Étiquette : Enfants

  • Les bienfaits du sport pour les enfants

    Les bienfaits du sport pour les enfants

    Les deux tiers des 11-17 ans se situent à un niveau de sédentarité à risque élevé, alors qu’elle est l’un des premiers facteurs d’obésité (1). Pour limiter cette tendance, il est important de renouer avec l’activité physique, source de nombreux bienfaits tant au niveau physique que psychique. Plus un enfant est habitué à faire du sport, plus il y a de chances qu’il poursuive cette bonne pratique en grandissant.

    Les bienfaits du sport

    Selon le sport pratiqué, votre enfant pourra aussi développer son agilité, son adresse, mieux coordonner ses mouvements, gagner en souplesse, en rapidité, en force, en endurance « La pratique sportive permet aussi de se détendre mentalement, de travailler en équipe dans un but commun, d’écouter les autres, de chercher à se surpasser », ajoute le Dr Chantal Wood. Le sport apprend à respecter les règles, participe à la socialisation de l’enfant, l’amène à rencontrer d’autres jeunes qui partagent son centre d’intérêt. Il améliore aussi les capacités cognitives (concentration, mémorisation…), aide à lutter contre l’isolement et la dépression.

    Bon à savoir

    Pour bénéficier de tarifs avantageux ou d’aides pour l’activité sportive de votre enfant, renseignez-vous auprès de la Caisse d’allocations familiales, de l’Agence nationale pour les Chèques-Vacances, de votre CSE ou des collectivités locales (municipalité, département, région).

    À chacun son activité sportive !

    Certains sports sont proposés dès tout petit sous forme d’initiation ludique : bébés nageurs, baby judo, baby gym, basket, foot… Dès 6 ans, votre enfant comprend et respecte mieux les règles, interagit davantage, gagne en motricité. Il a alors l’embarras du choix ! « Ce qui compte surtout c’est que l’enfant ait envie d’y aller et que ce soit adapté à son état physique et psychique. La natation par exemple peut être une bonne idée si l’enfant souffre d’obésité, car l’eau portera le poids de son corps et il bougera plus facilement », souligne la pédiatre.

    • Votre enfant est hyperactif ? Optez pour un sport qui lui demande de se concentrer mais qui lui permet aussi de se défouler, comme le volley-ball ou le foot par exemple. Il peut prendre plaisir aussi à faire du cyclisme ou de la course à pied pour se dépenser.
       
    • Si votre enfant a un handicap physique ou mental, « le choix du sport sera conditionné à ses capacités, son envie, mais aussi la ville où il habite pour y trouver une structure qui puisse l’accueillir », précise le Dr Wood. 

    Moins de papiers, plus de sport !

    Depuis mai 2021 (2), inutile de fournir un certificat médical pour que votre enfant obtienne ou renouvelle sa licence sportive ou participe à une compétition. Un simple questionnaire de santé rempli par vos soins suffit, sauf si votre enfant présente un souci de santé particulier. Dans ce cas, un certificat médical de moins de six mois de non-contre-indication à la pratique sportive est nécessaire. « Certaines pathologies, notamment au niveau cardiaque, peuvent contre-indiquer la pratique d’un sport. Il faut en discuter avec son médecin spécialiste », rappelle Chantal Wood.

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    L’Essentiel de l’article

    • Le sport améliore la santé, les capacités motrices et cognitives.
    • Des activités physiques sont proposées dès le plus jeune âge et selon le profil de votre enfant.
    • Le certificat médical n’est plus obligatoire pour inscrire votre enfant.

    (1) Anses, Inactivité physique et sédentarité chez les jeunes : l’Anses alerte les pouvoirs publics, nov. 2020.
    (2) Légifrance, Décret n° 2021-564 du 7 mai 2021.

  • La sophrologie, source de bien-être pour les enfants

    La sophrologie, source de bien-être pour les enfants

    La sophrologie fait partie des médecines alternatives dites « douces ». Elle est 100 % naturelle. 

    La sophrologie peut-elle convenir aux enfants ?

    Virgine Ricart. Les enfants sont particulièrement réceptifs à la sophrologie. Elle est indiquée dès leur plus jeune âge. Les exercices proposés ne sont pas les mêmes et les séances sont plus courtes que pour un adulte, mais on peut tout de même mettre en place un accompagnement. Il faut cibler la thématique de l’intervention afin d’établir un protocole de plusieurs séances.

    Comment la sophrologie peut-elle aider les enfants ?

    V. R. La sophrologie peut permettre à un enfant de se poser, se relaxer, se détendre, lâcher prise, se concentrer, renforcer la confiance en soi. Les séances donnent aussi à l’enfant un ancrage corporel, ils sont plus conscients d’eux-mêmes. Autre bienfait : la sophrologie peut aider à soulager des problèmes comme l’énurésie (pipi au lit), l’encoprésie (incontinence des selles), les troubles du sommeil, l’anxiété, une phobie, un événement difficile à venir, une timidité excessive… Après un entretien avec le parent et l’enfant, un protocole adapté et individualisé est proposé à l’enfant. J’ai par exemple le souvenir d’un petit garçon qui faisait pipi au lit la nuit. Il a fallu restaurer la confiance en lui et son image. Deux séances ont suffi pour que le problème soit réglé. C’est ce petit garçon qui a lui-même trouvé les clés grâce aux exercices qui lui ont été proposés.

    11% de Français ont déjà eu recours à la sophrologie (x2 en quatre ans)*.

    Les bienfaits peuvent-ils aussi être d’ordre psychique ?

    V. R. En effet, la sophrologie est aussi libératrice de paroles et de maux. Lors de mon intervention dans une école auprès d’un groupe d’enfants où l’on travaillait sur les 5 sens, la détente et le lâcher-prise, un garçon a pris la parole pour dire qu’il avait pensé à sa maman décédée quelques années plus tôt. Il a beaucoup pleuré. À la fin de mon intervention (6 séances sur 6 semaines), alors que je faisais un tour de table pour savoir ce que la sophrologie leur avait apporté, il a répondu que cela lui a permis de parler avec son père.

    Comment se déroulent les séances avec un enfant ?

    V. R. La séance commence par un temps d’échange, puis se poursuit avec des exercices de sophrologie dynamique, où l’on va mettre le corps en action avec de petites contractions musculaires ; on va aussi travailler sur la respiration (inspiration, expiration, souffle plus ou moins fort selon les exercices), et la visualisation. Je fais toujours les exercices avec un enfant, ça l’encourage et cela le met vite à l’aise.

