à la crèche et vous devrez trouver une autre solution.

    La crèche familiale

    Aussi appelée « service d’accueil familial », cette crèche emploie des assistantes maternelles agréées qui accueillent chez elles des enfants ou dans une maison d’assistantes maternelles. Vous pouvez décider des repas avec votre assistante maternelle. Cette vie en collectivité restreinte permettra à l’enfant de se socialiser tout en préservant un environnement similaire à celui de son domicile.

    Si votre enfant est malade, ce service d’accueil n’est pas dans l’obligation de le garder, notamment si cela peut être contagieux pour les autres enfants.

    La crèche parentale

    Si vous avez envie de partager votre temps entre votre travail et la garde de votre enfant la crèche parentale est faite pour vous. C’est un établissement géré en association par plusieurs parents et qui a reçu un agrément de la part des centres PMI. Ces centres vérifieront l’hygiène de votre crèche parentale et peuvent fournir le matériel de puériculture nécessaire. En tant qu’association, la commune peut dédier un local comme cadre légal et c’est aux parents de pourvoir au bon fonctionnement des enfants accueillis par la crèche parentale : horaires, activités, budget, repas, administratif. Ce mode de garde permet également d’avoir une flexibilité plus importante au niveau des repas et des horaires de garde. Il faut cependant être certain d’avoir suffisamment de disponibilités pour assurer ses missions au sein de cette crèche.

    La crèche d’entreprise

    Ces crèches sont privées et reliées à des entreprises. Elles sont localisées au sein même ou proche de l’entreprise dans laquelle vous travaillez. Pour en bénéficier, il faut donc que votre entreprise propose un tel service. Le principal atout ? Réduire le temps de trajet entre le lieu de garde et le lieu de travail. Ces crèches peuvent fonctionner au rythme de l’entreprise et de ses horaires. Un bénéfice non négligeable aussi bien pour l’employeur que pour l’employé, dans le cas où votre lieu d’habitation n’est pas trop éloigné.

    La crèche privée

    Les crèches privées fleurissent depuis plusieurs années. C’est une solution qui s’est développée face à la pénurie de places en crèche municipale notamment. Elles proposent la garde vos enfants en vous proposant des horaires plus flexibles.

    Soyez rassuré, les crèches privées doivent respecter les mêmes normes que les organismes publics. Le personnel doit y être également qualifié.

    Chiffres-clés*

    • 18

      C’est le nombre de places en crèche, situées à moins de 15 minutes du domicile, pour 100 enfants de moins de 3 ans, en France métropolitaine.

    • 26

      C’est le nombre de places en crèche, situées à moins de 15 minutes du domicile, pour 100 enfants de moins de 3 ans, dans le département des Alpes-Maritimes.

    • 8

      C’est le nombre de places en crèche, situées à moins de 15 minutes du domicile, pour 100 enfants de moins de 3 ans, dans le département de la Sarthe.

    2 Des démarches organisées

    Dès l’annonce de la grossesse

    À vos marques, prêts, foncez ! N’attendez pas la naissance de votre enfant pour faire le tour des possibilités et prenez en compte tous les paramètres en fonction de votre lieu d’habitation, de vos besoins de garde à venir et de votre budget.

    Pour cela, n’hésitez pas à vous rendre dans la PMI la plus proche. En plus de délivrer un suivi des enfants après la naissance, les centres de Protection maternelle et infantile ont en charge de contrôler les établissements d’accueil comme les crèches collectives, familiales, ainsi que les assistantes maternelles qui y travaillent.

    Parlez-en autour de vous

    Tous les trucs et astuces, ainsi que les retours d’expérience de vos proches peuvent être très utiles. Leur réseau d’aide aussi. Pourquoi ont-ils choisi telle option de garde ? Est-ce que la crèche collective à côté de chez vous est la solution de garde idéale pour vos voisins eux aussi parents ? Comment ont-ils réussi leur entrée en crèche ?

    Cela vous permettra de ne pas vous focaliser sur une seule solution, en cas de refus. Prévoyez des plans B, C et D pour ne pas vous laisser sans solution à la dernière minute.

    Un dossier complet : le sésame pour une inscription facilitée

    Un dossier parfaitement rendu sera un atout pour une entrée en crèche. Faites une liste exhaustive des pièces que vous devrez fournir ; elle peut changer selon votre commune ou les dispositions de la crèche à laquelle vous vous adressez.

    En général, vous devez transmettre l’acte de naissance de votre enfant, un justificatif de domicile, une fiche de paye ou la dernière déclaration d’impôts. La pièce maîtresse restera votre lettre de motivation. C’est grâce à elle que vous pourrez sortir du lot, vous démarquer. Comment ? En expliquant votre situation de façon la plus détaillée possible, en mettant en avant toutes les difficultés que vous pouvez connaître personnellement, et surtout celles rencontrées dans le cas où vous n’auriez pas cette place pour votre enfant.

    Afin de témoigner de votre motivation, n’hésitez pas à contacter périodiquement la structure d’accueil afin de suivre l’évolution de votre dossier.

    Attention inscription ne vaut pas pour admission !

    Votre dossier est validé pour une inscription, mais cette validation ne veut pas dire que votre enfant est admis. Vous devez attendre une confirmation de l’obtention de cette place, selon le calendrier des commissions qui prennent la décision du choix des dossiers.

    Organisez, si vous le pouvez, une entrée en crèche au mois de septembre

    Septembre est le moment idéal pour faire entrer son enfant en crèche car des places sont libérées lors de la rentrée en maternelle. Bien sûr, cette entrée en septembre ne sera pas forcément possible en fonction de la date de naissance de votre enfant. Dans tous les cas, votre bébé doit généralement avoir au minimum deux mois et demi pour rentrer en crèche. Sachez également que les demandes de places en temps complet sont privilégiées pour des raisons d’organisation.

    Besoin d’assurer votre enfant lors de ses journées à la crèche ?

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    * Dans les conditions et limites fixées au contrat.

    L’Essentiel de l’article

    • Il existe plusieurs types de crèches : collective, familiale, parentale et d’entreprise.
    • Vous devez vous y prendre le plus tôt possible. Avant la naissance si c’est envisageable.
    • Votre dossier doit être complet.

    (1) Centre d’observation de la société, « La moitié des moins de trois ans n’ont pas de place d’accueil », 2018
    * Drees, « Accessibilité aux places en crèche »
  • Décès dans la famille : comment en parler à ses enfants ?

    Décès dans la famille : comment en parler à ses enfants ?

    1 À quel âge un enfant comprend-il ce qu’est la mort ?

    Hélène Romano : Un enfant qui n’a jamais été confronté à la mort comprend la réalité de la mort vers l’âge de 8-9 ans. Il est alors capable d’intégrer son irréversibilité (il-elle ne reviendra pas), son universalité (on y sera tous confrontés un jour) mais aussi qu’elle n’est pas « contagieuse ». Avant cet âge, un enfant pense que la mort s’attrape et surtout qu’on meurt mais qu’on finit par revenir.

    2 À partir de quel âge peut-on annoncer la mort d’un proche à un enfant ?

    H. R. : Je milite pour qu’on parle de la mort aux enfants dès leur naissance, voire in utero. Un bébé ne comprendra pas ce qui se passe mais il sera rassuré sur ce qu’il ressent. Une jeune maman qui vient de perdre son mari a intérêt à mettre des mots sur sa tristesse et à expliquer à son nourrisson le drame qui vient de se produire. Ça l’aidera à maintenir le lien avec son bébé et à l’enfant de ne pas se sentir écarté. Beaucoup d’enfants à qui on a caché la mort d’un proche expriment des années plus tard le sentiment d’avoir été trahis, mis de côté. Ils ont l’impression d’avoir été privés de la mort de leur proche. Parfois, en voulant protéger ses enfants, on les blesse sans le savoir…