    Ensuite, vient la sophronisation où l’enfant est allongé sur un tapis ou sur une table de soins, recouvert d’un plaid. J’invite l’enfant à fermer les yeux. La voix douce et posée, je lui demande d’imaginer que son corps se détend petit à petit en commençant par le dessus de la tête jusqu’aux orteils. J’utilise dans son imaginaire une petite gomme magique qui va détendre chaque partie du corps, puis, on visualise une scène où l’enfant est acteur. Enfin, une discussion est consacrée à ce que l’enfant a ressenti durant la séance. 

    Quelle différence avec la méditation et la relaxation ?

    V. R. La méditation et la relaxation sont utilisées par la sophrologie : toutes les deux sont utilisées lors des séances. La médiation passe par l’esprit : on se centre sur l’instant présent, sur son corps, son esprit, sa respiration afin de trouver l’apaisement. La relaxation passe avant tout par le corps. Ce n’est qu’une fois que le corps est détendu que l’esprit peut souffler.

    Peut-on faire les exercices à la maison ?

    V. R. Il n’y a aucune contre-indication pour la pratique de la sophrologie, et les exercices peuvent être réalisés à la maison. En dehors de gérer un stress, c’est aussi un moment d’échange et de partage où le parent se pose avec son enfant. D’ailleurs, j’encourage à faire certains exercices de respiration et de visualisation à la maison. La sophrologie, c’est comme un sport : plus on s’entraîne et plus on est à l’aise et autonome avec son bien-être.

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    L’Essentiel de l’article

    • La sophrologie permet aux enfants de se détendre, se concentrer et renforcer leur confiance en eux.
    • Les exercices peuvent être réalisés à la maison.
    • Il n’y a aucune contre-indication.

    La Chambre Syndicale de Sophrologie

  • Grossesse : tout sur l’entretien prénatal précoce

    Grossesse : tout sur l’entretien prénatal précoce

    Au cours d’une grossesse, plusieurs temps d’échanges avec des professionnels de santé (sage-femme, médecins, gynécos, etc.) sont programmés. Parmi eux, l’entretien prénatal précoce.

    Pris en charge à 100 % et sans avance de frais, l’entretien prénatal précoce est défini par l’Assurance maladie comme « un entretien, individuel ou en couple, avec votre sage-femme ou votre médecin ». Systématiquement proposé aux femmes enceintes depuis 2006, il fait désormais partie des rendez-vous obligatoires d’un suivi de grossesse.

    Pendant ce temps de parole, vous faites le point librement sur votre projet de naissance : vos attentes, vos difficultés éventuelles (médicales, sociales, psychologiques) et vos besoins et souhaits en termes d’accompagnement pendant la grossesse et après l’accouchement. Par exemple, si vous souhaitez ou pas bénéficier de la péridurale, ou si vous envisagez d’accoucher à domicile.

    Avec quel professionnel effectuer un entretien prénatal précoce ? 

    En début de grossesse, vous pouvez choisir d’être suivie par un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme. L’entretien prénatal précoce se déroulera alors avec le praticien désigné. Ce dernier, en cas de besoin, pourra vous orienter, ainsi que votre partenaire, vers d’autres professionnels : spécialiste, psychologue, assistante sociale, etc.

    Quand faut-il le programmer ?

    Il est conseillé de le programmer dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois, lorsque le risque de fausse-couche diminue. Mais celui-ci peut être réalisé à tout moment. Il se fait individuellement ou en couple, dure entre trente minutes et une heure. Il s’agit d’un temps d’échange et non d’un examen médical. 

    C’est quoi un projet de naissance ?

    Il s’agit d’un document écrit que vous rédigez et adressez à l’équipe médicale qui va suivre votre grossesse. Le projet de naissance détaille vos souhaits en matière d’accompagnement pour l’accouchement, de gestion de la douleur (péridurale ou pas par exemple), lieu d’accouchement, présence du conjoint, etc.

    Quels sujets peut-on y aborder ?

    L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange privilégié pour s’informer sur les séances de préparation à l’accouchement, pour évoquer le projet de naissance et la manière dont le couple se projette dans la parentalité, mais aussi pour faire le plein de conseils. Il vous est recommandé de préparer l’entretien en amont afin de lister tous les points à aborder : n’hésitez pas à noter toutes vos questions, vos craintes (par rapport à la douleur ou aux transformations du corps, par exemple). Il n’y a pas de mauvaise question ! Vous pourrez également y aborder des sujets au-delà de la grossesse : l’ambiance dans le couple, la vie professionnelle, le congé maternité/paternité et le congé parental, les droits (accepter ou refuser un déclenchement, un décollement des membranes, la présence d’internes, etc.). Objectif : que la grossesse se passe le mieux possible. Un compte rendu de cet entretien vous sera remis à l’issue de la séance.

    Un guide d’accompagnement pour votre grossesse

    Vous souhaitez en savoir plus sur les mesures proposées par l’Assurance maladie pour accompagner votre grossesse ? Téléchargez le guide de l’Assurance maladie « Je prépare l’arrivée de mon enfant », qui vous informe sur toutes les démarches et options, des tout premiers mois jusqu’à votre retour à la maison.

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    ** Dans les conditions et limites du contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • L’entretien prénatal précoce est un temps d’échange obligatoire. 
    • Il se programme dès le début de la grossesse, à partir du 4e mois.
    • C’est un entretien avec un gynécologue, un médecin généraliste ou une sage-femme.
  • Comment donner le bain à bébé en toute sécurité

    Comment donner le bain à bébé en toute sécurité

    Les bons gestes pour laver bébé en sécurité

    Pour laver un tout-petit (moins de 5 mois) en toute sécurité, placez votre avant-bras sous sa tête, de sorte à bien le maintenir et glissez votre main sous son aisselle. Votre autre main servira au savonnage. Commencez par lui laver la tête. Puis, savonnez-lui le corps, du haut vers le bas, en laissant les fesses et les parties intimes pour la fin. Enfin, rincez votre bébé avec l’eau du bain.

    Pour un plus grand, il est possible de placer votre enfant, en position semi-allongée, sur un transat ou un « siège de bain » ; vous devez veiller à ce que le siège reste toujours stable. Important : cela vous libère un bras, mais vous devez toujours garder une main sur bébé pour être en capacité de réagir rapidement et empêcher qu’il ne glisse ou ne se retourne.