    3 Comment annoncer un tel drame ?

    H. R. : Mes nombreux entretiens avec des enfants m’amènent à penser qu’il est préférable que l’annonce du décès soit faite par un intermédiaire. Le médecin, si la mort a eu lieu à l’hôpital, un pompier ou un gendarme si la mort est accidentelle ou encore un proche de la famille. Car souvent l’enfant tient pour responsable celui par qui la nouvelle arrive. Si le parent tient malgré tout à annoncer le drame lui-même, il est préférable de dire qu’il a lui-même appris la nouvelle par un tiers. En disant par exemple : « Le docteur m’a dit que le cœur de papa s’était arrêté et qu’il est mort. » Par ailleurs, quand on annonce la mort d’un proche à un enfant, il est important d’expliquer les faits et leur temporalité. Dire par exemple : « Mamie a été hospitalisée car elle était malade. Son état de santé s’est aggravé ces derniers jours et le médecin m’a appelé ce matin pour me dire qu’elle n’a pas survécu. »

    4 Quels mots privilégier ?

    H. R. : Il est très important de prononcer le mot « mort ». Certains parents optent pour des formules imagées qui peuvent être mal interprétées par les enfants. J’ai suivi un enfant à qui on avait dit « ton papa est monté au ciel » et qui avait développé une phobie en pensant être surveillé en permanence… Ou un autre qui ne comprenait pas que son petit frère se trouvait dans le cercueil puisqu’on lui avait dit qu’il était parti. Employer les vrais mots permet d’éviter ce type d’incompréhensions…

    5 Un enfant peut-il se rendre aux funérailles ?

    H. R. : C’est à lui d’en décider. Si l’enfant exprime ce besoin ou cette envie, il est important de l’entendre. Participer à ce moment collectif d’hommage contribue à apaiser le deuil. Dans ce cas, on le prépare en lui expliquant comment les choses vont se dérouler, dans quel ordre, qu’il est possible que les gens aient du chagrin et pleurent. Et surtout, on veille à ce qu’il soit entouré par un adulte relais qui restera à ses côtés le temps de la cérémonie.

    Si en tant que parent, on estime que ce n’est pas sa place, il est important de lui expliquer pourquoi et de lui proposer d’être représenté symboliquement, en préparant un dessin ou en écrivant une lettre qu’on déposera dans le cercueil.

    L’essentiel est de ne pas lui mentir. Car je reçois des adultes qui ne sont toujours pas remis d’avoir été écartés, enfant, des funérailles d’un de leurs proches. Des années après, ils ressentent une immense culpabilité à l’idée d’avoir joué ou d’être allé au restaurant alors qu’on enterrait un de leurs parents…

    6 Peut-on emmener un enfant à une veillée mortuaire s’il réclame à voir le corps ?

    H. R. : Bien sûr, à condition de le préparer à ce qu’il va voir. On peut lui dire que le défunt aura peut-être un peu changé d’aspect, que son cœur ne bat plus, que son corps ne vit plus, donc qu’il sera froid. Je me souviens de deux cousins qui avaient perdu leur grand-père. La petite fille alors âgée de quatre ans avait pu lui rendre visite au funérarium. Elle avait même pu choisir l’écharpe qu’il porterait dans son cercueil. Son cousin, âgé de 17 ans, avait eu l’interdiction de participer à la cérémonie et a eu beaucoup de mal à se remettre du départ de son grand-père.

    7 Comment réagir face à un enfant qui ne manifeste aucun signe de tristesse au moment de l’annonce ?

    H. R. : Il n’est pas rare d’annoncer la mort d’un proche à un enfant et qu’il reprenne son jeu aussitôt après. Avant 9 ans, un enfant pense que la mort est réversible. Une telle nouvelle ne le plonge donc pas dans le même chagrin que nous. Il faut accepter que sa réaction soit à la hauteur du lien qu’il avait avec le défunt. Il peut être plus affecté par la mort de son chat que par celle de son grand-père qu’il a à peine connu.

    Il faut s’alarmer en revanche si, suite à un décès dans l’entourage, votre enfant de plus de huit ans ne manifeste aucun signe de tristesse ou change soudainement de comportement : ne mange plus ou trop, régresse, décroche à l’école, devient agressif ou apathique… Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à lui parler, le questionner et s’adresser à une association spécialiste du deuil ou à un spécialiste pour l’accompagner au mieux.

    Trois livres pour expliquer la mort aux enfants :

    • Au revoir Blaireau de Susan Varley

      Une jolie histoire qui raconte la disparition d’un être cher, 9,90 € (éd. Gallimard Jeunesse).

    • La vie, la mort, Mes p’tites questions

      Pour répondre à toutes leurs questions sur la mort (dès 6 ans), 8,90 € (éd. Milan).

    • L’Arbre, l’Ombre et la Lune d’Adolie Day et Hélène Romano

      Un ouvrage de psychologue joliment illustré pour expliquer le suicide aux enfants, 19,90 € (Éditions Courtes et Longues).

    Et deux ouvrages pour les plus grands :

    • Quand la vie fait mal aux enfants : séparations, deuils, attentats, d’Hélène Romano

      17 € (éd. Odile Jacob).

    • L’Enfant et la mort, d’Hélène Romano

      8,44 € (éd. Les 10 indispensables)

    L’Essentiel de l’article

    • Avant 9 ans, beaucoup d’enfants croient la mort réversible et « contagieuse ».
    • Il est important de dire la vérité aux enfants.
    • Un enfant peut assister aux funérailles s’il le souhaite, mais il faut veiller à ce qu’un adulte tiers puisse rester à ses côtés durant la cérémonie.
  • Le digital, l’allié indispensable des jeunes parents

    Le digital, l’allié indispensable des jeunes parents

    De l’annonce d’une grossesse à l’organisation du premier anniversaire en passant par la recherche du moyen de garde idéal ou de la parfaite recette de petit pot, les jeunes parents sont nombreux à se tourner vers Internet pour vivre leur parentalité. Rien d’étonnant à cela quand on sait que nombre des pères et mères d’aujourd’hui ne sont autres que les millennials * d’hier. Nés entre 1980 et 2000, ils ont grandi avec l’apparition et le développement d’Internet. En bons « digital natives », les réseaux sociaux, blogs, sites de e-commerce et applications font partie intégrante de leur mode de vie. Pour preuve, 91,5 % des parents d’enfants de moins de 8 ans utilisent quotidiennement Internet. Jamais sans leur ordinateur portable, tablette ou smartphone, ils sont par ailleurs 52 % à se dire « accro » à leur téléphone portable(1).

    1 Puériculture : 7 parents sur 10 s’équipent sur Internet

    Et parmi les nouvelles habitudes de consommation liées à ces outils numériques, l’achat en ligne d’articles de puériculture arrive en tête. Ainsi, selon un récent baromètre (2), plus de 7 parents sur 10 (73 %) se seraient déjà équipés via Internet pour faire face à l’agrandissement de la famille. « Des achats le plus souvent réalisés sur des sites marchands généralistes (71 %) et des sites spécialisés pour bébé (72 %) », précise le baromètre. Dans le détail, 66 % des personnes interrogées choisissent l’achat en ligne pour les accessoires de petite puériculture tels que les biberons, thermomètres et babyphones par exemple, tandis que 55 % y recherchent plutôt de gros articles (poussettes, sièges-auto, baignoires, etc.).

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    2 Les courses en ligne : un gain de temps précieux

    Violaine est l’un de ces parents connectés. À 27 ans, cette coach sportive, maman d’un petit garçon de neuf mois, se connecte sur Internet plusieurs fois par jour. Et pour cause, elle y fait presque toutes ses courses.

    « Depuis que mon fils est né, toutes les deux semaines environ, j’achète mes produits de consommation courante en ligne, puis je passe les récupérer au drive (système de courses à emporter, ndlr) quelques heures plus tard. Une fois par mois, je me fais livrer des couches, du lait infantile et des petits pots sucrés, entre autres, par un célèbre site de e-commerce. Cette organisation est très pratique. Elle me permet de gagner du temps. Plutôt que de faire la queue dans un supermarché, je profite davantage de ma petite famille », explique la jeune femme.