    Petite astuce avant de plonger bébé dans le bain : anticipez les prochaines étapes jusqu’à la sortie ! Préparez tout ce qui vous servira à faire sa toilette : produit lavant, jouets, serviette ou cape de bain… En ayant tout à portée de main, vous gagnerez du temps et, surtout, vous éviterez de le quitter des yeux, ce qui reste la règle n° 1.

    L’eau : ni trop chaude, ni trop froide, ni trop profonde !

    Avant de déshabiller bébé et de le plonger dans son bain, assurez-vous que l’eau du bain n’est ni trop chaude (risque de brûlure), ni trop fraîche. La température idéale du bain d’un nouveau-né est de 37 °C. Pour vérifier, utilisez un thermomètre de bain que vous trouverez en magasin, en ligne ou en pharmacie. Pour un confort optimal, la température de la salle de baisn devrait se situer entre 22 et 25 °C. Prenez soin de maintenir porte et fenêtre fermées pour éviter les courants d’air !

    Et la hauteur d’eau ? Pas besoin d’en faire trop ! Pour un nourrisson, remplir la baignoire entre 8 et 12 cm de profondeur est suffisant (vous adapterez ensuite la hauteur d’eau à la taille de l’enfant).

    Le bon geste : un séchage soigneux pour éviter les irritations

    Bébé est tout propre ! Sortez-le du bain et enveloppez-le rapidement dans la serviette. Pensez à le sécher délicatement sans le frotter en commençant par la tête, puis le haut du corps. Ne négligez pas de bien essuyer les plis du cou et les aisselles pour le prémunir contre des irritations. Enfin, séchez-lui le bas du corps, en insistant soigneusement sur les plis des fesses et entre les doigts de pied. Mettez-lui une couche et habillez-le rapidement. 

    Bien choisir la baignoire de bébé et les accessoires

    Être bien équipé est le b.a.-ba pour donner le bain à un tout-petit. Pour cela, choisissez toujours du matériel adapté à son âge et conforme aux normes de sécurité en vigueur.

    Pour les modèles de baignoires mobiles, privilégiez ceux qui se posent sur le sol, plus stables que ceux placés sur des pieds. Vous pouvez les placer dans votre douche, dans votre baignoire ou sur le sol de votre salle de bains. Le principal est que la structure ne bouge pas et que vous soyez bien installé pour vous occuper de votre enfant.

    Si votre bébé sait se tenir assis (généralement vers 8 mois), vous pouvez l’asseoir dans la baignoire en fixant au préalable sur le fond un tapis antidérapant afin de prévenir les chutes. Tout en gardant constamment un œil et une main sur lui, bien sûr !

    Lire aussi : Table à langer : les conseils pour changer bébé en sécurité

    Bon à savoir

    Pour la toilette de petits, mieux vaut choisir des produits spécialement formulés pour la peau des bébés. Non agressifs, sans savon, ils sont adaptés à leur épiderme délicat Les savons acides ou alcalins, comme le savon de Marseille, sont à éviter.
     

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    * Dans les conditions et limites fixées au contrat souscrit.

    L’Essentiel de l’article

    • Choisir du matériel adapté à son stade de développement.
    • Assurer une bonne température dans la salle de bains.
    • Ne jamais quitter bébé des yeux pendant son bain.
    • Faire un séchage minutieux pour éviter les irritations.
  • Comment gérer le temps d’écran des enfants âge par âge ?

    Comment gérer le temps d’écran des enfants âge par âge ?

    De quels écrans parle-t-on ?

    Les écrans sont-ils tous les mêmes ?

    Il existe plusieurs types d’écrans : les ordinateurs, les smartphones et téléphones portables, les tablettes, les jeux vidéo, la télévision… Et les enfants ont souvent accès à tous ces écrans, pour des usages différents et à des moments spécifiques : le téléphone pour patienter dans la queue du supermarché, l’ordinateur portable pour regarder un dessin animé, la tablette pour jouer… 

    Les écrans plus petits, comme les téléphones et les tablettes, sont aussi les plus interactifs et les plus faciles à prendre en main, donc souvent plus attrayants et captivants pour les enfants que les écrans non tactiles (télévision, ordinateur de bureau ou portable). On les différencie en les qualifiant d’écrans « passifs » ou « actifs ».

    Quelle différence entre écran « passif » et écran « actif » ?

    Les écrans « passifs » sont ceux qui ne nécessitent aucune interaction de la part de l’utilisateur, comme la télévision ou un film regardé sur un écran d’ordinateur portable par exemple. Les écrans « actifs » nécessitent une interaction de l’utilisateur, comme les jeux vidéo ou les applications d’apprentissage. 

    Comment gérer le temps d’écran des enfants âge par âge ?

    Quels effets ont les écrans sur les enfants ?

    Les effets négatifs des écrans sur l’enfant

    La lumière bleue des écrans et la fréquence des images diffusées peuvent avoir plusieurs effets négatifs sur les enfants (1)

    • des troubles de la concentration : c’est le cas notamment si les contenus (émissions, films, jeux) ne nécessitent pas beaucoup de réflexion. En revanche, les jeux vidéo peuvent stimuler lorsqu’il y a, par exemple, des missions claires à accomplir ;
    • une augmentation de l’anxiété, car ils peuvent être confrontés à des images qui les perturbent ou les inquiètent. D’où l’importance d’être accompagné par un adulte !
    • des troubles du sommeil : les écrans, parce qu’ils peuvent diffuser des contenus bruyants, très animés, avec un effet « zapping » excitant, peuvent surstimuler les sens des enfants et les empêcher de s’endormir tranquillement. Il est aussi démontré que la lumière bleue perturbe le cycle veille-sommeil ;
    • une diminution de la communication sociale : en passant beaucoup de temps devant un écran, les enfants ont tendance à moins interagir avec les autres enfants ou les adultes. 

    Quid des écrans « spécial enfant »

    Si l’une des meilleures solutions reste de limiter le temps passé devant les écrans et de favoriser les activités « déconnectées », l’une des autres solutions pour limiter les effets négatifs des écrans est d’en contrôler leur usage : 

    • en paramétrant une luminosité appropriée ni trop brillantes ni trop sombre (ce qui pourrait créer de la fatigue oculaire, des maux de tête et une vision floue) ;
    • en limitant l’accès aux images violentes et aux contenus inappropriés.

    Il existe également des produits spécialement conçus pour les enfants, avec des contenus et une ergonomie adaptés aux différents âges. Pour autant, leur utilisation nécessite le même accompagnement et les mêmes limites de temps que les autres supports.