    3 Internet : une source d’information rassurante

    Un point de vue partagé par Marion, même si cette journaliste de 32 ans, mère de 3 enfants, utilise le digital différemment. Lectrice compulsive de blogs famille et de sites spécialisés, comme 35 % des parents (1), elle y trouve régulièrement des petites astuces pour faciliter son quotidien ou des réponses à ses questions de maman.

    « Pendant ma première grossesse, je passais des heures sur les forums et sur les blogs pour savoir si ce que je ressentais était normal. Après la naissance de chacun de mes enfants, rien n’a changé. Quand l’un tombe malade, même après avoir consulté leur pédiatre, je cherche des informations sur leurs petits bobos sur Internet pour recueillir les expériences d’autres mamans et parfois, échanger avec elles », raconte-t-elle, précisant qu’elle ne remet jamais en cause un avis médical.

    Marion n’est pas la seule dans ce cas. En effet, si l’on en croit une récente étude sur la digitalisation de la vie familiale (1), près de la moitié des parents (46 %) se sentiraient mieux informés grâce aux sites spécialisés dans la parentalité.

    4 Les applications au secours des parents

    Les applications mobiles peuvent également être d’une grande aide dans la gestion du quotidien des jeunes parents. Si vous souhaitez offrir le meilleur dans l’assiette de vos enfants, pensez à télécharger l’application Yuka. Cette application gratuite, disponible sur Android et iOS, décrypte les produits alimentaires. Il suffit pour cela de scanner le code-barres directement au supermarché.

    Toujours sur le thème gastronomique, vous devriez trouver une application de recettes pour bébé en faisant le tour de votre Google Play ou App Store. Certaines applications vous facilitent la vie puisqu’il suffit de noter les produits alimentaires présents dans votre réfrigérateur et vos placards pour qu’elles vous proposent des idées de repas. Simple et efficace pour tester de nouvelles recettes en évitant le gaspillage.

    Enfin, pour les parents particulièrement soucieux de l’environnement immédiat des plus jeunes, certaines applications passent au crible les composants des crèmes et shampooing pour tout-petits afin de déceler la présence ou non de perturbateurs endocriniens.

    À savoir

    46 % des parents déclarent se sentir mieux informés grâce aux sites spécialisés dans la parentalité. Parmi eux, 35 % consultent des sites Internet ou des blogs consacrés aux enfants et à la parentalité et 31 % suivent des pages dédiées aux parents sur les réseaux sociaux. (1)

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    * Les millennials sont les personnes nées dans les années 1980 et le début des années 1990. Cette catégorie d’âge a comme point commun le fait d’avoir grandi à mesure que les nouvelles technologies se développaient. On les appelle ainsi les « digital natives ».

    ** Offre soumise à conditions, réservée aux sociétaires Macif et adhérents individuels des mutuelles du Groupe Macif ne possédant ou n’ayant jamais possédé d’abonnement Bsit, qui souscrivent un abonnement Bsit Plus trimestriel entre le 04/02/2019 et le 31/12/2019. Les trois mois offerts commencent à courir à compter de l’activation de votre avantage sur l’app Bsit. L’abonnement est renouvelé automatiquement à la fin de période d’abonnement Bsit Plus trimestriel mais l’abonné a la possibilité de l’annuler à tout moment selon les modalités fixées dans les conditions générales. La résiliation de l’abonnement met fin automatiquement et définitivement à l’octroi de l’offre.

    L’Essentiel de l’article

    • 91,5 % des parents d’enfants de moins de 8 ans utilisent quotidiennement Internet.
    • L’achat en ligne d’articles de puériculture ou de produits de consommation courante est particulièrement plébiscité par les jeunes parents.
    • Internet constitue une source d’information précieuse pour rassurer les jeunes parents.

    (1) Institut de sondage Gece pour faireparterie.fr, « La digitalisation de la vie familiale », 2018
    (2) Fédération française des industries du jouet, « Baromètre de l’évolution des achats des Millennials sur Internet », 2018