    Les écrans pour favoriser le développement de votre enfant : oui, mais accompagné et avec modération !

    Utilisés à bon escient et de manière adaptée à l’âge de l’enfant, les écrans peuvent favoriser le développement des jeunes : amélioration des performances cognitives, plus grande créativité et meilleure coordination des mouvements.

    Toutefois, les apprentissages seront d’autant meilleurs que l’enfant sera accompagné dans ses découvertes. Et bien sûr, il est conseillé de diversifier les sources éducatives et les activités pour explorer différentes manières d’apprendre (lecture, sorties, activité physique…).

    Le saviez-vous ?

    Des études ont prouvé que les vidéos spécialement conçues pour les bébés n’ont aucun effet positif sur le développement du langage. Pire, chez les plus jeunes bébés, elles seraient même associées à un vocabulaire plus restreint. 

    Les bonnes pratiques générales pour gérer le temps passé sur les écrans

    Il y a de nombreuses façons de gérer le temps d’écran de votre enfant. Il est par ailleurs important de rappeler que ces recommandations sont des lignes directrices et que chaque enfant est différent. En tant que parents, il est important de s’adapter non seulement à l’âge, mais aussi au niveau de maturité de votre enfant et à sa personnalité. Certains enfants auront plus de mal que d’autres à « digérer » ce qu’ils voient et auront besoin de plus d’accompagnement ou de temps d’écran réduits, d’autres qui ont le sommeil fragile ne devront surtout pas consulter d’écran le soir, etc.

    Mais quelques grands principes s’appliquent dans la plupart des cas :

    • aménager des temps consacrés aux écrans : un moment dédié à l’utilisation des écrans, régulation par l’utilisation d’une minuterie pour aider les enfants à suivre leur utilisation et les responsabiliser ;
    • utiliser des repères de temps faciles à comprendre pour l’enfant comme « OK pour un épisode », plutôt que « OK, encore 10 minutes » ;
    • établir des règles simples et claires en fonction de votre organisation telles que « Pas d’écran avant d’avoir terminé les devoirs » ou « Pas d’écran après 19 heures », « Pas d’écran dans la chambre la nuit », etc. ;
    • toujours proposer une activité alternative au temps d’écran (jouer, se promener, dessiner par exemple). 

    La recommandation n° 1 : aucun écran avant 3 ans

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de n’utiliser aucun écran pour les enfants de moins de 2 ans. Mais Santé publique France va plus loin et recommande d’en bannir l’usage jusqu’à 3 ans. C’est donc l’une des règles d’or à retenir : aucun écran avant 3 ans !

    En effet, les enfants de moins de 3 ans ne sont pas en mesure de comprendre ce qu’ils voient sur les écrans, et cela peut nuire à leur développement physique et cognitif. Par exemple, cela peut avoir des impacts négatifs sur l’apprentissage du langage et de la motricité. À cet âge, l’enfant a besoin de construire ses repères dans son environnement physique, en utilisant tous ses sens et accompagné de ses parents.  

    Quelle durée d’écran journalière recommandée pour chaque âge ?

    Selon le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la durée d’écran recommandée pour chaque âge est la suivante : 

    • moins de 3 ans : pas d’écran ! 
    • de 3 à 8 ans : pas plus de 30 à 40 minutes par jour ;
    • à partir de 8 ans : pas plus de 1 heure par jour, tous supports confondus.

    À titre indicatif, certaines associations (2) proposent des temps d’écran quotidien maximums adaptés à chaque tranche d’âge :

    • de 3 à 6 ans : 20 minutes ;
    • de 6 à 8 ans : 30 minutes ;
    • de 8 à 10 ans : 45 minutes ;
    • après 10 ans : 1 heure.
    Comment gérer le temps d’écran des enfants âge par âge ?

    Concrètement, quelles sont les règles proposer à son enfant pour gérer ses temps d’écran ?

    Il est primordial de montrer l’exemple en limitant soi-même son propre temps d’écran en tant que parent, par exemple à table et dans les temps passés en famille. Voici quelques exemples de « méthodes » pour vous aider au quotidien et éviter au maximum les « crises » et négociations perpétuelles !

    La règle du « 3-6-9-12 »

    La règle du « 3-6-9-12 » a été imaginée par Serge Tisseron, psychiatre, membre de l’Académie des technologies, docteur en psychologie. L’idée est simple, proposer un programme pour une éducation et une utilisation raisonnée des écrans en famille : 

    • 3 → Pas d’écran avant 3 ans, ou à éviter le plus possible. 
    • 6 → Pas de console de jeux avant 6 ans, car elles ont tendance à accaparer toute l’attention de l’enfant, l’éloignant de toute autre activité. 
    • 9 → Pas d’accès à Internet avant 9 ans afin de le protéger des contenus inappropriés. 
    • 12 → Internet seul à partir de 12 ans, mais avec prudence. Un accompagnement des parents est primordial dans le but de définir des règles d’usage, des horaires de navigation, la mise en place d’un contrôle parental…

    La méthode des 4 « pas »

    Autre méthode, la méthode des 4 pas : « 4 temps sans écrans = 4 pas pour mieux avancer », imaginée par la psychologue Sabine Duflo. La méthode des 4 pas consiste à aider les enfants à gérer l’utilisation des écrans en quatre points clés : 

    • pas d’écran le matin ;
    • pas d’écran pendant les repas familiaux ; 
    • pas d’écran le soir avant de s’endormir ; 
    • pas d’écran dans la chambre de l’enfant.

    Ces quatre moments sans écran permettent de dégager du temps pour se consacrer à d’autres activités essentielles à son développement : jouer, parler avec un adulte, échanger avec d’autres enfants, etc.

    Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à vous faire conseiller par un professionnel de santé. Votre médecin traitant par exemple (pédiatre), un psychologue ou un pédopsychiatre pourront vous orienter et vous aider sur la gestion des temps d’écran de votre enfant si celle-ci vous pose souci.

    Bon à savoir

    Selon une étude de l’Inserm (3), les enfants exposés aux écrans le matin avant l’école, et discutant rarement ou jamais du contenu de ces écrans avec leurs parents, sont six fois plus à risque de développer des troubles primaires du langage que les enfants qui ne remplissent pas ces critères.

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    L’Essentiel de l’article

    • Pas d’écran avant 3 ans ! 
    • Fixez des règles simples et claires sur les temps d’écran autorisés. 
    • Adaptez le temps d’écran (et bien sûr les contenus) à l’âge de l’enfant.

    (1)    Ministère de la Santé de de la Prévention

    (2)    Union nationale des associations familiales (UNAF), Quel temps d’écrans faut-il accorder à votre enfant ?, 2020.

    (3)    Inserm, L’exposition aux écrans chez les jeunes enfants est-elle à l’origine de l’apparition de troubles primaire du langage ?, 2020.

  • Grands-parents : quel rôle jouer auprès des petits-enfants ?

    Grands-parents : quel rôle jouer auprès des petits-enfants ?

    53 ans, l’accession à la grand-parentalité

    53 ans, c’est l’âge moyen auquel on devient grand-parent en France (1). Et c’est souvent un âge où l’on est encore plein d’énergie ! Aujourd’hui, les grands-parents sont beaucoup plus actifs du fait de la durée de vie qui s’allonge. Ils peuvent alors s’engager dans plus d’activités avec leurs petits-enfants.

    Les grands-parents, des nounous de choix !

    Mercredi après-midi, week-ends, vacances scolaires, quand le petit est malade… 51 % des grands-parents consacrent pas moins de 8 heures par semaine et 21 jours par an à leurs petits-enfants (1). Il s’agit aussi d’un temps de garde rassurant pour les parents qui savent leur enfant en lieu sûr, et généralement avec moins de contraintes, notamment d’horaires. Et, bien sûr, c’est moins cher qu’une garde professionnelle !

    Les grands-parents, des soutiens financiers

    Les seniors sont généreux en temps… et en argent ! 585 euros, c’est le montant annuel moyen qu’ils consacrent à chaque petit-enfant : pour les cadeaux d’abord, puis l’argent de poche, et enfin les dépenses de loisirs (1). Mais c’est aussi une façon efficace de soutenir les parents et de participer aux petits et grands projets de la famille (études, achat d’un véhicule, voyages, équipement de leur premier logement, etc.). 

    Des grands-parents en quête de la proximité géographique

    Pour tenir au mieux leur rôle, 37 % des grands-parents seraient prêts à déménager pour se rapprocher de leurs petits-enfants. Une proximité qui facilite les relations et qui favorise la possibilité des moments passés ensemble

    Une relation propice à la transmission de valeurs

    D’ailleurs, 60 % d’entre eux souhaitent transmettre à leurs petits-enfants des valeurs comme la confiance en soi, 38 % insistent sur la tolérance et 36 % sur la politesse. Ces valeurs circulent entre les générations par le biais de récits, d’anecdotes familiales, de chansons à fredonner, de savoirs à enseigner, de photos à faire découvrir, d’activités à partager… Si les grands-parents jouent ce rôle de transmission avec leurs petits-enfants, la réciproque est vraie aussi ! Outils numériques, jeux, musique, mode, évolutions des pratiques dans la société…, les seniors apprennent aussi beaucoup des plus jeunes !

     

    Source
    (1)    Enquête Ifop « Les grands-parents français, portrait et attentes », 2021.

    Bon à savoir

    Les petits-enfants, c’est bon aussi pour la relation parents-enfants ! Les grands-parents sont 4 sur 10 à juger leurs relations avec leurs propres enfants plus confiantes (45 % des grands-parents, 39 % des parents), plus complices (40 % et 41 %) et plus tendres depuis la naissance d’un petit-enfant.

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    *La Macif agit en qualité d’Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement pour le compte exclusif de Socram Banque. N° Orias 13005670 (www.orias.fr).

    L’Essentiel de l’article

    • Les grands-parents consacrent beaucoup de temps à leurs petits-enfants, surtout pour la garde. 
    • Les grands-parents soutiennent financièrement leurs petits-enfants.
    • Les grands-parents sont soucieux de la proximité géographique avec leurs petits-enfants.

    (1) Enquête Ifop « Les grands-parents français, portrait et attentes », 2021.

  • La diversification alimentaire menée par l’enfant : quand et par où commencer ?

    La diversification alimentaire menée par l’enfant : quand et par où commencer ?

    À noter

    Si vous avez des antécédents allergiques dans votre famille, susceptibles de toucher bébé, demandez l’avis de votre médecin ou pédiatre avant de vous lancer dans une diversification alimentaire menée par l’enfant. Le professionnel de santé saura vous guider dans le choix des aliments à privilégier ou à éviter.

    Qu’est-ce que l’alimentation DME ?

    La diversification alimentaire menée par l’enfant est l’introduction d’aliments solides dans l’alimentation de l’enfant, en plus du lait maternel ou du lait maternisé. La DME se fait à partir de 5-6 mois, lorsque l’enfant est prêt à se nourrir de façon plus variée et à mâcher des aliments solides. Ainsi, contrairement à la diversification classique – où purées et compotes sont de rigueur –, bébé mange seul et avec des morceaux. 

    Quel est l’intérêt de la DME ?

    La diversification alimentaire menée par l’enfant permet de compléter l’alimentation de l’enfant en lui apportant d’autres nutriments essentiels, tels que les vitamines, les minéraux et les fibres. Les avantages autres de la DME sont nombreux. Elle permet – entre autres – de : 

    • l’aider à développer sa motricité fine ;
    • l’habituer à de nouveaux goûts et textures, réduisant ainsi le risque de néophobie alimentaire et de refus alimentaire autour des 2-3 ans ;
    • développer la musculature du palais et aider l’enfant à mieux mâcher les aliments ;
    • développer son autonomie.

    Cependant, il faut savoir que la diversification alimentaire menée par l’enfant peut être un peu plus difficile à gérer que la diversification classique où le parent nourrit lui-même le bébé de compote et purée, car elle nécessite une plus grande organisation et une plus grande vigilance de la part des parents. Parmi les principaux inconvénients de la DME, on retrouve : 

    • le temps : l’enfant va hésiter, tâtonner, goûter, recracher… puis remettre à la bouche. Le repas deviendra donc un vrai jeu de patience ;
    • le manque de propreté : l’alimentation autonome expose au fait d’en retrouver partout, et souvent plus à côté de la bouche que dans la bouche ;
    • le fait d’être constamment en alerte : avec des risques de fausse route, et un réflexe de nausée accrue, l’enfant ne doit jamais être laissé seul lors du repas (ceci est d’ailleurs valable quel que soit le type d’alimentation de l’enfant). Il faut donc lui apporter une attention permanente et ne jamais le lâcher du regard.
    La diversification alimentaire menée par l’enfant : quand et par où commencer ?

    Comment savoir si mon enfant est prêt pour la diversification ?

    Il n’y a pas de règles strictes quant à l’âge pour commencer la diversification alimentaire menée par l’enfant, mais il est généralement recommandé d’attendre que l’enfant ait au moins 5 mois. Il est essentiel que l’enfant ait un bon port de tête, qu’il sache se tenir assis par lui-même avec appui, et qu’il ne bascule pas en avant lorsqu’il est assis sur la chaise haute. Seul votre pédiatre pourra vous dire si vous pouvez démarrer cette méthode avec votre enfant. Cependant, certains signes peuvent indiquer que l’enfant est prêt à se nourrir de façon plus variée, comme s’il essayait d’attraper et de mâcher les aliments que vous mangez, ou s’il semblait intéressé par ce que vous mangez. 
    Toutefois, il est important de prendre en considération des éléments propres à votre enfant (sortie des dents, fragilité ou non de son transit par exemple). Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre.

    Comment s’y prendre ?

    Il est important de ne pas trop en faire au début et de ne surtout pas forcer l’enfant à manger plus qu’il ne le souhaite. Comme pour la diversification classique, commencez par lui proposer de nouveaux aliments un par un, en petites quantités, et augmentez progressivement les portions. Laissez-le lui-même décider de la quantité qu’il veut manger, et ne le forcez pas à finir son assiette. Le lait infantile ou maternel reste l’aliment principal jusqu’au moins son premier anniversaire. 

    Aussi, veillez à respecter quelques règles de base : 

    1. Bien installer bébé
      Il est important de bien installer l’enfant pour qu’il soit à l’aise et en sécurité pendant qu’il mange. Vous pouvez le mettre dans une chaise haute ou dans un siège adapté à son âge, il doit être attaché pour éviter toute chute, mais sans être entravé dans ses mouvements.
       
    2. Être au calme
      Veiller à ce que l’enfant ne soit pas distrait et puisse porter toute son attention sur son repas. On éloigne les écrans (TV, téléphone, etc.). 
       
    3. Veiller à couper des morceaux adaptés à son âge
      Les morceaux doivent être suffisamment petits pour que l’enfant puisse les mâcher facilement et sans danger. Vous pouvez vous baser sur sa motricité pour déterminer la bonne taille :
    • il saisit à pleine main ? Les morceaux doivent être un peu moins grands que la taille de sa paume, mais mous (des légumes très fondants par exemple) afin qu’ils se désagrègent tout seuls dans sa bouche ;
    • s’il les attrape avec deux ou trois doigts, alors ils peuvent être plus petits, jusqu’à pouvoir lui proposer des aliments comme du riz ;
    • en cas de doute, on conseille des morceaux d’un centimètre maximum pour qu’ils passent dans l’œsophage sans encombre.
    La diversification alimentaire menée par l’enfant : quand et par où commencer ?

    Quels aliments pour commencer la DME ?

    Privilégiez les aliments les plus riches en nutriments essentiels pour l’enfant :

    • les légumes et les fruits ;
    • les céréales complètes ;
    • les viandes et les poissons.

    À l’inverse, il est important de limiter et d’intégrer avec une vigilance particulière les aliments susceptibles de provoquer des allergies, tels que les arachides, les noix, le soja, les produits laitiers, le blé, ou encore les œufs

    Certains aliments sont d’ailleurs à proscrire avant 12 mois. C’est le cas notamment pour :

    • le miel ;
    • le lait cru (jusqu’à 3 ans) ;
    • le sel ;
    • les œufs (sauf œufs durs bien cuits)… En effet, les œufs peuvent être une source potentielle de salmonellose, une infection bactérienne potentiellement grave. Les enfants sont plus susceptibles de contracter cette infection que les adultes, car ils ont un système immunitaire immature. 

    Aussi, favorisez les aliments non transformés tels que les fruits et les légumes frais, les produits laitiers entiers, les viandes et les poissons frais ou congelés, et les céréales complètes. Ils sont généralement plus riches en nutriments essentiels que les aliments transformés et n’ont pas été soumis à des procédés de fabrication qui peuvent détériorer certains nutriments. 

    ●    Quels fruits et légumes pour la DME ?

    Il n’y a pas de règles strictes quant aux légumes et aux fruits à donner en DME. Il est recommandé de privilégier ceux qui sont riches en vitamines, minéraux et fibres.

    Les légumes tels que les épinards, les carottes, les courgettes, les brocolis et les choux de Bruxelles sont particulièrement riches en nutriments.

    Côté fruits, misez sur les oranges, les pommes, les bananes, les fraises et les myrtilles. 

    La diversification alimentaire de bébé mois par mois

    ●    Quelle alimentation DME à 5-6 mois ?

    À 5 mois, l’enfant peut commencer à manger des aliments solides, en plus du lait maternel ou du lait maternisé qui reste l’aliment principal jusqu’à au moins ses 12 mois. Il est recommandé de commencer par des aliments très souples et très faciles à défaire avec les gencives, tout en restant assez fermes pour ne pas s’écraser totalement dans la main.

    Commencez avec des légumes de saison, tendres ou bien cuits, en lanières, en bâtonnets ou en bouquets (carotte, brocoli, poivron, asperge, etc.) ou des fruits mous ou très mûrs (banane, avocat, pomme cuite, etc.).

    Côté quantité, le rythme d’alimentation est de quatre repas par jour, à heures régulières, en gardant au moins deux repas lactés au biberon, par exemple le matin et au dîner. La DME peut venir en complément du repas de midi et du goûter, pour commencer en douceur.

    ●    Quelle alimentation DME à 7 mois ?

    À partir de 7 mois, vous pouvez intégrer :
    –    de la viande tendre ou effilochée ;
    –    du poisson ;
    –    des féculents ;
    –    des céréales, complètes ou non, comme des croûtons de pain (dont les bébés raffolent !) ;
    –    des légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots secs, etc.). Riches en fibres et en protéines, ils peuvent même remplacer la viande de temps en temps ;
    –    des produits laitiers : petits suisses, yaourts, fromage blanc, nature ou aromatisés. En revanche, on évite les versions allégées et on proscrit les fromages au lait cru.

    Côté quantité, le rythme d’alimentation reste le même qu’à 6 mois, avec quatre repas par jour, à heures régulières, et toujours en petites portions. 

    ●    Quelle alimentation DME à 8 mois ?

    Légumes, fruits, céréales, protéines… la diversification alimentaire devient de plus en plus riche au 8e mois de bébé. Vous pouvez lui proposer des menus variés et équilibrés respectant ses besoins nutritionnels. Les portions augmentent peu à peu, tout en restant petites. Le lait au biberon demeure l’aliment principal de bébé durant sa première année.

    ●    Quelle alimentation DME à 9 mois ?

    Vers 9 mois, bébé fait la pince entre le pouce et l’index. Résultat ? Il est possible d’intégrer des morceaux beaucoup plus petits en coupant la viande finement, en lui proposant des tomates cerises coupées, des coquillettes, etc. Variez de plus en plus les plaisirs pour faire découvrir toujours plus de textures et de goûts à votre enfant. 

    ●    Quelle alimentation DME à 12 mois ?

    À 1 an, le système digestif de bébé n’est plus immature, et ses dents (incisives et molaires) – si elles sont sorties – lui permettent désormais de croquer et mastiquer. Vous pouvez lui proposer des fruits et légumes crus ou cuits (en veillant toutefois à leur découpe adaptée à bébé), mais aussi de la viande, du poisson, des féculents, etc. Son alimentation devient quasiment aussi variée que celle d’un adulte, mais en quantité toujours plus réduite. 

    Lire aussi : Comment éduquer les enfants aux goûts ?

    À savoir

    Le réflexe nauséeux (appelé aussi réflexe vomitif, réflexe pharyngé ou « gag reflex » en anglais) sert à prévenir le risque d’étouffement. Si l’enfant tente d’ingurgiter un morceau trop gros, ce réflexe permettra de repousser le morceau à l’avant de la bouche pour le mastiquer à nouveau avant de l’avaler. Même si cela peut être impressionnant, il ne faut pas s’en inquiéter et le confondre avec un début d’étouffement. Adaptez alors la taille des morceaux.
     

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    L’Essentiel de l’article

    • La DME commence entre les 5 et 6 mois de l’enfant.
    • La diversification est progressive, selon l’âge et les capacités motrices de bébé.
    • Certains aliments sont à éviter avant les 12 mois.
    • Avant de commencer la DME, il est conseillé d’en parler à un pédiatre.
  • Menstruations : comment en parler à son enfant ?

    Menstruations : comment en parler à son enfant ?

    À partir de quel âge peut-on parler des menstruations à son enfant ?

    Johanna Rozenblum. Plus vous parlerez facilement des règles à votre enfant et plus le sujet sera banalisé. Dans ce cas, il n’y a pas d’âge privilégié sinon celui auquel votre enfant s’intéresse au sujet. En général, avant le début de puberté, les questions liées au corps ne s’imposent pas dans les discours des enfants. C’est quand les filles commencent à en parler entre elles et que les garçons comprennent ce que c’est que les interrogations arrivent : « Les menstruations ça veut dire les règles ? », « À quoi ça sert ? », « Est-ce que ça dure toute la vie ? »… Dès que l’enfant s’interroge sur les règles, c’est l’occasion d’aborder le sujet avec vos mots, en fonction de son âge, de ses préoccupations, et de ce qu’il a déjà pu apprendre à l’école sur le corps humain et la reproduction.

     

    « S’il n’y a pas de tabou chez les parents, il n’y en aura pas chez les enfants. »

    Johanna Rozenblum, psychologue

    Pourquoi est-ce important de ne pas en faire un sujet tabou ?

    J. R. En faire un tabou, c’est d’une part risquer de mal vivre les règles, et d’autre part d’en faire une affaire de « fille ». Or comprendre le corps féminin c’est aussi comprendre par exemple le syndrome prémenstruel, l’ovulation et donc la fertilité. Aujourd’hui, le sujet est entré dans les discussions des jeunes des deux sexes et c’est une bonne chose. Les menstruations ne sont pas un secret, il ne faut ni les cacher ni s’en excuser. En parler à son enfant dans l’intimité familiale permet plus facilement de libérer la parole et de poser des questions sans craindre d’être jugé ou de subir des moqueries. En tant que parent, c’est aussi une façon de faire de la pédagogie et de s’assurer que les choses soient bien comprises par votre enfant.

    Faut-il expliquer différemment à sa fille ou à son fils à quoi servent les règles ?

    J. R. Tout peut être expliqué de la même façon aux filles comme aux garçons.  Ils doivent savoir à quoi ressemblent les règles, à quoi elles servent et quelles précautions prendre au moment où elles arrivent. C’est l’occasion également de les familiariser avec l’anatomie féminine. Pour cela, si nécessaire, privilégiez des discussions séparées pour ne pas créer de gêne et respectez la pudeur de chaque enfant. Vous pouvez aussi acheter et montrer les différents moyens de protection et parler aussi des petits accidents. Les jeunes filles ne doivent pas avoir à cacher leurs serviettes par exemple et les garçons doivent pouvoir comprendre à quoi ça sert.

    Bon à savoir

    Vous pouvez orienter votre enfant vers des livres adaptés à son âge, qui explique ce que sont les règles, s’il est peu à l’aise pour en parler. Par exemple :
    – Anna Roy, Tous sur les règles, Flammarion Jeunesse, 2021
    – Elise Thiébaut, Les règles, quelle aventure !, La ville brûle, 2017

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    L’Essentiel de l’article

    • Le bon âge pour en parler, c’est quand l’enfant commence à poser des questions.
    • Achetez et montrez comment se servir des protections hygiéniques.
    • Préférez les discussions séparées avec son fils et sa fille pour respecter leur pudeur.
  • Budget familial : 3 astuces pour optimiser le budget de votre famille avec des enfants

    Budget familial : 3 astuces pour optimiser le budget de votre famille avec des enfants

    1 Comment faire des achats et des emprunts malins ?

    Le pantalon de votre enfant est déjà trop petit ? Pour économiser, revendez les vêtements qu’il ne porte plus sur des sites dédiés. Idem pour la déco de sa chambre et les jouets dont il s’est lassé ! Et pour éviter d’entasser les livres et les jouets, empruntez-les à la bibliothèque ou à la ludothèque ! Guettez aussi les arrivages dans les magasins d’usines. Ils vendent les collections de l’année précédente à des prix très intéressants. Privilégiez la qualité à la quantité : vérifiez la solidité des coutures, la résistance du tissu, etc., pour ne pas avoir à remplacer les vêtements de votre enfant trop souvent.

    2 Comment réduire vos frais de garde et de cantine ?

    Difficile d’avoir une place en crèche ou chez une assistante maternelle ? Optez pour la garde partagée ! Vous employez une auxiliaire parentale avec une autre famille pour garder vos enfants à domicile… Ça reste un mode de garde plus cher que la crèche ou l’assistante maternelle (3,59 €/h en moyenne par enfant) (2), mais vous vous répartissez les frais, à commencer par le salaire (8,18 € net/h (3) minimum) ! Sous conditions de revenus (quotient familial), les frais de cantine de votre enfant peuvent être en partie ou totalement payés par son établissement scolaire ou par la CAF (Caisse d’allocations familiales) (4).

    3 Comment profiter de loisirs gratuits et obtenir des réductions grâce aux abonnements ?

    De nombreuses cartes d’abonnement et de fidélité vous permettent d’économiser au quotidien et de bénéficier de réductions, que ce soit pour aller au cinéma en famille ou pour vous déplacer en transport en commun. Et pourquoi ne pas profiter des activités gratuites ? Pour occuper vos enfants pendant les vacances scolaires, renseignez-vous auprès de la Maison de la culture et des loisirs (MCL) de votre région. Ouverte à tous, elle offre de nombreuses activités gratuites comme le théâtre, la danse, les arts plastiques, la musique… Le premier dimanche du mois, beaucoup de musées et monuments nationaux sont aussi gratuits ! Enfin, renseignez-vous auprès de votre comité social et économique d’entreprise ou de votre mairie qui peuvent distribuer des coupons sport ANCV (Agence nationale des chèques-vacances) (5) avec ou sans participation financière de votre part, tandis que la CAF adresse à ses allocataires, sous conditions de revenus, des tickets loisirs jeunes (6).

     

    L’Essentiel de l’article

    • Achetez en magasin d’usine et privilégiez les vêtements de qualité.
    • Pensez aux abonnements et cartes de fidélité pour obtenir des réductions.
    • Renseignez-vous auprès de votre collectivité locale, de la CAF et de votre comité d’entreprise pour bénéficier d’aides.

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    Sources :
    (1) Baromètre « Approuvé par les Familles », 2019
    (2) Étude Yoopies, Tarifs assistantes maternelles 2020, 2020
    (3) Pajemploi, Coût de la garde, 2021
    (4) economie.gouv, Restauration scolaire : quelles aides pouvez-vous obtenir ?, 2020
    (5) ANCV, Le coupon sport
    (6) CAF, Tickets loisirs jeunes, 2020
    Infographie : Le budget moyen par âge de l’enfant
    Ipsos, L’arrivée d’un enfant grève le pouvoir d’achat des Français, 2019
    Cairn, Coût des enfants et politiques publiques, 2014
  • Comment repérer un trouble visuel chez son enfant ?

    Comment repérer un trouble visuel chez son enfant ?

    Quels sont les troubles visuels qui peuvent se manifester dès tout petit ?

    Christelle Bonifas. Un strabisme (les yeux qui « louchent ») constant dès la naissance doit alerter. On peut aussi voir des mouvements anormaux des yeux comme des tremblements, ou repérer des anomalies de l’œil comme un glaucome.  Il est alors nécessaire de consulter rapidement un ophtalmologiste avec votre enfant.

    Quels sont les troubles visuels plus fréquents quand l’enfant grandit ?

    C. B. Les troubles visuels les plus fréquents sont la présence d’une amétropie (absence de netteté dans la vision de l’œil) ou d’un strabisme. L’enfant hypermétrope peut froncer les sourcils, cligner des yeux, avoir des céphalées en fin de journée. Ce sont des signes de fatigue visuelle. Pas pris en charge, ces troubles visuels peuvent causer une amblyopie, c’est-à-dire que l’enfant laisse de côté le développement visuel d’un œil (il n’apprend pas à voir avec un œil) et compense avec l’autre. L’entourage ne s’en aperçoit habituellement pas. C’est pourquoi un dépistage systématique est recommandé à 3 ans. Dépistée précocement, l’amblyopie peut être rééduquée : on peut par exemple mettre un cache sur l’œil sain pour faire travailler celui plus
    « paresseux ».

    Y a-t-il d’autres troubles visuels qui apparaissent vers l’adolescence ?

    C. B. La myopie est un trouble visuel classique à partir de 6 ans et surtout chez l’adolescent. L’enfant voit mal de loin et a besoin de se rapprocher. Il y a des facteurs de risques génétiques, mais aussi environnementaux comme le temps passé en vision de près (notamment sur les écrans) et à la lumière artificielle. C’est un sujet d’actualité : 50 à 60 % des adolescents devraient être myopes dans les prochaines années. Il existe des solutions, à adapter à chaque cas, pour freiner cette évolution. Dans les facteurs protecteurs, il y a le fait de faire passer du temps dehors à votre enfant, à la lumière naturelle pour solliciter sa vision de loin.

    « 50 à 60 % de nos adolescents devraient être myopes dans les prochaines années. »

    Dr. Christelle Bonifas
    Chirurgien-ophtalmologiste

    Quels sont les signaux d’alarme ?

    C. B. La leucocorie, une tâche blanche au niveau de la pupille. Ce n’est pas courant mais ça peut être grave. Un aspect de l’œil anormal, un œil un peu vitreux, très grand et qui craint la lumière peut être un signe de glaucome chez le petit enfant. Il faut consulter en urgence. Jusqu’à l’âge de 4 mois, on tolère un strabisme intermittent. À partir de 4 mois, un strabisme intermittent voire constant est un motif de consultation très rapide. Si vous constatez que votre enfant chute souvent, a des signes de fatigue visuelle, des mouvements anormaux des yeux, du strabisme, consultez rapidement.

    Outre ces cas d’urgence, quand faut-il consulter ?

    C. B. D’après les recommandations publiées en 2022 dans le nouveau carnet de santé, un dépistage visuel est recommandé pour tous les enfants de 3 ans, si possible par un orthoptiste, notamment pour détecter l’amblyopie. Lorsqu’il y a des antécédents familiaux ophtalmologiques (parents, fratrie) ou généraux spécifiques chez l’enfant, l’ophtalmologiste va recevoir l’enfant en consultation entre ses 12 et 15 mois. Je recommande souvent également une visite de contrôle avec un orthoptiste avant l’entrée au CP.

    Bon à savoir

    Obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologiste prend souvent des mois. Sachez que l’orthoptiste est également habilité à faire passer un examen d’acuité visuelle pour votre enfant.

    L’Essentiel de l’article

    • Dès 3 ans, un dépistage visuel est recommandé pour tous les enfants et avant si besoin.
    • Un strabisme constant doit amener à consulter rapidement, tout comme des mouvements anormaux des yeux ou des anomalies de l’œil.

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